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samedi 6 juillet 2013

Lettre ouverte aux autorités : Situation alarmante des détenus politiques en grève de la faim dans la prison de Toulal à Meknès et appel à libération urgente

Par Solidmar, 4/7/2013

Lettre ouverte à Messieurs Le ministre de la Justice du Maroc, Le ministre de l’Intérieur du Maroc, Le ministre  des Affaires Extérieures de France, Le président du CNDH, Le président de l'Asdhom, L’ambassadeur du Maroc en France,


 Messieurs,

 Au Maroc il n’y a plus de prisonniers politiques et la torture, c’était il y a 30 ans, a affirmé le chef du gouvernement sur Tele5Monde


 Pur mensonge ! Année après année nous constatons la banalisation et l’aggravation des violations des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara Occidental, surtout depuis que la jeunesse marocaine, à travers le Mouvement du 20 février et l’Union des Etudiants du Maroc, réclame la justice sociale, la liberté, la dignité… en un mot la démocratie,  « crime » que le Maroc, auto-proclamé exemplaire dans la défense des droits de l’Homme, ne devrait pas sanctionner par la prison, la torture et autres traitements dégradants !

 Comme il serait mal vu d’emprisonner officiellement pour soif de démocratie ces militants qui luttent pour un État de droit,  il est d’usage dans ce pays modèle d’extorquer par la torture des aveux, prétextes à accusations diverses comme troubles à l’ordre public, entrave à la circulation, atteinte au sacré… voire tentative d’homicide. C’est ainsi que plusieurs centaines  de prisonniers d’opinion, militants de droits de l’Homme et syndicalistes ouvriers et paysans,  survivent dans les geôles du royaume où les conventions internationales ne sont pas respectées.

Cinq prisonniers politiques militants de l’UNEM, arrêtés en décembre 2012 et  incarcérés sans jugement, risquent de mourir à la prison Toulal 2 de Meknès.  Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Mounir Aït Khafou, Mohamed Eloualki et Hassan Ahmouch ont entamé leur troisième mois de grève de la faim dans des conditions de santé déplorables : perte de poids, vomissements, évanouissements, tension anormale, hémorragies. N’obtenant aucun changement, ils refusent aussi de s’alimenter en eau et en sucre… Le 2 juin trois d'entre eux ont été  transférés d’urgence à l'hôpital Mohamed V à Meknès où ils ont subi des mauvais traitements pendant 5 jours… menottés, alors qu'ils sont incapables de bouger. Hassan Koukou a été hospitalisé une deuxième fois, le 17 juin.

Leurs revendications portent d’abord sur l’amélioration de leurs conditions de détention conformément aux conventions internationales que le Maroc a signées, ainsi que sur la reconnaissance de leur statut de prisonnier politique qui accorde l'accès aux soins et aux visites, l'arrêt des mises au cachot et des tortures, l’interdiction des insultes et des agressions de la part des gardiens et des prisonniers de droit commun dont ils sont régulièrement victimes. Et bien sûr, la libération.

 Deux autres prisonniers détenus à Taza, Abdessamad AL HAYDOUR dont c’est la deuxième longue grève, et Tarik AL HAMANI  également très affaiblis, ont suspendu leur grève de la faim à Fès, grâce à l’intervention du CRDH auprès de l’administration pénitentiaire qui a également permis la libération provisoire de trois étudiants accusés d’atteinte à l’ordre public. Ces améliorations obtenues prouvent que leurs demandes sont légitimes.

 Vous avez  été interpelés par des députés français, des militants de droits de l’Homme, des parrains de prisonniers politiques, inquiets de cette situation. Vous êtes au courant de la situation des droits de l’Homme au Maroc, vous savez  que celle que rapporte la presse aux ordres de la monarchie est mensongère… Obtenir la libération de ces victimes devrait être pour vous une question d’honneur et d’humanité, et pour eux la réparation d’une injustice

 La France affirme son attachement au plein respect des droits de l’Homme partout dans le monde, et continue à cautionner la politique répressive de la monarchie chérifienne, véritable insulte pour ses citoyens qui souhaitent que le ministre des affaires étrangères révise sa position et contribue à la libération de ces hommes afin qu’ils retrouvent  santé et vie normale, s’il est encore temps

 Je vous prie de croire, Messieurs, en ma considération. 
 Marie-José Fressard
Présidente de Solidarité Maroc 05
Marraine de Hassan Dah, prisonnier politique sahraoui de 26 ans,
journaliste, militant de droits de l’Homme
 condamné à 30 ans de prison       

Les procès reprennent à Sidi Ifni , la lutte continue. Verdict.



Le 25 juin 2013 se sont ouverts 3 procès  contre 5 militants de Sidi Ifni :


-  Mardi 25 juin 2013 : Brahim Bara, Hasssan Agherbi, Mohamed Amzouz sont convoqués devant le tribunal d’Agadir pour un  dossier qui remonte à 2007, suite à une plainte déposée  contre eux et  de faux témoins, c’est un procès monté de toute pièce . Il remonte à 2007 quand les habitants de Sidi Ifni s’étaient mobilisés suite au décès d’une mère, Aziza, par manque de soins dans l’hôpital de la ville. Toute la population s’était alors soulevée, puis organisée en coordination pour exiger le droit à la Santé, des équipements et un service de qualité.
Brahim Bara, Hasssan Agherbi, Mohamed Amzouz, les principaux leadeurs de ce mouvement avaient été lourdement condamnés. Après une campagne de solidarité nationale et internationale, ils sont  libérés en 2008.  Mais la  plainte  n’est pas retirée, ils sont de nouveau convoqués et jugés pour une affaire montée de toute pièce.   De nouveaux (faux) témoins  ont été présentés. Lors de l’audience, ils ont  niés les faits. 

 Mohamed Amzouz et Rachid Bouhafra ont été présentés ce mardi 25 juin 2013 devant le tribunal de Tiznit. Leur procès a été reporté au vendredi 28 juin 2013.
Bouhafra Rachid a été arrêté jeudi 6 juin à Ifni. Il est diabétique, son arrestation fait suite aux derniers évènements qui avaient éclaté à Ifni lundi 29 avril 2013 au soir, une manifestation des jeunes pour l'emploi à Ifni  bloquée par les forces de répression.

Mohamed Amzouz est convoqué mercredi 26 juin au tribunal de Tiznit pour une autre nouvelle affaire. Pas moins de 3 dossiers pour le seul Mohamed Amzouz !

Jeudi 27 juin, tribunal Tiznit , le procès de Mohamed Amazouz a  été reporté à octobre
Vendredi 28 juin, tribunal Tiznit : Bouhafra et Mohamed Amazouz sont condamnés à 8 mois de prison et 5000dh d'amende chefs d'inculpation: jet de pierre, insultes , menaces contre fonctionnaires, sit in non autorisé...
Mohamed Amazouz comparaitra dans un autre procès avec Brahim Bara et Hassan Agherbi  
-  Les 2 frères Youssef et Karim Lembidae sont passés devant le tribunal d’Agadir. Ils seront jugés mardi  2 juillet 2013*
 Karim Lembidae, 17 ans a été arrêté dans la nuit du 2 mai 2013,Youssef Lembidae, militant actif à Ifni, de la coordination, du M20F, a été arrête lundi 6 mai.
  Les deux frères  Lambidae ont été arrêtés puis condamnés à  8 mois et 1000dh d’amende chacun. 


Mardi 2 juillet 2013, le tribunal d’Agadir vient de confirmer la peine des 2 frères Karim et Youssef Lambidae : 8 mois de prison et 1000dh d’amende.


Rappel : La résistance d’Ifni:

Lundi 29 avril 2013 au soir, une manifestation des jeunes pour l'emploi à Ifni a été bloquée par les forces de répression. A partir de 21h, les slogans pour l'emploi, se sont radicalisés, en solidarité avec la population de Laayoun contre la répression. Les affrontements ont duré toute la nuit.
2008

La petite ville d’Ifni avait déjà connu en 2008 un mouvement de luttes exemplaire et très puissant, pour l’emploi, un service de santé,  des équipements sociaux, pour la redistribution des richesses du port au profit des habitants. Jeunes, chômeurs, femmes, marins, toute la ville d’Ifni s’était mobilisée contre le saccage, la casse sociale,  les ravages qu’annonçait l’ère de la mondialisation néolibérale.
La répression sauvage s’abat sur la ville  : le samedi 7 juin 2008 dit le « samedi noir ».
Depuis les revendications de la population  sont restées lettre morte. 
Avec le déclenchement du  M20F, la population a repris la lutte à Ifni. La coordination des chômeurs se met en place, le mouvement des lycéens, Attac, Avec la crise, les spoliations des terres et la répression,  les luttes s’élargissent à de nouveaux secteurs : un mouvement important des paysans de la régions des Aït Baamrane s’organise ainsi que les familles des détenus politiques .  Les habitants d’Ifni ont décrété un sit in ouvert jusqu’à la satisfaction des revendications : emplois, distribution des richesses  au profit de la ville, …
Ifni, petite ville, vit du port, mais la pêche est accaparée par les puissants. Le petit port d’Ifni rapporte des milliards aux étrangers et rien n’est investi dans la ville.
La population poursuit la lutte et réclame du travail, des infrastructures, des équipements, que les richesses du port profitent à la ville et ses habitants.
Ces procès ne font qu’alimenter un climat de tension et de terreur à Ifni. Empêtré dans une crise économique, sociale et politique , le pouvoir incapable de trouver des solutions autre que la fuite en avant.  A Ifni comme dans les nombreuses régions  du Maroc, les luttes se poursuivent et comme le rappelle Brahim Bara « au milieu de la tempête, on ne sent plus le vent. »
Il est important de rester vigilant, de soutenir les militants, d’exiger l’arrêt de la répression et de  la criminalisation des luttes, la fin des poursuites et, l’annulation des procès fabriqués de toute pièce contre les habitants de Sidi Ifni.







Maroc : Procès du journaliste qui a voulu débattre des absences du roi Mohammed VI


Par: Ignacio Cembrero 28/6/2013
Traduction de l’espagnol par Ahmed Benseddik

 Ali Anouzla, directeur du journal Lakome numérique, a été inculpé de diffusion de fausses informations sur une rixe tribale.
 « Le roi Mohammed VI, qui accumule de nombreux pouvoirs (Commandeur des croyants, Commandant en Chef des Forces Armées Royales, Président du Conseil des ministres, Président du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil supérieur des Oulémas, etc.), a-t-il le droit de s’absenter si souvent et si longtemps sans même annoncer la date et la durée de ses voyages à l’étranger ? Cette habitude royale pose un vrai problème constitutionnel, politique et moral. »
 Le seul journaliste marocain qui a osé poser cette question et apporter une réponse a été, le 4 Juin, Ali Anouzla, directeur du site numérique indépendant Lakome, dans un éditorial intitulé «De l’absentéisme royal». Il a publié le 4 Juin quand le souverain était en vacances en France. Au total, le monarque a consacré, depuis le début de l’année 2013, dix semaines à des voyages privés à l’extérieur du Maroc, en particulier au château qu’il possède à Betz, au nord de Paris.
 Ali Anouzla a été convoqué mardi 25 Juin par la police judiciaire de Fès et, le mercredi, par le procureur de la même ville. Il a été auditionné et accusé de «publication et diffusion, de mauvaise foi» de «fausses informations» et «faits inexacts» de nature à troubler l’ordre public. Il risque une condamnation en vertu de l’article 42 du code de la presse marocaine, à une peine allant d’un mois à un an de prison et une amende comprise entre € 110 et € 9.500.
   Quelle fausse information Anouzla a-t-il publié ? Le lundi 17 Juin vers 13h30, Lakome a repris une information publiée par RASSD, un journal numérique de Fès récemment crée, qui faisait état d’affrontements tribaux près de la ville ayant causé sept morts. A 14h, n’ayant pas pu vérifier la véracité de l’information, Lakome a retiré l’article en question, et peu après après 17h le site s’est excusé  auprès de ses lecteurs suite à cette erreur.
 Le directeur du site local à Fès a également été convoqué par le procureur. Il a avoué avoir inventé l’histoire en vue d’induire en erreur les autres journaux numériques d’information. Mais le parquet n’a pas convoqué les responsables des autres sites numériques qui ont publié la même information fictive, parfois pendant des jours, et qui n’ont pas pris la peine de s’en excuser.
    « Je me demande si mon inculpation pour diffusion de fausses informations n’est qu’un prétexte, et si les motivations sont ailleurs », explique Anouzla au téléphone. Le procureur était pressé. Il a fixé l’audience pour le 16 Juillet. S’il est reconnu coupable, Anouzla ira en prison. En 2009, un tribunal l’avait déjà condamné à une peine d’un an de prison avec sursis, conformément à l’article 42 du code de la presse. Comme il s’agit de récidive, il devrait cumuler les deux peines.
    À la fin Août 2009, le palais royal marocain a publié un communiqué expliquant que le roi avait attrapé une infection dite rotavirus, une maladie qui affecte les intestins et qui l’a obligé à «une convalescence de cinq jours.» «L’état de santé de Sa Majesté le Roi n’est pas préoccupant», conclut le texte de ce communiqué.
 Anouzla, qui dirigeait à l’époque le quotidien Al Jarida Al Oula, avait publié un article intitulé: « La maladie royale retarde les causeries religieuses et son déplacement à Casablanca ». Un autre article signé par la journaliste Bouchra Eddou, signalait, en citant un médecin anonyme, que « l’origine du rotavirus contracté par le roi est due à la consommation de corticoïdes contre l’asthme qui causent l’enflure du corps  et diminuent l’immunité». Ce commentaire médical lui a valu  la condamnation.
 Étouffé par le manque de publicité Al Jarîda Al Oula a fermé en mai 2010, mais huit mois plus tard, Anouzla, infatigable, lance le site numérique arabophone Lakome. Plus tard, il lance avec Aboubakr Jamai une version  francophone. Leur seule source de revenus pendant  des mois fut la publicité de Google. Mais le site a connu un succès indéniable. Quand il a appris qu’il était poursuivi, Anouzla a déclaré : « La ligne éditoriale de Lakome ne changera pas d’un iota. ». Ceux qui connaissent la presse marocaine savent tous qu’ Anouzla est sans doute le journaliste le plus indépendant.
 Lorsqu’il n’est pas poursuivi par la justice, Anouzla est l’objet de harcèlement de la part des médias proches des autorités. Lorsqu’en Avril, le Conseil de sécurité de l’ONU a renoncé à élargir le mandat des casques bleus au Sahara occidental (MINURSO), afin qu’ils puissent surveiller les droits de l’homme, plusieurs médias proches des officiels avaient annoncé que le journaliste avait tenté de se suicider et avait été hospitalisé dans un état grave.

Recherche de famille d'un sdf décédé à Charleroi

Par Greta Alegre qui a partagé une photo de Sousou Souad.
Un jeune homme d'origine marocaine sans papier est décédé il y a quelques jours dans le parc de Charleroi. Il risque d'être enterré dans l'anonymat ici... 
Mon amie Sousou Souad et moi avons contacté le consulat marocain : ils prennent toutes les charges de rapatriement mais si quelqu'un de BERKANE connait son adresse au Maroc ... 
N'hésitez pas à montrer la photo. Il n'a aucune famille ici, mais au Maroc il est père de famille...
Vous pouvez prendre contact avec moi en MP... Merci de partager sa photo. SVP peut-être un membre de sa famille ou un voisin le reconnaitra...

Taghazout se rappelle à nous..été 2013..


A message from the campaign

Pour un Taghazout Propre

Taghazout ..été 2013..

Posted by Dany Daniel (founder)
 Le principal problème au Village de Taghazout,et ses environs n'est toujours pas arrangé :l’écoulement des égouts (eaux fécales,"noires",..) directement a l’océan,sans dépuration..Quelques associations Font parfois,quelques campagnes de sensibilisation pour le respect de l'environnement,et organisent de temps en temps ,deé "ramassages" des déchets sur la plage..ce qui est tres bien,mais dans le fond ne sert qu'a "attenuer" le probléme quelques jours, car,la "source" du probléme vient de l'inexistence d'un service de ramassage-stockage et gestión des ordures,et du manque de systeme d'égouts dans tout le village,et ce ,depuis des années.. 

La solution passe par informer des organismes compétents,s'il y en a. À ce propos,le plus efficace serait donc un "reportage" dénonçant et montrant clairement et sans "jouer a cache cache", la réalité de ce problème, obligeant ainsi les "autorités" à intervenir. Il faut aussi "obliger" la commune et ses (i)responsables, à faire leur travail et gestionnaire de ce grave problème, tout en sensibilisant tous les jours s'il le faut, les habitants du village et ses environs, de prendre des "comportements" et des "gestes" qui ne soient pas nocifs pour leur (et le nôtre..) environnement et leur santé, comme de jeter leurs ordures directement dans les lits (à sec) des rivières qui traversent le village, et un peu partout sur les plages et rochers..!! Avec les grandes chaleurs,les infections et les risques d'intoxication, simplement en nageant sur une des plages où se déversent les eaux fécales, sont très hauts..sans compter les odeurs "terribles" qui envahissent le village et ses environs du matin au soir...

L’histoire de l’immigration s’est construite sur des illusions, réalité scandaleuse

Le Forum France-Algérie, relais de ces sans-voix

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Par Nadjia Bouzeghrane, 6/7/2013

Informer et sensibiliser sur la réalité de la situation que connaissent, encore aujourd’hui, les vieux travailleurs immigrés, dits «célibataires géographiques» (séparés de leurs familles restées au pays).

Mais aussi suivre la mise en œuvre des réformes contenues dans le rapport de la mission d’information parlementaire et pour que ses propositions soient effectivement prises en charge. C’est l’objectif que se sont assigné des associations, à l’instar du Forum France-Algérie (FFA). Dans cette perspective, celui-ci a organisé, jeudi soir, une rencontre-débat en donnant la parole à différents acteurs institutionnels et associatifs, parmi lesquels Danièle Hoffman-Rispal, députée de Paris et vice-présidente de la mission d’information parlementaire sur les personnes âgées immigrées ; Liliane Cappelle, adjointe au maire de Paris, chargée des seniors et du lien intergénérationnel ; Sophie Pradinas-Hoffmann, conseillère d’arrondissement, Paris 11e, chargée de l’intégration et des étrangers extracommunautaires ; Hamou Bouakaz, conseiller et adjoint au maire de Paris en charge de la vie associative et de la démocratie locale ; Khédidja Bourcart, adjointe chargée de l’économie sociale et solidaire, ancienne adjointe au maire de Paris chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires, et les associations de solidarité avec les chibanis avec le Café social de Belleville (représenté par Moncef Labidi, son directeur) et la Copaf (représentée par Geneviève Petauton, sa présidente).

Victimes d’un mythe

Le Forum France-Algérie, entouré d’experts, s’est livré à une analyse de la situation des vieux migrants isolés et, sur la base de cet examen, a fait des préconisations. Il observe au registre «des mythes et des réalités» que l’histoire de cette immigration pèse sur la réalité d’aujourd’hui, qu’elle s’est construite sur des illusions : le provisoire de la migration tant du côté des employeurs que des migrants, avec l’idée d’un retour. La réalité est tout autre. Des logements provisoires ont été construits pour recevoir ponctuellement «cette main d’œuvre de substitution» et «peu nombreuse». Ces logements sont toujours là et leurs occupants pour la plupart également.
Ces travailleurs «célibataires géographiques» ont été employés dans le BTP, dans l’industrie et les mines ou dans l’agriculture à des postes peu qualifiés, mal rémunérés, avec des contrats précaires, parfois avec de fausses fiches de paie car non déclarés, particulièrement en tant que saisonniers agricoles. Les conditions de travail ont fragilisé leur santé.
Le collectif associatif relève par ailleurs que la «carte de retraité», une «superbe idée en 1998» au moment de sa promulgation alors que Jean-Pierre Chevènement était ministre de l’Intérieur, «prive en réalité son détenteur de droits aux soins». Pour un meilleur accès aux soins, le Forum note l’absence de médiateurs ; l’inadéquation des conditions de logement ayant été conçus pour des résidents considérés comme étant de passage. Des restrictions au droit de vivre en famille ; une faiblesse des moyens financiers alloués à la réhabilitation des foyers.
Le FFA préconise une amélioration des relations entre l’administration, les chibanis et les associations qui leur sont proches ; le développement de la médiation sociale pour faciliter l’accès aux droits et notamment aux soins ; améliorer et adapter l’offre de logement social ; assouplir les règles d’attribution des différentes aides sociales ; généraliser la carte de séjour de résident permanent et supprimer la carte de retraité ; reconnaître la liberté de circulation entre la France et le pays d’origine.

Derrière les chiffres, une réalité cruelle :

On compte 800 000 personnes âgées de plus de 55 ans originaires d’un pays hors CEE. 350 000 ont plus de 65 ans dont 300 000 de plus de 60 ans en Ile-de-France. 235 des 720 foyers sont localisés en Ile de France. 422 000 vieux migrants bénéficient de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). 40% des bénéficiaires sont nés hors de France, dont 60% au Maghreb.
Cette allocation est à l’origine de nombreux problèmes. 456 000 personnes perçoivent une pension de réversion, majoritairement des femmes vivant dans les pays d’origine (80%). Il faut prouver six mois de présence en France pour percevoir toute allocation non contributive. Pour l’ASPA, par exemple, 8 mois pour l’allocation logement (APL), 9 mois pour l’allocation handicapés (AAH). 15 000 contrôles/an sont effectués par l’administration.
Ce chiffre officiel serait en dessous de la réalité : 43 000 sur les 72 000 bénéficiaires auraient été contrôlés, ce qui, selon le FFA, représente un «acharnement», les migrants qui dépassent les délais réglementaires de séjour dans leur pays d’origine étant considérés comme des fraudeurs. Le FFA note qu’en réalité, la méconnaissance des dispositifs de droit commun est le vrai problème. N. B.

IMMIGRATION ET RACISME , Quelle politique pour combattre la xénophobie d'Etat ?

Semaine Émancipation 2013 du 7 au 17 juillet (Avignon)
Un an après…

Cela fait un an que le nouveau gouvernement applique sa politique. Il est plus que temps pour le mouvement syndical de se reprendre : à coups de "dialogue social" intensif, le pouvoir a désarmé le syndicalisme, et annonce une nouvelle "offensive" : à savoir de nouveaux reculs pour le salariat (droit du travail, retraites…).

La Semaine d'été d'Émancipation se tiendra donc dans un contexte très particulier. Contexte politique, mais aussi géographique : c'est à 5 km d'Avignon, dans le camping du "Parc des libertés" sur l'île de la Barthelasse, que nous poserons nos tentes. Dans un camping mutualiste, dont les animateur-e-s ont gardé l'esprit militant du mutualisme, esprit militant qu'il faudrait retrouver dans tous le mouvement ouvrier !

Une particularité : cette année, la Librairie et les débats se tiendront sur les lieux du camping, dans une salle gracieusement prêtée à cet effet. Nous serons dans un endroit plus peuplé que ceux auxquels nous étions habitué-e-s – festival oblige -, mais il sera possible de se procurer l'alimentation nécessaire auprès des producteurs locaux, dans la plus grande île fluviale d'Europe.

Notre Semaine, qui a peu d'équivalents, est à la fois un moment de détente, de sociabilité, de réflexion et d'élaboration, mais aussi de débat sur les luttes actuelles et notre intervention. C'est pourquoi certaines questions "chaudes" par rapport à l'actualité présente, seront abordées (Roms, attaque capitaliste sur la formation des salarié-e-s…). Mais c'est aussi pourquoi aussi nous avons choisi de faire la Semaine près d'Avignon : la Provence et le Vaucluse constituent des endroits dont la richesse culturelle – très loin de se limiter à un festival travaillé par la rentabilité capitaliste – est incontestable.

La Librairie
L'EDMP, librairie coopérative, sera présente comme chaque année. Les militant-e-s d'Émancipation sont fortement investi-e-s dans la vie de cette structure, qui ne se limite pas à un local parisien mais se veut un lieu de vie sociale inscrit dans une perspective coopérative et d'émancipation.
Les libraires peuvent vous procurer des livres si vous les contactez rapidement à cet effet. Chaque année, la diversité et l'intérêt des publications présentes à la Librairie sont renouvelés.

Quelques informations pratiques
Deux gares sont disponibles, Avignon Centre et Avignon TGV. Il est aussi possible d'y accéder par la route, en prenant la sortie "Avignon" (de préférence "Avignon Nord").
L'accueil sera organisé sur le camping lui-même, à l'entrée près des chalets dont plusieurs ont été réservés par des camarades.
Comme indiqué plus haut, toutes les réunions se dérouleront sur place. Il est possible d'accéder facilement à la ville d'Avignon en vélo, ou en se garant (tôt le matin !) sur un parking proche.

Contacts :
- Numéro de portable-contact sur place de la Semaine : 06 87 76 92 98
- Pour tout complément d’information, problèmes etc. s’adresser à : er@emancipation.fr
- pour contacter la Librairie : didier.torset89@gmail.com

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Des  DéBATS  PUBLICS se dérouleront à 5 km d'AVIGNON (camping mutualiste du "Parc des Libertés", sur l'île de la Barthelasse), du 7 au 17 juillet, dans le cadre de la semaine 2013 de l'Emancipation , par exemple sur 
• IMMIGRATION ET RACISME ,
Quelle politique pour combattre la xénophobie d'Etat ?
Lundi 8 juillet 15 H - 17 h 30 (1ère partie)
Lundi 15 juillet 15 h - 17 h 30 (2ème " ).
• RROMS :
Lutte pour les droits, où en est-on ?
Samedi 13 juillet 15 H - 17 h 30 .
.
parmi divers débats publics (voir en fichiers joints et ci-dessous) :  
• IMMIGRATION  ET  RACISME ,
Quelle politique pour combattre la xénophobie d'Etat ?
Lundi 8 juillet  15 H - 17 h 30  (1ère partie)
Lundi 15  juillet  15 h - 17 h 30  (2ème " ). 
• LAïCITé  :
Face aux nouvelles offensives cléricales, quelles revendications et perspectives ? 
Mardi  9  juillet  15 H - 17 H 30 .
• DROITS  DES  FEMMES :
Quelles revendications et quelles luttes aujourd'hui  ? 
Mardi  9  juillet  20 H 30 - ... 
 • Mouvement social local :
Luttes contre les licenciements, gestion des entreprises, ...
avec des salariéEs de Continental nutrition, de FRALIB, ... 
Mercredi  10  juillet  20 H 30 - ... 
 • L'offensive capitaliste sur la Formation des salariéEs ,
du livret de compétences au passeport européen du salarié. 
Jeudi  11 juillet  15 H - 17 h 30 
.
• sur la Résistance pédagogique 
Jeudi 11 juillet  20 H 30 - ...
cf. par exemple la campagne de boycott du LPC
les désobéisseurEs contre le fichage des élèves,
...
• Syndicalisme :
Le syndicalisme, l'Etat, la loi et le contrat.
Vendredi  12  juillet   15 H - 17 h 30 . 
• RROMS :
Lutte pour les droits, où en est-on  ? 
Samedi  13  juillet  15 H - 17 h 30 .
• Quelle histoire pour quel enseignement de l'histoire ?
L'exemple de la Révolution française, l'approche historique,
didactique et pédagogique. 
Samedi  13  juillet  20 H 30 - ... 
 • Immigration et Racisme :
Combattre la xénophobie d'Etat ? 2ème partie. 
Lundi  15  juillet  15 H - 17 h 30 .
• Spectacle / " Louise Michel, écrits et cris "
Mardi  16  juillet  15 H - 17 h 30 .
contacts : er@emancipation.fr

vendredi 5 juillet 2013

Un appel au boycott des dattes en provenance d’Israël , BDS-belgium



flyerDatte-2011
Selon le Centre de renseignements statistiques du ministère français de l’Économie, ce sont 1 561 tonnes qui ont été importées de l’Etat hébreu en 2012.
Israël prend ainsi la troisième place, derrière l’Algérie (7 910 tonnes) et la Tunisie (15 359 tonnes), qui cultivent principalement les Deglet Nour.
Mais ce sont surtout les dattes Medjoul, en provenance des colonies installées dans la Vallée du Jourdain, qui font l’objet d’un appel au boycott. Ces dattes, reconnaissables à leur grosse taille, sont très cultivées au Proche-Orient et aux Etats-Unis.
« Si l’origine de ces produits n’est pas toujours mentionnée afin de tromper le consommateur, les marques néanmoins sont maintenant connues » les marques sont Bat Sheva, Carmel, Jordan Plains, Jordan Valley, Jordan River et Solomon.
Nous vous conseillons toujours de bien lire la provenance des dattes
Si vous avez un doute orientez vous vers les dattes en provenance de l’Algérie et Tunisie ( Conseil du BDS-Belgium)

 N'oubliez pas : Ramadan = Dattes = origine Israël = NON

jeudi 4 juillet 2013

Cela ne devrait pas exister en France ...ni ailleurs !


Cela ne devrait pas exister en France...ni ailleurs !

Environ 141.500 personnes, dont 30.000 enfants, étaient sans domicile début 2012 en France, soit une progression de près de 50% depuis 2001, selon une étude de l’Insee rendue publique mardi 2 juillet.
L’enquête se base sur les personnes ayant fréquenté les services d’hébergement ou de restauration dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, entre le 23 janvier et le 3 mars 2012.
Parmi 103.000 personnes recensées, 81.000 étaient sans domicile, c’est-à-dire qu’elles avaient passé la nuit précédent l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation (on parle alors de sans-abri), ou qu’elles avaient dormi dans un service d’hébergement (hôtel ou logement payé par une association, chambre ou dortoirs dans un hébergement collectif, lieu ouvert en cas de grand froid). Ces 81.000 personnes étaient accompagnées de 30.000 enfants.
En ajoutant les 8.000 sans-domicile des communes rurales et des petites agglomérations et les 22.500 personnes en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), l’Insee totalise 141.500 personnes sans domicile début 2012.
Sur les 81.000 adultes sans domicile recensés dans les agglomérations de plus de 20.000 habitants, 53% étaient d’origine étrangère, alors qu’ils n’étaient que 38% en 2001.
Depuis le début de l’année, on recense plus de 300 décès de sans-abri.

mercredi 3 juillet 2013

Edward Snowden ne parvient pas à trouver un pays d'asile







Par Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, 3/7/2013
 


Le cas de Snowden donne l’occasion de rappeler que le droit d’asile est encadré en France par la convention de Genève et est attribué par un organisme administratif, l’Ofpra, ou par une instance de recours, la Cour Nationale du Droit d’Asile, et que ce droit n’est pas à confondre avec un droit au séjour qui peut relever d’une décision régalienne de l’Etat.

Mais au delà de cet aspect, mieux vaudrait, nous semble t-il, se pencher sur le budget 2014 qui nous laisse entrevoir beaucoup de renoncements. Pour mémoire, le budget 2013 Immigration-Asile-Intégration était arrêté à 671 millions quand le budget 2014 est programmé à 665 millions. Difficile dans ces conditions de dire que le budget progresse et ce d’autant plus que devait s’imputer sur ce budget le financement de 4000 nouvelles places de Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile en année pleine soit un coût de 32 à 35 millions d’euros.

Nous avions suggéré qu’en réalité ces places soient financées en les substituant aux places d’urgence développées depuis plus de dix ans en dépit du bon sens, par conformisme et soumission à une idéologie sécuritaire et maltraitante.


Qu’en est-il exactement ?

Serait-ce à dire qu’une partie de ces places n’est pas financée ou que leur création est repoussée à 2015 ?

Comme disait une philosophe désormais célèbre, quand il y a du flou, c’est qu’il y a un loup…

http://www.france-terre-asile.org/component/flexicontent/124-slider/8739-au-dela-de-laffaire-snowden-si-on-parlait-dasile
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Par European asylum for Snowden, 3/7/2013
Edward Snowden, en révélant les pratiques d'espionnage du gouvernement américain, notamment au dépend de l'Union européenne et de ses Etats membres, a rendu service, en risquant sa propre sécurité, à l'ensemble des citoyens européens.
Actuellement pourchassé par les Etats-Unis, nous demandons à ce que l'Union européenne décide, de manière exceptionnelle, de lui garantir l'asile politique. Nous sommes évidemment conscients que l'Union n'a pas la compétence pour accorder l'asile, qui est une compétence exclusive des Etats membres. Toutefois, cette affaire comme d'autres, ne fait que confirmer l'obsolescence du système politique européen, qui méconnaît l'existence d'un intérêt général européen. Les révélations de Snowden servent les intérêts de l'ensemble des européens, sa chasse nuit à l'ensemble des européens. C'est donc l'Europe, en tant qu'entité politique, qui doit le protéger.
Nous demandons donc au Conseil et au Parlement européen de voter une résolution proposant à Snowden l'accueil sur l'ensemble du territoire de l'Union et la garantie qu'aucun membre de l'Union ne refusera l'accès à son territoire ou extradera le citoyen Snowden.

Daniel Cohn Bendit: "Whistleblower Snowden has stood up for human and civil rights, especially those of European citizens. Granting him asylum now is a question of European values.. To leave him stuck in limbo in a no-man's land is ignoble and damages the EU's image."
"We will propose Snowden for the European parliament's Sakharov prize."
https://www.facebook.com/EuropeanAsylumForSnowden

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mardi 2 juillet 2013

Quels modèles agricoles pour demain ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Par mariefrancejoel, CCFD, 06/6/2013

Les défis de l’agriculture paysanne ici et là-bas »
Date : Le vendredi 19 juillet 2013 à partir de 9h30.
Lieu : Abbaye de Boscodon
La délégation CCFD - Terre Solidaire des Hautes-Alpes organise cet été, près d’Embrun,
dans le cadre à la fois bucolique et solennel de l’Abbaye de Boscodon, une journée qui a pour thème :
« Quels modèles agricoles pour demain ?
Les défis de l’agriculture paysanne ici et là-bas ».
Par cette journée ouverte au public de passage à l’Abbaye, et à nos militants et  sympathisants venus spécialement, il est prévu de :
-  rappeler les difficultés que rencontre, au nord comme au sud, l’agriculture familiale (politique commerciale déloyale, accaparement des ressources, crise alimentaire,
changement climatique…).
-  souligner les conséquences sur la sécurité alimentaire de plus d’un milliard de personnes
Face à ce constat, il sera aussi montré qu’il existe, dans un contexte de plus en plus tendu, des alternatives, même pour la petite paysannerie du Sud.
Des alternatives innovantes se développement comme l’agrobiologie ou la redéfinition des circuits de commercialisation et des habitudes alimentaires. Enfin, des luttes de groupement de paysans aboutissent parfois comme le Mouvement des Sans Terre au Brésil.
A cette fin seront présentés une exposition « La fin de la faim ? » et un montage vidéo.
Une table ronde permettra l’échange entre acteurs locaux, organisations liées au monde agricole, le chargé de mission du CCFD-Terre Solidaire spécialiste de l’Asie, et autres
intervenants sur ces questions.

Programme :
9h30 – 10h
Accueil avec l’exposition AlimenTerre.
10h – 12h30
Les difficultés de l’agriculture paysanne :
Introduction vidéo abordant :
L’accès réduit aux ressources.
La question des prix et l'inégalité dans les échanges commerciaux.
Le manque de politiques agricoles de soutien à la paysannerie
Débat avec les intervenant-e-s.
14h – 16h
Des solutions et des expériences qui marchent, des luttes qui aboutissent
Stands tenus par des associations alliés et acteurs en lien avec la thématique.
- Présentation de projets porteurs d’espoir et d’avenir.
- Possibilité donnée aux intervenant-e-s d'avoir un espace de présentation au
public d’un ouvrage, de réalisations ou d’un projet.
- Exemples de projets d’acteurs du sud.
- Une animation sera aussi proposée aux plus jeunes.
16 – 17h Conclusion de la journée.


Contact Presse
Joël Descoings
04 92 52 77 82 / 06 06 42
47 45
mariefrancejoel@aliceadsl.fr
Abbaye de Boscodon
05200 CROTS
www.abbayedeboscodon.eu

lundi 1 juillet 2013

Free Weld El 15

WELD 15 LIBÉRÉ AVEC SIX MOIS DE SURSIS.
Free Weld El 15

Free Weld El 15

L'artiste Rap Weld El 15 a 25 ans. Il risque mardi prochain de se voir confirmer une condamnation à deux ans de prison. Son crime est d’avoir composé une chanson où il dénonce les exactions de la police tunisienne.
Nous sommes déjà plus 6000 personnes à avoir signer la présente pétition.
Nous interpellons l'Union Européenne et de la communauté internationale pour une réforme profonde de l'administration policière et judiciaire tunisienne.
Grâce à notre mobilisation, des députes européens de plusieurs bords politiques se saisissent de la question des libertés en Tunisie.  Avec nous, ils exigent la libération sans conditions de  Weld El 15.
François Hollande, Président Français se rendra en Tunisie le 4 et 5 Juillet où il symbolisera l'Europe. Nous devons être plus nombreux à exiger plus de détermination des dirigeants européens sur les libertés en Tunisie.

dimanche 30 juin 2013

Lettre ouverte de soutien à Ali Aarrass, le détenu innocent en grève de la faim et de la soif


 
 Par solidmar, 29/7/2013
 
  A Monsieur le Ministre des affaires étrangères de Belgique
      Monsieur l’Ambassadeur de Belgique à Rabat

Messieurs,


Je m’adresse à vous en tant que présidente de l’association Solidarité Maroc 05 dont le but est de dénoncer les violations des droits humains au Maroc, au Sahara occidental, et, parfois, ailleurs. Je vous écris pour vous dire mon indignation face aux traitements inhumains dont est victime Ali Aarrass


Nous ne sommes pas Marocains et nous n’avons aucun lien de parenté avec Ali Aarrass. C’est en simples citoyens du monde que nous nous mobilisons contre les détentions qui ont pour motif une opinion non conforme, politique, ou religieuse, ou pour aucun motif comme c’est le cas d’Ali Aarrass. De tous les pays vous parviennent des protestations contre cette détention sans motif. Vous invoquez des excuses désuètes, comme s’il était question de papiers alors qu’il est question d’humain !


Ali est innocent, vous le savez, le monde entier le sait, et vous juge. Il est maintenu en prison et continue à être maltraité. Si vous avez des enfants, leur avez-vous expliqué votre conception de la justice, ou avez vous été obligés de leur mentir ? Comment cette inacceptable injustice sera-t-elle évoquée dans les manuels scolaires -car, vue son importance, elle devrait l’être-, comment  les générations futures jugeront-elles  l’arrogance de ces êtres “supérieurs” qui n’ont que mépris pour les étrangers qui ne sont pas capables de s’intégrer dans ces pays européens qui les accueillent...si mal, mais qui savent si bien les utiliser ?


Nous faisons partie de la multitude de militants et d’association de droits de l’Homme qui ne vous demandent aucune faveur, aucune grâce, mais simplement que justice soit faite et qu’Ali retrouve enfin sa liberté, son épouse, sa sœur Farida, sa fille, toute sa famille, tous ses amis, et son pays qui s’est montré si cruel envers lui.


Veuillez recevoir ma haute considération,

Pour Solidarité Maroc 05
Marie-José Fressard
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Cri du coeur de Farida Arrass .(29/07/2013)
www.youtube.com   
http://youtu.be/g-RnTEIe3Yk
Ali Arrass détenu arbitrairement en prison au Maroc a entamé une grève de la faim et de la soif .
L'état belge refuse d'intervenir en faveur d'Ali qui a pourtant été blanchi par un juge espagnol.
Cette affaire doit nous faire rappeler que tout citoyen belge que nous sommes , une fois le détroit de Gibraltar dépassé nous ne pouvons pas espérer le soutien de notre pays : La Belgique !
Cri du coeur de sa soeur Farida!
Réalisation : Radouane El Baroudi