Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est inculpation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est inculpation. Afficher tous les articles

jeudi 31 juillet 2014

inculpation du camarade Alain Pojolat, membre du NPA, pour maintien de manifestation interdite.

Communiqué de l’AMDH-Paris-IDF suite à l’inculpation du camarade Alain Pojolat, membre du NPA, pour maintien de manifestation interdite.
Nous venons d’apprendre avec stupéfaction l’inculpation du camarade Alain Pojolat pour maintien de manifestation interdite. Sa comparution devant le Tribunal de Grande Instance de Paris est prévue pour le 22 octobre 2014.
Alain Pojolat, militant au sein du NPA, étant le dépositaire de la déclaration à la préfecture de police de Paris de la manifestation de soutien au peuple palestinien du 23 juillet 2014 Place de la République pour l’ensemble des organisations se trouve ainsi poursuivi pour tenue d’une manifestation interdite.
L’Association Marocaine des Droits Humains Paris-Ile-de-France exprime son entière solidarité avec Alain Pojolat dans cette épreuve judicaire et dénonce par la même occasion une machination visant à priver un citoyen de son droit constitutionnel d’expression libre de ses opinions politiques pacifistes.
Ce procès honteux que subit le camarade Alain Pojolat dénote une volonté de criminalisation par les pouvoirs en France de tout élan citoyen de solidarité avec le peuple palestinien dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits sur ses terres occupées par l’entité sioniste. Cette entité étant coupable de crimes contre l’Humanité dans la bande de Gaza, notamment depuis plus de vingt jours avec plus de 1 300 victimes, principalement des civils, femmes et enfants.
L’AMDH Paris- IDF en renouvelant sa solidarité avec A. Pojolat et toutes les personnes arrêtées abusivement pour leur participation aux manifestations « interdites » du 19 et 26 juillet, exige l’arrêt de ce procès inique et exprime sa profonde inquiétude quant à la répression que subissent les droits de manifestation et d’expression pourtant reconnus droits constitutionnels en France.
L’AMDH Paris-IDF dénonce la position officielle prise par la France au sujet de l’agression sioniste, cautionnant le massacre des populations civiles par l’armée d’occupation. L’AMDH Paris-IDF interpelle le gouvernement français afin d’exiger la fin de cette agression et la levée du blocus de Gaza.
Enfin, l’AMDH Paris-IDF se joint à la manifestation du samedi 02 Aout 2014 de Denfert-Rochereau jusqu'aux Invalides appelée par plusieurs associations, partis politiques, syndicats, etc. pour dénoncer les crimes commis par l’Etat sioniste et pour soutenir les résistances légitimes du peuple palestinien.

Le Bureau de l’AMDH-Paris/Ile-de-France
A Paris, le 30 juillet 2014

samedi 6 juillet 2013

Maroc : Procès du journaliste qui a voulu débattre des absences du roi Mohammed VI


Par: Ignacio Cembrero 28/6/2013
Traduction de l’espagnol par Ahmed Benseddik

 Ali Anouzla, directeur du journal Lakome numérique, a été inculpé de diffusion de fausses informations sur une rixe tribale.
 « Le roi Mohammed VI, qui accumule de nombreux pouvoirs (Commandeur des croyants, Commandant en Chef des Forces Armées Royales, Président du Conseil des ministres, Président du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil supérieur des Oulémas, etc.), a-t-il le droit de s’absenter si souvent et si longtemps sans même annoncer la date et la durée de ses voyages à l’étranger ? Cette habitude royale pose un vrai problème constitutionnel, politique et moral. »
 Le seul journaliste marocain qui a osé poser cette question et apporter une réponse a été, le 4 Juin, Ali Anouzla, directeur du site numérique indépendant Lakome, dans un éditorial intitulé «De l’absentéisme royal». Il a publié le 4 Juin quand le souverain était en vacances en France. Au total, le monarque a consacré, depuis le début de l’année 2013, dix semaines à des voyages privés à l’extérieur du Maroc, en particulier au château qu’il possède à Betz, au nord de Paris.
 Ali Anouzla a été convoqué mardi 25 Juin par la police judiciaire de Fès et, le mercredi, par le procureur de la même ville. Il a été auditionné et accusé de «publication et diffusion, de mauvaise foi» de «fausses informations» et «faits inexacts» de nature à troubler l’ordre public. Il risque une condamnation en vertu de l’article 42 du code de la presse marocaine, à une peine allant d’un mois à un an de prison et une amende comprise entre € 110 et € 9.500.
   Quelle fausse information Anouzla a-t-il publié ? Le lundi 17 Juin vers 13h30, Lakome a repris une information publiée par RASSD, un journal numérique de Fès récemment crée, qui faisait état d’affrontements tribaux près de la ville ayant causé sept morts. A 14h, n’ayant pas pu vérifier la véracité de l’information, Lakome a retiré l’article en question, et peu après après 17h le site s’est excusé  auprès de ses lecteurs suite à cette erreur.
 Le directeur du site local à Fès a également été convoqué par le procureur. Il a avoué avoir inventé l’histoire en vue d’induire en erreur les autres journaux numériques d’information. Mais le parquet n’a pas convoqué les responsables des autres sites numériques qui ont publié la même information fictive, parfois pendant des jours, et qui n’ont pas pris la peine de s’en excuser.
    « Je me demande si mon inculpation pour diffusion de fausses informations n’est qu’un prétexte, et si les motivations sont ailleurs », explique Anouzla au téléphone. Le procureur était pressé. Il a fixé l’audience pour le 16 Juillet. S’il est reconnu coupable, Anouzla ira en prison. En 2009, un tribunal l’avait déjà condamné à une peine d’un an de prison avec sursis, conformément à l’article 42 du code de la presse. Comme il s’agit de récidive, il devrait cumuler les deux peines.
    À la fin Août 2009, le palais royal marocain a publié un communiqué expliquant que le roi avait attrapé une infection dite rotavirus, une maladie qui affecte les intestins et qui l’a obligé à «une convalescence de cinq jours.» «L’état de santé de Sa Majesté le Roi n’est pas préoccupant», conclut le texte de ce communiqué.
 Anouzla, qui dirigeait à l’époque le quotidien Al Jarida Al Oula, avait publié un article intitulé: « La maladie royale retarde les causeries religieuses et son déplacement à Casablanca ». Un autre article signé par la journaliste Bouchra Eddou, signalait, en citant un médecin anonyme, que « l’origine du rotavirus contracté par le roi est due à la consommation de corticoïdes contre l’asthme qui causent l’enflure du corps  et diminuent l’immunité». Ce commentaire médical lui a valu  la condamnation.
 Étouffé par le manque de publicité Al Jarîda Al Oula a fermé en mai 2010, mais huit mois plus tard, Anouzla, infatigable, lance le site numérique arabophone Lakome. Plus tard, il lance avec Aboubakr Jamai une version  francophone. Leur seule source de revenus pendant  des mois fut la publicité de Google. Mais le site a connu un succès indéniable. Quand il a appris qu’il était poursuivi, Anouzla a déclaré : « La ligne éditoriale de Lakome ne changera pas d’un iota. ». Ceux qui connaissent la presse marocaine savent tous qu’ Anouzla est sans doute le journaliste le plus indépendant.
 Lorsqu’il n’est pas poursuivi par la justice, Anouzla est l’objet de harcèlement de la part des médias proches des autorités. Lorsqu’en Avril, le Conseil de sécurité de l’ONU a renoncé à élargir le mandat des casques bleus au Sahara occidental (MINURSO), afin qu’ils puissent surveiller les droits de l’homme, plusieurs médias proches des officiels avaient annoncé que le journaliste avait tenté de se suicider et avait été hospitalisé dans un état grave.