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samedi 29 juin 2013

Droits de l'Homme au Sahara Occidental : Encore et encore la violence..jusqu'à quand ? Des parlementaires européens pour s’enquérir de la situation

  Des parlementaires européens au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’Homme

Londres, 24 juin 2013 (SPS)

 Une délégation du groupe de l’Alliance des socialistes et démocrates au sein du Parlement européen se trouve actuellement au Sahara occidental pour s’enquérir de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés, a indiqué dimanche le représentant du Front Polisario au Royaume-Uni, Limam Mohamed Ali.
Elle a rencontré à El Aaiun (capitale occupée du Sahara occidental), des membres du bureau exécutif du collectif des Sahraouis pour les droits de l’homme (CODESA) qui lui ont exprimé la nécessité de trouver une solution rapide au conflit du Sahara occidental, a travers l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination, juste et crédible qui respecte la volonté du peuple sahraoui.
"La réunion qui a duré plus de deux heures, a permis surtout aux parlementaires européens de s’enquérir de la situation déplorable des droits de l’homme dans les territoires occupés", a déclaré à l’APS, M. Limam.
La visite des députés européens dans les territoires occupés du Sahara occidental a pour but essentiellement de vérifier sur le terrain les violations systématiques des droits fondamentaux des citoyens sahraouis dans ces territoires après la publication de plusieurs rapports qui dénoncent les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, émanant d’Amnesty International, de Humain Rights Watch et du rapporteur spécial des Nations Unies contre la torture, a fait savoir le diplomate sahraoui.
Le rapporteur du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, le député britannique Charles Tannock, avait présenté jeudi son rapport consacré à la situation des droits de l’homme au Sahara occidental devant la commission des droits de l’homme du Parlement européen.
Une très large majorité d'eurodéputés se sont exprimés favorablement sur le rapport, qualifié par plusieurs d'entre eux d'"exhaustif" et d'"d’objectif".
Le débat a fait ressortir une grande préoccupation quant aux violations récurrentes des droits de l’homme au Sahara occidental, illégalement occupé par le Maroc.
Le Parlement européen avait exprimé, en février dernier, dans une résolution adressée à la 22ème session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, sa préoccupation devant les violations continues des droits humains au Sahara occidental, appelant à la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester.
Le Parlement européen avait demandé que soient libérés tous les prisonniers politiques sahraouis, soulignant la nécessité d'un suivi international de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental, réitérant son soutien à un règlement juste et durable du conflit, sur la base du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies.(SPS)

Bruxelles passe le Maroc à la moulinette

 Par Philippe Leclercq

Mais où sont les engagements marocains qui consistaient à respecter les droits de l'homme sur le territoire occupé du Sahara Occidental ? C'était pourtant écrit "noir sur blanc"...
Les représentants officiels avaient tout juste tourné le dos que ça repartait de plus belle ! On apprend encore que le responsable d'une ONG britanique (ADALA) s'est fait agresser à El Aiun !
"Sid Ahmed Meska, a été agressé par les forces de sécurité marocaines, alors qu’il assistait a une manifestation pacifique à El-Aaiun" (capitale sahraouie occupée), a indiqué une source diplomatique sahraouie.
Grièvement blessé au niveau des jambes et du dos, ce responsable a été transféré vers l’hôpital de la ville. "l'attaque s'inscrit dans le cadre d'une campagne de répression menée par les autorités marocaines pour réprimer le droit de manifester pacifiquement et imposer un fait accompli d'occupation aux citoyens sahraouis et défenseurs des droits de l'Homme" a complété l'association.
Condamnant cette intervention "barbare", ADALA a exprimé sa solidarité avec son président et toutes les victimes de l'occupation marocaine, en condamnant la violence perpétrée quotidiennement par les autorités marocaines contre les citoyens sahraouis et les défenseurs des droits de l'Homme.
A ce titre, l'ONG a appelle toutes les organisations internationales des droits de l'Homme, les syndicats et les associations politiques, pour fournir soutien et assistance aux militants sahraouis dans le domaine des droits de l'Homme.
Elle a appelé, également, à l’élargissement de la mission de la MINURSO à la surveillance des droits de l’Homme dans les territoires occupés pour protéger les Sahraouis contre les abus, et mettre fin a l'impunité dont jouissent les officiers marocains et les civils impliqués dans des violations contre les droits des citoyens sahraouis.
Par ailleurs, le représentant du Polisario au Royaume-Uni, Limam Mohamed Ali, a affirmé que les forces d'occupation marocaines sont intervenues samedi, pour disperser une imposante manifestation pacifique dans le centre d'El-Aaiun, qui a regroupé un grand nombre de militants en faveur des droits de l’homme.
"Les manifestants ont brandi des slogans demandant l'autodétermination et l'indépendance du peuple sahraoui", a-t-il affirmé, précisant qu’une délégation du groupe de l’Alliance des socialistes-démocrates au sein du parlement européen se trouve en visite depuis samedi à El Aaiun occupée.
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  VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL

Par
«Les autorités marocaines et leur lobby ont essayé vainement de faire obstacle»
«Les autorités marocaines et leur lobby ont essayé vainement de faire obstacle»Charles Tannock rapporteur du Parlement européen (PE), a présenté le 20 juin 2013 un rapport qualifié de «préoccupant» sur la situation des droits de l'homme au Sahara occidental.*
Le document présenté par l'élu européen, Commissaire aux droits de l'homme du Parti conservateur britannique depuis 2011, a trouvé un grand écho au sein du Parlement européen. » cité par l'agence de presse officielle sahraouie SPS.
Les débats ont fait ressortir une grande «préoccupation» quant aux violations «récurrentes» des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, souligne la même source. Le Maroc a vu rouge. Il a tenté de faire barrage à cette future résolution ce qui s'apparente, d'ores et déjà, à une condamnation de sa politique de répression menée contre la population sahraouie. L'opération a fait chou blanc. «Les autorités marocaines et leur lobby ont essayé vainement de faire obstacle, à ce que la situation des droits de l'homme au Sahara occidental puisse être traitée dans ce rapport,» a confirmé le diplomate sahraoui. La mouture finale du rapport, présenté par le parlementaire européen d'origine britannique, sera présentée au mois d'octobre prochain.
Le Parlement européen, qui avait appelé en février dans une résolution adressée à la 22e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à «la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester» avait déjà adopté, le 13 décembre, une résolution appelant au «respect des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental». Un vote qualifié «d'historique», à l'époque, par le ministre sahraoui délégué pour l'Europe. «Il est très significatif que le Parlement européen, en tant que voix démocratique de l'Union européenne qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix, ait de nouveau appelé à ce que les droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester, soient respectés», avait déclaré Mohamed Sidati...Sur le terrain, les eurodéputés prennent le pouls des événements. Ils enquêtent. Pour mieux étayer leur rapport.
Une délégation des eurodéputés de l'Alliance progressiste des socialistes et Démocrates a rencontré le 22 juin en son domicile, la pasionaria sahraouie, Aminatou Haïdar, et les membres du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme (Codesa).
Ils ont «exhorté le Parlement européen à agir d'urgence pour la levée de l'état de siège militaire et sécuritaire imposé sur le territoire pour permettre aux organisations internationales des droits de l'homme de se rendre dans le territoire et de rencontrer les organisations sahraouies des droits humains et les victimes des graves exactions commises par l'Etat marocain», a rapporté une dépêche de l'agence sahraouie SPS datée du 23 juin 2013 alors que des manifestations pacifiques appelant à l'indépendance du Sahara occidental qui ont éclaté dans plusieurs quartiers de la ville occupée d'El Ayoun, ont été brutalement dispersées samedi par les forces d'occupation marocaines.

http://www.lexpressiondz.com/actualite/176324-bruxelles-passe-le-maroc-a-la-moulinette.htm-
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Autre manière d’apprécier la situation, par d’autres députés de « gauche » du PE, soucieux de plaire au roi du Maroc

«Sahara : Premier succès du Maroc au Parlement européen

25/6/2013  .

C’est la première percée diplomatique du Maroc sur le dossier du Sahara au Parlement européen.

 Bien guidé par le président du Groupe d’amitié UE/Maroc au PE, le  Français Gilles Pargneaux, des eurodéputés de gauche ont visité le Sahara sans rencontrer les détenus pro-Polisario à la prison de Laâyoune.  Grincements de dents chez les amis d’Aminatou Haidar et au Polisario.

Une délégation d’eurodéputés membres du groupe des sociaux-démocrates s’est rendue au Sahara. Pour une fois, les autorités marocaines sont satisfaites de ce déplacement. Et pour cause, les parlementaires ont accordé du temps aux associations unionistes et aux représentants de Rabat. Ils ont eu également des entretiens avec les associations partisanes du Polisario.

Même la visite, hier, qu’ils ont effectuée à la prison de Laâyoune s’est déroulée comme le souhaitait la partie marocaine. Les eurodéputés de gauche ont savamment évité de demander à la direction du centre pénitencier d’auditionner des détenus proches du Polisario. Ce que d’ailleurs, l’association CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara occidental), présidée par Aminatou Haidar, a relevé, dans un communiqué, mais dans des propos très timorés.

Succès du lobby marocain au parlement européen

Le 3 février, le président de la Chambre des conseillers, le Saharaoui Mohamed Cheikh Biadillah, remettait, sur instructions du roi Mohammed VI, au président du Groupe d’amitié UE/Maroc au PE, le Français Gilles Pargneaux, les  insignes de Commandeur du Ouissam Alaouite. Depuis, l’homme s’active à mieux défendre les intérêts du Maroc au PE. Son blog, est l’adresse indiquée pour prendre des nouvelles du Groupe. La visite de cette délégation au Sahara marque la première grande réalisation de cette instance, créée en janvier.

Avant de se rendre au Sahara, les parlementaires européens ont fait, vendredi et samedi une escale à Rabat au cours de laquelle, ils ont eu des entretiens, notamment avec le ministre délégué aux Affaires étrangères, Youssef Amrani, Karim Ghellab et Mohamed Cheikh Biadillah, respectivement président de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers.

Le Maroc renverse la vapeur

En Mars dernier, Rabat expulsait quatre eurodéputés, membres de l’« Intergroupe sur le Sahara occidental » qui s’apprêtaient à se rendre au Sahara. Au lendemain de cette décision, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi annonçait, lors d’un point de presse que, c’est le groupe d’amitié Maroc/UE au PE qui supervisera les prochaines visites des eurodéputés « dans le royaume comprenant les provinces sahariennes », relevant que la composition de futures délégations européennes devraient intégrer les différentes sensibilités et composantes du PE.»

ahara : Premier succès du Maroc au Parlement européen

25 juin 2013  /   No Comments
C’est la première percée diplomatique du Maroc sur le dossier du Sahara au Parlement européen.
 Bien guidé par le président du Groupe d’amitié UE/Maroc au PE, le  Français Gilles Pargneaux, des eurodéputés de gauche ont visité le Sahara sans rencontrer les détenus pro-Polisario à la prison de Laâyoune.  Grincements de dents chez les amis d’Aminatou Haidar et au Polisario.
Une délégation d’eurodéputés membres du groupe des sociaux-démocrates s’est rendue au Sahara. Pour une fois, les autorités marocaines sont satisfaites de ce déplacement. Et pour cause, les parlementaires ont accordé du temps aux associations unionistes et aux représentants de Rabat. Ils ont eu également des entretiens avec les associations partisanes du Polisario.
Même la visite, hier, qu’ils ont effectuée à la prison de Laâyoune s’est déroulée comme le souhaitait la partie marocaine. Les eurodéputés de gauche ont savamment évité de demander à la direction du centre pénitencier d’auditionner des détenus proches du Polisario. Ce que d’ailleurs, l’association CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara occidental), présidée par Aminatou Haidar, a relevé, dans un communiqué, mais dans des propos très timorés.
Succès du lobby marocain au parlement européen
Décoration de Gilles Pargneaux /DRLe 3 février, le président de la Chambre des conseillers, le Saharaoui Mohamed Cheikh Biadillah, remettait, sur instructions du roi Mohammed VI, au président du Groupe d’amitié UE/Maroc au PE, le Français Gilles Pargneaux, les  insignes de Commandeur du Ouissam Alaouite. Depuis, l’homme s’active à mieux défendre les intérêts du Maroc au PE. Son blog, est l’adresse indiquée pour prendre des nouvelles du Groupe. La visite de cette délégation au Sahara marque la première grande réalisation de cette instance, créée en janvier.
Avant de se rendre au Sahara, les parlementaires européens ont fait, vendredi et samedi une escale à Rabat au cours de laquelle, ils ont eu des entretiens, notamment avec le ministre délégué aux Affaires étrangères, Youssef Amrani, Karim Ghellab et Mohamed Cheikh Biadillah, respectivement président de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers.
Le Maroc renverse la vapeur
En Mars dernier, Rabat expulsait quatre eurodéputés, membres de l’« Intergroupe sur le Sahara occidental » qui s’apprêtaient à se rendre au Sahara. Au lendemain de cette décision, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi annonçait, lors d’un point de presse que, c’est le groupe d’amitié Maroc/UE au PE qui supervisera les prochaines visites des eurodéputés « dans le royaume comprenant les provinces sahariennes », relevant que la composition de futures délégations européennes devraient intégrer les différentes sensibilités et composantes du PE.
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Sahara : Premier succès du Maroc au Parlement européen

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 Bien guidé par le président du Groupe d’amitié UE/Maroc au PE, le  Français Gilles Pargneaux, des eurodéputés de gauche ont visité le Sahara sans rencontrer les détenus pro-Polisario à la prison de Laâyoune.  Grincements de dents chez les amis d’Aminatou Haidar et au Polisario.
Une délégation d’eurodéputés membres du groupe des sociaux-démocrates s’est rendue au Sahara. Pour une fois, les autorités marocaines sont satisfaites de ce déplacement. Et pour cause, les parlementaires ont accordé du temps aux associations unionistes et aux représentants de Rabat. Ils ont eu également des entretiens avec les associations partisanes du Polisario.
Même la visite, hier, qu’ils ont effectuée à la prison de Laâyoune s’est déroulée comme le souhaitait la partie marocaine. Les eurodéputés de gauche ont savamment évité de demander à la direction du centre pénitencier d’auditionner des détenus proches du Polisario. Ce que d’ailleurs, l’association CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara occidental), présidée par Aminatou Haidar, a relevé, dans un communiqué, mais dans des propos très timorés.
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C’est la première percée diplomatique du Maroc sur le dossier du Sahara au Parlement européen.
 Bien guidé par le président du Groupe d’amitié UE/Maroc au PE, le  Français Gilles Pargneaux, des eurodéputés de gauche ont visité le Sahara sans rencontrer les détenus pro-Polisario à la prison de Laâyoune.  Grincements de dents chez les amis d’Aminatou Haidar et au Polisario.
Une délégation d’eurodéputés membres du groupe des sociaux-démocrates s’est rendue au Sahara. Pour une fois, les autorités marocaines sont satisfaites de ce déplacement. Et pour cause, les parlementaires ont accordé du temps aux associations unionistes et aux représentants de Rabat. Ils ont eu également des entretiens avec les associations partisanes du Polisario.
Même la visite, hier, qu’ils ont effectuée à la prison de Laâyoune s’est déroulée comme le souhaitait la partie marocaine. Les eurodéputés de gauche ont savamment évité de demander à la direction du centre pénitencier d’auditionner des détenus proches du Polisario. Ce que d’ailleurs, l’association CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara occidental), présidée par Aminatou Haidar, a relevé, dans un communiqué, mais dans des propos très timorés.
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Sahara occidental: perspectives d'avenir, cursus des étudiants sahraouis cassés...

Sahara occidental: perspectives d'avenir


Par Amirouche Mehidi, 24/6/2013

Les données du conflit au Sahara occidental sont des plus simples.
Un régime envahissant un territoire étranger et voulant pérennisant sa présence   et un peuple résistant à ces tentatives.
Ce peuple a résisté en 1975 à l'invasion de son territoire. Il a résisté par les armes entre 1975 et 1991. Il résiste depuis par la voie pacifique.
Cette résistance pacifique d'aujourd'hui est visible par les manifestations des Saharouis à l’intérieur du territoire conquis, contrés par les forces marocaines, et à l’extérieur par un intense travail diplomatique du front POLISARIO.
Le travail diplomatique entrepris par le front POLISARIO a mis en grande difficulté le royaume du Maroc au mois d'avril 2013 lors du renouvellement de la MINURSO. Ce succès du peuple saharaoui, il le doit à sa propre diplomatie.
La résistance du peuple saharoui dans les territoires occupés par le Maroc a permis de rendre visible leur lutte que beaucoup d'observateurs qualifient d'oubliée.
Le royaume du Maroc essaie de présenter le conflit comme un conflit d'influence entre lui et L’Algérie comme si les Saharouis n'existaient pas. (...)
En réalité le royaume du Maroc souhaite que L'Algérie abandonne son soutien aux Saharouis. Par cet abandon il espère désespérer les Saharouis qui rejoindraient le MAROC.
Ce calcul aurait été juste si la présence marocaine au Sahara occidental avait donné des résultats positifs. Or en 38 ans de présence et à cause de sa politique répressive le royaume n'a fait que renforcer le patriotisme sahraoui.
La lutte du peuple saharoui se manifeste fortement dans le territoire occupé par le Maroc depuis 38 ans pulvérisant du coup le rêve marocain.
Comment dans ces conditions parler de conflit avec l'Algérie alors que les Saharouis scolarisés dans les écoles et établissements contrôlés par le Maroc portent les mêmes revendications que leur compatriotes des camps de TINDOUF ?.
Du coup le temps ne travaille plus pour le Maroc. Les revendications saharouies à l'indépendance se feront de plus en fortes dans le temps. Le gouvernement algérien quelle que soit sa nature n'a pas prise sur les événements.
La stratégie du découragement des Sahraouis par l’abandon algérien ne pourra pas se produire. De plus dans leur propre intérêt les Algériens n’abandonneront pas les Sahraouis qui  n'ont pas besoin d'effort pour persuader les Algériens, il suffit d'une déclaration d'un Chabat Hamid disant 'libérer Tindouf ou Béchar' pour remettre la pendule à l'heure.
La seule perspective garantissant la paix est de demander aux Saharouis leur avis sur le devenir de leur pays vis a un référendum d'autodétermination.
Mais comment bastonner un peuple et lui demander après une déclaration d'amour ?
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Par Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'ASPS, 27/6/2013

Une des difficultés des Sahraouis dans le territoire occupé...Perversité de l'Etat marocain



Appelons le Oumar. Il est adhérent de notre association. Il s'est rendu dans les territoires occupés et il vient de rentrer. Il nous explique ce qu'il a vu, entendu et vécu :

L’état marocain laisse étudier les Sahraouis jusqu’en licence. La licence étant inutile sans le master, ils acceptent seulement 1% des dossiers sahraouis pour poursuivre le cursus LMD, creusant ainsi l’injustice entre étudiants sahraouis et étudiants marocains.
Les étudiants sahraouis avaient jusqu’aujourd’hui trouvé la parade : ils partaient poursuivre leur cursus universitaire en Égypte. A présent l’état marocain décrétant que le master obtenu en Égypte n’est pas équivalent à celui obtenu au Maroc cette pratique a été interdite. De plus, après la licence, les étudiants bénéficiaient d’une « bourse de mérite ». Cela a également pris fin.
Après avoir essayé de négocier avec le gouvernement et sans réponse de leur part les étudiants décident d’organiser en septembre un blocus place centrale. C'est une place stratégique. Cela dure environ 3 mois. Puis avec le froid qui arrive ces étudiants décident de monter une tente. Les forces de l’ordre interviennent en matraquant les manifestants. La tente est enlevée. En effet, depuis les événements qui se sont produits lors du camp de GDEIMIZIK, le préfet a interdit (oralement) de monter des tentes .
Il s’ensuit alors une grande marche. Les manifestants récupèrent la place.
Pour l’état marocain, cela ne doit pas durer car, sur cette place, doivent avoir lieu plusieurs festivals, entre autre, le festival de Mouloud, en février. Les manifestants occupent pourtant la place jusqu’en mai. Durant cette période les chefs de tribus tentent désespérément de négocier afin de récupérer leurs droits. Ils finissent par déclarer : « ces gens ne désirent aucune négociation faites ce que vous avez à faire ».
Les jeunes envisagent alors de quitter Assa Zag (Région Guelmim Es Smara, juste au dessus de la frontière avec le Sahara Occidental) pour aller à Almahbes avec leurs tentes et drapeaux à l’endroit où était Christopher Ross il y a deux mois.
Le 1er mai, ils montent une tente sur la place centrale. Les forces de l’ordre sont intervenues dans les 20 min qui ont suivi frappant femmes et jeunes pour les déloger.
S’enchaîne alors une riposte ; les manifestant récupèrent la place .
Le lendemain à 7h les forces de l’ordre interviennent à nouveau en augmentant les effectifs avec plus de 70 véhicules contenant chacun 9 agents. Ce qui provoque une émeute générale. J’étais à cet instant, moi, membre de l’association, présent. Cette émeute se termina dans les alentours de 18h.
Résultat : la place centrale reste occupée par les manifestants.
Malheureusement dans les alentours de 17h30 le jeune Omar Bahiana (18 ans) se fait écraser volontairement par un véhicule des forces de l’ordre marocaines . Ils ont également blessé Ouargziz en lui balançant un morceau de rocher à la tête. Ils sont tous deux dans un état préoccupant.  
Notre association (ASPS) réfléchit à la meilleure façon de les aider tous les deux. Les manifestants sont actuellement toujours sur la place centrale... Mais résisteront-ils encore longtemps ?
En effet avec le ramadan qui approche et la chaleur qui va en augmentant (pouvant atteindre les 50°), ils ne pourront pas subsister bien longtemps.
L’état marocain le sait bien et compte sur ces événements à venir…
Dernière précision, Oumar est Sahraoui !

Les autorités marocaines condamnent le détenu sahraoui Sidi Bouamoud à 4 ans de prison ferme


Agadir (Maroc), 27/6/2013 (APS)- 
Les autorités d'occupation marocaines ont condamné à 4 ans de prison ferme le détenu politique sahraoui Sidi Bouamoud après plus de 7 mois de détention préventive, selon une source du ministère des territoires occupés et des communautés sahraouies établies à l’étranger.

Le prévenu avait rejeté lors de l'audience tous les chefs d'inculpation qui lui avaient été attribués et précisé que sa détention était motivée par ses positions politiques en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, a souligné la même source.

Dès l'annonce du verdict par la chambre criminelle la famille du détenu a organisé un mouvement de protestation pacifique devant sa maison dans la ville de Tan Tan vite réprimé par la police marocaine, a -t- elle ajouté .

Les deux sœurs du détenu ont été blessées lors de ces heurts et transportées à l'hôpital.

Sidi Bouamoud a été arrêté le 9 novembre 2012 dans la ville sus citée suite au mandat d'arrêt lancé contre lui le 1 mars 2008 pour sa participation le 26 février 2008 à un mouvement pacifique organisé à l'occasion de la célébration de l'anniversaire de la fondation de la République arabe sahraouie démocratique.

Nouvelles de la prison d'El Aïoun

A la veille de la visite d’une délégation du Parlement européen les 22 et 23 juin à El Aïoun, 6 prisonniers sahraouis arrêtés à Dakhla et originaires de cette ville, ont été transférés à la prison locale de Dakhla. Ils réclamaient depuis longtemps ce transfert, coïncidence, il leur a été accordé le 18 juin, quelques jours avant que les eurodéputés visitent la prison d’El Aïoun...
 Par contre ils étaient 8 à demander leur transfert et seulement 6 ont été transférés ! Pourquoi ?

Noms des prisonniers transférés d’El Aïoun à Dakhla
Mohamed Manolo, Abdelaziz Barrai, Hammada Jaffar, Omar Mayoub Kazani, Atiq barray, El Ouali Mrabih

La solidarité chez les Sahraouis ... une réalité !

Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 28/6/2013

C'est un des aspects qui peut surprendre lorsqu'on se rend dans les camps de réfugiés ...
Les camps du Sahara sont uniques en ce sens qu'ils sont Buhobeini Yahia entièrement auto-administrés. Les Sahraouis sont sans ressources locales et ils sont approvisionnés par l'aide internationale ; c'est ce que me confirmait le Président de l'organisme chargé de la distribution : le Croissant-Rouge sahraoui.
Lorsque je l'ai rencontré dans les camps de réfugiés, à Rabouni, Buhobeini Yahia me confiait la difficulté de parvenir à permettre un équilibre alimentaires ! C'est une grande difficulté car on constate des carences alimentaires chez les enfants expliquait-il.
Mais même dans ces circonstances difficiles la solidarité prévaut. Même s'il y a peu, ils partagent et la répartition est toujours juste.
Comme tout s'améliore,grâce à la solidarité des associations humanitaires du monde entier, le croissant rouge qui est la coordination de principal organisme humanitaire dans les camps a réussi, en 2010, à organiser 27 points de distribution de nourriture pour près de 125.000 personnes. Ils ont depuis été élargi à 116 points de distribution : un par quartier.

Nous évoquerons plus tard comment les travailleurs humanitaires se tournent, désormais, vers la messagerie électronique (SMS) pour améliorer la fourniture de l'aide alimentaire aux réfugiés !

Maroc - Sahara : Ban Ki Moon et le prince Hicham remettent la surveillance des droits de l'homme sur le tapis

Par
 

Décidément, la question des droits de l’homme au Sahara est de nouveau sous les projecteurs après une accalmie diplomatique. Alors que les Etats-Unis viennent de saluer le plan d'autonomie proposé par le Maroc, Ban Ki Moon soulève à nouveau la nécessité de la surveillance des droits de l'homme.
En visite officielle à Washington, le conseiller du roi Taïeb Fassi Fihri a été reçu hier par le secrétaire générale de l’ONU. Après les encouragements protocolaires, Ban Ki Moon est revenu sur la question des droits de l’homme au Sahara et dans les camps de réfugiés. Il a insisté sur la nécessité de surveillance des droits de l’homme au Sahara et dans les camps de réfugiés sahraouis, indique un communiqué du porte-parole de M. Ban, rapporte l'agence de presse espagnole EFE.
Depuis la crise malienne en effet, le diplomate sud-coréen dit craindre des infiltrations terroristes en terre sahraouie. Pour lui, il est devenu urgent de trouver une solution au conflit. 
Dans son dernier rapport publié en Avril dernier, il préconisait la création d’un mécanisme indépendant chargé de la surveillance des droits de l'homme, étant donné que l'élargissement des prérogatives de la Minurso posait problème au Maroc.
Mais depuis qu’il a émis cette proposition, le sujet a connu de nombreuses péripéties. Alors que le HCR déjà présent au Sahara était pressenti pour la surveillance des droits de l’homme au Sahara, il n’y a eu depuis aucune confirmation. Ban Ki Moon a tout de même appelé Rabat, non seulement à respecter les standards internationaux des droits de l'homme, mais aussi à participer aux efforts visant à instaurer la confiance du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) pour le programme des visites familiales.

Rabat devrait se méfier?
La surveillance des droits de l’homme au Sahara est une question assez épineuse au Maroc. Et ça, toutes les parties concernées de près ou de loin par le conflit vieux de bientôt quarante ans le savent. Pour l’instant, les officiels marocains ne se sont pas exprimés. Taïeb Fassi Fihri ne s’est pas non plus adressé à la presse au sortir de sa rencontre avec le secretaire général de l'ONU.
Il faut cependant dire que dans ce dossier, la position des Etats-Unis, très influents au Conseil de sécurité, reste mitigée. Ils étaient les premiers à déstabiliser Rabat avec leur projet de résolution proposant d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara. Une orientation qui semblait être en faveur du Polisario. Contre toute attente, Washington avait révisé sa position. La n°2 de la diplomatie américaine, Wendy Sherman, a même enfoncé le clou, qualifiant le plan d’autonomie d’« option crédible ».
Toutefois, le Maroc devrait rester sur ses gardes. D’autant que Ban Ki Moon peut désormais compter sur le soutien d’une diplomate influente en matière de droits de l’homme, en la personne de la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Samantha Power.Tous ces paramètres, associés à l'interpellation de Ban Ki Moon à Taïeb Fassi Fihri, pourraient mettre Rabat sous pression.
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Le dossier du Sahara selon le prince Moulay Hicham. 

Cela n’avait échappé à personne. Le vendredi 21 juin, lors de la conférence Human Rights Watch (HRW) sur la torture au Maroc, Moulay Hicham était présent au milieu de l’assistance suivant, sans intervenir, la conférence. Personne n’a pu alors interviewer le prince. Ce n’est que le 26 juin, que le journaliste espagnol Ignacio Cembrero publie sur son blog un article avec le témoignage du prince. 

 Moulay Hicham, fraichement nommé le 20 juin par HRW conseiller pour la supervision des droits de l'Homme dans la région MENA, s’est exprimé sur la question du Sahara. « Pour faire valoir la souveraineté nationale sur les territoires sahraouis, il faudrait respecter les droits de l’homme reconnus internationalement, mais aussi établir une véritable démocratie », avant de conclure, « deux domaines dans lesquels on a des lacunes », rapporte Cembrero. Le cousin de SM le Roi Mohammed VI atteste que la critique des violations des droits de l’homme dans le dossier du Sahara est, pour le peu, sensible. « Le problème est que mes compatriotes, et pas seulement les représentants du gouvernement, estiment que toute discussion ou critique vis-à-vis des abus sur le territoire marocaine, est dirigé contre eux » confie-t-il. « Ils doivent comprendre que les droits de l'homme sont des valeurs universelles applicables à tous et partout ». Voilà qui devrait relancer encore le débat ! (H24 Info)

L’Europe sollicite l'avis des Sahraouis pour une redistribution équitable des ressources de leur région



En visite à Laayoune, une délégation parlementaire européenne a sollicité l'avis  de certaines organisations syndicales sahraouies sur les meilleurs moyens de faire profiter les «saharaouis marginalisés »  de la manne halieutique. Leurs requêtes devraient être intégrées à l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union européenne.
La visite de la délégation européenne intervient après rejet de l'accord de pêche signé entre Rabat et Bruxelles, par la Confédération syndicale des travailleurs sahraouis (CSTS) et la Coordination Gdim Izik pour les Saharaouis marginalisées (CGISM).

Dans un communiqué, les deux organisations ont demandé à la délégation parlementaire européenne d'intensifier ses visites dans les provinces du sud, afin de mesurer l'ampleur de la dégradation des conditions politiques et socio-économiques et de «la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi, de surveillance et de contrôle concernant l'exploitation et la redistribution des ressources naturelles du Sahara ».
Rappelons que l'alliance sociale-démocrate au Parlement de l'Union européenne est à l'initiative de cette action après le renouvellement de l'accord de pêche entre l'Europe et le Maroc. La zone du Sahara a été exclue du champ de l'entente en raison du conflit dont elle fait l’objet

Mission d’Information sur les immigrés âgés: déjà une première mesure !

  • Information sur les immigrés âgés

    Par Alexis Bachelay, mission d'information, 25/6/2013
     Ce mardi 25 juin, le ministère de l’Intérieur (secrétariat général à l’immigration et à l’intégration) vient de publier une circulaire. Celle-ci prévoit la généralisation d’une carte de séjour permanente pour les résidents immigrés âgés de plus de 60 ans.

    A propos du renouvellement de la carte de résident, la circulaire demande en effet aux préfectures de « veill(er) à faire une application généralisée de cette faculté lorsque l’étranger qui sollicite le renouvellement de sa carte de résident est âgé de plus de 60 ans ou lorsque la demande porte sur un second renouvellement de carte de résident. »

    Cette carte de séjour pour les immigrés âgés vient d’une demande de la mission d’information, dont je suis le Rapporteur. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’était d’ailleurs engagé sur ce sujet lors de son audition en mai dernier, par la Mission d’information sur les immigrés âgés.
    Cette carte de séjour permanente aura pour but de simplifier les démarches des immigrés âgés. Il ne sera donc plus nécessaire pour eux de se rendre à la préfecture pour renouveler leur titre de séjour, de manière régulière et contraignante.
    Aujourd’hui, je me félicite de cette annonce qui marque une première étape dans notre mission: celle d’améliorer les conditions de vie des immigrés âgés.
    A titre d’information, la Mission d’information sur les immigrés âgés présentera officiellement son rapport à la presse le 3 juillet à l’Assemblée, en présence de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale. Ce rapport fera des préconisations afin de faire évoluer la situation de ces immigrés âgés. Enfin, le 4 juillet, une réunion publique se tiendra à la Bourse du travail à Gennevilliers afin de présenter notre rapport aux acteurs locaux.

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"On revient de l'enfer", confie une des Femen françaises de retour de Tunisie

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Arrivée des Femen à Orly en France

Les deux Françaises et l'Allemande ont été relâchées et sont arrivées à Orly ce jeudi. / Crédits : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
AfriqueLes trois militantes européennes du groupe féministe Femen, en détention depuis près d'un mois en Tunisie, sont finalement rentrées à Paris ce jeudi. Pauline Hillier, l'une d'entre elles, a raconté les conditions de détention "déplorables".
"On est très fatiguées, on arrivait à bout physiquement et moralement", confie d'emblée Pauline Hillier, l'une des trois Femen européennes emprisonnées un mois en Tunisie pour une action seins nus interviewée sur France Inter jeudi, quelques heures après avoir atterri à Orly (au centre sur la photo ci-dessus). Les trois militantes ont été libérées quelques heures après leur condamnation en appel en Tunisie à une peine de quatre mois et un jour avec sursis. Et les revoilà en France.
"Les conditions de détention étaient épouvantables", ajoute-t-elle. "Je peux vous affirmer qu'on revient de l'enfer", martèle-t-elle avant d'énumérer "les humiliations quotidiennes, les brimades et les conditions hygiéniques déplorables". 
"On a eu peur pour nos vies"
Mais ont-elles eu peur, demande alors la journaliste ? "Dès le départ", confie alors Pauline. "Pendant l'action déjà on a eu peur, c'était une première dans un pays arabo-musulman et on ne savait pas ce qui pouvait se passer", explique-t-elle. "Lorsqu'on a été arrêtées (le 29 mai), on s'est retrouvées dans une pièce sans caméra où on s'est fait frapper avant d'être menottées et trimballées dans un camion", raconte-t-elle. Là, elles découvrent une prison avec du "sang sur le sol" et des "hommes avec des cicatrices sur le visage". "On a eu peur pour nos vies", raconte avec émotion Pauline.
Lors de l'audience d'appel mercredi, elles avaient pour la première fois exprimé des regrets pour leur action en soutien à leur camarade Amina Sbouï. "Nous n'avons pas formulé d'excuses, nous avons formulé des regrets selon les conseils de notre ambassade. C'était la dernière  carte à jouer pour sortir plus tôt", précise Pauline qui conclut : "Nous n'avions pas vocation à devenir martyr".

Crédits : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Merci les Femen libérées des geôles de Tunisie: Marguerite, Pauline, Joséphine. Deux Françaises et une Allemande. Elles ont dressé un abominable procès des goulags de nos contrées (à l'instar d'autres États voyous comme le Maroc). Comme les prisons se ressemblent par la violence et les violations des droits humains! Et vous êtes venus le rappeler au monde civilisé qui soutient les barbares.
Je m'incline devant votre courage. Et si vous aviez émis des regrets devant leur tribunal, pour sortir de cette criminelle humiliation, tout l'honneur vous est acquis, haut la main! Dans ces conditions lamentable d'emprisonnement, Amina doit être soutenue coûte que coûte, par la conscience vive de tous les pays.
 Weld 15 le rappeur tunisien doit être libéré ici et maintenant et sans conditions.

Marine Le Pen tombe le masque sur la société qu'elle imposera si elle est élue

Ce matin, sur France Inter, après 30 mns de dédiabolisation, à 2 mns de la fin, à cette question précise d'un auditeur étranger : "je travaille depuis 20 ans en France où j'ai cotisé et payé mes impôts, si mon entreprise ferme, que je suis licencié que ferez-vous de moi", Marine Le Pen tombe le masque.

Après une tentative d'esquive, elle répond : vous aurez 6 mois de chômage pour retrouver du travail (car on n'est pas violent comme aux États Unis) puis, si vous ne pouvez pas subvenir à vos besoins vous serez expulsé. On ne peut plus clair, cet homme aura cotisé 20 ans pour le chômage pour se voir refuser toute indemnité au bout de 6 mois. Pire, pendant 20 ans il aura bien participé à l'économie de la France par son travail et ses impôts, pour être jeté hors du pays où il a sa vie, peut être son logement et toute sa famille. Comme toute reconnaissance, une condamnation à l'expulsion comme un délinquant.

C'est maintenant évident, si le FN gagne les élections, sous Marine le Pen, les droits de l'homme n'existeront plus, il n'existera que le droit du sang, au nom de la "préférence nationale", il ne restera qu'INHUMANITÉ. Cette barbarie ne se fera même pas au bénéfice des Français. Marine Le Pen prétend que ça sauvegardera l'emploi des "Français de souche". Au contraire, ça sera seulement des cadeaux aux employeurs, qui trouverons de bons esclaves, prêts à prendre n'importe quel emploi, à n'importe quel prix, pour ne pas être obligés de tout abandonner. Ca fera dégringoler les salaires de tous, y compris pour les "Français", et la concurence pour les emplois interdira toutes revendications sur les conditions de travail.

Résultats : esclavage assuré pour tous, fin de toute intégration possible, montée des antagonismes des 2 cotés. Nul ne peut savoir où le cercle vicieux, révolte violente puis en réponse de plus en plus de répression policière, finirait.
Est-ce vraiment cette société que les électeurs du FN choississent ?

 http://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/260613/marine-le-pen-tombe-le-masque-sur-la-societe-quelle-imposera-si-elle-est-elue