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lundi 24 juin 2013

La Fête de l'Huma s'annonce...mais pourquoi Debbouze en tête d'affiche ?





La Fête de l'Humanité 2013 va être une nouvelle fois cette alchimie unique de convivialité, de confrontation d’idées, de culture, de politique, de musique. Pour un tarif que nous essayons de contenir afin de le rendre accessible au plus grand nombre, la Fête de l’Humanité proposera cette année une très belle affiche de concerts et de spectacles pour des publics larges et divers...

Lire la présentation de la Fête de l'Humanité 2013, par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité :  Dans quatre-vingt-dix jours va s’ouvrir la Fête de l’Humanité, les 13, 14 et 15 septembre prochain. Il y a un an, c’est avec beaucoup d’espoirs en l’avenir que les centaines de milliers de visiteurs parcouraient, joyeux et confiants, les allées du parc de La Courneuve. Ce ne sera pas le cas cette année.
La déception, les doutes, parfois même la colère ont pris le pas sur la confiance. Comment pourrait-il en être autrement quand la récession touche tout le continent et que les politiques d’austérité, présentées comme des remèdes par les responsables de la crise, s’avèrent pires que les maux qu’elles prétendent guérir ? Seule l’exigence d’un changement de cap, suffisamment partagée par le monde du travail et de la création, peut ramener cet indispensable besoin d’espoir qui donne aux peuples la force de s’unir pour déplacer des montagnes.
Pas un espoir rêvé, inaccessible, éloigné des réalités. Non. Un espoir raisonné, tout entier fondé sur la conviction qu’en privilégiant l’humain, ici comme en Europe et dans le monde, ensemble, nous trouverons les chemins de sortie d’une crise qui puise son origine précisément dans cette froide inhumanité d’une finance qui asservit tout, à l’exception de la poignée d’oligarques qui s’en repaissent.
Tout naturellement, je vous propose donc que l’exigence d’un changement de cap à gauche soit le fil rouge qui parcourt toute la préparation et la tenue de la populaire Fête de l’Humanité 2013. Lire le texte complet
 http://www.humanite.fr/monde/fete-de-lhumanite-2013-cest-parti-543814
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 Je croyais que c'était aussi la fête de la démocratie. J'ai lu la suite et je n'ai pas trouvé le mot "démocratie"... Est-ce pour ne pas froisser la tête d'affiche Jamel Debbouze, surnommé "le bouffon du roi" par les militants de droits de l'Homme marocains ? Cet admirateur du despote royal, ce faire-valoir de la monarchie chérifienne, toujours prêt à baiser la main de son cher roi en signe d'allégeance ?
" toute la gauche, l’écologie et les progressistes" qui se veut " le barrage le plus efficace pour endiguer la résistible ascension d’une extrême droite " va donc "rire en fraternité populaire" et applaudir cet adulateur du despote ? 

 " la Fête débattra des solidarités indispensables à construire avec les peuples et la jeunesse latino-américaine, avec ceux des pays arabes qui cherchent les voix de la justice, de la liberté et de l’émancipation humaine"
 Et la jeunesse marocaine emprisonnée dans les geôles de l'idole de Debbouze pour avoir osé demander la justice, le dignité, la démocratie ?

Amis défenseurs des prisonniers politiques du M20F, protestez ! 
( newsletterhumanite@humanite.fr )

NDLR Solidmar 
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        Par Mustapha Adib, fb

Jamal Debbouze: Un déshonneur marocain...
Outre l'expression flagrante de sa schizophrénie quand il se comporte différemment avec ses chefs d'Etats Français et Marocain, il est devenu le symbole même de l'arrivisme et de la bassesse au Maroc, et des Français d'origine marocaine.
Il ironise des Chefs d'états français en toute impunité, et lèche les babouches du roitelet dictateur au Maroc.
Vive Touzani et Gad El El MAleh, pour le moment !


CCFD / Pour les pays du sud les paradis fiscaux sont des cimetières

crédit : Godong
Indignez-vous !
Soutenez notre action pour mettre fin au scandale des paradis fiscaux qui privent, ici et là-bas, les peuples de leur avenir !

Soutenez notre action pour lutter contre ce fléau !
Depuis les aveux de Jérôme Cahuzac, la France entière ouvre les yeux sur le scandale de l’évasion fiscale. Pour la France, les paradis fiscaux, c’est le prix de l’austérité, des services au rabais, d’un avenir morose.
Mais pour les pays du Sud, les paradis fiscaux, ce sont des cimetières !
Chaque année, 125 milliards d’euros de recettes fiscales échappent aux caisses des pays pauvres. 125 milliards disparaissent quand 30 milliards par an permettraient d’éradiquer la faim dans le monde !
Nous n’acceptons plus que près d’un milliard d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent de la faim quand l’argent qui pourrait les sauver s’envole vers les paradis fiscaux !
©CCFD-Terre Solidaire               
   

Maroc / Sahara occidental : Aveux contestés, procès contestables


 
 Le HRW appelle les juges marocains à écarter les aveux obtenus sous la torture
 Par Ibrahim bouhadjela, newsring, 21/6/2013

Je suis rarement coutumier du fait, mais je me permet un copié-collé d'un article tiré du quotidien "l'humanité". Je précise que ce journal ne bénéficie d'aucun financement de la part du gouvernement algérien, au cas ou nos chers contradicteurs viendraient à se questionner.
Les tribunaux marocains doivent cesser de prononcer des condamnations sur la base d'aveux obtenus sous la contrainte, a estimé vendredi Human Rights Watch (HRW) dans un rapport, ajoutant que l'absence de remise en cause de telles pratiques encourageait le recours à la torture.
Dans ce document de 100 pages "Tu signes ici, c’est tout : Procès injustes au Maroc fondés sur des aveux à la police" présenté ce vendredi à Rabat l'ONG de défense des droits de l'Homme basée à New York affirme que "bien que le droit international interdise la torture et que le Maroc reconnaisse cette interdiction, la torture et les abus contre les suspects restent un grave problème dans ce pays". Selon HRW, "la réforme de la justice planifiée par le (Maroc) doit prévoir de meilleures protections pour veiller à ce que les tribunaux écartent des preuves utilisables toute déclaration faite aux policiers sous la torture".
Dans le sillage du Printemps arabe, le Maroc a fait adopter en 2011 une Constitution qui tend "à renforcer l'indépendance de la justice et les droits des accusés, ainsi qu'à interdire la torture et la détention arbitraire", est-il souligné. Mais pour Sarah Leah Whitson, directrice Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW, "c'est seulement lorsque les juges auront la volonté, les compétences et le courage de le faire --et d'écarter les aveux douteux-- que nous pourrons dire que la réforme de la justice est vraiment en cours". "Une fois que les policiers marocains ont votre déclaration en main, ce n’est pas pour vous le commencement d’un procès impartial qui cherche à découvrir la vérité", a déclaré Sarah Leah Whitson, "vous êtes à bord d’un train qui fonce vers le verdict de culpabilité."

Témoignages accablants
Le rapport étudie en détail cinq procès qui ont eu lieu entre 2009 et 2013 et qui ont concerné en tout 77 personnes – notamment des manifestants réclamant des réformes, des activistes du Sahara occidental et des personnes accusées de complot terroriste. Il évoque ainsi le cas des 25 Sahraouis récemment condamnés par une cour militaire à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité pour le meurtre de 11 membres des forces de l'ordre en 2010 à Gdim Izik, et appelle à nouveau à mettre fin au jugement de civils devant une telle juridiction.
Plusieurs accusés ont décrit à Human Rights Watch comment ils avaient été frappés, bourrés de coups de pieds, giflés et menacés par la police pendant leur interrogatoire, et comment ils avaient été forcés à signer des déclarations qu’on ne leur laissait pas lire et qu’ils ont plus tard récusées au tribunal. D’autres, qui avaient pu lire et signer leurs déclarations, ont déclaré que les autorités les avaient trafiquées par la suite pour les impliquer dans des crimes. La loi marocaine donne le droit de contacter un avocat lors de la garde à vue. Mais dans la grande majorité des cas étudiés par l'ONG, les accusés n’ont pas eu accès à un avocat, que ce soit avant ou pendant leur interrogatoire, ou bien lorsque la police leur a présenté leur déclaration à signer.
En septembre dernier, le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Juan Mendez, qui venait d'effectuer une visite dans le royaume, avait déclaré que le Maroc développait "une culture de respect des droits de l'Homme". "Mais le pays est loin de pouvoir affirmer qu'il a éliminé la torture", avait-il ajouté.
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Aveux contestés
Il ne pourra y avoir de procès équitables que lorsque les tribunaux écarteront toute déclaration arrachée par la torture ou les abus

21 juin 2013


  • Mesures que le Maroc devrait adopter
    S'assurer que les fonctionnaires de police soient amenés à rendre des compte lorsqu'il est établi qu'ils ont eu recours à la torture ou à de mauvais traitements à l'encontre de détenus pour obtenir des aveux
    S'assurer qu'aucune déclaration extorquée par la violence et la coercition ne soit admise comme élément à charge par le tribunal
    Mesures que devraient prendre les autres gouvernements et les institutions qui fournissent une aide au Maroc
    Offrir une formation aux juges et aux médecins légistes marocains en enquêtes et évaluation des allégations de torture ou de mauvais traitement
« Une fois que les policiers marocains ont votre déclaration en main, ce n’est pas pour vous le commencement d’un procès impartial qui cherche à découvrir la vérité. Vous êtes à bord d’un train qui fonce vers le verdict de culpabilité. »
Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord
(Rabat) –Les tribunaux marocains condamnent certains accusés en se fondant sur des aveux qui selon ces derniers ont été obtenus sous la torture ou falsifiés par la police, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. La réforme de la justice planifiée par le pays doit prévoir de meilleures protections pour veiller à ce que les tribunaux écartent des preuves utilisables toute déclaration faite aux policiers sous la torture ou les mauvais traitements.
Le rapport de 100 pages, « ‘Tu signes ici, c’est tout’ : Procès injustes au Maroc fondés sur des aveux à la police », étudie en détail cinq procès qui ont eu lieu entre 2009 et 2013 et qui ont concerné en tout 77 personnes – notamment des manifestants réclamant des réformes, des activistes du Sahara occidental et des personnes accusées de complot terroriste. Human Rights Watch a découvert que dans les affaires étudiées, les juges avaient manqué d’examiner sérieusement les affirmations des accusés selon lesquelles leurs aveux avaient été obtenus par des moyens illégaux avant d’être utilisés comme le fondement principal pour les condamner, voire le seul. Ce manquement des tribunaux encourage de fait les policiers à utiliser la torture, les mauvais traitements et les faux pour obtenir des déclarations, a déclaré Human Rights Watch.
« Une fois que les policiers marocains ont votre déclaration en main, ce n’est pas pour vous le commencement d’un procès impartial qui cherche à découvrir la vérité », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Vous êtes à bord d’un train qui fonce vers le verdict de culpabilité. »
La loi marocaine pénalise la torture et interdit aux tribunaux d’utiliser toute déclaration qui aurait été obtenue par « la violence ou la contrainte ».
 Pourtant, dans les cinq procès étudiés par Human Rights Watch, les tribunaux n’ont pas examiné consciencieusement les allégations d’abus policiers émises par les accusés avant d’accepter leurs aveux comme preuve à charge principale. Les tribunaux ont condamné 76 des 77 accusés, dont 38 sont toujours en prison.    
Human Rights Watch a observé le déroulement des procès, étudié des documents officiels des tribunaux, s’est entretenue avec des avocats de la défense et a inclus dans le rapport quantité d’informations reçues de la part des autorités marocaines.
Plusieurs accusés ont décrit à Human Rights Watch comment ils avaient été frappés, bourrés de coups de pieds, giflés et menacés par la police pendant leur interrogatoire, et comment ils avaient été forcés à signer des déclarations qu’on ne leur laissait pas lire et qu’ils ont plus tard récusées au tribunal. D’autres, qui avaient pu lire et signer leurs déclarations, ont déclaré que les autorités les avaient trafiquées par la suite pour les impliquer dans des crimes.
La loi marocaine donne le droit de contacter un avocat lors de la garde à vue. Mais dans la grande majorité des cas étudiés par Human Rights Watch, les accusés n’ont pas eu accès à un avocat, que ce soit avant ou pendant leur interrogatoire, ou bien lorsque la police leur a présenté leur déclaration à signer.
Lorsque les accusés ont plus tard parlé des violences physiques au juge d’instruction ou au juge siégeant au tribunal, les magistrats n’ont pas ouvert d’enquête et parfois même ont rejeté ces allégations en disant qu’ils ne voyaient aucune trace sur le corps de l’accusé ou qu’il aurait dû émettre ces allégations avant. Dans une affaire où le procureur a tout de même ordonné un examen médical des accusés, toutes les preuves indiquent que cet examen a été superficiel et bien en-deçà de ce qu’exigent les normes internationales.
Les juges marocains devraient éplucher les procès-verbaux de police de façon plus déterminée lorsque les accusés les récusent, et convoquer tous les témoins pertinents à cet égard, notamment, si cela s’avère utile, les agents de police qui ont préparé les déclarations qui incriminent les accusés. Un examen plus approfondi des procès-verbaux seraient aussi, pour les policiers, le signal qu’ils doivent recueillir des preuves par des moyens légaux et non par la torture, a déclaré Human Rights Watch.
En août 2009, le roi Mohammed VI a annoncé un effort d’envergure visant à refondre la justice. La constitution de 2011 comprend un certain nombre d’articles conçus de façon à renforcer l’indépendance judiciaire et les droits des accusés, ainsi qu’à interdire la torture et la détention arbitraire. Depuis 2012, une Haute instance du dialogue national sur la réforme de la justice a été chargée par le roi de rédiger une charte de réforme de la justice, dont la publication est prévue pour les semaines à venir.
« Il n’est pas toujours facile de déterminer la vérité lorsqu’un accusé clame que la police l’a forcé à signer de faux aveux », a déclaré Sarah Leah Whitson. « Mais c’est seulement lorsque les juges auront la volonté, les compétences et le courage de le faire – et d’écarter les aveux douteux – que nous pourrons dire que la réforme de la justice est vraiment en cours. »   
Human Rights Watch a étudié les condamnations prononcées en février 2013 contre 25 Sahraouis pour agression contre les forces de sécurité qui démantelaient un campement de protestation à Gdeim Izik, au Sahara occidental; contre 6 membres du mouvement social protestataire du 20-Février, en septembre 2012, en lien avec une manifestation à Casablanca; contre 2 syndicalistes et 8 jeunes gens en juin 2011, en lien avec une manifestation à Bouarfa; contre un boxeur trop audacieux en septembre 2010, sur la base d’accusations de fraude suspectes; et contre 35 hommes en juillet 2009, accusés de faire partie d’un complot terroriste connu sous le nom d’« affaire Belliraj ».      
Le boxeur, Zakaria Moumni, a décrit comment les policiers lui avaient présenté ses déclarations après l’avoir passé à tabac pendant ses trois jours de détention au secret :

Ils ont mis les papiers en face de moi, mais ils cachaient le haut de la page. J’ai dit que je voulais lire ce que j’étais en train de signer. Ils ont répondu : « Tu signes ici, c’est tout, tu récupéreras tes affaires et tu pourras t’en aller. » Quand j’ai insisté pour lire, ils m’ont remis le bandeau sur les yeux, m’ont écrasé les pieds et m’ont menacé de me renvoyer là où j’étais avant… A ce moment-là j’ai signé beaucoup de choses sans même savoir ce que c’était.
Les policiers ont alors amené Moumni au tribunal, où il a été jugé le même jour pour des accusations de fraude très contestables. Moumni a déclaré plus tard à Human Rights Watch qu’il avait montré au juge des bleus et des coupures sur ses tibias en lui expliquant que ses interrogateurs l’avaient frappé avec des tiges de fer. Le juge n’a pas réagi, d’après Moumni. Condamné à trois ans de prison, ce n’est que plus tard que Moumni a découvert que les documents qu’il avait signés comprenaient des aveux complets et une renonciation à son droit d’être représenté par un avocat pendant le procès.
Les autorités marocaines devraient prendre les mesures suivantes pour garantir des procès plus équitables et combattre la torture et les mauvais traitements:
  • Garantir que toute personne placée en garde à vue soit informée immédiatement de son droit aux services d’un avocat, notamment à recevoir rapidement la visite d’un avocat;
  • Veiller à ce que le tribunal donne réellement aux accusés l’occasion de lire leur procès-verbal de police, de récuser toute inexactitude éventuelle, et d’émettre à tout moment de l’instruction ou du procès des allégations de mauvais traitement ou de torture en garde à vue;
  • Garantir que les tribunaux examinent toute allégation de torture faite par les accusés, que si elles sont crédibles, ils rejettent comme preuve toute déclaration faite sous la torture, comme l’exige la loi marocaine, et qu’ils renvoient l’accusation de torture, qui est un crime, devant le ministère public;
  • Réviser l’article 290 du Code de procédure pénale, qui donne aux procès-verbaux préparés par la police une crédibilité inhérente dans les affaires impliquant des infractions passibles de peines de prison de moins de cinq ans. Cette loi place la charge de la preuve sur l’accusé, qui doit démontrer que la déclaration préparée par la police est fausse; la loi devrait être révisée pour qu’un procès-verbal de police soit traité de la même façon que toute autre preuve, sans préjuger de sa crédibilité.          
Les autorités marocaines devraient en outre libérer les 21 accusés de l’affaire de Gdeim Izik et les 17 de l’affaire Belliraj qui sont actuellement en prison, ou bien leur accorder un nouveau procès qui soit équitable. En ce qui concerne les accusés de Gdeim Izik, tout nouveau procès devrait se tenir devant un tribunal civil, à la place du tribunal militaire qui les a condamnés la première fois. S’ils sont rejugés, les tribunaux devraient étudier les allégations de torture des accusés, que les traces physiques des possibles actes de torture soient visibles ou pas, et veiller à ce qu’aucune déclaration obtenue par la violence ou sous la contrainte ne soit admise comme preuve.    

Des disparus sahraouis ensevelis dans des fosses communes


Le président de l'association des familles de détenus et de disparus sahraouis (AFAPREDESA), Abdesslam Omar, a fait part lundi, de l’existence  des fosses communes dans les territoires occupés dont une renferme les restes de 60 personnes.

Lors d’une conférence à l’occasion de la journée nationale du disparu sahraoui, le responsable a appelé les Nations unies à intervenir pour que les victimes et leurs ayant droit exercent pleinement leur droit à la vérité, à la justice et à la réparation, conformément aux normes internationales en vigueur.
L'association présentera sous peu, selon son président, un rapport aux nations unies, portant sur les violations des droits de l'homme perpétrées par les autorités marocaines, soulignant que selon les statistiques de son organisme plus de 500 Sahraouis sont toujours portés disparus suite à leur enlèvement dans différentes localités des territoires occupés.
 Face aux pressions exercées par l'association des familles des disparus avec l'appui de plusieurs organisations internationales dont une organisation des droits de l'homme espagnole, les autorités marocaines ont libéré 322 sahraouis séquestrés dans leurs centres secrets en juin 1991, a-t-il dit.
D’autre part, en 1999  et suite à l'intervention de l'ex envoyé du secrétaire général des nations unies pour le Sahara occidental, James Baker, les autorités marocaines ont donné une réponse aux listes des disparus reconnaissant le décès de 43 disparus et alléguant que les disparus seraient établis dans les camps des réfugiés, en Mauritanie ou en Espagne, a encore ajouté M. Abdesslam.
Devant cette calomnie l’Afapredesa a poursuivi sa pression pour que la lumière soit faite sur le sort de tous les disparus sahraouis, ce qui a amené le Maroc à travers son Conseil consultatif des droits de l’Homme à reconnaitre que 640 Sahraouis ont été enlevées dont 350 seraient morts dans les centres marocains de détention sécrète.
 14 enfants comptent parmi les personnes mortes selon le  rapport marocain du Conseil consultatif des droits de l’Homme, publié en 2010, a-t-il rappelé.
 La plupart des personnes décédées étaient détenues dans les geôles marocaines dans des conditions inhumaines dont au moins treize on été exécutés, selon le même rapport, a indiqué le responsable sahraoui.(SPS)
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  • Découverte d’une nouvelle fosse commune au Sahara Occidental

    Voici une nouvelle bien triste, mais peu surprenante. En effet une nouvelle fosse commune vient d'être découverte ces derniers jours dans les territoires occupés par l'association des familles de détenus et de disparus Sahraouis. Celle-ci renfermait plusieurs dizaines de personnes. Je vous laisse le soin de faire les recherches des articles qui ne manquent pas sur la toile.
    Dans ce genre de conflit, l'histoire ressurgi tôt ou tard et vient révéler certaines vérités, totalement reniées ou occultées par tous les contradicteurs qui soutiennent la colonisation. Cette macabre découverte constitue une preuve irréfutable de la culpabilité de l'autorité marocaine dans ce conflit et justifie sa posture colonialiste.
    L'ONU ne peut rester silencieuse et doit prendre ses responsabilités.  Elle doit condamner ces actes barbares que l'on peut assimiler à des crimes contre l'humanité. La lumière doit être faite et les instances onusiennes doivent se saisir de la question pour que justice soit rendue.
     

Mustapha Salma hospitalisé à Nouakchott


Le militant sahraoui unioniste Mustapha Salma a été hospitalisé mardi soir suite à une grève de la faim qu'il mène depuis près d'un mois à Nouakchott, en Mauritanie. Il exige de pouvoir réintégrer les camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie, où se trouvent encore sa femme et ses quatre enfants.
En septembre 2010, à son retour d'un séjour au Maroc durant lequel il a annoncé son soutien au plan marocain d'autonomie, Mustapha Salma, ancien patron de la sécurité des camps de Tindouf, a été arrêté par la direction du Polisario et accusé d'espionnage au profit de Rabat. Détenu au secret pendant plusieurs jours, il a finalement été relâché sous la pression internationale et expulsé vers la Mauritanie, où il se trouve toujours actuellement sous la supervision du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR).
Malgré son ralliement à la cause marocaine, Mustapha Salma refuse de s'installer avec les siens à Smara, d'où il est originaire et où vit toujours son père. Le Polisario de son côté le qualifie de «traitre» et refuse de le laisser revenir dans les camps de réfugiés de Tindouf. Une impasse qui dure depuis plus de deux ans maintenant.

 http://fr.lakome.com/index.php/breves/966-mustapha-salma-hospitalise-a-nouakchotthttp://fr.lakome.com/index.php/breves/966-mustapha-salma-hospitalise-a-nouakchott

Laurent Fabius, a répondu au député communiste Alain Bocquet au sujet des détenus politiques au Maroc et surtout des grévistes de la faim


Par Moha OUKZIZ pour le Comité de Soutien en France aux Détenus Politiques au Maroc, 17/6/2012

Mesdames, Messieurs,
Le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a répondu au député communiste Alain Bocquet au sujet des détenus politiques au Maroc et surtout des grévistes de la faim. 
  Monsieur le ministre reprend  dans sa réponse des informations des instances officielles du régime du Maroc. Je vous informe que les entrées et sorties des bagnes du régime sont une banalité du quotidien des militants syndicaux et politiques. Je vous informe aussi que les étudiants militants de l'UNEM à Meknes, sont en grève de la faim depuis plus de trois mois. Trois d'entre eux ont été  transférés récemment à l'Hôpital à Meknes. Leur état de santé est très grave. Leur vie est en danger. 
Ils agonisent, contrairement aux déclarations du ministre. Bien sûr, ils sont stables comme des cadavres sur leur lit de fortune, menottés, alors qu'ils sont incapables de bouger.  Les services consulaires français au Maroc sont bien informés de la situation des droits de l'Homme bafoués au quotidien au Maroc. La république française, à travers la lettre de monsieur le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, soutient le régime du  Maroc et fait la démonstration encore une fois que les intérêts des deux états  sont à l'opposé de ceux qui luttent pour un Maroc meilleur indépendant, un Maroc où le peuple marocain dispose de lui même. Que ces militants agonisent dans les prisons du Maroc, que les libertés soient bafouées, que la misère s'étende dans les larges couches populaires, et que les richesses du pays le Maroc soient bradées, tout cela n'a pas suffi à notre cher ministre des affaires étrangères pour le convaincre d'user de son pouvoir et de ses compétences pour participer à la libération des prisonniers politiques au Maroc.
 La démocratie dont parle Monsieur le ministre, a les odeurs de torture ,de violence, d'emprisonnement et de mort des citoyens et militants  sous le régime ami de la république. Cette réalité qui crève les yeux ( présence des détenus politiques au Maroc)  est même ignorée et niée par les autorités marocaines.
Le seul point positif dans cette lettre est que la question des détenus politiques au Maroc est portée au haut rang de la république française.
Je remercie monsieur le député d'avoir répondu à nos sollicitations et exprimé son soutien aux détenus politiques.
Le Comité de Soutien continue son travail de solidarité avec les détenus politiques au Maroc et demande leur libération.

Un sit-in des Sahraouis «sauvagement réprimé»

Un sit-in des Sahraouis «sauvagement réprimé»

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El Watan, 17/6/2013

Un sit-in pacifique organisé hier par la résistance pacifique sahraouie à El Ayoun occupée a été «sauvagement réprimé» par les forces d’occupation marocaines, a rapporté hier l’agence de presse sahraouie (SPS).

La manifestation, organisée en marge de la conférence internationale de soutien à la résistance pacifique de la femme sahraouie, avait pour but d’exprimer «le rejet de l’occupation marocaine du Sahara occidental, réclamer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis» détenus dans les prisons marocaines, y compris le groupe de Gdeim Izik, précise SPS.
«Les forces marocaines ont sauvagement dispersé la manifestation, faisant plusieurs victimes», précise la même source. L’agence sahraouie rappelle, en outre, que la ville d’El Ayoun est soumise à «un état de siège militaire et sécuritaire» imposé par «les forces et différents services militaires marocains» afin d’empêcher d’éventuelles manifestations réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

http://www.elwatan.com//international/un-sit-in-des-sahraouis-sauvagement-reprime-
17-06-2013-217730_112.php
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Sahara Occidental: les protestations des Sahraouis sont légitimes face à la répression




Quel autre peuple dans le monde a ce courage de résister PACIFIQUEMENT aussi longtemps ?
Depuis ces dizaines d'années de contestation à la colonisation, on commence à redouter le pire... mettez vous à la place des jeunes Sahraouis qui n'ont jamais pu se rendre dans LEUR pays et qui vivent -tant bien que mal- dans les camps à proximité de Tindouf !
Dés lors, comment s'étonner que, de l'autre côté du "mur de la honte", dans les territoires occupés, il y ait des mouvements de protestation comme ce fut le cas lors de l'installation des milliers de personnes à Gdeim Izik?
Pendant 28 jours, ces milliers de Sahraouis hommes, femmes et enfants ont établi leur camp dans le désert, à quelques kilomètres, en dehors de leur capitale, Layyoune, en signe de protestation contre trois décennies d'occupation du Maroc. Quel a été l'aboutissement de ces revendications? Y a-t-il eu une écoute? des négociations ? ou simplement des discussions?
RIEN que le bâton! Les gaz et le canon à eau! Les tentes détruites! La population chassée et leurs affaires détruites!
Voilà ce qui s'est passé lors de la première, aujourd'hui oublié, étincelle du Printemps arabe!
S'en est suivi un procès militaire ... oui, oui, militaire! Même les partisans du royaume se sont interrogés sur les raisons de ce tribunal militaire?
On nous répond que le roi a proposé un "plan d'autonomie" ... Non, il en a parlé mais il n'a pas proposé aux Sahraouis de donner leur avis sur cette possibilité . 
Il voudrait l'imposer? On ne le croit pas susceptible d'obliger le peuple du Sahara Occidental à accepter. Sinon, on appellerait ça de la dictature! 
Nous espérons tous que la paix se poursuivra dans les territoires. Jusqu'à quand?