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lundi 1 avril 2013

Titres complétés des articles publiés sur solidmar du 24 mars au 31 mars 2013


Une bonne nouvelle: Mouad Lhaqed le rappeur et Younes le poète, en fin de peine, sont libres !
La présence de Christopher Ross, représentant de l’ONU au Sahara Occidental, ne freine pas la violence de la répression dont les femmes sahraouies sont les principales victimes...
Deux lettres ouvertes à François Hollande : par Mustapha Adib sur la situation au Maroc, par Claude Mangin, sur la situation des prisonniers sahraouis
 
 
 Point hebdomadaire double (n°16 et 17) sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc

Imider : La marche du défi & de la persévérance !


  • La marche du Défi & de la pérsévérance organisé Aujourd'hui 31 mars 2013 par les habitants de la commune rurale d'IMIDER province Tinghir.

مسيرة التحدي و الصمود التي نظمتها ساكنة جماعة إميضر اليوم 31 مارس 2013، موازاة مع الإعتصام المفتوح الذي يخوضونه منذ غشت 2011،
المسيرة جائت للتاكيد على الصمود و مواصلة النضال السلمي حتى تحقيق الحقوق الإقتصادية و الإجتماعية، وكذا رفضا لكافة الحلول الترقيعية و محاولات الإلتفاف و الركوب علي نضالات الساكنة.

إميضر: الشعب الصامد الذي لا ييأس رغم القمع و السجون
... تحية نضالية للجميع

http://www.facebook.com/Amussu.96Imider

    La marche du défi & de la persévérance organisée aujourd'hui 31 mars 2013 par les habitants de la commune rurale d'IMIDER province Tinghir.

    مسيرة التحدي و الصمود التي نظمتها ساكنة جماعة إميضر اليوم 31 مارس 2013، موازاة مع الإعتصام المفتوح الذي يخوضونه منذ غشت 2011،
    المسيرة جائت للتاكيد على الصمود و مواصلة النضال السلمي حتى تحقيق الحقوق الإقتصادية و الإجتماعية، وكذا رفضا لكافة الحلول الترقيعية و محاولات الإلتفاف و الركوب علي نضالات الساكنة.

    إميضر: الشعب الصامد الذي لا ييأس رغم القمع و السجون
    ... تحية نضالية للجميع

    http://www.facebook.com/Amussu.96Imider


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    Par Ziad Baroud Baroud, 2/4/2013 6
    Mouvement : sur la voie de 96 – Imider
    Compte-rendu de manifestation du 31 mars 2013

    La population de la commune d'Imider   affirme maintenir la lutte pacifique de dignité qui se prolonge depuis plus de 20 mois au sommet du mont "Albban", tandis que les tentatives d’approches, de contournement des droits des habitants et d'autres manœuvres entreprises par la société minière connaissent un échec total.
    Ce jour, après l'appel du mouvement sur la voie de 96 - Imider - les habitants de la commune (femmes, hommes, enfants, jeunes et vieux) affluèrent des villages dispersés autour de la mine d'argent en vue de participer à la marche « Du défi et de persévérance », La marche se dirigeait jusqu'au lieu du sit-in en passant par la route nationale 10 dans un ordre impeccable, en dépit de la chaleur qui a marqué ce jour.

    Durant la marche…
    Un agent dépendant des autorités manifestait des actes de pression et de harcèlement envers les touristes de passage qui prenaient des photos ou tentaient de s'informent sur l'événement, visant ainsi une fois de plus à isoler le mouvement et les manifestants. Des patrouilles de gendarmes traversèrent les villages de la commune pour semer la terreur. Une voiture appartenant à la gendarmerie royale et qui était censé veiller au bon déroulement de la marche, filmait les activistes.
    Après un repas collectif, préparé par des femmes résistantes, les manifestants se sont organisés formant un cercle de discussion (AGRAW). Ils ont annoncé ouvertement leurs défis et leurs persévérances envers toutes les approches orientées contre leur lutte pacifique pour des droits légitimes (mépris, arrestations, tentatives de contournements de revendications...) et ils les ont considérés comme une incitation à la distinction, une menace franche de la paix sociale et une atteinte aux efforts déployés par les populations locales pour atteindre un développement durable réel.
    Dans le même contexte, les indignés ont dénoncé la propagande utilisée par la société minière en vue de désinformer l'opinion publique concernant la réalité de la situation actuelle, le black out médiatique imposé à la cause d'Imider par les médias publics ainsi que la protection des captages d'eau illégaux par des forces publiques pour le compte d'une entreprise privée.
    Ce jour de protestation a connu aussi la participation intensive des élèves qui ont repris la protestation. La tension monte !!! après la neutralité montrée par les responsables locaux et provinciaux vis à vis des promesses faites, lors des rencontres qui les ont liés quelques semaines avant le début de la grève estudiantine, pour revendiquer des conditions d'apprentissage les plus banales (laboratoires, bibliothèques, ordinateurs, transport...).

    LES HABITANTS DE LA COMMUNE RURALE D’IMIDER DEMANDENT LA RÉALISATION IMMÉDIATE DE TOUS LEURS DROITS LÉGITIMES ET AFFIRMENT LEUR ATTACHEMENT À L’OUVERTURE D’UN DIALOGUE SÉRIEUx, AINSI QUE LA FIDÉLITÉ À LEUR LUTTE PACIFIQUE JUSQU'À L’OBTENTION DE LEURS DROITS ET DE LEUR DIGNITÉ USURPÉE DEPUIS PLUS DE 43 ANS.




Point hebdomadaire double N°16 et 17 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc


Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Point hebdomadaire double (n°16 et 17) sur la campagne de parrainage

Le vendredi 29 mars, un vent de liberté a soufflé sur Casablanca quand les portes de la prison d’Oukacha se sont ouvertes pour laisser sortir les deux figures emblématiques du mouvement 20-Février, le poète Younes Belkhdim et l’artiste rappeur Mouad Belghouat, alias Elhaqed. Les autorités pénitentiaires ont préféré les faire sortir très tôt dans la nuit du jeudi à vendredi (minuit passée de quelques minutes) pour éviter tout attroupement et rassemblement devant les portes de la prison. Tou-te-s leurs ami-e-s et camarades du mouvement attendaient effectivement ce jour après exactement un an de détention. L’ASDHOM qui les avait mis sur ses listes des parrainés, tient à les féliciter d’avoir retrouvé les leurs la tête haute. Elle félicite également leurs familles, le mouvement 20-Février au Maroc sans oublier leurs parrains et marraines qui, depuis la France, n’ont cessé de leur apporter le soutien dans le cadre de cette campagne de parrainage. Leurs parrains et marraines peuvent désormais se tourner vers d’autres prisonniers du 20-Février, comme par exemple ceux d’Al-Hoceima ou de Tanger au Nord du Maroc ou encore ceux d’Agadir dans le Sud, qui, eux, restent malheureusement derrière les barreaux.

Si Mouad et Younes ont quitté la prison, d’autres militants du mouvement 20-Février y sont récemment condamnés pour des motifs fallacieux comme la plupart des chefs d’accusation portés dernièrement contre les participants aux mouvements de protestation : trafic de drogue, violences à l’égard d’agents de la force publique, destruction de biens publics, etc.
C’est le cas du militant Mohamed El-Houari, arrêté le 18 mars  et conduit à la prison locale de Tanger où il va découvrir qu’il a été condamné par contumace à 6 mois de prison ferme sans aucune explication ni possibilité de faire appel. Il a publié un communiqué le 28 mars où il explique les conditions de son arrestation, dénonce le déni de droit à un procès équitable et où il entend entamer une grève de la faim pour réclamer ses droits.

D’autres arrestations et condamnations ont eu lieu à travers le pays. Nous les résumons et insérons parmi les informations que l’ASDHOM reçoit régulièrement sur les groupes proposés au parrainage :

El-Jadida (Jorf Al-Asfar, nouveau) : Les habitants des communes voisines du complexe chimique de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) à Jorf Al-Asfar, non loin d’El-Jadida, se sont rassemblés, le 11 mars, devant ledit complexe pour protester contre leurs conditions de vie et réclamer des emplois ainsi que des indemnisations pour l’expropriation dont ils étaient victime. Les forces de l’ordre se sont intervenues avec violence et ont procédé à des arrestations parmi les jeunes présents. Six jeunes ont été traduits devant le tribunal le vendredi 22 mars et condamnés à des peines allant de 2 mois à un an de prison ferme. Il s’agit de Nourdine Al-Asri, Saïd Semlali, Abdelkrim Jarmoun, Abdelhaq Jarmoun, Ahmed El-Khaldi et Rachid Makhlas. Les avocats de la défense ont dénoncé un procès injuste et réclamé leur libération immédiate. L’ASDHOM déplore cette justice aux ordres qui fabrique des victimes de violations de droits. Elle recueillera les informations et les données concernant ces six jeunes pour les proposer bien évidemment au parrainage.

Meknès- Groupe UNEM : Les cinq prisonniers politiques de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, en attente de procès à la prison Toulal 2 de Meknès, ont entamé une grève de la faim depuis lundi 11 mars pour alerter l’opinion publique sur leurs conditions de détention, réclamer un procès équitable au plus vite, demander de les isoler des prisonniers de droit commun, bénéficier des soins et de visites et pour dénoncer la mise au cachot ainsi que les insultes et les agressions dont ils sont régulièrement victimes. Rappelons que M. Gilles Deloustal, leur parrain français, a saisi et interpellé récemment les autorités marocaines sur leurs conditions carcérales. (Voir Rubrique Témoignages et lettres)

Agadir- Groupe UNEM (Nouveau) : Comme à la prison Toulal de Meknès et au même moment, un autre groupe de quatre militants de l’UNEM à Agadir mène une grève de la faim de soutien. Il s’agit de Nourdine Abdelouahab, arrêté à Mhamid El-Ghizlane et condamné à 2 ans et 8 mois pour sa participation aux protestations des habitants de sa ville ainsi qu’au mouvement 20-Février à Agadir où il étidie, d’Omar Labtah (2 ans, de Balghit Lakdimi (2 ans) et de Boubker Lahbib (2 ans). L’ASDHOM les ajoutera à ses listes de candidats au parrainage dès qu’elle aura reçu tous les éléments les concernant.
Groupe Sahraouis-Gdeim Izik à Salé 1 : Un groupe d’organisations, indignées par les condamnations lourdes prononcées le 17 février dernier par le tribunal militaire de Rabat à l’encontre des 25 militants sahraouis de Gdeim Izik, a adressé le 25 mars  une déclaration sous forme de plaidoyer à plusieurs institutions et personnalités diplomatiques dont Mrs. Ban Ki Moon et Christopher Ross. La lettre, signée par l’ACAT, l’ASDHOM, l’AIJD, l’AMDH, le BIRDSHO, le CCFD, la CIJ-Suède et le MRAP, demande entre autres « que les accusés soient immédiatement remis en liberté et que si une nouvelle procédure devait être engagée, elle le soit devant les juridictions de droit commun, dans le respect des droits de la défense et des règles de preuve. »
Vous trouverez cette lettre sur la rubrique Témoignages et lettres du site de l’ASDHOM.
S’agissant du groupe, l’ASDHOM a reçu les nouveaux numéros d’écrou après les condamnations et elle va procéder à la réactualisation des fiches de tous les concernés.
Par ailleurs, Naâma Asfari, l’un du groupe, condamné à 30 ans, a publié une lettre relative au procès dont il était victime. Vous trouverez également sa lettre traduite au français sur la même rubrique Témoignages et lettres. Sa femme, Claude Mangin, lui rendra visite dans les mois prochains et profitera de l’occasion de lui transmettre ainsi qu’aux autres membres du groupe vos sympathies et mots de soutien. N’hésitez pas à la contacter à travers l’ASDHOM.
Toujours concernant ce groupe, Hassan Dah, un jeune de 26 ans, lui aussi condamné à 30 ans de prison ferme, entretient dans le cadre de notre campagne de parrainage une correspondance avec sa marraine, Marie-Josée Fressard, de l’association Solidarité Maroc 05 à Gap. Elle vient de publier sur son blog un témoignage reçu récemment sur son expérience carcérale. Voir le blog suivant :

Groupe Sahraouis Aït-Melloul : L’Association des Travailleurs Maghrébins de France-section Rennes (35) a décidé de parrainer le prisonnier sahraoui Mohamed El Bassraoui, incarcéré à la prison d’Aït-Melloul, non loin d’Agadir. Une lettre dont l’ASDHOM a reçue une copie lui a été adressée dans ce sens. Voir rubrique Témoignages et lettres

Zayou-Nord-Est du Maroc : Nous avons signalé dans nos précédents points hebdomadaires l’arrestation de sept militants du 20-Février et de l’ANDCM (Diplômés Chômeurs) à Zayou au début de mars et qui devaient être traduits en liberté devant le tribunal de Nador. L’AMDH de la région orientale a organisé, le samedi 23 mars, une caravane de solidarité avec ces militants. Cette caravane, partie de Berkane, avait pour but de dénoncer le siège dont fait l’objet la ville de Zayou depuis la marche de protestation de la population et de réclamer la libération des sept militants et le respect des libertés fondamentales.

Groupe Belliraj à Salé 2 : Plusieurs artistes belges se joignent au comité de soutien à Ali Aarrass pour organiser le 1er avril : 5 heures pour Ali Aarrass parce que 5 ans de détention arbitraire, ça suffit !
Rappelons que ce Belgo-Marocain a été extradé par l’Espagne au Maroc alors que le juge Baltasar Garzon avait mené une instruction qui l’avait innocenté de tout fait de « terrorisme » que lui reproche l’Etat marocain.

Pour clore ce double point hebdomadaire, nous vous informons qu’au même moment où des membres de l’ASDHOM se trouvaient à Tunis pour le Forum Social Mondial 2013, un de ses administrateurs, Abid El Khattabi, s’est rendu à Bruxelles le 23 mars pour assister à la conférence organisée par nos amis de l’AMBDH sur « le suivi des recommandations de l’IER en matière de disparition forcée au Maroc ». Le cas de Houcine El-Manouzi, enlevé le 29 octobre 1972 à Tunis, a été traité en présence de son frère Rachid El-Manouzi.
Cette conférence a été suivie d’une rencontre entre les associations marocaines des droits de l’Homme en Europe dans le cadre du Collectif Al-Haqiqa (Vérité) qui a été créé au moment de la mise en place par l’Etat marocain de l’Instance Equité et Réconciliation pour tenter de solder le passif des droits de l’Homme des années de plomb. Un communiqué sera bientôt rendu public pour annoncer la poursuite des activités de ce collectif qui a toujours sa raison d’être étant donné que le dossier de la disparition forcée et les enlèvements au Maroc reste d’actualité.

Concernant la campagne de parrainage, l’ASDHOM continue sa tournée de sensibilisation en se rendant à l’ATMF-Argenteuil (95) qui l’invite lors de la réunion de son conseil d’administration du samedi 13 avril. 

Pour le bureau exécutif
Ayad Ahram
Président de l’ASDHOM
Paris, le 1er avril 2013



   

Priorités de développement pour l’après 2015 L’ONU consulte les Marocains

Rachid Loudghiri, AuFait, 
Bruno Pouezat (d), coordinateur résident des Nations Unies au Maroc, aux côtés des ministres de la Fonction publique et de la modernisation, Abdeladim El Guerrouj (g) et des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif (c). /DR
Agrandir

Dans le cadre consultations sur les objectifs de développement de l’après-2015, un Forum bilan s'est tenu jeudi à Rabat. Les premiers retours font ressortir une attente concernant l'accès aux soins pour tous, le resserrement des inégalités sociales et l'amélioration du système éducatif.


Bruno Pouezat (d), coordinateur résident des Nations Unies au Maroc, aux côtés des ministres de la Fonction publique et de la modernisation, Abdeladim El Guerrouj (g) et des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif (c). /DR Agrandir

    Bruno Pouezat
    Le forum de restitution des consultations nationales lancées par les Nations Unis au Maroc en février dernier, en coopération avec le ministère chargé des Affaires générales et de la gouvernance sur les priorités de développement de l’après 2015, s’est tenu jeudi à Rabat.
    La démarche, qui a servi pour la réflexion engagée autour de “l’avenir que nous voulons” pour l’après 2015, est inclusive, participative et transparente. Les personnes consultées ont estimé que les actions prioritaires à engager dans l’immédiat doivent se focaliser sur l’amélioration du système éducatif, un meilleur accès pour tous à des soins de qualité et l’éradication de la pauvreté et des inégalités sociales.
    “Nous nous sommes efforcés de donner la voix à des groupes souvent ignorés. Cependant, le nombre des personnes touchées n’est qu’un échantillon modeste pour participer au dialogue global sur l’avenir que nous voulons.”
    Bruno Pouezat, coordinateur résident des Nations Unies au Maroc
    En plus de partenaires institutionnels, du secteur privé, de l’université, des médias, des missions diplomatiques, de la société civile et des MRE, la parole a cette fois été donnée aux sans voix, aux populations vulnérables, tel les personnes à besoins spécifiques, les professionnelles du sexe ou les grands malades.
    Une centaine de réunions préparatoires ont été nécessaire pour déblayer le terrain. Une trentaine de consultations auprès de plus de 800 personnes ont été réalisées, dont 14 groupes focus avec des populations marginalisées. L’ensemble des conclusions des consultations réalisées au niveau de 90 pays (50 à l’origine) alimenteront l’émergence d’un consensus global sur l’agenda de développement post-2015, qui sera discuté par l’Assemblée générale des Nations Unies dès l’automne 2013.

    Des attentes concrètes et urgentes
    Les personnes consultées sont impatientes et réclament des actions immédiates, mais leurs rêves ne sont ni utopiques, ni irréalisables. Ils rêvent d’avoir un système éducatif qui permette de produire des citoyens avec des capacités d’analyse, des citoyens entrepreneurs aptes à s’assumer et porteurs de projets de développement.
    Dans ce contexte, le pré-scolaire, indispensable pour l’affirmation de la personnalité de nos enfants en bas âge, pourrait aussi contribuer à la création de ressources et d’emplois.
    La mise en place de passerelles entre le collège et la formation professionnelle ou l’intégration de cette formation dans le cursus scolaire, sans attendre que l’élève soit dans l’échec scolaire, serait aussi souhaitable, selon les vœux des sondés. Les élèves devront aussi bénéficier de plus d’opportunité pour s’épanouir à travers des activités d’innovation, de loisir et de sport.
    Dans le domaine de la santé, la mise en place d’un système de protection sociale efficace et qui couvre l’ensemble des citoyens du territoire tarde à se concrétiser sur le terrain. Les gens sont de plus en plus révoltés face à l’ampleur du nombre de décès de femmes pendant leur accouchement et des enfants âgés de moins de 5 ans.
    En matière de développement économique et de lutte contre la précarité, les gens demandent plus de stabilité politique et de continuité dans l’action administrative. L’essentiel de leurs revendications porte sur la bonne gouvernance, la préservation de l’environnement, l’accès à l’emploi grâce à une formation en adéquation avec les emplois offerts, la parité homme-femme, une justice plus équitable, la lutte contre la corruption, l’impunité et les inégalités sociales et économiques.
    Dans le cadre d’un aménagement du territoire plus équitable, les jeunes ruraux demandent à ce que les richesses tirées de leur territoire (produit miniers, phosphate, agriculture, énergie renouvelable…) soient mis en premier lieu au service du développement local. Ils veulent ainsi que leur travail valorise leur environnement quotidien, avant de servir les intérêts du grand capital dans les grandes villes ou à l’étranger.

    Le Maroc, le pays où la détention politique est maquillée...

    Par Sanae Rakba, Le Mag, 31/3/2013 -



    Hamza Haddi
    Cela fait déjà deux ans que le Maroc vit sous l’ampleur de plusieurs revendications et de manifestations pacifiques de jeunes marocains voulant changer à jamais le sort de leur pays. En 2011, le Maroc va assister à la naissance du mouvement du 20 Février ; un mouvement de jeunes militants voulant vivre dans la transparence, la démocratie, l’équité et le respect des droits de l’Homme et de la liberté d’expression. Depuis deux ans déjà, ces jeunes militants ont tout sacrifié afin d’atteindre leur premier objectif : la libération de la parole et la chute du mur de la peur chez une grande partie de l’opinion publique marocaine.

    Hamza Haddi fait partie de ces jeunes militants du 20 Février, il transpire la générosité, l’amour mais aussi la créativité pour faire évoluer ce mouvement qui lui tient tant à cœur. L’an dernier, Hamza avait tout juste 17 ans quand on le fourre dans la boite à rangement des détenus politiques marocains. Mais sur son dossier judiciaire, plusieurs autres accusations expliquent sa détention : outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions et désobéissance civile, mais aucune allusion à la détention politique.

    En fait, l’histoire d'Hamza derrière les barreaux n’est pas le fruit du hasard ! Mais tout commence par un simple problème de logement qui va lui couter 4 mois de prison ferme.

    Le père d’Hamza Haddi louait un appartement dans lequel il vivait avec sa petite famille à Hay Al Oulfa à Casablanca. Voulant reprendre son appartement, le propriétaire, qui travaille en tant que policier, exprime cette volonté en agissant en justice. Mr Haddi est en règle, paie la mensualité de son loyer sans aucun retard et le propriétaire n’a pas de motif sérieux qui puisse réellement lui donner raison de rompre le contrat de bail. Quelques jours après, Mr Haddi reçoit une lettre qui explique qu’il a pleinement le droit d’utiliser le logement jusqu’à la fin du contrat, mais deux mois plus tard, il en reçoit une autre, qui contrairement à la première, lui explique qu’il devrait quitter son logement dans les plus brefs délais. Apparemment, la justice marocaine aime bien jouer !

    Jusque là, le cauchemar que va vivre Hamza est encore latent et va très vite être déclenché à l’instant même où l’huissier de justice, accompagné d’un policier, va venir sonner à la porte. Dans les escaliers de l’immeuble, un spectacle digne d’une série policière américaine ; une vingtaine de policiers tous monopolisés pour un petit souci de logement. S’agit-il de terrorisme ? Hamza et sa famille sont-ils des dealers de drogue dangereux pour l’ordre publique ?

    Interpellé par ce magnifique tableau policier, Hamza, connaissant parfaitement ses droits, demande le départ immédiat des forces de l’ordre afin qu’il puisse discuter calmement avec l’huissier. Après plusieurs minutes de réflexion, l’huissier demande aux forces de l’ordre de quitter les lieux et demande à Hamza et à son grand frère de le suivre au poste de police afin de voir s’il était possible d’allonger la durée de l’utilisation du logement. Les deux jeunes garçons, ne connaissant encore rien aux prouesses de la justice marocaine, s’exécutent sur le champ croyant que tout cela sera réglé dans les prochaines heures.

    Arrivés au poste de police, Hamza est séparé de son frère et attend seul dans un bureau avant qu’on ne vienne le menotter tel un assassin en lui annonçant qu’il devra passer la nuit dans une cellule avant de se présenter le lendemain au tribunal pour expliquer la situation au procureur du roi. Une fois dans la cellule, Hamza voit passer son grand frère devant lui, menotté à son tour pour être mis dans une autre cellule. Quelques heures après, son deuxième frère les rejoint afin de passer tous la nuit dans ce somptueux poste de police.

    Le lendemain matin, au tribunal, le procureur du roi leur annonce leurs accusations en arborant un ton qui montrait qu’il savait que les trois jeunes garçons les ignoraient. Le frère ainé d’Hamza est accusé de désobéissance civile, d’outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, de tentative de suicide et de port d’arme blanche. Son autre frère est accusé de complicité à un vol, on va aller jusqu’à libérer son « prétendu complice », qui se trouve être le véritable voleur, pour le mettre à sa place. Hamza est le dernier à qui le procureur attribue les accusations, il est accusé, à son tour, d’outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions et de désobéissance civile.

    Hamza ne comprenait plus rien à ce qui se passait autour de lui. Dans sa cellule, il est à la fois terrorisé mais également excité de voir la suite de cette histoire pathétique. Il est reçu un peu plus tard dans la journée par un responsable qui lui pose des questions un peu bizarres : Fais-tu le Ramadan ? Crois-tu en Dieu ? Des questions très déstabilisantes n’ayant ni sens ni intérêt dans l’affaire d’Hamza. La justice marocaine ne s’est pas contenté d’être injuste envers Hamza mais elle a osé s’immiscer dans ses libertés individuelles et de le punir pour en avoir usé en toute légitimité. La discussion avec le responsable sera longue, il demande à Hamza, par la suite, de lui donner tous les papiers et les cartes qu’il avait sur lui. Hamza obéit. Mais, une carte attire particulièrement l’attention du responsable. La carte incriminée est celle de l’AMDH (l’association marocaine des droits de l’Homme) dont Hamza est membre, reconnue pleinement et par le gouvernement comme étant une ONG d’utilité publique et Membre Observateur de l’ECOSOC/ONU

    Bingo, Le responsable a trouvé le cheveu dans la soupe, le prétexte dont il usera pour montrer la colère qui va pleuvoir sur le pauvre Hamza. Il cria alors : Crois-tu que ce bout de papier me fait peur ? Crois-tu pouvoir être immunisé grâce à cette carte ? Hamza est éberlué par ce sketch maladif. Visiblement, respecter les droits de l’Homme ne fait pas plaisir à ce Monsieur !

    Hamza va passer quatre mois en prison sans jamais connaitre la vraie raison de sa détention, ni pourquoi toute cette injustice l’avait choisi. Sorti de prison, il reçoit des appels de personnes inconnus tantôt menaçant tantôt le « conseillant » de ne pas participer aux prochaines manifestations du Mouvement du 20 Février …

    L’histoire d’Hamza n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Le Maroc ne cesse de maquiller la réalité afin de préserver une image qui ne lui appartient pas. Un complot de la part de la justice marocaine ou plutôt de l’injustice marocaine afin de justifier la détention politique d’Hamza, sans pour autant oser dire qu’il est réellement accusé d’engagement politique au sein d’un mouvement d’opposition et d’une association pas très appréciés par le système marocain.

    Néanmoins, aujourd’hui, les jeunes sont déterminés à combattre cette oppression voilée et qui crée confusion et révolte. Et aujourd’hui, Hamza ne lâche pas prise, il milite et militera pour que son pays puisse respirer, et espère encore y voir gravées les valeurs les plus basiques. Aujourd’hui, même libéré de prison, il sait qu’il n’est pas à l’abri du système. Mais, il continue à crier haut et fort jusqu’à ce que raisonnera partout au Maroc le son de la liberté et de la démocratie.

    Le Maroc nage dans la schizophrénie ; les lois inscrites dans le code pénal ou civil ne sont pas toujours celles qui sont appliquées et les articles qui figurent dans la constitution sont nuancés de façon à ce que les marocains ne comprennent jamais leur vrai sens. La plupart des marocains sont très perplexe, ne savant pas ce qu’est la nature de leur pays. Le Maroc ne fait pas partie du printemps Arabe, mais le printemps marocain existe dans toute sa grandeur. Tout se passe dans un silence assourdissant ! Mensonges et complots sont au menu, et l’instabilité politique du pays reste encore taboue devant la médiocrité des valeurs du système judiciaire.
    • Le Maroc, le pays où la détention politique est maquillée...

      http://www.lemag.ma/Le-Maroc-le-pays-ou-la-detention-politique-est-maquillee_a69183.html

    Communiqué : Relax de deux touristes marocaines après quatre jours de rétention administrative.

    Par AMDH Paris/Ile de France,  29/03/2013

    Pour diffuser et pratiquer la Culture des Droits Humains.

     
    La chasse aux immigré(e)s continue ! La dignité ne se donne pas, elle s’arrache!
    L’Association Marocaine des Droits Humains­Paris/IDF a apporté son soutien à Madame Btissam H. qui a été arrêtée le 23 mars 2013 à 13h par la police des frontières à l’aéroport Charles de Gaulle.
    L’association a insisté auprès des autorités compétentes afin qu’elles interviennent pour la libération de Btissam le plus rapidement possible (Ambassade du Maroc en France, Ambassade de France au Maroc ayant délivrée le visa de madame Btissam en date du 21 mars, consulat marocain de Pontoise, ministère des affaires étrangères marocain).
    Le 27 mars 2013, date de l’audience de madame H. devant le juge des libertés au Tribunal de Grande Instance de Bobigny, l’Association a pris connaissance de l’existence d’une autre marocaine, Fouzia, qui était dans la même situation. Elle a été, logiquement, soutenue par l’AMDH­Paris/IDF. Les deux personnes ont été finalement libérées après plus de quatre jours d’arrestation injustifiée, d’humiliations et de traitements indignes.
    Faut ­il rappeler que le Ministère des Affaires Étrangères marocain n’a pas jugé utile d’intervenir tout comme l’ambassade française au Maroc qui nous ont annoncé qu’elle “ne peut rien faire”. Néanmoins, après une mobilisation forte, l’Association Marocaine des Droits Humains­Paris/IDF se réjouit de la libération des deux citoyennes marocaines en remerciant toutes les personnes qui sont intervenues de près ou de loin pour défendre la dignité humaine. Enfin, Btissam a pu rejoindre son mari et Fouzia sa famille.
    Par ce communiqué, nous tenons à préciser que :
    ● Nous rappelons, à l’ambassade du Maroc en France et au Ministère des Affaires Étrangères marocain, que le devoir et la responsabilité de la représentation consulaire et diplomatique est de défendre les Marocain(e)s et non pas d’être des subordonné(e)s de l’administration française ; facilitant les expulsions des marocain(e)s en délivrant des laissez-­passer à la demande.
    ● Tant que la logique qui prime en France et en Europe est une logique sécuritaire, répressive et anti­migratoire, nous aurons d’autres cas similaires à celui de Btissam et Fouzia. Pour cela, nous appelons tou(te)s les citoyen(ne)s de France à la mobilisation contre cette logique et à faire pression sur les autorités marocaines, françaises et européennes pour imposer la dignité humaine.
    L’AMDH Paris/Ile de France
    Le 29/03/2013

    Pour tout contact :
    E-mail: amdh.paris@gmail.com
    Blog: www.amdhparis.org
    Facebook: https://www.facebook.com/AmdhParis
    Twitter: https://twitter.com/AMDHPARIS

    Relire :  Communiqué suite à l’arrestation abusive en France

    dimanche 31 mars 2013

    L’entêtement a conduit le Makhzen au désespoir

    La Tribune du Sahara

    momo-usaA cause de sa persistance à continuer l’occupation du Sahara Occidental et poursuivre les violations des droits de l’homme dans ce territoire, le Maroc se trouve dans le collimateur de la communauté internationale.
    Le Parlement Européen, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, Human Rights Watch, le rapporteur spécial Juan Mendez, Ban Ki-moon, tous ont dénoncé les pratiques inhumaines du Maroc au Sahara Occidental contre une population civile innocente qui ne fait que revendiquer le légitime droit de manifester et de s’exprimer.
    Même la présence de l’Envoyé Spécial de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, n’a pas dissuadé les autorités marocaines.
    Au lieu de regarder la réalité en face, le gouvernement marocain persiste et signe dans la ligne de conduite consistant à tromper son opinion publique sur la vérité du conflit qui oppose le Maroc et les Sahraouis.
    Au lieu de faire une autocritique, Rabat sort l’épouvantail de l’Algérie. Chaque fois que la question du Sahara Occidental a rendez-vous avec le Conseil de Sécurité, le Maroc donne l’ordre à ses relais médiatiques et associatifs de s’en prendre à l’Algérie. Le premier ministre marocain, Benkirane, le ministre des affaires étrangères et même le roi Mohamed VI participent dans la campagne dans le but de garder le silence du peuple marocain et son soutien à la folle aventure du Sahara.
    Après avoir perdu toutes les batailles dans la questions sahraouie, pour Rabat, ce serait un cauchemar perdre aussi celle du soutien du peuple marocain, surtout maintenant que le Makhzen est affaibli par les vents du Printemps Arabe.
    Ainsi, l’Algérie est accusée d’être derrière le Centre Kennedy pour la Justice et les Droits de l’Homme, d’être derrière l’acteur espagnol Javier Bardem, d’être derrière la défaite marocaine dans le Forum Social Mondial de Tunis, etc. Même l’Envoyé de l’ONU n’a pas échappé aux foudres d’un gouvernement désespéré qui tire dans toutes les directions pour justifier son entêtement contre la volonté de la communauté internationale.
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    Les militants sahraouis des droits de l'homme, Ghalia Djimmi et Mohamed Salem Lakhal, ont témoigné des «dures conditions de vie, de la répression et des atteintes régulières» aux droits de l'homme commises par le Maroc contre les Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, a rapporté dimanche dernier l'agence de presse sahraouie SPS. 

     Invités au siège du Parlement européen (PE) par «les Amis du peuple sahraoui» et du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, les deux activistes des droits de l'homme ont été reçus par des parlementaires européens qui ont écouté «avec attention» leurs témoignages, a précisé la SPS, citant une source diplomatique à Bruxelles. Les deux activistes des droits de l'homme ont souligné, au cours de leurs entretiens, que «ni les eurodéputés ni les représentants des ONG et de la société civile européenne n'ont abdiqué devant le refus du Maroc d'ouvrir les territoires sahraouis, sous domination coloniale, aux observateurs, journalistes et aux défenseurs des droits de l'homme».
     


    Mais où se cache La ministre du Royaume du Maroc ?

    • Par Said Karaoui
      Comparaison...
      Avec huit ministres (5 femmes et 3 hommes), la Suisse est classée, selon les Indicateurs internationaux de développement humain, dans la catégorie des pays au développement humain" très élevé" ou elle occupe la 9 ème place mondiale .


      Gouvernement Suisse

      Le Maroc avec 31 ministres (30 hommes et UNE femme !!)...est à la 130 ème place sur 186 pays dans le monde..
      Gouvernement Marocain...chercher La femme dans l'image ...

      source :

      Rapport sur le développement humain 2013
      Programme des Nations Unies pour le développement