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vendredi 25 mars 2011

Contamination radioactive : La CRIIRAD dénonce le Black-out international

Par Michel Sage, 25/3/2011

Selon la CRIIRAD (1), les chiffres relatifs à la contamination de l’air par la centrale nucléaire de Fukushima existent mais ils sont confisqués par les États. Pour la Commission de Recherche, la publication des données du réseau CTBTO (2) permettrait de connaître avec précision les niveaux de contamination de l’air et ainsi de pouvoir anticiper les niveaux de risques. Or, malgré de nombreuses tentatives, les demandes du laboratoire de la CRIIRAD ont toutes essuyé un refus. 
Avec comme motif invoqué :  « Les données collectées par le réseau des stations du STP ne peuvent être communiquées qu'aux correspondants (centres de données nationaux) désignés par les Etats Signataires du TICE. Pour la France, l'organisme destinataire de ces données est le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA)». Le laboratoire s’est alors tourné vers le CEA qui, par retour, lui a indiqué qu’aucune donnée ne sera communiquée ; précisant que le réseau international de mesure obéit à des règles de confidentialité définies strictement par les Etats membres du traité.
Face à cette opacité la CRIIRAD a décidé de lancer « un appel international, invitant citoyens, associations, scientifiques, élus … de tous pays à se mobiliser à ses côtés afin d’exiger que les résultats relatifs à la contamination radioactive de l’air, obtenus grâce à l’argent public, soient mis à disposition du public ET SERVENT A SA PROTECTION ».
1- Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité. En savoir plus.
2- Le CTBTO –Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organisation - est une organisation mise en place dans le cadre du traité d’interdiction totale des essais nucléaires (OTICE en français).

Alain Juppé critiqué par le comité de soutien du mouvement du 20 février au Maroc

Maroc: le mouvement du 20 février critique le soutien de la France au roi

AFP le 24 /3/2011
aris - Les soutiens en France du mouvement du 20 février au Maroc qui manifeste pour des réformes démocratiques, ont critiqué mercredi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé qui a jugé "visionnaire" le discours de Mohamed VI sur une révision constitutionnelle.
"La diplomatie française est en train de faire av,ec le peuple marocain la même erreur qu'avec le peuple tunisien. Il n'y a pas d'exception marocaine", a estimé Ayad Ahram, secrétaire général de l'association de défense des droits de l'homme (ASDHOM) lors d'un point de presse "du comité de suivi du 20 février".
Le 9 mars, le souverain chérifien a prononcé un discours dans lequel il annonçait, à la surprise générale, une révision constitutionnelle qui sera soumise à referendum et prévoit la séparation des pouvoirs et un renforcement des pouvoirs du Premier ministre ainsi que du Parlement.
Le discours royal est intervenu peu après des manifestations qui avaient vu des dizaines de milliers de personnes descendre dans les rues du pays le 20 février, répondant à un appel lancé sur Facebook par de jeunes Marocains eux-mêmes inspirés par l'exemple des Printemps arabes.
Mais les organisateurs du mouvement du 20 février, qui réclament plus de justice sociale et une évolution vers une monarchie parlementaire, sont sceptiques sur la volonté de changement du roi et entendent poursuivre la mobilisation.

Pour Ayad Ahram, les annonces du roi sont "de la poudre aux yeux vendue à l'étranger".
"Il faut que la Constitution émane des forces représentatives du peuple et non pas de celui qui y a intérêt. On rejette le fait du prince, nous ne voulons pas d'une Constitution octroyée", a renchéri Mohamed Moubaraki, ancien exilé politique.

jeudi 24 mars 2011

Retombées des événements du 23 mars 1965 sur le Maroc


Par Aziz Enhaili, 22/3/2011

Certaines dates historiques ont marqué plus que d’autres la mémoire politique collective du peuple marocain. Le 23 mars 1965 en est du lot. Que s’est-il passé cette journée printanière? Et qu’en faire quarante-six ans plus tard?

Que s’est-il passé le 23 mars 1965?
Neuf ans à peine après l’indépendance du Maroc en 1956, l’espoir d’une vie meilleure et digne était encore vivace dans l’esprit des classes populaires des villes et des campagnes. Ayant pris une part active à la lutte pour l’émancipation de la nation, cet acteur du changement social voyait dans l’éducation de ses enfants le moyen idoine pour leur assurer une ascension sociale réussie.
Sous l’effet de l’opération de marocanisation de la fonction publique, qui a vu 200.000 jeunes Marocains rejoindre le fonctionnariat, les parents de conditions modestes ont cru voir là un secteur qui sauverait leurs enfants, une fois instruits, de leur propre situation de précarité. D’où l’investissement financier important qu’ils avaient consenti pour leur éducation.

Mais c’était sans compter avec la méfiance d’un régime autoritaire à l’égard de l’école et des enseignants. Pour le roi Hassan II (1961-), l’école était un milieu où prospéraient des idées dangereuses pour le maintien de son pouvoir absolu. D’ailleurs, ses services de renseignement généraux, entre autres, étaient au fait du soutien ferme du milieu de l’éducation aux formations politiques et sociales d’opposition. Un appui qui s’expliquait à l’époque par un ensemble de facteurs (sociaux, politiques et culturels) inter-reliés. 

Rappelons-nous notamment des conditions précaires de la vie et du travail de nombreux enseignants. Aussi, du degré aigu de conscientisation politique de cette catégorie sociale. Étant par la force des éléments dans le Maroc de l’époque un acteur de changement social et de modernisation, cette catégorie ne pouvait qu’entrer en conflit avec un régime conservateur qui privilégiait, dans le cadre de ses alliances domestiques et pour fin de reproduction politique, les groupes les plus conservateurs dans la société. Le pari néolibéral du pouvoir ne faisait qu’accentuer l’inimitié d’une force issue dans une large mesure de milieux modestes. C’est dans ce contexte conflictuel que se sont inscrits les événements du 23 mars 1965.

Pour réduire après-coup les effectifs des élèves lycéens, le ministre de l’Éducation nationale Youssef Bel Abbès a publié en mars une circulaire interdisant aux lycéens âgés de plus de 16 ans de redoubler «le brevet» et donc d’accéder éventuellement au deuxième cycle du secondaire. Par l’effet des inégalités scolaires (liées non-mécaniquement aux inégalités sociales), les éventuelles «victimes» d’une telle mesure administrative devaient être pour la plupart des enfants d’extraction modeste. D’ailleurs, les premiers concernés et leurs parents ne s’y étaient pas trompés. Ils y ont vu une trahison d’un des principes fondateurs de la doctrine du mouvement indépendantiste dans le domaine de l’éducation, à savoir sa généralisation (les deux autres sont son unification et son arabisation).

Mais ce qui devait être, le 22 mars, une marche protestataire pacifique des élèves casablancais et un sit-in devant le siège de la délégation de l'enseignement, a rapidement dégénéré, le lendemain, en affrontements sanglants entre les manifestants et les forces de l'ordre. Cette fois, ce n’était pas seulement les lycéens qui marchaient, mais également leurs parents, des chômeurs et de simples badauds. C’est dire à la fois l’état de précarité de larges secteurs sociaux et le faible écho de leurs revendications à travers les canaux sociaux et politiques de l’époque.

Cette fois, c’était au tour de l’armée et non de la police (qui avait refusé de tirer sur les manifestants) de mettre un terme au mouvement social. Son chef, le zélé général Mohamed Oufkir méritera à cette occasion l’infamant titre de «boucher». Cette journée, le nombre de tués s’est élevé, selon certaines estimations, à plus de mille personnes (contre une dizaine, selon les chiffres officiels). La plupart des victimes ont été enterrées dans des fosses communes. La répression était telle que l’ordre a été rétabli en quelques heures!

Plus rien ne sera pareil
Mais l’écrasement du mouvement populaire n’était qu’un leurre. Hassan II a échoué à imposer sa formule politique au nationaliste Parti de l’Istiqlal (PI) et à la progressiste Union nationale des forces populaires (UNFP). Ces deux formations étaient à la fois les principaux animateurs de l’échiquier national et les principaux partis d’opposition du pays. Leur non-coopération à la chambre des représentants a montré les limites de la formule de «démocratie royale» (nom que s’est donné le régime autoritaire en place) et l’a poussé dans un cul-de sac. D’où l’instauration en juin 1965 de l’état d’exception, la dissolution de la chambre et l’exercice royal des pleins pouvoirs.

S’appuyant sur son titre de «Commandeur des croyants», Hassan II va gouverner le pays d’une poigne d’acier, en s’alliant aux notables du bled et à la grande bourgeoisie urbaine et en s’appuyant sur les forces armées et les services secrets. Quelques mois plus tard, le leader incontesté de la gauche, Mehdi Ben Barka, est enlevé à Paris et secrètement assassiné. Sa famille et son comité de soutien ne seront, à ce jour, fixés sur ce qui s’était passé, encore moins sur le lieu où se trouve sa sépulture.

Six ans après l’établissement de l’état d’exception, Hassan II s’offre une nouvelle Constitution à sa mesure. Mais ni le PI ni l’UNEFP ne l’adoubent. Signant son arrêt de mort! Se trouvant plus que jamais isolé, suite à deux tentatives de coup d’État militaires, Hassan II s’offre une nouvelle Loi fondamentale, certes moins autoritaire que la précédente mais tout autant non-démocratique. Mettant le pays sur la voie d’une libéralisation politique strictement contrôlée.

Quatre ans à peine après les événements de mars 1965, un nouvel acteur est entré en scène politique. Il y est reste à ce jour. Il est venu troubler le tête-à-tête traditionnel des dernières décennies (monarchie et mouvement national): la jeunesse scolarisée et politisée. Mécontente de l’attentisme et de la timidité de sa famille d’origine: l’opposition de gauche, qui était soumise à une répression policière féroce, cette jeunesse s’en est détachée et a fondé ses propres institutions politiques et sociales. D’où la naissance au début des années 1970 du mouvement marxiste-léniniste, victime à son tour d’une répression encore plus féroce.

Depuis, le régime a continué à cultiver sa méfiance à l’égard de la jeunesse éduquée et fer de lance de tous les mouvements de contestation sociale, culturelle et politique. De gauche comme islamistes.

En raison de son incapacité ou de l’absence de sa volonté à opérer de véritables réformes politiques et économiques, le régime en place a plongé le pays dans une crise qui ne cesse de s’aggraver. C’est pourquoi un mouvement réformateur a récemment fait son apparition au «royaume enchanté», à la faveur de l’actuel Printemps arabe. C’est cette même jeunesse éduquée qui l’a lancé. Elle revendique la démocratisation du régime, la lutte contre la corruption, le copinage, l’injustice, etc.

Ayant réussi à mobiliser des dizaines de milliers de manifestants pacifiques dans différentes parties au pays, ce mouvement social d’un genre nouveau a obligé le pouvoir à réviser sa stratégie et à faire mine d’ouverture, là où il n’y a que leurres.
**
Dans ce nouveau contexte politique, il n’est pas exclu qu’une des composantes de ce mouvement, à savoir les lycéens, s’impliquent encore davantage. À ce propos, ces derniers devraient saisir l’occasion offerte demain, mercredi, par le quarante-sixième anniversaire des événements du 23 mars 1965 pour se pencher sérieusement sur leur avenir comme mouvement social. Ils pourraient par exemple œuvrer à la création de nouveau d’un syndicat lycéen au niveau national, avec des sections locales et une gestion décentralisée.

http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=107197&L=fr

Conférence de presse du comité marocain de suivi du 20 février organisée le 23 mars à la bourse de travail de Paris.



Éléments relatifs à la conférence du Comité marocain de suivi du mouvement du 
20 février
Par Mohamed El Moubaraki, Membre du comité marocain de suivi du Mouvement du 20 février 
Tout d’abord il faut noter la réussite de la conférence à plusieurs égards :
– Le court laps de temps de sa préparation. Décidée le jeudi 17 mars 11, pour être tenue le 23 mars 11, c’est un record ;
– L’organiser le 23 mars, c’est toute une signification symbolique pour le peuple marocain, et ça doit être pris en compte,
– Organiser une conférence de presse en ce moment, avec des élections cantonales incertaines pour la classe politique française, aux prises avec ses contradictions et ses calculs politiques,
– Oser faire une conférence de presse au moment où tous les projecteurs sont dirigés vers ce qui se passe au Japon, en Libye et dans les autres pays arabes, est un véritable chalenge à soulever ;
– Parler de ce qui se passe au Maroc était toujours une tâche ardue, vue l’image que se donne le pouvoir marocain grâce la toile d’araignée qu'il a pu tisser à tous les niveaux, politique, économique, stratégique… ;
– Le début d’un travail en commun de l’ensemble des forces vives du Maroc en France dans un cadre ouvert, collégial, démocratique, autour des jeunes qui sont les déclencheurs et l’avenir de notre peuple ;
Pour se faire un jugement concret de ses actes, il faut se référer à des observateurs honnêtes, ainsi j’ai pu recueillir l’avis des représentants du PCF, PG, AI entre autre pour me faire une idée. Leur appréciation était positive.Il y a eu suffisamment de personne présentes pour engager un large et intéressant débat. Ce qui s’est passé avec en plus, la présence de nombreux journalistes.

Voilà en ce qui concerne l’appréciation que j’ ai fait de cette première conférence de presse de notre Comité. Reste à parler du contenu. En ce qui concerne ce dernier, je ne puis avancer que des bribes d’observations, car je n’avais pris aucune note, vu que lors de la répartition des rôles, cette question n’a pas été abordée. D’habitude c’est un membre dans la salle qui se charge de noter ce genre de compte rendu. Les conférenciers doivent avoir l’esprit présent pour répondre aux questions.

Ceci étant dit,  le président de la séance a présenté  le contexte de la tenue de la conférence et ses but, puis il a donné la parole à une militante du Comité qui a parlé de la constitution de notre comité, en citant l’ensemble des organisations politiques et associatives qui le composent, ainsi que celles qui le soutiennent, avant d’aborder le contexte dans lequel a été déclenché le Mouvement du 20 février, puis à détailler ses revendications.

Par la suite il y a eu un échange avec les journalistes qui a duré plus d’une heure et demie. Un ensemble de questions politiques, sociales et des droits de l’Homme ont été abordées. Parmi ces questions, il y a eu celles relatives au/à :
- La constitution et la constituante ;
- Le changement revendiqué par le Mouvement des jeunes ;
- L’avenir de ce mouvement, réformiste ou révolutionnaire ?
- La position des partis politiques de gauche ;
- Les relations France/Maroc
- Le rôle des partis de gauche et des forces démocratiques en France, pour soutenir le mouvement de changement engagé au Maroc ;
- Rappel historique, surtout celui joué par les grands patriotes Mehi Ben Barka et Abdelakrim Al Khattabi ; symbole de la résistance et la liberté du peuple marocain,
Il y a eu d’autres questions,  il faut souligner  la clarté des réponses et leur complémentarité. Il y a eu un échange serein, comme une symphonie dirigée par un maestro à la hauteur des ambitions de notre peuple.
Comme cela a été rappelé lors de la conférence, c’est la jeunesse qui trace l’avenir et détermine sa direction. Ce Mouvement, celui du 20 février, n’a rien à envier au Mouvement de Libération, dirigé par Abdelakrim qui s’est engagé tout jeune, ou le Mouvement National, dont les leaders se sont engagés avant l’âge de 20 ans. (...)
Il y a eu des prises de photos et des enregistrements vidéo qui peuvent servir à faire un compte rendu exhaustif.
Voila une vidéo de la conférence de presse organisée par le comité marocain de suivi du 20 février :
http://www.youtube.com/watch?v=9Y64Xxv4UNU&feature=player_embedded#at=621

Le dossier de presse  sur les données relatives au Mouvement du 20 février sera prochainement mis en ligne

La France fait la sourde oreille aux injonctions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme

par l'Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers, 23 mars 2011
Les ressortissants ivoiriens se présentant aux frontières françaises pour y demander une protection continuent d’être refoulés vers le pays par lequel ils ont transité, alors que la Côte d’Ivoire reste le théâtre de violents affrontements depuis les élections du 28 novembre 2010.
Au moins quatre demandeurs d’asile ivoiriens ont ainsi été refoulés vers leur pays de transit, le Maroc, depuis le début de l’année 2011. Dans ce pays, ils se trouvent dans une situation d’absolue vulnérabilité - sans droit au séjour ni véritable protection. De plus, les autorités peuvent à tout moment procéder à leur renvoi vers la Côte d’Ivoire.
Pourtant, le HCR a recommandé le 21 janvier 2011 de suspendre tous les renvois de ressortissants ivoiriens vers leur pays, et l’Anafé a demandé aux autorités françaises de se conformer à cette recommandation dans un communiqué du 1er février intitulé « Réflexe d’inhumanité : la France renvoie des Ivoiriens vers leurs tortionnaires ».
Le 18 mars 2011, l’Anafé a saisi en urgence la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) de la situation de M. Y, de nationalité ivoirienne, arrivé à l’aéroport de Marseille le 7 mars pour y demander une protection à la France.
Au regard du danger imminent, la CEDH avait enjoint aux autorités françaises de suspendre son renvoi forcé vers Casablanca. Le soulagement n’aura été que de courte durée: en dépit de cette décision, la Police aux Frontières a tout de même tenté de refouler M. Y dans les heures suivantes, prétendant n’avoir jamais été informée par le Ministère de l’Intérieur de la mesure de suspension.
Au mépris des principes du droit international, le Ministère aura donc ignoré pendant trois heures une injonction de la CEDH. Celle-ci note par ailleurs une recrudescence alarmante des requêtes de mesures provisoires au titre de l’article 39 de son Règlement, seule possibilité de suspendre en urgence un renvoi forcé et dangereux. Finalement le Ministère a décidé de libérer M.Y et de l’admettre sur le territoire français, faute de pouvoir le renvoyer dans son pays de provenance ou d’origine.
Ce grave incident éclaire non seulement sur le manque préoccupant de communication au sein de l’administration, mais également sur la détermination des autorités françaises à appliquer coûte que coûte une politique migratoire ferme et incohérente, au risque d’être parfois cruelle et inhumaine.
  • Déclaration du Président de la Cour européenne des droits de l’homme concernant les demandes de mesures provisoires (Article 39 du règlement de la Cour)
Face à une augmentation alarmante du nombre des demandes de mesures
 provisoires et à ses implications pour une juridiction déjà surchargée de travail,
le Président de la Cour, Jean-Paul Costa, rend publique la déclaration suivante.
Celle-ci rappelle aux Gouvernements et aux requérants (ainsi qu’à leurs
représentants) quel est le rôle approprié, mais limité, de la Cour en matière
d’immigration et de droit d’asile, et insiste sur leurs responsabilités respectives
quant à une pleine coopération avec la Cour.

Conférence d'Annahj Addimocrati au parlement européen.


Par Karima Imerhrane, 23/3/2011

« Le Maroc ne peut progresser sur le chemin de la démocratie et de l’effectivité des droits humains sans un changement radical de la constitution pour restituer la souveraineté aux citoyens», a déclaré Abdellah El Harif (photo), secrétaire national d’Annahj Addimocrati (la Voie démocratique, ex-Ilal Amam) lors de son intervention au parlement européen, mardi 22 mars, dans le cadre d’une conférence organisée par son parti sur la « Situation des Droits de l'homme au Maroc », avec le soutien du parti espagnol, Izquierda unida (Gauche unie) et du groupe parlementaire européen ‘’Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique’’ (GUE/NGL).
L’opposant marocain estime qu’il est nécessaire de soumettre toute politique à la sanction des urnes, de permettre à la presse d’être libre sans se heurter à la notion du sacré et aux lignes dites, rouges, et de mettre fin à l’impunité.
Abdellah El Harif a expliqué que les avancées réalisées en matière des droits humains, après les années de plomb, ont été partielles et fragiles. Or on assiste dit-il, dix ans après à une régression flagrante, en contradiction totale avec le discours officiel, destiné au marketing et à la consommation médiatique.
« Aucune démocratie, ne peut fonctionner sans séparation des pouvoirs. Aucun état ne peut œuvrer à l’encontre des intérêts de ses citoyens. Ce sont les citoyens qui peuvent donner sens à l’état et non l’inverse ». C’est ce qu’a souligné le secrétaire national d’Annahj Addimocrati, avant de conclure en affirmant que « le Maroc ne peut se soustraire au standard mondial reconnu en matière de démocratie et des droits humains, à moins de considérer que nos concitoyens sont une catégorie de sous humains qui ne peuvent exercer leur souveraineté légalement... »
Modérée par le député européen espagnol Willy Meyer, membre de la Commission des affaires étrangères au Parlement Européen, la rencontre a été marquée par l’intervention de Abid El Khattabi, qui a donné un aperçu sur l’ASDHOM Association de défense des droits de l’homme au Maroc, et du témoignage de Saïd Faouzi, ancien réfugié politique en France, ex-membre d'Ilal Amam.
La plupart des intervenants ont salué cette initiative d’Annahj Addimocrati et ont montré leur soutien au mouvement du 20 février.

Pour l’anecdote, signaler la ‘’minute de silence’’ qui a été observée à la mémoire des ''victimes du mouvement du 20 février’’, de même que l'intervention de Mohamed Yeslem Beissat, indépendantiste du Front Polisario (photo), qui n’a pas aimé entendre prononcer l’expression : « le Maroc, de Tanger à Lagouira… », arguant que Lagouira se trouvait au ‘’Sahara occidental’’ qui fait l’objet d’un contentieux aux Nations unies.
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Communiqué de la VOIE DÉMOCRATIQUE relatif à son intervention au parlement européen le 22 mars 2011

الكتابة الوطنية
بلاغ توضيحي حول مشاركة النهج الديمقراطي
في ندوة البرلمان الأوروبي
نشرت جريدة الأحداث المغربية ليومي السبت والأحد 26 و27 مارس 2011 على صفحتها الأولى ضمن ركن "من صميم الأحداث"تعليقا على مشاركة النهج الديمقراطي في نشاط سياسي في البرلمان الأوروبي ببروكسيل يوم 22 مارس 2011،متهمة النهج الديمقراطي بالاستقواء بالأجنبي وبالعمل وفق أجندة أجنبية وبالقفز على الفرصة التي يمر منها المغرب لأغراض خاصة معتبرة أن النهج الديمقراطي كان حريا به التعبير عن أرائه في المغرب لا خارجه،وهي اتهامات تلتقي في مضمونها مع ما ورد في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء ليوم 25 مارس حول نفس الموضوع.
إن الكتابة الوطنية بعد تدارسها لما ورد في الركن والتصريح المشار إليهما وتنويرا للرأي العام تود توضيح ما يلي:
1) إن النشاط المشار إليه هو ندوة من تنظيم فريق اليسار الموحد الأوروبي وهو فريق برلماني يضم القوى اليسارية التقدمية ببلدان الاتحاد الأوروبي وطبعا لم تعرف مشاركة لقوى يمينية كما لمحت إلى ذلك جريدة الأحداث المغربية في نفس الركن رغبة منها في خلط الأوراق،وقد كان مبرمجا منذ مدة طويلة قبل انطلاق حركة 20 فبراير ببلادنا.
2)إن الندوة تدخل في إطار العلاقات الخارجية للنهج الديمقراطي مع القوى التقدمية الصديقة عبر العالم لتبادل الخبرات وتنسيق الجهود وتطوير القواسم المشتركة بينها وتطوير التضامن بين الشعوب في نضالها من أجل الديمقراطية والتحرر الوطني.وتهدف إلى تدارس التطورات التي عرفها ما يسمى بالعهد الجديد ببلادنا وفضح ديمقراطية الواجهة التي يسوق لها النظام المخزني وزبانيته على نطاق واسع في الخارج.أما قضية الصحراء التي يريد البعض إثارة زوبعة مصطنعة حولها فلم تكن أصلا مطروحة على جدول الأعمال وهذه بالطبع محاولة مقصودة لصرف الأنظار عما يجري بالمغرب.
3)إن مواقف النهج الديمقراطي من الاستقواء بالأجنبي ومن الامبريالية واضحة تمام الوضوح ونذكر هنا بموقفنا الرافض لعقد لقاء مع القنصلية الأمريكية بالدار البيضاء وندين بالمناسبة التدخل السافر للسفارة الفرنسية في شؤون الداخلية لبلادنا وفي شؤون حركة 20 فبراير في محاولة من الدولة الفرنسية توجيهها ورسم أفق معين لهذه الحركة ضمانا لاستمرار مصالحها في بلادنا وهو أمر كان على الذين يتحاملون علينا انتقاده وفضحه والوقوف ضده بدل الانخراط في الجوقة الإعلامية للتضييق على الأصوات الحرة.والحقيقة فان النظام المخزني والقوى الملتفة حوله هو من يستقوي بالخارج على المستوى الأمني والعسكري والاقتصادي عبر عقد الصفقات والاتفاقات تسهل للرأسمال الأجنبي كل الشروط لنهب خيرات بلادنا والحكم عليها بالتبعية مقابل التستر على الاستغلال البشع للطبقة العاملة المغربية وعلى الانتهاكات المتواصلة لحقوق الإنسان وهو الآن يستعين بالخارج لكسب التأييد لمبادرته الرسمية حول الدستور.
4)إن اتهام النهج الديمقراطي بالتحرك وفق أجندة خارجية يدخل في إطار الحملة المسمومة على النهج الديمقراطي بهدف تشويهه وهو أمر مرفوض يتطلب تقديم الاعتذار.وفي جميع الأحوال فان هذا الاتهام ما هو إلا تكرار لأسطوانة مشروخة لجأت وتلجأ إليها كل الأنظمة المنهارة والمتهالكة في العالم العربي كتونس ومصر واليمن وليبيا والبحرين والأردن والسعودية وسوريا...
5)إن اتهام النهج الديمقراطي بالركوب على حركة التغيير الجارية ببلادنا هو أيضا ادعاء مغرض ويدعو إلى السخرية لأن النهج الديمقراطي بكل بساطة هو جزء من هذه الحركة ومكون من بين مكوناتها يتفاعل معها بشكل ديمقراطي.
6)إن تقديم النصح للنهج الديمقراطي لكي يعبر عن أرائه بداخل المغرب وبين المغاربة ويكف عن ذلك في الخارج يدعو أيضا إلى الاستغراب لأن النهج الديمقراطي من حقه التعبير عن أرائه ومواقفه في كل مكان ودون قيود ويرفض بتر ومسخ أحد حقوق الإنسان الكونية والأساسية أي الحق في التعبير عن الرأي هذا مع العلم أن النهج الديمقراطي يعمل ما في وسعه بإمكانياته البسيطة على التعريف بمواقفه وسط الشعب المغربي وقواه المناضلة.كما أن هذه الدعوة تتجاهل واقع الإعلام العمومي السمعي-البصري الممول من طرف الشعب الذي يعرف الجميع انه عبارة عن مملكة مغلقة للفكر الوحيد ونشر التفاهة تتحكم فيه كمشة من الجلادين الإعلاميين تحكم على كل التعبيرات المجتمعية والقوى المعارضة بالتهميش والتعتيم دون أن يكون لها حتى حق الرد.
7)أخيرا وليس آخرا فان جريدة الأحداث المغربية التي تكيل لنا كل هذه الاتهامات كان حريا بها لو أرادت الاشتغال وفق الضوابط والقواعد المهنية الاتصال بالكاتب الوطني للنهج الديمقراطي لاستفساره عن مضمون الندوة وأهدافها وماذا قال وما لم يقل وهذا من مقومات العمل الصحفي النزيه.
الكتابة الوطنية.

Nouveau livre d'Ignace Dalle :" Hassan II entre tradition et absolutisme"

Par Ayad Ahram, 18/3/2011

Ignace Dalle, à qui l’ASDHOM a décerné le 19 novembre dernier le titre de citoyen d’honneur du Maroc, vient de publier chez Fayard un nouveau livre intitulé : Hassan II entre tradition et absolutisme

Douze ans ou presque après sa disparition, Hassan II laisse rarement indifférents tous ceux qui I'ont connu, à commencer par les Marocains eux-mêmes.
Marque par deux tentatives de coup d'Etat et une longue série d'événements tragiques - émeutes de 1965, enlèvement de Ben Barka, «suicide» du général Oufkir, disparition de centaines de militants de gauche, arrestation de milliers d'autres, etc. - Ie très long règne de Hassan II se serait peut-être interrompu brutalement si Ie monarque n'avait réussi une opération magistrale avec la Marche verte, au Sahara, à la fin de I’ année 1975. Mais, s'il a réussi à conforter I'institution monarchique, s'il s'est souvent montre perspicace et clairvoyant en politique internationale, aussi bien dans la gestion de ses relations avec Ie monde occidental que dans son approche du conflit israélo-arabe, Hassan II, peu intéresse par I’ intendance, a largement échoué dans les domaines économique et social.
Manipulateur habile et cynique, Ie souverain s'est appuyé toute sa vie sur un appareil sécuritaire efficace, sur I’achat des consciences et les prébendes pour régner. L'argent lui a d'abord permis de vivre dans un luxe inouï, alors que la majorité de ses sujets tiraient Ie diable par la queue. Grace aux innombrables rentes et privilèges qu'il a distribues, il s'est ensuite assure Ie soutien d'une bonne partie des élites. Revers de la médaille: I’émigration de dizaines de milliers de cadres, prives de perspectives ou allergiques à la corruption et aux dérives du régime, a pesé lourd dans Ie bilan de son règne.
Certes, les Marocains et nombre de dirigeants occidentaux lui ont sans doute su gré d'avoir géré subtilement I'espace religieux et évite les drames qu'ont connus tant de pays arabes et musulmans. Voyageant beaucoup, soignant son image, Hassan II fut très présent sur la scène internationale. A. défaut d'être toujours entendu, Ie Maroc était écouté. Sur ce plan, Ie royaume ne lui a pas encore trouvé de successeur.
Nourri de très nombreux témoignages - dont, beaucoup, inédits ­cet ouvrage nous donne à voir, plus de dix ans après sa mort, Ie vrai visage d'un homme dont on a pu dire qu'il a sans doute mieux servi Ie Maroc que les Marocains.
Ignace Dalle a passé de nombreuses années en poste dans le monde arabe, notamment au Liban, en Égypte et au Maroc. De 1992 a 1996, il fut directeur du bureau de I'AFP à Rabat. Diplômé de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille et d'Études arabes de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, il est /'auteur de plusieurs livres sur cette partie du monde. Il a déjà publié en 2004 chez Fayard Les Trois Rois, une histoire de la monarchie marocaine depuis l'indépendance.
ISBN 978-2-213-63783-9
9 782213 637839
25€
Couverture Atelier Didier Thimonier Photo © Patrick Robert/Sygma/CORBIS

Appel du Collectif de solidarité avec le peuple libyen

Marche de solidarité
Avec le peuple libyen en lutte pour les libertés,
l'État de droit et l'intégrité du pays
samedi 26 mars 2011, à 15 heures
Paris, place de la République à Nation

- Protection des populations civiles – quel qu'en soit le lieu –, ainsi que des résidents étrangers et des migrants
- Vigilance sur l’escalade de guerre, et sur tous les dévoiements possibles de la résolution 1573 votée par le Conseil de sécurité de l'ONU
- Vigilance sur la duplicité des gouvernements occidentaux et de la Ligue arabe
- Arrêt des livraisons d’armes au dictateur, et sanctions contre les Etats qui s’y livreraient
- Reconnaissance du Conseil national de transition intérimaire, seul représentant légitime du peuple libyen
- Justice exemplaire contre les crimes de Kadhafi
- Solidarité avec le peuple libyen en lutte pour les libertés et la démocratie
- Soutien aux révolutions et luttes des peuples du monde arabe


Premiers signataires
- Collectif libyen du 17 février, Collectif tunisien Sidi-Bouzid, Comité marocain de suivi du 20 février, Collectif d’Algérien(ne)s de soutien à la lutte en Algérie pour le changement et la démocratie
- ASDHOM, ATF, ATMF, ATTAC, CFDA, CRLDHT, Etoile nord-africaine, FTCR, LDH, Manifeste des libertés, MRAP, Sortir du colonialisme, Union syndicale Solidaires
- Europe Ecologie-les Verts, NPA, PCF, PG, PIR
- PCOT-France (Tunisie), PPDS-France (Syrie)

Rappel : Participation de l'ASDHOM au débat de la LDH sur les droits de l'Homme dans les révolutions du monde arabe

SECTION L’HAY-LES-ROSES – VAL-DE-BIEVRE
34, rue Jean-Jaurès 94240 L’HAY-LES-ROSES

JEUDI 31 MARS à 20h
Accueil 19h45
Au Moulin de la Bièvre
73, Avenue Larroumès à L’HAY-LES-ROSES
Accès : Bus 187 (Porte d’Orléans-Fresnes) arrêt Barbusse-Larroumès


Les Droits de l’Homme dans les révolutions démocratiques dans le Monde arabe

Cette soirée débat s’articulera autour de l’expérience tunisienne et ses prolongements futurs souhaités en Algérie et au Maroc voisins.

L’onde de choc démocratique partie de Tunisie a déjà atteint l’Egypte et plusieurs pays du Maghreb et du Machrek connaissent des mouvements populaires revendiquant liberté, démocratie et dignité.


Liberté et démocratie : versant sud

Ahmed Dahmani, Economiste, membre de la LDH


TUNISIE: les atteintes aux droits de l'Homme font elles partie du passé?

Adel Thabet, militant politique


ALGERIE : levée de l’état d’urgence et persistance de lois liberticides

Nesroullah Yous, chargé de communication du Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)


MAROC : peut-il échapper au vent de liberté qui souffle sur la région ?

Ayad Ahram, secrétaire général de l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)

Ldh-lhay-valdebievre@ldh-france.org
الاتحاد المغربي للشغل
الجامعة الوطنية لعمال و موظفي
الجماعات المحلية
فرع إقليم العرائش
الهاتف: 0662727437
البريد الالكتروني:umt.nakaba@yahoo.fr

 بيـــــــان 

انعقد بمقر الاتحاد المغربي للشغل يوم الجمعة 18 مارس 2011 اجتماع المكتب الإقليمي الموسع للجامعة الوطنية لعمال و موظفي الجماعات المحلية بالعرائش، تم خلاله مناقشة الوضعية الاقتصادية و الاجتماعية و التنظيمية إن على المستوى الوطني، الجهوي و الإقليمي، بحيث وقف المتدخلون على مجمل الخروقات و المضايقات التي يمارسها رؤساء الجماعات المحلية بالإقليم، و التجاهل و الاستهتار بمطالب الشغيلة الجماعية. الشيء الذي يزيد في استفحال الوضعية المزرية التي يعيشونها جراء غلاء المعيشة و هزالة الأجور و تجميدها، مما يؤدي إلى رفع درجة الاحتقان السائد بالقطاع، محملين كامل المسؤولية لما يمكن أن يترتب عن ذلك لوزارة الداخلية و طنيا و عمالة إقليم العرائش محليا.
كما تم تسجيل استياء الجميع من تدهور أوضاع الشغيلة الجماعية جراء الحيف الذي تعاني منه و الدوس على الحقوق المشروعة عبر التضييق على الحريات النقابية، و الاستغلال و التعسف الإداري، و سوء التسيير و التدبير، و فرض سياسة الأمر الواقع.
و في ظل هذه الأوضاع تم الإعلان على ما يلي:
 و ضع حد للاعتداء على الحريات النقابية و احترام حق الانتماء النقابي.
 استنكار سياسة صم الأذان التي تنهجها عمالة الإقليم اتجاه المطالب العادلة و المشروعة لعمال و موظفي الجماعات المحلية بإقليم العرائش.
 حث السلطات الإقليمية الوصية على القطاع بفتح باب الحوار، و الوقوف على الخروقات التي تطال حقوق ومكتسبات العمال و الموظفين الجماعيين بإقليم العرائش، مع وقف التعسفات و وضع حد لها.
 المطالبة باحترام مبدأ تكافؤ الفرص بين جميع الموظفين دون احتقار و تواطؤ.
 شجب جميع أشكال التمييز و التسويف في تسوية الوضعية الإدارية و المالية للشغيلة الجماعية، و التنديد بالمحسوبية و التلاعب في صرف التعويضات عن الساعات الإضافية و الأعمال الشاقة و الملوثة، و المطالبة بتعميمها على كافة الموظفين الجماعيين.
 استنكار التماطل في الاستفادة من المرسوم الخاص بحذف السلالم الدنيا (من 01 إلى 04) في الشق المتعلق بترسيم هذه الفئة طبقا للمادة 15 من منشور وزارة تحديث القطاعات العامة.
 التسريع بحل ملف الأخوات الموظفات المعتصمات ببلدية العرائش.
 تمكين العمال و الموظفين التابعين للإنعاش الوطني من شغل قار يضمن لهم حياة كريمة.
 دعوتنا كافة الشغيلة الجماعية بالإقليم الانخراط في المحطات النضالية التي تدعو لها الجامعة الوطنية لعمال و موظفي الجماعات المحلية وطنيا، جهويا و محليا، لرد الاعتبار لهذه الشريحة من المواطنين، و تحقيق مطالبها العادلة. مع التعبئة و توحيد الصفوف للتصدي بكل روح المسؤولية لما يحاك ضد مصالحها، و حمل المسؤولين بالتراجع عن كافة القرارات و الإجراءات التي تعصف بمكتسبات و حقوق العمال و الموظفين الجماعيين.
عاش الاتحاد المغربي للشغل
عاشت الجامعة الوطنية لعمال و موظفي الجماعات المحلية
جماهيرية، متضامنة، تقدمية، ديمقراطية، مستقلة، موحدة

حرر في 19 مارس 2011 بالعرائش.

L'ambassade française au secours du makhzen

Par Ali Fkir, 23/3/2011

Selon le journal "Akhbar Al youm" du 23 mars 2011, le plus proche collaborateur de l'ambassadeur de France au Maroc a organisé une réunion avec des jeunes militants de certains partis légaux pour discuter du mouvement de 20 février, du discours du roi, de la situation en Afrique du Nord et au Moyen Orient...
Le diplomate français a, entre autres:
- mis en garde les jeunes contre ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VOIE DEMOCRATIQUE) et contre Al ADL OU AL IHSANE qui chercheraient selon lui la confrontation avec les "forces de l'ordre", en déplaçant la protestation vers les quartiers populaires
- exprimé son appui au discours royal
Le responsable de la communication de l'ambassade, Karim Bencheikh, a confirmé cette rencontre, selon la même source.
Nous ne pouvons que condamner cette ingérence flagrante dans les affaires intérieures du Maroc.
L'Etat français n'a aucune leçon à nous donner.

mercredi 23 mars 2011

Comment va l'ex-gaucho ?

Par Abdelmajid Baroudi, 23/3/2011
Depuis que le sud de la Méditerranée a renoncé à sa tranquillité  notre ami l’ex gaucho ne se sentait pas bien. Lui qui est habitué lucrativement à cultiver l’amalgame, ne s’attendait pas à l’imprévisible. Au nom de la réalité contre laquelle il a vendu son rêve, il s’est forcé à croire que la puissance du lion machiavélique endigue la force et la hauteur des vagues. Au fond de lui et de crainte qu’il soit ridiculisé, il a espéré sans l’exprimer que cette première vague en provenance des plages tunisiennes sera endiguée. Une fois qu’il a appris la fuite de l’un des pirates de Carthage, sa fatalité pour l’attendu commençait à s’effondrer face à l’inattendu. Il fallait donc qu’il change de tactique. S’il est habitué à changer de veste, cette fois ci , il change de pantalon.

La société civile est son champ à cultiver l’amalgame. C’est dans cette ambiance hétérogène parfumée de diversité et de droit à la parole qu’il fait la promotion d’un discours mal préparé et où se mixent l’authenticité et la modernité. Sa cible préférée, l’indolence des complaisants et le nihilisme de ses anciens amis.

Maintenant que l’imprévisible est devenu presque prévu, il veut faire croire à ses anciens amis qu’ils pensent ce qu’il pense. Et pour illustrer son leurre, lui qui a caressé le lion et couru derrière l’engin sous prétexte qu’il n’est jamais monté à bord, l’ancien gaucho n’hésite pas de puiser dans les débris de ce qu'il garde en tête comme littérature de gauche qu’il conjugue au présent et qu’il est prêt à convertir à toutes les opportunités. Il est temps de changer de constitution octroyée murmurait-il d’un ton dépersonnalisé, lorsque ses anciens amis l’ont croisé à la marche du dimanche 20 février.

23 mars : non à l'oubli...

Par Ali Fkir, 23/3/2011

 الى كل المغاربة الأحرارالمناضلين من أجل مغرب حر

إلى عائلات الشهداء

إلى المناضلين القابعين في سجون النظام 

إلى الصامدين في مواجهة الردة،و الانبطاح، و الهرولة نحو الفتات، و في مواجهة  سياسية التدجين و الإغراء...

إلى الماركسيين اللينينيين الذين على درب شهدائهم سائرين

إلى مناضلي الحركة الاتحادية الذين على درب شهدائهم سائرين

  إلى الشباب المناضل في الجامعات، في الثانويات، في الأحياء الشعبية

  إلى شباب 20 فبراير الصامد 

 إلى الجماهير الشعبية التي تقاوم التهميش و الاضطهاد   

إلى الكادحين الذين يناضلون ضد الاستغلال و ضد سياسية الإغلاق اللاقانوني ، و الطرد التعسفي من المعامل و من الضيعات...

إلى المناضلين من أجل دسترة اللغة الأمازيغية كلغة رسمية بجانب اللغة العربية، و الاعتراف

الرسمي بالثقافة الأمازيغية كإحدى مكونات الثقافة الوطنية...

 إلى كل من يرفض أن ينحني أمام بشر مثله 

 إلى من يرفض النظام القروسطاوي و لو بشكله البرلماني و يناضل من أجل نظام جديد على أنقاض الملكية و الجمهورية البرجوازية 

إلى حملة الشهادات المعطلين المكافحين من أجل حقهم المشروع في الشغل

الى النساء المناضلات من أجل مجتمع عادل، مجتمع المساواة الفعلية بين المرأة و الرجل.

الى كل الثوار و الثوريين المغاربة

الى كل الشيوعيين المغاربة المكافحين من أجل مجتمع ينعدم فيه احتكار وسائل الإنتاج، و ينعدم فيه استغلال الإنسان لأخيه الإنسان، مجتمع المنتجين و كل المبدعين؛

إلى كل هؤلاء ، و بمناسبة ذكرى 23 مارس المجيدة،أهدي نشيدا من أناشيد المعتقلين السياسيين الماركسيين اللينينيين المغاربة (مجموعة 1972) 

                                     علي فقير

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الأسبوع الدامي



ما عاد يرتاد الدروب

عدى البوليس و الوشاة

غير الأيتام و الأرامل

و النادبات و الثاكلات

صبح مدينتي رهيب

يملأه صدى النحيب

و بدماء الشهداء

تدرجت شمس المغيب



لكن حذار هبة الإعصار

من الرماد تشب النار

يوم تدوي صرخة المستضعفين

سوف نفدي كل ثار



نباح أبواق البلاط

تعالى من راديو الرباط

والطامعون في الفتات

تمرغوا على البساط

المادحون البلداء

مع اللصوص الخبثاء

تجمعوا كالدود يزحف

على بقايا الشهداء



لكن حذار هبة الإعصار

من الرماد تشب النار

يوم تدوي صرخة المستضعفين

سوف نفدي كل ثار



في كل حي أو دوار

بيت أصابه الدمار

الأب في القبو يعذب

و لأم، بل حتى الصغار.

القتل و الإرهاب شرع

عليه قامت العروش

و كل خدام القصور

للشعب صنعوا النعوش



لكن حذار هبة الإعصار

من الرماد تشب النار

يوم تدوي صرخة المستضعفين

سوف نفدي كل ثار



إلى متى تبقى القيود

و شعبنا مثل العبيد؟

إلى متى يحي الطغاة

بحكم النار و الحديد؟

إلى متى حكم الذئاب

يسوقنا مثل القطيع؟

متى تبيد رهطهم

جمهورية الكادحين؟



إذن حذار هبة الإعصار

من الرماد تشب النار

يوم تدوي ثورة المستضعفين

سوف نفدي كل ثار

سينتهي عهد الظلام

أحد اناشيد الماركسيين اللينينيين المغاربة الذين اعتقلوا سنة  1972



Mohammedia : sit in de solidarité avec le mouvement de la jeunesse du 20 février

Par Ali Fkir, 23/3/2011

Les composantes de la "coordination de Mohammedia pour le changement (liberté, dignité, démocratie)" , ont tenu une réunion ouverte aux jeunes de la ville et ont décidé (à l'unanimité) d'organiser un sit in de solidarité avec le mouvement de la jeunesse du 20 février et ce :

Le dimanche 27 mars 2011, 
place Al KARAMA (en face du théâtre municipal), Mohammedia Al Alia, à partir de 16h30
Soyons nombreuses et nombreux à assister à ce sit in

Le racisme envahit l'espace politique


Tribune de Michel Tubiana,  Le Monde, 21/3/2011


De plus en plus ouvertement, le racisme envahit l'espace politique. Je ne veux pas ici évoquer le Front national mais bien une partie de la droite parlementaire et, à un moindre niveau, une partie de la gauche. L'accueil enthousiaste réservé par l'UMP aux suggestions d'Eric Zemmour de supprimer la législation antiraciste (et de supprimer aussi les maigres subventions aux associations…) est révélateur de ce qui n'est plus la dérive de quelques-uns mais une lame de fond.
L'accusation portée contre un potentiel candidat socialiste aux élections présidentielles de vivre à l'étranger et de ne pas ressembler à ceux et à celles qui peupleraient nos "terroirs", sans compter qu'il dirige une institution financière mondiale, n'est pas neutre. Et ce n'est pas faire preuve de terrorisme intellectuel que de constater que cette conjugaison entre argent et déni de loyauté et d'appartenance nationale rappelle les plus anciens stéréotypes antisémites. Quant aux musulmans, de lois stigmatisantes en questionnement sur la compatibilité de leur foi avec la République ou plus radicalement avec la nationalité française, ils sont devenus l'objet principal d'une rhétorique d'exclusion.
Voici qu'utilisée par ceux là même qui, jusqu'à aujourd'hui, au mieux l'ignoraient, au pire la combattaient, la laïcité est détournée de son sens pour exiger de quelques millions de citoyens français, déjà souvent soumis au talon de fer social, qu'ils répudient leur religion pour être acceptés dans la communauté nationale. Nul n'est exempt de ce mal qui vient de loin. En 2005, la campagne présidentielle avait déjà fixé le cap avec la création du ministère de l'identité nationale et de l'immigration et l'appropriation par Nicolas Sarkozy de la vulgate d'extrême droite. Qui se souvient que dès juillet 2007, dans son discours aux ambassadeurs, le même Nicolas Sarkozy opposait, fût-ce pour en prévenir la guerre, "l'islam à l'Occident" ?
Qui se souvient qu'en mars 2006, était publié un manifeste, signé par de brillants intellectuels, qui, ne rechignant pas devant l'emphase, postulaient "qu'après le fascisme, le nazisme et le stalinisme", l'horizon du monde était oblitéré par "l'islamisme" ? Puis ce fût la xénophobie érigée en politique d'Etat, assimilant étrangers à la délinquance, à la polygamie, aux ghettos de banlieues, à cette invasion toujours brandie comme une menace et jamais survenue.
Vint ensuite le glissement inévitable des étrangers à ceux qui leurs ressemblent, entendons les demi-français. C'est ainsi que le 8 décembre 2009 Nicolas Sarkozy, sous prétexte de tolérance, fait des musulmans français des étrangers qu'il faut "accueillir" dans leur propre pays. Assignés à résidence communautaire, ils sont toujours désignés par leur origine (immigrés de la deuxième, troisième ou, bientôt, quatrième génération) ou par leur appartenance religieuse. Et que dire des préoccupations d'un ancien responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui s'inquiète de la fécondité des femmes musulmanes de France et d'ailleurs ? Le débat sur l'identité nationale s'est inscrit dans la même logique, celle qui fige la France dans une geste immuable aux racines judéo-chrétiennes (mais plus chrétiennes que juives…).
Il a entraîné un tel défoulement contre les étrangers et les musulmans, réunis dans la même vindicte, que l'on sentait bien qu'il s'agissait de la dernière étape avant que le débat public ne sombre dans l'inacceptable. Nous y sommes. Les musulmans français ou pas sont sommés de faire leur examen de conscience et de répondre de nos peurs collectives. Que celles-ci soient bien réelles, et il en est de nombreuses, ou qu'elles soient du domaine de l'imaginaire, n'autorisent pas à les exploiter pour en rendre responsable une religion et ses adeptes. C'est pourtant ce que signifie le débat engagé par l'UMP, officiellement sur la laïcité, en réalité sur la compatibilité de l'islam et de la République, contredisant par là tous les principes de la laïcité.
Faut-il s'étonner dès lors de la cécité qu'a montré la diplomatie française face aux événements qui secouent le monde arabe ? Les discriminations que supportent ici les français musulmans expliquent aussi le mépris du gouvernement français à l'égard de ces "gueux" en révolte là-bas.

RELATION D'EMPATHIE
Et puisqu'en ces temps de salmigondis de la pensée, il faut aller jusqu'à dire l'évidence sauf à être suspecté de tous les maux, l'exigence naturelle d'une égalité des droits au profit des musulmans, la critique justifiée des discriminations qu'ils subissent n'impliquent en rien un renoncement à l'un quelconque des principes de la République ou de changer la loi de 1905 et encore moins la prétention à un régime dérogatoire. L'égalité des droits, le droit commun suffisent.
Mais pour que cette égalité prospère, il faut que s'allume cette lumière qui nous permet de voir dans l'Autre notre propre image, notre propre voix, qui nous permet de le reconnaître dans la même humanité que la nôtre. Le regard que l'on porte peut être celui de la part d'humanité qui nous est commune, il est aussi, c'est ô combien plus facile, l'exacerbation d'une altérité qui serait irréductible. Entre ces deux prismes, s'inscrit l'opposition, elle est irréductible, entre l'empathie et le rejet comme point de départ de la relation qui se créée.
Je ne peux vivre sans cette relation d'empathie a priori. Je refuse de m'inscrire dans cette perception des différences qui font d'elles le début et la fin de toute relation humaine. Je ne peux vivre dans la méfiance permanente de l'Autre qui peu à peu s'étend naturellement au plus proche au point de ronger tous les rapports sociaux pour les transformer en concurrence. Et c'est parce que cette empathie nous est aujourd'hui servie, par ceux qui en sont exsangues, comme une tare qui détruirait notre cocon national que nous allons mal. Le génie dont on peut assurément créditer le peuple de France, c'est d'avoir compris, dès 1789, que la négation des droits d'un seul homme était la seule cause des malheurs publics et de la corruption des gouvernements.
La tâche de nos responsables politiques et de chacun de nous, c'est de continuer dans cette voie. C'est donc de construire des projets politiques qui nourrissent l'imaginaire et non de créer ou d'attiser la haine. Il est temps de le dire fortement : ceux et celles qui sont incapables d'entendre la souffrance de tous et se perdent dans les querelles personnelles, n'éviteront pas la sanction de leur renoncement. Ceux et celles qui nous entraînent dans cette course à l'abîme, qui usent du racisme et de l'antisémitisme comme arme politique, perdent toute légitimité et légitiment la révolte.
Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme (LDH)
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/21/le-racisme-envahit-l-espace-politique_1495343_3232.html

La VOIE DEMOCRATIQUE marocaine ne cautionne pas la mascarade de la "révision de la constitution".

ANNAHJ ADDIMOCRATI
(la VOIE DEMOCRATIQUE marocaine) 
refuse de cautionner la mascarade makhzanienne de 
la "révision de la constitution".

Communiqué du secrétariat national publié le 21 mars 2011

النهج الديمقراطي الدار البيضاء في 21 مارس 2011

الكتابة الوطنية

النهج الديمقراطي يرفض المساهمة في ترقيع الدستور

الحالي وإضفاء الشرعية على الدستور الممنوح

تلقى الكاتب الوطني للنهج الديمقراطي الرفيق عبد الله الحريف دعوة شفوية من طرف احد مستشاري الملك من اجل حضور اجتماع آلية التنسيق الخاصة بتتبع مراجعة الدستور.

وكجواب على تلك الدعوة فان النهج الديمقراطي يعرب عن رفضه الحضور للاجتماع وذلك للاعتبارات التالية :

1-إن الصيغة الرسمية للجواب على المطالب الدستورية المضمنة في خطاب 9 مارس لا تستجيب للمطالب المقدمة من طرف حركة 20 فبراير بل هي التفاف عليها ومحاولة لإفراغها من مضمونها الحقيقي.إنها تعتمد مبدأ ترقيع الدستور الحالي وهو أمر مرفوض جماهيريا وأكدت رفضه التام المسيرات والوقفات الحاشدة ليوم 20 مارس الجاري رغم التعتيم الإعلامي المخزي من طرف القنوات الرجعية للنظام والجلادين الإعلاميين المشرفين عليها.

2- أوكل المخزن مهمة الاشتغال على الدستور إلى لجان وهيئات معينة من طرفه لا تحظى بالمصداقية والنزاهة المطلوبتين .مما يؤشر على أن الدستور المرتقب لن يكون- رغم الإخراج "الديمقراطي" الشكلي الراهن- سوى دستورا ممنوحا يشرعن نظام الاستبداد والحكم الفردي المطلق مثل سابقيه.

3- إننا نرفض الانخراط في تلك اللجان الشكلية ونؤكد على ضرورة الاستجابة الفورية وبدون لف أو دوران لمطلب حركة 20 فبراير المتمثل في اعتماد صيغة المجلس التأسيسي من اجل وضع دستور جديد يصبح فيه الشعب المصدر الشرعي الوحيد للسيادة والسلطة.

4- إننا نرفض الدعوة كتأكيد منا على الانخراط المتواصل الى جانب القوى الحية والديمقراطية ببلادنا من اجل تحقيق الحرية والكرامة والديمقراطية والعدالة الاجتماعية لشعبنا.

الكتابة الوطنية

mardi 22 mars 2011

Libye: futur eldorado marocain

La solution est ailleurs
Par Ali Fkir, 22/3/2011
Ce matin du mardi 22 mars, vers 8h15, j'ai allumé la radio et je tombai sur la chaîne "ASSWAT" (chaîne marocaine financée selon les dires par le pays de l'oncle Sam).
Un "analyste" débitait avec enthousiasme des prophéties (relatives à la Libye) qui ne peuvent en aucun casnous laisser insensibles:
- La Libye sera certainement détruite
- Kadhafi sera certainement renversé
- Il faudra reconstruire cet géant pays (4 fois la France selon moi):
* Reconstituer une nouvelle police....(1er objectif cité)
* Reconstituer l'administration
*Remettre en état les infrastructures, développer le pays...
......
- les rebelles libyens seront incapables de reconstruire leur propres pays
- La coalition occidentale ( qui a détruit, selon moi) ne peut pas s'occuper directement de ça ( ça serait flagrant!)
- Les formateurs policiers, les cadres administratifs, les ingénieurs...doivent parler la langue du peuple libyen, c'est à dire l'arabe
- Le mieux placé pour cette mission de reconstruction d'un pays dévasté, ne peut être que LE MAROC
Le problème des diplômés chômeurs y trouvera la solution (c'est lui qui le dit)
Les prophéties de ce monsieur reflètent certainement les pensées secrètes d'un certain nombre d'agents de milieux sécuritaires, d'entrepreneurs, de politicards...
A entendre cet "analyste", notre futur eldorado, à nous Marocains, sera la Libye d'après guerre, en souhaitant bien sûr que les destructions soient plus importantes.
Militant-es de l'ANDCM, vos malheurs (nés des politiques du régime marocain ) prendront fin avec la chute du régime libyien.
Ce n'est pas la peine donc de vous engager avec le mouvement du 20 février qui cherche la petite bête à notre bien aimé régime. La solution est ailleurs
"Vive notre cousin Sarko!"

Sahara occidental: un membre du CORCAS retire son appui au projet marocain d’«autonomie»

Par El Watan, 28/3/2011
Ramdane Messaoudi, citoyen sahraoui membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), structure mise en place par les autorités marocaines en mars 2007), a annoncé depuis Madrid qu’il retirait son appui au projet marocain d’«autonomie» au Sahara Occidental.
C’est ce qu’a rapporté le journal marocain Akhbar Al Yaoum dans lequel Messaoudi, également président d’une association sahraouie activant dans le domaine des droits de l’homme, a déclaré qu’il animera lundi dans la capitale espagnole une conférence de presse pour expliquer les motifs de sa décision.
Interrogé à propos d’un éventuel soutien de son association de d’autodétermination du Sahara occidental, il a indiqué que sa position est «ouverte sur toutes les probabilités».
M. Messaoudi a ajouté que «l’Etat marocain n’a manifesté aucun sérieux vis-à-vis des Sahraouis à travers la mise en place de mécanismes primaires pour l’application de l’autonomie».
Il a déploré, en outre, la non libération des 110 Sahraouis arrêtés suite aux évènements du camp de Gdeim Izik, près d’El Ayoun, capitale occupée du Sahara occidental, et la non réhabilitation des personnalités sahraouies «humiliées» lors de ces évènements.