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vendredi 3 décembre 2010

Sahara occidental: un mécanisme de protection des droits de l’homme, une necessité

Par La Rédaction le 2/12/2010
La nécessité d’un mécanisme de protection des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental a été soulignée par des eurodéputés, a indiqué un communiqué du comité des Affaires étrangères du Parlement européen.
Cette revendication a été faite lors d’une réunion du comité, tenue mercredi à Bruxelles, avec le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek et son homologue marocain, Taib Fassi Fihri. Dans ce contexte, l’eurodéputé José Ignacio Salafranca a demandé que que les prérogatives de la MINURSO soient élargies à la protection des droits de l’homme.
La nécessité d’un mécanisme de protection des droits de l’homme au Sahara occidental a été également relevée par l’eurodéputé Ioannis Kasoulides. Son collègue Willy Meyer a demandé, pour sa part, à l’occupant marocain de respecter le droit international et libérer tous les prisonniers politiques sahraouis.
L’eurodéputé Raul Romeva a souligné, de son côté, que le Maroc « n’a pas le droit d’exploiter les eaux territoriales du Sahara occidental », insistant sur le fait que ces eaux ne doivent pas être inclues dans les futurs accords de pêche entre le Maroc et l’Union européenne. Intervenant lors de cette rencontre, M. Ould Salek a affirmé que le démantèlement du camp de Gdeim Izik, près de la ville de Laâyoune occupée, par les forces d’occupation marocaines, le 8 novembre dernier, « était un point de non retour et tout doit changer maintenant ». Il a déploré, en outre, les restrictions imposées par le Maroc sur le mouvement, notamment, de membres du Parlement européen, de représentants des organisations non-gouvernementales et de journalistes.
« Le Sahara occidental est la dernière colonie d’Afrique », a rappelé le responsable sahraoui, soulignant que le règlement de ce conflit « passe par un référendum d’autodétermination conformément au droit international.
Lire aussi :
1. Pour un « mécanisme onusien » de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental
2. Des ONG américaines appellent l’ONU à soutenir la protection des droits de l’homme au Sahara Occidental
3. Droits de l’homme: élargir la mission de la Minurso au Sahara occidental

jeudi 2 décembre 2010

SAHARA OCCIDENTAL : RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 DECEMBRE - PARIS

RAPPEL URGENT :
Par Ivan Villa, Mediapart, 1/12/2010
SAHARA OCCIDENTAL: MOBILISATION CONTRE LA RÉPRESSION ET POUR L'AUTODÉTERMINATION
Après l'assaut criminel des forces marocaines contre le camp de Gdeim Izik suivie d'un déchaînement de violence contre les manifestations pacifiques de solidarité, la répression se poursuit contre la population sahraouie: nouvelles attaques contre des Sahraouis, perquisition et destruction de maisons sahraouies, arrestation et détention de centaines de Sahraouis sans aucun contact avec leurs familles. De nombreux détenus sahraouis, dont Ennaâma Asfari, co-président du CORELSO, sont devenus aujourd'hui des "disparus forcés". L'association internationale "Human Rights Watch" a dénoncé les forces de sécurité marocaines qui "ont soumis des détenus à des passages à tabac et des mauvais traitements". A l'instar d'HRW, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme (REMDH) a condamné la violence contre la population sahraouie. La liberté de la presse est toujours limitée et de nombreux journalistes, parlementaires et observateurs sont expulsés sans explication. Le Maroc veut pouvoir emprisonner et torturer sans témoin!

Les manifestations de protestation contre cette répression et de soutien au peuple sahraoui se poursuivent partout dans le monde mais l'ONU se contente de "déplorer" les violences sans prendre de mesure pour protéger la population sahraouie. Le Parlement européen a résisté aux pressions du Maroc et adopté le 25 novembre une résolution condamnant les incidents violents, demandant au Maroc le libre accès aux journalistes et observateurs internationaux et aux Nations unies "de mener une enquête indépendante et d'instaurer un mécanisme de surveillance des droits de l'homme ". Par contre, le gouvernement français reste sourd aux souffrances du peuple sahraoui et réaffirme son appui au Maroc.

La seule solution juste et définitive à ce conflit qui n'a que trop duré, c'est d'organiser le référendum d'autodétermination afin de laisser le peuple sahraoui décider librement de son avenir. Il est nécessaire de poursuivre l'action contre la répression et pour l'autodétermination. C'est pourquoi nous appelons à

UN RASSEMBLEMENT SAMEDI 4 DÉCEMBRE 2010
De 15h à 18h PLACE DU PALAIS ROYAL Paris 1er
métro Palais Royal-Musée du Louvre

pour exiger du gouvernement français, de l'Union européenne et des Nations unies d'agir pour:

- l'arrêt de la répression et le respect des droits de l'homme
- la libération des prisonniers politiques sahraouis
- la levée de l'état de siège et le libre accès des journalistes
- l'interdiction de l'exploitation des ressources naturelles sahraouies
- l'envoi d'une mission d'enquête internationale impartiale et la mise en  place d'un mécanisme onusien de surveillance des droits de l'homme

Signataires: 
ACCA, AFASPA, AFAPREDESA, APSO, ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association des Sahraouis en France, CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, Mouvement de la Paix, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui, Sortir du colonialisme, SURVIE
Avec le soutien de: FASE, Les Alternatifs, Europe Ecologie- Les Verts, NPA, PCF, PCOF, CGT, Solidaires
www.mediapart.fr/club/blog/ivan-villa/011210/sahara-occidental-rassemblement-samedi-4-decembre-paris

Un journaliste danois expulsés du Maroc : il avait couvert le thème de la pêche illicide de l'UE

Jeudi 14 novembre, la radio danoise a diffusé un documentaire sur la pêche illicite de l’UE au Sahara Occidental occupé. Deux jours plus tard, le journaliste à l’origine du programme a été expulsé du Maroc.
Mads Ellesøe, journaliste danois reconnu, a fait un seul article sur le Sahara Occidental dans sa carrière. L'histoire a été publiée deux jours avant son arrivée au Maroc, et traitait de la question de la pêche européenne au Sahara Occidental.
L’histoire ci-dessous a été publiée sur le site Web du journal danois The Journalist, le magazine du syndicat danois pour les journalistes.
http://journalisten.dk/dansk-journalist-anholdt-i-marokko

Traduction non officielle de WSRW, 29 /11/ 2010

Un journaliste danois détenu au Maroc
Le journaliste free-lance a été détenu au Maroc, où les autorités ont confisqué disques durs, passeports et téléphones mobiles. Il est maintenant en sécurité à Paris.

Les autorités marocaines ont détenu ce week-end le journaliste danois Mads Ellesøe. Cela s’est produit seulement 2 jours après que [Danish Broadcasting Corporation] DR ait diffusé un documentaire sur l'occupation du Sahara Occidental par le Maroc, et le milliard de couronnes que les pêcheurs de l'Union Européenne paient au régime marocain pour pêcher dans les territoires occupés. Ceci est dit par un communiqué de presse de la Danish Broadcasting Corporation aujourd'hui.
La détention du journaliste auteur du documentaire s'est passé samedi soir, quand des hommes vêtus en civils, ont réveillé Mads Ellesøk et son amie dans leur chambre d'hôtel à Marrakech. Le couple était arrivé dans la ville marocaine samedi midi.
Les six hommes n’ont pas voulu montrer leur pièce d'identité, mais ont dit qu'ils avaient suivi les mouvements de Mads Ellesøes avant son arrivée au Maroc.
«Nous avons été convoqués pour interrogatoire, et nous avons été obligés de signer un document disant que nous constituions un danger pour l'ordre public. Ce n'est qu’arrivés à l'aéroport que nous avons découvert que le disque dur avait disparu ", a déclaré Mads Ellesøe à www.Journalisten.dk
Il est maintenant à Paris avec son amie.(...)Il a lui-même une sauvegarde à la maison. Mais son amie ne peut en dire autant.Tous ses documents ont disparu.  En outre, les passeports et carte SIM de Mads Ellesøe et son amie ont été confisqués.
Pendant les interrogatoires, les hommes vêtus en civils ont en outre dit à Mads Ellesøke qu’ils savaient qu'il avait été dans le pays voisin l'Algérie, et qu'il avait des sources là, dont ils voulaient savoir les noms.
Les enregistrements du journaliste free lance de la semaine dernière sur P1 Documentary, ont eu lieu exactement à la frontière de l'Algérie et du Sahara Occidental. La police marocaine voulait également des informations sur les sources et contacts locaux de Mads Ellesøe à Marrakech, et aussi savoir sur quel genre d'article il voulait travailler.
"Ces questions ne se posent pas à un journaliste. Tout ramène au fait que la détention de Mads Ellesøe a lieu à la suite de sa critique au sujet des accords controversés des européens avec les autorités marocaines sur les droits de pêche dans les territoires occupés. Par conséquent, ce n'est pas seulement une affaire concernant un touriste danois, mais de liberté de la presse. Je m'attends à ce que le ministère danois des Affaires étrangères prenne ce cas très au sérieux ", a déclaré l'éditeur de P1 documentaire, Tanja Nyrup Madsen, dans un communiqué de presse.


http://www.wsrw.org/index.php?parse_news=single&cat=111&art=1714

Maroc : Les sinistrés de Mohammedia protestent

Par Ali Fkir, 1/12/2010
La ville de Mohammedia dont la majorité des habitants souffre de la précarité de logement est connue pour ses nombreux bidonvilles où sont entassés des milliers de personnes dans des conditions lamentables. 
Elle a connu aujourd'hui, le 1er décembre 2010, trois tentatives de marches populaires (stoppées par des barrage des "forces de l'ordre") vers la préfecture de la ville:
- La marche des habitants du bidonville Brahma Charkaoua (voir le rapport du mardi 30 novembre 2010, et les photos prises aujourd'hui)
- La marche des habitants du bidonville CRISTAL-Aïn Hourrouda
- la femmes du bidonville Al Bradaâ
Le point commun des trois marches reste la grogne contre la " démission " des autorités locales et des "élus" face à la calamité et ses conséquences désastreuses sur les habitants.
Les militant-es de l'AMDH, section de Mohammedia ont passé toute la journée à rendre visite aux victime des intempéries et surtout victimes de l'indifférence des autorités
LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE 
A chacun selon...sauf l'honnêteté
Histoire des habitants du bidonville BRAHMA CHARKAOUA:
- C'était des petits propriétaires terriens (paysans pauvres)
- Certains furent expropriés pour raison "d'utilité publique", d'autres cédèrent leurs lopins de terre, conséquence de la paupérisation galopante du peuple marocain en général et du monde rural en particulier, ou sous la pression des rapaces sans scrupule aucun (grands propriétaires terriens, de bureaucrates qui blanchissent l'argent sale de la corruption, des affairistes citadins...)
- L'Etat a drainé ces victimes vers un véritable cratère ( ancienne carrière). Donc bidonville "légal" sans toutefois le minimum nécessaire pour survivre. Même pas une canalisation pour évacuer les eaux en cas de fortes pluies, ni de moyens de transport pour dégager les ordures. Ne parlons pas de l'eau courante, égouts..., c'est du grand luxe! On pense à eux quand même pour les "marches nationales" à caractère chauvin, pour "gonfler" la foule qui "accueille avec allégresse" les officiels, on ferme les yeux sur la vente des "voix" pendant les " élections". C'est la démocratie: la liberté de vendre sa voix au plus offrant! Dispensaire? réelle école? travail?...NON et NON. c'est du luxe! c'est pour les bourgeois
- La pluie arrive, le bidonville change de décor. La situation s'est empirée. Tout le monde à la belle étoile, sous l'oeil vigilant des "forces de l'ordre". L'ordre! le mot magique, le mot chéri des possédants, des rapaces et autres prédateurs à la recherche des lopins de terre pour agrandir "leurs" latifundiums, ériger des palais...
Il est extraordinaire notre cher Maroc, notre chère patrie: à chacun selon ses intrigues, ses relations, sa force de "dissuasion ou de frappe", sa capacité de magouille et de cafouillage. Tout est permis pour s'enrichir sauf l'honnêteté.
Douar Brahma avant les dernières pluies
Douar Brahma au lendemain des pluies




Elle tourne le dos à la cabane familiale engloutie: nous avons tout perdu.
Et les autorités et les "élus"? demandai-je
Tous et toutes me répondent: à part les militant-es des droits humains, on ne voit personne d'autres sauf les gens armées qui nous empêchent d'aller protester en ville.
Malheureusement les militant-es de l'AMDH n'ont pas de solution à part faire connaître cette amère réalité, exprimer leur solidarité à ces victimes d'exclusion, et dénoncer la démission de l'État à qui incombe entièrement la responsabilité de cette situation lamentable.
                      



 

Habitants du douar CRISTAL à l'entrée de la ville de Mohammedia (1er décembre 2010)

mercredi 1 décembre 2010

Fassi-Fihri nie tout en bloc devant le Parlement européen

Répression de Gdeim Izik
Par Hamid A, liberté Algérie, 1/12/2010
D’accusé, le Maroc s’est reconverti en accusateur hier, lors du passage de Fassi Fihri devant le Parlement européen où il avait été invité à s’expliquer sur la répression des populations sahraouies durant et après la prise d’assaut, le 8 novembre dernier, du camp de protestation de Gdein Izik situé aux abords d’Al Ayoune.
Voici la version du ministre des Affaires étrangères qui a fait sourire pas mal d’Eurodéputés et indigné beaucoup d’autres : «Le camp de toile a été démonté de façon pacifique ; il n’y a eu aucune victime sahraouie et les décès enregistrés se comptent parmi les forces de sécurité marocaine».
Partant de ce constat pour le moins bizarre puisqu’il défie tous les témoignages des journalistes étrangers et des membres des organisations civiles qui ont été expulsés jusqu’au dernier du Sahara occidental, y compris des élus espagnols et des parlementaires européens eux-mêmes qui voulaient constater de visu ce qui se passait au Sahara, le chef de la diplomatie espagnole s’en est pris aux eurodéputés et à la presse espagnole.
Il a accusé les premiers comme les seconds d’être à «l’origine d’une propagande bien orchestrée» contre son pays et d’user de «formules légères» quand ils parlent de «génocide» et de s’opposer au projet de solution «crédible et sérieuse» que le Maroc avance pour le problème de l’ancienne colonie espagnole.
Lui succédant, le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Ould Salek, lui, a apporté des faits qui prouvent qu’il y a eu génocide au Sahara occidental et une politique de nettoyage ethnique. Les arguments du responsable sahraoui sont, à l’inverse, documentés et se fondent sur des témoignages de parties concrètes parmi les victimes de la féroce répression déclenchée depuis le 8 novembre.
Dans ce débat contradictoire où les deux parties n’étaient pas présentes en même temps dans la plénière, le groupe socialiste a, bien sûr, multiplié les manœuvres pour éviter que les Eurodéputés imputent au Maroc l’entière responsabilité de ces faits.
Motion du Sénat espagnol
C’est ce qu’ils ont fait, mardi soir au Sénat espagnol, pour qu’aucune des deux parties – le Maroc et les Sahraouis – ne soit citée nommément dans la motion adoptée par l’ensemble des groupes parlementaires «condamnant» la violence qui a eu lieu à la suite de la prise d’assaut du camp de toile de Gdeim Izik.
Ils ont tenu, et obtenu, que les termes de cette motion soient conformes à l’esprit de la résolution votée le 25 novembre dernier par le Parlement européen. Le Sénat a, toutefois, dénoncé le black-out médiatique instauré par les autorités marocaines autour de la situation qui prévaut au Sahara occidental.
La motion demande, par ailleurs, au gouvernement espagnol d’«exprimer sa profonde préoccupation pour la détérioration de la situation» dans l’ancienne colonie espagnole, en l’invitant à «condamner fermement les violents incidents qui se sont produits au moment de la prise d’assaut du camp de toile et dans la ville d’Al Ayoune».
Elle demande, en outre, à l’exécutif central de «jouer un rôle actif dans le processus de décolonisation du Sahara occidental et de plaider pour l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme» dans l’ancienne colonie espagnole.
La répression marocaine est le thème le plus en évidence dans toutes les éditions de la presse espagnole. L’envoyée spéciale d’El Mundo, Ana Romero, a relaté, dans le premier reportage qu’elle a publié hier après son expulsion d’Al Ayoune, les «atrocités commises par les autorités marocaines contre les populations sahraouies pendant et après la prise d’assaut du camp de Gdeim Izik».
Menaces de mort contre les journalistes
La veille, son journal avait annoncé à la une que son envoyée spéciale à Al Ayoune avait été expulsée par le gouvernement marocain au motif qu’elle constituait «une menace à la sécurité du royaume».
Avant d’être mise dans le premier avion, un fonctionnaire espagnol établi à Al Ayoune l’aurait avertie qu’elle faisait l’objet de menaces de mort à la suite de la publication de son reportage sur l’assaut du camp de toile, tout en l’implorant de ne pas quitter son hôtel.
«Si le Maroc dit n’avoir rien à cacher sur ces faits, pourquoi donc s’oppose-t-il fermement à la présence des journalistes étrangers au Sahara occidental ?, a-t-elle déclaré à son retour à Madrid.
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Amnesty International : soirée publique avec Amin El Khiari et Brahim Sabbar - 9 décembre 2010!

RENCONTRE PUBLIQUE AVEC
AMIN EL KHIARI ET BRAHIM SABBAR,
DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS AU MAROC
Dans le cadre du Marathon des signatures, Amnesty International France a invité Amin El Khiari, pour
témoigner de la situation de son frère Chekib El Khiari, défenseur des droits humains actuellement emprisonné à Mèknes au Maroc et l’une des 12 personnes pour lesquelles Amnesty International France appellera le public français à se mobiliser à partir du 4 décembre 2010 et pendant toute l’année 2011.
Amin El Khiari est fondateur de l'Association Rif des droits de l'Homme, qui se consacre notamment au traitement réservé aux migrants d’Afrique subsaharienne et à la violence contre les femmes, et secrétaire général de l’Association Anoual pour le développement et la communication à Nador. Il est connu dans sa région comme défenseur des enfants victimes d’agressions sexuelles et comme journaliste local. Depuis que son frère a été arrêté en février 2009, Amin consacre tout son temps à défendre sa cause, en essayant
de porter l’affaire dans les médias, auprès d’ONG de droits de l’Homme et de
l’opinion publique marocaine et internationale.
Chekib El Khiari a été condamné le 24 juin 2009 à trois ans de prison et à une
très lourde amende pour outrage aux institutions publiques et pour avoir ouvert
un compte bancaire à l’étranger et transféré de l’argent sans avoir obtenu les autorisations
nécessaires. La condamnation se fonde sur les déclarations faites à la télévision nationale marocaine par Chekib El Khiari en janvier 2009, déclarations relatives à des affaires de trafic de drogue et de corruption, dénonçant l’implication de hauts responsables de l'appareil d’État.
Chekib El Khiari est considéré comme un prisonnier d’opinion, arrêté, poursuivi et condamné uniquement pour des raisons politiques – à cause de son travail contre la corruption et le trafic de drogue à Nador, et pour ses activités en faveur des droits humains.
Le défenseur sahraoui Brahim Sabbar est secrétaire général de l'Association Sahraouie des Victimes des violations graves des Droits de l’Homme commises par l’État du Maroc, association non reconnue par l'Etat marocain.
Brahim Sabbar a été victime de disparition forcée de 1981 à 1991 et prisonnier d’opinion de 2006 à 2008.
Le Sahara Occidental est un territoire non autonome (au sens de l'ONU) annexé par le Maroc en 1975. Amnesty International demande aux Nations- Unies de clarifier le statut des habitants du Sahara occidental, qui se trouvent parfois en situation d'apatridie ou dans un vide juridique.
La situation des droits humains y est préoccupante. Les Sahraouis sont soumis à de sévères restrictions sur leur droit d'exprimer leur opinion, de créer des associations et de tenir des assemblées.
Début octobre 2010, des milliers de Sahraouis avaient quitté Laayoune (capitale du Sahara
occidental) et dressé un camp dans le désert, en signe de protestation contre leur marginalisation économique. Des journalistes et parlementaires étrangers avaient été empêchés d'y entrer. Le 8 novembre, les forces de sécurité marocaines ont investi le camp pour expulser les protestataires.
D’après les témoignages recueillis par AI, il y aurait eu de nombreux morts, blessés, et arrestations.
AI demande une enquête indépendante ainsi qu’une extension du mandat des la mission de l’ONU.
Contact AI France : personnesendanger@amnesty.fr/ 03 53 38 65 28

Les députés marocains lancent une enquête parlementaire sur les événements d’El-Ayoun

La poudre aux yeux de Rabat
Par : Merzak Tigrine, Liberté-alger, 1/12/2010
Dans l’espoir d’apaiser la colère des défenseurs des droits de l’homme, notamment les ONG Human Rights Watch et Amnesty International, ainsi que les eurodéputés, qui demandent une enquête indépendante sur les sanglants de Gdeim Izik, le Makhzen initie par le biais de ses députés une “enquête parlementaire”.
Refusant de céder aux requêtes internationales, émanant du Parlement européen et des deux principales organisations internationales de défense des droits de l’homme que sont Amnesty international et Human Rights Watch, pour la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour déterminer les responsabilités dans l’agression sanglante des forces marocaines contre les civils sahraouis le 8 novembre dernier dans le camp érigé à Gdeim Izik près d’El-Ayoun pour protester contre l’occupation du Maroc, le makhzen essaye de trouver un échappatoire. Pour ce faire, les députés marocains ont décidé lundi de constituer une commission d'enquête parlementaire sur “les événements” survenus après le démantèlement le 8 novembre du camp Gdeim Izik. Composée de treize députés, dont quatre de l'opposition, la commission doit rendre ses conclusions dans un délai maximum de six mois, selon le règlement intérieur du Parlement. Il s’agit d’une première au Sahara occidental. Selon Sâad-Eddine Othmani, député du Parti justice et développement (PJD, opposition islamiste) et l'un des vice-présidents de la commission : “C'est la première fois qu'une commission d'enquête parlementaire marocaine travaillera au Sahara (occidental) et la sixième dans l'histoire du Maroc.” Il ajoutera que “parmi les objectifs de cette commission, qui travaillera pendant au moins 45 jours, figure la délimitation des responsabilités dans ce qui s'est passé à El-Ayoun depuis l'implantation des premières tentes jusqu'aux événements qui ont suivi le démantèlement du camp”. Un communiqué du Parlement a indiqué que la commission va également enquêter sur “les actes de violence qu'a connus récemment la ville d’El-Ayoun” (ndlr : Sahara occidental).
Ainsi après avoir dénoncé la décision du Parlement européen, accusant le Parti populaire espagnol (PP) d'être “derrière” celle-ci, lors d'une importante manifestation à Casablanca lors d’une manifestation populaire en présence de nombreux hauts responsables du royaume et des partis politiques, le Maroc donne l’impression de vouloir calmer la tension en annonçant la création de cette commission d’enquête parlementaire. Il ne s’agit que de la poudre yeux, car comme l’indique le règlement intérieur du Parlement marocain, les conclusions de la commission d'enquête n'ont aucun caractère contraignant, et ne conduisent pas “systématiquement au déclenchement d'une procédure judiciaire”.
Pour rappel, en décembre 2008, une commission parlementaire s'était rendue à Sidi Ifni (sud) après des affrontements le 7 juin précédent entre les forces de l'ordre et des diplômés chômeurs qui avaient bloqué le port de cette localité, qui avait abouti à la conclusion que “lors des incidents, il n'y a pas eu de mort ou de viol au regard du code pénal marocain et des conventions internationales afférentes aux droits de l'homme”.

Résolution du Parlement Européen sur le S.O., suite et pas fin : Quand les lignes bougent l

Par M.A., le soir d'Algérie, 30/11/2010 
Rabat ne décolère plus contre Bruxelles et Madrid. Hier, la capitale belgo-européenne devait servir de tremplin médiatique pour expliquer la «marocanité» du Sahara occidental. Un bide. Après l’adoption par le Parlement européen (PE) d’une ferme résolution dénonçant les agissements du Maroc au Sahara occidental, Rabat a sonné le tocsin de la mobilisation générale.
La position des europarlementaires est un tournant. Majeur. Ébranlé par la détermination des eurodéputés, tous groupes confondus, le Makhzen tente des opérations de manipulation-diversion. Des marches de protestations (contre qui ?), Casablanca, Washington, des concerts animés par des groupes folkloriques et des artistes marocains au talent reconnu, des conférences de presse d’explication du conflit, comme celle d’hier à Bruxelles, des commandes de passage dans différentes télévisions occidentales et satellitaires arabes, autant d’actions pour prouver la marocanité du Sahara occidental.
Zapatero
Une évolution tactique semble avoir été ordonnée en haut lieu par rapport à la résolution — meurtrière pour le Maroc — du Parlement européen. Si l’Algérie est, évidemment, toujours le principal suspect, accusé selon Rabat, depuis quelques jours, les foudres de guerre les plus rapides et les plus dangereux ciblent un autre objectif. L’Espagne. Principalement les entités fédérées du Royaume ibérique (Calalagne, Pays Basque, Andalousie), les médias et des responsables politiques, tant du Parti socialiste que du parti de la droite classique. Cet acharnement médiatique anti-espagnol sans équivalent dans la tradition entre le Maroc et l’Espagne est troublant, selon les observateurs, ici, à Bruxelles. Il l’est d’autant plus que le gouvernement Zapatero n’a pas été particulièrement zélé dans la dénonciation de la répression et des crimes commis à El-Ayoune.
Il est vrai que la direction du PSOE, actuellement au pouvoir à Madrid, n’a pas été suivie par le base socialiste sur la question sahraouie, d’où la double partition contrainte jouée par l’exécutif Zapatero. Molesse pro-marocaine à l’entame du démantèlement du camp d’El Ayoune, puis fermeté sans précédent, ensuite fermeté contre la répression marocaine, bien sûr. Rabat soupçonnant à cet égard Zapatero d’avoir consciemment laisser monter la colère anti-marocaine pour réguler ses déclarations et les mettre au diapason européen. Les Marocains sont d’autant plus enclins à penser ainsi que des eurodéputés, notamment socialistes, traditionnellement mous et sans courage face au drame du peuple sahraoui, ont été très actifs pour faire adopter la résolution que Rabat ne gobe pas, alors pas du tout. Pour autant, l’Algérie reçoit, pour ainsi dire, pour son grade. Seul fait marquant, cette fois-ci — et c’est un tournant —, Alger n’est pas la seule capitale à monter au créneau pour dénoncer la répression dans les territoires sahraouis occupés.
Le Maroc a constaté, en cette période internationale trouble, triste et qui annonce les jours les plus sombres par des tas de grands décideurs de la planète, qu’il ne suffit pas — il ne suffit plus — d’être le larbin de service pour s’en sortir et coloniser en silence. Ça ne marchera plus. Un malheur n’arrive jamais seul, le courroux marocain est aggravé par la montée en France (Affaires étrangères et Défense) de deux personnalités que Rabat soupçonne de rouler pour Alger. Le bon vieux temps de Kouchner le magnifique, pour le Maroc, cela s’entend, est certes fini, ce qui est une excellente chose pour les Sahraouis. Mais est-ce sera suffisant pour que le peuple des ténèbres jouisse, enfin, de son droit à un référendum d'autodétermination. Et dire que cela prendra, seulement, «une journée, une seule journée», selon la belle formule de James Baker.
 http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/resolution-du-pe-sur-le-so-suite-et-pas.html

Communiqué du collectif « Votation citoyenne »

LDH, Anne Garacoïts, Paris, 1/10/2010
Campagne 2010-2012
« Communes pour l’égalité, OUI au droit de vote
et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales »
Impulsée par le collectif Votation citoyenne, relayée par de nombreuses municipalités et des collectifs militants, la campagne « Oui au droit de vote des étrangers ! » prend de l’ampleur et pose avec force l’urgence d’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers extra-européens aux élections locales.
Revendiquée depuis plus de trente ans, soutenue par de nombreux élus notamment en mai 2000 lors de l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi, la question du droit de vote et d’éligibilité des résidents non européens aux élections locales (municipales, cantonales, régionales) reste posée. L’opinion y est majoritairement favorable depuis dix ans et les partis politiques sont de plus en plus nombreux à être acquis à cette cause. Alors pourquoi attendre ?
Rejeter cet impératif démocratique constitue un déni de droit aux résidents étrangers non européens qui pourtant participent à la vie économique, sociale, culturelle et associative et contribuent ainsi à la vie citoyenne, tout autant qu’une mise en péril de cette même vie citoyenne et des valeurs d’égalité qui sont aux origines de notre République. C’est se priver de cette formidable opportunité d’intégration que serait le droit de vote. C’est refuser d’avancer vers un suffrage réellement universel.
En France des étrangers votent déjà aux élections municipales. En effet le traité de Maastricht (1992) a reconnu le droit de vote et d’éligibilité aux citoyens de l’Union européenne pour les élections municipales. La majorité des pays de l'Union européenne (dix-huit pays) a déjà étendu totalement ou partiellement ce droit à l’ensemble des résidents européens ou non européens.
Le collectif Votation citoyenne lance une nouvelle campagne
pour la période 2010 – 2012.
Il appelle les municipalités, avec les collectifs citoyens, les organisations locales et nationales, à multiplier les initiatives pour aller à la rencontre de tous les citoyens, en organisant des Votations citoyennes, des référendums d’initiative locale, des débats publics, des animations et des expositions en faveur du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.
Actuellement, près d’une centaine de villes ont répondu à cet appel et s’engagent, en novembre et en décembre, dans la campagne. A Toulouse, près de trois mille citoyens ont participé à la Votation citoyenne entre le 2 et le 6 novembre. A Lyon, une Votation citoyenne est organisée entre le 12 novembre et le 5 décembre dans plusieurs arrondissements de la ville. Il en est de même, en décembre, à Albertville, Fontenay-aux-Roses, Grenoble, Lorient, Limoges, Marseille, Nanterre, Orly, Périgueux, Roubaix, Tours et des dizaines d’autres villes.
A Ivry-sur-Seine, la municipalité a franchi une étape supplémentaire. Avec le collectif d’associations locales, elle organise un référendum d’initiative locale le dimanche 5 décembre sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales, avec établissement d’une liste électorale additive ouverte aux résidents d’Ivry non inscrits aux listes électorales établies. Ce jour-là, dix bureaux de vote seront ouverts.
Une seconde vague d’initiatives (référendums, votations) est programmée pour le printemps 2011. A Paris, une Votation citoyenne, soutenue par la municipalité, aura lieu dans cette même période.
La campagne actuelle sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales s’inscrit délibérément dans le débat public. Cette mobilisation sera maintenue jusqu’aux prochaines élections parlementaires et présidentielles de 2012.
Comme a été gagné le combat pour le droit de vote des femmes, nous gagnerons cet autre combat démocratique !
Contact pour le collectif Votation citoyenne :
Anne Garacoïts : anne.garacoits@ldh-france.org Tél. 01 56 55 51 08

Climat de terreur au Sahara Occidental : Nouvelles attaques marocaines sur les Sahraouis, étudiants et chômeurs

Par Apso 29/11/10
Comme en confirmation des préoccupations exprimées par la résolution importante mais finalement frileuse du Parlement Européen sur le Sahara Occidental, (votée le 25 novembre), les colons marocains, jeunes et adultes, assistés des forces de sécurité marocaines ont violemment attaqué des étudiants et chômeurs sahraouis à El Aaiun , Smara, et Dakhla dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
Les faits qui se sont déroulés ce 29 novembre sont fondamentalement très graves et très préoccupants. La population marocaine, à l’image du gouvernement, semble croire qu’une démonstration de force et de violence sur la population sahraouie est la preuve de leur propriété sur le territoire.
Le Parlement Européen, comme l’ONU ne peuvent plus continuer à mettre sur le même plan le colonisé et le colonisateur, quand à l’évidence l’idée d’une solution du conflit « mutuellement acceptable » renforce le sentiment d’impunité du gouvernement marocain, et le pousse à soutenir les colons dans des actes de guerre civile.
El Aauin
Au matin du lundi 29 novembre 2010, à El Aaiun, des étudiants marocains du lycée Mohamed V, (à proximité de l’Hôtel Parador) et leurs parents ont manifesté à l’intérieur de l’enceinte de l’établissement scolaire. Ils brandissaient le drapeau marocain, et étaient armés de bâtons et de couteaux. 
Ils criaient tous des slogans hostiles aux Sahraouis, racistes.
Dans le même temps, des Marocains ont attaqué des étudiants sahraouis. 13 jeunes ont été blessés, dont : Saadani Aalia, Zaara El Hallaqi, Baba Ahmed Ndour, Mahmoud Dahi, Abbahi Breika
Les jeunes Sahraouis les plus gravement touchés ont été emmenés par leur familles à l’hôpital civil de El Aaiun.
Le même scénario s’est déroulé dans le collège Tenmia (le développement). Manifestation, drapeaux et bâtons, attaque des élèves sahraouis. Le jeune Abdalahi Fueiras a été blessé à la tête, et conduit à l'hôpital
Selon des témoins, les policiers marocains présents sur les lieux ont regardé les attaques des colons sur les Sahraouis sans intervenir.
Smara
Lundi matin, des Marocains dont les étudiants de l’établissement scolaire secondaire Moulay Rachid, ont décidé de manifester en faveur du roi du Maroc, et du maintien de la colonisation du Sahara Occidental.
Divers corps des forces de sécurité marocaines accompagnaient la manifestation. Les étudiants sahraouis qui ne sont pas partis défiler étaient restés au lycée.
Sous les yeux de la police qui n’est pas intervenue, des jeunes marocains ont attaqué les jeunes filles sahraouies avec des bâtons et des couteaux, et en les insultant, puis ont attaqué la salle de classe dans laquelle les jeunes sahraouis ont essayé de se protéger et de se barricader.

Dans la violence de l’assaut, les vitres des salles de classes ont été cassées, les grilles de protection arrachées, et de nombreux étudiants sahraouis blessés.
Les parents de ces étudiants venus chercher leurs enfants pour les conduire à l’hôpital ont eux aussi été attaqués par les colons et la police marocaine.
Les 5 adultes blessés sont:
Fatma Al Adli, Conseillère municipale de la ville de Smara, Daoud Limam. père d’un étudiant, Mnaisir Abeidi. père d’un étudiant, Louara Najem Elkabech mère d’un étudiant, Abdelahi Chichaoui. Professeur dans l’établissement
Les 36 élèves blessés sont :
Lamaadal Saleh, Lafdil Ali, Hnini Yahdih, Mariem Zaouati, Atfarah Zabat, Siba Oulaya, Rabab Hamoudi, Doueya Laayel, Jadaya Yenhaoui, Ahmed El Ouaban, Halima Sidi Mohamed Boubakr, Labuehi Embarka, Suelika Brahim Hmaim, Barikalaa Nadif, Saiba Lahbib, Warda Mankour, Aicha Boualam, Aoubba Aicha, Ahmed Ailaa, Dlaimi Bouzaina, Yahia Graibis, Hnini Ahmed, Alhouria Ahmoudi, Babouzaid Elmehdi, Ahmed El Idrisi, Souelhi Lamaadal, Ahmed Basiri, Hamoudi Erguaibi, Aomar Boukanin, Labuehi Hamza, Hamza Bardali, Moustafa Zaigam, Lamira Albalek, Zahra Kazaz, Ali Lafdil, Mohamed Dada
Dakhla
Ce même lundi matin, un sit-in pacifique réunissait des Sahraouis diplômés-chômeurs, et chômeurs devant le bâtiment du gouvernement provincial. Ils réclamaient le droit au travail et l’amélioration des conditions sociales des Sahraouis sur la base de leur droits à décision et bénéfice sur les ressources naturelles du territoire.
Les forces de sécurités, sous les ordres de Harith Harbi, ont violemment dispersé le groupe, à coup de matraques et de pieds, blessant onze personnes, qui sont : Mohamed Almoun Abdelahi, Mourad Embarek, Almadah Elaïdique, Said Mouissa, Nanah Chouna, Boukhari Abdellahi, Zraiwil Bachri, Mayara Ali, Salami Mayara, Cheikh Alali, Cheikh Hammie.
Sources Apso Sahara, traductions Apso
Photo Trabna Smara, http://trabna.com/ السلطات المغربية تسلح ميلشيات من المستوطنين المغاربة للهجوم على التلاميذ الصحراويين
Publié par APSO

Témoignage : J'étais dans le campement de Gdem Izik,

Par Nina,, 26/11/ 2010
J'étais dans le campement de Gdem Izik, Nina, Sahraouie, 20 ans
J'étais dans le campement de Gdem Izik quand les Marocains nous ont attaqués.
Il y avait vraiment beaucoup de Marocains, et toutes les forces de sécurités possibles. L'armée, la police, la gendarmerie royale, les forces auxiliaires, les sapeurs pompiers et d'autres que je n'ai pas reconnu nous ont attaqués.
Il y avait toutes les sirènes des ambulances qui sonnaient constamment, et l'hélicoptère qui tournait pour nous effrayer.Les enfants pleuraient et hurlaient de peur. Ils s'étouffaient à cause des gaz lacrymogènes.
On avait l'impression que les Marocains voulaient nous encercler pour tous nous tuer.C'était terrible, vraiment horrible.
J'ai fui et je suis allée à pied à El Aaiun.
Nous les jeunes, on est parti à pied. Les voitures, c'était pour les femmes, les bébés et les vieux. Il y avait des Sahraouis avec des 4x4 qui ont fait la navette pour conduire les gens en ville.
Avec nos mains, on a creusé une tranchée dans le mur pour faire une brèche, et pour que les 4x4 puissent aller plus loin vers le camp chercher les gens.
Dans El Aaiun, les Sahraouis ont commencé les manifestations quand ils ont su qu'on avait été attaqués. Pour protester et pour dénoncer. Pour montrer qu'on n’a pas peur.
C'est grâce à cet Intifada que les Marocains ne nous ont pas tous tués. Parce qu'ils étaient désorganisés ou pris au dépourvus je ne sais pas.
Quand on est arrivés à Laouda, on a trouvé des voitures, et on est allés vers l'avenue de Smara et le centre ville pour protester, rejoindre l'Intifada.
On a été surpris que les Marocains utilisent des armes dans El Aaiun. Dans les camps on savait qu'ils allaient le faire, parce qu'ils l'avaient déjà fait quand ils ont tué Najim. Mais, dans la ville, on a été surpris. Même quand ils sont allés saccager les maisons ils avaient les fusils. J'ai ramassé des cartouches par terre. Elles sont en plastique.
Maintenant je suis toujours cachée. Je sais que la police me cherche.
Nina, Traduction APSO, 30 novembre 2010
Note : Laouda est un quartier à l’Est de El Aaiun
Publié par APSO
 http://apsosahra.blogspot.com/2010/11/jetais-dans-le-campement-de-gdem-izik.html

mardi 30 novembre 2010

Sahara : Le mutisme complice des uns et des autres

Par LEMILITANTSANSFRONTIERES,Le Révolté, 29/11/2010

Au Sahara occidental, l’injustice et les tueries sont au quotidien. Jusqu’à quand donc ce mutisme complice de la part des uns et des autres ?
Faut-il encourager, par-ci et par-là, dans leurs constantes dérives ceux qui se plaisent à se croire des intouchables en ce monde où les grandes instances internationales qui le gèrent semblent toujours user du droit « des deux poids deux mesures » ?
Y aurait-il donc sur cette terre qui sent la putréfaction : des êtres, des semblants d’êtres et des non êtres, parmi tous les êtres humains qui la peuplent ?
Le manque de décisions fermes et décisives à l’encontre de ceux qui font fi du respect d’autrui, c’est -à- dire ceux qui font toujours fi des décisions de ces grandes Instances mondiales et qui ne sont guère décidés à mettre un terme aux dépassements qui sont les leurs ne fait que compliquer les situations et encourager cette anthropophagie qui veut s’installer un peu partout dans ce monde malade : malade de ses hommes, de ses maîtres, de ceux qui pensent toujours que c’est toujours, et encore, leur règne. Ô Injustice caractérisée qui perdure !
L’attaque de la part de l’armée marocaine du camp de Gdeim Izik près de la ville occupée d'El Aaiun, ( Laâyoune ou El-Ayoun), capitale de la RASD, proclamée sous contrôle marocain, n’avait-il pas fait plus de 19 Sahraouis tués, 723 blessés et 159 disparus selon un bilan provisoire du gouvernement sahraoui ?
Cette attaque ne serait –elle pas une punition à cause du rejet de l'occupation marocaine et la demande du droit à l'autodétermination par le peuple sahraoui?
N’est-ce pas aussi une manière d’entraver encore les négociations en cours ?
Il faut que tous les amoureux du Sahara se déclarent de par le monde et fassent entendre leur courroux.
Qu’ils prennent position !
Qu’ils condamnent vivement!
Le Sahara n’est-il donc beau que par son histoire millénaire, ses paysages féeriques, sa faune qui nous captive et sa flore qui nous subjugue ?
Et ses hommes ?
Leur mort est-elle si négligeable ?
Si le Maroc propose la solution de l'autonomie.
Le Polisario, lui, rejette cette proposition et réclame l'autodétermination. N’est-ce pas si légitime à l’orée de l’an 2011 ?
Depuis le 27 février 1976 le Front Polisario a proclamé la RASD : République arabe sahraoui démocratique, revendique la souveraineté sur le territoire du Sahara occidental , cependant l'ONU considère que la décolonisation elle-même n’est pas terminée et ne reconnaît ni la RASD qui est membre de l'Union africaine depuis 1982 ni la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Entre temps, les peuples à chaque confrontation armée, payent un lourd tribut quant au peuple sahraoui qui ne compte pas plus de 200 000 âmes, c’est l'épuration ethnique pure et simple qui l’aurait guetté si ce n’était les camps de réfugiés de la région de Tindouf, en Algérie, qui abritent la majorité de la communauté sahraouie en exil, dont le président de la RASD : Mohamed Abdelaziz.
Pourquoi tout ce laxisme? Pourquoi faire perdurer le mal et tout ce mal ? 
Après les derniers événements meurtriers au Sahara Occidental , en Espagne par solidarité avec le Peuple sahraoui, des manifestants de différentes sensibilités ont martelé le pavé et ont crié à l’injustice que subit toujours et de plus en plus ce peuple que l’on martyrise impunément.
Les manifestants espagnols interpellent le gouvernement afin qu’il intervienne dans la résolution du conflit puisque c’est lui la puissance coloniale tutélaire.
Alors, pourquoi ne pas conjuguer tous les efforts afin que le recensement final des votants ait lieu au plus vite et que le référendum sur le statut final se fasse ? Pourquoi tarder encore et favoriser l’enlisement et la tuerie entre deux peuples frères ? Enfin, l’Espagne, face à ses rues qui commencent à gronder, s’empresse de demander des «éclaircissements» au Maroc.
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/sahara-le-mutisme-complice-des-uns-et.html

Maroc : bidonvilles inondés et grave accident à Mohammedia

Par Ali Fkir, 30/11/2010
Mohammedia en deuil
Mohammedia se noie
1- Ramenant des ouvriers de Bouznika (où ils travaillent à l'ex VALEO) vers Mohammedia, le car de transport de personnel est tombé dans la rivière en crue à l'entrée de Benyakhlef ( 5 km de Mohammedia).. Jusqu'à 13H du 30 novembre 2010 ,seules 18 dépouilles ont été repêchées.
2 - Les bidonvilles ont été envahis par des torrents d'eau. Les milliers d'habitant-es ont perdu leurs maigres biens. Dans cette calamité les responsabilités sont déterminées, et les habitant-es le disent clairement:
- Les autorités n'ont rien fait pour résorber ces quartiers de bidonvilles, où sont entassées les victimes de l'exclusion, les sans droits de citoyenneté
- Les autorités n'ont rien fait pour détourner les courants d'eau , ni faciliter le dégagement des eaux des mares qui se forment à l'intérieur de ces quartiers
- Les forces de "sécurité" (??!!!) ont encerclé les quartiers par "mesure de sécurité" (??!!!), alors qu'il fallait dépêcher sur les lieux des militaires et autres forces publiques afin de secourir les milliers de personnes en danger réel.
- Les "élus" ont brillé par leur absence. Par prudence, ils ont préférer ne pas se montrer.
- Les sinistrés sont livrés à eux-mêmes, s'entraident, font ce qu'ils peuvent.
Les représentants de l'AMDH, section de Mohammedia ont rendu visite aux habitant-es du douar Ould Elhadj Milidoudi (Hay Amal), au quartier Al massira et au quartier Chanti Jedid. C'est la désolation la plus complète!
D'autres militant-es (à leur tête la présidente de la section), se sont rendu-es à l'hôpital pour s'en quêter du sort des dizaines d'ouvriers, victimes de l'accident à l'entrée de Benyakhlef. La section a présenté aux familles des victimes ( la plupart du quartier Assaâda) ses condoléances
Rappelons que des policiers ont empêché (en connaissance de cause) la voiture qui transportait la délégation de la section locale de l'AMDH de pénétrer dans la zone sinistrée d'Al Massira. On y arrivait à pied par d'autres ruelles.
Il fallait entendre les victimes parler avec rage des "élus", du Sahara, de la télévision...on n'en revenait pas!
Les militant-es des droits humains, les militants progressistes se doivent d'exprimer sur le terrain leur solidarité avec les victimes des intempéries, qui ne sont autres que des victimes des politiques de l'Etat, de la démagogies des "élus" et des autres vendeurs de rêves sans lendemain.
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 Les pauvres refusent la fatalité
-Les représentants des principaux bidonvilles de Mohammedia se sont retrouvés ce soir (30/11/2010) au local de l'AMDH, section de Mohammedia,
Ils ont discuté de leur lamentable situation suite aux dernières intempéries et surtout face au désintéressement des autorités concernées, et des démarches à entreprendre pour arracher leurs légitimes droits.
 - Les sinistrés  des bidonvilles de la ville de Mohammedia en général et ceux d'Al Massira en particulier (le quartier le plus touché) n'ont reçu jusqu'à présent aucune aide: ni nourriture, ni vêtements, ni couvertures... la plupart passeront la nuit, ventre creux, grelottant de froid, à la belle étoile.
 - Ce soir, les  centaines d'habitants (hommes, femmes, enfants, bébés, âgé-es) du douar Brahma Charqui (situé à la périphérie de Mohammedi) ont envahi la ville de Mohammedia et ont pris d'assaut les immeubles neufs (inhabitables) du quartier ANNASR, leur bidonville étant englouti par les eaux.
 Ils furent évacué-es sans ménagement aucun, et cantonné-es dans un terrain vague à la sortie de la ville. Il est 23 heure (la nuit du du 30 novembre 2010), il pleut, les sinistré-es sont encerclé-es par les diverses forces de répression. Les bébés, les âgé-es, les malades se trouvent dans une situation indescriptible. Ni nourriture, ni toits, ni couvertures. Du jamais vu!
                   La solidarité nous interpelle 
N'oublions pas que le Maroc a reçu le prix de l'habitat 2010 !(NDLR)

Les vérités sur l'apatride Moustapha Selma Ould Sidi Mouloud

29/11/ 2010
En remarquant le retard pris par les autorités marocaines à répondre à sa requête de rentrer chez son père à Smara, Moustapha se rend compte qu'il a été malmené par le Makhzen.
Le Maroc désire que "leur militant des droits de l'homme" reste le plus longtemps possible chez le Polisario pour  continuer le concert orchestré pour tromper les Marocains et la communauté internationale.
Le fonctionnaire de l'HCR qui lui rend visite régulièrement déclare être soumis au secret professionnel, surtout lorsqu'il s'agit de la vie privée d'un individu. Moustapha doit avoir demandé au fonctionnaire onusien de révéler les détails de son triste périple.
Maintenant il comprend comment le Makhzen l'a laissé tomber au point de devenir un apatride qu'aucun pays ne veut accueillir. La Mauritanie a accepté à condition que ce soit provisoire, en attendant de lui trouver une destination.
Déçu, se considérant sali par les Marocains, trahi par ceux qui lui ont promis des merveilles, Moustapha se livre aux confidences avec les Sahraouis. 
Lors de son séjour à Zouérate, il avoue avoir remarqué des gens qui le filaient. "Les Marocains voulaient me tuer pour jeter la responsabilité sur le Polisario", affirme-t-il. Il sait qu'ils sont capables de le faire. C'est la raison pour laquelle le Front Polisario ne peut le confier à personne sauf à la plus haute instance onusienne pour les réfugiés : le HCR. Celui-ci cherche depuis presque deux mois une solution pour faire sortir Moustpha de M'heiriz dans les territoires libérés du Sahara Occidental.