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mardi 7 décembre 2010

Parlement Européen Sahara occidental : il faut veiller aux droits de l'homme,

Par Natalia DASILVA, 2/12/2010 
Communiqué de presse
Sahara occidental : il faut veiller aux droits de l'homme, estiment les députés
La surveillance des droits de l'homme et du respect du droit international s'impose au Sahara occidental, ont déclaré les députés de la commission des affaires étrangères lors de réunions avec les dirigeants du Front Polisario et avec le gouvernement marocain, ce mercredi. Les députés ont également appelé à des missions d'enquête dans la région.
Le représentant du Front Polisario, Mohamed Salem Ould Salek, et le ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération, Taïb Fassi-Fihri, ont rencontré les membres de la commission des affaires étrangères pour discuter des récents incidents dans la ville du Sahara occidental de Laâyoune.
Le démantèlement du camp de protestation Gdaim Izik
Mohamed Ould Salek
Le démantèlement du camp de protestation Gdaim Izik par les forces marocaines, le 8 novembre, a constitué "un point de non retour, tout doit changer maintenant", a déclaré M. Ould Salek, qui a déploré les restrictions "imposées par les forces marocaines à la circulation des diplomates, des ambassades étrangères, des membres du Parlement européen, des représentants d'ONG et des journalistes".
"Selon les rapports des renseignements européens, entre 500 et 600 personnes ont disparu" lors du démantèlement du camp, a déclaré Ana Gomes (S&D, PT).
M. Fassi-Fihri a nié: "le camp a été démantelé de manière parfaitement pacifique, sans la mort d'un seul civil", a-t-il souligné, ajoutant que même si "les gens parlent d'un camp d'internement style Auschwitz", et si nous avons été accusés d'assassiner des gens, personne n'est mort".
Quant aux allégations selon lesquelles les journalistes, ONG et politiciens n'auraient pas eu un libre-accès au camp, la vérité a été déformée, les gens ont pu entrer et sortir du camp’’ a-t-il conclu.
Taïb.Fassi-Fihri
Pour clarifier les choses, José Ignacio Salafranca (PPE, ES) a suggéré que le mandat de l'ONU au Sahara occidental soit élargi afin d'y inclure la surveillance des droits de l'homme. Ioannis Kasoulides (PPE, CY) a exhorté M. Fassi-Fihri à envisager de faire appel à un comité indépendant d'une tierce partie pour surveiller la situation des droits humains au Sahara occidental.
La voie de l'auto-détermination
Ould Salek du Polisario a affirmé que le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique et a insisté sur "la nécessité d’un processus d'auto-détermination pour le Sahara occidental avec un référendum respectant le droit international", similaire à celui du Timor oriental ou de la Namibie.
Le ministre marocain des affaires étrangères Fassi-Fihri a fait observer qu'"un référendum n'est pas la panacée", ajoutant que "l'autodétermination doit être trouvée par la voie d'une négociation politique’’, et que "le Maroc doit faire partie de toute solution à cette question".
Willy Meyer (GUE/NGL, ES) a qualifié le Maroc de "force d'occupation" dans le Sahara occidental et a exhorté Rabat à respecter le droit international et à "libérer tous les prisonniers détenus politiques illégaux". M. Fassi-Fihri s'est opposé à l'utilisation du mot ‘’occupation’’, en disant ‘’vous ne trouverez pas ce mot dans une résolution de l'ONU depuis 1980", ajoutant qu'aucune résolution du Conseil de sécurité des Nations unies n'a appelé à un "référendum" au Sahara occidental depuis 2004.
A qui appartiennent les ressources naturelles?
M. Ould Salek s'est déclaré préoccupé du fait que les eaux du Sahara Occidental soient incluses dans l'accord de pêche UE-Maroc qui doit être renouvelé en février 2011 et requiert le consentement du Parlement. "Le Maroc n'a aucune base juridique pour l'exploitation de ces eaux", a-t-il dit, appelant les députés "à agir en tant que conscience de l'UE’’ et à saisir l'occasion pour faire pression afin d’exclure les eaux du Sahara occidental de l'accord.
M. Fassi-Fihri a fait observer que le Sahara occidental "est un territoire pauvre" et qu'il ne fournit qu'1% des ressources nationales (du Maroc). Il a ajouté que la pêche "ne peut prospérer que grâce à l'investissement public et privé" et a demandé "voulez-vous que la population locale soit davantage punie?".
Le député Raül Romeva (Verts/ALE, ES) a convenu que le Maroc n'a pas le droit d'exploiter les eaux du Sahara occidental et a demandé instamment qu'il soit exclu les futurs accords de pêche de l'UE avec le Maroc.
La délégation du PE au Sahara occidental
Le président de la délégation du PE pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe, Pier Antonio Panzeri (S&D, IT), a proposé l'envoi d'une délégation du Parlement européen à Laâyoune. "Nous voulons un dialogue ouvert avec le Maroc car ce pays est un partenaire important pour l'UE", a-t-il déclaré.
La résolution du Parlement européen
M. Fassi-Fihri a déclaré que la résolution du Parlement européen du 25 novembre sur la situation au Sahara occidental "ne tient pas compte d'un certain nombre de faits, comme la présence d’ONG crédibles et de journalistes sur le terrain", ainsi que des cocktails Molotov et des machettes utilisées contre les forces marocaines. Jugeant la résolution "injuste et déséquilibrée", il a déclaré que ‘’le peuple marocains se sent blessé".
M. Ould Salek a estimé que la résolution "a montré une fois que le Parlement européen a un rôle clair de conscience démocratique de l'UE".
Plusieurs députés ont rappelé que la résolution a été appuyée par tous les groupes politiques. ’’Il s'agit d'un texte officiel", a déclaré Annemie Neyts-Uyttebroeck (ADLE, BE), ajoutant :"vous avez le droit d'avoir votre opinion, mais la légitimité de ce texte est au-dessus de vos doutes".
Rachida Dati (PPE, FR) a souligné qu'il y avait eu ‘’aucune place pour un débat avant le vote de cette résolution".
1.12.2010
Sous la présidence de : Gabriele ALBERTINI (EPP, IT)
REF. : 20101129IPR02808
Contact
Natalia DASILVA http://www.europarl.europa.eu/fr/pressroom/content/20101129IPR02808

mercredi 1 décembre 2010

Fassi-Fihri nie tout en bloc devant le Parlement européen

Répression de Gdeim Izik
Par Hamid A, liberté Algérie, 1/12/2010
D’accusé, le Maroc s’est reconverti en accusateur hier, lors du passage de Fassi Fihri devant le Parlement européen où il avait été invité à s’expliquer sur la répression des populations sahraouies durant et après la prise d’assaut, le 8 novembre dernier, du camp de protestation de Gdein Izik situé aux abords d’Al Ayoune.
Voici la version du ministre des Affaires étrangères qui a fait sourire pas mal d’Eurodéputés et indigné beaucoup d’autres : «Le camp de toile a été démonté de façon pacifique ; il n’y a eu aucune victime sahraouie et les décès enregistrés se comptent parmi les forces de sécurité marocaine».
Partant de ce constat pour le moins bizarre puisqu’il défie tous les témoignages des journalistes étrangers et des membres des organisations civiles qui ont été expulsés jusqu’au dernier du Sahara occidental, y compris des élus espagnols et des parlementaires européens eux-mêmes qui voulaient constater de visu ce qui se passait au Sahara, le chef de la diplomatie espagnole s’en est pris aux eurodéputés et à la presse espagnole.
Il a accusé les premiers comme les seconds d’être à «l’origine d’une propagande bien orchestrée» contre son pays et d’user de «formules légères» quand ils parlent de «génocide» et de s’opposer au projet de solution «crédible et sérieuse» que le Maroc avance pour le problème de l’ancienne colonie espagnole.
Lui succédant, le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Ould Salek, lui, a apporté des faits qui prouvent qu’il y a eu génocide au Sahara occidental et une politique de nettoyage ethnique. Les arguments du responsable sahraoui sont, à l’inverse, documentés et se fondent sur des témoignages de parties concrètes parmi les victimes de la féroce répression déclenchée depuis le 8 novembre.
Dans ce débat contradictoire où les deux parties n’étaient pas présentes en même temps dans la plénière, le groupe socialiste a, bien sûr, multiplié les manœuvres pour éviter que les Eurodéputés imputent au Maroc l’entière responsabilité de ces faits.
Motion du Sénat espagnol
C’est ce qu’ils ont fait, mardi soir au Sénat espagnol, pour qu’aucune des deux parties – le Maroc et les Sahraouis – ne soit citée nommément dans la motion adoptée par l’ensemble des groupes parlementaires «condamnant» la violence qui a eu lieu à la suite de la prise d’assaut du camp de toile de Gdeim Izik.
Ils ont tenu, et obtenu, que les termes de cette motion soient conformes à l’esprit de la résolution votée le 25 novembre dernier par le Parlement européen. Le Sénat a, toutefois, dénoncé le black-out médiatique instauré par les autorités marocaines autour de la situation qui prévaut au Sahara occidental.
La motion demande, par ailleurs, au gouvernement espagnol d’«exprimer sa profonde préoccupation pour la détérioration de la situation» dans l’ancienne colonie espagnole, en l’invitant à «condamner fermement les violents incidents qui se sont produits au moment de la prise d’assaut du camp de toile et dans la ville d’Al Ayoune».
Elle demande, en outre, à l’exécutif central de «jouer un rôle actif dans le processus de décolonisation du Sahara occidental et de plaider pour l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme» dans l’ancienne colonie espagnole.
La répression marocaine est le thème le plus en évidence dans toutes les éditions de la presse espagnole. L’envoyée spéciale d’El Mundo, Ana Romero, a relaté, dans le premier reportage qu’elle a publié hier après son expulsion d’Al Ayoune, les «atrocités commises par les autorités marocaines contre les populations sahraouies pendant et après la prise d’assaut du camp de Gdeim Izik».
Menaces de mort contre les journalistes
La veille, son journal avait annoncé à la une que son envoyée spéciale à Al Ayoune avait été expulsée par le gouvernement marocain au motif qu’elle constituait «une menace à la sécurité du royaume».
Avant d’être mise dans le premier avion, un fonctionnaire espagnol établi à Al Ayoune l’aurait avertie qu’elle faisait l’objet de menaces de mort à la suite de la publication de son reportage sur l’assaut du camp de toile, tout en l’implorant de ne pas quitter son hôtel.
«Si le Maroc dit n’avoir rien à cacher sur ces faits, pourquoi donc s’oppose-t-il fermement à la présence des journalistes étrangers au Sahara occidental ?, a-t-elle déclaré à son retour à Madrid.
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jeudi 18 novembre 2010

Sahara occidental: le Polisario reproche à la France de s'être opposée à une enquête


AFP,18/11/2010
ALGER — Le Front Polisario a reproché mercredi à la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, de s'être opposée "vigoureusement" à l'envoi "rapide" d'une mission d'enquête au Sahara occidental, lors d'un débat mardi à New York sur la situation dans l'ex-colonie espagnole.
Dans un communiqué publié à Alger, le Polisario "regrette profondément que la France, membre permanent du Conseil de Sécurité et ayant droit au veto, se soit opposée vigoureusement à la volonté manifeste exprimée par les autres membres du Conseil en vue de l'envoi rapide d?une commission internationale d'enquête".
Lors du démantèlement le 8 novembre par les forces de l'ordre marocaines d'un camp de toile, érigé par les Sahraouis près de la ville de Laâyoune au Sahara occidental pour protester contre leurs conditions de vie, 12 personnes ont été tuées -dont dix parmi les forces de l'ordre- selon Rabat, tandis que le Polisario a fait état de "dizaines de morts".
Mohamed Salem ould-Salek, ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, reconnue par l'Union africaine mais pas par l'ONU), souligne dans le communiqué du Polisario avoir "enregistré favorablement la décision du Conseil de sécurité de tenir une session spéciale" sur la situation au Sahara occidental après le démantèlement du campement de Gdim Izik.
Il note que le Conseil de sécurité a "reconnu que le personnel des Nations unies sur place avait été empêché par le gouvernement marocain de suivre les événements graves et connaître la vérité".
Mardi, dans une déclaration, le Conseil de sécurité a "déploré la violence" lors de l'assaut marocain contre le campement et appelé Rabat et le Front Polisario à "faire preuve de davantage de volonté politique pour trouver une solution". Il a aussi réitéré son soutien à la mission de l'ONU (Minurso) dans l'ancienne colonie espagnole, annexée en 1975 par le Maroc.
Le Maroc propose aux Sahraouis un statut d'autonomie sous sa souveraineté, le Front Polisario qui milite pour l'indépendance, réclame un référendum d'autodétermination.
A New York, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a observé que "la Minurso est la seule mission de maintien de la paix actuelle de l'ONU dépourvue d'une composante sur les droits de l'homme". "Malgré les tentatives au cours des deux dernières années de plusieurs membres du Conseil de sécurité pour élargir le mandat de la Minurso, l'opposition constante du Maroc, soutenue tout spécialement par la France, a jusqu'ici fait échouer cette idée", a déclaré mardi Philippe Bolopion, de HRW.
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