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vendredi 23 janvier 2015

Khadija Rouissi menacée de mort par Daech


Par Narjis Rerhaye,Quid.ma,22/01/2015
couv-KHADIJA-ROUISSI
Pour la députée PAM « la liberté d’expression n’est pas négociable ».

« Ils ne me feront pas taire. Je ne céderai pas à la terreur. Il nous faut rester debout ».  Ce jeudi 22 janvier matin, la députée PAM Khadija Rouissi vient de recevoir un nouveau message de menaces sur son compte twitter. « L’une des personnes qui me menace depuis 72 heures m’a fait savoir qu’elle savait où j’habitais et que c’était elle qui allait s’occuper de mon cas », confie cette militante, ardente défenseure des libertés individuelles que nous avons joint au téléphone.
Il y a  trois jours, Khadija Rouissi  a la très mauvaise surprise de découvrir sur son compte twitter des menaces de mort. Pour ceux qui ont prononcé cette sentence de mort, elle mérite d’être décapitée parce qu’elle a exprimé sa solidarité avec Zineb Elghazoui, la journaliste marocaine qui écrit sur les colonnes de Charlie-Hebdo et son époux, Jawad Benaïssa.  « Ces deux personnes ont reçu des menaces de mort. Jaouad Benaissa a même reçu un coup de fil le menaçant de décapitation. J’ai dit toute ma solidarité à ces deux personnes en twittant que toute menace de mort est en elle-même un acte de terrorisme, » explique Mme Rouissi.
Très vite le twitt de cette activiste mobilisée pour l’abolition de la peine de mort au Maroc, fait réagir violemment  -et au même moment- une cinquantaine  de personnes se proclamant de Daech.  « Et caricaturer le prophète, ce n’est pas du terrorisme ? », demandent-ils à Khadija Rouissi qui refuse de se laisser entraîner sur ce terrain.
« C’est comme s’ils s’étaient donnés rendez-vous sur twitter. Les  insultes ont plu. J’ai été traitée d’athée, de porc.  Les menaces se sont faites de plus en plus claires, de plus en plus directes pour signifier que je méritais la mort. Des photos de décapitations  ont suivi. Il y a 48 heures, les attaques dont j’ai fait l’objet ont duré 12 heures.
Ce vendredi 23 janvier, Khadija Rouissi sera entendue par la brigade nationale de police judiciaire qui a ouvert une enquête. Les jihadistes qui la menacent de mort disent bien la connaître. L’un d’entre eux affirme même avoir croisé sa route à plusieurs reprises. Une façon de terroriser cette femme politique qui est de ceux et celles qui préfèrent « mourir debout plutôt que de vivre à genoux ». L’émoi suscité par le drame de Charlie-Hebdo est encore vif. « La liberté d’expression n’est pas négociable », prévient Khadija Rouissi.

mardi 17 septembre 2013

Pétition pour Julie Del Papa, militante du Parti de Gauche menacée de viol et de mort par des militants d'extrême droie




Soutien à Julie Del Papa, militante menacée de mort et de viol par l'extrême droite

Une militante du Parti de Gauche est menacée de mort et de viol par des internautes proches de l'extrême droite après avoir participé à une manifestation contre le Front National.

C'est un "déversement de haine dont est victime Julie del Papa sur le réseau social Twitter. L'étudiante en philosophie a reçu des menaces émanant de plusieurs dizaines d'internautes proches de l'extrême droite. Menaces de viol et de mort lui parviennent depuis qu'elle a participé à la manifestation anti-FN du 14 septembre à Marseille. 


Nous dénonçons la banalisation de cette situation,alors que les policiers du commissariat dans lequel elle s'est rendue l'ont dissuadé de porter plainte, elle n'a pu pour le moment que déposer une main courante.

Nous demandons au Ministère de l'Intérieur à ce que les auteurs de ces menaces odieuses soient identifiés et sanctionnés par la justice. Internet ne doit pas devenir un déversoir de haine.

Laisser de tels propos sexistes et menaçants impunis, c'est laisser des militants d'extrême droite faire un pas de plus vers le passage à l'acte, 

NO PASARAN !

* voir l'article sur Actualutte : http://actualutte.com/une-militante-menacee-de-mort-les


jeudi 14 mars 2013

ONU : Un Marocain témoigne des persécutions dont sont victimes les apostats



 Par
 
Kacem El Ghazzali, 22 ans, est le premier bloggeur marocain qui déclare ouvertement son athéisme. Devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève, il a plaidé en faveur des tous ceux qui comme lui, réclament la liberté au Maroc.Conseil
« Je suis un athée. Pour avoir déclaré publiquement mon athéisme, j’ai dû fuir mon pays natal le Maroc pour me réfugier en Suisse ». C’est ainsi que Kacem El Ghazzali de 22 ans a introduit sa déclaration au Conseil des droits de l’Homme aux Nations Unies à Genève.
Devant un parterre d’agents de l’ONU et d’associations de défense des droits de l’Homme, le jeune homme a fait état des raisons qui l’ont poussé à quitter son pays pour se réfugier dans une culture occidentale. Il raconte qu’en 2010, il a été victime de menaces de mort, de violences physiques et de discriminations de la part des agents de l’Etat, suite à des articles postés sur son blog, dans lesquels Kacem faisait état de son athéisme. A l’école, « les enseignants montraient mes vidéos et mon blog aux élèves, leur faisant comprendre que je devrais être punis conformément aux lois de l’islam, en d’autres mots, je devais être tué », confie-t-il.
Lorsqu’il a tenté de porter plainte, la police l’a rejeté, lui conseillant de fermer son blog et de présenter ses excuses. Dans le cas contraire, une association islamique pourrait récupérer l’affaire contre lui. « Ils ont ajouté que déclarer ouvertement mon athéisme était comme critiquer ou insulter le roi. Et conformément la constitution, cela pouvait être considéré comme un blasphème », indique le jeune homme.

Pourquoi on ne peut pas être athée au Maroc ?
Le blogueur marocain appelle le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à réclamer au gouvernement marocain des explications concernant les raisons pour lesquelles « la constitution marocaine ne considère pas les athées comme des citoyens à part entière ».
Kacem El Ghazzali s’est également exprimé au Sommet des droits de l’Homme de Genève en février dernier, réclamant le droit d’être un Marocain et athée, ainsi que la liberté d'expression.
Très connu des médias internationaux, le jeune bloggeur fait sa première sortie médiatique sur France 24 en 2010. Par la suite, il a multiplié les unes de journaux en Suisse. Il est l'auteur de l'un des blogs les plus controversés dans le monde arabe (bahmut.blogspot.com). En mars 2012, il a lancé une pétition dans laquelle « des athées et agnostiques arabes appellent l'ONU à bannir la charia ».
« Je ne rentrerai que si le Maroc devient un état laïc »
Aujourd’hui, Kacem voudrait bien voyager « et même retourner vivre » au Maroc. Mais cela n’est possible que « si mon pays m’accepte et ne souhaite pas me priver de mon droit de vivre comme athée, [et] si le Maroc respecte les droits humains universels et devient un état laïc », a-t-il déclaré dans une interview.
La déclaration de Kacem El Ghazzali devant le Conseil des droits de l'homme
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Source: Kacem El Ghazzali, président de l’Association des ex-musulmans de Suisse, est un réfugié de la charia. Il a fui le Maroc en raison des menaces reçues après avoir ouvertement proclamé son athéisme sur son blogue Atheistica. Il est le promoteur de la pétition des athées et agnostiques arabes demandant à l’ONU de bannir la charia, qui les condamne à mort (je vous encourage à la signer en cliquant ICI).
Ci-dessous, une interview de Kacem par le magazine allemand Die Welt.
Kacem-el-ghazzali
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Il y a deux ans, en février 2011, Kacem el-Ghazzali s’est réfugié en Suisse. Il a dû quitter son pays natal, le Maroc, parce qu’il ne croyait plus en l’islam et avait publiquement professé son athéisme. Il continue toujours à recevoir des menaces de mort. L’exilé de 22 ans est l’auteur de deux blogues ayant un lectorat mondial, l’un sur  l’islam politique et l’autre sur les droits humains.
Ses textes suscitent énormément d’intérêt. Plus de 13.000 utilisateurs de Facebook le suivent. Au Sommet de Genève sur les droits humains et la démocratie cette année, il a livré une allocution sur son expérience comme athée au Maroc. Dans cette interview, Kacem el-Ghazzali parle de la vie dans un pays occidental, de sa critique de l’islam et de l’abandon de sa patrie pour des raisons politiques. 

DW: Peu de Marocains professent leur athéisme avec autant d’assurance que vous. Quand avez-vous décidé de renier votre religion ?
Kacem : Pour l’essentiel, ce fut un processus plutôt qu’un moment précis. La croyance est souvent le résultat d’une culture particulière. La religion est au centre de nos pays, en termes clairs, elle est au cœur de cette culture. Je me suis détourné de l’islam quand j’ai commencé à remettre en question cette culture. C’est une culture qui contrôle toutes nos relations personnelles, nos pensées, et même notre imagination et nos rêves. Une culture qui ne nous permet pas d’être différent ou de penser différemment. Une culture qui met son nez partout.  

DW : Qu’est-ce que ces pensées signifient pour vous ?
Kacem : Quand j’ai pris conscience de ce problème, j’ai conclu que la religion – et pas seulement l’islam – est l’un des plus grands obstacles sur la voie de la modernité. Autrement dit, cela n’a aucun sens d’appeler au respect des droits humains tout en ayant des textes religieux qui appellent au meurtre des infidèles, à l’intimidation des femmes et à l’oppression des minorités.

DW : Quelle a été la réaction de votre famille ?
Kacem : Ce fut un choc pour ma famille. Ils étaient tous inquiets. Ils ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait. Ils étaient tous du même avis et personne ne m’a défendu. Pas même quand des manifestations de protestation contre moi ont été organisées en face de ma maison. J’ai dû quitter ma maison et ma ville et me cacher jusqu’à ce que j’obtienne l’autorisation d’entrer en Suisse.
DW : Êtes-vous toujours en contact avec votre famille ?
Kacem : Oui, nous sommes en contact. Les contacts sont-ils positifs ? Hélas non. Les seules conversations positives sont celles que j’ai avec ma mère quand je lui demande des recettes.

DW: Vous vivez en Suisse depuis deux ans.  Avez-vous trouvé un emploi ? Avez-vous des amis ?
Kacem : Je ne suis pas un réfugié économique. Trouver un emploi n’est pas une priorité. Je veux faire des études. Je reçois un peu d’argent de l’Etat suisse et c’est assez pour payer les livres, la nourriture et une connexion Internet. Oui, travailler et gagner mon propre argent me rendraient autonome. Mais je veux d’abord étudier. Je suis économe. Je n’envisage pas d’acheter une voiture, de louer un grand appartement ou d’envoyer de grosses sommes d’argent dans mon pays d’origine, comme le font beaucoup de réfugiés.

DW : Pourriez-vous, ou aimeriez-vous, faire un voyage au Maroc ?
Kacem :  Je vais certainement voyager au Maroc si ce pays s’est guéri du cancer de l’islamisme dont les partisans veulent me tuer. Et si mon pays m’accepte et ne souhaite pas me priver de mon droit de vivre comme athée. Si le Maroc respecte les droits humains universels et devient un état laïque,  j’envisagerai de faire un voyage là-bas et même de retourner y vivre.

DW: Avez-vous un estimé du nombre de personnes dans les pays arabes qui partagent vos vues sur la religion ?
Kacem :  Comme l’athéisme est un grand tabou dans les pays arabes, il est difficile d’évaluer le nombre d’athées. Parfois, les athées ne se connaissent même pas entre eux. Tout le monde pense d’abord à sa vie et sa sécurité avant d’admettre ouvertement son athéisme. Pourtant, récemment, des voix ont été entendues. La plupart d’entre elles utilisent les réseaux sociaux pour échanger des idées et parler ouvertement de leur absence de foi et de leurs vues sur l’islam et les religions en général. Cela envoie un signal positif à l’Occident, qui a cru pendant des années que dans les pays arabes tout le monde se ressemble et est satisfait. Les athées demeurent toutefois une société parallèle qui doit rester dans la clandestinité à cause de la peur.

DW : Que pensez-vous du soi-disant «printemps arabe» ? Pouvez-vous discerner des changements positifs ?
Kacem : La beauté du printemps vient de ses différentes couleurs. Les partisans du printemps arabe ne connaissent malheureusement pas ces distinctions. Ils veulent que tout le monde pense la même chose, s’habille de la même manière et prie en même temps. La plupart des partisans du printemps arabe ne croient pas aux droits humains tels qu’ils sont compris par l’Occident. Pour eux, la démocratie est juste une échelle qui permet de grimper vers le pouvoir. Puis ils attachent des couteaux aux barreaux pour empêcher tout autre parti politique de gravir les échelons. Ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe est comparable à ce que l’Europe a connu aux 17e et 18esiècles. La différence est que cette époque a donné naissance à des philosophes et des penseurs éclairés. Au Proche-Orient, en revanche, les partisans des lois divines et les adeptes de l’islam ont pris le pouvoir.

DW: Est-ce que l’islam ne pourrait pas se réformer, comme cela s’est produit avec le christianisme ?
Kacem : À mon avis, il ne peut y avoir de réforme ni de Lumières dans l’islam sunnite ou chiite car il n’y a pas d’Église à réformer. Dans l’islam, nous sommes soumis au pouvoir d’un livre sacré et aux instructions qu’il donne. Notre identité et notre compréhension de nous-mêmes viennent du coran. Si les musulmans pouvaient utiliser leur raison, sans les instructions d’un livre qui est reconnu comme étant la Parole de Dieu, alors nous pourrions parler des Lumières. Mais aujourd’hui, la plupart des musulmans sont contre les idées du siècle des Lumières. Et ils ne savent pas que les musulmans pourraient acquérir les mêmes droits que les personnes vivant dans les pays occidentaux. Historiquement, il y a eu plusieurs tentatives de réforme de l’islam, mais elles n’ont pas été bien reçues. Tout musulman modéré qui voudrait réformer l’islam doit d’abord reconnaître que le coran est la source de la terreur et de la violence. L’horreur absolue. Mais aucun musulman ne peut admettre que le coran est un livre politiquement et historiquement déterminé et non pas la parole d’Allah.

DW : Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Kacem :  J’espère et je rêve du jour où les pays arabes connaîtront la liberté de religion et les droits humains. Je travaille pour cela. J’ai consacré ma vie à cela. En attendant, je vais boire une ou deux bières par semaine avec ma copine.
Source : « Wir Atheisten bilden eine Parallelgesellschaft », Die Welt, 25 février 2013. Version anglaise: Gates of Vienna. Traduction par Poste de veille de la version anglaise.

mercredi 1 décembre 2010

Fassi-Fihri nie tout en bloc devant le Parlement européen

Répression de Gdeim Izik
Par Hamid A, liberté Algérie, 1/12/2010
D’accusé, le Maroc s’est reconverti en accusateur hier, lors du passage de Fassi Fihri devant le Parlement européen où il avait été invité à s’expliquer sur la répression des populations sahraouies durant et après la prise d’assaut, le 8 novembre dernier, du camp de protestation de Gdein Izik situé aux abords d’Al Ayoune.
Voici la version du ministre des Affaires étrangères qui a fait sourire pas mal d’Eurodéputés et indigné beaucoup d’autres : «Le camp de toile a été démonté de façon pacifique ; il n’y a eu aucune victime sahraouie et les décès enregistrés se comptent parmi les forces de sécurité marocaine».
Partant de ce constat pour le moins bizarre puisqu’il défie tous les témoignages des journalistes étrangers et des membres des organisations civiles qui ont été expulsés jusqu’au dernier du Sahara occidental, y compris des élus espagnols et des parlementaires européens eux-mêmes qui voulaient constater de visu ce qui se passait au Sahara, le chef de la diplomatie espagnole s’en est pris aux eurodéputés et à la presse espagnole.
Il a accusé les premiers comme les seconds d’être à «l’origine d’une propagande bien orchestrée» contre son pays et d’user de «formules légères» quand ils parlent de «génocide» et de s’opposer au projet de solution «crédible et sérieuse» que le Maroc avance pour le problème de l’ancienne colonie espagnole.
Lui succédant, le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Ould Salek, lui, a apporté des faits qui prouvent qu’il y a eu génocide au Sahara occidental et une politique de nettoyage ethnique. Les arguments du responsable sahraoui sont, à l’inverse, documentés et se fondent sur des témoignages de parties concrètes parmi les victimes de la féroce répression déclenchée depuis le 8 novembre.
Dans ce débat contradictoire où les deux parties n’étaient pas présentes en même temps dans la plénière, le groupe socialiste a, bien sûr, multiplié les manœuvres pour éviter que les Eurodéputés imputent au Maroc l’entière responsabilité de ces faits.
Motion du Sénat espagnol
C’est ce qu’ils ont fait, mardi soir au Sénat espagnol, pour qu’aucune des deux parties – le Maroc et les Sahraouis – ne soit citée nommément dans la motion adoptée par l’ensemble des groupes parlementaires «condamnant» la violence qui a eu lieu à la suite de la prise d’assaut du camp de toile de Gdeim Izik.
Ils ont tenu, et obtenu, que les termes de cette motion soient conformes à l’esprit de la résolution votée le 25 novembre dernier par le Parlement européen. Le Sénat a, toutefois, dénoncé le black-out médiatique instauré par les autorités marocaines autour de la situation qui prévaut au Sahara occidental.
La motion demande, par ailleurs, au gouvernement espagnol d’«exprimer sa profonde préoccupation pour la détérioration de la situation» dans l’ancienne colonie espagnole, en l’invitant à «condamner fermement les violents incidents qui se sont produits au moment de la prise d’assaut du camp de toile et dans la ville d’Al Ayoune».
Elle demande, en outre, à l’exécutif central de «jouer un rôle actif dans le processus de décolonisation du Sahara occidental et de plaider pour l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme» dans l’ancienne colonie espagnole.
La répression marocaine est le thème le plus en évidence dans toutes les éditions de la presse espagnole. L’envoyée spéciale d’El Mundo, Ana Romero, a relaté, dans le premier reportage qu’elle a publié hier après son expulsion d’Al Ayoune, les «atrocités commises par les autorités marocaines contre les populations sahraouies pendant et après la prise d’assaut du camp de Gdeim Izik».
Menaces de mort contre les journalistes
La veille, son journal avait annoncé à la une que son envoyée spéciale à Al Ayoune avait été expulsée par le gouvernement marocain au motif qu’elle constituait «une menace à la sécurité du royaume».
Avant d’être mise dans le premier avion, un fonctionnaire espagnol établi à Al Ayoune l’aurait avertie qu’elle faisait l’objet de menaces de mort à la suite de la publication de son reportage sur l’assaut du camp de toile, tout en l’implorant de ne pas quitter son hôtel.
«Si le Maroc dit n’avoir rien à cacher sur ces faits, pourquoi donc s’oppose-t-il fermement à la présence des journalistes étrangers au Sahara occidental ?, a-t-elle déclaré à son retour à Madrid.
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