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mercredi 6 janvier 2010

2009 revisité une dernière fois


Petit tour d’horizon de l’année écoulée dont on retiendra certainement le grave retour en arrière en matière de liberté de la presse et de libertés publiques. Rappelons que 2010 démarre avec des journalistes et des blogueurs en ligne, des militants de droits de l’homme aussi. Mes pensées en ce début d’année vont à Zahra El Merrakchia (22 ans) torturée 5 jours durant le sinistre commissariat de Jamâa Lafna avant d’être jetée en prison. Des notes d’espoir pour cette nouvelle année ? Beaucoup… des tonnes … il y a tellement à faire dans ce pays que je ne sais pas par où commencer. Mais espérons simplement que les esprits se calment dans les hautes sphères du pouvoir autant que dans la rue, et qu’on arrête cette traque folle contre tous ceux qui osent critiquer d’une manière ou d’un autre l’état des choses… Personne n’a le droit de douter de mon patriotisme, de ma marocanité ni de mon amour pour mon pays … surtout pas ceux qui ne l’aiment pas de la même manière que moi.
Janvier
  • Le projet de la méga-usine Renault Nissan de Tanger Med tangue. La crise mondiale pour le Japonais et leurs copains français fait repenser le projet. C’est tout un volet de la stratégie industrielle du Maroc définie dans le plan Émergence qui risque de tomber à l’eau. Quelques mois après, c’est la CDG, avec l’argent de nos retraites qui financera finalement le projet Renault.
  • Démantèlement du réseau de trafic de drogue à Nador qui aboutir quelque temps après, à l’arrestation du militant de droit de l’homme pour : « sapage de l’image de la justice ». Quelques mois après, il écopera de 3 ans pour fraude à la réglementation des changes pour avoir 250 euros sur un compte en Espagne… enfin à Melilla.
  • Les Arabes gesticulent pour essayer de ne pas perdre complètement la face devant l’opinion publiques arabe et internationale dans la gestion de la guerre sur Gaza. La diplomatie marocaine prends ses distances d’une manière assez surprenante : Le roi du Maroc adresse himself une lettre assez dure  aux autres chefs d’État incapables de convenir d’un lieu de réunion au sommet. Ceux qui y voyaient un changement majeur des méthodes diplomatiques du Roi resteront sur leur faim.
Février
  • Le Gharb est inondé. On parle des pires inondations depuis 40 ans. Comme lors de toute catastrophe naturelle, le dispositif prévu par les pouvoir publics pour faire face a ces situations se révèle, encore une fois, inexistant. Il faudra attendre quelques jours pour que le Roi donne des ordres, et encore quelques jours pour que ces ordres soit répercutés sur le terrain.
  • Intempéries toujours : Après Agenfou en 2008 (elle a reçu cette année une visite royale en bonne et due forme) c’est la région d’Azilal qui va souffrir de la vague de froid … là  encore, des douars et des villages coupes du monde pendant des semaines. On déplorera encore des morts, et une télévision publique de merde.
  • Ni putes ni soumises reçoivent un "Sirou tkouwdou" de la part du ministère de l’intérieur. On ne saura jamais si c’est le nom de l’association qui a valu aux émules marocaines de Fadela Amara cette fin de non-recevoir. Quelques temps après, l’intelligentsia marocaine se fera gentiment sermonner par Human Rights Watch sur la liberté d’association.
Mars
  • La diplomatie marocaine refait parler d’elle. Pour une sordide histoire de communiqués de presse de soutien a nos frères bahreïnis, le Maroc se retrouve dans l’obligation de rompre ses relation diplomatique avec l’Iran. Et pour justifier sa décision pour le moins diplomatiquement surprenante, nos dirigeants évoquent le Péril Shiite : Et pour faire passer la pilule, des descentes sont organisées dans les librairies pour saisir et détruire de la littérature prosélyte shiite.
  • Aouita, fraichement nommé dans la fédération du tout puissant Abdeslam Ahizoune, qui s’occupe accessoirement d’athlétisme, est débarqué de son poste de DTN. Pour une médaille olympique, on attendra certainement les jeux de Rio en 2016. Ou alors 2020. Ou encore 2024 lorsque Rabat se proposera d’accueillir les jeux en marge du festival Mawazine.
  • Autre camouflet pour le sport national, Les Lions de l’Atlas se font bouffer tout crus par le Gabon. Le General Benslimane jette l’éponge, et annonce ainsi une nouvelle ère pour le foot marocain. Une nouvelle ère que les aficionados marocains sentiront rapidement : on a tous l’air de cons !
Avril
  • La nouveau Salon préféré du monarque servira enfin de rampe de lancement pour le nouveau plan Maroc Vert, censée donner des ailes a l’agriculture et a la filière agroalimentaire. Des milliards posés sur la table par la nouvelle coqueluche du gouvernement, Akhennouchm pour faire du Maroc le nouvel Eldorado vert de l’Afrique.
  • Ahmed Rahhou est nommé par le Roi à la tête du CIH en remplacement d’Alioua. Nomination royale pour une société cote en bourse qui ne donnera pas lieu à plus d’un paragraphe sous forme de dépêche MAP. Pour les puristes de la déontologie, il faudra certainement repasser.
  • Le jeune ministre istiqlalien bute pour la deuxième fois de suite sur les professionnels du transport pour faire passer sa réforme du code de la route. Le texte est attaqué de partout, et personne n’ose prendre la défense de Ghellab. Une grève des transports (bus, camions, taxis...) paralysera le pays pendant quelques jours et fera tomber la mouture proposée par Ghellab… Le courageux, ou têtu ministre s’y recolle en fin d’année… Il n’a vraiment pas l’air de réaliser que son bilan en termes de sécurité routière est désastreux : depuis 2004 (il est en poste depuis 2002) les accidents corporels ont connu une hausse de 18 % et le nombre de tués sur les routes marocaines a augmenté de plus de 6% en moyenne.
Mai
  • Horani, gentil gars au demeurant, remplace Moulay Hfid El Alami, un vrai requin lui, a la tête du syndicat patronal. Bien évidement, Majidi et le makhzen économique a fait preuve de la plus grande neutralité dans cette affaire. Et le fait que l’ONA nomme Horani, la veille des élections, administrateur de l’une de ses filiales pour permettre au Patron de HPS de pourvoir légalement briguer la présidence n’est qu’une pure coïncidence. Le fait aussi que Chaibi, ex-dauphin de Moulay Hfid, ce soit retireéla veille des élections est aussi une autre coïncidence
  • Avec pour preuve un dépêche MAP, Abass el Fassi montre au monde entier que le téléphone dédié aux appels du Roi fonctionne vraiment. Le Roi aurait ainsi appelé Abass himself sur son téléphone pour l’assurer de Sa Haute Sollicitude, juste après la défection du PAM de la majorité gouvernementale. Un coup de fil qui a du soulager immédiatement le Premier ministre.
  • Le Festival Mawazine se termine en apothéose à Rabat avec le concert de Stevie Wonder...full. Le fait que le festival de la capitale et du secrétaire particulier du Roi se soit terminé par une bousculade lors du concert de Statti est un détail. Le fait aussi que 11 personne soient mortes des suites de cette bousculade est un autre détail. Le coupable est pointé du doigt immédiatement : la foule ! un avis de recherche est lancé contre la foule ! Fin de l’histoire… Il ne s’agit pas de porter atteinte à la sacralité du festival de Majidi !
Juin
  • Dans l’indifférence du Marocain lambda, les Marocains votent pour élire leurs représentants dans les organes da la gouvernance locale : les conseils communaux. Si la main de Basri n’est plus montrée du doigt pour remettre en questions les résultats des suffrages, l’usage de l’argent sale et des pratiques anti-démocratiques jette toujours un sérieux doute sur la réelle représentativité des institutions élues. Les élections du 7 juins ne sont que l’arbre qui cache une véritable machine de la corruption. Le suffrage universel déclenchera un processus impressionnant ou aucune des règles de la démocratie, de la déontologie et de la bienséance ne seront respectées : Les élections des bureaux donneront lieu a des tractations sordide : usage d’argent, intimidation, enlèvements, vols des urnes, achats des voix, et alliance on ne peu plus contre nature. Le processus se poursuivra, toujours dans la même ambiance nauséabonde pour élire les représentants des salariés, des professionnels, des artisans…. Le tout permettra de reconstituer un tiers de la chambre des conseillers qui consacrera, encore une fois, le PAM comme première puissance politique du pays.
  • Pour redorer le blason du plan Azur, sérieusement amoché par une émission de France 5, on met les bouchées doubles pour finir la premières des 5 stations balnéaires prévues par la Vision 2010. Résultats une inauguration en grande pompe de la station de Saadia … qui refermera ses portes quelques mois après en attendant des jours meilleurs. Mazagan ouvrira également se portes partiellement quelques mois après et attirera plus de monde grâce au Casino. Aujourd’hui on est en 2010 et le retard constaté dans la Vision sont enfin palpable : 8 millions de touristes au lieu de 10 (dont plus de la moitié sont des MRE), 2 stations (pas finalisées) au lieu de 6. Le déficit dans les capacités litières, la formation, la contribution au PIB … mais rassurez-vous : la Vision 2020 sera bientôt la pour remettre les pendule a l’heure.
Juillet
  • En l’absence du Premier ministre, le Roi effectue un remaniement technique du gouvernement dans lequel Abbass El Fassi assure le rôle de chef de protocole. Belkhyatt, qui a acquis une grande expérience dans le management sportif au sein du FUS hérite du siège laissé vacant par une Nawal Al Moutawakil trop affairée à sillonner le monde pour le compte du Comité olympique International. En cette veille de fête du trône, le Roi nomme un acolyte au successeur d’Abbas à la tête du ministère sans portefeuille : désormais Al Yazghi pourra jouer aux échecs avec son nouveau copain Laanssar.
Août
  • Au lendemain de la célébration hautement propagandistique des 10 ans de règne de SM Mohamed VI, L’État entame, avec l’Interdiction du sondage préparé par Telquel ce qui passe pour une véritable croisade contre la presse dite indépendante. En quelques mois, l’État, sous couvert d’un système judiciaire aux ordres, remet une véritable couche de peinture sur les lignes rouges, et en dessine de nouvelles. Le flou artistique qui subsistait depuis l’avènement du nouveau règne, et qui a créer, on ne s’en cache pas, un véritable espace –en sursis certes- pour la liberté de la presse, n’est plus. Des centaine d’heures d’interrogatoire, des jugement qui ne respectent pas les droits déjà limités de la défense, de véritable cabale de la presse makhzanienne et de Haj Nacirovich au nom de la déontologie de la profession et a la clés : des dizaines d’années de prison – parfois ferme- à l’encontre de journalistes, de blogueurs et de militant des droits de l’homme, des dizaines de millions de dirhams d’amendes et des interdictions a la pelle (presse marocaine et étrangère).
Septembre
  • Première pluies de la saison et premières catastrophes : Er-Rachidia, Figuig, Oujda, et même Rabat sont sous l’eau. La capitale est même bloquée pendant quelques heures… Dans les régions éloignées il y a des morts. Et encore une fois, ce ne sont pas tellement les pluies qui sont montrées du doigt, mais plutôt les infrastructures et le manque de moyens de secours. Trois mois après, une deuxième vague de pluies provoque les mêmes catastrophes que les années précédentes : la zone industrielle de Tanger est sous l’eau.
  • Après le tourisme (Visions 2010), l’industrie (Émergence), le commerce (Rawaj), l’agriculture (Plan Maroc Vert), c’est au tour du secteur de la pêche de s’offrir un plan stratégique. Nom de Code : Halieutis. Petite problématique, la démarche adoptée jusque-là pour le développement de certains pans de l’économie nationale n’a pas fait montre d’une grande efficacité. Les politiques d’un pays ne peuvent et ne doivent pas être conçues par des consultant facturés 2000 euros la journée. L’apport de Cap Gemini et des autre grandes maisons de la stratégie de développement territoriale est indéniable, mais il y a un contenu éminemment politique qui fait défaut a ces plans : La preuve : La Vision 2010 pour le Tourisme n’a toujours pas fait mouche… elle a même fait un peu plouf !
  • La maison royale communique : d’abord sur la santé du roi avec la fameuse histoire du rotavirus, puis sur les le mariage de Moulay Ismail. Comment interpréter ces deux premières ? On n’aura pas vraiment le temps d’y réfléchir vu que ces deux affaires déclencheront des procès contre la presse qui vont porter le débat sur le terrain de la liberté de la presse au Maroc.
Octobre
  • Ouverture du parlement avec un discours express – 7 minutes- et un Conseil Économique et Social qui devra … on ne sait pas tout a fait ce qu’il est censé faire a part répondre a une carence institutionnelle et constitutionnelle – la constitution prévoit l’existence de cette institution (article 93-95). En tout cas, ce n’est pas tant le rôle de cet organe consultatif-censé donner son avis sur les orientations générales de l'économie nationale et de la formation- que sa composition qui risque de créer le débat. Sauf par rapport aux 35 (sur 100) nommés directement -24-ou indirectement (représentants des personnes elles-mêmes nommées par le roi come le gouverneur de la Banque centrale, le patron de CMR, du CCDH, de la CNSS…) par le Roi.
  • Allez, même les technologies de l’information y vont de leur plan. Le très twisteur Ahmad Réda Chami décline sa vision : Maroc Numeric 2013. Sans vouloir critiquer un projet qui aura forcément une valeur ajoutée certaine, je dirais seulement une chose : charité bien ordonnée commence par soi-même, ya si Chami. Refaites d’abord le site de votre département, et vous gagnerez certainement en crédibilité.
Novembre
  • Du discours de célébration de la marche verte, tout le monde retiendra la fameuse : Soit on est patriote soit on est traitre. Il n’en faudra pas plus pour clore le débat. Le première victimes de cette nouvelle définition de la marocanité sera le groupe des 7 Sahraouis qui se sont rendus en Algérie et à Tindouf. Quelques semaines après, cela donnera naissance au feuilleton Aminatou. Jusqu’où ira l’interprétation de ce passage du discours ? Allahou a3lam
  • Il fait bon avoir un papa chef de la diplomatie. L’institut Amadeus réussi t le défi de recevoir le gotha de la diplomatie mondiale à Tanger pour une conférence internationale. La question à 10 000 points : Comment pensez-vous que trois gentils petits garçons, presque fraîchement diplômés d’universités très moyennes peuvent réussir ce coup de génie ? ça doit être des idoles de Jean Sarkozy.
  • Les parlementaires marocains font un constat ahurissant : En faisant la comparaison avec des pays tels que la Tunisie et la France, il s'avère en effet que les prix au Maroc sont plus élevés dans une proportion allant de 30 à 189 %. Autre constat : ce sont les médicaments les plus chers qui sont les plus vendus car ils sont prescrits par les médecins. Yasmina Baddou découvre ainsi que les pharmaciens et les médecins marocains sont de redoutables hommes d’affaires. Le même travail mène par le département de Hjira : l’autre vedette istiqlalienne du gouvernement découvre, ahurie elle aussi, que dans l’immobilier, les marges atteignent plus de 100% et que le noir est une pratique courante. Sacrés promoteurs. Une étude croisée pourrait peut-être révéler que la majorité des promoteurs sont des pharmaciens et des médecins !
Décembre
  • La diplomatie marocaine finit l’année sur un nième camouflet, cette fois-ci  nommé Aminatou Haidar. La militante indépendantiste sahraouie (traitre à la nation selon tout ce que compte ce pays comme « leaders» d’opinion traînera le Maroc dans la boue pour une banale histoire de passeport : Fassi Fihri se fait remonter les bretelles à Washington et à Bruxelles, et encore une fois le Maroc est désigné comme le bou3ou de service par la presse internationale et les associations de défense des droits de l’homme.
  • Quelques mois après sa nomination à la tête de l’agence de promotion de l’investissement -AMDI- L’ancien ambassadeur du Maroc a Paris, Fathallah Sijilmassi, fait parler de lui pour annoncer sa stratégie pour développer les flux d’investissement, sérieusement mis à mal par la crise mondiale, au pays. Premier chantier : ouvrir quatre bureaux de représentation a l’étranger. Pour le site web www.invest.gov.ma , il faudra repasser, car le site est en construction depuis pas mal de temps.

Maroc : protestations des mineurs de SMESI sous la pluie

Par Ali Fkir, coordinateur du Comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI ,5/1/2010

Ils étaient des centaines les prolétaires de SMESI , licenciés abusivement par l'OCP, à se rendre (le 5 janvier 2010) à Casablanca, la capitale économique du Maroc, pour protester devant la direction générale de l'OCP.

Il faisait froid, il pleuvait, les victimes de l'arbitraire manquaient de moyens de transport, sans argent pour prendre le train, le car, le grand taxi, affamés, malades...et pourtant ils étaient au rendez-vous. Les prolétaires de SMESI, les mineurs de l'OCP, toujours déterminés, désormais rien ne peut les arrêter pour avancer sur la voie de la lutte pour leurs légitimes droits. Qu'ont-ils à perdre à part le fardeau de la misère?
Ils ont été surexploités pendant des années par l'OCP,le géant économique étatique, aujourd'hui et en véritable ingrat, celui-ci les a jetés à la rue. Il veut profiter de la nouvelle "moudouana" (législation du travail) pour surexploiter de nouvelles victimes par l'intermédiaire des sociétés d'intérim, les dites sociétés créées par d'anciens hauts responsables de l'OCP. C'est une véritable supercherie! C'est le summum de la précarité du travail. On vous "embauche" à 22 ans, on vous suce la sève, on vous dépouille de votre énergie, et à 40 ans on vous jette " tout amorti" à la ferraille, sans droit aucun.
Signalons que les contrats que présentent ces sociétés, en véritables escrocs, comportent des clauses qui interdisent aux nouvelles recrues de protester, de faire grève, d'observer des sit in davant les bâtiments de l'OCP...c'est du pur esclavagisme!
Aujourd'hui, des milliers de personnes sont affamées par l'OCP (avec la complicité de l'Etat marocain), des enfants ont été perturbés dans leurs études, les bébés succombent à la malnutrition...les mamans sont dans un état désespéré. Des milliers de personnes meurent à petit feu. La responsabilité incombe totalement à l'OCP et à l'Etat.
Ne restons pas inactifs. Chacun de nous a la possibilité de faire quelque chose.
Faisons connaître "nationalement" et "internationalement" cette situation dramatique;
Condamnons les agissements de hors-la-loi de l'OCP (refus de reconnaître le bureau syndical/UMT des ouvriers de l'OCP, licenciement abusif...)

Dénonçons la complicité de l'Etat marocain
Dénonçons la répression qui s'abat sur les 850 ouvriers de SMESI et leur famille
Dénonçons la militarisation de la région de Khouribga.
Ne restons pas indifférent devant l'inhumain.
LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE

mardi 5 janvier 2010

Le juge Garzón prochainement dans les camps sahraouis pour enquêter sur le génocide marocain au Sahara occidental

par APS, 4/1/2010

Le juge espagnol Baltasar Garzón se rendra, dans les  prochains jours, dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf (sud-ouest  algérien) pour auditionner treize témoins sahraouis, dans le cadre de son enquête  sur le "génocide et crimes de guerre" perpétrés par des responsables politiques  et militaires marocains au Sahara occidental depuis octobre 1975, a annoncé  hier la radio espagnole COPE.         
"Dans les camps de réfugiés, le juge Garzon auditionnera un total de  treize témoins sahraouis accusant 32 responsables politiques et militaires marocains  de crimes de guerre et génocide contre le peuple sahraouis", depuis 1975, date  de l’occupation militaire du Sahara occidental par le Maroc, a précisé la radio  dans son programme "La Mañana".        
 Le célèbre juge de l’Audience nationale, la plus haute instance pénale  espagnole, avait accepté en septembre 2006 une plainte de citoyens sahraouis  et de plusieurs organisations sahraouies et espagnoles de droits humains pour  "délit de génocide, assassinat et torture commis par l’Etat marocain au Sahara  occidental".        
 Il s’agit notamment de l’Association des familles des prisonniers et  disparus sahraouis (Afapredesa), la Fédération espagnole des institutions solidaires  avec le peuple sahraoui, la Coordination espagnole des associations solidaires  avec le peuple sahraoui et l’Association espagnole de défense des droits de  l’homme.         
Le juge Garzón, qui s’est déclaré "compétent" pour instruire cette plainte,  avait déjà auditionné, en décembre 2007 à Madrid, quatre témoins sahraouis,  entamant ainsi officiellement la procédure d’enquête sur le génocide du peuple  sahraoui.       Un avocat à l’origine du dépôt de la plainte avait précisé que "les  crimes internationaux mentionnés portent sur des actes de génocide, torture,  disparitions forcées de personnes, séquestrations, assassinats et blessures".      Il avait expliqué, en outre, que "dans la plainte, sont relatées les  circonstances dans lesquelles ont été perpétrés ces actes, comment 40.000 Sahraouis  avaient dû fuir leur pays, comment ils étaient séquestrés, torturés, parfois  jetés depuis des hélicoptères dans le vide, comment d'innombrables crimes étaient  commis contre eux et tous les actes relevant du génocide".        
 La plainte souligne également que le massacre du peuple sahraoui s’est  prolongé durant plusieurs années durant lesquelles il a été soumis à la domination  d’une puissance étrangère l’empêchant d’"exercer librement son droit à l’autodétermination,  reconnu par la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’Onu de décembre  1960".    Les plaignants ont affirmé encore que "depuis octobre 1975 et jusqu’à  maintenant l’armée marocaine a exercé une violence permanente" contre le peuple  sahraoui dans une guerre d’invasion obligeant 40.000 Sahraouis à abandonner  leurs foyers et fuir dans le désert où ils furent "poursuivis et bombardés par  les forces d’invasion avec le napalm, du phosphore blanc et des bombes à   fragmentation".

Sit-in des victimes des intempéries au Maroc

 Par Ali Fkir,4/1/2010
Contrairement à ce qui se dit à la télévision  étatique ( toutes chaînes confondues) , et à la radio, il n'y a pas que 8 familles sinistrées (à Casa) suite aux dernières intempéries. Il suffit de se rendre surplace pour voir des dizaines de familles en désespoir. Même dans le cas de "8 familles", l'Etat n'a rien fait. Des dizaines de victimes se retrouvent au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique) pour discuter de leur dramatique situation. Un comité de suivi a été constitué. Il comprend 11 personnes dont 7 sinistrés.
Le dimanche 3 janvier 2010, des centaines de victimes, des dizaines de militant-es de gauche, et de l'AMDH ont observé un sit in devant la wilaya de Casablanca pour protester contre l'attitude irresponsable des autorités concernées.
Les victimes se sont donné rendez-vous pour le mercredi 6 janvier au siège de la Voie démocratique pour discuter des actions à entreprendre pour faire aboutir leurs légitimes revendications. En attendant, des dizaines de personnes passent leurs nuits à la belle étoile...C'est scandaleux.!
Honte à "notre" Etat"! Honte aux "élus"!
LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE


سكان المدينة القديمة بالبيضاء ينظمون وقفة احتجاجية

أمام مقر الولاية للدفاع عن حقهم في السكن اللائق

ولوضع حد لمعاناتهم

نظم سكان الأحياء والمنازل السكنية المهددة بالإنهيار وقفة احتجاجية أمام مقر الولاية بالبيضاء احتجاجا على تجاهل المسئولين لمطالبهم المشروعة والمتمثلة أساسا في إيجاد حلول ناجعة وسريعة تضع حدا لمعاناتهم التي اتخذت أبعاد مأساوية خاصة بعد الانهيارات الأخيرة للعديد من المنازل والتي خلفت الكثير من الضحايا والمشردين.

وقد رفع المحتجون العديد من الشعارات التي تندد بسياسة الدولة في مجال السكن ونتائجها الكارثية على الفئات والطبقات المحرومة ,كما طالبوا بوضع حد لمعاناتهم عبر إيجاد حلول في ميدان السكن تضع حدا لمنطق الربح وللمضاربات العقارية وحيا المتظاهرون موقف الجمعية المغربية لحقوق الإنسان المساند لمعركتهم العادلة ولجنة المتابعة واتفق الجميع على عقد جمع عام بقر النهج الديمقراطي يوم الأربعاء 6-01-2010.

النهج الديمقراطي



lundi 4 janvier 2010

Maroc : LES ESPOIRS POLITIQUES DE 2010

Un peu d’optimisme dans l’incohérence générale
par Hicham Bennani, 3/1/2010

Dans un gouvernement phagocyté par le PAM (Parti Authenticité et Modernité) de Fouad Ali El Himma, difficile de parler d’hommes politiques «porteurs d’espoirs» pour la démocratie. Au sein de l’hémicycle, les notions de majorité et d’opposition ont encore moins de sens depuis la victoire du PAM aux élections communales de juin 2009 et l’élection de Mohamed Cheikh Biadillah, secrétaire général du PAM (parti de l’opposition), à la tête de la deuxième chambre, en octobre dernier. Lorsqu’il s’agit de se prononcer sur des questions épineuses comme l’affaire Aminatou Haidar, les membres des partis dirigeants se contentent de s’aligner sur les positions officielles les yeux bandés. Même les plus engagés préfèrent ne pas donner d’opinion. Pourtant, certains hommes politiques, qui bénéficient d’une légitimité et d’un respect, non seulement à l’intérieur de leur parti, mais aussi en dehors, ont dénoncé, à des degrés différents, au cours de l’année 2009, les dérives du processus électoral, les dysfonctionnements de leur parti et les incohérences des instances dirigeantes. Parfois même, en militant pour des causes délaissées par l’Etat. Si ces hommes n’abandonnent pas leurs idées, si ces hommes restent fidèles à leurs engagements et ne s’alignent pas sur le pouvoir en place, tout en concrétisant leurs visions politiques sans penser à leur intérêt personnel, ils pourront sans doute apporter une once d’espoir à ce que l’on peut appeler, la démocratie.
Ali Bouabid, membre du bureau politique de l’USFP (Union Socialiste des Forces Populaires):
Une lueur d’espoir dans une gauche en mal d’identité

«Pour l’année 2010, je souhaite que pour briser ce cercle de la défiance envers le politique, nos gouvernants consentent à sacrifier à l’exigence minimale de cohérence entre les postures affichées et les pratiques observées !»
Cette année, Ali Bouabid, co-fondateur du mouvement «pour la refondation de l’USFP», a tenté de faire valoir auprès des membres de l’USFP, la nécessité d’un réajustement de la ligne politique du parti, «que je défends depuis 2002, et sans laquelle aucune refondation du parti, en accord avec nos valeurs, n’est à mon sens envisageable». Qu’a-t-il pensé des élections communales ? «Le processus électoral est venu cristalliser la misère politique dans laquelle le Maroc est englué», dénonce Bouabid. Le 5 décembre 2009, Ali Bouabid, a fait le choix de ne pas participer à la deuxième session du Conseil national de l’USFP. Il n’était «pas solidaire avec les orientations du bureau politique» car la participation au gouvernement a été présentée comme un postulat, alors que «c’est une hypothèse qui reste discutable». En cette fin d’année, il résume la situation ainsi : «si notre présence au gouvernement n’allait pas de soi à l’origine, l’absence de tout relief politique à la participation actuelle de l’USFP n’arrange pas les choses !» En 2010, Ali Bouabid devra réaffirmer et clarifier ses positions, tout en se détachant de l’étiquette de «fils de» Abderrahim Bouabid, un des fondateurs de l’USFP, qui lui colle à la peau.


Abdellah El Harrif, secrétaire national du parti d’extrême gauche Annahj Addimocrati
Le militant convaincu
«Les actuels reculs sur le plan démocratique sont très graves, nous appelons de nouveau pour 2010 à la création d’une instance nationale pour défendre les acquis démocratiques».
Le 4 avril dernier, lors d’un sit-in de protestation contre l’Otan devant le Parlement à Rabat, Abdellah El Harrif a été violenté, avec plusieurs militants, par les forces auxiliaires. «L’un d’eux m’a giflé et je lui ai aussitôt retourné la gifle. Ils se sont alors tous retournés contre moi», témoigne El Harrif. Tant au niveau des droits de l’homme que sur le volet social, les militants d’Annahj, ont plus que jamais fait entendre leur voix en 2009. La force de ce parti est d’avoir toujours maintenu ses idées : la lutte contre le sionisme, la position en faveur de l’auto-détermination du peuple sahraoui, le combat afin d’améliorer l’enseignement et le pouvoir d’achat, etc. Tout en boycottant les élections communales de juin 2009, El Harrif, a véhiculé ses idées alors qu’il était interdit de médias dits officiels. El Harrif se dit pessimiste pour la démocratie en 2010 : «Nous serons toujours la cible du Makhzen et des partis qui lui obéissent, car nous avons toujours été contre la répression et l’approche sécuritaire».
Mustapha Ramid, président du groupe parlementaire du PJD (Parti Justice et Développement) à la chambre des représentants
Le coup de gueule permanent
«Pour la prochaine année, je souhaite que le Maroc rectifie la voie de la démocratie en adoptant une véritable réforme constitutionnelle, qu’il trouve une solution pacifique à la question du Sahara et qu’il ouvre les frontières avec l’Algérie, pour l’intérêt commun des deux peuples».

Dimanche 19 juillet 2009, dans les locaux du Journal Hebdomadaire, en insistant la réforme des institutions comme priorité, Mustapha Ramid a annoncé un rapprochement entre le PJD et l’USFP. Il a parlé d’un Front pour la réforme démocratique. «En dépit de toutes nos divergences, les impératifs du moment exigent une coopération mutuelle». Le 27 octobre, Ramid, a accusé le PAM d’avoir usé de «l’argent sale» pendant les élections communales, lors de la séance d’examen en commission du projet de budget. Ce qui a provoqué une véritable guerre médiatique entre les deux partis ennemis. Selon Ramid : «le PAM a déséquilibré l’échiquier politique à cause du phénomène de transhumance». Ramid faisait partie du groupe parlementaire qui avait fait voter une loi sanctionnant toute «atteinte au drapeau national» en 2004. Regrettant que cette loi soit utilisée contre la presse, il est devenu l’avocat de Taoufiq Bouachrine, directeur de publication du quotidien Akhbar Al Youm condamné «pour offense au drapeau national» le 30 octobre dernier. Avec le PJD, Ramid a défendu le fond de solidarité familiale, qui n’a finalement pas été validé. Après avoir dénoncé haut et fort les incohérences gouvernementales, Ramid va devoir transformer ses paroles en actes pour 2010, en tirant les leçons du conseil national du PJD du 12 décembre.
Mohamed El Morabit, membre du bureau politique du MP (Mouvement Populaire)
Le trublion qui veut assainir son parti
«2010 doit être l’année de la mise à niveau du MP de façon transparente et démocratique pour qu’il puisse avoir sa place sur le champ politique. L’Etat doit faire en sorte que les femmes et la jeunesse du pays s’intéressent à la politique et à la chose publique».
Petit à petit, un nouveau courant à pris forme au sein du Mouvement Populaire (MP) durant l’année 2009, suite aux promesses non tenues et à la mauvaise gouvernance de Mohand Laenser, secrétaire général du MP. Ce courant est aujourd’hui mené par Mohamed El Morabit, coordinateur du réseau des cadres du MP. Le réseau des cadres a été démantelé par Laenser en octobre après que ce mouvement ait dénoncé la mauvaise gestion du parti au cours de deux réunions tenues le 19 septembre à Fès et le 17 octobre à Casablanca. Samedi 19 décembre, lors de la réunion du Comité central du MP, les opposants exclus du MP ont été officiellement réhabilités et la direction du parti s’est alignée sur leurs requêtes, à savoir l’organisation d’un congrès transparent et démocratique, «afin que les futures instances du parti soient élues de façon démocratique», explique Morabit. Dans ce sens, il a annoncé un mouvement appelé «Initiative pour un processus pour le renouveau démocratique participatif au MP». Face à un secrétaire général controversé qui pourrait bien être reconduit lors du prochain congrès national en mars 2010, les hommes d’El Morabit constituent un rempart important qui symbolise un espoir de changement.
Mohamed Sassi, membre dirigeant du PSU (Parti socialiste unifié)

La dernière chance

«On a l’impression que le PAM est venu pour assurer la continuité de l’ère Driss Basri et ce qui se passait, à l’époque, avec l’Union constitutionnelle. Il faut contrer ce danger en 2010 !»
Après les communales de juin 2009, Mohamed Sassi a tiré à boulets rouges sur le PAM en dénonçant sa complicité avec le ministère de l’Intérieur qui lui a permis de remporter les élections. «Tous les partis ont été victimes d’une véritable conspiration», déclarait Sassi, dans les colonnes du Journal Hebdomadaire en juin 2009. Concernant l’arrondissement de Yacoub El Mansour, Sassi parle d’une véritable falsification des résultats au profit du PAM qui s’est accomplie en deux phases : avant et après le scrutin. «Les candidats du PAM tiennent une stratégie électorale qui inspire aux électeurs le fait qu’il s’agit d’un parti de l’Etat», indique Sassi. Mais lorsqu’il s’agit d’évoquer les défaillances de son parti ou plus généralement de la gauche, Sassi a manqué de pugnacité cette année. Parce qu’il avait violemment tourné le dos à l’USFP en 2001, il est attendu sur des positions plus courageuses en 2010. Pourrait-il devenir le catalyseur d’un nouveau front commun de la gauche ? Pour cela, il devra agir et se défaire d’une image aujourd’hui assez controversée que lui attribuent ses anciens alliés.

Le roi Mohammed VI face à son sort




Par Diaspora Sahraouie, 2/1/2010
Arrivé au pouvoir en 1999, Le roi Mohamed VI avait eu toutes les chances de construire un Etat véritablement démocratique, stable surtout que ses premières initiatives avaient rassuré tous les marocains épuisés par trente-cinq ans de répression du règne de Hassan II.
Le peuple marocain avait applaudi à cette nouvelle politique prônée par le nouveau souverain. Mais à la surprise générale, il va étaler devant tout le monde sa véritable nature et les objectifs des nouveaux maîtres du pays qui n'auront que du mépris et d'arrogance pour le reste des marocains. Le pays sombre de nouveau dans la violence, la terreur et la peur.
Le régime de Rabat ne cache plus sa nature : une dictature. Peut-être pas la plus tyrannique, mais les dégâts qu'ils occasionnent ont tendance à s'accroître. Avec le soutien de la France. Les arrestations arbitraires sont devenues monnaie courante, les procès d'opposants au régime n'ont de juste que le nom, les manifestions sont toujours par le sang réprimées.
Mohamed VI a vite déçu l'espoir du peuple marocain qui, après plusieurs décennies de plomb, aspire à la paix, à une évolution démocratique de la vie politique, et surtout d'une bonne gestion de ses ressources, seul gage pour sortir le Maroc d'une pauvreté endémique.
Les violations des droits de l'homme ont atteint une proportion très préoccupante. Plus grave, une classe s'est mise en place, constituée du roi et de ses alliés, ils sont responsables d'innombrables détournements de biens publics et de l'aide internationale, se livrent à des exactions inhumaines mais aussi jouissent d'une impunité totale. Cette situation dramatique, source du mécontentement populaire entraîne le pays vers des lendemains encore plus sombres.
Certes, les médias nationaux et français, appelés à la rescousse du régime et grassement payés pour les besoins de la cause, ont servi de relais tapageurs à un non-événement en décrivant la mascarade du consensus comme étant une "manifestation de soutien", les partis marionnettes ayant accepté de se livrer à ce simulacre.
Mohamed VI et sa clique se sont mis dans la tête qu'ils sont plus malins que tous les habitants du royaume et peuvent créer des centaines de partis politiques fantoches pour amuser la galerie et servir de caution pluraliste et démocratique à son régime.
Le temps passe inéluctablement et chaque jour qui passe, la grogne monte d'un créneau. Mohamed VI, tel un rouleau compresseur, gronde et fait trembler la terra, il est prêt à dévorer n'importe quel humain qui lève la voix contre lui. L'heure de vérité a sonné. Son clan et tous ses subordonnés sont face à leur destin qui s'annonce de mauvais augure.
Le nouveau roi n'a pas les qualités intelectuelles de son père et il a confié le destin de la nation dans les mains d'une poignée de voyous qui accumulent les échecs et les fautes graves.
Mohamed VI se fait rare, on ne le voit pas souvent. Les critiques de la presse étrangère empêchent les longues vacances au Brésil, en Thaïlande. Alors, il s'enferme pour de longues durées. Il boude les rencontres avec les personnalités. Le protocole du palais ne sait plus quoi faire et surtout quelle excuse présenter à tous ces nombreux hôtes qui se déplacent au Maroc.

Dans la presse, tout le monde s'interroge. Où se terre Mohamed VI? Est-il inquiet pour son pouvoir ou est-il seulement perturbé par ce qui se passe dans les rues du royaume? Autant de questions qui taraudent le peuple marocain et la communauté internationale. Les plus proches collaborateurs affichent tout .de même un sourire rassurant et se contentent de répondre : " Le roi est occupé dans les chantiers nationaux". Autant dire que Mohamed VI est entré en 'Khaloua" (isolement pour des pratiques mystiques) Quant à son lieu de refuge, il ne faut pas être très doué pour deviner que c'est dans un endroit on ne peut plus sûr. Son luxueux palais.
Son attitude est source de nombreuses questions. Mais quand on s'y penche plus sérieusement, on s'aperçoit que c'est très véridique et hautement révélateur. Mohamed VI doit réfléchir sur la gestion calamiteuse de ses conseillers et subordonnés. Il doit réfléchir sur les innombrables bêtises qu'on lui a fait commettre.
L'heure est très grave et cela Mohamed VI ne l'ignore pas. Il sait aujourd'hui plus qu'hier que les jours du régime sont désormais comptés. C'est un véritable compte à rebours qu'il vit enfermé dans son palais. Tel un condamné à mort qui attend son heure d'exécution, Mohamed VI voit défiler dans sa tête toutes ses bêtises commises depuis son intrônisation. S'il peut arrêter le temps, il n'hésitera pas un instant. La dépression et l'abus des boissons alcoolisées augmente sa gourmandise et il prend de plus en plus de poids.
Échec et mât ! Tel aura été le résultat enregistré par le pauvre dictateur et sa bande d'opportunistes. Alors on sort la vieille histoire de la menace extérieure et on appelle à l'unité et au consensus pour sauver le régime agonisant

Palestine : Les expulsés de Sheik Jarrah

MA SEMAINE À JÉRUSALEM (III). Manel a rencontré l’une des 28 familles palestiniennes chassées de leurs domiciles situés dans la partie arabe de la ville.
Par Manel Yahia, 2/1/2010

S’il est un sujet que j’appréhendais avant d’arriver à Jérusalem, c’est certainement celui-ci. La rencontre avec ces familles qui ont fait la « une » des médias lors de leur expulsion de leur domicile en avril dernier. Elle se prénomme Sharihan Hannoun (photo), et elle est très certainement l’une des Palestinienne les plus connue dans Jérusalem. Elle et sa famille vivent en effet depuis plusieurs années une situation des plus complexes.
« Pendant l’occupation de la Cisjordanie en 1967, l’UNRWA* proposait aux réfugiés palestiniens d’échanger leur carte de réfugié (carte précieuse pour eux car elle leur garantissait leur droit au retour, et leur permet de bénéficier d’une aide de l’ONU) contre une maison. » Ce que la famille Hannoun accepta. Ils se virent ainsi remettre les clefs d’une maison à Sheikh Jarrah, un quartier de Jérusalem-Est.

A l’époque, ce terrain appartenait à la Jordanie, mais pour tous les territoires faisant partie de l’empire ottoman jusqu’en 1920, le cadastre se trouvait à Istanbul. On peut appréhender les étapes les étapes du conflit israélo-palestinien à travers l’histoire de cet acte de propriété. Sharihan, étudiante en psychologie, raconte avec précision chacune de ces étapes, qu’elle n’a pourtant pas pu vivre, puisqu’elle a 20 ans. « Notre maison a été construite en 1958, mais en 1971, l’Etat d’Israël affirme qu’il s’agit d’une de leurs propriétés. A l’époque, nous avions confié l’affaire à un avocat israélien, qui avait passé un accord avec une association israélienne sans que nous le sachions. Il lui avait accordé le statut de locataire à vie. Nous avons donc changé d’avocat mais c’était trop tard. »
Il faut préciser que les actes de propriétés se trouvant en Turquie, la famille Hannoun a entreprendre de lourdes démarches administratives pour récupérer ce document. « Nous nous sommes rendues à deux reprises à Istanbul, une première fois on nous a affirmé que le document avait disparu, qu’il était beaucoup trop vieux pour qu’on puisse le retrouver, puis une seconde fois, alors que les relations entre Israël et la Turquie étaient un peu moins étroites, le document avait miraculeusement réapparu et nous a été remis. »
Bien qu’ayant en leur possession tous les actes de propriété, le tribunal donne raison à l’association israélienne, estimant que bien que propriétaire, les Hannoun n’étaient pas considérés comme locataires à vie. Cette même association étant locataire d’une plantation d’oliviers proche de la maison, le terrain devait leur revenir. La famille reçoit donc son avis d’expulsion mais refuse catégoriquement de quitter son logement. S’ensuivront des années de menaces d’emprisonnement, mais la famille refuse de vider les lieux.

« Il était hors de question que nous quittions notre maison, elle était à nous et nous n’allions pas nous laisser faire aussi facilement », affirme XX Hannoun, la mère de Sharihan, ajoutant « la pression était très dure car chaque soir nous nous endormions en ne sachant pas ce qui allait nous arriver pendant la nuit. Mon fils dormait avec son cartable de peur que l’armée ne vienne dans la nuit et de ne pouvoir aller avec ses affaires à l’école ».
Le jour tant redouté par la famille Hannoun arriva en 2002 : « Ils sont venus au milieu de la nuit, nous ont mis dehors sans nous laisser prendre nos affaires », se remémore Sharihan avec un regard impassible. Après avoir passé une année entière dans la rue, les Hannoun décident de louer une autre maison. Ils ne s’avouent pas vaincus, font appel à la première décision de justice, et en 2006 le tribunal rend le jugement suivant : « Il décide que la maison n’appartient à personne mais qu’elle revient aux premiers habitants », explique la jeune fille.
Les Hannoun peuvent alors rentrer chez eux, sauf que l’avocat commet une erreur grave : il n’obtient pas le papier officiel du jugement, un nouveau procès aura donc lieu pour déterminer encore une fois qui sont les propriétaires de la terre. On en vient aux moments les plus douloureux du récit. Stoïques, Sharihan et sa mère racontent dans les moindres détails les pressions que leur famille ont ensuite subies.

« Lorsqu’on nous demande de remettre les clefs de la maison en 2008, mon père refuse et est pendant trois mois, mon grand-père âgé de 88 ans a, lui, été enfermé chez lui par l’armée israélienne. On nous a menacés de nombreuses amendes, au départ, on nous a demandé 15 000 dollars. A la fin, on a reçu un ordre d’expulsion assorti d’une menace de prison de longue durée, plus une amende de 50 000 dollars, plus 50 000 shekels, 150 000 dollars, ce qui est juste impossible à payer. »
Refusant une nouvelle fois de quitter leur maison, la famille fait appel à une association internationale (ISM International Solidarity Movement), groupe dont une des membres, Rachel Corrie, a péri en 2003 sous les assauts d’un bulldozer de l’armée israélienne, celle affirmant n’avoir pas vu la jeune femme avant l’instant tragique.
L’association envoie donc des bénévoles se relayent durant cinq mois chez les Hannoun afin de les protéger, Tsahal étant un tantinet plus conciliante lorsque des « internationaux » sont présents. Mais l’expulsion a quand même eu lieu. « Il était 4h30 du matin, environ 500 policiers entouraient notre maison. Une vingtaine sont entrés, ont d’abord fait sauter la porte que je me suis prise en pleine face. Ils nous aspergés de gaz lacrymogènes et m’ont jetée dehors alors que j’étais en short. Ils ont braqué mes petits frères, les ont frappés et les ont également jetés hors de la maison. Ma mère s’est réveillée avec cinq soldats qui la braquaient, l’ont tirée par les cheveux et l’ont mise à la porte, pieds nus. En sortant, elle a marché sur les débris de verre des vitres que les soldats avaient cassés », rapporte Sharihan, toujours aussi calme.
Sa mère poursuit le récit : elle affirme que les soldats ont tout détruit dans la maison, en plus de s’être servis dans leur frigidaire. « Ils s’en sont ensuite pris aux internationaux qui étaient là. Ils les ont roués de coups, leur demandant ce qu’ils faisaient là, et leur expliquant qu’ils n’avaient pas à se mêler des affaires d’Israël, que ça ne regardaient qu’eux. »

Quelques heures plus tard, des colons israéliens occupaient la maison avec tout leur mobilier. La famille Hannoun a aujourd’hui interdiction de s’approcher à moins de 100 mètres. Elle s’était auparavant installée en face de sa maison, dans la rue. Elle y est restée durant 92 jours, avec des voisins et des amis solidaires de leur cause, mais elle a été menacée s’expulsion de Jérusalem.
Aujourd’hui les membres de cette famille vivent à l’entrée d’une maison voisine, sous une tente. Les enfants dorment dans une voiture car les nuits sont assez fraîches. Quant à Sharihan, elle dort sur les bancs de la fac, histoire de ne pas être en retard le matin. Il faut néanmoins préciser qu’étant propriétaires de la maison, ce sont encore les Hannoun qui reçoivent les factures d’électricité, d’eau et de gaz. Conscient de la gravité de cette affaire, le consulat général de France à Jérusalem a décidé de payer deux avocats à la famille Hannoun. Aujourd’hui, il y a environ 28 familles menacées d’expulsion dans Jérusalem.
Source :*United Nations Relief and Works Agency, organisme de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.

Les manifestations populaires , en Iran et au Sahara Occidental

Par Amis du Peuple du Sahara Occidental, 3/1/2010

Petites remarques
Alors que les manifestations populaires Iraniennes sont abondamment médiatisées en France, celles qui agitent tous les jours le Sahara occidental ne recueillent que coupable silence.
L’Intifada Iranienne, pacifique et durement réprimée depuis 6 mois a pris depuis une semaine une teinte violente. Gouvernement et peuple se déchirent, la violence éclate contre les mobiliers urbains, les biens privés et les civils. Les médias Français en font état quotidiennement, ils photographient, filment, écrivent…
L’Intifada Sahraouie est longue de bientôt 35 ans de résistance pacifique. Aujourd’hui encore et malgré les graves violations de tous les droits des Sahraouis par l’Etat Marocain au Sahara Occidental occupé ou dans la zone non contestée située juste au nord du territoire, les manifestants n’usent ni d’arme à feu ni d’armes blanches. Les bâtiments publics ne brûlent pas, et les colons Marocains ne sont pas agressés.
Alors que les manifestants Sahraouis n’ont pas le droit de filmer et sont frappés et emprisonnés pour cela, alors que la presse internationale n’a pas l’autorisation de rapporter ce qui se passe, qui s’indigne, qui relate et explique ? Qui a la conscience professionnelle en France de dire tous les jours que les droits de l’homme ne sont pas respectés au Sahara Occidental ? Que les richesses naturelles du territoire, propriétés légitimes du peuple selon le droit international, sont pillées, et que nous consommons, en France, ces produits volés à un peuple occupé ?
Qui dans la presse dénonce la France en mai 2009, quand elle s’oppose à ce que la MINURSO, mission de l’ONU chargée de la surveillance de la mise en place du referendum d’autodétermination des Sahraouis, soit chargée de l’observation des atteintes aux droits de l’homme au Sahara Occidental occupé ? Qui a la conscience de ne pas s’aligner sur les dysfonctionnements de l’Etat ?
Quelle est la dimension variable des Droits de l’Homme dans la conception française qui autorise de tels écarts dans la diffusion de l’information ? Faut-il qu’il y ait du sang, du feu et des morts violentes pour que l’humanité s’informe de sa vilenie ?
Et pourtant, le Timor Oriental, dont la problématique était la même que celle du Sahara Occidental a reçu le soutien du monde et l’écho de la presse, jusqu’à la mise en place de l’autodétermination et de l’indépendance.
Dans la question du Sahara Occidental, il est question paradoxalement pour la France d’aider la monarchie, puissance occupante, le « jeune » roi, son représentant … Quelque chose ne va pas quand la presse s’aligne sur les ratés du gouvernement.

Juan Carrique(CGT Espagne) rend visite aux ouvriers de SMESI

Communiqué

Par Ali Fkir, coordinateur du Comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS), 3/1/2010

Le militant syndicaliste (CGT espagnole-Madrid) juan carrique a contacté le coordinateur du CSOS pour lui faciliter une rencontre avec les ouvriers de SMESI licenciés abusivement par l'OCP depuis des mois, et les militants syndicalistes de l'Union locale de l'UMT - Khouribga , ce qui a été fait.
Le militant juan s'est rendu ( le 01/01/2010) à Khouribga où il a pu s'entretenir avec les ouvriers de SMESI, avec des militants syndicalistes de la région et avec des militants solidaires des victimes de l'arbitraire.
Merci pour les militants de la CGT espagnole, de la CNT-france, de la CGT de France, des militants du PCF...pour leur solidarité avec les 850 ouvriers licenciés abusivement par l'OCP.
Nous lançons de nouveau un appel à toutes les personnes éprises de justice pour manifester leur solidarité avec ces prolétaires qui ont trimé pendant des années au sein de SMESI (filiale 100% de l'OCP), et qui se retrouvent aujourd'hui jetés dans la rue comme des vauriens. La connivence de l'OCP et de l'Etat a détruit des familles innocentes, "déscolarisé" les enfants, causé (en les affamant) la mort des bébés, des vieux... .
Les villes de Khouribga, de Hattane, de bujniba...sont quadrillés par diverses forces de répression, des hélicoptère survolent certaines régiones...
Ces milliers d'innocent-es ont besoin de notre aide, de notre solidarité. Dénonçons l'arbitraire!
Vive la solidarité nationale, internationale et internationaliste!
Ci-dessous le rapport (en arabe) du bureau syndical des ouvriers de SMESI et des photos relatives à cette visite.
Le mardi 5 janvier 2010, les ouvriers de SMESI se déplaceront à Casablanca pour organiser un sit in devant le siège de l'OCP de 10h à 14h30

تقريرعن زيارة ممتل نقابة الكونفدرالية العامة للشغل ( CGT ) فرع مدريد بإسبانيا لمقر الاتحاد المغربي للشغل بخريبكة يوم 01 يناير 2010

في إطار تضامنها الملموس مع نضالات نقابة عمال سميسي ريجي بخريبكة، أبت مركزية الكونفدرالية العامة للشغل ( CGT ) بإسبانيا إلا أن تبعث ممثلا نقابيا عن فرع مدريد إلى مدينة خريبكة حيث نظم له استقبالا من طرف الاتحاد المحلي والمكتب النقابي لعمال سميسي ومجموعة من العمال، وقد استغرقت الجلسة زهاء ساعتين شرح فيها المكتب النقابي لعمال سميسي للضيف مختلف تطورات الملف والخطوات النضالية التي خاضها العمال في السابق والمزمع خوضها خلال بداية السنة الجديدة والتي تتضمن اعتصامات بأوراش المجمع الشريف للفوسفاط وأمام إدارة الفوسفاط بخريبكة والإدارة المركزية بالدار البيضاء ، كما استعرض الممثل الإسباني بعض الخطوات التضامنية المقبلة التي يمكنهم القيام بها مستقبلا للتعريف بمأساة ومعاناة وأيضا نضالات عمال سميسي ريجي ال 850 المطرودين تعسفا من طرف إدارة الفوسفاط من خلال تنفيذ وقفات أمام سفارة المغرب وقنصلياته بإسبانيا، إضافة إلى إمكانية تنظيم مسيرات ومراسلة الجهات المسؤولة بالمغرب (الديوان الملكي، الوزارة الأولى، وزارة الطاقة و المعادن، وزارة التشغيل، إدارة الفوسفاط...) وقد ختم اللقاء بترديد شعارات تشيد بالتضامن العمالي ووحدتهم، كما تم التقاط صور لعمال سميسي ريجي مع الممثل النقابي وبعض الهيئات الحقوقية، وتم أيضا تنظيم حفل شاي على شرفهم.
عن المكتب النقابي لعمال سميسي ريجي

dimanche 3 janvier 2010

SAHARA : LE POLISARIO DEMANDE À L'ONU DE FAIRE PRESSION SUR LE MAROC

Par rci, revue de presse internationale, 2/1/2010

Le Front Polisario a demandé jeudi à l'ONU de faire pression sur le Maroc pour reprendre "sans préalables " les négociations sur l'autodétermination et l'indépendance du peuple sahraoui.
Le Front Polisario a réitéré sa disponibilité à coopérer de "manière constructive " aux efforts déployés par le secrétaire général de l'ONU et son envoyé personnel au Sahara occidental, Christopher Ross. Quatre séries de négociations sur le Sahara occidental tenues à Manhasset, dans la banlieue de New York, entre le Maroc et le Polisario et sous l'égide de l'ONU n'ont pas permis de rapprocher les points de vue. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc qui prône une large autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, réclame un référendum d'autodétermination, dans lequel l'indépendance serait l'une des options offertes.