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mercredi 21 octobre 2015

L'arrivée de Maati Monjib à la Brigade Nationale de Police Judiciaire à Casablanca,




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‎Radi Omar‎ à Support for Pr. Maati Monjib & Freedom of Expression in Morocco
L'arrivée de Maati Monjib à la Brigade Nationale de Police Judiciaire à Casablanca, lundi 19 octobre à 12h20.
Ali Aijjou Incroyable absurdité ...
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Sit-in en soutien à Maati Monjib.

jeudi 17 octobre 2013

Ali Anouzla et la liberté de la presse muselée : vingt-sixième jour de prison !

Par Karim Liberté Dignité 12/10/2013

Un comité de soutien à Ali Anouzla est déjà créé au Maroc et un grand nombre de militants y ont adhéré.

On prépare un grand sit in devant le tribunal de Salé mardi 22 octobre, au moment où il sera devant le "juge".
 Pour l'instant les participants sont l'Amdh et le Mouvement du 20 fèvrier
تحياتي

mercredi 18 septembre 2013

Sit in des anciens détenus devant le CNDH

Par Lucile Daumas, 16/9/2013
De larges banderoles barrent la place des Martyrs, devant le siège du CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme). Une fois encore (le premier sit-in a eu lieu en 2006) les anciens prisonniers, victimes de la répression hassanienne, occupent les lieux pour tenter d’obtenir la mise en œuvre de décisions, qui pour un certain nombre d’entre eux, ont déjà été actées.
Ils sont une bonne quarantaine à camper sur le béton inconfortable de la place, représentant des centaines, voire des milliers de cas de victimes de la répression dont le dossier, ouvert par l’Instance Équité et Réconciliation, n’est toujours pas réglé. Ils ont amené leurs marmites et leurs bouteilles de gaz pour préparer leur repas et quelques minces matelas pour les protéger du froid émanant du sol.
Ils sont là depuis le 22 août, presque un mois déjà et aucun dialogue n’a pu être établi pour l’instant avec les hautes autorités du CNDH, Driss Yazami et Mohamed Sebbar, considérés encore il y a peu comme des militants actifs du mouvement des droits de l’homme.  Mais pour l’heure ils n’ont pas même un regard pour leurs anciens camarades venus réclamer leurs droits.
Il y a parmi eux des anciens lycéens du mouvement de Casablanca de mars 1965, des prisonniers des nombreux groupes qui se sont succédé dans les années 70 et 80.
Il y a parmi eux un groupe auquel on oppose le fait qu’ils auraient demandé réparation « hors délai », comme s’ils étaient au guichet des paquets recommandés. Les autres ont déjà eu gain de cause, indemnités, réintégration dans la fonction publique, affectation sur des postes du privé ou du public, tout cela a déjà été acté.... mais rien n’a été mis en place. Ils vieillissent et la plupart sont arrivés à l’âge de la retraite, mais il n’y a rien ou alors une misère.
Deux cas ont retenu particulièrement mon attention. Celui de Bikari, qui a passé onze ans en hôpital psychiatrique – la torture et l’enfermement cela laisse des traces- pour lequel les recommandations déjà décidées n’ont pas encore été appliquées.
Celui de Mustapha. Difficile de deviner sous ses cheveux blancs et son visage buriné le lycéen qu’il a été. C’est pourtant à 17 ans qu’il a été arrêté, lors des émeutes de Casablanca. Les violences ont laissé des traces : la police lui a crevé un œil, plaie toujours béante qu’il cache plus ou moins sous une casquette et derrière ses lunettes. Il attend toujours que les décisions déjà prises à son sujet soient suivies d’effet.
Ils ont donc repris une nouvelle fois leur campement devant le CNDH. Le froid et l’humidité des nuits rbaties n’arrangeront sans doute pas ces corps usés par les souffrances. Mais il y a encore une chose qui les a remis sur le sentier de la guerre. Une rumeur circule, on dit qu’il est question que ce dossier soit définitivement clos... sans l’avoir mené à son terme. Il n’en est pas question, affirment-ils avec fermeté.
Relire :Les anciens prisonniers politiques victimes de la répression estiment que la réponse du CNDH n'est pas satisfaisante

jeudi 6 janvier 2011

Maroc- dossier de l'habitat à Casablanca lutte, répression, arrestations, hospitalisation...

Seule paie la lutte organisée
Par Ali Fkir, 5/1/2011
A l'occasion de la réunion plénière du conseil de la ville de Casablanca, le "Comité de suivi du dossier de l'habitat à Casablanca" ( qui est composé des représentant-es des quartier populaires et de la section de Casablanca de l'AMDH) a organisé le 3 janvier 2011 un sit in de protestation devant le lieu de la réunion.
Les forces de "l'ordre" (forces auxiliaires, police...) ont chargé les manifestant-es.
Bilan: 3 femmes hospitalisées (elles ont quitté l'hôpital tard dans la nuit),et 4 arrestations (3 hommes dont le camarade Saïd Chihab, le secrétaire local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI - la VOIE DEMOCRATIQUE) et une jeune fille de 18 ans du quartier M'birkou (quartier de la martyre Aziza Berrahou qui nous a quitté il y a quelques semaines). Ils/elle ont été relâché-e suite à la pression des manifestant-es.
Rien ne s'octroie. Seule la lutte organisée paie

 Saâdia, militante de l'AMDH, avant l'agression policière
 Saâdia après l'agression
                    

mercredi 20 octobre 2010

Maroc : Les victimes de l'arbitraire de la société Gouvernec en sit in

Par Ali Fkir, 19/10/2010

Sit in organisé le 20 octobre 2010 par les ouvriers et ouvrières de la société Gourvenec de Mohammedia en liquidation.
Les victimes de l'arbitraire protestent contre les conditions non transparentes dans lesquelles se passe la "vente" de Gourvenec (dont la valeur réelle dépasse les 50 milliards de centimes) à une petite société qui a été créée en février 2010 avec un capital de
100 000dh.
La valeur de la transaction scandaleuse est fixée à 12 milliards 800 millions de centimes
Sur invitation des représentant-es des ouvriers et des ouvrières, les représentant-es de la section locale de l'AMDH(dont la présidente Aziza Mgani) étaient là.
La solidarité avec les victimes

mardi 5 octobre 2010

L'inacceptable exploitation des ouvriers des "Frigos de Tarik

 Par Ali Fkir, 5/10/2010
Les frigos Tarik", est un dépôt (à Bernoussi) de conservation au froid des fruits ramenés des fermes de la famille « Larbi Essakate », propriétaire de la société frigorifique. La société emploie un nombre de travailleurs et de travailleuses qui varie autour de 60 personnes dont 12 seulement de permanent-es.
Les conditions de travail ne diffèrent en rien des conditions de l’ère pré capitaliste. Même les droits les plus élémentaires qui sont pourtant mentionnés dans la moudowana de travail (code de travail) ne sont pas respectés par le patron.. La maximisation du profit par la surexploitation de cette force de travail reste le seul objectif de la société.
Devant cette situation quasi esclavagiste, les ouvrières et les ouvriers ont pensé (certainement avec raison) s’organiser et adhérer au syndicat de leur choix.
En respectant toutes les démarches administratives, les prolétaires ont adhéré en masse à l’UMT (principal syndicat du secteur privé au Maroc) et ont constitué démocratiquement leur bureau syndical (août 2010). La réaction du patron ne s’est pas faite attendre. Les 5 membres du bureau furent licenciés. Le patron étant allergique au syndicalisme (pourtant aussi bien la constitution que d’autres lois reconnaissent, du moins théoriquement, à la classe ouvrière ce droit élémentaire).

L’une des questions que se posent les victimes de l’arbitraire peut se formuler ainsi :
Que font les autorités auxquelles incombe le devoir de faire appliquer une loi, nonobstant ses tares ?
Par leur mutisme, par leur « laisser faire les patrons », ces autorités ont été constituées pour « protéger les patrons contre les méchant-es ouvrier-es » . Selon certains, les travailleurs et les travailleuses ont toujours tort.

Le mardi 5 octobre les ouvrières et les ouvriers de la société « Les frigos Tarik », et en présence des responsables de l’UMT, des représentant-es de certains autres usines, des militants de l’AMDH de Mohammedia, ont organisé une manifestation de protestation devant les locaux de la société pour protester contre l’arbitraire et exiger le règlement immédiat des problèmes qui sont à l’origine du conflit.
La solidarité nous interpelle !
 Article relatif à la résistance ouvrière en général et aux ouvriers et ouvrières de "les frigos Tarik"
--- En date de : Mer 6.10.10, CGT Maghreb a écrit :
MARRUECOS: LOS PATRONOS POR ENCIMA DE LA LEY
El ataque frontal contra los derechos de l@s trabajador@s se produce en
todo el mundo. Se reforman leyes suprimiendo derechos o no se aplican las
que defienden a l@s trabajador@s,
En Marruecos, la inexistencia de mecanismos que hagan aplicar el código
del trabajo, la pasividad, cuando no las complicidad descarada, del estado
con la patronal, hace difícil la existencia de sindicatos en las empresas,
a pesar de ser un derecho reconocido por la ley. Para los patronos está
claro: solamente puede ser consentido, y con reservas, un sindicalismo
domesticado y al servicio de la empresa; crear un sindicato combativo
supone automáticamente el despido.
Veamos un ejemplo de esta realidad en el conflicto de la empresa “Frigos
Tarik” de Mohammedia del que nos informa el compañero Ali Fkir
" Frigos Tarik" , es un depósito (en Bernoussi- Mohammedia) de
conservación en frío de la fruta traída de las explotaciones agrícolas de
la familia “Larbi Essakate”, propietaria de la sociedad frigorífica.
La empresa emplea un número de trabajadores y trabajadoras que varía en
torno a 60 personas de las cuales solamente 12 son fijos/as.
Las condiciones de trabajo no difieren en nada de las condiciones de la
era precapitalista. Además el dueño no respeta los derechos recogidos en
el código de trabajo. La maximización del beneficio por la
sobreexplotación de esta fuerza de trabajo sigue siendo el único objetivo
de la empresa.
Ante esta situación casi esclavista, las obreras y los obreros pensaron
(ciertamente con razón) en organizarse y elegir un sindicato para
adherirse.
Respetando todas las gestiones administrativas, l@s trabajador@s se
adhirieron en masa a la UMT (principal sindicato del sector privado en
Marruecos) y constituyeron democráticamente su sección sindical (en agosto
de 2010). La reacción del dueño no se hizo esperar. Los 5 miembros del
comité sindical fueron despedidos. El dueño  es alérgico al sindicalismo,
a pesar de que la constitución, al igual que otras leyes, reconoce, al
menos teóricamente, a la clase obrera este derecho elemental.
Desde el 20 de septiembre de 2010, los obreros y las obreras están
concentrad@s día y noche (24h sobre 24h) delante de los locales de “
Frigos Tarik”, exigiendo la reintegración de l@s sindicalistas despedidos
y el respeto del código de trabajo.
Estas víctimas de la injusticia sólo piden el respeto de sus derechos: la
reintegración de sus representantes, tener contratos fijos, el respeto del
SMIG (salario mínimo), el respeto del número legal de  horas de trabajo y
el pago de las horas extraordinarias, el respeto de la libertad sindical,
el respeto de la dignidad de los trabajadores y trabajadoras…
Una de las preguntas que se plantean las víctimas de la arbitrariedad
puede formularse así:
¿Qué hacen las autoridades a las cuales incumbe el deber de hacer aplicar
una ley, a pesar de sus lagunas?
Por su mutismo, por su “dejar hacer a los patronos”, estas autoridades
están constituidas “para proteger a los patronos contra los/as malvados/as
obreros/as”. Según algunos, los trabajadores y las trabajadoras tienen
siempre la culpa.
El martes 5 de octubre las obreras y los obreros de la sociedad “ Frigos
Tarik”, y en presencia de los responsables de la UMT, de los
representantes de algunas otras fábricas, de los militantes de la AMDH de
Mohammedia, organizaron una manifestación de protesta delante de los
locales de la sociedad para protestar contra la arbitrariedad y exigir el
arreglo inmediato de los problemas que son la causa del conflicto.
Informa: Equipo de trabajo para el Norte de África de la S. de RR. II. de
la CGT

lundi 19 juillet 2010

Maroc : Pas de vacances pour les mineurs de Khouribga


 Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 19/7/2010
Les vacances, le repos, la mer, la montagne...sûrement, ce n'est pas pour les centaines des mineurs de Khouribga licenciés arbitrairement par l'OCP, et surtout ce n'est pas pour les enfants de ces prolétaires, enfants perturbés dans leurs études, affamés par l'OCP avec la complicité de l'État marocain.
 Pas de répit. Le combat légitime de ces prolétaires continue, la résistance se durcit.
 Les militants de l'UMT, région de Khouribga, toujours mobilisés aux côtés de leurs camarades.
  Ci-joints:
- rapport ouvrier sur le sit in du 16 juillet 2010
- photos du sit in du 16-07-2010
- Communiqué de l'UMT- Khouribga
 LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE
                                
                              اتحاد المغربي للشغل
      تقرير الوقفة الاحتجاجية لعمال سميسي ريجي
 يوم 16-07-2010
في سياق برنامجهم النضالي التصعيدي نزل عمال سميسي ريجي ،مساء الجمعة 16 يوليوز إلى ساحة المسيرة على الساعة السادسة مساء عاقدين العزم على المضي قدما حتى تحقيق مطالبهم المشروعة و البسيطة،هذا و قد تزامنت هذه الوقفة الاحتجاجية مع المهرجان السينمائي الإفريقي بخريبكة حيث أنفقت إدارة الفوسفاط ملايين الدراهم  باعتبارها الراعي الرسمي للمهرجان مقابل سنة من تجويع العمال و عائلاتهم،وقد ثم تنفيذ الوقفة الاحتجاجية بالرغم من الإنزال المكثف لقوات القمع المخزنية ، حيث ردد العمال خلالها  شعارات تفضح زيف  شعارات الدولة حول التنمية البشرية و احترام حقوق الإنسان و دولة الحق و القانون وزيف شعارات إدارة  الفوسفاط  حول الشراكة مع العمال و المقاولة المواطنة...الخ .
هذا وقد اختتم الاعتصام بكلمة ألقاها عضو المكتب النقابي (مصطفى الشائق ) استنكر فيها انشغال مسؤولي الفوسفاط و السلطات المحلية بحفلات الولائم المنظمة على هامش المهرجان مقابل تماطل وتجاهل مطالب عمال سميسي ريجي المتمثلة في الإدماج و الترسيم في المجمع، ليختم كلمته بدعوة العمال إلى المزيد من الوحدة و التضامن.

الاتحاد المحلي لنقابات خريبكة خريبڭة، في: 14 يوليوز 2010
مرت سنة بالتمام والكمال على التوقيف التعسفي عن العمل الذي تعرض له عمال سميسي ريجي من طرف إدارة المجمع الشريف للفوسفاط، فقط لأنهم أسسوا مكتبا نقابيا في إطار الاتحاد المغربي للشغل للمطالبة بحقهم في الإدماج والترسيم بعد اشتغالهم لأزيد من 8 سنوات داخل شركة سميسي التابعة كليا للمجمع.
سنة تعرض فيها أبناء العمال وعائلاتهم لأبشع أنواع التجويع والحرمان، وترتبت عنها مشاكل عويصة من تشريد وتفكك أسري ومشاكل مع المكترين والمقرضين وصلت إلى ردهات المحاكم بالنسبة للبعض، كما نجم عنها انقطاع أطفال عن الدراسة ورسوب آخرين وتفاقم الأمراض لدى المرضى، دون الحديث عن سوء التغذية التي يعانيها الجميع وخاصة الرضع والأطفال، إضافة إلى مشاكل أخرى ناتجة عن غياب أي دخل وانعدام الدعم المادي والمالي، وقد دفع هذا الوضع الكارثي بأحد العمال إلى إضرام النار في جسده يوم السبت 10 يوليوز 2010 إبان الوقفة الاحتجاجية بساحة المسيرة بخريبكة.
سنة خاض فيها العمال عشرات الصيغ النضالية في أماكن متفرقة: بساحات المدينة و إدارة الفوسفاط بخريبكة وأمام عمالة الإقليم، وبالقرى المنجمية بحطان وبوجنيبة، وبأوراش إنتاج الفوسفاط ببني ايدير ولمرح لحرش والكوز، وأمام الإدارة العامة للفوسفاط بالدارالبيضاء ووزارة الطاقة والمعادن والبرلمان بالرباط، كما تم تنظيم قافلتين تضامنيتين معهم من طرف المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان بتاريخ 13 شتنبر 2009 والاتحاد الجهوي بالرباط بتاريخ 30 ماي 2010، إضافة إلى تنظيم وقفات أمام قنصليات المغرب بفرنسا واسبانيا وأنشطة تضامنية أخرى وزيارات لنقابات من فرنسا واسبانيا إلى مقر الاتحاد المغربي للشغل بخريبكة دون الحديث عن التضامن الذي أبدته هيئات أخرى من دول متفرقة (المكسيك، ايطاليا، فلسطين، تونس...).
سنة تعرضت فيها جل الصيغ النضالية وخاصة بخريبكة ودائرتها للمنع، وتم التنكيل بالعمال في العديد من المحطات، بحيث سجلت عشرات الإصابات بجروح متفاوتة في صفوفهم و 5 حالات كسر يمكن أن تترتب عن بعضها عاهات مستديمة، وعشرات الاعتقالات في صفوف العمال توبع 17 منهم أمام المحكمة الابتدائية بخريبكة 4 في حالة سراح تمت تبرئتهم في شهر دجنبر الماضي، و13 في حالة اعتقال ضمنهم الكاتب العام لنقابة سميسي ريجي حوكموا ابتدائيا بتاريخ 7 يونيو 2010 بأربعة أشهر سجنا نافدا صحبة مواطنين اثنين متضامنين، ولازالت قضيتهم معروضة أمام محكمة الاستئناف بخريبكة.
سنة طرقت فيها نقابة سميسي ريجي والاتحاد المحلي لنقابات خريبكة والأمانة الوطنية للاتحاد المغربي للشغل أبواب المسؤولين بدءا بالمدير العام للفوسفاط، ومدير الاستغلالات المنجمية بخريبكة، والوزير الأول، ووزيرة الطاقة والمعادن، ومندوبية الطاقة والمعادن ببني ملال، ووزارتي الداخلية والتشغيل، والسلطات المحلية والإقليمية بخريبكة، كما طرح المشكل لأكثر من مرة بمجلس المستشارين، وفي إطار المفاوضات النقابية مع الحكومة، لكن للأسف الشديد ظل التماطل والتسويف والتناور والوعود الكاذبة وتزييف وقلب الحقائق والانحياز التام لإدارة الفوسفاط هو التعامل السائد مع الملف؛ أما السلطات بخريبكة إقليميا ومحليا وعلى صعيد الدائرة فقد تحولت إلى خادم مطيع لإدارة الفوسفاط، إذ إضافة إلى القمع الممنهج للعمال لم تتوان في ممارسة كل أشكال الضغط والتناور على العمال لإجبارهم على توقيع عقود مع شركات يعتبرها العمال وهمية، وقد وصل بها الأمر مؤخرا حد إرسال استدعاءين إلى عاملين بحطان من طرف الدرك، وتنظيم حملات من طرف الخلفان والشيوخ والمقدمين والقياد والباشاوات للضغط على العمال للالتحاق بتلك الشركات، ولما لم يفلح ذلك في ثني العمال عن مطالبهم، لجأ كل من باشا مدينة حطان و باشا مدينة بوجنيبة إلى تهديد العمال بإرسالهم إلى السجن إن لم يلتحقوا بتلك الشركات في ظرف 15 يوما !!، كما تم الدفع بأقرباء أحد رموز السلطة بالإقليم إلى ممارسة الضغط على العمال لنفس الغرض.
إن ما جرى من تعامل مع عمال سميسي ريجي يفضح زيف شعارات الدولة حول التنمية البشرية واحترام حقوق الإنسان ودولة الحق والقانون، وكذلك شعارات إدارة الفوسفاط حول الشراكة مع العمال والمقاولة المواطنة والنهوض بالموارد البشرية، بل يكرس ما عرف عنها كونها "دولة داخل دولة".
إننا في الاتحاد المحلي لنقابات خريبكة:
1- نعتبر ملف عمال سميسي ريجي ملفنا، معبرين عن مساندتنا الكلية والمطلقة لنضالات العمال من أجل حقهم في العودة إلى العمل والإدماج والترسيم واحترام الحقوق النقابية والانتماء النقابي.
2- نطالب كافة المسؤولين وعلى رأسهم المدير العام للمجمع الشريف للفوسفاط بالاستجابة الفورية لمطالبهم.
3- ندين بكل قوة القمع والمنع الذي يتعرض له العمال منذ بداية تحركاتهم النضالية، مطالبين بالإطلاق الفوري لسراح المعتقلين النقابيين الـ 13 والمواطنين الاثنين، وبإيقاف كل أشكال الضغط والترهيب التي يتعرض لها العمال من أجل إجبارهم على توقيع عقود مع الشركات الوهمية.
4- نحيي عاليا كل المتضامنين مع العمال بالداخل والخارج وعلى رأسهم اللجنة الوطنية للتضامن مع عمال سميسي ريجي والجمعية المغربية لحقوق الإنسان والائتلاف التضامني المغاربي بفرنسا.
5- ندعو كل الهيئات السياسية والجمعوية والمدنية وكل الفعاليات المناضلة إلى تكثيف التضامن مع عمال سميسي ريجي حتى إنصافهم.
عاشت نضالات العمال ـ الخزي والعار للقمع المخزني ـ عاش التضامن مع العمال

lundi 29 mars 2010

Les sans-droits : succès du sit in du 28 mars 2010

Par Ali Fkir, 29/3/2010
Par centaines, les sans logements salubres ont répondu présent-es à l’appel du « Comité de Suivi du Dossier de l’Habitat à Casablanca » composé essentiellement des représentant-es des quartiers populaires de Casablanca.
De 16h à 18h du dimanche 28 mars 2010, les centaines des sans-droits de citoyenneté et des militant-es des droits humaines…ont tantôt scandé des slogans relatifs à leurs légitimes revendications, des slogans critiquant les politiques antipopulaires de l’Etat et l’attitude honteuse des « élus », tantôt en gardant un silence de mort, et cela face au siège de la wilaya de Casablanca.
Les sans-droits ont réussi comme toujours leur sit in dans une discipline impeccable : contenu des banderoles, slogans scandés, moments de silence…les femmes ont constitué le pivot du sit in/meeting et donc la pièce maitresse du succès de ce grand événement populaire.
L’AMDH était présente sur « le terrain » (section de Casablanca, section de Bernoussi, militants de Mohammedia…) et dans les slogans scandés par les citoyen-nes.
A la fin le sit in s’était mu en meeting où le camarade Abelletif Adchich a exprimé essentiellement la solidarité inconditionnelle de l’AMDH au mouvement des sans-toits à casablanca. Le camarade Mohammed Abounasr, coordinateur du Comité de Suivi, a étalé devant la foule les raisons de ce mouvement, les revendications des déshérité-es, le caractère de masses organisées, disciplinées, le caractère pacifique de ce mouvement, critiquant l’attitude des autorités concernées par ce dossier, le mutisme des « élus », et soulignant la détermination du COMITÉ DES SUIVI à continuer le combat pour le droit au logement salubre.
Abounasr a parlé aussi du 30 mars , journée de la terre palestinienne, de la justesse de la lutte du peuple palestinien, et appelé les présent-es à assister au sit in de protestation qui sera organisé devant le consulat américain à Casa par le Comité de soutien aux peuples palestinien et irakien
Bravo le COMITÉ DE SUIVI !
BRAVO LES MILITANT-ES DE L’AMDH !
PLEINS SUCCÈS AU MOUVEMENT DES SANS LOGEMENT !
 
 
  
 
  
  
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

dimanche 7 février 2010

Les victimes de la précarité ne peuvent compter que sur elles-mêmes et sur la solidarité des militants

Le mouvement des sans droits s'intensifie
Par Ali Fkir, 7/2/2010
Le local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique) ne pouvait pas accueillir tout ce monde. Le comité de suivi du mouvement des sans (ou presque sans) logements, a décidé d'organiser ce rassemblement populaire au local de la CDT, syndicat militant qui n'hésite pas à ouvrir ses portes aux divers contestataires de la politique antipopulaire de l'Etat.
Le lundi, 1er février 2010, les victimes de la précarité ont organisé simultanément 3 sit-in : au centre de Casablanca (devant la préfecture), devant la préfecture de Aïn Sebaâ-Elhay Mohammadi, et à Bernoussi.
Les sit-in ont connu un grand succès grâce à la participation des centaines de citoyens et surtout de citoyennes. Malheureusement, et pour des raisons techniques, nous n'avons pas pu assurer la couverture adéquate.
Donc le samedi 6 février, ces victimes se sont retrouvées au local de la CDT, syndicat militant, dans la grande salle des meetings qui, ainsi que les couloirs étaient archi combles.
Le programme:
- Allocution de l'AMDH, section de Casablanca
- Exposé du camarade Mustapha Brahma centré essentiellement sur les données officielles relatives à la question de l'habitat dans le grand Casablanca (statistiques, projets, besoins...)
- Témoignages des victimes : il fallait être là pour écouter Zineb, Fatima et autres citoyennes étaler devant le public la situation précaire où vivent des centaines de milliers de familles, stigmatiser la politique de l'État dans le domaine de l'habitat. Elles ont posé la question : que vaut la citoyenneté pour quelqu'un qui n'a même pas un mètre carré où se loger ? "il est temps de se débarrasser de la peur et de lutter pour nos légitimes droits" martèlent ces braves citoyennes. Elles sont dans le vrai, ces oratrices. Bravo mesdames!!
Abdelouahab, père de Saâd, le petit qui a perdu sa jambe, a fait couler des larmes à plus d'un en racontant sa descente aux enfers suite à l'amputation de la jambe du petit : Le "logement " s'était écroulé. Pas d'ambulance en vue, Abdelouahab amène, dans des conditions difficiles, le petit Saâd à l'hôpital. Aujourd'hui il a laissé tomber son boulot pour s'occuper de son petit.
- Des questions ont été adressées au camarade Brahma, il a répondu en tant qu'expert dans le domaine de l'habitat.
A la fin, les représentant-es des différents quartiers populaires se sont fixés le rendez-vous prochains au local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (LA VOIE DEMOCRATIQUE), le mercredi 10 février 2010.
Le dernier N° du journal "ANNAHJ ADDIMOCRATI", qui a réservé une grande place au mouvement des sans droits au logement a été lui aussi présent à ce grand rendez-vous
LA SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DES INTEMPÉRIES, AVEC LES VICTIMES DE LA POLITIQUE DE L'ÉTAT, AVEC LES VICTIMES DE LA PRÉCARITÉ, AVEC LES SANS-DROITS AUCUNS...NOUS INTERPELLE.

vendredi 29 janvier 2010

OCP :Infatigables, exemplaires, les ouvriers licenciés organisent sit-in sur sit-in


Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 28/1/2010
Ils sont des centaines à se déplacer à Rabat, la capitale administrative du Maroc, (presque 300 km de Khouribga, la capitale minière du Maroc). Les prolétaires licenciés abusivement par l'OCP (le premier groupe économique du pays, le géant étatique), sont venus dans des conditions difficiles (froid, manque d'argent, manque de moyens de transport...).
Ils sont des dizaines à avoir vendu un dernier meuble familial pour pouvoir se déplacer. " On a pratiquement tout vendu". 7 mois de chômage forcé. 7 mois sans revenu aucun. Les enfants sont déscolarisés, les mères sont dans le désespoir, les bébés sans goutte de lait, les malades sans soins, les âgées quittent avant terme le monde des vivants...c'est une calamité d'origine humaine: les responsables de ce crime contre l'humanité ne sont autres que la direction de l'OCP, et l'Etat marocain.
La connivence OCP-Etat est entrain d'assassiner des innocents et des innocentes.
Des producteurs qui ont tout donné à l'OCP, à la nation, sont jetés aujourd'hui à la rue comme des vauriens.
C'est inadmissible. C'est un crime.
Aujourd'hui (jeudi 28 janvier 2010) ils se sont retrouvés à Rabat devant le ministère de l'énergie et des mines, ministère de tutelle.
Ils crient leur colère, ils réitèrent leurs légitimes revendications:
- Leur réintégration
- Leur titularisation
- La reconnaissance de leur bureau syndical
- Le respect de la liberté syndicale
Demain vendredi 29 janvier, ils organiseront un deuxième sit-in au même endroit (devant le ministère de tutelle)et à la même heure ( de 11h à 14h)

Photos prises le jeudi 28 janvier 2010 devant le ministère de tutelle à Rabat

mercredi 6 janvier 2010

Maroc : protestations des mineurs de SMESI sous la pluie

Par Ali Fkir, coordinateur du Comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI ,5/1/2010

Ils étaient des centaines les prolétaires de SMESI , licenciés abusivement par l'OCP, à se rendre (le 5 janvier 2010) à Casablanca, la capitale économique du Maroc, pour protester devant la direction générale de l'OCP.

Il faisait froid, il pleuvait, les victimes de l'arbitraire manquaient de moyens de transport, sans argent pour prendre le train, le car, le grand taxi, affamés, malades...et pourtant ils étaient au rendez-vous. Les prolétaires de SMESI, les mineurs de l'OCP, toujours déterminés, désormais rien ne peut les arrêter pour avancer sur la voie de la lutte pour leurs légitimes droits. Qu'ont-ils à perdre à part le fardeau de la misère?
Ils ont été surexploités pendant des années par l'OCP,le géant économique étatique, aujourd'hui et en véritable ingrat, celui-ci les a jetés à la rue. Il veut profiter de la nouvelle "moudouana" (législation du travail) pour surexploiter de nouvelles victimes par l'intermédiaire des sociétés d'intérim, les dites sociétés créées par d'anciens hauts responsables de l'OCP. C'est une véritable supercherie! C'est le summum de la précarité du travail. On vous "embauche" à 22 ans, on vous suce la sève, on vous dépouille de votre énergie, et à 40 ans on vous jette " tout amorti" à la ferraille, sans droit aucun.
Signalons que les contrats que présentent ces sociétés, en véritables escrocs, comportent des clauses qui interdisent aux nouvelles recrues de protester, de faire grève, d'observer des sit in davant les bâtiments de l'OCP...c'est du pur esclavagisme!
Aujourd'hui, des milliers de personnes sont affamées par l'OCP (avec la complicité de l'Etat marocain), des enfants ont été perturbés dans leurs études, les bébés succombent à la malnutrition...les mamans sont dans un état désespéré. Des milliers de personnes meurent à petit feu. La responsabilité incombe totalement à l'OCP et à l'Etat.
Ne restons pas inactifs. Chacun de nous a la possibilité de faire quelque chose.
Faisons connaître "nationalement" et "internationalement" cette situation dramatique;
Condamnons les agissements de hors-la-loi de l'OCP (refus de reconnaître le bureau syndical/UMT des ouvriers de l'OCP, licenciement abusif...)

Dénonçons la complicité de l'Etat marocain
Dénonçons la répression qui s'abat sur les 850 ouvriers de SMESI et leur famille
Dénonçons la militarisation de la région de Khouribga.
Ne restons pas indifférent devant l'inhumain.
LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE

jeudi 17 décembre 2009

CSOS :250 km pour aller manifester à Rabat

COMMUNIQUÉ

Par Ali Fkir, Comité de solidarité avec les ouvriers de SMES(CSOS), 16/12/2009


Malgré le long trajet (plus de 250 km), malgré le froid, malgré les difficultés financières, les ouvriers de SMESI, licencié abusivement par l'OCP, se sont déplacés par centaines de Khouribga à Rabat pour exprimer avec succès leur colère devant le ministère de l'énergie et des mines. L'OCP étant sous sa tutelle.

Le camarade Abdellah Hasbi, secrétaire de l'union des syndicats de l'UMT-Khouribga, était là, les militant-es de l'AMDH section de Rabat était là, le coordinateur du comité de solidarité (CSOS) était là.
Le sit in du mercredi 16 décembre 2009 organisé devant le ministère de tutelle a connu le succès escompté.

Le jeudi les 850 prolétaire observeront un sit in devant le parlement de 11h à 16h
Le vendredi 18 conférence de presse au local de l-UMT - Rabat à partir de 10h

Dans son allocution, le camarade Abdellah Hasbi a rendu hommage, entre autres, aux militants syndicalistes de la CGT espagnole, au CNT française, à la CGT française...pour leur solidarité internationaliste.
Rappelons qu'une délégation de la CGT espagnole était venue à Khouribga pour exprimer sur place son soutien aux prolétaires marocains en lutte pour leurs droits légitimes.
Vive la solidarité nationale
Vive la solidarité internationale
Vive la solidarité internationaliste
LA SOLIDARITE AVEC LES PROLETAIRES DE SMESI NOUS INTERPELLE