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samedi 19 juillet 2014

CNDH: «13 cas de tortionnaires présumés devant la justice»

  AFP CNDH: «13 cas de tortionnaires présumés devant la justice»


👤 Par Yassine Majdi, TelQuel, 15/7/2014

Pourquoi la justice est-elle plus prompte à réagir aux accusations de torture plutôt qu’à la torture elle-même ? Les explications de Mohammed Sebbar.

« Il est plus facile de traiter des allégations mensongères que des cas avérés de torture », explique d’emblée Mohamed Sebbar, secrétaire national du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). C’est la manière avec laquelle ce dernier explique l’ouverture, lundi 14 juillet – soit trois jours après son arrestation – du procès de Wafaa Charaf, militante du mouvement du 20-Février (M20) et d’Annahj (Voie démocratique, ndlr). Elle a été arrêtée par les forces de police de la ville du détroit suite à des « allégations mensongères » concernant une plainte pour torture qu’elle a déposée. Un autre militant du M20 est d’ailleurs sous le coup d’une accusation similaire.
A ce sujet, le ministre de la Justice Mustapha Ramid a affirmé que son département prendra « toutes les mesures juridiques nécessaires contre toute fausse déclaration ou tentative d’atteinte à la réputation des personnes et des institutions nationales ». Une initiative qui touche également « toute personne qui s’avère être impliquée ou ayant participé à un acte de torture ou pratique inhumaine ». Pourquoi, dès lors, aucune poursuite n’a été engagée jusque-là contre un tortionnaire présumé ? Telquel.ma a posé la question à Mohammed Sebbar, secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), instance officielle chargée du respect des droits humains.
Telquel.ma : La justice a été prompte à entamer des procédures contre des personnes prétendant être torturées. Pourtant, le gouvernement n’a communiqué sur aucune action concernant des tortionnaires présumés, sur d’autres dossier. N’y a-t-il pas deux poids, deux mesures ?
Mohammed Sebbar: Selon les informations du ministère de la Justice, 13 dossiers concernant des tortionnaires sont traités par le ministère. Il est plus facile de traiter des allégations mensongères que des cas avérés de torture.

Quand est-ce que ces dossiers ont été ouverts ?
Ils ont été ouverts après le dernier rapport publié par Amnesty International sur la torture (au mois de mai, ndlr).

Pas avant ?
Non, pas avant.

La législation protège-t-elle assez les citoyens contre la torture ?
La Constitution et le Code pénal garantissent cette protection. Il y a, certes, un décalage entre les lois et les faits, mais au CNDH, nous essayons de réduire ce décalage.

Le président du CNDH, Driss El Yazami a émis au mois de mai des conseils concernant la lutte contre la torture. Qu’en est-il de leur application ?
C’est notre devoir d’émettre ces recommandations. Nous représentons une force morale. C’est le rôle du gouvernement et du système législatif marocain de les appliquer. Mais nous avons été encouragés par les récentes déclarations du ministre de la Justice concernant les plaintes de torture.

Qu’en est-il de l’action du CNDH concernant les violences contre les migrants, et les allégations de torture les concernant ?
Nous avons établi un rapport sur le sujet des « groupes vulnérables ». Il existe des possibilités d’atteinte des droits aux immigrés, mais l’idée du respect de la dignité et des droits des immigrés a fait son chemin. Il faut noter que la régularisation de la situation administrative des immigrés limite les atteintes à leurs droits.

samedi 10 mai 2014

Forum de la MAP : Dilemme: sécurité d’abord, ou droits de l’homme? Simple problème de comm ?

Forum Map Avril 2014
Quatre grosses pointures en matière des droits de l'homme ont répondu, au Forum de la MAP, aux questions des médias sur la mise en œuvre des droits de l'homme et l'Etat de droit au Maroc.

Le Maroc est certes donné en exemple en matière de respect des droits de l'homme pour avoir réalisé et mis en œuvre nombre d'acquis dans ce domaine: retour des exilés, révision de nombre de textes législatifs, liberté de la presse, ouverture du grand chantier de réforme de la Justice, non comparution des civils devant un tribunal militaire, ratification de 9 conventions internationales... C'est en ces termes que Mohamed Sebbar, secrétaire général du CNDH (Conseil national des droits de l'homme), a qualifié les avancées du Royaume dans le domaine des droits et des libertés, lors du Forum de la MAP (22 avril) sur le thème «Droits de l'homme et Etat de droit au Maroc, les réalisations et les perspectives».
Ceci ne veut pas dire, a souligné Sebbar, que ça baigne, concernant ce volet. Il a reconnu l'existence de contraintes et d'autres insuffisances. Lorsqu'on évoque, par exemple, la situation de la femme, a ajouté l'orateur, il persiste un débat, peut-être pour insuffisance de maturité, s'agissant de la reconnaissance des droits de la femme.
Abordant la question des droits socio-économiques des citoyens, Mohamed Sebbar n'a pas usé de la langue de bois: «Les citoyens ne jouissent pas encore entièrement de ces droits, outre les disparités régionales», a-t-il estimé.

Alignement sur l'Algérie et le Polisario
Pour ce qui est du dernier rapport du Secrétaire général de l'ONU, Mohamed Sebbar y a décelé un grand alignement sur la thèse du Polisario et de l'Algérie, en plus, a-t-il dit, d'un illogisme et d'une contradiction flagrante de ce rapport quand il évoque les droits de l'homme dans la région.

Mieux s'adapter aux critiques
Rappelant que le chantier des droits de l'homme n'est pas du tout conjoncturel, mais constitue une part de la lutte pour ces droits à travers notre histoire, ce qui a eu pour finalité de devenir une partie des priorités et des choix de l'Etat et ce, malgré la persistance de quelques dysfonctionnements, El Habib Belkouch, président du Centre d'études en droits humains et démocratie (CEDHD), a pour sa part relevé l'absence de complémentarité entre les différentes institutions et la mise en œuvre sur le terrain du choix des droits de l'homme. Ces derniers n'ont pas besoin d'être étudiés par les institutions internationales, mais d'être débattus par les Marocains eux-mêmes du fait qu'ils intéressent toute une nation et non une région déterminée (NDLR: les provinces sahariennes). «Nos voisins, a encore dit Belkouch, vivent une nette régression continue des droits de l'homme, mais la majorité des critiques les épargne et vise le Maroc. Il faut donc que nous nous adaptions positivement à ce genre de critiques». Et de préciser que la meilleure réponse à ces critiques est la traduction sur le terrain de la stratégie nationale des droits de l'homme. L'orateur a appelé à mieux faire connaître cette stratégie par une meilleure communication qui n'arrive pas aujourd'hui à mieux servir cet élan des droits de l'homme au Maroc. Ce qui fait justement le jeu des adversaires qui profitent de ces lacunes pour mieux ternir l'image du Royaume à l'international.

Pour une société en pleine mutation
Abordant le fameux «printemps arabe» auquel le Maroc a échappé ou en est sorti à moindres frais par rapport à d'autres pays, Mohamed Neshnash, président de l'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH), a expliqué cela par le fait que les Marocains ont milité pour la liberté depuis la signature du Manifeste de l'indépendance, ce qui a fait de la société marocaine une société vivante et en pleine mutation. Pour le président de l'OMDH, l'ère nouvelle a entamé son parcours par la revendication de la liberté, dans le cadre de l'Etat de Droit et du nouveau concept de l'autorité, allant jusqu'à «Equité et Réconciliation» et même jusqu'à la mise en œuvre de la Constitution de 2011.

Pour un meilleur comportement des sécuritaires
Par ailleurs, le président de l'OMDH a critiqué le comportement des services de sécurité qui, selon lui, porte atteinte aux valeurs du pays édifiées sur les droits de l'homme. Neshnash a également critiqué la réaction souvent musclée des forces de l'ordre face aux sit-in, principalement ceux qui ne se soucient guère d'obtenir une autorisation préalable. Le président de l'OMDH a appelé à la nécessaire bonne gouvernance, précisant que l'espoir pour les jeunes Marocains est que leur pays aille à grande vitesse vers la liberté. Mohamed Neshnash a fait remarquer que le plus grand problème du Maroc demeure la corruption, fléau devant lequel le gouvernement reste les mains liées.

Revendiquer la sécurité d'abord
Abdelali Hamidine, président du Forum Al Karama, a précisé que l'avancée des droits de l'homme est liée à la maturité de la société et que, lorsque le crime prend de l'ampleur, la revendication de la sécurité devient plus grande que celle des droits de l'homme, aussi paradoxalement que cela puisse paraître. En outre, plus les institutions prennent forme et se consolident, plus le pays réalise des avancées notoires dans le volet des droits de l'homme.

Des zones d'ombre persistent
Abdelali Hamidine a attesté, lors de son intervention devant un parterre de journalistes et de représentants de la société civile, que le Maroc a certes réalisé une avancée incontestable des droits de l'homme. Mais est-elle suffisante? s'est-il interrogé. Il est grand temps, a-t-il souligné, de lever le voile sur la stratégie nationale pour le développement des droits de l'homme et de la démocratie. Et de relever qu'il existe encore quelques zones d'ombre. En attestent, selon lui, les interventions violentes contre les manifestants et autres sit-in, lesquelles nuisent aux avancées des droits de l'homme, mais aussi la situation déplorable dans les prisons résultant de mentalités rétrogrades qui sont incompatibles avec les dispositions de la loi et le respect des droits des prisonniers. Il a donc appelé à une nécessaire révision du rythme de la réforme du Code pénal.

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El Habib Belkouch : 

Mieux gérer la liberté d'expression et les courants séparatistes dans les provinces du sud

Lahbib belkouchEl Habib Belkouch, président du Centre d'études en droits humains et démocratie (CEDHD), s'est voulu transparent lors de sa participation au Forum de la MAP. Il a précisé en substance: «La sécurité est nécessaire pour garantir la liberté et les droits de l'homme». En parallèle, l'ensemble des institutions de l’État ont grand besoin de révision, telles les institutions de la sécurité, de la justice, etc, a-t-il estimé. Il a également appelé à faire en sorte que le Conseil supérieur de la sécurité voie le jour.
Pour ce qui est du dossier du Sahara, Belkouch a émis le vœu que cette affaire ne soit plus au centre de nos préoccupations seulement au début de chaque mois d'avril. «Il nous faudrait une stratégie particulière», a-t-il insisté. Il s'est prononcé, lors du débat qui a suivi les différentes interventions, pour une «gestion de la liberté d'expression et du séparatisme à l'intérieur des provinces du sud», pour que tous sentent qu'ils sont partie prenante. «Nous avons grand besoin d'une réflexion collective pour déceler les zones d'ombre. Nous avons également besoin de réponses convaincantes aux défis et contraintes, à l'international... Nous avons grand besoin d'un plan où chacun de nous assumera sa responsabilité», a conclu El Habib Belkouch.
MN


http://www.lereporter.ma/actualite/a-la-une/2815-dilemme-s%C3%A9curit%C3%A9-d%E2%80%99abord,-ou-droits-de-l%E2%80%99homme.html

samedi 26 avril 2014

Point hebdomadaire n°60 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc



Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Point hebdomadaire n°60 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc

Aux yeux de Mohamed Sebbar, secrétaire général du conseil national des droits de l’Homme (CNDH), le Maroc est le pays qui a indemnisé le plus au monde ses victimes des violations des droits de l’Homme. Ces propos ont été tenus lors du forum organisé dernièrement par la très officielle agence de presse marocaine (MAP) sur les droits de l’Homme. Une façon pour lui de vanter « l’exception marocaine ». Et Mohamed Sebbar d’ajouter que ce sont les comportements et les slogans des manifestants qui légitiment parfois les interventions violentes des forces de l’ordre. Ces paroles nous rappellent celles d’un ancien président du CCDH, l’ancêtre du CNDH. Ahmed Harzeni, une ancienne victime, comme Mohamed Sebbar d’ailleurs, avait soutenu lors des auditions publiques de l’IER en 2004 que la violence de l’État marocain des années de plomb ne faisait que répondre à la violence des opposants.
Mohamed Sebbar a oublié qu’il scandait, il n’y a pas si longtemps que ça, les mêmes slogans et dénonçait avec ses camarades de lutte la brutalité des forces de l’ordre. Peut-être s’imagine-t-il maintenant que le Maroc est devenu cet État de droit où règne une liberté à la « Sebbar » et où les manifestants doivent d’abord passer prendre et valider leurs mots d’ordre au CNDH avant d’aller manifester ? Un peu de décence Monsieur Sebbar !
Nous lui suggérons d’aller plutôt s’acquitter de l’une de ses prérogatives qui est de s’enquérir de l’état de santé des centaines de prisonniers politiques et d’opinion qui observent actuellement des grèves de la faim. Les informations que nous avons reçues des prisons marocaines nous préoccupent au premier plan.

Groupe UNEM-Fès : Après plusieurs reports de leur procès, les douze militants de l’UNEM-Fès (Adil Abioui, Bouchta Janati, Abderrahim Baraka, Abdelfattah Meskine, Mustapha Bakrati, Brahim Saâou, Mohamed Nadi, Jalil Sahib, Khalil Karbaoui, Mehdi Chhiti, Hakim Hachimi et Mohamed Ait Rais), arrêtés le 28 mars 2014, ont été condamnés par le tribunal de Fès, le 21 avril, à 4 mois de prison ferme et une amende de 500 dirhams chacun. Rappelons qu’ils avaient observé des grèves de la faim pour dénoncer les conditions de leur procès, l’interdiction faite à leurs proches d’assister au procès (plusieurs d’entre eux ont été retenus et interrogés pendant des heures au moment de l’audience du 14 avril) et pour réclamer l’amélioration des conditions de détention à la prison Ain Kadous. Ils font l’objet de multiples agressions dirigées par le responsable du pénitencier.
Toujours à Fès, quatre autres militants dont trois anciens prisonniers politiques (Mohamed Ghalout, Omar Taybi et Brahim Lahboubi) ont été arrêtés le 24 avril 2014. Ces arrestations surviennent au moment où l’UNEM-Fès a décidé des journées d’action et de mobilisation dans des villages avoisinant la ville de Fès (Taounate, Mrirt, Menzel, Guercif, etc.)


Groupe UNEM-Meknès : le 21 avril 2014, les cinq prisonniers politiques de l’UNEM-Meknès (Mounir Ait Khafou, Hassan Koukou, Soufiane Sghéri, Hassan Ahamouch et Mohamed Eloualki) ont encore une fois vu leur procès reporter au 5 mai 2014. Rappelons qu’ils sont à la prison Toulal2 de Meknès depuis le 17 décembre 2012 et qu’ils n’ont cessé de mener des grèves de la faim et de la soif pour réclamer sinon leur libération, du moins l’amélioration des conditions de détention et la tenue rapide de leur procès.  

Groupe 20-Février-Casablanca : Le 22 avril 2014, le procès des onze manifestants et militants du 20-Février (Hamza Haddi, Youssef Bouhlal, Ghani Zaâmoun, Ayoub Boudad, Hakim Sarroukh, Mohamed Harrak, Abdellatif Sarsari, Mustapha Aârass, Hamid Alla, Amine Kabbabi, Fouad El-Baz), arrêtés le 6 avril à Casablanca lors d’une manifestation intersyndicale, a été reporté pour la deuxième fois au 29 avril. La demande de liberté provisoire pour les neuf premiers placés en détention à la prison Oukacha a été rejetée. Les familles et les soutiens, venus de plusieurs villes et empêchés d’assister au procès, se sont rassemblés en face du tribunal pour scander leur mécontentement et dire leur solidarité avec les prévenus. Les neuf prisonniers politiques observent une grève de la faim de plus de dix jours et leur santé se détériore de jour en jour. Des sit-in et grèves de la faim ont été organisés à Chefchaouen, Rabat et Casablanca en soutien aux prisonniers du 6 avril.

Groupe Diplômés-Chômeurs-Rabat (nouveau) : Neuf diplômés chômeurs ont été arrêtés le 3 avril à la gare de Salé après avoir participé avec leurs camarades à un sit-in à Rabat pour réclamer des emplois. Ahmed Nioua, Abdelhaq Haraâ, Mustapha Abouzir, Rachid Benhamou, Khamis Moufid, Soulayman BenYarou, Youssef Mahfoud, Aziz Zitouni et Mohamed Allali ont été répartis en deux groupes. Le premier a été présenté au tribunal le 21 avril et le deuxième le sera le 28 pour officiellement « perturbation de la circulation du train ». Ils ont été placés en détention à la prison Zaki de Salé. Les familles, soutenues par les associations de défense des droits de l’Homme, se sont retrouvées le 16 avril se constituer en comité de soutien et entamer des actions de mobilisation pour réclamer leur libération.

Groupe Sahraouis-Ait Melloul et Tiznit : Le jeune sahraoui Brahim Chouiâr (25 ans) a été condamné le 17 avril par la Cour d’appel d’Agadir à 4 mois de prison ferme. Il est sorti libre à l’issue de ce procès puisqu’il avait passé presque 6 mois en détention provisoire après avoir été arrêté le 23 octobre à Assa suite aux manifestations qui ont succédé le démantèlement violent du campement Tizimi. Toutes nos félicitations à Brahim et à sa famille.
Son camarade Mohamed Lamine Attar, arrêté le 1er octobre 2013 à Assa également et pour les mêmes raisons que Brahim, observe une grève de la faim à la prison d’Ait Melloul depuis le 4 avril 2014 pour protester contre les conditions de détention et réclamer sa séparation des prisonniers du droit commun. Son procès en appel est prévu pour le 29 avril prochain. 
Le 24 avril 2014, la même cour d’Agadir a reporté au 30 avril l’appel des quatre défenseurs sahraouis des droits de l’Homme Sidi Sbai, Mohamed Jemour, Hafed Toubali et Bachir Bouâmoud, qui ont été condamnés en première instance à Tiznit à des peines allant de 4 à 6 mois de prison ferme pour « agression sur des agents de police dans l’exercice de leurs fonctions ». Rappelons qu’ils avaient été arrêtés et empêchés d’entrer à la ville d’Ifni qui accueillait des militants sortis de prison.   

D’autres arrestations au sein des défenseurs des droits de l’Homme à Berchid nous ont été signalées. Hind Bharti, membre de l’AMDH-section de Berchid, a été arrêtée le 15 avril 2014 après s’être solidarisée avec des familles victimes d’expropriation à la commune de Had Soualem. Mohamed Dyan, membre également de l’AMDH-Oulad Abbou, a eu le même sort le 10 avril 2014 quand il s’est présenté à la gendarmerie pour réclamer la libération d’un jeune de l’association. Présenté au tribunal de première instance de Berchid le 14 avril, son procès a été reporté au 21 du même mois.
Nous avons été informés également par le PADS de l’enlèvement à Tanger de Abdelali Jaouat, un membre de sa jeunesse. Cet enlèvement, survenu le 15 avril 2014, était accompagné de violences avant son transfert à la préfecture de la sureté pour y être interrogé sur les motivations de sa visite à Tanger.
Pour clore ce point, nous rappelons qu’une caravane internationale (voir points précédents) est organisée du 24 au 27 avril 2014 par ATTAC-CADTM-Maroc et l’Association de protection populaire pour le Développement Social pour se solidariser avec les femmes de Ouarzazate, victimes des dérives du microcrédit (surendettement, saisies, procès). Deux des animateurs du mouvement de défense de ces victimes, Amina Mourad et Bennacer Ismaïni, ont été condamné(e)s, le 11 février dernier, à un an de prison ferme et 30 000 dirhams d’amende. Ils attendent en liberté provisoire le renvoi en cassation.

Le bureau exécutif de l’ASDHOM
Paris, le 25 avril 2014 
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Il est désormais possible de consulter les "points hebdomadaires"  dans la rubrique "blogs amis" de la page d'accueil du blog (à droite)où ils paraîtront dès leur publication.

samedi 7 décembre 2013

Droits de l’Homme : Aucun détenu politique au Maroc, ose affirmer le SG du CNDH



Pour le secrétaire général du CNDH, il n’y a aucun détenu politique au Maroc.  Il y a 17 mois, le ministre de la Justice avait tenu les mêmes propos. Les ONG des droits de l’Homme s’inscrivent en faux contre ces affirmations.

A une semaine de la célébration de la Journée mondiale des droits de l’Homme, prévue le 10 décembre, voilà qu’un autre responsable marocain vient de rejeter catégoriquement l’existence de détenus politiques ou d’opinion dans les prisons du royaume. Cette fois, c’est donc au tour de Mohamed Sebbar, le secrétaire général du CNDH, de jouer cette partition, bien entendu en introduisant une touche personnelle. Pour l’ancien président du Forum Vérité et Justice, il est révolu le temps au Maroc des détentions arbitraires, des exactions et des disparitions forcées.

Des propos tenus, le samedi 30 novembre à Tanger, lors d’une rencontre, au cours de laquelle, Sebbar aurait affirmé que, durant les deux dernières 
années, c’est à dire depuis sa nomination, le 2 mars 2011, au côté de Driss Yazami à la tête du CNDH, le Maroc a réalisé de grandes avancées en matière de respect des droits de l’Homme. Et de lancer le défi aux différentes ONG nationales et internationales de prouver un seul cas de détention politique au Maroc ces deux dernières années. Des propos qui devraient être suivis par une levée de boucliers au sein du tissu associatif.

Sebbar sur les traces de Ramid
Les affirmations de Mohamed Sebbar ne sont pas sans rappeler celles de Mustapha Ramid. Pour mémoire, à l’occasion d’un entretien, datant du 29 juillet 2012,  accordé à  la chaine basée au Liban Al Mayadeen, le ministre de la Justice et des Libertés s’est dit convaincu qu’ « il n’y a pas de détenu politique au Maroc parmi les 65 mille prisonniers ». Et que depuis janvier 2012 (date de sa nomination à la tête du département de la Justice) «  aucune disparition forcée n’a été enregistrée ».
Devant le tollé qu’avaient suscité, en son temps, ses déclarations, le PJDiste avaut été contraint, deux semaines plus tard, de publier un communiquer dans lequel il soutenait que ses propos avaient été « sortis de leur contexte ».

Une nouvelle génération de détenus
En dépit des déclarations, au demeurant très rassurantes, des responsables marocains sur le sujet, les associations des droits de l’Homme n’ont pas encore changé de position. Pour elles, tout en reconnaissant que la détention politique n’est plus une politique systématique de l’Etat, précisent qu’elle est encore pratiquée avec des chiffres à l’appui.
Par ailleurs, les dernières années ont connu l’apparition de nouveaux détenus pour des causes sociales, du genre raccordement aux réseaux de l’eau et l’électricité, enclavement d’une région par la réalisation d’un tronçon routier ou la construction d’un pont sur un oued. Des revendications exprimées par des manifestations qui se soldent, souvent, par des arrestations. Lesquelles passent, dans la majorité des cas, inaperçues mais donnent naissance au Maroc à une nouvelle génération de détenus.

mercredi 18 septembre 2013

Sit in des anciens détenus devant le CNDH

Par Lucile Daumas, 16/9/2013
De larges banderoles barrent la place des Martyrs, devant le siège du CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme). Une fois encore (le premier sit-in a eu lieu en 2006) les anciens prisonniers, victimes de la répression hassanienne, occupent les lieux pour tenter d’obtenir la mise en œuvre de décisions, qui pour un certain nombre d’entre eux, ont déjà été actées.
Ils sont une bonne quarantaine à camper sur le béton inconfortable de la place, représentant des centaines, voire des milliers de cas de victimes de la répression dont le dossier, ouvert par l’Instance Équité et Réconciliation, n’est toujours pas réglé. Ils ont amené leurs marmites et leurs bouteilles de gaz pour préparer leur repas et quelques minces matelas pour les protéger du froid émanant du sol.
Ils sont là depuis le 22 août, presque un mois déjà et aucun dialogue n’a pu être établi pour l’instant avec les hautes autorités du CNDH, Driss Yazami et Mohamed Sebbar, considérés encore il y a peu comme des militants actifs du mouvement des droits de l’homme.  Mais pour l’heure ils n’ont pas même un regard pour leurs anciens camarades venus réclamer leurs droits.
Il y a parmi eux des anciens lycéens du mouvement de Casablanca de mars 1965, des prisonniers des nombreux groupes qui se sont succédé dans les années 70 et 80.
Il y a parmi eux un groupe auquel on oppose le fait qu’ils auraient demandé réparation « hors délai », comme s’ils étaient au guichet des paquets recommandés. Les autres ont déjà eu gain de cause, indemnités, réintégration dans la fonction publique, affectation sur des postes du privé ou du public, tout cela a déjà été acté.... mais rien n’a été mis en place. Ils vieillissent et la plupart sont arrivés à l’âge de la retraite, mais il n’y a rien ou alors une misère.
Deux cas ont retenu particulièrement mon attention. Celui de Bikari, qui a passé onze ans en hôpital psychiatrique – la torture et l’enfermement cela laisse des traces- pour lequel les recommandations déjà décidées n’ont pas encore été appliquées.
Celui de Mustapha. Difficile de deviner sous ses cheveux blancs et son visage buriné le lycéen qu’il a été. C’est pourtant à 17 ans qu’il a été arrêté, lors des émeutes de Casablanca. Les violences ont laissé des traces : la police lui a crevé un œil, plaie toujours béante qu’il cache plus ou moins sous une casquette et derrière ses lunettes. Il attend toujours que les décisions déjà prises à son sujet soient suivies d’effet.
Ils ont donc repris une nouvelle fois leur campement devant le CNDH. Le froid et l’humidité des nuits rbaties n’arrangeront sans doute pas ces corps usés par les souffrances. Mais il y a encore une chose qui les a remis sur le sentier de la guerre. Une rumeur circule, on dit qu’il est question que ce dossier soit définitivement clos... sans l’avoir mené à son terme. Il n’en est pas question, affirment-ils avec fermeté.
Relire :Les anciens prisonniers politiques victimes de la répression estiment que la réponse du CNDH n'est pas satisfaisante

vendredi 21 septembre 2012

Liberté pour les Prisonniers du M20 / J'accuse le CNDH

Lettre ouverte à Driss El Yazami
 et à Mohamed Sebbar

Mohammed Belmaïzipar Mohammed Belmaïzi, 21/9/2012

Lettre ouverte à Driss El Yazami et à Mohamed Sebbar


  Il est, désormais, honteux de parler de votre passé glorieux eu égard à ce que vous cautionnez aujourd’hui. Anciens opposants tous les deux, durant les années de plomb, vous voilà piètres fidèles thuriféraires d’un régime dont le chef de l’État, avec sa  clique, n’est plus désigné aujourd’hui que comme « le roi prédateur ». L’un de vous, Mohamed Sebbar, ancien détenu politique, fut ancien président du Forum Vérité et Justice FVJ ; et l’autre, Driss El Yazami, drapé opportunément sous l’étiquette d’opposant, fut dirigeant d’associations ou organisations internationales telles que Ligue des Droits de l’Homme et La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH).

Votre infortune et déchéance vous réunit aujourd’hui dans un organisme étatique que votre roi vous a nommés à sa tête : le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH). Toutes les consciences lumineuses vous diront l’antagonisme totale entre le pouvoir et l’instance de la défense des droits humains. Car le combat pour l’instauration de l’État de Droit ne peut fonctionner qu'entant que contre-pouvoir, puisque l’État est toujours tenté par la coercition et les violations, à tout va, des libertés les plus fondamentales.

Je vous dis cela, pour vous accuser d’être les premiers responsables des arrestations et des tortures que subissent les jeunes du Mouvement du 20 février. Tous les jugements de ces derniers jours envers ces jeunes héros, relèvent d’un système féodal dont vous êtes les meilleurs défenseurs. Honte et pitrerie sur votre statut dégringolant, qui ne signifie rien d’autres que votre combat politique n’avait pas d’éthique, et n’était qu’une vitrine pour l’ascension sociale. Vous y êtes arrivés!

Vos épreuves d’antan n’arrivent pas à la cheville de nos jeunes qui militent au sein du Mouvement du 20 février. Car, si vous, vous étiez combattants solitaires et sans appuis solides, les jeunes en prison, humiliés et torturés aujourd’hui, émanent, eux, d’une force insoupçonnée et d'un mouvement de masses que le Maroc vient d’intégrer dans son Histoire. A cet égard, vous êtes les instigateurs de la plus grande arnaque qu'ont connue les droits humains!  Et vous êtes responsables de la plus ignominieuse entreprise... celle d’emprisonner l’espoir et l’avenir de notre pays.

C’est pourquoi je m'autorise à vous dire : combien vous êtes pitoyables !

Mohammed Belmaïzi

Ravis d'être en si bonne compagnie...

mercredi 28 mars 2012

Secrétaire général du CNDH : Mohamed Sebbar visite la prison de Taza

Par Libération 28/3/2012

Le Secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) s’est rendu lundi à la prison civile de Taza, pour s’enquérir de l’état de santé du jeune détenu Azeddine Rouissi, qui observe, depuis plus de trois mois, une grève de la faim. Revenant d’El Hoceima où il a pu rencontrer un certain nombre d’acteurs civils, syndicaux et politiques, sur la question des exactions commises par les forces de l’ordre récemment à Beni Bouayach et Imzouren, M. Sebbar a tenu à convaincre l’étudiant Azeddine Rouissi de mettre fin à cette grève, conformément au droit à la vie qu’il défendait en tant que militant des droits humains. Et du fait que la période qu’il devait purger n’était pas longue (cinq mois, il sera acquitté le 1er mai prochain), il était inutile de porter atteinte à sa propre vie. Le secrétaire général a assuré le jeune détenu que tous ses droits seront préservés (visite, étude, santé…) et que la bourse de mérite que l’étudiant lui a demandée était également un droit dont il devait jouir une fois sorti de prison. Le secrétaire général a passé en revue les différentes expériences des grèves de la faim, et qui concernaient généralement les détenus ayant des peines très longues et même dans ce cas, «une grande partie d’entre eux tenaient à leur vie et continuaient leur combat à l’intérieur de la prison, en préservant leur état de santé entre autres», confie Mohamed Sebbar à Libé.
Le jeune détenu qui tenait à sa demande «non négociable de libération», a refusé catégoriquement la demande de Mohamed Sebbar, disant qu’il s’agit « d’une position de principe et qu’il continuera sa lutte pour sa libération et celle de tous les détenus politiques» et qu’«il est prêt au martyre». Azeddine Rouissi, d’obédience de la gauche radicale, et étudiant à la Faculté polydisciplinaire de Taza, a été condamné à cinq mois de prison ferme.

mercredi 15 février 2012

Tout est perdu, fors la moustache!

La moustache de Sebbar, dessin de Salah El Ayoubi

Par Salah El Ayoubi, juriste, cyber activiste et républicain, Vox Maroc, 10/2/2012
« Comme il faut de la vertu dans une république, et dans la monarchie de l'honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique ; la vertu n'y est point nécessaire et l'honneur y serait dangereux. » Montesquieu
Salah El Ayoubi
Il y a quelques semaines, le magazine Tel Quel publiait, dans sa rubrique interrogatoire, une interview de Mohamed Sebbar, Secrétaire général du CNDH (Conseil national des droits de l'homme).
L’interview qui avait pour habitude de se décliner sur un ton badin, m’a semblé, cette fois-ci, aux antipodes de la décontraction.
C’est que l'interviewé, qui paraît sur la défensive, n’en mène, en réalité, pas large !
Sans doute, l’actualité nationale y est-elle pour quelque chose. Tantôt chaude, avec les manifestations qui semblent s’étendre à l’ensemble du territoire national et redoubler d’intensité, tantôt dramatique, au regard des immolations de diplômés chômeurs, las de voir leur vie professionnelle leur filer entre les doigts, tantôt révoltante, avec les arrestations, la répression, la torture, la maltraitance de militants épris de liberté et tantôt abominable avec les assassinats perpétrés par des voyous ou des policiers-voyous.

Les italiens, dans leur inimitable don pour l’ironie et le sarcasme, ont une expression qui résume, parfaitement, la situation de celui qui a perdu la face ou l’honneur. Ils passent la main à plat sur leur visage et disent: « fai la figura ! »


Mohamed Sebbar "avant"
Comme ses prédécesseurs, Herzenni, El Yazami et les autres gauchistes repentis, qu’il a rejoints, Mohamed Sebbar qui observe un mutisme assourdissant face à l’enchaînement des ignominies du régime, est en situation de « faire la figure ».

Il a décidé de se défaire, définitivement, de ce qui faisait son honneur, abandonnant, au milieu du gué, ses idées et ses combats de gauche, ses compagnons de lutte de la veille et les militants qui attendaient de lui, qu’il continuât d’éclairer leur chemin vers la liberté.

A 57 ans, il en est d’autant plus impardonnable, qu’il est un témoin exceptionnel de son temps.

Le gauchiste qu’il était a vécu les années de plomb, avec leur cortège d’exactions, comme autant d’aiguillons de n’importe quelle conscience.

Hassan II disparu, le militant aura, les premières années du règne de Mohammed VI, eu, à l’instar de nombre d’entre nous, nourri l’espoir d’un revirement susceptible de briser la ligne dictatoriale du régime. En pure perte.

L’homme semble, peu ou prou, gêné par la dérive absolutiste du régime, l’affairisme débridé du roi, sa propension à répartir auprès de sa famille, ses amis et affidés, les richesses du pays, comme autant de friandises. Pas plus qu’il ne paraît se soucier de la présence aux commandes de l’Etat des anciens bourreaux du peuple marocain.
Mohamed Sebbar "après"
Avoir été de tous les prétoires, brandi le code pénal, croisé le verbe et manié les effets de manche, pour rejoindre, aujourd’hui, les tenants de l’absolutisme, leur empruntant la langue de bois, le bigotisme, le costume et la cravate n'aura surpris qu'à moitié, tant l'initiative semble, désormais, faire partie du modus operandi de nos gauchistes, lorsque les rattrape le poids des ans.

A croire que le temps aidant, les honneurs valent à leurs yeux plus que l'honneur. Que reste-t-il à un homme lorsqu'il a perdu tout honneur? A notre ancien droit-de-l'hommiste, il reste sa moustache ! C’est pratique une moustache !

Ça vous déguise son homme, vous habille le visage quand vous faites « la figure », vous masque la gueule, quand vous l’avez perdue, et qu’il ne vous reste plus que le front, vous dissimule la langue quand elle se fait fourchue ou boiseuse. En un mot, ça vous maquille son homme, quand il tourne casaque et lui donne cet air de sévérité, censé dissuader ceux qui voudraient l'accabler de leurs reproches.

Le 20 ou levain ? Levain, bien sûr ! De la bonne levure, pour de bonnes grosses miches de pain, bien croustillantes, accompagnées d’un bon tagine, voire plusieurs, les uns à la suite des autres ! Toujours aux frais de la Mère-Patrie, bien entendu !

Mais pas que ! Il y a tout le reste ! Et qui va avec : le costume, la cravate, le brushing, les frais de bouche, les primes, les limousines, les chauffeurs et les espèces sonnantes et trébuchantes.

Mohammed Boudouroua précipité du haut d'une terrasse ? Qu’est-ce-qui lui a pris, de monter sur cette terrasse aussi ? Il avait quoi, à y faire ? Suspendre la lessive ?

Kamal Hassani poignardé ? Il aura surement fait dans la provocation, comme en ont l'habitude ces Rifains !

Comment ? Ezeddine Erroussi se meurt d’une grève de la faim ? Mais qu’il mange pardi ! Qui l’en empêche ? Est-ce-que je jeûne moi ? Il ne s’hydrate plus, non plus ? Mais qu’il s’abreuve, jusqu’à plus soif ! Il serait à l'article de la mort ? Faut voir !

Dessin publié sur demainonline

Mustapha Ouchtoubane embastillé pour avoir défendu son village qui meurt de la pollution et de la misère ? Aaaah ces berbères ! Jamais contents ! Toujours à revendiquer quelque chose!

Abdelouahab Zaydoun immolé par le feu ? C’est péché ça, d’attenter à sa vie ! Mauvais musulmans ! Il était au chômage, vous dites ? Ils n’avait qu’à travailler !

Lasri Cherkaoui est mort sous la torture ? Il aurait dû écouter son père et rentrer chez lui !

Walid Bahomane arrêté pour crime de lèse-majesté ? S'attaquer à sidna* ! Il fallait oser tout de même ! Il l'aura cherché !

« Tant de gens échangent, volontiers, l'honneur contre les honneurs » dit Alphonse Karr. Ainsi va la vie dans le plus beau pays du monde : Socialistes, communistes, trotskystes, marxistes-léninistes, écologistes, islamistes, droit-de-l'hommistes, associatistes, ont, tous, à quelques exceptions près, rendu armes et bagages et abandonné au vestiaire des palaces, leurs velléités militantes, contre quelques prébendes.

Après ça, allez parler de partis politiques au citoyen marocain Lambda !

* Sidna, notre seigneur, c'est ainsi qu'il est de bon ton de nommer Mohammed VI

Article publié sur le blog de Salah El Ayoubihttp://voxmaroc.blog.lemonde.fr/2012/02/10/tout-est-perdu-fors-la-moustache/