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mercredi 22 juin 2016

"Oukacha" de Casablanca, au lancement du programme d’appui aux micro-projets et à l’auto-emploi des ex-détenus

Auto-emploi : Le Maroc lance un programme à 5,2 MDH pour ses ex-détenus…
Le Roi Mohammed VI a procédé, hier à la maison carcérale "Oukacha" de Casablanca, au lancement du programme d’appui aux micro-projets et à l’auto-emploi des ex-détenus - Ramadan 2016. Initié par la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus pour un coût global de plus de 5,2 millions de dirhams, ce programme bénéficiera à 333 anciens détenus originaires des villes de Casablanca, Rabat, Kénitra, Fès, Khémisset, Tanger, Salé, Safi, Beni Mellal, Agadir-Ait Melloul, Taroudant, Tiznit et Inzegane. Il consistera à apporter un appui financier ou en équipements à des ex-détenus porteurs d’un projet de vie personnel, élaboré sur la base d’un diagnostic établi pendant la période de détention avec l’assistance du service de préparation à la réinsertion (SPR), en adéquation avec la formation et le savoir-faire des bénéficiaires, ainsi qu’avec les besoins du marché du travail.

mercredi 18 septembre 2013

Sit in des anciens détenus devant le CNDH

Par Lucile Daumas, 16/9/2013
De larges banderoles barrent la place des Martyrs, devant le siège du CNDH (Conseil National des Droits de l’Homme). Une fois encore (le premier sit-in a eu lieu en 2006) les anciens prisonniers, victimes de la répression hassanienne, occupent les lieux pour tenter d’obtenir la mise en œuvre de décisions, qui pour un certain nombre d’entre eux, ont déjà été actées.
Ils sont une bonne quarantaine à camper sur le béton inconfortable de la place, représentant des centaines, voire des milliers de cas de victimes de la répression dont le dossier, ouvert par l’Instance Équité et Réconciliation, n’est toujours pas réglé. Ils ont amené leurs marmites et leurs bouteilles de gaz pour préparer leur repas et quelques minces matelas pour les protéger du froid émanant du sol.
Ils sont là depuis le 22 août, presque un mois déjà et aucun dialogue n’a pu être établi pour l’instant avec les hautes autorités du CNDH, Driss Yazami et Mohamed Sebbar, considérés encore il y a peu comme des militants actifs du mouvement des droits de l’homme.  Mais pour l’heure ils n’ont pas même un regard pour leurs anciens camarades venus réclamer leurs droits.
Il y a parmi eux des anciens lycéens du mouvement de Casablanca de mars 1965, des prisonniers des nombreux groupes qui se sont succédé dans les années 70 et 80.
Il y a parmi eux un groupe auquel on oppose le fait qu’ils auraient demandé réparation « hors délai », comme s’ils étaient au guichet des paquets recommandés. Les autres ont déjà eu gain de cause, indemnités, réintégration dans la fonction publique, affectation sur des postes du privé ou du public, tout cela a déjà été acté.... mais rien n’a été mis en place. Ils vieillissent et la plupart sont arrivés à l’âge de la retraite, mais il n’y a rien ou alors une misère.
Deux cas ont retenu particulièrement mon attention. Celui de Bikari, qui a passé onze ans en hôpital psychiatrique – la torture et l’enfermement cela laisse des traces- pour lequel les recommandations déjà décidées n’ont pas encore été appliquées.
Celui de Mustapha. Difficile de deviner sous ses cheveux blancs et son visage buriné le lycéen qu’il a été. C’est pourtant à 17 ans qu’il a été arrêté, lors des émeutes de Casablanca. Les violences ont laissé des traces : la police lui a crevé un œil, plaie toujours béante qu’il cache plus ou moins sous une casquette et derrière ses lunettes. Il attend toujours que les décisions déjà prises à son sujet soient suivies d’effet.
Ils ont donc repris une nouvelle fois leur campement devant le CNDH. Le froid et l’humidité des nuits rbaties n’arrangeront sans doute pas ces corps usés par les souffrances. Mais il y a encore une chose qui les a remis sur le sentier de la guerre. Une rumeur circule, on dit qu’il est question que ce dossier soit définitivement clos... sans l’avoir mené à son terme. Il n’en est pas question, affirment-ils avec fermeté.
Relire :Les anciens prisonniers politiques victimes de la répression estiment que la réponse du CNDH n'est pas satisfaisante

vendredi 4 janvier 2013

Le 5 janvier : Retrouvailles de militants d'ILAL AMAM

 5 Janvier 2013 retrouvailles émouvantes
 Par                   Ali Fkir, l'un des fondateurs d'ILAL AMAM
 
Des dizaines d'ex prisonniers du mouvement marxiste léniniste marocain (essentiellement des procès de 1973 et de 1977) s’apprêtent à organiser une rencontre nationale, une sorte de kermesse. 
Les objectifs de cette rencontre entre des militants ayant vécu en commun l'enfer des centres de torture et des prisons du régime peuvent être résumés ainsi:
- Rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, qui ont quitté tôt ce monde des vivants: Saïda, Zeroual, Rehhal, Serfaty, Fakihani, Mounfik, Mouden, Madad, Kordate, Lbou , Zroura, Rahmouni, Berdouzi, Khabchi, Benzekri ....C'est là l'objectif principal. NOUS VOULONS leur dire qu'ils sont toujours parmi nous. Que nous sommes loin d'oublier les moments de camaraderie, les moments de solidarité, les moments de résistance...cette épopée que nous avons vécue ensemble ! Je tiens personnellement à leur dire que je n'ai rien regretté, que je suis prêt à reprendre le sentier du calvaire, que je n'ai rien demandé comme "dommages et intérêts". Je revis souvent, très souvent ces moments de solidarité, de camaraderie, ces moments pleins de chaleur humaine. Peut-être que j'ai   connu le vrai bonheur au sens noble du terme en prison malgré les souffrances physiques. En tant qu’humain, en tant que communiste, je n'ai pas à juger mes anciens compagnons de lutte quant à leurs choix politiques d'après la prison. Cette épopée de plusieurs années (avant la prison, dans la prison) est trop importante pour être effacée facilement. Je ne serai jamais ingrat envers mes anciens camarades 
.
  Je dis à ceux que j'ai connus de très près, tels Saïda, Zeroual, Serfaty, Fakihani... que vous êtes en moi. Cette vérité est  ancrée au plus profond de moi, et que les valeurs pour lesquelles vous vous êtes sacrifiés, sont  toujours miennes et qu'elles n'ont rien perdu de leur éclat. 
-  Ces dizaines, sinon des centaines d'ex prisonnier du mouvement marxiste léniniste marocain, se retrouveront aussi, pour vivre ensemble des d’inoubliables souvenirs, se reverront en camarades, en humains, rigoleront, mangerons, boiront en famille. Nos camarades ex prisonnières seront de la fête, nos compagnes de combat  et autres « élues » aussi.
Ce n'est pas une rencontre politique, où il faudra se chamailler pour des idées, positions, choix...C’est plus noble que ça.

     Pour moi, l'ex petit berger qui devint communiste, ce type de retrouvailles me rappelle, que c'est le mouvement marxiste léniniste qui, le premier a osé défier le régime dans son essence réactionnaire et dans sa forme monarchique moyenâgeuse.
Des jeunes marocains libres (garçons et filles), n'ayant comme seules armes que leurs idées révolutionnaires et leurs détermination à en découdre avec la tyrannie monarchique, ont affronté un ogre légendaire, connu pour être bourreau sans pitié. Le tyran avait senti le coup au plus profond de lui-même, sinon comment expliques des condamnations à vie, à 30 ans Etc...pour appartenance à une organisation clandestine ?
           Chers anciens compagnons, nous retrouverons les fortes et chaleureuses embrassades de jadis !
 
                      Ali Fkir, l'un des fondateurs d'ILAL AMAM, organisation marxiste léniniste marocaine, ancien prisonnier politique (arrêté et 1972, puis en 1984) 11 ans et 13 jours dans les prisons du régime tyrannique marocain


 
 





 en juin 1980 Ali Fkir et sa compagne, sa camarade Zhor 

à sa première sortie de prison


vendredi 27 avril 2012

Sit-in d'anciens prisonniers des années de plomb pour exiger que les promesses de l'IER soient tenues.

Des victimes confirmées de la détention arbitraire et de disparitions forcées manifestent devant le Conseil national pour les droits de l'homme à Rabat, depuis mardi dernier. Leur intention est de poursuivre leur sit-in ouvert jusqu'à ce que la réponse des responsables au Maroc soient conformes à leurs revendication.

ضحايا العهد القديم مازالوا يعانون في العهد الجديد: يواصلون اعتصا أكد ضحايا الاعتقال التعسفي والاختفاء القسري، المعتصمين 
بالساحة المجاورة للمجلس الوطني لحقوق الإنسان بالرباط، منذ الثلاثاء المنصرم، نيتهم مواصلة اعتصامهم المفتوح إلى حين استجابة الجهات المسؤولة بالمغرب و المجلس الوطني لمطالبهم المشروعة. ويقول محتجون إن هذا الاعتصام يدخل في إطار لفت انتباه الرأي العام الوطني بكل قواه الحقوقية والسياسية والنقابية وفعاليات المجتمع المدني وكافة المدافعين عن حقوق الإنسان وكرامة المواطنين، إلى استمرار معاناة مجموعة من المعتقلين السابقين ضحايا الاعتقال التعسفي والاختفاء القسري خلال سنوات الرصاص الممتدة من 1956 إلى 1999، السنوات التي اشتغلت في حدودها هيئة الإنصاف والمصالحة، والتي توجت أعمالها بالتقرير الختامي الذي تضمن توصيات في مجال الإدماج الاجتماعي والتسوية الإدارية والمالية لصالح الضحايا. غير أن العديد من الضحايا أكدوا بعدم تفعيل هذه التوصيات لصالحهم كما أن عدد آخر منهم لم يتوصلوا بعد بالتعويض عن الضرر ولا بتوصيات في هذا الشأن بحجة أن ملفاتهم تعتبر خارج الآجال. هذا ويطالب ضحايا الاعتقال التعسفي والاختفاء القسري، الحكومة بتنفيذ كافة التوصيات التي أحيلت عليها و مطالبة المجلس الوطني لحقوق الإنسان بدراسة كافة التوصيات التي أحيلت على المجلس، و التي تتضمن التعويض عن الضرر و الإدماج الاجتماعي و التسوية الإدارية و المالية و التغطية الصحية. وأضاف المحتجون الذي يعتصمون بالساحة المجاورة للمجلس الوطني لحقوق الإنسان، أن الملفات التي عرضها رئيس منتدى الإنصاف والمصالحة، على المجلس الوطني لحقوق الإنسان، و التي يبلغ عددها 21 ألف ملف، لا تخضع لمعايير ولا تقدم من استفاد من التعويض من الضحايا، مُبرزين شعارات من قبيل " ضحايا الاختفاء القسري والاعتقال التعسفي ..نؤكد إصرارنا وعزيمتنا على مواصلة النضال حتى تحقيق مطالبنا المشروعة على أرض الواقع"، " ضحايا الاختفاء القسري يطالبون بتسوية كافة ملفاتهم"