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samedi 2 avril 2016

Au Sahara Occidental, 40 ans de fractures familiales pour des "oubliés du monde"



Par ,  publié le

Quarante ans de conflit au Sahara Occidental ont brisé des milliers de familles sahraouies comme celle d'Abdelahi Reguibi, qui vit près de Tindouf dans un camp de réfugiés où le seul horizon semble être les sables du désert.

C'est lors d'une récente visite à ces "oubliés du monde" que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a provoqué l'ire du Maroc en parlant d'"occupation" du Sahara occidental, ex-colonie espagnole annexée par Rabat en 1975. M. Ban a ensuite évoqué des "malentendus".
La passe d'armes reflète le blocage sur la question sahraouie depuis la fin en 1991 de la guerre entre le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, et le Maroc. Les indépendantistes réclament l'autodétermination, le Maroc propose une large autonomie et une mission de l'ONU est déployée depuis près de 25 ans.

vendredi 4 janvier 2013

Le 5 janvier : Retrouvailles de militants d'ILAL AMAM

 5 Janvier 2013 retrouvailles émouvantes
 Par                   Ali Fkir, l'un des fondateurs d'ILAL AMAM
 
Des dizaines d'ex prisonniers du mouvement marxiste léniniste marocain (essentiellement des procès de 1973 et de 1977) s’apprêtent à organiser une rencontre nationale, une sorte de kermesse
Les objectifs de cette rencontre entre des militants ayant vécu en commun l'enfer des centres de torture et des prisons du régime peuvent être résumés ainsi:
- Rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, qui ont quitté tôt ce monde des vivants: Saïda, Zeroual, Rehhal, Serfaty, Fakihani, Mounfik, Mouden, Madad, Kordate, Lbou , Zroura, Rahmouni, Berdouzi, Khabchi, Benzekri ....C'est là l'objectif principal. NOUS VOULONS leur dire qu'ils sont toujours parmi nous. Que nous sommes loin d'oublier les moments de camaraderie, les moments de solidarité, les moments de résistance...cette épopée que nous avons vécue ensemble ! Je tiens personnellement à leur dire que je n'ai rien regretté, que je suis prêt à reprendre le sentier du calvaire, que je n'ai rien demandé comme "dommages et intérêts". Je revis souvent, très souvent ces moments de solidarité, de camaraderie, ces moments pleins de chaleur humaine. Peut-être que j'ai   connu le vrai bonheur au sens noble du terme en prison malgré les souffrances physiques. En tant qu’humain, en tant que communiste, je n'ai pas à juger mes anciens compagnons de lutte quant à leurs choix politiques d'après la prison. Cette épopée de plusieurs années (avant la prison, dans la prison) est trop importante pour être effacée facilement. Je ne serai jamais ingrat envers mes anciens camarades 
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  Je dis à ceux que j'ai connus de très près, tels Saïda, Zeroual, Serfaty, Fakihani... que vous êtes en moi. Cette vérité est  ancrée au plus profond de moi, et que les valeurs pour lesquelles vous vous êtes sacrifiés, sont  toujours miennes et qu'elles n'ont rien perdu de leur éclat
-  Ces dizaines, sinon des centaines d'ex prisonnier du mouvement marxiste léniniste marocain, se retrouveront aussi, pour vivre ensemble des d’inoubliables souvenirs, se reverront en camarades, en humains, rigoleront, mangerons, boiront en famille. Nos camarades ex prisonnières seront de la fête, nos compagnes de combat  et autres « élues » aussi.
Ce n'est pas une rencontre politique, où il faudra se chamailler pour des idées, positions, choix...C’est plus noble que ça.

     Pour moi, l'ex petit berger qui devint communiste, ce type de retrouvailles me rappelle, que c'est le mouvement marxiste léniniste qui, le premier a osé défier le régime dans son essence réactionnaire et dans sa forme monarchique moyenâgeuse.
Des jeunes marocains libres (garçons et filles), n'ayant comme seules armes que leurs idées révolutionnaires et leurs détermination à en découdre avec la tyrannie monarchique, ont affronté un ogre légendaire, connu pour être bourreau sans pitié. Le tyran avait senti le coup au plus profond de lui-même, sinon comment expliques des condamnations à vie, à 30 ans Etc...pour appartenance à une organisation clandestine ?
           Chers anciens compagnons, nous retrouverons les fortes et chaleureuses embrassades de jadis !
 
                      Ali Fkir, l'un des fondateurs d'ILAL AMAM, organisation marxiste léniniste marocaine, ancien prisonnier politique (arrêté et 1972, puis en 1984) 11 ans et 13 jours dans les prisons du régime tyrannique marocain


 
 





 en juin 1980 Ali Fkir et sa compagne, sa camarade Zhor 

à sa première sortie de prison