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mercredi 1 octobre 2014

Malika Bekhti, Rachida Belliraj et Farida Aarrass lancent un appel pour les trois détenus en grève de la faim.

Trois des détenus restant dans l’affaire Belliraj en sont à leur 20ième jour de grève de la faim !


Urgent ! SOUTENONS ces hommes qui réclament une issue juste à leur dossier
Bekhti Abdelatif numéro d'écrou 86612,  El Bay Jamal numéro d'écrou 86611, Chegannou Abdelhali numéro d'écrou 86613

Ces trois hommes sont à leur 20ième jour de la grève de la faim pour protester contre leur condamnation obtenue dans un procès inéquitable et pour trouver une issue à leur dossier.
Déclarations obtenues sous la torture, vices de forme, absence de preuve, voilà bien quelques fondements de cette affaire « Belliraj ». Tous ces détenus ont eu un procès inique et inéquitable  a été reconnu comme tel et dénoncé par les instances de défense des Droits de l'homme tant nationales qu'internationales.
Dans son rapport de juin 2013, Human Right Watch a demandé la libération de tous les détenus restant dans le procès Belliraj. 
 http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.be/2013/11/huit-organisations-internationales-pour.html

Le 11 novembre 2013, à l'occasion de la candidature du Maroc au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, des responsables de 8 organisations internationales pour la défense des droits de l'homme, publient une lettre conjointe au premier ministre Benikrane, lui demandant notamment la libération des 17 détenus restants dans le procès Belliraj.
 En avril 2013, dans un article de journal marocain, le secrétaire du CNDH, Monsieur Essabar, a stipulé que "des erreurs graves" ont été commises dans le dossier Belliraj. Il a dénoncé la manière avec laquelle la presse avait gonflé l'affaire et comment les organisations humanitaires se sont ruées dans la défense des six politiciens, en délaissant les autres détenus.
http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.be/2014/04/mohamed-essabbar-cndh-reconnait-des.html

Une lueur d’espoir a traversé ce procès, le 11 avril 2011, avec la libération des 5 hommes politiques : « les chefs de ce réseau Belliraj ». Suite à cet événement, de multiples rencontres avec les détenus ont eu lieu, tant au niveau du CNDH, des politiques que des associations au Maroc. Il en est sorti des promesses pour clôturer ce dossier et pour libérer tous les détenus restants de ce dossier. Cela fait bientôt 4 ans que ces promesses on été faites  mais malheureusement rien n’a été concrétisé... On attend toujours leur libération
Malgré des grèves de la faim en signe de protestation, malgré de nombreuses actions des détenus pour faire reconnaître leur innocence et l’erreur judiciaire à leur égard :
En dépit des réclamations des ONG (Human Right Watch, AMDH...) pour leur libération :
Malgré les différentes promesses faites suite à diverses négociations depuis déjà quatre ans :

les autorités marocaines n'ont pas réexaminé ce dossier épineux ni encore trouvé une issue à ce calvaire que vivent nos proches.

Nous, les familles exhortons les autorités marocaines d’enfin trouver une solution, une issue positive à ce calvaire que vivent nos proches, nos enfants  depuis maintenant presque sept ans. Il est grand temps pour que des négociations soient entreprises réellement tant avec les détenus, les responsables que les ONG  pour résoudre cette injustice
Nous lançons un cri d’alarme, un appel aux ONG pour nous soutenir et nous aider à réclamer un dénouement pour le reste des détenus incarcérés dans l’affaire Belliraj.
Nous vous exhortons à mettre tout en œuvre pour qu’une issue soit trouvée à ce dossier pour qu’enfin on mette fin à notre souffrance et qu’ils recouvrent enfin la liberté tant espérée.

Pour les familles des détenus européens au Maroc,
Malika Bekhti, Rachida Belliraj, Farida Aarrass
Contact Luk Vervaet

samedi 25 janvier 2014

HRW Maroc / Sahara occidental : Les progrès réalisés en matière de droits humains sont loin d’égaler les promesses Rapport HRW Maroc-Sahara Occidental 2014 : résumé

  1. Des procès inéquitables et des violences policières continuent, pendant que le gouvernement discute de réformes
    (Rabat) – Les autorités marocaines en 2013 ont promis plus d’améliorations des droits humains qu'elles n’en ont réalisées, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui dans son Rapport mondial 2014. Les tribunaux ont condamné des dissidents à des peines de prison à la suite de procès inéquitables, la police a fait un usage excessif de la force pour disperser des manifestations pacifiques et dans le territoire contesté du Sahara occidental, les autorités ont réprimé les partisans de l'autodétermination.
    Au cours des deux ans et demi qui se sont écoulés depuis que le Maroc a approuvé une nouvelle constitution, le gouvernement n’a adopté aucune législation pour donner force de loi aux fortes protections des droits humains de la constitution. Le projet lancé par le roi Mohammed VI en 2009 pour réformer le système judiciaire et renforcer son indépendance n’a jusqu'ici produit que des recommandations émanant d’une haute commission. Des peines de prison pour délits d'expression sont toujours inscrites dans le code de la presse, en dépit d'un engagement pris il y a deux ans par le ministre de la Communication à tâcher de les supprimer. Un projet de loi de 2006 qui protègerait pour la première fois les travailleurs et travailleuses domestiques n'a pas encore été adopté.

    « Quand il s'agit des droits humains, le Maroc ressemble à un vaste chantier où les autorités annoncent à grand bruit de vastes projets, mais retardent ensuite la finition des fondations », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord.

    Dans son Rapport mondial 2014 (24ème rapport annuel, dont la version anglaise compte 667 pages), Human Rights Watch résume les pratiques en matière de droits humains dans plus de 90 pays. Les massacres massifs de civils en Syrie ont suscité un sentiment d’horreur, mais peu d’actions ont été engagées par les leaders mondiaux pour y mettre fin, a indiqué Human Rights Watch. La doctrine de la « responsabilité de protéger », qui a connu un regain de popularité, semble avoir empêché des atrocités de masse dans certains cas en Afrique. Les majorités au pouvoir en Égypte et dans d’autres pays ont étouffé les voix dissidentes, et ont réprimé les droits des minorités. Le rapport examine aussi les révélations d’Edward Snowden sur les programmes de surveillance américains, et leurs répercussions à l’échelle internationale.

    Les Marocains et leur société civile dynamique ont cependant bénéficié d’une certaine liberté de critique et de protestation contre les politiques du gouvernement en 2013 – tant qu’ils ont évité les sujets sensibles de la monarchie - d’une manière générale et plus particulièrement en ce qui concerne le roi et la famille royale - ainsi que de l'islam et de la revendication du Maroc sur le Sahara occidental. Les autorités ont coopéré avec des experts en droits humains des Nations Unies qui ont visité le pays et le Sahara occidental, mais ont rejeté une proposition des États-Unis d'élargir le mandat de l'opération de maintien de la paix des Nations Unies dans ce territoire pour y inclure l'observation des droits humains.

    Les tribunaux marocains ont condamné des accusés dans des affaires politiquement sensibles sur la seule base de leurs aveux, sans enquêter sur les plaintes selon lesquelles la police a extorqué les aveux sous la torture et les mauvais traitements. En février, le tribunal militaire de Rabat a condamné 25 accusés sahraouis à des peines de prison, allant pour la plupart de 20 ans à la prison à vie pour leur participation présumée à de violents affrontements dans le camp de protestation de Gdeim Izik au Sahara occidental deux ans plus tôt. Ces affrontements ont coûté la vie à 11 membres des forces de sécurité.

    Le Roi Mohammed VI devrait tenir les promesses qu'il a faites en 2013 de soutenir la cessation des procès militaires de civils et la réforme du système d'examen des demandes d’asile. Les autorités devraient également s'assurer que des lois soient adoptées pour donner force légale aux droits constitutionnels. Cela comprend l'article 133 de la Constitution, qui accorde le droit à toute personne comparaissant devant un tribunal marocain de contester la constitutionnalité des lois que les autorités appliquent dans leur affaire.

     

    www.hrw.org/.../2014/.../maroc-sahara-occidental-les-progres-realises-en...

jeudi 26 septembre 2013

Mohammedia : des dizaines de milliers de personnes vivent dans plus de 64 bidonvilles.

Les habitants du douar Brahma Cherkaoua (دوار البراهمة الشرقاوة -بني اخلف - عمالة المحمدية) Benikhlef, province de Mohammedia, vivent depuis des années et des années l'enfer terrestre dans un pays sensé être leur patrie où ils devraient normalement jouir des droits de citoyenneté. 

 Certes, ils ne sont pas les seuls à vivre cet enfer au Maroc. A Mohammedia , et selon les données officieuses, des dizaines de milliers de personnes vivent dans plus de 64 bidonvilles. D'un petit hameau d'une dizaine de familles à des villages de plusieurs milliers de personnes. Avant 2008, les grandes pancartes/gigantesques affiches disaient: "2008 Mohammedia ville sans bidonvilles" ! Nous sommes à la fin de 2013, les milliers de personnes sont toujours entassés dans des taudis insalubres.

Aujourd'hui, vendredi 27 septembres 2013, des dizaines d’habitants du Douar Brahma ont parcouru des km pour arriver en ville et organiser un sit in de protestation devant la préfecture. Les "responsables" ont reçu une délégation composée de 4 personnes. Résultat: de nouvelles promesses. Promesses certainement sans lendemain.

L'AMDH, section de Mohammedia et sur demande des habitants, était présente au sit in qui s'est déroulé sans incident.

LA SOLIDARITE AVEC LES VICTIMES DES POLITIQUES ANTI-SOCIALES DE L'ETAT NOUS INTERPELLE.

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lundi 26 novembre 2012

L'ambassade marocaine à Bruxelles l'a échappée belle grâce à l'intervention d'un conseiller du roi



Intervention d’un conseiller de Mohamed VI pour éviter un scandale à Bruxelles
Certaines sources associatives en Belgique ont révélé en exclusivité à notre site web que le premier conseiller du Roi Mohammed VI, Fouad Ali Al Himma, est intervenu en personne pour silencier les plaintes de nombreuses organisations non gouvernementales pro-marocains contre ce qu’elles appellent le refus de l’ambassade marocaine d’honorer ses promesses de payer les frais de leur participation à l’initiative de la marche pro-marocain pour le Sahara occidental à Bruxelles le 4 Novembre dernier.
Les mêmes sources ont révélé que les responsables de l’ambassade et le ministère de la communauté marocaine à l’étranger avaient accordé avec les représentants de la communauté marocaine en Belgique de financer tous les frais de transport et de nourriture et avaient promis d’organiser un concert de musique à l’occasion. Cependant, le ministre du parti de l’Istiqlal, Abdullatif Maazouz, a refusé et essayé d’échapper à la responsabilité de payer les coûts estimés à 17 000€. Devant cette réalité, après avoir payé les frais de cette marche par leurs propres moyens, de nombreux militants se avaient l’intention de se rassembler, avec des pancartes, devant l’ambassade du Maroc à Bruxelles pour protester contre ce qu’ils qualifient comme un scandale.
Au sein de la communauté marocaine en Belgique, on dit que peu de temps après avoir été informé de cet événement, Al Himma a téléphoné au ministre responsable et lui reprocha son manque de responsabilité et a ordonné le paiement immédiat de toutes les personnes ayant participé à cette marche, ce qui a empêché , selon eux, un véritable scandale qui aurait sali la réputation du Maroc dans la capitale de l’Europe.

http://plan-paix-onu.blogspot.fr/2012/11/lambassade-marocaine-bruxelles-la.html

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Honte sur vous, prédateurs sans âmes! Vous avez donc organisé la manifestation à Bruxelles pour le "Sahara marocain" à coup de corruption et de promesses non tenues... pour berner les gens simples que vous maintenez dans l'ignorance... Voyous!

vendredi 27 avril 2012

Sit-in d'anciens prisonniers des années de plomb pour exiger que les promesses de l'IER soient tenues.

Des victimes confirmées de la détention arbitraire et de disparitions forcées manifestent devant le Conseil national pour les droits de l'homme à Rabat, depuis mardi dernier. Leur intention est de poursuivre leur sit-in ouvert jusqu'à ce que la réponse des responsables au Maroc soient conformes à leurs revendication.

ضحايا العهد القديم مازالوا يعانون في العهد الجديد: يواصلون اعتصا أكد ضحايا الاعتقال التعسفي والاختفاء القسري، المعتصمين 
بالساحة المجاورة للمجلس الوطني لحقوق الإنسان بالرباط، منذ الثلاثاء المنصرم، نيتهم مواصلة اعتصامهم المفتوح إلى حين استجابة الجهات المسؤولة بالمغرب و المجلس الوطني لمطالبهم المشروعة. ويقول محتجون إن هذا الاعتصام يدخل في إطار لفت انتباه الرأي العام الوطني بكل قواه الحقوقية والسياسية والنقابية وفعاليات المجتمع المدني وكافة المدافعين عن حقوق الإنسان وكرامة المواطنين، إلى استمرار معاناة مجموعة من المعتقلين السابقين ضحايا الاعتقال التعسفي والاختفاء القسري خلال سنوات الرصاص الممتدة من 1956 إلى 1999، السنوات التي اشتغلت في حدودها هيئة الإنصاف والمصالحة، والتي توجت أعمالها بالتقرير الختامي الذي تضمن توصيات في مجال الإدماج الاجتماعي والتسوية الإدارية والمالية لصالح الضحايا. غير أن العديد من الضحايا أكدوا بعدم تفعيل هذه التوصيات لصالحهم كما أن عدد آخر منهم لم يتوصلوا بعد بالتعويض عن الضرر ولا بتوصيات في هذا الشأن بحجة أن ملفاتهم تعتبر خارج الآجال. هذا ويطالب ضحايا الاعتقال التعسفي والاختفاء القسري، الحكومة بتنفيذ كافة التوصيات التي أحيلت عليها و مطالبة المجلس الوطني لحقوق الإنسان بدراسة كافة التوصيات التي أحيلت على المجلس، و التي تتضمن التعويض عن الضرر و الإدماج الاجتماعي و التسوية الإدارية و المالية و التغطية الصحية. وأضاف المحتجون الذي يعتصمون بالساحة المجاورة للمجلس الوطني لحقوق الإنسان، أن الملفات التي عرضها رئيس منتدى الإنصاف والمصالحة، على المجلس الوطني لحقوق الإنسان، و التي يبلغ عددها 21 ألف ملف، لا تخضع لمعايير ولا تقدم من استفاد من التعويض من الضحايا، مُبرزين شعارات من قبيل " ضحايا الاختفاء القسري والاعتقال التعسفي ..نؤكد إصرارنا وعزيمتنا على مواصلة النضال حتى تحقيق مطالبنا المشروعة على أرض الواقع"، " ضحايا الاختفاء القسري يطالبون بتسوية كافة ملفاتهم" 


vendredi 8 juillet 2011

Khouribga : Si tu votes oui tu auras un emploi...

Khouribga : affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre
 Par lakome.com, 7/7/2011

Des émeutes ont éclaté à Khouribga depuis le mercredi 6 juillet avec des affrontements violents entre les forces de l’ordre et les manifestants revendiquant un travail à l’OCP.
Contacté par Lakome, des acteurs associatifs disent que les autorités ont arrêté 30 manifestants. Selon les mêmes sources, 9 d’entre eux seront traduit en justice. Les émeutes ont également fait des blessés des deux côtés.
Les affrontements les plus violents auraient eu lieu, selon des témoins sur place, à Hattane, un village dans les environs de Khouribga. Les manifestants y ont attaqué un centre appartenant à l’OCP. Les forces de l’ordre sont intervenues avec les matraques et les bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Des hélicoptères appartenant à la gendarmerie ont survolé la localité sans intervenir.

Que le début

Toujours selon les mêmes sources, les protestations ont gagné aussi le village de Boujeniba après que des manifestants aient attaqué des installations et des administrations appartenant à l’OCP.

Nombre d'observateurs locaux assurent que les protestations à Khouribga, qui connaît une présence policière massive, pourraient connaître plus de violence. Les manifestants continuant d'affluer.

Promesses non tenues?

Les causes de ces émeutes trouvent leur origine dans les promesses faites par la direction de l’OCP à ses employés selon lesquels leurs familles auraient la priorité dans l’embauche. Dans les deux jours qui ont précédé, la direction de l’OCP avait annoncé 8 000 postes à pourvoir sur le plan national. La direction a reçu à cet effet 36 000 demandes d’emploi. L’annonce des 3 000 postes alloués à la région de Khouribga et ses régions a déclenché l'ire de ceux dont la candidature n'a pas été retenue.

Selon des sources locales, le mécontentement des manifestants est aussi consécutif à la campagne référendaire. Les autorités de la ville auraient promis de l'emploi à tout ceux qui voteraient "oui" durant le référendum

http://fr.lakome.com/politique/42-actualites-politique/524-khouribga-affrontements-entre-les-manifestants-et-les-forces-de-lordre-.html

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Khouribga, la capitale minière, en lutte

Par Ali Fkir, 8/7/2011


En résumé (la couverture complète sera assurée par le Journal ANNAHJ ADDIMOCRATI):

- Depuis quelques années les enfants des anciens mineurs de Khouribga, les chômeurs de la région, les ouvriers victimes de licenciement arbitraire, les ouvriers qui travaillent dans le cadre de CDD (par l’intermédiaire des sociétés créées par d'anciens cadres de l'OCP, et qui bafouent les droits fondamentaux des salariés)....toutes ces couches sociales revendiquent leurs droits les plus élémentaire: droit au travail... luttent contre la précarité , contre le licenciement abusif...

- Avec le mouvement du 20 février, l'Etat a poussé son rejeton (l'OCP) à réintégrer les 850 ouvriers de SMESI qui avaient mené une bataille (de plus de 20 mois) sans précédente pour leurs légitimes droits.

- De même, on  promit à tous les protestataires le paradis terrestre, ce qui n'empêche pas l'Etat de coffrer 15 personnes (dont 11 ouvriers) suite aux émeutes de ces derniers mois dont la responsabilité incombe entièrement aux services locaux de l'Etat et de l'OCP.

- Des listes ont été ouvertes pour les personnes à la recherche du travail.

- On demande aux gens de patienter et attendre la fin de " l'opération constitutionnelle". L'administration à d'autres chats à fouetter!

- A la veille du "référendum" du 1er juillet, on demande aux gens d'aller voter OUI, condition incontournable pour bénéficier d'un poste de travail.

- Le lundi 4 juillet (3 jours après le référendum) des listes de bénéficiaires apparurent: le nombre est insignifiant (par rapport au nombre de candidats), les "bénéficiaires" sont choisis selon des critères de clientélisme, corruption, politique, connaissances...

L'Etat et l'OCP ont allumé l’étincelle qui mit immédiatement le feu à la poudre: les premières manifestations ont vu le jour à Khouribga, puis s'étendirent à Boujniba, Hattane et autres centres miniers de la province
Des dizaines d'arrestation, des blessés, des dégâts...Des hélicoptères seraient même intervenues pour disperser les manifestants...
Le jeudi 7 juillet, la région connait toujours des manifestations.
12 personnes ont été présentées au tribunal dont 8 à la cours d'appel.



La solidarité avec les victimes des politiques de l'Etat nous interpelle!
La solidarité avec les détenus nous interpelle!

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Maroc : Plus d'une centaine de blessés lors d'affrontements à Khouribga
Par Ghita Ismaili, Yabiladi, 8/7/2011
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De nouveaux incidents sont signalés à Khouribga. De violentes confrontations ont eu lieu entre des manifestants demandant à être employés à l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et les forces de l’ordre. Résultat : plus d’une centaine de blessés et de nombreux dégâts matériels selon un responsable de l’AMDH. 

Après les incidents survenus en mars dernier, de nouvelles manifestations ont eu lieu cette semaine à Khouribga, pour réclamer des emplois à l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).  Des manifestations qui ont débordées : Depuis lundi soir, la ville est témoin de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les chomeurs-manifestants de la région. « Des violences ont été signalées mardi et mercredi dans les villages voisins de Khouribga, à Boujniba et Hattane notamment, où les éléments des forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser les manifestations. Deux hélicoptères survolaient aussi le village mais sans intervenir », nous informe Assal Hajaj, président la section Khouribga, de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH), joint par téléphone.

Les confrontations ont causé jusque là « plus d’une centaine de blessés dans les deux rangs », nous indique la même source avant d'ajouter que « prés de 30 personnes ont été arrêtées. Elles sont soupçonnées d’avoir participé à des actes de vandalisme ». 13 personnes d’entre elles ont été présentées hier, jeudi 7 juillet, devant la justice. Les autres devraient comparaitre aujourd’hui, estime le responsable de l’AMDH.

Pour rappel, il y avait déjà eu de violents affrontements en mars dernier à Khouribga. La police avait procédé au démantèlement de plusieurs campements de chômeurs qui réclamaient d’être embauchés à l’OCP. Le bilan officiel avait fait état de 120 blessés dont 112 éléments des forces de l’ordre. A l’origine des protestations d’aujourd’hui, des promesses d’embauche qui n’auraient pas été parfaitement respectées par le groupe chérifien.

36 000 demandes d’emploi de Khouribga, pour 5800 postes promis au niveau national
Dans un communiqué rendu public en mai dernier,  le groupe informe de la mise en place d’« un important plan de redynamisation des régions sur lesquelles il opère ». Baptisé OCP Skills, « ce plan concerne 5800 nouveaux emplois pour les besoins industriels et de service au niveau des sites OCP, dans tous les métiers et tous les niveaux. Les recrues seront retenues en toute transparence selon des critères rigoureux. Parmi les nouvelles recrues, une attention particulière sera accordée aux candidats ayant une proximité avec l’OCP, soit en qualité d’enfants de retraités, soit en tant qu’habitants de zones riveraines de ses installations », pouvait-on lire sur le communiqué.
Sur les 5800 promesses d’embauche, l’OCP n’aurait réservé que 2800 pour les habitants de Khouribga et ses environs. Ce quota n’aurait pas satisfait ces derniers qui ont été prés de 36 000 à envoyer leurs candidatures à l’OCP. D’autant plus que « certaines familles ont reçu 3 convocations alors que d’autres n’ont rien vu venir », explique Assal Hajaj.

Le CNDH suit le dossier
Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), qui avait effectué une enquête suite aux violences du mois de mars, n’a pas encore diffusé les résultats de celle-ci. Contacté par téléphone, Mohamed Sebbar, secrétaire général du CNDH  nous a assuré que son organisation suit de très prés les événements actuels de Khouribga : « Les nouveaux éléments récoltés vont être inclus à notre enquête. Les résultats du rapport vont être publiés avant la fin du mois ».
http://www.yabiladi.com/articles/details/6109/maroc-plus-d-une-centaine-blesses.html