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jeudi 10 mars 2016

Des associations sahraouies et françaises appellent Hollande à intervenir pour le respect des droits de l’Homme au Sahara occidental

Paris, 09 mars 2016 (SPS)

 Les associations de Sahraouis en France et les associations françaises de soutien à la cause sahraouie ont distribué des documents et une lettre-pétition adressée au président français, Fançois Hollande pour le respect des droits de l’Homme au Sahara occidental, à l’occasion de la 11ème édition de la semaine anticoloniale et antiraciste qui se tient du 5 au 19 mars à Paris.

Ces associations ont animé un stand au salon anticolonial les 5 et 6 mars. De nombreux échanges ont eu lieu avec les visiteurs sur la situation au Sahara occidental, ainsi que la distribution des documents et la signature de la dite pétition.

Les signataires de cette lettre-pétition ont exprimé leur soutien à la grève de la faim des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, appelant à la libération des prisonniers politiques sahraouis et au respect des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc.

Ils ont également souhaité l’intervention du président français, afin de contribuer à la mise en place d'un mécanisme international pour  la surveillance du respect des droits de l'homme au Sahara occidental et à agir positivement pour le règlement de ce conflit, qusalon i n'a que trop duré, par l'organisation rapide du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui.

Les signataires ont enfin demandé la France à engager un processus de reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) qui fête le 40ème anniversaire de sa création (27 février 1976).

De nombreuses organisations nationales et internationales des droits de l'Homme, plusieurs organes des Nations unies et le Parlement européen ont dénoncé les violations des droits de l'homme au Sahara occidental, estimant qu’elles découlent directement de la non application du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, a rappelé la lettre. (SPS)

020/090/000 091432 MARS 016 SPS

Sahara Occidental : Supprimez le mur Remove the wall

 
Lines in the sand: Aerial view over the Moroccan wall in Western Sahara, “the greatest functional military barrier in the world”
Lignes dans le sable : vue aérienne du mur marocain au Sahara Occidental, "la plus grande barrière militaire fonctionnelle dans le monde"
Supprimez le mur. Passez à l'action : http://www.westernsahara-referendum.org/

Passer ma vie sur les routes, nomade, tel un vagabond.



Passer ma vie sur les routes, nomade, tel un vagabond.
Passer ma vie goutte après goutte, goûter tout ce qu'il y a de bon.

Passer ma vie à raconter des histoires, chanter des chansons,
Fuir ce monde qui est illusoire, ce monde qui me fait la leçon.

Moi « poète inutile, fainéant, improductif, et lâche »,
Moi la cigale qui chante l'été quand les fourmis se tuent à la tâche.

Passer ma vie à crier sur les toits que l'homme n'est pas fait pour ça.
Passer ma vie tout près de toi, parce que sans toi je ne suis pas.

Ils ont bâti un monde de blasés,
qui pensent que tout est cuit,
qui pensent que plus rien ne peut changer.

Nos rêves, nos vies, nos espoirs écrasés.
enchainés à leur chienne de pensée,
esclave de leur réalité.

Passer ma vie à essayer de me persuader qu'un jour peut-être
Les choses changeront d'elle même. Passer ma vie à vouloir faire avec
http://www.saltimbanks.fr

mercredi 9 mars 2016

L'Association médicale de réhabilitation des victimes de la torture célèbre le 8 Mars


L’AMRVT a organisé  le 8 mars 2016  une fête à l’occasion de la journée internationale de la femme au siège de l’association médicale de la réhabilitation des victimes de la torture à Casablanca.

Selon Federica Mogherini, le Sahara Occidental est un territoire éligible à l’autodétermination

Agences, 09.03.16
 La haute représentante de l’Union européenne (UE) aux Affaires étrangères et à la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a réaffirmé le droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même, soulignant que le Sahara occidental est un territoire non autonome éligible à l’autodétermination.
«Le Sahara occidental est un territoire non autonome. Les principes fondamentaux applicables aux territoires non autonomes sont fixés dans l'article 73 de la Charte des Nations unies» qui accorde à ces territoires un droit inaliénable à l’autodétermination, a écrit la chef de la diplomatie de l’UE dans sa réponse à l’eurodéputé Miguel Viegas qui s’inquiétait des conséquences de l’annulation de l’accord agricole UE-Maroc.
«L'UE soutient pleinement les efforts du secrétaire général des Nations unies pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes de la Charte de l'ONU», a insisté Mogherini dans sa réponse.
De son côté, le commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, Phil Hogan, a affirmé que l’appel, introduit par le conseil des Affaires étrangères de l’UE suite à l’annulation de l’accord agricole le 10 décembre dernier par la cour de justice de l’Union européenne est «non suspensif».

Meeting des anciens élèves officiers de l'ecole d'Ahemrmoumou

Meeting des anciens élèves officiers de l’école d'Ahemrmoumou , anciennes victimes des événements de Skhirat le 10 juillet 1971 à Casa le 5 mars 2016.
Avec intervention de la coordination des victimes , du  Forum Vérité et Justice et de l'association médicale de réhabilitation de victimes de la torture(l'AMRVT)
Pour un règlement équitable et pour la satisfaction de leurs doléances.


Affaire Ali AARRASS : « Didier REYNDERS ou la Realpolitik à tout prix »

Communiqué du Cabinet d’avocats Jus Cogens, Bruxelles, 9/3/2016



Reynders avec Saad Dine el Otmani

Le parlement belge est actuellement en train de discuter d’une loi portant assentiment à la « Convention de coopération entre le gouvernement du royaume de Belgique et le gouvernement du Royaume du Maroc en matière de lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme ».
Dans ce cadre, Monsieur REYNDERS, répondant à une interpellation du Député HELLINGS, a déclaré au sujet d’Ali AARRASS :
« Il s’agit d’une personne qui, dans le passé, a été extradée par l’Espagne vers le Maroc où il est toujours incarcéré. Il bénéficie de l’assistance consulaire belge. Les autorités marocaines répondent systématiquement aux différentes démarches belges que l’intéressé a été condamné pour diffusion de propagande islamique, pour participation à un réseau de combattants étrangers pour l’Irak et à des livraisons d’armes. Grâce aux efforts déployés par le consulat belge, la Commission marocaine pour les droits de l’homme a pu rendre visite à l’intéressé toutes les semaines. Rien n’indique que le condamné ait été torturé par les services marocains »[1].
Cette réponse est scandaleuse. Quelle honte de la part de celui-là même qui est censé assurer la protection des ressortissants belges en danger à l’étranger !

Sahara Occidental : Lettre-pétition à François Hollande


Dans le cadre de la 11ème édition de Semaine Anticoloniale et Antiraciste, qui se tient à Paris du 5 au 19 mars, les associations de Sahraouis en France et les associations françaises de soutien à la cause sahraouie ont animé un stand au salon anticolonial les 5 et 6 mars. De nombreux échanges ont eu lieu avec les visiteurs sur la situation au Sahara occidental, des documents ont été distribués et une lettre-pétition à François Hollande a été signée par plus de 180 personnes qui ont également apporté leur soutien à la grève de la faim des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik.
La Semaine Anticoloniale sera conclue, comme chaque année, par une manifestation le samedi 19 mars contre la guerre, le colonialisme et  le racisme et pour le soutien au droit à l'autodétermination des peuples.
Voici le texte de la Lettre-pétition adressée au président de la République française:
Monsieur le président de la République
Au cours de votre déplacement à Cuba en mai 2015, vous avez déclaré: "Je parlerai des droits de l'homme car chaque fois qu'il y a des prisonniers politiques, chaque fois qu'il y a des manquements à la liberté, la France ne reste pas bouche cousue".

Conflit du Sahara Occidental, quelles perspectives ? Désinformation et le monopole des médias pour promouvoir l'autonomie !

par Saïd SOUGTY, L'Humanité, 8/3/2016
Le 10 décembre 2015, la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) a pris la décision d’annuler l’accord agricole et de pêche avec le Maroc. Il concerne les produits agricoles, les produits agricoles transformés, les poissons et les produits de la pêche. La cour a estimé que Bruxelles aurait dû exclure le Sahara Occidental des accords d’échange qui régissent les deux parties. La cour s’est appuyée sur la position des Nations Unies qui ne reconnait pas au Maroc la souveraineté sur ce territoire.

Cette décision est conforme à un contexte international  juridique depuis la résolution du 14 décembre 1960 de l’ONU, qui était consacrée à la déclaration internationale sur l’octroi de l’indépendance aux peuples et pays sous domination coloniale.
C’est cette déclaration qui sera le cadre d’exercice de la 4ème commission onusienne chargée de la décolonisation, jusqu’à nos jours.
A la demande du Maroc, le Sahara Occidental sera inscrit  sur la liste des territoires à décoloniser. Il en reste aujourd’hui seize, que la commission spéciale se charge d’accompagner pour l’autodétermination.

Maroc : Un pédocriminel condamné à 10 ans de prison à Fès

par Yabiladi, 8/3/2016

La cour d’appel de Fès a condamné hier à une peine de 10 ans de prison ferme un homme de 40 ans accusé d’agression sur mineur avec violence, rapporte la MAP citant une source judiciaire.
L’homme était poursuivi pour avoir entraîné, le 13 février dernier au soir dans le quartier de Bab Ftouh, situé dans l’ancienne médina, un enfant de 12 ans qu’il a ensuite violé avec violence.
La cour d’appel a assorti cette peine d’une indemnisation de 40 000 dirhams que le mis en cause quarantenaire doit verser à sa victime.




La révolte des Sahraouis et promesses de Ban Ki Moon

Un vent de révolte souffle sur les camps de réfugiés sahraouis où s’est rendu Ban Ki-moon ce samedi. Usés par des années d’attente et de promesses internationales sans suite, des jeunes qui ne connaissent de la vie que ces tentes dressées dans la hamada ont déversé leur colère lors du passage du cortège du SG de l’ONU, venu personnellement s’enquérir de la situation de ces hommes qui attendent leur indépendance depuis de longues années.
Abla Chérif - Alger (Le Soir, 7/3/2016) - L’évènement est de taille. Il constitue la première manifestation de colère de la population sahraouie réfugiée en Algérie depuis la signature d’un cessez-le-feu (en 1991) entre le Front Polisario et les FAR (Forces armées royales). A ce moment, un processus devant mener à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du Sahara occidental avait été pris en charge par l’ONU et l’OUA, donnant l’espoir d’aboutir à la résolution d’un dossier sensible. 
Le projet est malheureusement resté au même point. Les déceptions se sont accumulées et naturellement exprimées à travers des jeunes ne pouvant plus contenir leur impatience. A bout de nerfs, ils ont hurlé leur colère : «40 ans ça suffit, nous voulons notre indépendance…»
Contraint d’annuler certains rendez-vous en raison de la tension qui prévalait dans la zone où il se trouvait, Ban Ki-moon a tout de suite saisi le message. «Je tâcherai de faire des efforts pour améliorer les conditions de vie des Sahraouis notamment sur le plan humanitaire, et je ferai de mon mieux pour convaincre les deux parties d’organiser un référendum d’autodétermination»
Pour démontrer une nouvelle fois tout son intérêt pour un dossier qu’il qualifie de véritable «bombe à retardement», le Secrétaire général des Nations-Unies a ensuite annoncé qu’il persistait à se rendre à El-Ayoune, dans les territoires occupés du Sahara occidental. Il y a plusieurs mois, Ban Ki-moon avait fait part de sa volonté de se rendre dans cette zone pour faire le point sur la situation des droits de l’Homme. Prises au piège, les autorités marocaines ont annoncé que leur roi se trouverait hors du pays à la date correspondant à la visite du représentant de l’ONU. 
Pour atterrir dans un territoire occupé, l’avion du SG de l’ONU avait besoin d’une autorisation des responsables locales, avait indiqué le secrétaire de Ban Ki-moon. Son déplacement à El-Ayoune a été annulé tout comme celui de Rabat.

Sahara Occidental: Referéndum ahora
La Confederación Intersindical se suma a la campaña internacional #ReferendumNow for #WesternSahara

por Pleno Confederal, CONFEDERACIÓN INTERSINDICAL, Madrid, 5 de marzo de 2016
[La Confédération intersyndicale espagnole se joint à la campagne internationale pour réclamer la tenue du référendum d'autodétermination au Sahara occidental prévu pour janvier 1992 par le Plan de Paix de l'ONU, et toujours pas réalisé 24 ans plus tard]

El pasado mes de noviembre se han cumplido 40 años desde la firma del ilegal Acuerdo tripartito de Madrid mediante el cual el Gobierno español abandonó el Sahara Occidental, entregándolo a Marruecos y Mauritania, lo que supuso la ocupación del territorio y el inicio de una guerra que duró 15 años.
El 6 de septiembre de 1991 entró en vigor el “alto el fuego” que debía preceder a la
realización de un referéndum de autodeterminación, previsto para enero de 1992 en el Plan de Paz de la ONU aceptado por el Frente Polisario y Marruecos, pero que 24 años después aún no se ha realizado ante la negativa del Estado marroquí.
Aunque de dichos acuerdos se derivó el establecimiento de la Misión de Naciones Unidas para la Realización del Referéndum en el Sahara Occidental (MINURSO), ésta no sólo no ha llevado a cabo su misión, sino que no se la ha dotado de competencias para la supervisión y vigilancia del cumplimiento de los derechos humanos en el territorio, y se mantiene impasible ante las violaciones reiteradas de los derechos humanos en los territorios ocupados del Sahara occidental.
Por todo ello, el Pleno de la Confederación Intersindical, reunido en Madrid en el día de hoy, reiteramos una vez más nuestra solidaridad con la justa causa del pueblo saharaui, y nos sumamos a la campaña internacional exigiendo la celebración del referéndum de autodeterminación para el pueblo saharaui.

mardi 8 mars 2016

Égypte : Silence, on purge !

TLAXCALA  تلاكسكالا
 Égypte : Silence, on purge ! - Depuis l'été 2013, des centaines d'Égyptiens et d'Égyptiennes ont disparu, victimes d'enlèvements de la part des forces de répression. Leurs familles ignorent où ils et elles se trouvent et s'ils et elles sont encore en vie. Des actions sont prévues dans toute l'Égypte à l'occasion de la Journée internationale des femmes ce 8 mars. Lire la suite
Ägypten: Ruhe, die Große Säuberung geht vor! Seit dem Sommer 2013 sind Hunderte ägyptischer Männer und Frauen verschwunden. Sie sind Opfer von Entführungen von Seiten der Repressionsskräfte. Ihre Familien wissen nicht, wo sie sich befinden und ob sie noch am Leben sind. Anlässlich dieses Welttages der Frau sind am 08. März 2016 verschiedene Initiativen durch Ägypten geplant. Weiterlesen 
 Egipto: ¡Silencio, se depura! -Desde el verano de 2013, cientos de egipcios y egipcias han desaparecido, víctimas de secuestros por parte de las fuerzas de represión. Sus familias no saben dónde se encuentran y si aún están vivos. Se han programado acciones en todo Egipto con motivo del Día Internacional de la mujer este 8 de marzo. Leer más
Egitto: Silenzio, si purga! Dall'estate del 2013, centinaia di egiziani/e sono scomparsi/e, rapiti/e dalle forze di repressione. Le loro famiglie non sanno dove sono o se e sono ancora vivi. Diverse azioni sono previste in tutto l'Egitto, in occasione della Giornata internazionale delle donne questo 8 marzo. Continua a leggere  

Légion d'honneur ou du déshonneur ?

Remise de la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite, soupçons de décoration secrète d’un responsable marocain poursuivi pour complicité de torture… 

La France est-elle en train de déshonorer la Légion d’honneur ?
Photo de ACAT France.
J

Poème de Wafae Charaf du fond de sa cellule



Wafae CHARAF, prison civile de Tanger
Dimanche, 8 Mars, 2015
Humanite.fr

A l'occasion de cette journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, une traduction de l'arabe au français d'un poème de la jeune militante Wafae Charaf du fond de sa cellule. La jeune Marocaine avait été emprisonnée, suite à son soutien aux luttes syndicales, dans sa ville de Tanger.

S'il vous plait, ne m'interrogez pas
Est-ce une vérité ?
Est-ce un rêve ?
Interrogez-moi...oui...interrogez-moi
Je suis liberté éternelle absolue
Je suis la patrie libre
Je suis une femme révolutionnaire
Je suis une jeune rebelle
Je suis une jeune militante...J'ai abandonné ma famille et mes camarades
Je suis derrière les barreaux des cellules de la réaction
Ma voix..Résistance.
Ma voix...Révolution
Mon amour...Résistance.
Mon militantisme...continu
Emprisonnée, opprimée, réprimée et j'ai souffert
Je me suis rebellé et je me rebellerai...J'ai milité et je militerai
Je réfléchi et je dis
S'il vous plait, avez-vous vu une détenue se consoler elle-même ?
Je renouvelle confiance en moi
Mon sourire augmente d'avantage mon espoir
Mon amour est celui d'une patrie libre
Mon amour est celui de la femme libre
Prisonnière je le suis mais libre malgré les chaines

Pour le 8 Mars : Quelques poèmes de Saida Menebhi pour les femmes du Maroc et du monde



Quelques poèmes de Saïda Menebhi, décédée en prison le 11 décembre 1977 à la suite d'une grève de la faim


Nous marchions
La tête haute, le regard perdu
Tu parlais d’un monde merveilleux
Qui viendrait car nous le voulons.
Dans ce monde, disais-tu,
Les enfants ne connaîtront plus la misère,
Les mamans n’abandonneront plus leurs bébés,
Les femmes ne seraient plus battues,
Méprisées, avilies.
Nous marchions, encore et toujours
Comme des fous et des damnés,
Lorsque nous sommes arrivés,
Déjà je rêvais.

——————————————
Fasciste, Fasciste,
Mille fois fasciste.
Un million de fois,
Je voudrais le répéter
Jusqu’à tant
Que je serai rassasiée.
Je suis un volcan en activité,
Et mes laves,
Sur tous les fascistes de Pinochet,
Je veux les cracher.
Fascistes et peureux,
Si vous croyez nous avoir
C’est plus de force que nous avons.
Quand vous nous réprimez
La porte en bois est insuffisante.
Mettez donc un mur,
c’est tout à fait admissible
Étant donné votre nature.
Mais la honte sera sur vos fronts
Demain, lorsque nous vaincrons.
Les mots m’échappent
Comme un feu
Et me brûlent les lèvres.
Criez, n’acceptez plus,
Vous qui êtes là
Derrière la porte en bois.
Nous, nous continuerons
À combattre, à refuser,
jusqu’à l’abattoir.
Et nos têtes,
Sur la lame,
Et jamais, jamais
Dans nos yeux
La crainte, ils verront.
Jamais, la maladie du silence
Ne nous atteindra.
Vous, mes sœurs
Troupeaux de bêtes,
C’est cela que vous semblez.
Et moi, les mains liées,
La gorge nouée, la nausée me prend,
De tous les fascistes et leurs pions.
Oh, vous qui ne comprenez pas,
Je me sens fatiguée,
Les épaules courbées
Par trop de souffrance,
De privation et de répression.
Mais nos pensées et l’envie de lutter,
Ni les années de prison,
Ni leur porte de bois
Et leurs griffes,
Ne me les enlèveront.
Je mourrai marxiste-léniniste.

——————————————-
La prison, c’est laid
Tu la dessines, mon enfant
Avec des traits noirs
Des barreaux et des grilles.
Tu imagines que c’est un lieu sans lumière,
Qui fait peur aux petits.
Aussi, pour l’indiquer
Tu dis que c’est là-bas.
Et tu montres avec ton petit doigt
Un point, un coin perdu
Que tu ne vois pas.
Peut être la maîtresse t’a parlé
De prison hideuse,
De maison de correction,
Où l’on met les méchants
Qui volent les enfants.
Dans ta petite tête
S’est alors posé une question :
Comment et pourquoi,
Moi, qui suis pleine d’amour pour toi
Et tous les autres enfants,
Suis-je là-bas ?
Parce-que je veux que demain,
La prison ne soit plus là…

————————————————
Le vent de mon pays
Souffle, hurle, gronde
Sur la terre humide qu’il balaie.
Il trace des figures,
Il grave un passé
Le mien, le tien, celui de chacun.
Son bruit me rappelle une symphonie
Celle que tu susurrais à mon oreille chaque nuit
Avant, il y a longtemps déjà
Aujourd’hui, ce soir, cette nuit.
Seules les empreintes de la vie
Me reviennent à l’esprit.
Et la pluie tenace, le vent têtu,
Reviennent comme chaque année,
Et me ramènent à toi,
Aussi loin que tu sais.
Me rappellent encore,
Que j’ai un corps, que j’ai une voix,
Que j’élève en offrande à toi.

Rappel : Le pot commun -solidarité Wafa Charaf

Rappel : aider Wafaa







solidarité Wafa Charaf

-- Organisé par : Ailes femmes et AFASPA --



Wafa Charaf est jeune militante associative  et politique marocaine  emprisonnée le  27 avril  2014  à Tanger au Nord du Maroc puis condamnée le 11 août 2014 à un an de prison ferme et à 1000dh d’amende et 50 000dh (5000€) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable. Le tribunal doublera la peine de Wafa en appel, elle sera condamnée à deux ans de prison. Les amendes et dommages maintenus. Rappelons que Wafa a été arrêtée suite à sa plainte pour enlèvement. En effet, à la suite d’une manifestation pacifique en soutien aux syndicalistes de la zone franche de Tanger arbitrairement licenciés, Wafa a été enlevée et menacée du fait de son action en soutien aux militants licenciés.
Nous vous contactons de nouveau afin de vous donner de ses nouvelles et relancer la campagne de soutien suite à la mission du 21 décembre 2015. Les parrains et marraines de Wafa et des organisations françaises ont conduit une mission au Maroc. Les délégués n’ont pas obtenu de réponse à leur demande de visite à la militante, mais ils ont pu rencontrer ses proches à Tanger.
Courageusement Wafa Charaf a entamé des études de droit en prison et reste très déterminée. Elle est actuellement à la prison de Larache où elle a été transférée l’été 2015. Elle a été délibérément éloignée de sa famille et de ses amis.
Nous vous rappelons qu’elle doit s’acquitter de la  somme  à laquelle a été condamnée : 5500 euros. Sa famille est d’origine modeste et n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité  de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende.
 C’est le prix de sa liberté. Notre solidarité doit l'aider à la retrouver.
www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo

Objectif 6 000 € (14 % )
860 € récoltés





Solidarité avec Wafaa Charaf, militante marocaine incarcérée






À l’occasion du 8 mars, journée internationale des femmes, le Parti communiste révolutionnaire joint sa voix aux militantes et militants du mouvement démocratique au Maroc pour exiger la libération de Wafaa Charaf, emprisonnée depuis bien tôt deux ans pour un délit d’opinion. Voici le texte d’un communiqué accompagné d’un appel à l’action, diffusé par ses supporters:
Transformer une victime en coupable. Voilà l’un des lugubres tours de passe-passe dont le pouvoir marocain a le secret. Militante de la défense des droits humains, Wafaa Charaf en fait la cruelle expérience derrière la haute enceinte blanche de la prison de Tanger. Cette jeune femme de 28 ans est embastillée depuis le 9 juillet 2014, date à laquelle elle a été arrêtée et placée en détention préventive après avoir déposé plainte contre X pour enlèvement et séquestration.
Les faits remontent au 27 avril de la même année. Très liée au monde ouvrier de ce port africain aux portes de l’Europe, Wafaa Charaf participait ce jour-là à un rassemblement de soutien aux ouvriers de la multinationale Greif (le numéro un mondial de l’emballage industriel), licenciés après la création d’une section syndicale. Un affront, au cœur de cette zone franche qui permet aux entreprises locales ou occidentales d’empocher des cadeaux fiscaux tout en disposant d’une main-d’œuvre bon marché, privée des droits les plus élémentaires. À l’issue de ce rassemblement, la militante était embarquée par des inconnus qui l’ont brutalisée, questionnée sur ses activités, avant de l’abandonner couverte de blessures au bord d’une route, en pleine nuit, à une quinzaine de kilomètres de la ville.

Visite mouvementée de Ban Ki-moon aux camps de réfugiés sahraouis

Conflit du Sahara Occidental

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Par Ali Boukhlef,6/3/2016
 
 Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, accueilli à Chahid El Hafedh par le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, et les autorités locales de Smara
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, accueilli à Chahid El Hafedh par le Premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, et les autorités locales de Smara
 

Le désespoir et le désarroi des populations sahraouies se sont donc exprimés, samedi, au grand jour.

Le secrétaire général des Nations unies, qui s’est dit «touché» par l’accueil populaire – et militaire – qui lui a été réservé par des centaines de citoyens sahraouis massés sur les deux côtés de la route qui mène d’un héliport improvisé sur une colline vers le centre administratif de Smara, a dû chambouler son programme à la dernière minute. Son staff, présent en force lors de cette visite, a annulé une rencontre avec des écoliers dans un groupement scolaire et une autre avec des jeunes Sahraouis, prévue au sein du bloc administratif qui gère le camp.

Des proches d’un jeune homme tué en février dernier par des militaires marocains, soutenus par des jeunes, ont bloqué l’accès au véhicule onusien. Pis, d’autres membres de la délégation, dont l’envoyé spécial des Nations unies, Christopher Ross, ont dû marcher quelques dizaines de mètres avant de pouvoir s’engouffrer dans la cours de l’école 17 Juin. Des jeunes Sahraouis se sont même attaqués à la voiture de Ban Ki-moon à coups de pierres.
Plus de peur que de mal, puisque ces actes n’ont provoqué aucun dégât. Ni humain ni matériel. Dehors, des dizaines de femmes crient «autodétermination» ou encore «Sahara libre». Une manière de faire pression sur les responsables onusiens afin de mener le projet de règlement de ce conflit à son terme.

lundi 7 mars 2016

Solidarité avec Ali Aarrass à Grenoble et à Gap









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Le Maroc est-il devenu une annexe de « Guantanamo » ? 

Compte-rendu de la réunion à Grenoble par Marc Ollivier. 

Grenoble 1 marsL’association « Maroc Solidarités Citoyennes » a organisé le 1er mars dernier, avec le soutien de plusieurs associations (CADTM, ATTAC 38, CIIP, AFPS, Rencontre des cultures, Cercle laïque, Ligue des femmes, Iran solidarités) une rencontre à propos des prisonniers politiques au Maroc.
C’est la poursuite d’une politique répressive à l’encontre des militants de la démocratie et des défenseurs de la liberté d’expression et des droits de l’homme qui était le sujet de cette rencontre, qui a rassemblé une trentaine de représentants de ces diverses organisations. L’occasion en était fournie par la présentation du livre « Marraine » de Marie-Jo Fressard, préfacé par Gilles Perrault [1].

Dans un premier temps, Marie-Jo Fressard a raconté son expérience de marraine de deux prisonniers politiques condamnés à 25 ans de prison par des jugements iniques, malheureusement fréquents au Maroc où le système judiciaire ne dispose pas de garanties d’indépendance par rapport au pouvoir exécutif. Les deux militants ont  été arrêtés en 1983 pour avoir manifesté pour protester contre le massacre perpétré par les forces de l’ordre en juin 1981 lors des « émeutes de la faim » de Casablanca (mitraillages dans les rues : entre 200 et 1000 morts)et contre la politique de Hassan II, en particulier à l’encontre des Palestiniens.. Condamnés à mort, puis à perpétuité pour cette manif, leur peine a été transformée en 25 années de prison, ponctuées de tortures, de mauvais traitements, de grèves de la faim. Toujours soutenu par Marie-Jo et les défenseurs des droits de l’homme, ils ont finalement été libérés après ce calvaire de 25 ans. Mais ce cas n’est pas isolé dans la situation actuelle des droits de l’homme au Maroc.

Grenoble 1 marsKhadija Ryadi, qui a postfacé le livre de Marie-Jo, montre l’usage répété de ces longues peines souvent accompagnées de tortures et de mauvais traitements, manifestement dans le but de faire peur à la population, et particulièrement aux syndicalistes et aux jeunes militants exigeant le respect des droits humains et de la démocratie.
L’éditeur belge  Luk Vervaet a pris ensuite la parole. Il explique avoir créé la maison d’édition « Antidote » avec quelques amis pour offrir une liberté éditoriale multilingue et transfrontalière aux « sans voix ». 

Il évoque le cas d’un autre prisonnier politique belgo-marocain, Ali Aarrass. Cet homme né à Mellila (enclave espagnole au nord du Maroc) installé en Belgique depuis l’âge de 15 ans pour y rejoindre sa mère, ouvre une petite librairie à Bruxelles après son service militaire. Puis il décide de retourner à Mellila. Mais là, le Maroc demande son arrestation à l’Espagne et son extradition au Maroc sous prétexte de soutien au terrorisme. Le juge Balthasar Garzon l’arrête et l’emprisonne en 2008 sous torture blanche (isolement et silence total etc…). En 2009, constatant le vide de son dossier, et malgré une mise en garde de l’ONU, il l’extrade au Maroc où là il est pris en main par la police judiciaire pendant dix jours. Ensuite il est condamné à 15 ans de prison sur la base d’un texte d’aveu signé sous la torture. Il est devenu depuis l’un des cinq prisonniers choisis comme symboles de la lutte contre la torture par Amnesty international.
Luk Vervaet, pour conclure son intervention, rappelle que le Maroc a joué le rôle d’un sous-traitant (ainsi que quelques autres pays) pour torturer les détenus de Guantanamo. On peut craindre qu’il ne devienne un carrefour important du réseau des pratiques « sécuritaires » peu sensibles au respect des droits individuels que l’on voit se développer à l’international sous les pressions des États-Unis.
Selon lui, les autorités belges par exemple se préparent à demander au Maroc d’effectuer des patrouilles de surveillance dans les quartiers qu’elles considèrent comme « sensibles » en Belgique. Cette opinion est d’ailleurs confortée par les nombreux exemples exposés dans un autre ouvrage qu’il a édité sous le titre « Guantanamo chez nous »[2].
Le débat qui a suivi ces interventions a manifesté une forte sensibilisation aux cas individuels relatés par Marie-Jo Fressard (qui continue à être la marraine de deux jeunes détenus sahraouis arrêtés et condamnés dans les mêmes conditions) et par Luk Vervaet. La nécessité d’une vigilance accrue a été réaffirmée vis à vis des diverses manifestations des « pratiques sécuritaires » dans plusieurs pays et la question a notamment été posée « Ne faut-il pas analyser sous cet angle les velléités d’installer un « état d’urgence » permanent dans notre pays mettant en péril l’état de droit ?

[1]     Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains, éditions Antidote 2015 Belgique. Préface de Gilles Perrault, postface de Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’AMDH -.(www.antidote.be)
[2]     Guantanamo chez nous ?,  éditions Antidote 2014 Belgique, Auteur Luk Vervaet, Préface de Maître Marc Nève, avocat.
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Le 3 mars, une réunion sur le même thème a réuni une vingtaine de personnes à Gap.

Compte-rendu par Pascale et Pierre Letz

Gap 3 mars

 Après la présentation de la soirée par Nicole du Mouvement de la Paix, s'est déroulée une série de questions/réponses entre Luk Vervaet l'éditeur et Marie- Jo Fressard, l'auteure de « Marraine ».

 Au cours de cet échange, nous apprenons l’empathie de Marie-Jo pour le Maroc depuis sa jeunesse : à la Libération, elle fait la connaissance d'un soldat marocain venu libérer Thann en Alsace.Plus tard, la lecture du livre de Gilles Perrault "Notre ami le roi" fera le reste... Elle porte un grand intérêt à ce pays, tant du point de vue politique que géographique .

Les échanges de cette soirée ont surtout porté autour de son action auprès des prisonniers politiques, particulièrement Ahmed Chaïb et Ahmed Chahid dont elle fut la marraine et sur l'absolutisme de la royauté marocaine.
Furent également évoqués les prisonniers politiques du Sahara Occidental.

En 2ème partie, Luk a exposé son action et son travail en Belgique en tant que professeur de néerlandais dans les prisons dont il fut exclu sans qu'aucune raison officielle ne lui ait été exprimée.

Gap 3 mars

Il nous a également évoqué le travail du comité de soutien "Free Ali" auprès de Ali Aarrass, belgo-marocain emprisonné et torturé sur de fausses allégations de trafic d'armes.

Il nous a informés d'un projet de patrouille mixte belgo-marocaine dans un quartier dit sensible de Bruxelles, avec  des  « repères supposés de djihadistes », au prétexte de la méconnaissance islamique de la police belge.

Nous apprenons aussi le projet de création d'un « guantanamo » européen au Maroc pour les prisonniers djihadistes... Souhaitons que celui-ci ne voie jamais le jour !