Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Waafa Charaf. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Waafa Charaf. Afficher tous les articles

samedi 14 mai 2016

14 mai : un petit rappel pour la soirée artistique et de solidarité des femmes avec Wafa


Le 14 mai 2016 à 15 h à la maison des femmes de femmes de Paris.
Adresse : 163 rue de Charenton 75012 Paris métro Reuilly -Diderot

Dîner solidaire à 10 EUROS dont les recettes vont à Wafa, Théâtre, prise de paroles, musique, danse.
inscription recommandée: Association Ailes femmes du Maroc : ailesfm@gmail.com

Commenter

mardi 8 mars 2016

Rappel : Le pot commun -solidarité Wafa Charaf

Rappel : aider Wafaa







solidarité Wafa Charaf

-- Organisé par : Ailes femmes et AFASPA --



Wafa Charaf est jeune militante associative  et politique marocaine  emprisonnée le  27 avril  2014  à Tanger au Nord du Maroc puis condamnée le 11 août 2014 à un an de prison ferme et à 1000dh d’amende et 50 000dh (5000€) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable. Le tribunal doublera la peine de Wafa en appel, elle sera condamnée à deux ans de prison. Les amendes et dommages maintenus. Rappelons que Wafa a été arrêtée suite à sa plainte pour enlèvement. En effet, à la suite d’une manifestation pacifique en soutien aux syndicalistes de la zone franche de Tanger arbitrairement licenciés, Wafa a été enlevée et menacée du fait de son action en soutien aux militants licenciés.
Nous vous contactons de nouveau afin de vous donner de ses nouvelles et relancer la campagne de soutien suite à la mission du 21 décembre 2015. Les parrains et marraines de Wafa et des organisations françaises ont conduit une mission au Maroc. Les délégués n’ont pas obtenu de réponse à leur demande de visite à la militante, mais ils ont pu rencontrer ses proches à Tanger.
Courageusement Wafa Charaf a entamé des études de droit en prison et reste très déterminée. Elle est actuellement à la prison de Larache où elle a été transférée l’été 2015. Elle a été délibérément éloignée de sa famille et de ses amis.
Nous vous rappelons qu’elle doit s’acquitter de la  somme  à laquelle a été condamnée : 5500 euros. Sa famille est d’origine modeste et n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité  de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende.
 C’est le prix de sa liberté. Notre solidarité doit l'aider à la retrouver.
www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo

Objectif 6 000 € (14 % )
860 € récoltés





dimanche 12 juillet 2015

La grève de la faim, l’arme qui reste aux opprimés (Maroc)

« … J'ai décidé d'entamer une grève de la faim préventive de 48h à partir du 8 juillet. Je réitère ma demande aux organisations des droits de l'homme nationales et internationales de dénoncer les exactions graves dans les prisons marocaines, et je réclame l’amélioration des conditions dans les prisons marocaines afin qu’elles soient des centres d’apprentissage et d’insertion et non des lieux de destruction de l’humain. » Waafa Charaf, activiste politique et militante des droits de l’homme, le 7 juillet 2015.


Waafa Charaf

Faux semblants, silences, fins de non-recevoir
« Des lieux de destruction de l’humain », elle sait ce que cela veut dire Waafa, emprisonnée pour deux ans à Tanger. Le motif pour lequel la justice marocaine l’a condamnée : « dénonciation calomnieuse » de tortures exercées sur sa personne, alors qu’elle a porté plainte contre X. X s’est donc reconnu et senti calomnié. Qui X peut-il bien être ?
A cette mascarade s’en ajoutent d’autres. Soulignées par le journaliste Ali Lmrabet, qui mène une grève de la faim illimitée depuis le 24 juin devant le Palais des Nations à Genève, pour obtenir ses papiers d’identité marocaine. On refuse de les lui faire sous prétexte qu’il n’habiterait pas à l’adresse qu’il donne à Tanger (chez son père), alors qu’il a quitté depuis 2011 l’Espagne où il avait dû s’expatrier pour avoir été interdit pendant 10 ans d’exercer au Maroc son métier de journaliste (en 2005). 10 ans après, et alors qu’il s’apprêtait à lancer un nouveau journal satirique dans son pays, il ne peut user de son droit à son identité nationale…


Ali Lmrabet

Immanquablement, on pense à septembre 1991, lorsque le militant marocain de gauche Abraham Serfaty, qui venait de passer dix-sept ans en prison après avoir été enlevé et torturé pendant de longs mois, était libéré par Hassan II mais expulsé vers la France comme « brésilien » !
Sur quels fondements juridiques peut donc s’appuyer aujourd’hui au Maroc un citoyen qui sait sa liberté ou sa vie menacée ? Ali Lmrabet l’éclaire dans un article publié le 4 juillet sur son site Demainonline :
« Enfin, pour ceux qui nous invitent à déposer plainte contre l’État marocain à chaque fois que nos droits civiques sont violés, il faut savoir que si le Maroc a ratifié le « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », qui comprend les droits et libertés classiques qui protègent les particuliers contre les ingérences de l’État, comme le droit à la vie, l’interdiction de la torture, de l’esclavage et du travail forcé, le droit à la liberté, etc., il n’a pas voulu ratifier le protocole facultatif qui permet à des particuliers, c’est-à-dire vous et moi, de déposer des « communications » (plaintes) individuelles au sujet du respect du Pacte par les États qui ont ratifié ce protocole additionnel.
C’est-à-dire quoi ? C’est-à-dire qu’un Marocain qui se verrait privé arbitrairement d’un droit fondamental par son État ne peut pas se diriger à l’ONU pour obtenir gain de cause. »
Vouloir disposer de soi-même ? C’est interdit
Récupérer le corps de son enfant ? C’est impossible
Les Marocains sont ainsi maltraités par leur État.
Et pour les Sahraouis, c’est pire. Le Sahara Occidental ex-espagnol est un territoire non autonome, dont le peuple n’a pu s’autodéterminer jusqu’à maintenant – bien qu’il s’agisse en terme de décolonisation d’un droit inaliénable –, et sur lequel le royaume, quoi qu’il en dise, ne peut exercer aucune souveraineté internationalement reconnue.
Dans leur territoire occupé par le Maroc depuis 1975, les Sahraouis subissent une forte répression (tabassages, enlèvements, torture, incarcérations sans jugement) dès qu’ils manifestent en faveur de l’autodétermination, ce qu’ils font régulièrement depuis 2005. Les manifestations en ce sens sont tout simplement interdites par la loi marocaine.
Et à la brutalité des policiers s’ajoute la présence de nombreux colons – dont certains sont venus au Sahara plus ou moins contraints et forcés, pour augmenter le nombre de votants potentiellement favorables au Maroc lors du référendum à venir. Ces colons marocains peuvent être simplement indifférents, mais aussi parfois franchement hostiles à la population sahraouie.
C’est ainsi qu’à El Aïoun, le 31 janvier dernier, un jeune activiste de 21 ans, Mohamed Lamine Haidala, s’est fait agresser près de chez lui par cinq hommes qui lui ont donné des coups, balancé des pierres et surtout transpercé le cou avec une paire de ciseaux. Les secours ont tardé, à l’hôpital on lui a recousu sa blessure sans anesthésie semble-t-il, puis il a été emmené de force à plus de 500 km de là au commissariat d’Agadir. Sa plaie s’est envenimée et il est décédé le 8 février.
Sa mère, Takbar Haddi, qui vit aux Canaries, est arrivée le lendemain de sa mort pour réclamer le corps de son fils. Elle voulait qu’une autopsie soit faite pour que les causes réelles du décès de Haidala soient rendues publiques, mais on le lui a refusé, et elle n’a pu récupérer le corps. Mise dans l’impossibilité de faire son deuil, après trois mois de démarches sans résultat, elle a décidé d’entamer une grève de la faim illimitée, le 16 mai, devant le Consulat du Maroc à Las Palmas de Gran Canaria, réclamant aussi que les présumés coupables soient poursuivis.

 Takbar Haddi

Après 36 jours de grève, elle a dû être hospitalisée. Les soutiens espagnols à son action ont alors enclenché une grève de la faim solidaire, par roulement, de 24 h en 24 h. Au 10 juillet, 22 personnes, aux Canaries, en Espagne, au Portugal, au Parlement européen, ont déjà participé à cette chaine ; d’autres s’apprêtent à le faire, avant que Takbar Haddi ne reprenne elle-même son mouvement, à l’issue du Ramadan.

Toutes ces grèves de la faim vont-elles amener le Maroc à mettre en œuvre une vraie justice, qui ne soit plus aux ordres d’un État méprisant ses propres citoyens et plus encore les habitants du Sahara Occidental qu’il colonise ?

Elles devraient, pour le moins, embarrasser l’exécutif français qui s’apprête à remettre la médaille d’Officier de la Légion d’honneur à Abdellatif Hammouchi, patron des services de contre-espionnage marocain, accusé de faits de torture et de complicité de torture par plusieurs personnes franco-marocaines.
------------------------------------------------------------------------
 
https://youtu.be/UubhpFSry9
 Ajoutée le 13 juil. 2015

https://youtu.be/khkB4u9bdFA

 Le 9 juillet 2015 , devant le Palais des Nations-Unies à Genève, chaque représentant d'ONG a exprimé avec ses convictions et termes propres son soutien à Ali Lmrabet. AB
youtube.com

 https://youtu.be/khkB4u9bdFA