Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Égypte مصر. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Égypte مصر. Afficher tous les articles

mardi 8 mars 2016

Égypte : Silence, on purge !

TLAXCALA  تلاكسكالا
 Égypte : Silence, on purge ! - Depuis l'été 2013, des centaines d'Égyptiens et d'Égyptiennes ont disparu, victimes d'enlèvements de la part des forces de répression. Leurs familles ignorent où ils et elles se trouvent et s'ils et elles sont encore en vie. Des actions sont prévues dans toute l'Égypte à l'occasion de la Journée internationale des femmes ce 8 mars. Lire la suite
Ägypten: Ruhe, die Große Säuberung geht vor! - Seit dem Sommer 2013 sind Hunderte ägyptischer Männer und Frauen verschwunden. Sie sind Opfer von Entführungen von Seiten der Repressionsskräfte. Ihre Familien wissen nicht, wo sie sich befinden und ob sie noch am Leben sind. Anlässlich dieses Welttages der Frau sind am 08. März 2016 verschiedene Initiativen durch Ägypten geplant. Weiterlesen 
 Egipto: ¡Silencio, se depura! -Desde el verano de 2013, cientos de egipcios y egipcias han desaparecido, víctimas de secuestros por parte de las fuerzas de represión. Sus familias no saben dónde se encuentran y si aún están vivos. Se han programado acciones en todo Egipto con motivo del Día Internacional de la mujer este 8 de marzo. Leer más
Egitto: Silenzio, si purga! - Dall'estate del 2013, centinaia di egiziani/e sono scomparsi/e, rapiti/e dalle forze di repressione. Le loro famiglie non sanno dove sono o se e sono ancora vivi. Diverse azioni sono previste in tutto l'Egitto, in occasione della Giornata internazionale delle donne questo 8 marzo. Continua a leggere  

samedi 3 mai 2014

Un comité de détenus annonce une grève générale dans les prisons égyptiennes مصر : نداء من وراء القضبان

24 avril 2014- Dans un communiqué diffusé à la presse, un comité de détenus politiques annonce un mouvement de grève générale dans les prisons. Il y dénonce la détention arbitraire de plus de 20 000 personnes et les mauvais traitements qu'elles subissent régulièrement depuis leur arrestation entre le 3 juillet 2013 et le 31 janvier 2014.  Parmi elles, on compte : 1232 médecins, 2574 ingénieurs, 124 professeurs d'université et chercheurs, 5342 étudiants de l'université islamique al-Azhar, 3879 étudiants d'autres universités, 704 femmes et 689 enfants. Selon ce communiqué, 21 personnes sont mortes sous la torture, 618 personnes souffrent de maladies graves et 53 enfants ont les oreillons, sans que des soins appropriés ne leur soient dispensés.
Ces milliers de détenus sont répartis sur tout le territoire égyptien, dans les prisons et camps d'incarcération suivants : Borg el Arab et et  al-Hadara (Alexandrie), Damanhour, Abou-Zaabal (Kalyoubya), Wadi Natroun (désert le Caire-Alexandrie), Tora (le Caire), Gamsa, al-Akrib, al-Fayoum, Assiout, al-Wadi al-Gadid (al-Kharga).
Egipto: un Comité de detenidos anuncia una huelga general en las cárceles
Über 20 000 politische Gefangenen in Ägypten bereiten Generalstreik vor

Égypte : 683 manifestants pro-Morsi condamnés à mort/Le Mouvement des jeunes du 6 avril interdit

 683 manifestants pro-Morsi condamnés à mort
Le tribunal d'al-Minya, en Moyenne-Égypte, a requis la peine de mort, lundi 28 avril, contre 683 partisans du président déchu, Mohamed Morsi, pour des actes de violence et le meurtre de policiers. Ces peines doivent désormais être approuvées par le mufti égyptien, une étape considérée comme une formalité. Ces personnes, jugées dans les plus grands procès de masse de l'histoire récente selon l'Organisation des Nations unies, étaient accusées d'avoir participé à des manifestations violentes à al-Minya, le 14 août 2013, le jour même où quelque 700 partisans du président tombaient sous les balles de policiers et de soldats au Caire. Selon l'ONG Human Rights Watch, le procès n'a duré que quelques heures, et le tribunal a empêché les avocats de la défense de prendre la parole.
Sur les 683 condamnés, une cinquantaine seulement sont en détention -les autres ayant été libérés sous caution, en fuite ou déjà morts. Parmi les détenus figure Mohammed Badie, guide suprême des Frères musulmans, la confrérie vieille de 85 ans qui avait remporté toutes les élections depuis la chute du président Hosni Moubarak, au début de 2011, avant d'être déclarée « terroriste » en décembre.
Ce verdict a aussitôt été condamné par l'ONU, et l'Union Européenne qui dénoncent une "atteinte au droit international" et "aux droits humains". Les États-Unis, quant à eux, appellent le Caire à annuler ces peines ainsi que les 529 autres prononcées fin mars. Pour la Maison Blanche  « le verdict d'aujourd'hui, comme celui du mois dernier » est « un défi aux règles les plus élémentaires de la justice internationale », fustigeant dans sa déclaration un « précédent dangereux ».


Le Mouvement des jeunes du 6 avril interdit
Le tribunal des référés du Caire a interdit toutes les activités du Mouvement des jeunes du 6 avril, ordonné la saisie de ses biens et la fermeture de ses locaux. Motif : « atteinte à l’image de l’Égypte et intelligence avec l’étranger ».
Crée en mars 2008 en soutien aux grévistes des filatures de Mahalla al-Kubra, ce mouvement avait activement préparé le soulèvement du 25 janvier 2011 contre le président Moubarak et participé aux manifestations contre le Conseil Suprême des Forces Armées.
La condamnation à 3 ans de prison de ses principaux leaders -Ahmed Maher, Mohamed Adel et Ahmed Douma- a aussi été confirmée, le 7 avril dernier, par la cour d'appel du Caire. Ils avaient été arrêtés en décembre dernier, suite à une manifestation devant le Conseil constitutionnel, le 30 novembre 2013, pour demander l'annulation du décret ministériel interdisant les rassemblements de plus de 10 personnes.
Le 6-Avril a publié un communiqué condamnant la décision de justice et affirmant que « le mouvement poursuivra son action comme il l’entend ». Quant à Ahmed Maher, il a envoyé ce commentaire sur les réseaux sociaux : "Aujourd'hui, c'est le Mouvement du 6-Avril et demain ce sera tous les autres... Chaque jours, le régime militaire utilise tous les artifices des régimes répressifs pour se venger de la révolution du 25 janvier !"
Source : Échos d’Égypte, 28 avril 2014 

jeudi 3 février 2011

Moubarak, dégage !


À découper selon le pointillé. Vite !
Dessin de Josetxo Ezcurra

APPEL DES ÉGYPTIENS DE PARIS
Rassemblements 
Jeudi 03/02 à 14h  & Vendredi 04/02/2011  à 14h
devant l'ambassade d'Égypte
56 avenue d'Iéna, M° Kleber 
Samedi 05/02/2011 à 14 heures 
place de la République
métro: République
HALTE au massacre du peuple égyptien 

Soyons nombreux, la situation est très grave.
Des blessés et arrestations par milliers,
des morts chaque jour et des personnes disparues, 
Hommes, femmes,  enfants et personnes âgées dans la rue depuis 9 jours
Des milliers de policiers civils parmi les manifestants pour les massacrer. 
Ils  brûlent le pays,  ces criminels doivent être jugés avec Moubarak  pour crimes contre l'humanité.

jeudi 27 janvier 2011

"Les régimes arabes sont dans la posture de la citadelle assiégée"

(Légende : manifestation le 19 janvier 2011 à Tunis. Crédit photo : magharebia/Flickr)
Interview - Face à la révolution tunisienne, les pouvoirs algérien, marocain ou égyptien engageront-ils des réformes ? Peu probable, selon le politologue Vincent Geisser. Ce serait remettre en cause les bases de leur toute-puissance.
L’Hexagone sur la balance
Terra eco : la révolution tunisienne peut-elle secouer d’autres pays du Maghreb ?
Vincent Geisser : Les situations politiques, économiques et sociales sont très différentes d’un pays à l’autre. Je ne crois pas à une reproduction à l’identique du scénario tunisien, qui tient notamment à la spécificité du rôle de l’armée. Dans beaucoup de pays arabes, c’est un pilier du régime, elle est souvent très idéologique et nombre d’officiers ont des parts dans l’économie. Ce n’est pas le cas en Tunisie. Là où il y aura bien un effet certain et substantiel, c’est dans la tête des citoyens, des opposants et des activistes des droits de l’homme. Alors qu’ils étaient jusqu’à présent résignés, pensant qu’il était quasiment impossible de faire partir les dictateurs, la révolution tunisienne a ouvert un horizon. C’est dans ce sens qu’on peut parler d’onde comparable avec le mythe Solidarnosc dans les années 1980 en Pologne. C’est un mythe positif car ce n’a pas été une révolution islamique, ni un coup d’Etat militaire mais une révolution populaire au sens où de larges secteurs de la population, des paysans aux bourgeois de Tunis sont descendus dans la rue.
Tous les regards sont tournés vers le monde arabe, mais plus largement, l’Afrique peut-elle connaître des soubresauts ?
Même s’ils ont parfois déçu, ce continent avait déjà connu des processus démocratiques, sans passer forcément par des révolutions. Il y a donc déjà des scénarios qui font modèle. Mais il est vrai qu’en regardant les sites Internet africains francophones, on voit que les articles sur la Tunisie sont énormément repris. On l’oublie souvent : la Tunisie est un pays arabe mais aussi un pays africain ! Pour l’anecdote, un de ses principaux clubs de foot s’appelle le Club africain. Elle y a toujours eu un rayonnement – peut-être plus dans la partie francophone où les liens traditionnels sont plus forts – avec la présence en Tunisie d’une communauté d’étudiants et d’une immigration africaines.
Comment vont réagir les pouvoirs algérien, marocain ou égyptien face à cette onde de choc tunisienne ?
Les régimes arabes sont usés, avec des sources de légitimité considérablement affaiblies. Ils sont donc plus dans la posture de la citadelle assiégée que dans la volonté de s’ouvrir sur la société. On voit deux types de réponses. D’une part, ils ont compris qu’une série de protestations pouvait affaiblir un régime et même faire partir un autocrate, donc les dispositifs sécuritaires et de répression vont se renforcer dans les prochaines semaines. L’autre réponse est une forme de populisme économique qui consiste, pour acheter la paix sociale, à promettre un certain nombre de mesures de diminution des prix, de diminution des impôts, de créations d’emplois, etc. Mais ce sont plus des pansements posés sur un cancer que de grandes réformes qui changeront la donne.
Pourquoi ne croyez-vous pas à l’efficacité de ces mesures pour augmenter le pouvoir d’achat ou réduire le chômage ?
D’abord, les solutions ne sont pas seulement nationales mais aussi négociées à l’échelle internationale. Mais surtout, à moins de se tirer une balle dans la tête, on voit mal comment ils pourraient engager de véritables réformes économiques qui supposeraient de remettre en cause une des bases de leur régime : la corruption et l’appropriation des richesses nationales par des élites militaires et économiques liées au pouvoir. D’ailleurs, contrairement à ce qu’on peut croire, la Tunisie avait plutôt une bonne santé économique, mais elle ne profitait qu’à une partie de la population et ces derniers temps de plus en plus aux clans liés au palais présidentiel.
Vous dites que les solutions sont en partie internationales. Cela vaut aussi pour la Tunisie d’aujourd’hui, même si elle est engagée sur la voie de la démocratie…
Tout à fait. Les politiques d’ajustement structurel (lutte contre les déficits budgétaires et l’inflation, privatisation d’une partie des entreprises publiques…) appliquées à ces pays ont créé des équilibres macro-économiques, mais d’autres indicateurs, comme le chômage des jeunes et des diplômés, ont été complètement négligés. Jusqu’à la veille de ces révoltes, la Tunisie était encore considérée comme un modèle ! Cela montre que les bailleurs de fonds internationaux– la Banque mondiale et le Fonds monétaire international – doivent intégrer une dimension sociale beaucoup plus forte dans leurs critères d’évaluation mais aussi dans leurs politiques de soutien aux réformes économiques. Par ailleurs, l’exemple tunisien doit nous interpeller aussi en Europe : si la Grèce n’est pas une dictature, elle a connu récemment des protestations très fortes, il y a eu des morts…
**************
Vincent Geisser est sociologue et politologue, enseignant à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman et chargé de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il a publié en 2009 avec Moncef Marzouki - un des opposants historiques à Ben Ali - Dictateurs en sursis, une voie démocratique pour le monde arabe (E http://www.terra-economica.info/Vincent-Geisser-Les-regimes-arabes,15384.html

vendredi 22 janvier 2010

Washington approuve la construction du mur égyptien à la frontière avec Gaza

Par AFP, 20/1/2010
WASHINGTON, Les États-Unis ont soutenu formellement mardi la construction de la barrière anti-tunnels égyptienne à la frontière avec la bande de Gaza, arguant qu'elle empêcherait la contrebande d'armes.
"Nous pensons que la contrebande d'armes doit cesser et que des mesures pour y mettre fin peuvent être prises", a déclaré Gordon Duguid, un porte-parole du département d'Etat.
"Nous soutenons aussi un meilleur accès à Gaza pour les fournitures humanitaires", a-t-il ajouté: "Il y a des canaux établis pour ce faire, et ces canaux ne doivent pas être entravés par le Hamas, ni par aucun parti à Gaza".
L'Egypte bâtit un mur métallique souterrain à sa frontière avec Gaza, censé empêcher la contrebande des marchandises via des centaines de tunnels.
Le Caire est un allié proche des Etats-Unis dans la région, et l'un des principaux intermédiaires du processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Ahmed Aboul Gheit, le chef de la diplomatie égyptienne, a été reçu vendredi 8 janvier à Washington par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

vendredi 8 janvier 2010

CONTRE LE MUR D'ACIER : Déclaration à l’occasion du premier anniversaire de la guerre d’agression contre la Bande de Gaza et de la poursuite du blocus israélien et arabe


par l'Union internationale des oulémas musulmans الاتحاد العالمي لعلماء المسلمين
29/12/2009. Traduit par IAY et édité par Tafsut Aït Baamrane, Tlaxcala
Doha, le 12 Muharram 1431, correspondant au 29 décembre 2009
Louanges à Allah, que les prières et le salut soient sur notre maître Mohamed l’envoyé d’Allah, ainsi qu’à sa famille, ses compagnons et tous ceux qui le suivent,
L’Union Internationale des Oulémas Musulmans vit encore sous le choc suite à la nouvelle diffusée dans les médias que les autorités égyptiennes avaient entrepris depuis quelques jours de construire un mur souterrain de séparation en acier, allant de 20 à 30 mètres en profondeur, pour en finir avec les tunnels clandestins entre la ville de Rafah côté palestinien et la ville de Rafah côté égyptien, ce qu’avaient confirmé les autorités égyptiennes sous prétexte que cela serait une nécessité pour la sécurité nationale de l’Egypte. Nous ne pouvons que nous demander qui sont ceux qui menacent la sécurité nationale de l’Egypte : est-ce les frères encerclés à Gaza ou bien les sionistes à l’affût ?
Il est à remarquer que, selon bon nombre d’informations, les autorités égyptiennes construisent ce mur avec le soutien direct, financier et en compétences humaines, des administrations usaméricaine et française. L’Organisation arabe pour les droits de l’homme basée en Grande-Bretagne a révélé, en présentant son rapport à ce sujet, que le gouvernement égyptien avait déjà achevé la construction de 5,4 km de ce mur d’une longueur totale de 10 km, que ce mur était composé de plaques d’acier de 18 m de longueur chacune et de 50 cm de largeur, qu’elles étaient équipées de capteurs qui pourraient alerter contre toute tentative de percement, et que la construction du mur se faisait sous supervision franco-usaméricaine.
Les autorités égyptiennes procèdent à ces travaux alors que nous vivons le premier anniversaire de l’agression ignoble contre Gaza qui a tout détruit, et dont les ravages sont encore là comme si cela s’était produit hier, et que la Bande de Gaza, dont les coûts de reconstruction ont été estimés à plus de 2 milliards de dollars, n’a vu arriver qu’une quarantaine de camions avec des matériaux de construction ! Et c’est à cause de ce blocus que les familles sinistrées, dans leur majorité, vivent encore sur les décombres de leurs maisons détruites ou sous des tentes qui ne protègent ni de la chaleur ni du froid.
Alors qu’on s’attendait à ce que l’Egypte de l’arabisme et de l’islam ouvrît son cœur et ses frontières à ses frères étouffés par l’ennemi, et qu’elle fît de son mieux pour lever ce blocus injuste au lieu de le renforcer et d’y participer en construisant ce mur de séparation.
Devant la gravité de la situation et la responsabilité religieuse, morale et politique qui nous incombe vis-à-vis de nos parents agressés et encerclés à Gaza, l’Union Internationale des Oulémas Musulmans déclare ce qui suit :
La continuation de la construction de ce mur d’acier est un acte interdit selon l’islam et contraire aux liens de fraternité et de voisinage, car l’objectif de sa construction est de fermer toutes les issues devant nos parents dans la Bande de Gaza afin de renforcer le blocus qu’ils subissent, de les affamer et les humilier davantage, et d’exercer plus de pression sur eux jusqu’à ce qu’ils s’inclinent et se rendent à l’ennemi occupant, le meurtrier haineux qui les guette.
Nous appelons les autorités égyptiennes avec insistance à se distancer de cet acte interdit et à arrêter immédiatement de construire ce mur qui ne sera d’aucun intérêt ni pour l’Egypte, ni pour le peuple d’Egypte ni non plus pour les autorités égyptiennes elles-mêmes. En fait le premier à gagner et le premier à profiter de ce mur, c’est Israël, et le premier à perdre et le premier à en souffrir c’est nous, les Arabes et les musulmans, dont l’Egypte en premier lieu, qui va perdre sa position remarquable aux niveaux arabe et musulman.
Nous demandons à toutes les institutions islamiques et toutes les autorités religieuses de référence dans les mondes arabe et musulman de rompre le silence et de montrer la gravité et l’illicéité de cet acte odieux, par lequel le musulman aide son ennemi aux dépens de son frère, où ce frère lui demande son soutien mais ne le se voit pas accorder, où ce frère le supplie de lui porter secours mais se voit livré à à son ennemi, alors qu’Allah, gloire à Lui, dit : « Les croyants et les croyantes sont solidaires les uns des autres » (at-Tawbah, s9, v71), et il dit : « Et s'ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours » (al-Anfâl, s8, v72). Le noble Messager dit : « Le musulman est le frère du musulman, il ne commet pas d’injustice à son égard et il ne le livre pas », c’està-dire qu’il ne l’abandonne pas, et il dit : « Apporte ton soutien à ton frère, qu’il soit oppresseur ou opprimé » (et le Prophète poursuit en expliquant que quand il s’agit d’un oppresseur, le soutien consiste à l’empêcher d’opprimer les autres, NdT), mais il n’a pas dit : encercle ton frère et étouffe-le afin que ton ennemi et son ennemi en tire profit. Nous demandons aux autorités égyptiennes d’arrêter ce projet dangereux et qu’elles refusent de jouer ce rôle indigne d’elles, et qui n’est qu’un service gratuit offert à l’ennemi sioniste qui encercle notre peuple en Palestine en général et à Gaza en particulier.
Nous lançons un appel au secrétariat général de la Ligue Arabe et à celui de l’Organisation de la Conférence Islamique de faire leur devoir de conseil et d’explication pour que le gouvernement égyptien arrête ce mur de mort et qu’il ouvre le passage de Rafah, le passage de la vie, devant les gens de Gaza qui subissent un blocus d’injustice et d’agression.
Nous exhortons les peuples arabes et musulmans et à leur tête le grand peuple d’Egypte, à déclarer, par des moyens pacifiques, leur refus de cet acte horrible en envoyant des messages écrits ou électroniques aux responsables égyptiens, en écrivant et condamnant cet acte dans les journaux et l’ensemble des médias, ainsi qu’en utilisant tous les moyens légaux pour exprimer la colère de l’Oumma, chacun à sa convenance.
Finalement, nous disons : Allah nous demandera de rendre compte, que nous soyons des gouvernants ou des gouvernés, et nous Le rencontrerons, chacun avec ses registres d’actions : « Lis ton livre ! Aujourd’hui, il suffit que tu sois ton propre comptable » (al-Isrâ’, s17, v14). Alors craignons Allah avant qu’il soit trop tard et gardons-nous de commettre de l’injustice, car l’injustice viendra comme des ténèbres le jour de jugement, et ses conséquences seront graves pour les pays et les gens. Et nous prions Allah qu’Il nous épargne les méfaits des épreuves : « Redoutez le Jour où vous serez tous amenés à comparaître devant Allah, et où chaque âme sera pleinement rétribuée selon ses œuvres, sans subir la moindre injustice » (al-Baqarah, s2, v281).
Le Secrétaire Général                                                                                  Le Président
Dr. Mohamed Salîm Al Aouwa                                                                  Dr. Youssouf Al Qardaoui