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jeudi 26 mars 2015

Yassine, itinéraire du "bon vivant" devenu un assassin au Bardo








Photo d'archives de Yassine Laabidi, l'un des deux assaillants du musée de Bardo à Tunis. Photo AFP
Témoignage "C'est un choc, un choc, un choc énorme!"

Sous le choc, le frère de Yassine Laabidi, l'un des deux assaillants du musée de Bardo à Tunis, n'arrive pas à s'expliquer comment ce garçon de 27 ans "chaleureux, beau gosse et aimable" a pu tuer des innocents.
"Je ne réalise pas encore que mon frère est mort, qu'il est impliqué dans cette histoire, toute la famille est dans l'incompréhension. Yassine était un jeune aimable, chaleureux, beau gosse, intellectuel, qui n'avait rien en commun avec" les jihadistes, dit son frère à l'AFP.
"C'est un choc, un choc, un choc énorme! Je ne comprends rien du tout", dit ce grand gaillard aux traits tirés, qui ne veut pas voir son prénom publié.

Yassine Laabidi --Abidi, selon les autorités-- a été identifié par la police comme l'un des deux tueurs, avec Jabeur Khachnaoui, qui ont abattu mercredi 20 touristes étrangers et un policier tunisien au musée du Bardo.

Rien, selon ses proches, ne laissait présager une dérive extrémiste de ce jeune homme, bien sous tous rapports, issue d'une famille de la classe moyenne. D'ailleurs, il vivait avec ses parents, sa sœur et son frère à Omrane supérieur dans le Grand Tunis, sans que personne ne se doute de rien.
Ce jeune garçon aux traits fins avait étudier le français à l'université jusqu'en deuxième année avant d'abandonner et de devenir coursier dans une société de livraison à Tunis.

(Repère: Tunisie: les troubles depuis la révolution)

"Il buvait, fumait et avait une copine"
"Mon frère était un bon vivant, il aimait bien s'habiller et être bien entouré par les amis et la famille, il n'avait aucun complexe, il rigolait avec tout le monde, même avec ses amis en train de picoler", ajoute-t-il.

Si Yassine a commencé à s'intéresser de plus près à la religion et à prier il y a trois ans --peu après la révolution de janvier 2011 et la levée de la chape de plomb pesant sur les discours religieux-- il n'a pas pour autant laissé transparaître un intérêt particulier pour les courants extrémistes. Il ne s'isolait pas et aimait passer ses soirées en famille à regarder des films ou des documentaires.

Yassine n'a quitté le domicile familial qu'une fois, durant 27 jours en décembre 2014. Il avait affirmé s'être rendu à Sfax, dans le sud de la Tunisie. Mais désormais ses parents s'interrogent sur sa destination réelle: les autorités ont affirmé qu'il avait séjourné en Libye pour se former au maniement des armes.
Et son cousin Walid explique à l'AFP que Yassine lui avait donné une autre version: il était parti avec la famille de sa petite amie, une Américaine d'origine irakienne, à Djerba, haut-lieu de tourisme balnéaire.
"Avant de commencer à faire la prière, Yassine vivait bien sa jeunesse, il buvait, il fumait et il avait une copine", souligne Walid.

(Lire aussi : Le député Rahoui à « L'OLJ » : Ces terroristes nous en veulent parce que nous avons réussi notre révolution)

Lavage de cerveau par des 'pourritures'
Le frère de Yassine abonde dans ce sens. "Il est victime à 100%, victime d'un lavage de cerveau, des idées venimeuses, ces pourritures qui envoient au nom de la religion des jeunes vers la mort, des jeunes cultivés qui pourraient devenir des cadres sécuritaires, des médecins, des avocats", martèle-t-il.

Le jour de l'attaque, le grand frère de Yassine suivait les évènements à la télévision, sans se douter de rien.
"En regardant ce qui se passait au musée, je n'arrêtais pas d'insulter les tueurs et de les traiter de tous les noms, sans jamais penser que mon frère était impliqué", confie-t-il.
Mais en fin d'après-midi, les policiers viennent taper à la porte pour interroger les proches de Yassine.
"Toute la famille est victime (...) Nous avons payé la facture très très cher, puisque nous avons perdu la plus belle chose de notre famille", déplore le frère. "Je dis à tous les Tunisiens que chaque famille risque de voir son fils manipulé (...) Personne n'est épargné", lâche-t-il.
"Nous voulons enterrer Yassine l'être humain, celui qui prie et se fait des amis. C'est ce Yassine là, on ne veut pas enterrer Yassine le produit de cette pourriture, de cette peste".

OLJ/AFP,22/03/2015

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Christopher Ross rencontre la délégation de négociations sahraouies

Chahid Elhafed (camps de réfugiés sahraouis), 24/3/2015 (SPS) 

L'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, s’est réuni ce mardi  avec les membres de la délégation du Front Polisario  aux négociations, à sa résidence à Chahid ElHafed.

Le membre de la délégation aux négociations, M. Boukhari Ahmed, également représentant permanent du Front Polisario à New York,  a indiqué dans une déclaration à la presse nationale que "Cette visite s’inscrit dans le cadre de la préparation du rapport que Ross doit soumettre au Conseil de sécurité des Nations Unies, soulignant que la présence de Ross dans les camps de réfugiés prouve l’importance accordée par l'Organisation des Nations Unies pour trouver une solution à la question sahraouie".

 "Il est temps de faire pression sur le Maroc pour se conformer à la légalité internationale", a ajouté le diplomate sahraoui, soulignant que "tous les pays ont la conviction que c’et le Maroc qui dresse les obstacles devant les efforts de l'ONU pour résoudre ce problème".

"La partie sahraouie appelle à organiser un référendum libre et juste et la nécessité de surveiller la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés", a-t-il ajouté.

La visite de Ross durera pendant trois jours, au cours de laquelle il aura des entretiens avec les membres de direction du Front Polisario et du gouvernement de la RASD, rappelle-t-on. (SPS)

020/090/TRD 241736 MARS 015 SPS

Justice pour les victimes de pédophilie




Plus d’une centaine de personnes, membres des familles d’enfants victimes de pédophilie, se sont rassemblées, ce dimanche en fin d’après-midi devant le siège de la wilaya du Grand Casablanca, pour « protester contre l’impunité dont jouissent certains pédophiles et réclamer que « justice soit faite », a rapporté Le360. 

Ces enfants sont les victimes de prédateurs sexuels à l’école ou à la maison, a expliqué Fatiha Serroukh, membre de l’Association marocaine des Droits de l’Homme, section Bernoussi et du Réseau régional de solidarité et des Droits de l’Homme, déplorant que certains coupables soient toujours en liberté. Elle a, à cet égard, cité le cas de Chouk, une petite fille de huit ans abusée par son instituteur dans une école à Bernoussi et de deux autres enfants, un garçon et une fille, violés par leur père, avançant que le Grand Casablanca compte entre soixante et soixante-dix cas de victimes de pédophilie. Selon elle, « ce chiffre ne reflète pas la réalité car si ces familles ont le courage de parler des cas de leurs enfants victimes de pédophiles, d’autres préfèrent taire leur malheur ».

Ignobles pratiques coloniales "royales" du Makhzen sur les populations sahraouies

Au-delà de toute autre considération autre qu' HUMAINE, j'espère que cette vidéo soit partagée le plus largement possible afin que le monde prenne connaissance des pratiques coloniales
BARBARES arabo-musulmanes "royales" du Makhzen Marocain
de Mohamed VI sur les populations Sahraouies, et ce sans distinction de sexe.

NB. Il est utile de voir la vidéo à sa source, pour lire les commentaires des sujets assujettis arabophones du roi. Les populations Amazighes marocaine sont dans leur écrasante majorité contre la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc.
UN COLON RESTE UN COLON, MÊME S'IL DESCEND DU PROPHÈTE !!

الزرواطة للانفصاليين ، تحت ايقاع العيون عينيا
صدقوني يستهل المشاهدة
بردو ليا خاطري فهاد الليلة
‪#‎Ayoub

Communiqué du conseil d’Administration de l’ASDHOM à propos de l’attentat terroriste en Tunisie.

Le conseil d’administration de l’ASDHOM, tenu le jeudi 19 mars 2015, condamne avec force l’attaque terroriste qui s’est déroulée au musée Bardo à Tunis le mercredi 18 mars 2015.
L’ASDHOM présente ses condoléances aux familles des victimes tunisiennes et étrangères de toutes les nationalités et leur apportent  son soutien le plus total et souhaite un rapide rétablissement à tous les blessés.
Cette attaque des fanatiques vise à saboter avec le sang l’expérience de la transition démocratique en Tunisie et les efforts du peuple Tunisien pour construire une Tunisie libre, démocratique où règnent la liberté, la dignité, la tolérance, la démocratie et le vivre ensemble en paix.
L’ASDHOM salue le peuple tunisien et sa détermination dans la construction d’une Tunisie libre et démocratique.
Elle salue la décision du comité d’organisation du Forum Social Mondial (FSM) de maintenir le Forum et l’ensemble de ses activités à Tunis du 24 au 28 mars 2015.
L’ASDHOM annonce le maintien de sa participation au FSM avec toutes les associations amies de la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains (CMODH) afin de contribuer à assurer la victoire de la lutte civile et pacifique contre le terrorisme et le fanatisme religieux qui menacent la démocratie, la liberté, la tolérance et le vivre ensemble.
Le Conseil d’Administration
Paris, le 19 mars 2015

FSM : Des ONG françaises plaident à Tunis pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination


Cheikh Habib, 25/3/ 2015 

FSM : Des ONG françaises plaident à Tunis pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
 
TUNIS - Une cinquantaine d’organisations non gouvernementales ONG) françaises qui prennent part au forum social mondial (FSM), ont appelé, mercredi à Tunis, le Maroc à respecter le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
"Nous sommes préoccupés par le fait que le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination ne soit pas respecté par le Maroc", a indiqué Marion Veber, chargée du programme "droit des peuples" au collectif  d’associations de solidarité internationale que forment ces organisations.
Rappelant à l’occasion que le droit des Sahraouis à l'autodétermination est l’une des résolutions des Nations unies, elle a appelé le Maroc à faire en sorte que ces résolutions soient respectées et qu’un referendum soit organisé dans les territoires sahraouis occupés.
Pour ces organisations qui participent au FSM depuis sa création en 200, cette manifestation est une opportunité pour évoquer la situation des droits de l’homme dans le monde, notamment au Sahara occidental où ces droits "sont bafoués par le Maroc, a encore relevé Marion Veber.
Créé en 1976 en France, le collectif des associations de solidarité internationale défend activement les droits humains et les droits de l’homme dont le droit du peuple sahraoui à son indépendance et le droit à disposer de ses richesses naturelles.

FSM: une marche pour faire connaître la cause sahraouie

TUNIS - La délégation sahraouie participant au 13e forum social mondial (FSM) à Tunis a organisé mercredi une marche pour faire connaître la cause de son pays en marge de cette rencontre à laquelle prennent part les représentants de 60 pays.
Les participants à la marche ont brandi le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), scandant des slogans appelant à la consécration  du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique.
A l'entame de la marche, plusieurs participants étrangers se sont joint aux manifestants pour exprimer leur solidarité avec la cause sahraouie. La participation de la délégation sahraouie forte de 120 membres au FSM vise à élargir le cercle de la solidarité internationale avec la cause sahraouie, a indiqué le chef de la délégation,
 

mercredi 25 mars 2015

Arrivée de la délégation sahraouie à Tunis pour participer au Forum Social Mondial


(Envoyés spéciaux)
Tunis, 24 mars 2015 (SPS) Une délégation sahraouie conduite par le SG de l’union des travailleurs sahraouis, Mohamed Cheikh Mohamed Lehbib est arrivée lundi soir à la capitale Tunis pour prendre au Forum Social Mondial (FMS) qui doit se tenir du 24 au 28 mars.

 La délégation sahraouie est composée du SG de l’union des étudiants sahraouis et des représentants d’organisations et mouvements de la société civile sahraouie, ainsi des membres du conseil national sahraoui et des militants sahraouis des droits de l’homme des territoires occupés du Sahara occidental et du sud du Maroc.

Le Forum Social Mondial est un espace dédié aux organisations, mouvements sociaux et syndicats, ainsi qu’aux citoyens qui luttent contre mondialisation néolibérale et ses effets sur la des communautés, des travailleurs, des minorités mais aussi sur l’environnement.

Selon le programme le premier jour verra l’organisation d’une assemblée des jeunes et une autre des femmes et une marche d’ouverture du Théâtre municipal à la Place des Droits de l’Homme et un spectacle.

L’édition de cette année verra la participation de plus de 10 milles participants venant de plusieurs pays du monde, a-t-il ajoute. (SPS)


093/TNS/000  232200 MARS 015 SPS
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Dix pays "profondément préoccupés" à propos des violations des droits humains au Sahara occidental




Genève, 24 mars 2015 (SPS)

 L’ Afrique du Sud, l'Algérie, Cuba, l'Équateur, la Namibie, le Nicaragua, la Tanzanie, le Timor oriental, le Venezuela et le Zimbabwe ont exprimé lundi,  à l'unanimité devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève (Suisse) leur "profonde préoccupation à propos de la longue occupation coloniale par le Maroc et ses violations des droits de l'homme au Sahara occidental".

Les dix pays ont rappelé au CDH que le déni du droit à l'autodétermination en vertu du droit international, "constitue une violation des droits de l'homme", appelant la communauté internationale à "l'application de ce droit notamment dans le cas d’un territoire non autonome, le Sahara occidental, sujet depuis des décennies d’un processus de décolonisation inachevé", selon la déclaration conjointe lue devant les représentants de  193 États.
dix pays
Ils ont également accueilli la décision du Haut Commissaire aux droits de l'homme d'envoyer une mission technique dans les territoires occupés du Sahara occidental, les camps de réfugiés sahraouis et à rendre publique les résultats de cette visite. (SPS)


Lire aussi

Rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidentalrapport

Chronologie des événements les plus importants et acquis de la République sahraouie

L’état de l’enseignement est « catastrophique » selon Belmokhtar




Lors d’une conférence organisée samedi à Salé à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège du Centre culturel Abou Bakr Kadiri , le ministre de l’Education nationale, Rachid Belmokhtar, a regretté « la situation déplorable » du système éducatif au Maroc où 76% des élèves ne maitrisent « ni la lecture, ni l’écriture ». L’école absorbe pourtant 27% du budget général de l’Etat, le plus important avec ceux de l’armée et de la santé. 
Rachid Belmokhtar a ainsi dressé, durant une intervention d’une heure, un tableau sombre du système éducatif national, estimant que l’école marocaine n’enseigne que des « futilités ». Le ministre reconnaît que « cette situation ne peut plus perdurer ». L’ancien directeur de l’Université Al Akhayoune d’Ifrane a souligné que l’école marocaine était confrontée actuellement à trois problèmes majeurs: « le niveau de formation et de compétences du professeur, l’éthique et la gouvernance ». Il a par ailleurs suggéré, à cette occasion, une série de mesures à entreprendre d’urgence. Il s’agit notamment de veiller à ce que « l’élève sache lire, écrire et compter au bout de trois ans du cycle primaire, d’instaurer une meilleure méthode de notation et d’admission d’un cycle à un autre, de fusionner la formation professionnelle à l’enseignement classique et de valoriser l’enseignement des langues étrangères ». Le ministre a aussi proposé que la durée de formation des professeurs soit portée à trois ans au lieu d ‘un an actuellement.

Pluie de recours contre les redevances pour les demandes de séjour en Belgique

    BELGIQUE | 24 /3/2015

    La Ligue belge des droits de l'Homme, le Mouvement contre le racisme (le MRAX) et l'Ordre des barreaux francophones et germanophones vont déposer une série de recours devant la Cour constitutionnelle et le Conseil d’État contre les redevances pour les demandes de séjour. Ces redevances sont désormais exigées des demandeurs d'asile pour toute nouvelle demande de séjour. La contestation va s'organiser en justice contre cette décision du gouvernement Michel et du secrétaire d’État à l'Asile Theo Francken en particulier. L'arrêté royal fixant les règles a été publié discrètement au Moniteur le 20 février dernier.
    Depuis le 2 mars, les étrangers introduisant une demande de séjour en Belgique doivent acquitter une redevance allant de 60 euros s'ils sont issus de l'Union européenne, à 160 euros pour les étudiants ou les regroupements familiaux, voire 215 euros pour les cas de migration du travail et demandes de régularisation.
    C’est un paiement préalable à toute demande, sous peine d'irrecevabilité et quelle qu'en soit forcément l'issue. De quoi couvrir, selon le gouvernement, les frais administratifs résultant du traitement des demandes et surtout décourager les demandes multiples ou jugées dilatoires. C’est une décision qui a suscité dès ses premiers mots un tollé : du côté du MRAX dénonçant un "nouvel obstacle discriminatoire et disproportionné sur le chemin des sans-papiers". Pour le MRAX, le gouvernement se mettait ainsi au niveau des "passeurs" s'enrichissant sur le compte des migrants.


    "Les demandeurs d'asile financent leur enfermement"
    La Ligue des droits de l'Homme dénonçait le côté cynique de la mesure, censée permettre selon Theo Francken de financer 100 places supplémentaires en centre fermé, "comme si les demandeurs d'asile finançaient leur propre enfermement en vue d'un rapatriement".
    La Ligue, comme le MRAX, mais aussi - plus surprenant - l'Ordre des barreaux francophone et germanophone, ont annoncé dès lors une pluie de recours au Conseil d’État et devant la Cour constitutionnelle. Ces recours sont attendus dans les prochains jours.
    A.L. avec F. Van Eeckhaut

     http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_pluie-de-recours-contre-les-redevances-pour-les-demandes-de-sejour?id=8939148

    mardi 24 mars 2015

    Discrimination: Les cheminots marocains recrutés par la SNCF dans les années 70 réclament justice

    SNCF MAROC

    JUSTICE - Environ 2.000 Marocains ont été recrutés dans les années 70 par la SNCF en France. Dans les gares de triage, le travail était "tellement dur" que "les Espagnols restaient un mois et se tiraient", on était "aptes à tout", se souviennent des cheminots interrogés par l'AFP.
    En manque de main d’œuvre, la SNCF a recruté sur place à grande échelle pendant plusieurs années, en vertu d'une convention signée en 1963 entre la France et le Maroc fraichement indépendant. Les sélections et visites médicales "étaient organisées surtout dans les régions qui avaient fourni des militaires lors de la seconde guerre mondiale, là où il y avait des gens costauds et en bonne santé", raconte Ben Dali, 63 ans.
    Comme lui, plus de 800 ressortissants, sur environ 2.000 Marocains embauchés recensés par leur association, attaquent la SNCF pour discrimination. Leurs recours sont examinés à partir de lundi aux Prud'hommes de Paris. La moitié sont devenus français.

    "Disponibles à noël"
    Après la signature du contrat à l'Office national de l'immigration à Casablanca, quatre jours de bateau et train, la plupart sont arrivés à la gare d'Austerlitz à Paris, "un voyage inoubliable avec neuf autres Marocains" pour Abdelghani Azhari, envoyé à la gare de triage d'Achères, en banlieue parisienne, où il était logé avec d'autres dans un foyer préfabriqué.
    "On calait les wagons. C'était dur l'hiver de faire l'attelage des trains de 700 mètres mais quand il fait chaud c'est pire", lâche-t-il. "On était des cheminots aptes à tout, disponibles à Noël".
    "On roulait en 3x8 mais on ne craignait pas le travail. On était jeunes et forts. On nous avait triés sur le volet", se rappelle également Abdel (prénom modifié), débauché d'un village minier de l'Atlas pour atterrir lui aussi en banlieue de Paris, à Villeneuve-Saint-Georges. Agent "de mouvement", "reconnaisseur", "aiguilleur", "au charbon" ou "au graissage", il a enchaîné les postes.
    "On a fait le même boulot mais on n'avait pas les mêmes avantages que les collègues français pour la retraite, la médecine ou les jours de carence", poursuit ce Franco-marocain resté contractuel de droit privé, "trop vieux" pour décrocher, quand il sera naturalisé, le "statut" particulier des cheminots.
    "Blessé des pieds à la tête"
    "Frustré", il se plaint d'avoir été plusieurs fois refoulé à des examens internes, "attend qu'on (lui) explique les raisons de ce gâchis, pourquoi j'ai été bloqué alors que les collègues pouvaient évoluer". Une partie des cheminots marocains ont raccroché à 55 ans, usés. "Je n'en pouvais plus, j'étais blessé des pieds à la tête alors je suis parti en 2010 quand ils m'ont proposé une prime de 16.000 euros", confie Aziz (prénom modifié), un cheminot entré en 1974.
    "J'ai eu un grand choc en découvrant le montant de ma retraite de base: 1.004 euros", diminuée des années de cotisation manquantes, avoue-t-il. "On aimait nos collègues, notre métier, on l'a fait avec joie, dit-il en implorant: je voudrais que la SNCF fasse quelque chose pour nous".
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    Salé : 4 filles tailladées au visage parce qu’elles ne porteraient pas le voile

    Sabrina El-Faiz, 20/3/2015

    Depuis quelques jours la ville de Salé ne dort plus. Une femme portant le niqab s’attaquerait à toutes celles qui ne sont pas voilées.
    Cela fait deux jours que des parents d’élèves sont alarmés. Leurs petites filles ne sont plus en sécurité. En effet, une « femme » portant le niqab se serait attaquée à quatre jeunes filles ne portant pas le voile.
    Alayam 24 a rapporté quelques témoignages de l'affaire dont celui de la police, qui jugerait cette situation normale et qui penserait que la femme chercherait peut-être à voler les jeunes filles. Mais selon les habitants de la ville, la femme n’a jamais volé. Elle demanderait son chemin aux filles- qui ne portent pas le voile- avant de leur taillader le visage à l’aide d’une lame de rasoir.
    Certains pensent qu’à l’approche des élections communales, des partis tentent d’entacher l’image du PJD en engageant cette « femme » (on ne sait toujours pas s’il s’agit d’une femme). D’autres appuient ce point de vue en ajoutant que ces gens veulent aussi rabaisser l’image de la femme qui porte le niqab.
    Selon le journal en ligne Hespress, plusieurs équipes de police ont été placées devant les écoles ainsi que dans les endroits fréquentés de la ville.

    Une marche à Madrid pour une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental




    Madrid (Espagne),  23 mars 2015 (SPS) Les participants à la marche de la dignité (Alkarama) ont exhorté les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à agir sans plus tarder pour trouver une solution juste et durable permettant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.
       
    Les participants ont appelé l'Espagne à assumer  ses responsabilités historiques, juridiques et politiques dans le conflit du Sahara occidental et ses obligations envers le peuple sahraoui.
     
    Le président de la coordination des associations espagnol es d'amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui (CEAS), M. Pepe Taboada Valdez a souligné que "le but de cette manifestation est d'exhorter la communauté internationale à remplir ses obligations envers le peuple sahraoui, en particulier l'Espagne et les membres du Conseil de sécurité qui sont responsables de la protection des droits de l'homme, de l'autodétermination, la justice et la liberté au Sahara occidental".
     
    Le Représentant du Front Polisario à Madrid, M. Abdoullah Elarabi a exhorté "le gouvernement de Madrid à jouer un rôle positif dans la solution du conflit durant son mandat de membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU".
     
    La "Journée de la dignité ou Alkarama" est un rendez-vous annuel en Espagne qui coïncide avec le 21 mars de chaque année pour plaider pour les droits légitimes du peuple sahraoui, rappelle-t-on. (SPS)

    020/090/TRD 231548 MARS 015 SPS

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    Lire aussi

    Lettre de la société civile au S. O. adressée au président français François Hollande



    La société civile au Sahara occidental
    23/3/2015 

    Lettre adressée au président français François Hollande

    Monsieur le Président ,

    Nous, cosignataires de la présente lettre, sommes des victimes de la répression et de la confiscation de nos droits politiques à cause du régime marocain.
    Nous vous écrivons aujourd'hui pour vous rappeler vos responsabilités morales envers le peuple du Sahara occidental, envers la justice humaine, l'histoire de la France, pays des libertés, des droits de l’Homme et du respect de la dignité humaine.

    Monsieur le Président,
    Comme vous le savez, le Front Polisario et le Maroc se disputent la souveraineté du territoire du Sahara Occidental depuis plusieurs décennies. Rabat souhaite l’intégrer définitivement à la couronne, tandis que le Front Polisario, le représentant légitime du peuple sahraoui, milite pour l'indépendance de l'ancienne colonie espagnole.

    Monsieur le Président,
    Depuis 2005, nous avons commencé une intifada pacifique contre toute forme d’injustice, contre l'oppression et la confiscation de nos droits politiques, économiques et sociaux.
    Après 10 années, le bilan est lourd : des dizaines de morts, des centaines de prisonniers politiques et de blessés par torture ou par viol.

    Monsieur Le Président,
    Bien que nos manifestations pacifiques doivent faire face au régime totalitaire du Maroc, qui malheureusement pratique la répression des droits de l’homme et confisque les libertés du peuple marocain lui-même depuis des décennies, malgré cela, nous, jeunes Sahraouis, continuons de croire fermement à la lutte pacifique comme étant un choix stratégique pour récupérer nos droits et servir la justice.
    Dix années de lutte sans aucune violence de notre part, la violence étant rejetée par notre peuple, bien qu’elle constitue le moyen de communication ultime le plus utilisé de nos jours.

    Monsieur le Président,
    Nous espérons que la Communauté internationale ne contribuera pas à faire échouer le soulèvement du peuple du Sahara Occidental contre le régime totalitaire marocain ; nous espérons que vous, personnellement, et votre pays, la France, ne resterez pas dans l’histoire comme ceux qui ont aidé à étouffer notre lutte, laquelle est aujourd’hui la dernière révolution pacifique, celle à laquelle nous croyons pour récupérer les droits à vivre et à être libres qui nous ont été confisqués.

    Monsieur le Président,
    Nous espérons que vous ne nous ferez pas perdre l’espoir dans la lutte pacifique pour obtenir justice, et que la Communauté internationale continuera de croire dans et de respecter les luttes légitimes des peuples opprimés.
    Quelles que soient les justifications et les craintes que la France ressente face au terrorisme et aux terroristes, la coalition internationale pour les arrêter ne doit pas inclure les régimes totalitaires, car l’étouffement de la liberté et de la démocratie en serait le prix à payer.

    En conclusion, Monsieur le Président,
    le peuple du Sahara Occidental se tourne vers vous et vers le peuple français pour que vous fassiez jouer en sa faveur la justice et les valeurs morales que vous glorifiez.
    Vive la France, pays des libertés !
    Vive le soulèvement pacifique du peuple du Sahara Occidental !


    Mohamed elbaikam :Membre de la société civile au Sahara occidental
    Copie pour: le Parlement européen, les institutions de l'Union européenne, la presse