Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

jeudi 2 octobre 2014

Décès Hassana ELOULAI : rassemblement à Paris 3/10/2014


Vendredi 3 octobre 2014
 à 17H00, 
Rassemblement devant l' ambassade du Maroc,à Paris

 pour dénoncer les circonstances du décès du prisonnier politique sahraoui Hassanna ELOULAI à Dakhla, 
et exiger une enquête indépendante sur ce décès. 

Métro Trocadero, ligne 9 ou 6.
A diffuser

Dakhla : état d'urgence après le décès de Hassan Louali

Barbara Weingartner-Western Sahara via Equipe Media Sahara, 30/9/2014

Après la mort tragique du prisonnier politique sahraoui Hassan Luali, état d'urgence règne dans la ville de Dakhla : blackout des médias, bastonnade pour gens accoudé, chasse de Strassn, arrestation, expulsion de la délégation des visiteurs non désirés de l'Espagne... (Traduit par Bing)

------------------------------------------------------------------------




Vu côté MAP : Vandalisme à Dakhla : 5 personnes arrêtées après le décès d'un détenu

30/09/14 publié par LNT et MAP, 30/9/2014
Cinq personnes ont été arrêtées pour leur implication dans des actes de vandalisme perpétrés par des éléments perturbateurs à Dakhla, après le décès dimanche d’un détenu à l’hôpital militaire de la ville, apprend-on lundi auprès des autorités locales.
Des éléments des forces de l’ordre ont été blessés par des jets de pierres lancés par ces agitateurs qui ont brisé les vitres de voitures de particuliers et incendié des poubelles publiques et des pneus, entravant la circulation dans les avenues Mohammed V et Al Masjid, ainsi que dans le quartier Al Amal.
Dès l’annonce du décès de ce détenu, condamné par la Cour d’appel de Laayoune en rapport avec les actes de vandalisme qu’avait connus la ville de Dakhla les 25 et 26 septembre 2011 après un match de football disputé dans cette ville le 25 du même mois, des éléments épousant la thèse séparatiste ont tenté, comme à l’accoutumée, d’exploiter cet incident politiquement en véhiculant des rumeurs sur les circonstances du décès de ce détenu, prétendant que les autorités médicales et administratives ne lui ont pas fourni l’assistance médicale nécessaire, a ajouté la même source, soulignant que ces éléments ont tenté de propager l’idée selon laquelle ce détenu est décédé dans des circonstances obscures.
Les membres de la famille de Hassana Al Ouali n’ont pas mis en doute les circonstances de son décès, d’autant plus qu’ils ont été autorisés à lui rendre visite à l’hôpital pour s’informer de son état de santé, selon la même source.
Dans la soirée de dimanche, un groupe d’éléments perturbateurs ont procédé à des jets de pierres contre la porte principale de l’hôpital et appelé à investir l’établissement, ce qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre pour les disperser, après quoi ces personnes se sont scindées en groupes et se sont mises à lancer des pierres contre elles, ajoute la même source, soulignant que les recherches se poursuivent pour arrêter les autres personnes impliquées dans ces actes de vandalisme.

Décès du prisonnier politique sahraoui Hassana Louali après une injection d'excès de "sérum glucose"









Communiqué du Groupe de prisonniers politiques sahraouis de Dakhla




Les prisonniers politiques sahraouis, Groupe Dakhla 



Communiqué* 



Dakhla, Sahara Occidental, 27 septembre 2014.- Dans une pertinente, sale et bien manigancée opération d’intrigue, l'autorité Makhzénienne marocaine a achevé, aujourd’hui, le processus de liquidation physique de l'activiste des droits de l’homme sahraoui et , actuellement, prisonnier politique dans la ville occupée de Dakhla, Hasanna El Wali. Les autorités pénitentiaires marocaines de la prison de Tawerta de Dakhla l’ont empêché de son droit humanitaire le plus élémentaire à bénéficier d’un soin médical alors qu’il souffrait dans sa cellule dans l'indifférence totale, sans pitié et sans le moindre souci pour son état ​​de santé critique.



Il est resté dans cet état jusqu'à ce que nous, ses trois camarades de prison, ayons mis la pression sur administration pénitentiaire pour qu’il soit transporté à l'hôpital civil de Dakhla. Lors son arrivée à l'hôpital, il n'a pas eu droit à un check-up pré-médicale, il a été immédiatement transféré dans une salle spéciale, entouré par des agents de police, et comme ils savaient qu'il était diabétique, au lieu d' œuvrer à diminuer son taux de sucre, ils lui ont injecté un "sérum glucose" pour faire monter davantage le taux de sucre dans le sang et mettre sa vie en danger réel !! Et c'est ce qui est arrivé. Son taux de sucre est monté jusqu’à 7 degrés provoquant un état de coma mortel.



Sous la pression des masses qui ont suivi de près son état avec indignation et colère, les autorités oppressives l'ont transféré à l'hôpital militaire local de la ville. Par conséquent, il s’agit d'une liquidation politique claire et lâche qui exige une position ferme en vue de responsabiliser les autorités d’occupation marocaines de cet acte et mettre fin au mépris infligé à la vie de nos citoyens et de nos héros nationaux.




Par conséquent, nous les prisonniers politiques sahraouis de la prison locale de Dakhla exigeons: 



1 - L'ouverture d'une enquête urgente sur les détails du crime 



2-Nous appelons tous les citoyens, personnalités publiques et organisations internationales à le soutenir et faire pression sur l'Etat marocain pour sauver sa vie. 



3-Nous appelons toutes les personnes de conscience vivante de rester au côté de notre peuple dans la bataille de l'autodétermination et de la liberté. 



Les prisonniers politiques sahraouis, le groupe de Dakhla.





*ce communiqué a été publié avant l'annonce du décès de Hassana Louali

Sans terre après 40 ans de combats dans le désert


Nulle part de terre pour eux après 40 ans de combats dans le désert pour leur pays non reconnu, le peuple du Sahara occidental peut être sur le point de tomber dans l'extrémisme, et cela pourrait être la chose qui les sauve.
http://www.foreignpolicy.com/Articles/2014/06/25/nowhere_land_western_sahara_terrorism?utm_content=bufferbbd5f&utm_medium=social&utm_source=Facebook.com&utm_campaign=buffer 

Le Maroc, un pays où il ne fait pas bon être âgé

Le Maroc, un pays où il ne fait pas bon être âgé
Les personnes âgées représentent 8 % de notre population. Crédit : Yassine Toumi.
  Par Pauline Chambost, 1/10/2014
 
86ème  sur 96 en matière de situation des personnes âgées.
Des progrès sont encore à faire en matière d’aide et de gestion de nos ainés. C’est ce que révèle l’indice « Global age watch » de cette année qui s’intéresse à la vie des personnes âgées. L’indice, publié aujourd’hui à l’occasion de la journée internationale des personnes âgées, est réalisé par une ONG spécialisée et l’ONU. Le Maroc se place à la 83e place sur 96 pays.
L’indice est calculé d’après 13 indicateurs relevant de quatre domaines, considérés importants pour la qualité de vie des personnes âgées : la sécurité des revenus (qui prend en compte le système des retraites, le taux de pauvreté, etc.), l’état de santé (espérance de vie, etc.), l’emploi, l’éducation, et l’environnement (relations sociales, accès aux transports, etc.).

De mauvais scores en matière de santé

Le Maroc est surtout très mal noté en termes de santé et d’éducation. Le pays se classe un peu mieux dans le domaine des revenus (64e). Par exemple, 39 % des personnes de plus de 65 ans reçoivent  une retraite.
Le pays se situe au quatrième rang des États africains analysés (la Tunisie et l’Algérie n’en font pas partie, faute de données suffisantes), derrière l’île Maurice (38e), l’Afrique du Sud (80e) et le Ghana (81e).
Le rapport rappelle que la richesse du pays n’est pas le seul critère d’amélioration de la vie des personnes âgées, bien au contraire. Il insiste sur l’importance des politiques sociales mises en place. Certains pays très pauvres obtiennent ainsi des scores honorables. C’est le cas de la Bolivie par exemple.

21 % de personnes âgées en 2050 au Maroc

Cet indice a été mis en place en 2013. D’après ses initiateurs, il constituera un outil pour regarder l’évolution de la situation des personnes âgées sur le long tujourd’hui).
La Norvège figure en tête du classement, alors que l’Afghanistan est dernier. Le top 10 est constitué d’États européens, nord-américains, de l’Australie et du Japon.
classementvieux
erme. Un indice d’autant plus utile que la population âgée ne cesse d’augmenter du fait de l’allongement de l’espérance de vie. D’après les estimations, les personnes âgées de plus de 60 ans constitueront 21 % du total de la population marocaine en 2050 (contre 8 % a

Selon Ramid la justice est inutile si les jugements ne sont pas exécutés



Le ministre, qui s’exprimait lundi à Rabat lors d’une rencontre avec des responsables judiciaires, a relevé que la perception des amendes constitue un défi qui se pose encore au système judiciaire marocain, soulignant que cette problématique a suscité beaucoup d’intérêt lors des travaux du dialogue national sur la réforme du système judiciaire. 
Il a déploré la persistance du phénomène du non paiement des amendes en dépit des efforts déployés par les tribunaux, précisant que le montant des impayés s’élève, durant la période allant de 1993 à août 2014, à 4,583 milliards de dirhams.

Le colonisateur du Sahara Occidental critique le colonialisme !

[..] «Le colonialisme a causé de grands préjudices aux Etats qui en ont subi la tutelle. Le colonisateur y a entravé le processus de développement pendant de longues années. Il a exploité leurs richesses et les potentialités de leurs enfants, tout en altérant en profondeur les coutumes et les cultures respectives de leurs peuples...» [..]


Dans un discours adressé à la 69è assemblée générale des Nations unies qui est lu par du gouvernement Abdelilah Benkirane, le roi Mohammed VI se voulait le défenseur des pays du Sud.
h24info.ma

Les journalistes sahraouis, cible du gouvernement marocain d’occupation

EM, 20 septembre 2014 132 0
 
Depuis l’adoption de la dernière résolution 2152 du Conseil de Sécurité de l’Onu du 29 avril 2014 soulignant l’importance de « renforcer la promotion et protection de la liberté d’expression au Sahara Occidental (…) » occupé, les autorités marocaines d’occupation ont au contraire multiplié leurs mesures répressives contre les journalistes et les photographes sahraouis dans les territoires occupées du Sahara Occidental.
Dans les derniers mois, plusieurs événements sont à déplorer.
Le 4 juillet 2014, la police marocaine a arrêté le journaliste Mahmoud Al-Lhaissan, correspondant de la télévision nationale sahraouie à El Aaiun occupée après qu’il ait diffusé un reportage sur une manifestation pacifique sahraouie revendiquant l’indépendance du Sahara Occidental
La manifestation avait été organisée suite à un match de football Algérie-Allemagne, lors de la Coupe du monde de football au Brésil, le 30 juin précédent.
El Haissan avait alors subi 48 heures d’interrogatoire assorti de mauvais traitements et tortures de puis avait été placé en détention. Depuis son incarcération, El Haissan est continuellement la cible de l’administration pénitentiaire. Le 18 septembre, il a entamé une grève de la faim illimitée avec 6 autres prisonniers politique pour protester contre les restrictions, en particulier après que le toit de leur cellule soit tombé le 13 septembre après-midi alors qu’ils étaient à l’extérieur.
Les chefs d’accusation contre El Haissan sont : “attroupement armé”, “obstruction de la voie publique”, “agression sur des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions” et “dégradation de biens publics”.
Le 13 septembre, ce sont 3 cameramen de l’Equipe Média et un journaliste du réseau d’information activistes qui ont été enlevés à bord d’une voiture civile conduite par le Pacha d’ El Aaiun occupée.
Les trois journalistes d’EM, Mohamed Saleh Zerouali , Mohamed Khouna Lmbarki et lafkir Laghdaf ont été interrogés sur leurs activités médiatiques avant d’être relâchés 8 heures après.
Zerouali, le chef de service des cameramen de l’Equipe Média, a pu identifier quatre officiers qui l’ont torturé pour obtenir des informations sur l’organisation de l’Equipe Média. Zerouali qui souffre d’une maladie cardiaque est tombé évanoui sur le sol. L’interrogatoire n’a été suspendu que le temps qu’il revienne à lui.
Haddi du réseau d’information activiste a lui été relâché après 48h de retenue pour interrogatoire, soit le 15 septembre.
En mai, Mohamed Kheer, journaliste de l’équipe media n’a pas eu l’autorisation de renouveler sa carte d’identité dans des conditions plutôt discriminatoire.
Le 15 mai 2014, il est allé au commissariat délivrant les cartes d’identités prés de la place Dechira. Alors le commissaire l’a informé qu’il était recherché par la police et qu’il fallait attendre une voiture qui le conduirait à la préfecture. Conduit à la préfecture dans une Renaut 19 banalisée, il est resté pendant 5 heures sans interrogatoire. Des officiers sont ensuite venus pour le frapper puis l’informer qu’il était privé de carte d’identité et d’un éventuel passeport s’il avait eu l’intention d’un demander un. Kheer a demandé quelles accusations étaient portées contre lui et à être déféré devant la cour pour y être jugé, mais sans résultat. Les policiers l’ont ensuite forcé à quitter la préfecture.
-----------------
Ne pas oublier Hassan Dah, jeune journaliste de 26 ans, condamné à 30 ans de prison lors du procès militaire de Gdeim Izik(NDLR)

mercredi 1 octobre 2014

Maroc : Jamal Benomar... militant un jour, militant toujours


Jamal Benomar est-il la dernière chance pour éviter que le Yémen ne sombre dans le chaos ?Jamal Benomar est-il la dernière chance pour éviter que le Yémen ne sombre dans le chaos ? © MOHAMMED HUWAIS / AFP


 
Des rangs de l'extrême gauche marocaine au monde feutré de l'ONU en passant par Amnesty, l'envoyé spécial de Ban Ki-moon au Yémen n'a jamais transigé avec ses convictions.
À 57 ans, Jamal Benomar n'est pas près de prendre sa retraite internationale. "Tu es ma dernière chance de réussir une mission onusienne", lui aurait soufflé Ban Ki-moon, qui voudrait terminer son second mandat sur un succès diplomatique dans un pays arabe. Depuis avril 2011, Benomar coordonne les efforts de l'ONU pour éviter que le Yémen ne sombre dans le chaos. D'abord conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour ce pays pauvre de la péninsule Arabique, où un soulèvement populaire a poussé au départ le président Ali Abdallah Saleh, il a ensuite été nommé envoyé spécial, en août 2012, avec rang de secrétaire général adjoint.
Dans le monde feutré de l'ONU où les ambitions sont nombreuses et les postes très convoités, ce Rifain originaire de Nador détonne à plus d'un titre. Véritable workaholic (drogué du travail) selon un collaborateur, il a réussi à tenir la conférence du dialogue national (mars 2013-janvier 2014) tout en prêtant l'oreille à toutes les factions. Il s'est imposé comme l'homme de bonne volonté, discret mais efficace, enchaînant les journées de seize heures, loin de la moyenne onusienne. "C'est un politique qui sait parler aux politiques. Le Yémen est un panier de crabes, lui, avec sa "poker face", reste au-dessus de la mêlée", résume un journaliste sur place.
Il est aussi le dernier survivant de la génération des émissaires onusiens dans les pays du Printemps arabe. Le Libanais Tarek Mitri vient de rendre son tablier en Libye, la Syrie a usé deux diplomates d'expérience : l'ancien secrétaire général Kofi Annan et l'Algérien Lakhdar Brahimi. Et, contrairement à ceux-là, et à d'autres - le Tunisien Kamel Morjane, l'Égyptien Boutros Boutros-Ghali -, Benomar n'a pas atterri à l'ONU après une carrière diplomatique. Il n'a jamais travaillé pour le gouvernement marocain. Ancien militant d'extrême gauche, "prisonnier de conscience" adopté par Amnesty, il s'est exilé en février 1985, quittant le royaume à bord d'une patera. Il n'y est retourné que tardivement, toujours pour des affaires privées.
En réalité, pour l'administration onusienne, Benomar est un sujet de Sa Majesté britannique. "C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles on ne l'a pas vu venir. Il n'est pas candidat au poste de secrétaire général", confie une source onusienne. Une tradition non écrite veut en effet que le secrétaire général ne soit pas un ressortissant de l'un des pays membres permanents du Conseil de sécurité.

Le Makhzen a multiplié les appels du pied
"Benomar n'est pas fâché avec le Maroc, explique l'un de ses proches, il est très attaché à son pays." Il y est revenu en 2005 pour l'enterrement de sa mère et il y retourne régulièrement pour des vacances. Deux séminaires de son équipe de Sanaa se sont d'ailleurs tenus à Skhirat, non loin du palais préféré de Hassan II. Mais il n'a pas soldé ses comptes avec le Makhzen. Expert en justice transitionnelle, il n'a pas touché l'indemnisation de l'Instance Équité et Réconciliation (IER), présidée par son ancien camarade Driss Benzekri.
Sa position a été constante : pour tourner la page, l'État marocain doit présenter ses excuses aux victimes des années de plomb. Le contentieux est ancien. En 1994, il est directeur au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, à Genève, quand il se retrouve nez à nez avec le commissaire Kaddour Yousfi, venu présenter le rapport du Maroc sur la torture. "Pendant huit mois, à Derb Moulay Cherif, Yousfi m'a torturé", rapporte Benomar dans les colonnes du magazine TelQuel.
Même s'il ne travaille pas sur le dossier marocain, le Rifain ne peut laisser passer l'affront. Les délégations sont alertées, un sit-in organisé devant le palais Wilson. Pour Rabat, c'est un désastre en matière d'image. Depuis le nouveau règne, le Makhzen a multiplié les appels du pied à l'endroit de Benomar, qui résiste. Le Rifain est rebelle.

Les musulmans de France victimes d’un apartheid qui ne dit pas son nom

Le blog de Noël Mamère.
Noël Mamère,
Député de Gironde
 29/9/2014

La décapitation d’Hervé Gourdel, acte barbare d’un groupe fasciste se revendiquant de Daesh, suscite une émotion considérable et légitime dans le pays. Ce crime ignominieux envers un homme pacifique et cosmopolite ne doit pas être instrumentalisé pour enfermer un peu plus encore une partie de la population française dans un ghetto invisible.

Certains veulent y voir un moyen de réveiller l’islamophobie qui couve depuis des années.
Dès le lendemain de cet assassinat, le site internet du Figaro posait cette question dans un sondage qui ne laisse pas de doute quant à son instrumentalisation politique :
« Assassinat d’Hervé Gourdel : estimez-vous suffisante la condamnation des musulmans de France ? »

La responsabilité collective n’existe pas

Dans un pays, où les médias sont coutumiers des amalgames entre musulmans et terroristes, les réseaux sociaux ont immédiatement réagi et 45 minutes plus tard, la direction du Figaro.fr décidait de retirer ce sondage, d’après elle « mal interprété ». Ce simple fait en dit long sur le climat de suspicion, de méfiance, de peur, que certains s’ingénient à entretenir autour de la communauté musulmane qui, pourtant, n’a rien à voir avec les fascistes qui se cachent derrière les « soldats du djihad ».
Les musulmans n’ont en aucune manière à se justifier des crimes commis par les forces djihadistes. La responsabilité collective n’existe pas. Les musulmans ne sont pas plus responsables des actes barbares de Daesh que les chrétiens de l’inquisition ou les juifs de la politique d’Israël envers les palestiniens.
Les victimes de l’Etat islamique sont à 95% des musulmans chiites, sunnites ou kurdes. Ce sont les musulmans qui paient le plus lourd tribut à cette guerre commencée avec l’intervention américaine de 2003 en Irak.

Des ennemis intérieurs potentiels

Tout est organisé pour une assignation identitaire des musulmans, considérés désormais comme les vecteurs du terrorisme véhiculé par l’Etat islamique autoproclamé, comme des ennemis intérieurs potentiels. Si vous ne vous excusez pas, vous êtes un allié objectif des terroristes, un membre d’une cinquième colonne prête à trahir la France, la République, votre voisin…
Les médias, les intellectuels, les politiques, se relaient chacun dans leur style pour séparer le bon grain de l’ivraie, le bon du mauvais musulman, le musulman dit « modéré » du dit « laïc ». Ils somment les musulmans de descendre dans la rue alors que deux mois plus tôt, ils dénonçaient l’appel aux manifestations de solidarité avec les Palestiniens de Gaza.
Comment ne voient-ils pas que cette pression sociale, politique et médiatique est contreproductive et encourage la stigmatisation et la relégation d’une partie des Français ?
Cette erreur, commise il y a plus de trente ans, nous a déjà coûté cher. Dès ce moment, en France, les Arabes se sont transformés en musulmans aux yeux des politiques, traités d’« ayatollahs » par le Premier ministre de l’époque, Pierre Mauroy, lors des grèves à Citroën en 1983.

Pas un citoyen comme les autres

Depuis, la spirale de la suspicion est à l’œuvre. Engagée dans une surenchère avec l’extrême droite, la classe politique tout entière n’a jamais cessé de pratiquer ce genre d’amalgames vis-à-vis de cette communauté de plus de 4 millions de Français ou d’étrangers résidant sur notre territoire.
Avec l’accession de Marine Le Pen à la direction du Front national, une nouvelle étape est franchie. Cette dernière reprend une rhétorique issue de la gauche et transmise par le groupe Riposte laïque, en prenant la défense de la laïcité contre les musulmans. Prières de rue, mères voilées à la sortie des écoles, viande hallal, défense animale, deal de drogue, délinquance urbaine… Tout devient prétexte à une logique antimusulmane.
Tout un dispositif, y compris législatif (lois antiterroristes à répétition, loi sur le voile et la burqa), se met en place pour marteler un seul discours : le musulman de France n’est pas un citoyen comme les autres.
Si cette volonté de mettre en place un apartheid qui ne dit pas son nom trouve une nouvelle occasion de progresser avec l’émergence de l’Etat islamique autoproclamé, elle est, d’abord, le produit d’une histoire coloniale et postcoloniale. Les étapes en sont connues : la colonisation et la guerre d’Algérie, la révolution iranienne de 1979, le 11 septembre 2001 et les deux guerres d’Irak.
Parallèlement, les discriminations ethniques, sociales, économiques, le racisme anti-arabe, ne cessaient de se développer. A chaque fois, nous avons eu droit à une montée en puissance de l’islamophobie sur fond idéologique de guerre des civilisations, mise en scène comme une superproduction, avec les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Les « bons » s’alliant d’ailleurs avec des pays comme l’Arabie saoudite où la décapitation est la forme légitimée par l’Etat de la peine de mort.

Deux formes d’extrêmisme

La vérité est que, au lieu de penser la lutte contre les groupes djihadistes comme une action politique et policière, les Etats occidentaux - et particulièrement la France depuis quelques années - sont tombés dans le piège tendu par les émules d’Al Qaida. Ils ont fait de la guerre antiterroriste leur l’idéologie, présentée comme un affrontement entre deux visions incompatibles de la société.
Pourtant, le slogan des islamistes radicaux, « L’islam est la solution », est aussi faux que celui des islamophobes, « L’islam est le problème ». Les deux extrémismes sont les mêmes. Et ce n’est pas parce que l’un dispose de soutiens dans la classe politique et chez les intellectuels qu’il est plus légitime que l’autre.
Pouvons-nous continuer à accepter ce harcèlement permanent d’une communauté à qui on demande de penser dans des termes que lui assignent les « penseurs » d’une islamophobie devenue le langage commun des imbéciles ? S’il doit y avoir une remise en cause de certains dogmes issus du Coran ou de ses commentaires, il ne peut être que le produit d’un véritable débat au sein de la communauté musulmane. Comme il y en a eu au sein du christianisme, du judaïsme et de toutes les religions.
En tant que citoyens français, nous avons la responsabilité de combattre la haine et d’apaiser les tensions au sein de la société française. D’arrêter d’enfermer les musulmans dans une logique communautaire qui n’est pas la leur. De débattre et de comprendre les origines et les causes du djihadisme, de chercher les racines géopolitiques et économiques de ces conflits asymétriques. D’arrêter la démonisation de l’islam tout en combattant les zélateurs du djihadisme.
Enfin et surtout, de donner à la jeunesse de France, quelles que soient ses origines ethniques, sociales ou religieuses, des raisons d’espérer en un avenir commun de fraternité.

Nos Voies d'espérance

Ce soir à 19h, Pierre Rabhi et Nicolas Hulot sont les invités du Grand Journal sur Canal+, pour le livre "Nos voies d'espérance".

Le journaliste Olivier Le Naire a mené 10 grands entretiens auprès de 10 personnalités de haut niveau - célèbres ou non, toutes reconnues dans leurs domaines -, afin qu’elles livrent leur diagnostic, proposent des remèdes pour guérir notre société malade.
actes-sud.fr

Les droits de l’homme foulés aux pieds au Maroc

L’AMDH dénonce l’interdiction systématique de ses activités

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Par Aniss Z.,El Watan, 30/9/14

Les premières victimes de cette situation de non-droit sont les militants sahraouis qui font l’objet d’une véritable chasse à l’homme dans les territoires occupés illégalement par le Maroc.

La monarchie marocaine confirme une nouvelle fois que les droits de l’homme constituent le cadet de ses soucis. Pour preuve : l’Association marocaine des droits humains (AMDH), la principale organisation indépendante de défense des droits de l’homme au Maroc, a dénoncé hier «l’interdiction systématique de ses activités» ces dernières semaines, sur fond de tension croissante avec les autorités du royaume. «L’interdiction de nos activités est devenue systématique dans les lieux publics, mais aussi dans des lieux privés comme les hôtels», a déclaré le président de l’AMDH, Ahmed El Haij, lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de l’organisation.
Le conférencier, excédé, a soutenu que ces interdictions «montrent clairement qu’il existe un recul (...) et une attaque généralisée contre des droits pourtant garantis par la nouvelle Constitution» adoptée en 2011 durant le Printemps arabe. «Nous demandons aux autorités de cesser cette escalade sans précédent, dont l’AMDH est la principale victime», a encore clamé M. Haij, selon l’AFP qui rapporte l’information.
Dans un document remis à la presse, l’ONG, qui avait déjà fustigé en mars une «campagne» à son encontre, recense une quinzaine d’interdictions depuis juillet. Jugeant que «l’Etat se place au-dessus des lois par de telles mesures liberticides», Ahmed El Haij a souligné que l’AMDH porterait «plainte pour recouvrer ses droits». Il a fait valoir que le ministre de la Justice, Mustafa Ramid, avait lui-même remis en cause certaines interdictions.
Il est à rappeler que les frictions se sont multipliées ces derniers mois avec des ONG locales et internationales. Début septembre, Amnesty International a dénoncé l’interdiction d’un rassemblement de jeunes militants d’Europe et du monde arabe prévu à son initiative. En juillet, des associations avaient vivement critiqué des propos du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, accusant des ONG de servir un agenda étranger — en allusion à certains de leurs financements — et d’affaiblir par leurs critiques la lutte contre le «terrorisme».
Hier, ce sont les organisateurs d’une «caravane de solidarité avec les migrants» qui ont, à leur tour, exprimé leur «indignation» dans le sillage de son interdiction. Selon le Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et des migrants (Gadem), cette manifestation a été «bloquée» samedi à l’entrée de Tanger, ville où un ressortissant sénégalais a été tué le mois dernier lors de heurts sanglants entre des migrants subsahariens et des résidents marocains.
Présente, une équipe de TV5 Monde a été empêchée de couvrir cette caravane, ont également signalé plusieurs participants, d’après qui le matériel vidéo des journalistes a été saisi et les images effacées. Il est à rappeler cependant que les premières victimes de cette situation abominable sont les militants sahraouis qui font l’objet d’une véritable chasse à l’homme dans les territoires occupés illégalement par le Maroc.
Aniss Z.

"Le Maroc contemporain"

http://www.imarabe.org/sites/default/files/imagecache/img_preset_520_337/maroc_0.jpeg

Malika Bekhti, Rachida Belliraj et Farida Aarrass lancent un appel pour les trois détenus en grève de la faim.

Trois des détenus restant dans l’affaire Belliraj en sont à leur 20ième jour de grève de la faim !


Urgent ! SOUTENONS ces hommes qui réclament une issue juste à leur dossier
Bekhti Abdelatif numéro d'écrou 86612,  El Bay Jamal numéro d'écrou 86611, Chegannou Abdelhali numéro d'écrou 86613

Ces trois hommes sont à leur 20ième jour de la grève de la faim pour protester contre leur condamnation obtenue dans un procès inéquitable et pour trouver une issue à leur dossier.
Déclarations obtenues sous la torture, vices de forme, absence de preuve, voilà bien quelques fondements de cette affaire « Belliraj ». Tous ces détenus ont eu un procès inique et inéquitable  a été reconnu comme tel et dénoncé par les instances de défense des Droits de l'homme tant nationales qu'internationales.
Dans son rapport de juin 2013, Human Right Watch a demandé la libération de tous les détenus restant dans le procès Belliraj. 
 http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.be/2013/11/huit-organisations-internationales-pour.html

Le 11 novembre 2013, à l'occasion de la candidature du Maroc au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, des responsables de 8 organisations internationales pour la défense des droits de l'homme, publient une lettre conjointe au premier ministre Benikrane, lui demandant notamment la libération des 17 détenus restants dans le procès Belliraj.
 En avril 2013, dans un article de journal marocain, le secrétaire du CNDH, Monsieur Essabar, a stipulé que "des erreurs graves" ont été commises dans le dossier Belliraj. Il a dénoncé la manière avec laquelle la presse avait gonflé l'affaire et comment les organisations humanitaires se sont ruées dans la défense des six politiciens, en délaissant les autres détenus.
http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.be/2014/04/mohamed-essabbar-cndh-reconnait-des.html

Une lueur d’espoir a traversé ce procès, le 11 avril 2011, avec la libération des 5 hommes politiques : « les chefs de ce réseau Belliraj ». Suite à cet événement, de multiples rencontres avec les détenus ont eu lieu, tant au niveau du CNDH, des politiques que des associations au Maroc. Il en est sorti des promesses pour clôturer ce dossier et pour libérer tous les détenus restants de ce dossier. Cela fait bientôt 4 ans que ces promesses on été faites  mais malheureusement rien n’a été concrétisé... On attend toujours leur libération
Malgré des grèves de la faim en signe de protestation, malgré de nombreuses actions des détenus pour faire reconnaître leur innocence et l’erreur judiciaire à leur égard :
En dépit des réclamations des ONG (Human Right Watch, AMDH...) pour leur libération :
Malgré les différentes promesses faites suite à diverses négociations depuis déjà quatre ans :

les autorités marocaines n'ont pas réexaminé ce dossier épineux ni encore trouvé une issue à ce calvaire que vivent nos proches.

Nous, les familles exhortons les autorités marocaines d’enfin trouver une solution, une issue positive à ce calvaire que vivent nos proches, nos enfants  depuis maintenant presque sept ans. Il est grand temps pour que des négociations soient entreprises réellement tant avec les détenus, les responsables que les ONG  pour résoudre cette injustice
Nous lançons un cri d’alarme, un appel aux ONG pour nous soutenir et nous aider à réclamer un dénouement pour le reste des détenus incarcérés dans l’affaire Belliraj.
Nous vous exhortons à mettre tout en œuvre pour qu’une issue soit trouvée à ce dossier pour qu’enfin on mette fin à notre souffrance et qu’ils recouvrent enfin la liberté tant espérée.

Pour les familles des détenus européens au Maroc,
Malika Bekhti, Rachida Belliraj, Farida Aarrass
Contact Luk Vervaet

la plus grande mobilisation pour le climat de l'histoire.

 Dimanche 21 septembre, nous avons dépassé nos estimations les plus audacieuses, avec une marche pour le climat *6 fois* plus importante que toutes les autres manifestations précédentes!!! Sur cette photo, vous pouvez voir à quoi ressemblait New York:

People's Climate March

Et voilà un aperçu de Londres, Berlin, Bogota, Paris, New Delhi et Melbourne......




Nous avons été plus de 675 000 à manifester partout dans le monde. Il ne pouvait pas y avoir de preuve d'amour plus impressionnante pour tout ce que le changement climatique menace: quelle belle manière de témoigner de l'espoir que nous partageons, celui de sauver ce monde et de construire une société reposant sur des énergies 100% sûres et renouvelables. Cliquez ici pour voir quelques images de cette journée:

https://secure.avaaz.org/fr/climate_march_reportback/?bWvvXab&v=47076

mardi 30 septembre 2014

Barbarie en Orient? / A quoi joue l’Occident?

Barbarie en Orient? / A quoi joue l’Occident?
 Mohammed Belmaïzi, 28/9/2014 

Une réalité insoupçonnée, crue, drue, barbare : les USA et l’Occident n’ont jamais opté pour promouvoir la démocratie au Maghreb et d’une manière général en Orient. Preuve simple et éclatante est ce pacte scellé autour du pétrodollar. Pacte avec le plus obscurantiste des pays dans le monde des ténèbres, qui fait que l’Occident et les USA ont ouvert leur marché culturel au prosélytisme islamiste le plus rétrograde qu’est le wahhabisme ; constructions de mosquées contre prix modique du baril ; écoles privées islamiques avec leur fameux manuels diffusant un savoir anti-civilisation, saturé de haine, de racisme et de sentences moyenâgeuses liées à la chariâ… Les yeux fermés sur tout ce qui, pourtant, viole les principes et les valeurs universelles modernes : liberté ; dignité ; droits humains ; émancipation ; culture; connaissances et prospérité…

Preuves attestées également lors du processus de décolonisation au Maghreb et en Orient, où pendant l’affrontement entre Gamal Abdel Nasser et la confrérie des Frères Musulmans, l’Occident et les USA, ont préféré de loin soutenir cette dernière contre le premier qui était pourtant acquis à la démocratie moderne. Et si, par ailleurs, les opposants islamistes jouissaient en se pavanant dans un exil doré en Europe et aux USA, tel que Khomeiny en France, Rached Ghanouchi, Abou Hamza et consorts en Angleterre ou aux USA, Ben Barka, lui, immense démocrate, est enlevé en France, torturé et assassiné et jusqu’à aujourd’hui sans trace de lui. On peut allonger la liste, mais ne perdons jamais de la mémoire que le père de Tariq Ramadan coqueluche et super prosélyte d’Europe, Said Ramadan, était un exilé égyptien de marque, en Suisse.

Tout concordait dans le sens d’empêcher l’instauration d’une société démocratique au Maghreb et en Orient. On a clairement misé sur cette pièce maîtresse qu’est l’islamisme à l’instar de l’Arabie Saoudite, pour les intérêts supérieurs des pays civilisés… L’alliance avec les moujahidines en Afghanistan contre la Russie « communiste et athée », vient couronner l’attention que l’Occident consacre à l’islamisation du Maghreb et de l’Orient, dont l’esquisse parfaite devait renvoyer au système de l’Arabie Saoudite…

Ce projet allait de soi, jusqu’au moment où le Printemps des Peuples est venu sonner le glas à cette chimère. Et le fait qu’aucune révolution tunisienne, égyptienne, libyenne, yéménite, bahreïnienne ou marocaine…  n’a ni mentionné, ni convoqué ou même indiqué une quelconque référence à un projet de société islamiste, est une nouvelle donne sapant les velléités indiquées plus haut de cet Occident boutiquier. C'est que ni les islamistes, ni l’Occident avec sa haute technicité informatique, n’ont pu prévoir cet imprévisible élan des peuples de l’abîme, vers une société civile et démocratique.

Qu’à cela ne tienne ! Contourner le fleuve de l’Histoire et inventer d’autres ruses pour garder enfoncés les peuples dans la léthargie et l’oppression, n’est point un mystère. On revoit et prépare d’autres plans. Daech est née en descente punitive contre le souffle novateur du Printemps des Peuples. Et cette coercition cumule en son sein une panoplie d’acteurs, allant de l’Arabie Saoudite à divers pays occidentaux. Même le mot « complot » ne rend plus compte de cet esprit machiavélique contre la libération des peuples !

A quoi joue l’Occident ? N’a-t-il pas encore entériné l’adage qui dit « Quiconque se sert de l’épée, périra par l’épée » ? Allons-nous attendre que les martiens viendront achever les agonisants terriens?