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lundi 28 novembre 2016

L'Afrique persiste et signe, toujours fidèle à sa Charte.



Sahara Info n°103 Novembre 2016


Le quatrième forum Afrique-Monde Arabe, qui vient de se tenir dans un État africain, la Guinée Équatoriale, n'a pas beaucoup intéressé la presse occidentale, mais a, sans aucun doute, mobilisé celle du Maroc.
Que s'est-il passé de très important pour nos amis Sahraouis, pour le Front Polisario et pour la République Arabe Sahraouie Démocratique ? 

 A ce forum important au niveau économique, renforçant les liens entre Etats du Sud, le Front Polisario s'était jusqu'à présent abstenu de participer.
A la demande de plusieurs Etats de l'Union africaine, compte-tenu de la présence significative de la RASD dans la vie politique de l'Union, celle-ci a décidé cette année de participer à ce forum comme membre à part entière de l'Union africaine. Le monde arabe étant représenté au niveau de ses Etats et de la Ligue arabe.

vendredi 24 avril 2015

Répression au Maroc : l’escalade


Communiqué de LTDH – CRLDHT – FTDES – Yaqadha-Vigilance, Tunis, 22/4/2015
Les associations signataires de ce communiqué suivent avec beaucoup d’inquiétude la multiplication des atteintes et de l’usage abusif de la force à l’encontre des militants des droits de l’homme, des syndicalistes et des journalistes et de tous ceux qui se lèvent pour revendiquer la liberté d’expression et de rassemblement pacifique au Maroc.
Les forces de l’ordre dans ce pays viennent de réprimer brutalement le rassemblement organisé par le Réseau démocratique de solidarité avec les peuples le 18 avril 2015 à Rabat, en solidarité avec le peuple yéménite et pour protester contre l’intervention militaire. Des dizaines de manifestants ont été brutalisés dont Abdelhamid Amin, militants des droits de l’homme et syndicaliste, ancien coordinateur de la CMODH, Fatma Nouhi, militante des droits de l’Homme, Mohamed Nouhi, Président de l’Instance marocaine des droits de l’Homme, Ahmed El Haij, président de l’AMDH…

jeudi 23 avril 2015

Rabat, 18 avril : intervention violente des forces de l'ordre contre un sit-in de solidarité avec le peuple yéménite

L’ASDHOM dénonce l’intervention violente des forces de l’ordre à l’occasion du sit-in pacifique à Rabat le samedi 18 avril 2015

par Bureau exécutif de l’ASDHOM, Paris, 21 avril 2015
 À l’appel du Réseau démocratique marocain de solidarité avec les peuples, plusieurs citoyens et démocrates marocains ont répondu présents au sit-in,  organisé le samedi 18 avril devant le Parlement marocain, pour exprimer leur soutien au peuple yéménite et dire non à l’intervention militaire des forces étrangères contre le Yémen et son peuple. Intervention militaire à laquelle prend part le Maroc.
Les autorités marocaines ne l’ont pas entendu de cette oreille. Elles ont décidé de passer outre leurs engagements en matière de respect du droit élémentaire de manifester pacifiquement et de faire place nette autour du Parlement en envoyant les forces de l’ordre pour briser le sit-in et pourchasser les manifestant-e-s.
L’intervention violente contre cette manifestation pacifique constitue une atteinte manifeste à une liberté universelle consacrée dans la constitution marocaine.
Selon les témoins sur place, des personnalités, des responsables associatifs dont des défenseurs des droits de l’Homme, des syndicalistes, des journalistes et d’autres manifestants  pacifiques ont été matraqués, insultés et agressés au point où nombre d’eux ont été admis à l’hôpital pour des soins. Les associations locales de défense des droits humains ont pu identifier une trentaine de victimes dont deux ont été arrêtées, placées dans les voitures des forces de l’ordre, insultées et molestées avant d’être libérées. Voir la liste ci-dessous*.
L’ASDHOM rappelle aux autorités marocaines que ce sit-in n’était qu’un rassemblement pacifique, dans un lieu public, destiné à exprimer une opinion. Les manifestants pacifistes avaient juste un souhait de montrer leur solidarité avec le peuple yéménite et une volonté d’exprimer une opinion, une position politique et dire tout haut un message pour la paix et contre la guerre menée au Yémen en leur nom. Ils refusent cette guerre qui tue un peuple,  au nom des autres peuples. Ils veulent dire tout simplement et tout pacifiquement : NON, non à cette guerre ; OUI, oui à l’autodétermination du peuple yéménite.
L’ASDHOM rappelle également que le droit de manifester pour dire et exprimer pacifiquement une opinion ou une position est un droit légitime. Ce droit est garanti par la Constitution marocaine, les conventions internationales et en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques que le Maroc a signé et ratifié (Ratification publiée au Bulletin Officiel  n° 3529, en date du 21 mai 1980).
L’État marocain, qui, il y a à peine quelques mois, organisait le Forum Mondial des droits de l’Homme à Marrakech, doit consulter sa propre constitution pour mettre en harmonie ses pratiques et ses engagements pris devant la communauté internationale en matière des droits de l’Homme et de ne pas s’en absoudre.
L’ASDHOM dénonce avec force cette intervention violente, contraire à la loi et à la constitution marocaine. Elle exige une enquête sur les abus et les violences commis par les forces de l’ordre à l’encontre de citoyens et de défenseurs de droits venus manifester pacifiquement. L’ASDHOM rappelle aux responsables marocains que le droit de manifester est un de ces acquis qui sont inscrits dans la constitution actuelle suite à de hautes luttes, des années de sacrifices durant, de toute une génération de Marocain(e)s pour la dignité et l’État de droit au Maroc.

*Liste des victimes de l’intervention brutale :Amine ABDELHAMID, Rachid BAKOURI, Abdesslam BELAFHIL, Ayoub BENKARROUM, Rabea BOUZIDI, Amine CHBARI, Tahar DOURAIDI, Ahmed EL HAIJ, Aziz EL RHALI, Mohammed EL GHAFRI, Mouad EL JOHRI, Zakaria EL ASRI, Mohammed ENNOUHI, Fatima-ezzahara HADDAOUI, Abdellatif HMAMOUCH, El houcine BOUSHABI, Abdellatif IMAD, Amine KBABI, Abdellatif KENJAA, Rajaa KESSAB, Mohammed LAMRABTI, Latifa MAAROUFI, Souha MADMAD,  Taib MADMAD, Abdelali NAIM, Adil YOUSFI et Abdellatif ZEROUAL. Deux autres militants, Abdellah LEFTANZA et Abdelhakim SIKOUK, ont été tabassés et humiliés à l’intérieur des voitures de la police avant d’être libérés.

mercredi 1 avril 2015

La guerre de Mohamed VI au Yémen : un militaire houthiste traite le Maroc de « mercenaire »

La guerre de Mohamed VI au Yémen : un militaire houthiste traite le Maroc de « mercenaire »

militaire houthiste
Un militaire yéménite, probablement issu de la minorité houthie, cette secte chiite qui a pris le pouvoir dans ce pays arabe grâce au soutien d’une partie de l’armée restée fidèle à l’ancien président Mohamed Abdallah Saleh, a accusé l’Egypte, le Maroc, la Jordanie, le Soudan et d’autres pays arabes membres de la coalition armée qui leur fait la guerre, d’États « mercenaires » complices des sionistes israéliens.

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mercredi 1 octobre 2014

Maroc : Jamal Benomar... militant un jour, militant toujours


Jamal Benomar est-il la dernière chance pour éviter que le Yémen ne sombre dans le chaos ?Jamal Benomar est-il la dernière chance pour éviter que le Yémen ne sombre dans le chaos ? © MOHAMMED HUWAIS / AFP


 
Des rangs de l'extrême gauche marocaine au monde feutré de l'ONU en passant par Amnesty, l'envoyé spécial de Ban Ki-moon au Yémen n'a jamais transigé avec ses convictions.
À 57 ans, Jamal Benomar n'est pas près de prendre sa retraite internationale. "Tu es ma dernière chance de réussir une mission onusienne", lui aurait soufflé Ban Ki-moon, qui voudrait terminer son second mandat sur un succès diplomatique dans un pays arabe. Depuis avril 2011, Benomar coordonne les efforts de l'ONU pour éviter que le Yémen ne sombre dans le chaos. D'abord conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour ce pays pauvre de la péninsule Arabique, où un soulèvement populaire a poussé au départ le président Ali Abdallah Saleh, il a ensuite été nommé envoyé spécial, en août 2012, avec rang de secrétaire général adjoint.
Dans le monde feutré de l'ONU où les ambitions sont nombreuses et les postes très convoités, ce Rifain originaire de Nador détonne à plus d'un titre. Véritable workaholic (drogué du travail) selon un collaborateur, il a réussi à tenir la conférence du dialogue national (mars 2013-janvier 2014) tout en prêtant l'oreille à toutes les factions. Il s'est imposé comme l'homme de bonne volonté, discret mais efficace, enchaînant les journées de seize heures, loin de la moyenne onusienne. "C'est un politique qui sait parler aux politiques. Le Yémen est un panier de crabes, lui, avec sa "poker face", reste au-dessus de la mêlée", résume un journaliste sur place.
Il est aussi le dernier survivant de la génération des émissaires onusiens dans les pays du Printemps arabe. Le Libanais Tarek Mitri vient de rendre son tablier en Libye, la Syrie a usé deux diplomates d'expérience : l'ancien secrétaire général Kofi Annan et l'Algérien Lakhdar Brahimi. Et, contrairement à ceux-là, et à d'autres - le Tunisien Kamel Morjane, l'Égyptien Boutros Boutros-Ghali -, Benomar n'a pas atterri à l'ONU après une carrière diplomatique. Il n'a jamais travaillé pour le gouvernement marocain. Ancien militant d'extrême gauche, "prisonnier de conscience" adopté par Amnesty, il s'est exilé en février 1985, quittant le royaume à bord d'une patera. Il n'y est retourné que tardivement, toujours pour des affaires privées.
En réalité, pour l'administration onusienne, Benomar est un sujet de Sa Majesté britannique. "C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles on ne l'a pas vu venir. Il n'est pas candidat au poste de secrétaire général", confie une source onusienne. Une tradition non écrite veut en effet que le secrétaire général ne soit pas un ressortissant de l'un des pays membres permanents du Conseil de sécurité.

Le Makhzen a multiplié les appels du pied
"Benomar n'est pas fâché avec le Maroc, explique l'un de ses proches, il est très attaché à son pays." Il y est revenu en 2005 pour l'enterrement de sa mère et il y retourne régulièrement pour des vacances. Deux séminaires de son équipe de Sanaa se sont d'ailleurs tenus à Skhirat, non loin du palais préféré de Hassan II. Mais il n'a pas soldé ses comptes avec le Makhzen. Expert en justice transitionnelle, il n'a pas touché l'indemnisation de l'Instance Équité et Réconciliation (IER), présidée par son ancien camarade Driss Benzekri.
Sa position a été constante : pour tourner la page, l'État marocain doit présenter ses excuses aux victimes des années de plomb. Le contentieux est ancien. En 1994, il est directeur au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, à Genève, quand il se retrouve nez à nez avec le commissaire Kaddour Yousfi, venu présenter le rapport du Maroc sur la torture. "Pendant huit mois, à Derb Moulay Cherif, Yousfi m'a torturé", rapporte Benomar dans les colonnes du magazine TelQuel.
Même s'il ne travaille pas sur le dossier marocain, le Rifain ne peut laisser passer l'affront. Les délégations sont alertées, un sit-in organisé devant le palais Wilson. Pour Rabat, c'est un désastre en matière d'image. Depuis le nouveau règne, le Makhzen a multiplié les appels du pied à l'endroit de Benomar, qui résiste. Le Rifain est rebelle.

jeudi 31 décembre 2009

N°122-Annus horribilissimus

par Ayman El Kayman, Coups de dent n°122, 29/12/2009
L’année qui s’achève a été horrible ? Vous n’avez encore rien vu ! 2010 promet d’être encore plus horrible !
Alors que 2009 s’achève, l’Empire, revêtu de ses nouveaux habits, vient de découvrir un nouvel ennemi et d’ouvrir un nouveau front de guerre : le Yémen. Les mères des enfants yéménites déchiquetés par les bombes US pourront se consoler en se disant que c'est un cadeau de fin d'année du Prix Nobel de la Paix.

Dans cet Orient si proche et si lointain, le pharaonicule du Caire n’a rien trouvé de mieux pour commémorer le premier anniversaire de la guerre génocide contre Gaza que d’inviter le Premier sinistre de l’entité innommable. Et de refuser l’accès à Gaza à 1 500 internationaux venus de toute la planète pour apporter leur solidarité aux Gazaouis assiégés et soumis à la mort lente. Sans oublier le mur métallique de 10 mètres de haut et s'enfonçant 30 mètres sous terre qu'il a    "décidé"(façon de parler, puisque le pharaonicule prend rarement des décisions par lui-même) de construire entre Gaza et l'Égypte.

Dans l’Occident riche, ça va de plus en plus mal. Ça dégringole de partout. En Italie, 10 000 salariés du groupe ex-Eutelia se battent, dans une indifférence quasi-générale , pour sauver leurs emplois, sacrifiés par des patrons-gangsters. (je sais, je sais, c'est un pléonasme). Aux USA mêmes, source des maux, le seul secteur en expansion, ce sont les soupes populaires. À Copenhague, les grands pollueurs ont saboté les efforts pour prendre à bras le corps la catastrophe écologique qui nous menace tous.

Je pourrais continuer la liste de tout ce qui ne va pas mais je préfère m’arrêter là.

Il reste des raisons d’espérer : elles se trouvent au sud du Rio Grande, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, au Nicaragua, à Cuba, au Paraguay, dont les peuples et les gouvernements, pour une fois unis, tentent de donner vie au vieux rêve bolivarien de la Patria Grande, et donnent une leçon à toute l’humanité.
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à l’année prochaine !