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jeudi 2 octobre 2014

Le Maroc, un pays où il ne fait pas bon être âgé

Le Maroc, un pays où il ne fait pas bon être âgé
Les personnes âgées représentent 8 % de notre population. Crédit : Yassine Toumi.
  Par Pauline Chambost, 1/10/2014
 
86ème  sur 96 en matière de situation des personnes âgées.
Des progrès sont encore à faire en matière d’aide et de gestion de nos ainés. C’est ce que révèle l’indice « Global age watch » de cette année qui s’intéresse à la vie des personnes âgées. L’indice, publié aujourd’hui à l’occasion de la journée internationale des personnes âgées, est réalisé par une ONG spécialisée et l’ONU. Le Maroc se place à la 83e place sur 96 pays.
L’indice est calculé d’après 13 indicateurs relevant de quatre domaines, considérés importants pour la qualité de vie des personnes âgées : la sécurité des revenus (qui prend en compte le système des retraites, le taux de pauvreté, etc.), l’état de santé (espérance de vie, etc.), l’emploi, l’éducation, et l’environnement (relations sociales, accès aux transports, etc.).

De mauvais scores en matière de santé

Le Maroc est surtout très mal noté en termes de santé et d’éducation. Le pays se classe un peu mieux dans le domaine des revenus (64e). Par exemple, 39 % des personnes de plus de 65 ans reçoivent  une retraite.
Le pays se situe au quatrième rang des États africains analysés (la Tunisie et l’Algérie n’en font pas partie, faute de données suffisantes), derrière l’île Maurice (38e), l’Afrique du Sud (80e) et le Ghana (81e).
Le rapport rappelle que la richesse du pays n’est pas le seul critère d’amélioration de la vie des personnes âgées, bien au contraire. Il insiste sur l’importance des politiques sociales mises en place. Certains pays très pauvres obtiennent ainsi des scores honorables. C’est le cas de la Bolivie par exemple.

21 % de personnes âgées en 2050 au Maroc

Cet indice a été mis en place en 2013. D’après ses initiateurs, il constituera un outil pour regarder l’évolution de la situation des personnes âgées sur le long tujourd’hui).
La Norvège figure en tête du classement, alors que l’Afghanistan est dernier. Le top 10 est constitué d’États européens, nord-américains, de l’Australie et du Japon.
classementvieux
erme. Un indice d’autant plus utile que la population âgée ne cesse d’augmenter du fait de l’allongement de l’espérance de vie. D’après les estimations, les personnes âgées de plus de 60 ans constitueront 21 % du total de la population marocaine en 2050 (contre 8 % a

mardi 16 septembre 2014

France : Les chibanis remportent une victoire





France : Les chibanis remportent une victoire


Des chibanis discutent sur un banc à Paris. /DR

  Dernière mise à jour le 12/09/2014 
Le Parlement français a voté, mercredi, un amendement facilitant l’acquisition de la nationalité française pour immigrés de plus de 65 ans, vivant en France depuis plus de 25 ans et parents d’un enfant français. Les associations qui défendent leurs droits saluent ce vote.

Les députés français ont tendu la main, cette semaine, aux retraités immigrés qui veulent devenir Français. En effet, les parlementaires ont voté un amendement qui va faciliter l’acquisition de la nationalité française à cette catégorie. Cette décision, réclamée par les associations depuis plusieurs années, a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale française ce mercredi.
La disposition votée s’inspire du rapport remis par la commission parlementaire des immigrés âgés. Elle permettra donc aux Marocains âgés de plus de 65 ans, ayant vécu 25 ans en France, parents d’enfant français et vivant encore de manière régulière sur le territoire hexagonal, d’obtenir plus aisément la nationalité française s’ils le souhaitent. Selon Alexis Bachelay, député socialiste des Hauts-de-Seine et rapporteur de la commission des immigrés âgés, avance le nombre de 200.000 personnes concernés par cette « avancée majeure ».
Cette mesure de « générosité » selon Laurent Rossignol, Secrétaire d’État français aux Personnes âgées, permet d’éviter un « parcours du combattant » envers ceux « qui ont contribué à la réussite économique [de la France], dont les enfants sont Français »
Aux yeux des associations de défenses des droits des immigrés âgés, cet amendement apparaît tout à fait « légitime ». Pourtant, ces associations ne crient pas victoire trop vite.
Elles souhaitent que les 82 autres propositions du rapport de la commission immigrés âgés soient également appliquées au plus vite afin que les ‘chibanis’ « puissent vivre leur retraite pleine et entière où ils le souhaitent, et surtout, sans plus aucune limite de temps », insiste Cap Sud MRE.

vendredi 17 mai 2013

France : austérité AN II

Par Jean-Paul Piérot, l'Humanité ,17/5/2013


Edito: François Hollande lance l'an II du renoncement


Particulièrement significative, cette phrase prononcée hier à l’Élysée, allusion aux quatre millions d’électeurs du Front de gauche qui au second tour, le 6 mai 2012, apportèrent un soutien décisif à l’actuel président: «La gauche de la gauche ne fait pas partie de la majorité.» 
Que retenir d’une conférence de presse présidentielle qui était annoncée comme un grand moment de « pédagogie » et d’explication face à une opinion publique pour le moins désemparée, voire déprimée par cette première année du quinquennat de François Hollande? Pour des millions de Français, notamment dans les couches populaires qui avaient été sensibles au slogan «le changement, c’est maintenant», le sentiment amer d’avoir été trompés n’a malheureusement pas été dissipé par les réponses du chef de l’État à des journalistes soigneusement triés par le service de presse de l’Élysée. Alors que l’austérité produit en France les mêmes effets calamiteux que dans les autres pays de l’Union européenne, alors que le chômage étend ses ravages dans une société qui compte une dizaine de millions de pauvres, nous n’avons rien appris que nous ne redoutions déjà: le dossier de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, amorcé sous Sarkozy, va être remis en chantier avant la fin du printemps. En d’autres termes, l’été risque d’être meurtrier.
C’est peu dire que le peuple de gauche avait rêvé un autre avenir en chassant du pouvoir la bande du Fouquet’s. Sans doute avait-il accordé quelque crédit à la déclaration du candidat Hollande fustigeant en pleine campagne son «véritable adversaire, qui n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, (…) le monde de la finance». Particulièrement significative, cette phrase prononcée hier à l’Élysée, allusion aux quatre millions d’électeurs du Front de gauche qui au second tour, le 6 mai 2012, apportèrent un soutien décisif à l’actuel président: «La gauche de la gauche ne fait pas partie de la majorité.» Il était d’ailleurs tout aussi significatif que le même jour à l’Assemblée nationale le gouvernement organise l’enterrement de la proposition de loi d’amnistie sociale.
Il n’était pas dû au hasard que François Hollande ait ouvert sa conférence de presse en évoquant sa rencontre de la veille avec la Commission européenne. Le chef de l’État avait présenté à Bruxelles sa politique censée renforcer la compétitivité des entreprises et la réforme du marché du travail, marquée du sceau de la flexisécurité. Il a préconisé une sorte de fuite en avant fédéraliste européenne et est même allé jusqu’à affirmer que l’Europe avait sauvé la Grèce… S’agissant de la France, les deux ans de répit accordés par les commissaires pour attendre les 3 % de déficit public seront utilisés pour mener les réformes de structure, l’allongement de l’âge de départ à la retraite, notamment. Ce droit à la retraite que le président de la République considère comme un fardeau.
Offensive, référence à l’an II, le chef de l’État n’a pas eu de mots assez forts pour peindre en rose une politique de renoncement qui, mutatis mutandis, s’inscrit dans une certaine continuité avec la précédente. Le pouvoir d’achat, qui a reculé cette année, l’emploi détruit au rythme des plans de restructuration sont laissés à la discrétion des directions d’entreprise aux pouvoirs renforcés. Droits des salariés, législation contre les licenciements boursiers, le renforcement du droit du travail ne figurait pas à l’ordre du jour du discours présidentiel. Quant à la gauche, elle semblait avoir déserté l’Élysée hier soir. Puisse l’an II de la mobilisation populaire bouleverser la donne.
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