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mercredi 1 octobre 2014

Les musulmans de France victimes d’un apartheid qui ne dit pas son nom

Le blog de Noël Mamère.
Noël Mamère,
Député de Gironde
 29/9/2014

La décapitation d’Hervé Gourdel, acte barbare d’un groupe fasciste se revendiquant de Daesh, suscite une émotion considérable et légitime dans le pays. Ce crime ignominieux envers un homme pacifique et cosmopolite ne doit pas être instrumentalisé pour enfermer un peu plus encore une partie de la population française dans un ghetto invisible.

Certains veulent y voir un moyen de réveiller l’islamophobie qui couve depuis des années.
Dès le lendemain de cet assassinat, le site internet du Figaro posait cette question dans un sondage qui ne laisse pas de doute quant à son instrumentalisation politique :
« Assassinat d’Hervé Gourdel : estimez-vous suffisante la condamnation des musulmans de France ? »

La responsabilité collective n’existe pas

Dans un pays, où les médias sont coutumiers des amalgames entre musulmans et terroristes, les réseaux sociaux ont immédiatement réagi et 45 minutes plus tard, la direction du Figaro.fr décidait de retirer ce sondage, d’après elle « mal interprété ». Ce simple fait en dit long sur le climat de suspicion, de méfiance, de peur, que certains s’ingénient à entretenir autour de la communauté musulmane qui, pourtant, n’a rien à voir avec les fascistes qui se cachent derrière les « soldats du djihad ».
Les musulmans n’ont en aucune manière à se justifier des crimes commis par les forces djihadistes. La responsabilité collective n’existe pas. Les musulmans ne sont pas plus responsables des actes barbares de Daesh que les chrétiens de l’inquisition ou les juifs de la politique d’Israël envers les palestiniens.
Les victimes de l’Etat islamique sont à 95% des musulmans chiites, sunnites ou kurdes. Ce sont les musulmans qui paient le plus lourd tribut à cette guerre commencée avec l’intervention américaine de 2003 en Irak.

Des ennemis intérieurs potentiels

Tout est organisé pour une assignation identitaire des musulmans, considérés désormais comme les vecteurs du terrorisme véhiculé par l’Etat islamique autoproclamé, comme des ennemis intérieurs potentiels. Si vous ne vous excusez pas, vous êtes un allié objectif des terroristes, un membre d’une cinquième colonne prête à trahir la France, la République, votre voisin…
Les médias, les intellectuels, les politiques, se relaient chacun dans leur style pour séparer le bon grain de l’ivraie, le bon du mauvais musulman, le musulman dit « modéré » du dit « laïc ». Ils somment les musulmans de descendre dans la rue alors que deux mois plus tôt, ils dénonçaient l’appel aux manifestations de solidarité avec les Palestiniens de Gaza.
Comment ne voient-ils pas que cette pression sociale, politique et médiatique est contreproductive et encourage la stigmatisation et la relégation d’une partie des Français ?
Cette erreur, commise il y a plus de trente ans, nous a déjà coûté cher. Dès ce moment, en France, les Arabes se sont transformés en musulmans aux yeux des politiques, traités d’« ayatollahs » par le Premier ministre de l’époque, Pierre Mauroy, lors des grèves à Citroën en 1983.

Pas un citoyen comme les autres

Depuis, la spirale de la suspicion est à l’œuvre. Engagée dans une surenchère avec l’extrême droite, la classe politique tout entière n’a jamais cessé de pratiquer ce genre d’amalgames vis-à-vis de cette communauté de plus de 4 millions de Français ou d’étrangers résidant sur notre territoire.
Avec l’accession de Marine Le Pen à la direction du Front national, une nouvelle étape est franchie. Cette dernière reprend une rhétorique issue de la gauche et transmise par le groupe Riposte laïque, en prenant la défense de la laïcité contre les musulmans. Prières de rue, mères voilées à la sortie des écoles, viande hallal, défense animale, deal de drogue, délinquance urbaine… Tout devient prétexte à une logique antimusulmane.
Tout un dispositif, y compris législatif (lois antiterroristes à répétition, loi sur le voile et la burqa), se met en place pour marteler un seul discours : le musulman de France n’est pas un citoyen comme les autres.
Si cette volonté de mettre en place un apartheid qui ne dit pas son nom trouve une nouvelle occasion de progresser avec l’émergence de l’Etat islamique autoproclamé, elle est, d’abord, le produit d’une histoire coloniale et postcoloniale. Les étapes en sont connues : la colonisation et la guerre d’Algérie, la révolution iranienne de 1979, le 11 septembre 2001 et les deux guerres d’Irak.
Parallèlement, les discriminations ethniques, sociales, économiques, le racisme anti-arabe, ne cessaient de se développer. A chaque fois, nous avons eu droit à une montée en puissance de l’islamophobie sur fond idéologique de guerre des civilisations, mise en scène comme une superproduction, avec les bons d’un côté et les méchants de l’autre. Les « bons » s’alliant d’ailleurs avec des pays comme l’Arabie saoudite où la décapitation est la forme légitimée par l’Etat de la peine de mort.

Deux formes d’extrêmisme

La vérité est que, au lieu de penser la lutte contre les groupes djihadistes comme une action politique et policière, les Etats occidentaux - et particulièrement la France depuis quelques années - sont tombés dans le piège tendu par les émules d’Al Qaida. Ils ont fait de la guerre antiterroriste leur l’idéologie, présentée comme un affrontement entre deux visions incompatibles de la société.
Pourtant, le slogan des islamistes radicaux, « L’islam est la solution », est aussi faux que celui des islamophobes, « L’islam est le problème ». Les deux extrémismes sont les mêmes. Et ce n’est pas parce que l’un dispose de soutiens dans la classe politique et chez les intellectuels qu’il est plus légitime que l’autre.
Pouvons-nous continuer à accepter ce harcèlement permanent d’une communauté à qui on demande de penser dans des termes que lui assignent les « penseurs » d’une islamophobie devenue le langage commun des imbéciles ? S’il doit y avoir une remise en cause de certains dogmes issus du Coran ou de ses commentaires, il ne peut être que le produit d’un véritable débat au sein de la communauté musulmane. Comme il y en a eu au sein du christianisme, du judaïsme et de toutes les religions.
En tant que citoyens français, nous avons la responsabilité de combattre la haine et d’apaiser les tensions au sein de la société française. D’arrêter d’enfermer les musulmans dans une logique communautaire qui n’est pas la leur. De débattre et de comprendre les origines et les causes du djihadisme, de chercher les racines géopolitiques et économiques de ces conflits asymétriques. D’arrêter la démonisation de l’islam tout en combattant les zélateurs du djihadisme.
Enfin et surtout, de donner à la jeunesse de France, quelles que soient ses origines ethniques, sociales ou religieuses, des raisons d’espérer en un avenir commun de fraternité.

vendredi 26 septembre 2014

Lettre Ouverte à l’immigration ‘dite’ musulmane



Acta est fabula pour les apprentis sorciers qui ont mis l’immigration dans une douloureuse aporie. Ces nombreux tartuffes à l’instar de Tariq Ramadan et de ses sbires qui avaient occupé l’espace public par leurs revendications théologico-politiques, en formatant les esprits pour gober le vocable de l’« islamophobie », supplantant les autres délits de racisme, de rejet, de marginalisation... Pourtant, cette prestidigitation idéologique et gravement manipulatrice n’était jamais de mise, lors des « marches des beurs pour l’égalité et contre le racisme », en 1983.

Ce prosélytisme et les prêches obscurantistes dominants depuis la révolution iranienne, n’étaient rien d’autres que la propagation des idées rétrogrades et burlesques du wahhabisme, grassement financée par l’Arabie Saoudite et consorts : chimère de l’appartenance à la Oumma (nation musulmane) ; chimère de l’avènement du Calife ; chimère de « l’islam est la solution » ; la conquête de l’Occident mécréant ; islamisation de la modernité… (certains savants issus de l'immigration, parlaient déjà du "post modernisme" à travers ces revendications...) autant d’élucubrations sapant les préoccupations réelles d’une majorité de migrants pour une réelle citoyenneté et une intégration heureuse et décomplexée.

L’imaginaire d’une jeunesse sacrifiée devenait saturé de visions frelatées et tragiquement préjudiciable. Tariq Ramadan, ce gourou autoproclamé, incitait les jeunes sans repères, à vivre et à se penser « Musulmans » avant d’être « Français ».

Dès lors, l’immigration est tombée dans le piège. Le militantisme en son sein, ne pouvait plus se manifester que sous l’étiquette « islamique » et gare à celui qui parle de laïcité ou de la séparation de l’Église et de l’État. Même les élus ethniques, promus dans le cadre de « la diversité » et du « vivre ensemble » ont failli à leur devoir de conscientisation et de prise de position claire. Leur trouille de dénoncer ce terrorisme intellectuel a encouragé cette mascarade et cette mise à la mode religieuse. Cette conversion est telle que ce terreau est devenu un fond de commerce juteux et pour « les représentants » de l’immigration, et pour les prosélytes chevronnés.

Et la boucle était bouclée pour le prestige et l’ascension sociale, lorsque Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne électorale, avait invité Tariq Ramadan à débattre avec lui devant des millions de téléspectateurs. Et dès lors, le piège est cruellement refermé sur l’immigration. Elle devenait non seulement un acteur douteux et déloyal, mais son instrumentalisation pouvait porter un candidat à la présidence. Comme si, amalgamer tous les immigrés dans ce tourbillon islamique devenait une aubaine pour les pouvoirs institués. Pourtant, nombreux sont des militants et des intellectuels laminés par les médias qui n’étalent que la médiocrité de la pensée unique en vogue des charlatans de l’islam, et de l’islamisme. N'importe quel idiot utile, imam ou professeur de religion peut se proclamer "représentant" ou porte parole de la communauté des croyants... alors qu'en islam nulle hiérarchisation, nul clergé ne peut prétendre représenter les musulmans. Une immense chance pour l'autonomie et la souveraineté de la communauté immigrée, aujourd'hui, dite musulmane, et rien d'autres que musulmane!

Le visage hideux qu’exhibe le jihad devant nos yeux, ici ou là, n’est que la résultante de ce prosélytisme scandaleux qui comptait faire irruption dans la vie des citoyens immigrés dont la préoccupation capitale est de vivre en paix et en prospérité dans les pays d’accueil.

Il est de bon ton de se ressaisir et de faire un sursaut qualificatif pour se débarrasser de cet esprit magico-religieux, et sortir du religieux comme outil pour imposer sa vision du monde. La religion n’est qu’un élément parmi d’autres pour comprendre la vie. Et lorsqu’elle opprime et annihile l’esprit et le corps, elle ne peut plus prétendre structurer l’imaginaire vers une vision humaniste, harmonieusement rimée à notre condition humaine.

Suivre les exemples des combats prometteurs, tel que celui des Noirs aux USA, tel que celui de « la théologie de libération » en Amérique Latine… pour combattre l’humiliation, le racisme, la marginalisation, l’infériorisation, ne peut qu’être salutaire pour s’intégrer à une citoyenneté effective, de partage, de dignité et d’émancipation au sein d’une société interculturelle…

Mohammed Belmaïzi
26/09/2014


samedi 8 juin 2013

Assassinat de Clément Méric

Aujourd'hui, le fascisme tue en France

Des activistes d'extrême droite, revenus en force à la faveur de la crise et sous le couvert des alliances larges à droite contre le mariage pour tous, viennent de tuer un jeune syndicaliste étudiant de 18 ans.

Attac France exprime sa peine et sa solidarité à sa famille, ses ami-e-s, ses camarades. Elle condamne les politiques troubles qui encouragent et couvrent de tels agissements. Elle appelle aux rassemblements qui auront lieu en protestation, notamment à celui de ce soir jeudi 6 juin à partir de 17 h devant le passage du Havre, métro Saint Lazare et à rejoindre ensuite celui de Saint Michel à 18 H 30.

Elle demande à ses militants de redoubler d'énergie pour que la solidarité, le respect de la différence et la justice sociale préparent un autre avenir.

Attac France, 6 juin 2013

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CLÉMENT, 18 ANS, MILITANT DE GAUCHE, ASSASSINE PAR UN GROUPE FASCISTE

Beaucoup de messages pour dénoncer l'amalgame fait un peu partout dans les médias entre extrême-droite et extrême gauche, renvoyés dos à dos dans une même stigmatisation.

C'est le même amalgame qui mettait les Brigades Internationales et Franco dans le même sac.

C'est le même amalgame qui mettait l'occupant nazi et la Résistance dans le même sac, c'est ce que faisait Vichy et la collaboration.

C'est le même amalgame qui met aujourd'hui Marine le Pen et le Front de gauche dans le même sac.

Cet amalgame se veut un gage d'objectivité tel qu'on l'enseigne dans les mauvais cours de journalisme.

Cet amalgame illustre la phrase fameuse de Jean-Luc Godard : "L'objectivité c'est cinq minutes pour Hitler, cinq minutes pour les Juifs".

Daniel Mermet
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Le communiqué de JL Mélenchon :

La violence sauvage qui a assassiné Clément Méric n’est pas fortuite. C’est une culture méthodiquement inculquée et entretenue par des groupes d’extrême droite. Elle s’exprime à tous propos, en toutes circonstances comme un mode considéré comme admirable par ces groupes. Il a connu un développement particulier du fait de son impunité et de la campagne de dédiabolisation du Parti des Le Pen auxquels ces groupes sont liés. L’impunité est le fait d’un ministre de l’intérieur intéressé à manipuler l’opinion en laissant agir ces groupes pour discréditer les manifestations dans lesquels ils se nichent.
La banalisation des Le Pen complaisamment entretenue en même temps que j’ai été continuellement diabolisé, a ouvert un espace de légitimité et d’encouragement à l’extrême droite dans toutes ses composantes. Je sais qu’il ne faudra pas longtemps avant que la machine à calomnier et à insulter se remette en marche dans ce registre pervers.
Je note que la première arrestation dont j’ai l’écho ce matin est celle d’un jeune qui aurait menacé madame Le Pen sur internet, coïncidence médiatique qui ne manque pas d’impressionner. Mais il est possible aussi que les nombreux journalistes et photographes présents à Henin Beaumont aux législatives de 2012 retrouvent la mémoire.

Il est possible qu’ils se souviennent d’avoir vu les militants des JNR, et leur chef, diffuser sur les marchés. Peut-être même retrouveront-ils la photo de la poignée de main que madame Le Pen leur donna ! D’ici là nous les publierons nous même pour éviter que madame Le Pen puisse être une nouvelle fois complaisamment disculpée de sa responsabilité morale dans les activités de ces groupuscules violents. Le ministère de l’intérieur doit dissoudre ces groupes. 


La complaisance et la dédiabolisation systématique des Le Pen doit cesser. Nous ne devons plus être si seuls avec les militants « anti-fa » à porter le poids de la résistance pendant que d’autres jouent sans vergogne l’instrumentalisation.

Soyez nombreux ce soir au carrefour Saint Michel à 18 Heures 30 pour accompagner le camarade Clément Méric, exprimer notre dégout et notre farouche détermination à faire interdire et punir les groupes d’extrême droite.

Jean Luc Mélenchon
PS : Un buzz médiatique affirme que Clément aurait été membre de notre parti. Nous en aurions eu beaucoup d’honneur. Mais ce n’est pas le cas. Nous avons milité ensemble et dans certaines circonstances assez étroitement. Mais Clément Méric avait ses propres engagements, notamment syndical à Sud. Sa mémoire et le devoir de l’honorer s’impose à tous, sans condition ni réserve.
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 Les Alternatifs de Gap

La mort de Clément, jeune homme de 18 ans, sous les coups de militants d’extrême droite est un drame tragique. Nous ne pouvons tolérer la haine et la violence fasciste qui sont à l’origine de ce crime. Les groupuscules d’extrême droite doivent être dissouts.
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L'antifascisme n'est pas un extrémisme




L'assassinat en plein jour à Paris d'un jeune militant antifasciste par un groupe de nazillons skin-heads est présenté depuis ce matin d'une façon absolument insupportable: il s'agirait à entendre les commentateurs de la télé (BFMTV et France2 notamment) d'un "militant d'extrême-gauche battu à mort par un groupe de militants d'extrême-droite"!
Ainsi est placé un signe d'égalité infâmant entre un militant antifasciste et ses assassins: l'extrême-gauche renvoyant à l'extrême droite dans un shéma tout à la fois simpliste et complice.
Qu'on nous permette donc ce bref rappel: l'antifascisme n'est pas un extrémisme.
L'antifascisme est un combat dont la nécessité est vitale pour notre société.
Depuis plusieurs années on assiste en France à une remontée des pires remugles des égouts d'une droite désormais incapable de garder ses distances avec ce danger de plus en plus présent, de plus en plus actuel, et de plus en plus menaçant - dont elle favorise la résurgence.
A force de parler d'une droite "décomplexée" et de draguer les thèmes racistes, xénophobes, homophobes et fascistes, tels qu'ils se sont manifestés récemment au sein même des manifestants contre l'égalité des droits au mariage, les responsables de la droite prétendument républicaine portent une responsabilité politique directe dans toutes les violences qu'ils ne craignent pas de déchaîner dans leurs dérives électoralistes complètement irresponsables.
Les actes très violents qui se sont produits ces derniers temps sont inspirés directement par ces apprentis-sorciers, il en sont le résultat direct.
Le crime abominable commis hier soir contre notre camarade Clément Méric n'est en rien dû au hasard: ceux qui vont chercher les tueurs pour assurer leur service d'ordre ont, tout autant que le groupuscule nazi auteur de cet assassinat, une responsabilité directe!
Les extrémistes, ce sont ceux qui attisent les passions anti-républicaines, anti-égalitaires, le refus de l'autre, de la diversité, de la démocratie, de la république qui sont les références d'un fascisme hideux, chargé de crimes innombrables.
Nul ne peut ignorer que ceux qui banalisent la haine siègent aussi sur les bancs de la droite nationaliste.

Plus que jamais: no pasaran !
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 A Dijon, le recueillement silencieux du peuple de gauche


2013-06-hommage-front-de-gauche-fascisme-JJ-miroir-65

Le visage fermé, et la peine au cœur, environ 200 citoyens, sympathisants de gauche et notamment du et plus généralement hommes et femmes mobilisés contre les dérives d’une forme de droite extrême,  se sont rassemblés place de la
2013-06-06-societe-clement-meric-mort-paris-hommage-dijon libération, jeudi 06 juin 2013 avant d’entamer une marche silencieuse dans le centre ville. En hommage au jeune militant , ce fut une grande famille plus qu’un rassemblement politique qui manifesta son chagrin et sa colère . Des roses à la main, certains n’ont pas hésité à parler d’assassinat pur et simple, perpétré dans l’un des pays les plus symbolique de la démocratie.