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jeudi 11 octobre 2012

Carte de la peine de mort dans le monde

Younes Derraz et Maria Ljuba Russo ont partagé la photo de Le Nouvel Observateur.
INFOGRAPHIE A l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, tour du monde des pays qui continuent à l'appliquer >> http://bit.ly/UHJhS9

Un autre Maghreb et une autre politique migratoire sont possibles

Déclaration d’Oujda

Les migrants, les associations de la société civile maghrébine, les syndicats et les organisations de solidarité internationale réunis dans le cadre de la seconde édition du Forum Social Maghrébin à Oujda, et étendu à Oran, les 6 et 7 octobre 2012 sous la thématique migration et libre circulation au Maghreb, et en commémoration des évènements de Ceuta de 2005 dont ont été victimes une
centaine de migrants subsahariens, relèvent :
  Le coût du non-Maghreb sur les plans économiques, sociaux, culturels et même psychologiques constitue une perte énorme pour le présent et l’avenir des peuples de la région. Par le passé ils ont mené un combat commun contre le colonialisme aussi bien sur leurs territoires que dans
l’immigration en Europe. Ils ont réussi à forger une identité commune et un imaginaire de société émancipateur. Actuellement, alors qu’ils aspirent à l’avènement d’un espace géo-politique démocratique, de justice sociale, de liberté favorisant les échanges entre les peuples, ouvert et
accueillant vis-à-vis des migrants vivant et travaillant dans les différents pays maghrébins, nous assistons, bien au contraire, et ce depuis des décennies, à une accélération d’une insertion dépendante dans le marché mondial au dépend d’une intégration et d’un développement régional
maghrébin. Ce choix est incapable d’insuffler une dynamique maghrébine unitaire à la hauteur des enjeux globaux régionaux et internationaux et des aspirations des peuples de la région..

Sur le plan migratoire, nous assistons à la mise en place de politiques sécuritaires stigmatisant les migrants vivants sur le sol maghrébin, au mépris de l’histoire qui lie les peuples du Nord de l’Afrique à ceux de l’Afrique subsaharienne, au mépris des intérêts mutuels de développement et d’enrichissement culturel et civilisationnel.

Nos gouvernants rivalisent dans la mise en application des politiques et directives européennes érigeant un mur entre
les 2 rives de la méditerranée, responsables de milliers de morts et de disparus, transformant la méditerranée en un vaste cimetière.
Les vagues d’arrestation, de refoulement, de traitements dégradants des migrants(es) subsahariens et la criminalisation de leur présence constituent l’une des atteintes graves aux droits humains les plus élémentaires.

Les migrants, les organisations de la société civile maghrébine et de solidarité internationale réunies au sein du Forum des migrants d’Oujda, dénoncent cette collusion entre les intérêts d’une Europe frileuse, barricadée derrière ses frontières et ceux des gouvernements maghrébins incapables de construire une politique alternative au service des intérêts des peuples de la région.

Le traitement sécuritaire de la question migratoire est une impasse. Les migrations ont été de tout temps une chance pour les peuples de départ et d’arrivée. Le Maghreb de tradition migratoire ancienne est devenu un territoire aussi bien d’immigration que d’émigration. La présence des migrants subsahariens et d’autres pays est une chance pour le développement des 2 espaces africains. L’avenir de l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne passe par l’ouverture sur l’Autre et par les échanges humains source d’enrichissement mutuel.

La construction d’un Maghreb des peuples riche de sa diversité culturelle, linguistique et sociale nécessite une vision globale d’avenir attachée à un espace sans frontières intra-pays du Maghreb, démocratique et respectueux des droits humains, basé sur quelques principes fondateurs notamment :
- L’ouverture des frontières permettant la libre circulation et d’installation aussi bien des nationaux que des migrants vivants sur le sol maghrébin ;
- La régularisation de la situation de tous les sans papiers souhaitant s’installer et vivre dans les pays maghrébins ;
- Le rejet de la politique européenne sécuritaire érigeant des murs au lieu de construire des ponts entre les 2 rives de la méditerranée.
- La fermeture de tous les lieux d’enfermement des immigrés et la dépénalisation de la
situation des sans papiers ;
- Arrêt de toutes les formes de violence à l’égard des femmes migrantes qui subissent de graves humiliations et la nécessité de poursuites judiciaires sans concession vis-à-vis de toute forme d’atteinte à leurs droits ;
- L’égalité des droits économiques, sociaux et culturels reconnus universellement, et le respect par l’application intégrale des conventions internationales de protection des
immigrés et des réfugiés notamment la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille adoptée par les Nations Unies le 18 décembre 1990 ; ainsi que les conventions de l’OIT relatives à la migration ;
- Le rejet et la criminalisation des discriminations et du racisme, et la promulgation par les parlements nationaux de lois sanctionnant les actes racistes et xénophobes.
Oujda (Frontière algéro-marocaine) le 7 octobre 2012

إعلان وجدة
منطقة مغاربیة أخرى ممكنة وسیاسة أخرى للھجرة ممكنتین
إن المھاجرین/ ات وجمعیات ومنظمات المجتمع المدني و النقابات المغاربیة، ومنظمات التضامن
الدولي المجتمعین في إطار الدورة الثانیة من المنتدى الاجتماعي المغاربي بوجدة، الممتد على
وھران، یومي 6 و 7 أكتوبر 2012 حول موضوع الھجرة وحریة التنقل بالمنطقة المغاربیة، وتخلیدا
لأحداث سبتة وملیلیة 2005 والتي ذھب ضحیتھا العشرات من مھاجري جنوب الصحراء،یعلنون:
أن كلفة انعدام الوحدة المغاربیة على المجالات الاقتصادیة والاجتماعیة والثقافیة و حتى 
النفسیة تشكل خسارة كبرى لحاضر ومستقبل شعوب المنطقة. ففي الماضي خاضت ھذه
الشعوب معركة موحدة ضد الاستعمار سواء من أجل أراضیھا أو بالنسبة للھجرة بأوروبا. و
تمكنت من إقامة ھویة موحدة ومخیال مجتمعي تحرري. و في الحاضر، وفي الوقت الذي تطمح
فیھ إلى تحقیق فضاء جیوسیاسي دیمقراطي، تسود فیھ العدالة الاجتماعیة والحریة، ویعزز
التبادل بین الشعوب، ومنفتح وحاضن للمھاجرین/ت الذین یعیشون ویشتغلون بمختلف دول
المنطقة المغاربیة، فإننا نشاھد على العكس من ذلك، ومنذ عقود تسریع التبعیة للسوق
العالمیة على حساب اندماج ، تنموي ،جھوي مغاربي إن ھذا الاختیار عاجز عن إعطاء
نفس لدینامیة مغاربیة وحدویة في مستوى الرھانات الشاملة الإقلیمیة والدولیة ومعبرة عن
تطلعات شعوب المنطقة.
على مستوى الھجرة، نشھد على إرساء سیاسات أمنیة تستھدف المھاجرین/ات الذین یعیشون 
فوق الأراضي المغاربیة، في تعارض مع التاریخ الذي یربط بین شعوب شمال إفریقیا وشعوب
إفریقیا جنوب الصحراء، وضدا على المصالح المشتركة للتنمیة والغنى الثقافي والحضاري.
أن حكامنا یتنافسون في تطبیق السیاسات والتعلیمات الأوروبیة، مقیمین جدارا بین ضفتي 
المتوسط، ومسؤولون عن ألاف الموتى والمفقودین، محولین المنطقة المتوسطیة إلى مقبرة
كبیرة.
أن حملات الاعتقالات والإبعاد والمعاملات المھینة للمھاجرین من جنوب الصحراء وتجریم 
تواجدھم تمثل إحدى الانتھاكات الخطیرة لأبسط الحقوق الإنسانیة.
أن المھاجرین/ات ومنظمات المجتمع المدني المغاربیة و التضامن الدولي المجتمعین في إطار 
المنتدى الاجتماعي المغاربي حول الھجرة بوجدة، یدینون التواطؤ بین أوروبا المتخوفة على
مصالحھا والمتحصنة وراء حدودھا و مصالح حكومات مغاربیة عاجزة عن إقامة سیاسات
بدیلة في خدمة مصالح شعوب المنطقة.
أن المعالجة الأمنیة لقضیة الھجرة ستؤدي إلى باب مسدود. فالھجرات في كل الأزمنة تمثل 
فرصة إیجابیة لبلدان الانطلاق أو العبور أو الاستقبال. إن المنطقة المغاربیة ذات التقالید
القدیمة في الھجرة أصبحت أرضا في الآن ذاتھ مصدرة ومستقبلة للھجرة. ویشكل تواجد
المھاجرین /ات من جنوب الصحراء و بلدان أخرى فرصة لتنمیة الفضائین الإفریقیین.
فمستقبل شمال إفریقیا وإفریقیا جنوب الصحراء یمر عبر الانفتاح على بعضیھما والمبادلات
الإنسانیة كمصدر للاغتناء المتبادل.
أن بناء مغرب الشعوب الغني بتعدده الثقافي، اللغوي والاجتماعي یتطلب رؤیة شمولیة 
للمستقبل مرتبطة بفضاء بدون حدود بین البلدان المغاربیة، دیمقراطي، یحترم حقوق الإنسان،
مبني على بعض المبادئ الأساسیة:
- فتح الحدود لتحقیق حریة التنقل والإقامة سواء بالنسبة لمواطني البلدان المغاربیة أو
المھاجرین/ات الذین یعیشون في المنطقة؛
- تسویة وضعیة المھاجرین بدون أوراق والراغبین في الاستقرار والعیش في البلدان
المغاربیة؛
- رفض السیاسة الأوروبیة الأمنیة التي تقیم الجدران عوض بناء الجسور بین ضفتي
المتوسط؛
- إغلاق كل أماكن احتجاز المھاجرین/ات وعدم تجریم وضعیة من ھم بدون أوراق؛
- العمل من أجل القضاء على مختلف أشكال العنف الممارس تجاه النساء المھاجرات
اللواتي یتعرضن لإذلال خطیر، وضرورة المتابعة القضائیة بدون ھوادة تجاه أي انتھاك
لحقوقھن؛
- المساواة في الحقوق الاقتصادیة والاجتماعیة والثقافیة المعترف بھا كونیا واحترامھا
عبر التنفیذ الكامل للاتفاقیات الدولیة المتعلقة بحمایة حقوق المھاجرین واللاجئین،
وعلى الأخص اتفاقیة جنیف الصادرة في 28 یولیوز 1951 المتعلقة بوضعیة اللاجئین
والاتفاقیة الدولیة لحمایة حقوق جمیع العمال المھاجرین وأفراد عائلتھم المصادق علیھا
في 18 دجنبر 1990 ، وكذا اتفاقیات منظمة العمل الدولیة المتعلقة بالھجرة؛
- رفض كل أشكال التمییز والعنصریة، وإصدار برلمانات الدول المغاربیة لقوانین تجرم
الأفعال العنصریة وكراھیة الأجانب.
وجدة (الحدود الجزائریة – المغربیة) في 7 أكتوبر 2012

Le syndicat de la presse au Maroc veut punir Omar Brouksy

Par Thami Afailal , demainonline10/10/2012

Younes Mjahed
Il n’y a qu’au Maroc que ce genre de situation arrive. Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), la boutique officielle de la presse dirigée depuis la nuit des temps par Younes Mjahed, un militant de ce qui reste de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), veut « écrire » aux syndicats de l’AFP pour se plaindre d’Omar Brouksy, le correspondant de l’agence française à qui le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, le journaliste islamiste Mustapha El Khalfi, vient de retirer l’accréditation.
Au lieu de se solidariser avec ce journaliste qui a été agressé il n’y a pas très longtemps et dont le roi, lui-même, a demandé la tête après une dépêche qui n’a pas plu en haut lieu, le SNPM veut plutôt le punir en écrivant aux « commissions de déontologie » de ces syndicats.
Dans un communiqué parvenu à la MAP, le bureau exécutif de ce syndicat explique que « le correspondant de l’AFP a qualifié Younes Mjahed, président du syndicat, dans une déclaration au site électronique Goud.ma de ‘petit Ben Ali’ en référence au président tunisien déchu (…), le qualificatif de dictateur comme Ben Ali, attribué à M. Mjahed, en plus d’autres propos inconvenants proférés par Brouksy attentent à tous les collègues affiliés au syndicat ».
Pour quelle raison le SNPM se fâche avec ce qualificatif de « petit Ben Ali », si cela fait plus de deux décennies que Mjahed est, tel un autocrate, président de ce syndicat ?  Comme si parmi tous les journalistes suiveurs de cette boutique il n’y avait aucun autre capable d’assumer cette fonction ?
Et puis, tout le monde se rappelle qu’en août 2010, après que la Fédération internationale des journalistes (FIJ) ait décliné l’invitation à la participation au congrès extraordinaire du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), un syndicat complètement inféodé à l’ex-dictateur tunisien, le président du SNPM avait tenu à faire le déplacement à Tunis pour y participer. Ce qui avait provoqué la démission de deux membres du bureau exécutif du SNPM, Jamal Mouhafid et Mustapha Znaydi. 
Mjahed devrait être plutôt fier qu’on le compare à « Ben Ali » puisqu’il dirige de main de fer le SNPM, dont la plupart des membres sont des journalistes-fonctionnaires de la MAP, l’agence de presse officielle, qui font, suivant les instructions de leur direction, la pluie et le beau temps dans ce syndicat.
Le SNPM a la mémoire courte. Dans toutes les grandes atteintes à la liberté d’expression dans ce pays, ce syndicat s’est toujours placé du côté des autorités marocaines, condamnant ses confrères de la presse écrite avant la justice.
Quant à parler de déontologie, comme le fait ce communiqué, il faut signaler que Younes Mjahed a tenu et tient toujours dans Al Ittihad Al Ichtiraki, l’organe officiel de presse de l’USFP, une chronique dans laquelle il n’a cessé et ne cesse, sous un faux nom, de s’en prendre à la presse indépendante marocaine et d’injurier certains journalistes.
C’est le professeur d’université Mohamed Hafid, un ex-militant de l’USFP, qui l’avait publiquement révélé lors d’une réunion de ce syndicat et en présence de Younes Mjahed.
A l’époque, le bureau exécutif du SNPM n’avait pas tenu à publier un communiqué de démenti ….


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Un commentaire parmi d'autres:
 anti-abrutis  
10 octobre 2012 - 18 h 48 min    


Younès Mjahed est l’un de ceux qui ,après avoir fait qq années de taule comme prisonniers politique,ont retourné la veste et se sont mis au service de leur ancien bourreau.Comme a écrit Machiavel dans »le prince »,ce sont les ex-opposants repentis qui deviennent les plus grands flagorneurs du prince.C’est le cas de Mjahed qui dénigre ceux qu’il est censé défendre,pour faire plaisir à ses maitres.Tous les journalistes qui reconduisent ce « tube digestif » à la tête du SNPM sont dignes d’être traités de lâches.Dommage que beaucoup de marocains dans tous les semaines se sont transformées en reptiles(reptation) pour qq miettes.La honte !

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Liberté de la presse au Maroc : RSF dénonce, le syndicat national des journalistes absent 

 

Alors que RSF pointe du doigt dans un communiqué trois attaques contre la liberté de la presse au Maroc, quel appui offre le Syndicat des journalistes marocains ? Mutique, timoré, il n'a pas été en mesure d'offrir un soutien direct aux intéressés.
Quand Reporter Sans Frontière (RSF) dénonce 3 atteintes à la liberté de la presse au Maroc, le Syndicat National des Journalistes Marocains (SNPM) attaque Omar Brouksy, correspondant de l’AFP. RSF a publié, le 8 octobre, un communiqué pour dénoncer trois attaques contre la liberté d’expression, dont le retrait de l’accréditation du journaliste de l’AFP, Omar Brousky, par le ministère de la Communication. Le SNPM n’a pas réagi officiellement mais, le même jour, il publie, au contraire, un communiqué via la MAP, où il exprime son indignation face aux « insultes et injures » que Younes Moujahid, le président du SNPM aurait reçu de Omar Brouksy.
« Le correspondant de l'AFP a qualifié Younes Moujahid, président du syndicat, dans une déclaration au site électronique Goud.ma de « petit Ben Ali » en référence au président tunisien déchu », indique le communiqué. Le comité exécutif du SNPM indique aussi que M. Brousky a eu « constamment » recourt au SNPM dont « la porte lui était toujours ouverte. [Le syndicat ] l'a appuyé dans nombre de circonstances […] la dernière en date fut lorsque le ministère de la Communication, alors dirigé par Khalid Naciri, lui avait refusé l'accréditation ».

« Le SNPM ne m’a jamais offert aucune aide »
Contacté, Omar Brousky refuse de réagir à ce communiqué, mais il nie fermement avoir déjà eu recours à l’aide du SNPM, ni se l’être jamais vu proposée. « A aucun moment, je n’ai sollicité l’aide du SNMP car je n’y aurai pas recours tant qu’une personne telle que Younes Moujahid sera à sa tête. Je maintiens mon opinion sur lui et tout le monde la connait », conclut le journaliste de l’AFP. Le 25 août, toutefois, lorsque Omar Brouksy, parmi d’autres journalistes, avait été frappé par les forces de l’ordre pendant une manifestation, le SNPM avait émis un communiqué global pour « exprimer sa solidarité avec les journalistes agressés » et les inciter « à déposer des plaintes devant les tribunaux compétents. »
Une autre affaire concernant Ali Lmrabet, ancien directeur de publication du journal satirique Demain Magazine, est pointée du doigt par RSF dans son communiqué. « Nous appelons le gouvernement marocain et les autorités locales de Tétouan à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger Ali Lmrabet et mettre fin à la campagne de harcèlement que subit le journaliste pour n’avoir fait qu’exercer sa liberté d’expression », a déclaré Reporters sans frontières. « Le SNPM ne m’a jamais offert aucune aide, il est du genre à condamner les journaux avant même que les tribunaux ne le fasse », ironise Ali Lmrabet, interdit d’exercer jusqu’en 2015.

Yabiladi : Le SNPM attend
« Je me rappelle avoir discuté avec M. Moujahid, qui est de ma ville, Tétouan ; il m’avait dit « si tu veux qu’on te défende il faut que tu t’affilies », raconte Ali Lmrabet. En 2005, lorsque le journaliste avait écopé d’une interdiction d’exercer son métier de 10 ans, le SNPM l’avait soutenu du bout des lèvres. « Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a appelé à la révision du verdict prononcé contre Ali Lmrabet, tout en exprimant son désaccord avec lui », indiquait un communiqué.
La dernière affaire soulevée par le communiqué de RSF est celle de Yabiladi.com. Là encore, alors que l'affaire n'implique ni le gouvernement ni le palais royal, le SNPM préfère attendre pour se prononcer. Mohamed Ezzouak, directeur de publication du site, s’est déplacé au syndicat, après avoir reçu la convocation du tribunal consécutive à la plainte pour diffamation de Driss Ajbali, responsable du CCME. « J’ai été reçu par Younes Moujahid qui a lu l’article sur la base duquel je suis accusé. Il a d’abord reconnu qu’il n’y avait pas diffamation, puis il a proposé de contacter Driss Ajbali pour trouver une solution à l’amiable », raconte Mohamed Ezzouak. « Je n’étais pas venu pour ça, je voulais simplement que le SNPM prenne position et soutienne Yabiladi, mais le Syndicat attend pour s’exprimer », note-t-il circonspect. Un responsable du SNPM, contacté hier après-midi, a expliqué qu’il « attendait avant de prendre position car les tribunaux ne se sont pas encore prononcés. »

mercredi 10 octobre 2012

Malala, fleur pachtoune

Par Younes Derraz, 10/10/2012
Malala, fleur pachtoune, sublime cri de révolte, une petite fille géante, seule, face à l'ignorance, à la barbarie, à l'injustice ultime, à l'injustice extrême ... les fous de la mort, les barbares qui croient que Dieu les aime et qu'il va leur offrir le Paradis ont essayé de l'assassiner car elle veut apprendre, elle veut aller à l'école, elle et toutes les autres fillettes !!! 
Malala est le Paradis, 
 et vous, barbares, vous êtes l'Enfer !!!
ملالا يوسفزاى (14 سنة) وردة ياسمين باسقة في عمق الصحراء الأصولية ، تقف 
بجسدها النحيل ولوحدها أمام ميليشيات القبح والدمامة المقدسة لتطالب بحقها وحق بنات جنسها ...
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Au Maroc, l'opinion politique devient crime, libération de tous les prisonniers d'opinion sahraouis

10/10/2012 
Le tribunal militaire de Rabat a fixé au 24 octobre 2012 à 9h, le début du procès contre les 24 Sahraouis arrêtés pendant et après le démantèlement du Camp de Gdeim Izik.

 

Une première audience avait été décidée le 13 janvier et reportée sans explication.
Ce procès directement piloté par le roi et ses proches conseillers aura-t-il lieu?
L'acte d'accusation, additionne les accusations sans preuve comme "appartenance à une armée", "utilisation de la violence ayant causé la mort de 12 agents des forces de sécurité", "atteinte à la sécurité intérieure du Maroc" alors que la nouvelle Constitution marocaine prévoyait de supprimer les tribunaux d'exception!
L'exemplaire état de droit marocain prend l'eau de toutes parts! ses juges manifestent pour une réelle indépendance, les rapports, dénonçant la situation faite aux Sahraouis depuis 37 ans, gagnent en visibilité, jusqu'au rapport 2011 sur les droits de l'homme, du Département d'état américain! (voir newsletter n°37)
En France la Ligue des Droits de l'homme exprime, dans un communiqué, ce 3 octobre "sa vive inquiétude" :" Le Maroc doit cesser de poursuivre les militants opposés à sa politique au Sahara occidental. La LDH exprime sa vive inquiétude face à la multiplication des procès intentés à des opposants politiques qui réclament l'indépendance du Sahara occidental. Cette revendication n'a pas à être criminalisée, sauf à transformer une opinion politique en crime./.. La LDH dénonce ces procès devant une juridiction qui n'offre aucune garantie d'équité et d'indépendance./.."
Naama Asfari, un des prisonniers de Salé, en détention depuis 22 mois, lance pour lui et ses compagnons un appel !
Juan Mendez, ce 19 septembre 2012, rapporteur spécial de l'ONU contre la torture, a déclaré aux familles de prisonniers marocains: - il n'existe pas de droit qui autorise un Etat à juger des personnes sur la base de procès-verbaux obtenus sous la menace et la torture. Alors demain je lui dirai, pourquoi poursuivre une personne sur des évènements qui ont eu lieu le lendemain de son arrestation? la détention arbitraire et les tortures que nous vivons depuis 22 mois n'ont-elles pas d'autre but que de nous briser? Je lance un appel pour mener un campagne contre la tenue de notre procès devant un tribunal militaire auprès de tous les citoyens attachés au respect des droits de l'homme et à la dignité humaine !
Si le procès se tient, nombreux seront les observateurs étrangers, nombreuses seront les associations des droits de l'homme, sahraouies, marocaines, européennes pour aux côtés des prisonniers sahraouis exiger l'application du droit et leur libération. Une pétition pour leur libération est dès à présent en route.

Voici le lien pour signer la pétition en faveur des 22 prisonniers du groupe "Gdeim Izik" dont le procès aura lieu le 24 Octobre à Rabat. http://www.avaaz.org/en/petition/For_Saharawi_activists_to_be_released_in_the_absence_of_a_fair_and_transparent_trial/?cMtOzdb
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

il y a deux ans, Gdeim Izik

Jean-Luc Mélenchon s'adresse aux Français après l'adoptiondu TSCG le 9 octobre 2012

Jean-Luc Mélenchon a partagé un lien.


 
www.dailymotion.com

Jean-Luc Mélenchon s'adresse aux Français après l'adoption par l'Assemblée nationale du TSCG le 9 octobre 2012.



11/10/2012

 Ratification du Sénat : la droite fait passer son traité budgétaire grâce aux socialistes. Lamentable.

Daba-Maroc : Sidi Ifni / Répression / Torture / Emprisonnement...


Aujourd'hui on juge des jeunes d'une manière expéditive à Sidi Ifni (et partout au Maroc). Déjà en 2008 l'expédition punitive sur cette ville martyre a écœuré et révolté l'ensemble des institutions des Droits Humains, à la fois au Maroc et partout dans le monde. Je poste ici ma réaction indignée de cette époque... qui n'en finit pas avec son cortège de la Hougra et de l'arbitraire exécrable makhzanien .... Hommage aux contestataires qui ne lâchent rien ! Au moment où l'on glorifie le Makhzen en Belgique (en commun avec les prédateurs du Maroc)  à travers l'initiative : DABA-MAROC !
  

Ifni / Mon amour
 
Ifni, mon Amour, comme lorsqu’on parle de « Hiroshima, mon Amour ». N’a-t-on pas  réussi à déterrer, même les villes englouties durant des siècles ? Je te tiens la main et je me mets sur tes collines suaves, douces et lumineuses, pour laisser couler les vannes de la raison nourrie d’intuition, de rêve et d’espoir, en récit dénonciateur :

Une première vérité à bien méditer, autour de laquelle il y a consensus de la pensée et de la logique : « tout pouvoir qui recourt à la violence, contre les citoyens, est illégitime ».

Une deuxième vérité sur la barbarie qui s’est abattue sur les habitants d’Ifni revient à dire que : tous les gens, enfants, femmes, hommes et adolescents qui portent les stigmates de coups ou d’atteintes à leur intégrité physique, sont des individus uniques autour desquels rayonne l’amour de leurs proches qui les chérissent : amis, pères, mères, fils, filles, sœurs, frères, fiancées, conjoints... Ils sont irremplaçables et le comportement attentatoire de l’Etat marocain sera ruminé jusqu’à leur mort.

Troisième vérité est que nous ne sommes plus en 1965 où l’on a poussé le cynisme criminel et la haine du peuple jusqu’à le mettre en joue et tirer sur enfants, femmes, jeunes et vieillards d’un hélicoptère de sinistre mémoire, les enterrant ensuite en catimini dans les fosses communes. Aujourd’hui le monde est outillé de l’arme la plus adaptée à l’inscription de l’Histoire immédiate avec la vitesse de la lumière : l’Internet. Une nouvelle conscience est déjà née entrainant un comportement tout aussi inédit : diffusion, dénonciation et solidarité. Des caravanes s’organisent dans le voisinage d’Ifni et venant de toutes parts pour réconforter les victimes de la répression aveugle. Non, Ifni, mon Amour, tu n’es pas seule, et les autres villes t’annoncent leur amour et demandent que chaque sévice subi doit rendre des comptes.   

Quatrième vérité. Nos entourages ici en Europe s’indignent, écœurés par le nouvel ordre de la terreur sur Ifni. Une manifestation ordinaire, nous disent-ils, on peut la contenir, recevoir et discuter avec ses organisateurs pour sortir de l’impasse. L’art de la négociation est une nouvelle culture. Mais voir la violence de la descente punitive sur tout un peuple : dépeupler la ville, tabasser mortellement à tout bout de champ, défoncer les portes et violer l’intimité des foyers… cela relève de l’Etat de Non-Droit ! Alors quelle est cette autorité qui gère ainsi les conflits sociaux. Est-ce le Roi ? Est-ce le Ministre de l’Intérieur ? Est-ce le gouvernement ? On nous a même posé la question si c’était le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme, vu les prises de positions de son président actuel et son « Appel Citoyen » avant d’accéder à ce poste, où il incitait l’Etat à sévir ?

Comment peut-on répondre à ces questions ? Y aurait-il un Etat dans l’Etat ? Et si l’on donnait foi à l’analyse qui parle de la monopolisation, des richesses du port d’Ifni, par quelques caciques qui défendent leurs intérêts et leurs privilèges ! Des dignitaires qui ont servi la tyrannie des années de plomb. Qui continuent à jouir du pouvoir. Qui prennent en otage toute percée vers une société démocratique et vers un État de Droit. Des puissants sans culture ni vision, hors de tout contrôle démocratique, et qui ne connaissent que le langage de la « politique de la terre brûlée » ?! Ne pourrait-on pas parler, ici encore, de l’Etat dans l’Etat ?!

Tout ce qui se passe aujourd’hui au Maroc comme atteintes flagrantes aux libertés, comme arrestations arbitraires et honteuses : les étudiants de Marrakech en grève de la faim. Et là aussi toutes les questions qui fusent à leur sujet. Qui a donné l’ordre de leur arrestation, alors que nulle part dans le monde, on n’arrête les étudiants qui manifestent et revendiquent, étant donné qu’ils sont les responsables de demain et l’avenir de la société ? Et s’ils arrivent à succomber à leur grève de la faim, qui en sera le responsable ?

Subsiste la question brûlante : les arrestations et les disparitions qu’on égrène un peu partout dans le pays, annoncent-elles le retour imminent des années de plomb ?

Questionnement qui donne raison aux consciences qui n’ont de cesse de faire la promotion d’un véritable Etat de Droit. Et qui ont fait de l’abolition de l’Impunité sans haine ni vengeance maladive, un acte de foi. L’application de la loi et le respect des traités et des chartes des droits de l’Homme. 

Dénoncer l'impunité devient un droit et un devoir contre toute tentative de perpétuer le règne de barbarie. C’est un acte de toute urgence, pour la construction d'un Etat de droit irréversible. Car l’impunité, on ne cesse de le dire et de le répéter, est un facteur de régression et un obstacle à l'instauration d'une authentique démocratie. L'impunité sur tous les plans (corruption, détournement et spoliation des biens publics, trafic de drogue et d'influences…) est liée étroitement aux violations des droits de l'homme. Inaugurer un nouveau chapitre dans l'Histoire du Maroc, ne peut passer, pour nous, que par l'abolition de l'impunité. Ainsi suivront des chantiers et des réformes à tous les niveaux et de grande envergure… Sinon, nous serons condamnés à vivre dans un stade attardé de bricolage et de brouillard destructeurs…


Ifni mon Amour, comme lorsqu’on parle de « Hiroshima mon Amour ». L’Histoire nous apprend que même des cendres l’on se relève et la vie reprend ses droits. Tu fais partie prenante d’une mémoire vive qui te tient au chaud. Même si l’on t’a affublée de ce nom d’IFNI, pour t’anéantir et t’éloigner de moi, de nous, je reste et nous restons à ta proximité. Est-ce pour ta racine Al Fana’, qu’on t’a éloignée, pillée et dépourvue de tout ?

Mais laisse-moi m’anéantir en toi pour restituer ton rayonnement, converger toutes les routes du monde vers toi, faire de toi une ville coquette, patrimoine de l’Humanité pour que l’on se rappelle définitivement de la barbarie qui s’est abattue sur toi.

Ifni, je te prends dans mes bras pour que la fameuse Commission d’Enquête qui n’est pas indépendante, ne vienne pas te brutaliser une seconde fois. Je te tiens dans mes bras, jusqu’à l’avènement de l’Etat de Droit, où une Justice indépendante jugera les responsables de cet innommable délit de viol et de violence.

Ifni, comme je t’aime, comme nous t’aimons !

Mohammed Belmaïzi 2008
 


MOROCCO-PROTEST/ A woman shows her injuries caused by policemen during a protest last Saturday in Sidi Ifni June 11, 2008. Police had used force to end a week-long blockade of a port in southern Morocco by youths protesting poverty and joblessness, but the government denied claims by locals that some demonstrators were killed. Residents said that hundreds of police had arrived at Sidi Ifni port at 2a.m. on Saturday morning to remove the demonstrators. REUTERS/Rafael Marchante (MOROCCO) REUTERS

Abdelilah Benkirane, Premier ministre marocain


FRANCE 24 l'actualité internationale en directFrance24.com, 10/10/2012
À l’occasion du Forum mondial de la Démocratie organisé par le Conseil de l'Europe à Strasbourg, Caroline de Camaret rencontre Abdelilah Benkirane. Il défend l'action de son gouvernement en faveur de la lutte contre la corruption et l’économie de rente, une des priorités affichées de son mandat.
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Et voilà le guignol populiste, en train de donner des leçons à l'Europe, en falsifiant la vérité sur le Maroc. Il n'a pas dit que le taux de participation à cette élection était de 24%, et que parmi ces 24%, seulement une majorité s'est dégagé pour lui... et encore si les résultats n'étaient pas falsifiés... Il n'a pas dit que le "roi prédateur" et sa clique ont falsifié la Constitution pour aller du même au même: le roi détient tous les leviers du pouvoir!!