Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

samedi 4 février 2012

ATTAC/CADTM Maroc : Contre la mondialisation libérale

Déclaration finale du 4ème congrès national d’ATTAC/CADTM Maroc

L’association ATTAC/CADTM Maroc a tenu son 4ème congrès national les 27, 28 et 29 janvier 2012 sous le slogan «Pour le renforcement de la dimension populaire de la lutte contre la mondialisation capitaliste au Maroc». Malgré le harcèlement des autorités publiques, ce rendez-vous s’est tenu comme prévu à Rabat. Les pressions exercées par l’Etat sur les responsables du Centre social sahb dahab de Poste Maroc, où le congrès était programmé, nous a obligé de tenir cette activité au siège de l’Union régionale du syndicat marocain l’Union marocaine du travail (UMT). Les présents au congrès adressent, à cette occasion, leurs salutations et remerciements aux camarades de l’UMT et de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme pour leur soutien moral et logistique qui a contribué à la réussite de nos travaux. 

En clôture, notre Congrès national fait les constats suivants :

1. Ce congrès s’est tenu dans un contexte international marqué par l’amplification de la crise du capitalisme mondialisé et l’explosion de la crise de la dette dans les pays du Nord avec le train de mesures d’austérité qui les accompagne. Sur le plan régional, les révoltes dans le Maghreb et le Machrek s’étendent encore. Sur le plan national, le Mouvement du 20 février (M20F) n’est plus une parenthèse de l’histoire mais la première force d’opposition dans le pays 

2. Toujours sur le plan national, le bilan économique de 56 ans «d’indépendance» confirme notre «interdépendance». Notre pays est dépendant des anciens «protecteurs» (le capitalisme européen). Ce dernier a profité de cette situation pour piller nos richesses et accroitre notre dépendance. Désormais, les Institutions économiques internationales (FMI, BM, OMC) contrôlent de manière indirecte les choix stratégiques du Maroc. Le capitalisme local, intimement lié au pouvoir politique, a tiré profit de ces politiques et a accumulé des richesses ostentatoires au dépend de larges couches de la population. 

3. Dans ce contexte est né le M20F.
Des dizaines de milliers de manifestants chaque semaine, depuis le 20 février 2011, revendiquent une meilleure répartition des richesses, la hausse des salaires, la création d’emplois et de logements décents, l’accès gratuit aux soins de santé et à l’enseignement, etc….Ces revendications ont constitué le cœur des luttes sociales depuis le début des années 90. Le M20F a le mérite d’avoir donné à ces revendications une empreinte populaire. Ce mouvement a réussi pour la première fois dans l’histoire du Maroc à réunir les citoyens des villes et des campagnes autour de ces thèmes ainsi que sur la base de la lutte contre le népotisme qui gangrène l’Etat.

4. Ces mobilisations ont obligé la classe dirigeante au Maroc à faire des concessions. Son objectif : contourner les revendications populaires. En même temps elle continue de réprimer et criminaliser les mouvements contestataires. 

5. La réformette constitutionnelle n’a fait pour sa part que maquiller le visage du despotisme. 
Les dernières élections ne sont qu’une représentation d’une piètre comédie pour aboutir à un parlement non populaire et un gouvernement de façade. 

6. Le colmatage opéré par ces dirigeants n’arrive pas à apaiser la crise politique et sociale, causée par les choix libéraux de l’Etat. Le programme du gouvernement de «façade» reconduit ces politiques (les accords de libre échange, le remboursement de la dette qui absorbe un tiers du budget, les privatisations, etc…). 

7. Sauf qu’une bonne partie du peuple a su reconnaitre le caractère superficiel de ces réformes, qui ne changent rien aux conditions de misère, où vivent plus de la moitié des Marocains. 
Les récentes immolations des diplômés chômeurs sont l’expression tragique de cette crise sociale. La poursuite des manifestations et des mobilisations est une nouvelle preuve que le peuple boycotte ces institutions. 

8. Prenant acte de ce contexte explosif, l’Etat a amplifié sa répression contre les mouvements contestataires (diplômés chômeurs ; étudiants à Taza, Fès et Marrakech ; habitants des bidonvilles ; etc…). Le mouvement social à Bouarfa (Est du pays) comme à Safi (Centre) a eu droit à un traitement «spécial» de la part du Makhzen. Des jugements iniques ont condamné les symboles des luttes dans plusieurs villes. À leur tête Saddik Kabouri à Bouarfa et Abdeljalil Agadil à Safi. Et également le rappeur Mouad L7a9ed (L’indigné) à Casa. La répression de l’Etat a ciblé aussi le gagne-pain de plusieurs militants dont Mustapha Sandia, membre de notre Secrétariat national (SN), sortant, qui depuis des mois est suspendu de son travail sans motif légal. 

Au vu de ces éléments, notre association tire les conclusions suivantes :
- La répression que subissent les mouvements sociaux ainsi que le M20F doit être condamnée avec vigueur.
- Le tout sécuritaire reflète l’impasse que traversent le régime et ses institutions.
- Les mesures lancées depuis le début du Printemps des peuples n’arriveront pas à résoudre la crise sociale aigüe.
- Tant que le pillage des deniers publiques et l’accaparement des richesses nationales par une infime minorité de la population bénéficiant des relations clientélistes au sein du régime se poursuivra, cette crise sociale continuera à sévir.
- Ce clientélisme et ce népotisme sont les mêmes raisons qui expliquent les révoltes que connaissent les pays du Maghreb et du Machrek.
- La résistance est la voie possible pour nous permettre d’engranger des victoires dans nos luttes actuelles et futures.
- Le M20F est le symbole marocain de cette résistance populaire.
- ATTAC/CADTM Maroc réaffirme son adhésion entière aux initiatives et dynamiques de ce mouvement.
- Renforcer le M20F passe par l’élargissement de ses composantes, que sont la classe ouvrière, les chômeurs, les étudiants, les élèves, les femmes, les citoyens démunis et paupérisés dans les villes comme dans les campagnes.
- Notre volonté est inébranlable pour construire «Un autre Maroc possible», le Maroc de la justice sociale et de la démocratie populaire.
 
[1] Le 19 janvier 2012, la Cour d’appel de Safi condamne 15 militants pour 32 ans de prison ferme et 8 millions d’amende (pour les détails voir les communiqués d’ATTAC sur ce procès)
[1] Le janvier 2012, la Cour d’appel de Casa condamne L7a9ed pour 4 mois de prison ferme, une peine qu’il a purgé en la détention provisoire. Aujourd’hui libre, il lutte pour sa réhabilitation.
 - Le prisonnier politique Abdeljalil Agadil, membre d’ATTAC/CADTM Maroc et M20F-Safi est désigné comme membre d’honneur du SN de notre association.

ZAKARIA MOUMNI LIBÉRÉ !!! 0201 !!!

Par Ayad Ahram,Coordinateur du comité de soutien à Zakaria, 4/2/2012


Nous venons d’apprendre avec joie que Zakaria Moumni est enfin libéré. Il quitte en ce moment la prison Zaki de Salé (Maroc).

Le combat de sa femme courage, Taline Moumni, a payé. Elle va enfin pouvoir goûter à la vie.
Au nom du comité de soutien « Libérez Zakaria Moumni », je lui présente, ainsi qu’à la famille de Zakaria, toutes les félicitations.
Un combat qui prend fin…..
D’autres nous attendent, ne baissons pas la garde….

------------------------------
Par Taline , il y a quelques minutes
 Zak à la sortie de la prison. Il y a quelques minutes
Il a été gracié le jour de son anniversaire !! 

1ère photo de la liberté

Insurrection de Taza : les jeunes accusent Mohammed VI

Vox Maroc : Ce que le makhzen ne veut pas  entendre

 Insurrection de Taza : les jeunes accusent Mohammed VI

Publié par Zineb El Rhazaoui, Vox Maroc, 3/2/2012

Taza brûle-t-il? La révolte sanglante qui a cours en ce moment-même passe sous silence dans les médias français.  
On dénombre déjà plusieurs morts et des centaines de blessés selon des témoignages sur place et selon les rapports préliminaires de l'Association Marocaine des Droits de Homme (AMDH). Depuis près d'un mois, la jeunesse de la ville du Nord-Est du royaume connait un soulèvement sans précédent, notamment dans le quartier défavorisé d'El Koucha qui a payé un très lourd tribu à la répression du régime marocain. Une vidéo relayée par le site de la chaîne CNN montre l'acharnement des forces de la répression sur un manifestant dans les ruelles de la ville, sur fond de chanson d'un enfant : "nous ne capitulerons pas"*. La chaîne fait état de violences meurtrières contre des civils désarmés et pacifiques. La police de Mohammed VI a mené une large vague de répression, vandalisé des centaines de maisons, brûlé des biens privés (cafés et magasins), comme en témoignent plusieurs vidéos prises par des citoyens. Le site d'information marocain Lakome a publié la vidéo d'Aïcha, une infirmière marocaine qui raconte la descente des forces de police dans son domicile où elle accueillait dans sa cour une centaine de blessés qu'elle soignait avec les moyens du bord. Sa maison a été entièrement vandalisée et elle a été battue en compagnie de ses enfants.

Dans cette vidéo, des jeunes de Taza s'indignent contre l'exploitation économique de leur pays par le régime en place, inféodé à des puissances étrangères. "On a fait de nous des consommateurs, alors que nous sommes capables de produire aussi", explique un jeune homme courageux qui accuse nommément le monarque :"Mohammed VI, dictateur sanguinaire, est le responsable de ce qui nous arrive, il est le représentant du colonialisme à Rabat, il applique des décisions politiques prises à Paris ou Tel-Aviv", a-t-il dit en substance.

La répression sans précédent qui s'abat sur la population civile de la part de la police et de l'armée de Mohammed VI est passée sous silence dans les médias internationaux où l'on continue à chanter les louanges d'une réforme constitutionnelle de façade.


* Traduction de la chanson de l'enfant :  
 nous jurons nous jurons
Ne pas trahir la "Kochtna" (quartier)
notre devise vive "kocha" (quartier)  vive "kocha" (quartier)
Et notre chemin est la résistance et la résistance

France : Anafé - Le ministère de l’Intérieur de nouveau censuré par la justice :

Par l' Anafé : Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers, 3/2/2012

l’Anafé confortée dans sa mission de défense des étrangers aux frontières

Pour la deuxième fois depuis le début de l’année 2012, la justice a donné raison à l’Anafé contre le ministère de l’Intérieur.

Depuis plusieurs mois, celui-ci s'emploie par tous moyens à faire obstacle à la mission d'assistance aux frontières de l’Anafé. Après avoir tenté d’empêcher l'accès aux droits des personnes maintenues en zone d’attente - et de dissimuler ces entraves -, il a cherché à interdire à la salariée chargée des zones d'Orly et de province de s'y rendre.

Le 2 décembre 2011, le ministère de l’Intérieur a ainsi refusé de renouveler sa carte « visiteur », estimant suffisant qu’elle puisse accéder aux locaux de l'Anafé dans la seule zone de Roissy.

Or, seule cette carte permet d’accéder à l’ensemble des zones d'attente françaises afin de veiller au respect des droits des étrangers à la frontière. C’est précisément par ce droit de regard que l’Anafé tente de mener à bien sa mission d’observation et de témoignage aux frontières.

La décision ubuesque du ministère illustre à nouveau son désir d’occulter la situation des étrangers en zone d’attente, alors même qu’aucune association n’y est régulièrement présente, à l’exception de la zone d’attente de Roissy.

Le 18 janvier 2012, l’Anafé et sa salariée ont déposé une requête en urgence - dite en référé - contre ce refus. Le 1er février 2012, le juge des référés du tribunal administratif a enjoint le ministère à délivrer à cette coordinatrice de l’Anafé l’agrément provisoire pour accéder à toutes les zones d’attente françaises.

Un nouveau camouflet pour le ministère de l’Intérieur, une fois de plus sanctionné pour sa volonté de maintenir les zones d’attente dans l’opacité.



21 ter rue Voltaire 75011 Paris

Tél/Fax : 01.43.67.27.52

Permanence juridique pour les personnes en zone d'attente : 01.42.08.69.93

http://www.anafe.org
--

Communiqué de presse

Quand le Ministère de l'Intérieur obéit à « l'impérieuse nécessité de l'emmerdement maximum » …
… la justice intervient !

4 janvier 2012
Le ministère de l’Intérieur veut-il cacher la façon dont il traite les étrangers aux frontières ?
Depuis plusieurs mois, il ne cesse, à grand renfort d'arguties, de mettre des bâtons dans les roues de l'ANAFE pour l'empêcher d'accomplir sa mission d'assistance auprès des étrangers en zone d'attente – là où sont maintenus ceux qu'on ne veut pas laisser entrer en France. Une attitude qui s’apparente de plus en plus « à l'impérieuse nécessité de l'emmerdement maximum(1) ».
Qu'on en juge :
Quand, en septembre 2011, l'ANAFE organise une permanence expérimentale d’avocats dans la zone de Roissy Charles de Gaulle, et bien que la loi garantisse aux étrangers maintenus un accès inconditionnel à leur conseil, la Police aux frontières s’emploie à empêcher cet accès. Et lorsque l'ANAFE obtient que la justice ordonne l'intervention d’un huissier de justice pour constater ces entraves, le ministère assigne l’association devant le tribunal de Bobigny afin de faire annuler cette intervention.
Le juge s'est prononcé le 4 janvier 2012 en faveur de l'ANAFE en renvoyant le ministère dans ses buts.
Il faut espérer que la leçon portera car cette tentative avortée de cacher ce qui se passe dans les zones d’attente n’est qu’un épisode dans une série d’entraves déjà trop longue.
A trois reprises en novembre et décembre 2011, à l'ANAFE qui demandait l'autorisation pour une délégation de ses représentants de visiter les zones de Marseille, de Mérignac, puis de Nice – ce qui rentre exactement dans les attributions de l'association –, le ministère de l'Intérieur a opposé une fin de non-recevoir.
Lorsqu'en octobre 2011, l'ANAFE sollicite pour une de ses salariées une carte de « visiteur » – délivrance prévue par la loi – pour lui permettre de se rendre dans toutes les zones d'attente, comme l'y appellent ses fonctions, le ministère la lui refuse. Il laisse même entendre, contre toute évidence, que le droit d'accès dont l'intéressée dispose déjà pour entrer dans la zone de Roissy serait incompatible avec des visites d'autres zones ailleurs en France. La juridiction administrative sera saisie contre cette décision absurde.
Malgré ces tracasseries répétées, qui trahissent la volonté avérée du ministère de l'Intérieur de maintenir les zones d’attente dans l’opacité, l’ANAFE reste déterminée à exercer sa mission auprès des personnes qui y sont bloquées et continuera à témoigner de la façon dont elles y sont traitées.

ANAFE :
http://www.anafe.org
21 ter rue Voltaire 75011 Paris
Tél/Fax : 01.43.67.27.52
Permanence juridique pour les personnes en zone d'attente : 01.42.08.69.93

vendredi 3 février 2012

Caravane Européenne : 20 Février 2011 – 20 Février 2012 : Un an de combats !!!


Par Abdellatif Imad, 32/2/2012

  Caravane Européenne pour la Dignité, la Liberté, 
la Justice Sociale et l’Egalité au MAROC,
20 Février 2011 – 20 Février 2012 : Un an de combats !!!

PROGRAMME (provisoire)

- 4 février 2012 : Lyon, Réunion-débat sur le thème « situation politique, économique et sociale au Maroc » Première étape de la caravane !
- 09 février 2012 : Paris, Soirée-débat « Hommage à Abdelkrim Khattabi », animée par Abdellah El Baroudi, à 18heures 30,
- 10 février 2012 : Bruxelles, Débat sur le thème « Immigration et Mouvement du 20 Février »,
- 11 février 2012 : Marseille, Réunion-débat en présence de Mohamed Nadrani ancien détenu du bagne de Qalaat M’gouna,
- 14 février 2012 : Lille, Conférence de Presse à 10heures, au Club de la Presse,
Débat sur le thème «Mouvement du 20 Février: un an de combats», animé par un membre du M20F de Tanger, à 19heures, Maison des Droits de l’Homme, Villeneuve d’Ascq,
- 17 février 2012 : Madrid, Conférence-Presse,
- 17 février 2012 : Lille, Echanges sur le thème «Europe/ Maroc: quelle complicité ? »
- 18 février 2012 : Rassemblement à la comédie à 15h suivie d'une rencontre-discussion des comités de soutien SUD de France (Montpellier, Marseille, Avignon, Nîmes…)
- 18 Février 2012 : Bruxelles, Soirée de Solidarité avec le Peuple Marocain (débat, poésie, chants,…)
- 19 Février 2012 : Bruxelles, Rassemblement devant le parlement européen, Rond-point Robert Schuman, »

Démanteler des tentes sahraouies : une manie de la police marocaine

 Communiqué 
Assaut de la police marocaine contre le sit-in ouvert des Cadres Supérieurs Sahraouis.
Par Salah Amaidan, 2/2/2012

Depuis le 13 janvier 2012 les cadres supérieurs issus du Sahara Occidental, expatriés de leur pays, qui observaient un sit-in ouvert devant le siège du ministère de l’intérieur marocain, sis à Rabat, ont été surpris par une attaque policière pendant qu’ils s’apprêtaient à se coucher sous une tente qu’ils ont bâtie, tente en bâche plastifiée couvrant tant bien que mal le trottoir sur lequel ils vivaient depuis 20 jours.

Vers 23h30 de la nuit de mercredi à jeudi , quelques 350 éléments de la police anti-émeute marocaine ont envahi la place du sit-in d’une manière brutale et barbare. Cette intervention surprise a vite tourné au saccage de la tente et au pillage de son contenu. Les protestataires sahraouis ont été poussés contre le mur, agenouillés et sauvagement battus.

Après le démantèlement et la destruction de la tente, les intrus ont procédé au vol de toutes les affaires des victimes ( des pc portables ,téléphones mobiles, livres, draps…etc. ), tout en les forçant à quitter les lieux sans se soucier de leur situations ni leur états.

Juste avant l’opération les cadres sahraouis s’apprêtaient à dormir,la brutalité de l’intervention était telle que quelques uns d’eux sont encore sous le choc.

Les ordres des chefs étaient clairs : interdiction de récupérer leurs affaires, quelques unes des victimes ont même quitté les lieux pieds –nus !!

Après avoir dénoncé ce dangereux épisode, nous, cadres supérieurs issus du Sahara Occidental, déclarons :

-  notre dénonciation de toutes les formes d’oppression et xénophobie dont sont victimes les Sahraouis.

-  Notre droit au travail dans notre pays garanti par tous les droits internationaux.

-  Notre profonde détermination à continuer notre mouvement de contestation contre toutes les formes de racisme par toutes les formes de militantisme pacifistes et civilisées.
http://amaidan.canalblog.com/archives/2012/02/02/23424273.html

Couvre-feu à Taza

Par Demainonline 2/2/2012


Des jeunes faisant face aux forces de l'ordre à Taza

Casablanca.- Des activistes de Taza viennent de faire savoir que les autorités marocaines ont établi un couvre-feu dans toute la ville de Taza. Et ce à partir de 18h00, heure locale (GMT). 
Après les émeutes d’hier qui ont donné lieu dans la soirée à une vague de perquisitions sans précédent dans cette ville paupérisée du pré-Rif, puis les manifestations d’aujourd’hui, les autorités veulent prévenir une flambée de violence.

Hier, les portes des maisons dont les habitants n’ont pas voulu les ouvrir aux forces de l’ordre (venues sans aucun ordre judiciaire ou de perquisition) ont été défoncées sans ménagement.
Taza. La porte d'une maison après le passage de la police

Mais, ces « perquisitions » n’ont apparemment pas refroidi les ardeurs des manifestants.
Aujourd’hui, les habitants du quartier Al Quds, entre autre, ont rejoint ceux d’Al Koucha. Des slogans du genre « Aâcha al chaâb » (Vive le peuple), au lieu de l’obligé « Aâcha al malik » (Vive le roi), ont été entonnés en face des forces de l’ordre.

jeudi 2 février 2012

Taza : remèdes tardifs...

Par Aziz Enhaili, 2/2/2012

Hier, de violents affrontements ont eu lieu entre les habitants du populaire Hay L'Koucha situé à Taza, une ville de l'est du Maroc, et les autorités, sur fond d'augmentations fortes et rapides des factures d'eau et d'électricité.

Aujourd'hui, selon Goud (un e-journal marocain arabophone), et ce n'est pas coutume (donc à saluer malgré tout...), le directeur général de l'Office national de l'Eau et de l'électricité s'est réuni rapidement avec des représentants locaux et des fonctionnaires de différents services concernés de la ville. Il a demandé que l'on révise ces factures et qu'on trouve des arrangements de paiement avec la population concernée.

Tout en saluant le geste de prendre en considération la capacité de payer d'une population pauvre, deux questions se posent.

Primo: L'Office national de l'eau et de l'électricité n'était-il pas déjà au fait de la situation réelle de la population? Comment se fait-il que tout en sachant la capacité réelle de (et donc faible de) payer de cette population, la direction de son bureau à Taza ne l'a-t-elle pas pris en considération? Et même elle était passée outre...

Secundo: Faut-il vraiment en arriver à des affrontements violents pour qu'enfin les autorités concernées ouvrent les yeux, réalisent la gravité de l'état de précarité de nombre de Marocains et tentent de trouver des solutions solvables pour les plus démunis, même à court terme?

Si c'est ce modèle de relations conflictuelles entre l'État et la société que les dirigeants privilégient, alors cela n'augure rien de bon pour la suite des événements.

Pour ma part, j'espère que la voix de la raison prévale en haut lieu...

Comprendre la colère de Taza - Témoignages

Par Dounia Benqassem, Facebook, 2/2/2012
J'ai appelé ma famille, ou ce qu'il en reste, à Taza pour aller aux nouvelles. Ma cousine qui habite la médina, Taza Haut, m'a dit qu'à part L'Koucha, un patelin aux portes de la vieille ville au centre, il y a tout un quartier qui s'est soulevé, celui de la Zaouya. 
Son mari qui travaille dans le domaine de la santé a dit que les ambulances n'arrêtaient pas de déverser les blessés à l'hôpital mais ils n'ont pas entendu parler de morts. Les habitants sont barricadés chez eux avec des vivres pour ceux qui peuvent s'en procurer et toute la vieille ville est en état d'alerte.
Mes interlocuteurs s'attendaient depuis un moment à ce que ça flambe vu l'état de précarité de la ville. Ils m'ont dit qu'il n'y a aucune possibilité de travail dans la ville et le peu de ressources sont aux mains d'élus mafieux. Depuis la crise européenne les MRE ont arrêté d'envoyer les devises.
--------------------------------------------------------------------
Autre témoignage, reçu en commentaire, par Moh


Je suis Tazi d'origine et installé en France depuis 30 ans.Je suis en contact avec de la famille en permanence. La situation est explosive et le sera de plus en plus. 
Quant aux éventuels morts des derniers "événements" que je dois qualifier de révolte: prudence.
J'ai vainement essayé d'alerter des amis journalistes en France : rien à faire. Trop d’intérêts en jeux et les lobbies trop puissants.
Bon courage aux Tazis et aux Taziates (de tout cœur je suis avec eux).

Nouvelles émeutes à Taza (suite)

Guérilla urbaine à Taza
Par Salah Elayoubi, facebook, 2/2/2012

De nouveaux affrontements ont embrasé Taza, hier en fin de journée entre la police et manifestants qui réclament, toujours, la libération des jeunes arrêtés lors des heurts du 4 janvier dernier.

Les émeutiers de Koucha, ce quartier défavorisé Taza, qui protestaient contre la cherté des factures d'eau et d’électricité, avaient affronté les forces de l’ordre, venus les disperser. Ils ont été rejoints par les habitants de plusieurs quartiers, révoltés par la sauvagerie aveugle de la répression policière, qui ne faisait plus de discernement entre manifestants et les simples passants.

Visiblement mis en déroute, dans un premier temps, les forces de l’ordre semblent avoir décidé de passer un cran au-dessus, dans l’échelle de la répression. Ce qui ressemblait au départ à des escarmouches sporadiques, prend à présent des allures de guérilla urbaine et plusieurs blessés sont à dénombrer, sans qu'un bilan n'ait pour l'instant été fourni, les représentants de la force publique, n’ayant pas la culture de la communication, à ce propos.
Absolument surprenant, des policiers sont armés de frondes et les utilisent les plus naturellement du monde et avec une redoutable dextérité contre les manifestants. D’autres ont été filmés mimant des gestes à connotation sexuelle, comme le montre cette vidéo.
Depuis cette nuit, certains témoins parlent de tirs à balle réelles, qui auraient fait des morts et des blessés graves. Cette information qui n'est pour le moment pas confirmée semble, à tout le moins, faire écho aux craintes de plusieurs témoins, dont cet Internaute qui a lancé cet appel au secours:
« Tous les quartiers de Taza se sont embrasés. Mon frère a été blessé par un tir tendu de charge lacrymogène. Les renforts des forces de l’ordre continuent d’affluer en provenance de la ville de Fès. »

Alerte !  Un jeune manifestant aurait été battu à mort par les policiers, au nombre d'une dizaine avant d''être jeté du haut du grand pont à Taza

Salah vérifiera la véracité de  ces informations qui circulent
---------------------------------------
Autres informations recueillies sur facebook 

 Salah ElayoubiUrgent
Confirmation des informations précédentes sur l'aggravation de la répression policière:
En ce moment même à Taza, irruption des forces de police dans plusieurs domiciles après en avoir défoncé les portes , en vue de procéder à l'arrestation de jeunes soupçonnés d'avoir pris part aux manifestations.
Les policiers se comportent en véritable forces d'occupation et brutalisent les proches sans aucun ménagement pour les vieillards, les femmes et les enfants en bas-âge.


Mohammed Belmaïzi
La maturité et la clairvoyance d'une jeunesse marocaine débordante de vie, aspirante à l'instauration d'un État de Droit ! L'avenir du pays entre les mains des nôtres !
http://youtu.be/rkhfvPYQ8lY

Ajoutée par Mustapha68maroc le  1 févr. 2012

Taza, le 02-02/2012 à minuit et 10 minutes: 

Témoignage en direct de Taza annonçant au moins 7 morts que les secours n'ont pas secouru.
Les habitants dénoncent le silence des média surtout étrangers.
Ce silence est un acte de connivence que le peuple marocain n'oubliera jamais.

http://youtu.be/6RxJypOyUng
Par Mohammed Belmaïzi
Taza est occupée par les force de la répression, exactement comme la descente punitive d'Ifni en juin 2008... Mais cette fois-ci, dans un contexte des révolution, cela va embraser toutes les villes... La chute du Makhzen et du régime sera fatale. La répression contre un peuple qui revendique un État moral, sans escrocs et corrompus, ne peut que précipiter la Révolution... qui fera dégager le despote et sa clique.
---------------------------------------------
Autres
Par Catherine Beau-sadorge
Franchement je n'arrive pas à comprendre ... à tolérer ....ce silence médiatique en France ! Preuve encore que les intérêts éco passent bien avant l'Humanité ... Affligeant !

Andre Mazaingue ‎:
A nous de faire circuler l'info, partager sur nos listes etc......!

Soumia El Marbouh 
Salah si t 'es sûr et tu as des contacts sur place , fais moi signe avec tout ça et je contacte la correspondante de France 24 sur Casa

Emeute à Taza moins d’un mois après la dernière

Par Demainonline, 1/2/2012

Rabat.- Une émeute a éclaté à Taza, moins d’un mois après le dernier soulèvement d’un quartier populaire. D’après les vidéos qui nous arrivent depuis cette ville du centre du Maroc, dans le pré-Rif, des jeunes se seraient lancés dans les rues de la ville avec des slogans appellant à la « justice sociale » accompagnés des traditionnels : « Allah Akbar! ».
Porte de la prison de Taza tagué par un manifestant avec un slogan du M20F
Ils demandent également la libération de tous les jeunes arrêtés après les émeutes du début du mois de janvier.
Sur la porte de la prison de Taza, un manifestant a tagué un slogan du Mouvement du 20 février : Mamafakinch (Nous ne lâcherons!).

D’après les dernières informations, les autorités locales auraient été débordées par cette énième émeute. Les forces de l’ordre auraient fait usage aujourd’hui de gaz lacrymogène.

Selon d’autres informations, les affrontements ont touché le centre ville. Dans la soirée une vague de perquisitions s’est abattue sur la ville. Un témoin a raconté à Demain que des policiers passent d’une maison à une autre en exigeant de tous les habitants de « faire sortir leurs fils » (« Li aândou chi ould i kherjou), sinon ils forcent les portes des récalcitrants.

De leur côté, des jeunes rifains de la bouillante ville de Beni Bouayach, dans la province d’Al Hoceima, ont coupé la route pour empêcher une quarantaine de camions de transport de troupes de se diriger vers Taza.

------------------------------------------------
Salah Elayoubi, facebook, 1/2/2012
Nouveaux affrontements à Taza entre la police et manifestants.
Bombes lacrymogènes aux premiers contre jet de pierres pour les seconds. Plusieurs blessés à dénombrer sans qu'un bilan ait pour l'instant été donné.
Absolument surprenant, des policiers sont armés de frondes et les utilisent le plus naturellement du monde et avec une redoutable dextérité contre les manifestants qui réclament la libérations des jeunes arrêtes lors des dernières émeutes
----------------------------------------------
MAMFAKINCH, 2/2/2012

#20fza احتجاجات كبيرة بمدينة تازة Affrontements à Taza http://youtu.be/THPMcbyvzKw
تجددت المواجهات من جديد في مدينة تازة بين السكان والقوات العمومية بعد زوال يوم الأربعاء 1 فبراير ، وبحسب مصادر من عين المكان فإن الوضع اتخذ منحى خطيرا جدا حيث اتسمت المواجهات بالعنف بين الجانبين وأسفرت عن إصابات عديدة متفاوتة في صفوف الطرفين في الوقت الذي تستمر فيه المواجهات إلى غاية كتابة هاته السطور .
Suite de l'article sur Lakom : http://lakome.com/%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D8%A9/78-%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D8%A9/12061-2012-02-01.html

Karim Tazi a publié sur son Mur facebook ceci :
"Je viens de parler à l'instant à une personne que je connais bien à Taza et dont je peux garantir la fiabilité. Les heurts entre force de l'ordre et manifestants qui ont commencé dans le quartier populaire de Koucha à coté de la Préfecture (Taza El Alia) aux environs de 13h se sont ensuite étendus l'ancienne ville de Taza et se poursuivent jusqu'à maintenant et ne donnent aucun signe de se calmer. Les forces de l'ordre auraient décrété un couvre feu officieux dans ces deux zones, procéderaient au quadrillage de la vieille ville et utiliseraient gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc pour disperser les manifestants.

Dans un développement datant d'aujourd'hui même, les habitants du quartier défavorisé de Koucha, en colère contre des factures eau/électricité jugées trop élevées se sont joints aux diplômés chômeurs qui manifestaient en solidarité avec trois d'entre eux arrêtés et jugés au titre des évènements du 4 janvier. Quant aux habitants de l'ancienne médina, au début neutres et spectateurs de ces affrontements, ils se seraient solidarisés de ceux de koucha après avoir été victimes de méthodes de dispersion trop musclées de la part des forces de l'ordre.