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lundi 13 février 2012

Brutale répression de manifestations pacifiques à El Aaiun et Smara

Par Diaspora Sahraouie, 13/2/ 2012

Des manifestations ont eu lieu vendredi à Smara et Boujdour (Sahara occidental sous occupation marocaine) pour appeler à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis et exprimer leur solidarité avec ceux de Gdeim Izik, qui se trouvent à la prison marocaine de Salé depuis plus de 15 mois sans jugement.

Les manifestants ont brandi des banderoles sur lesquelles on peut lire : "l’Etat sahraoui indépendant est la solution". Les forces marocaines ont procédé au verrouillage des lieux et ont dispersé brutalement les manifestants, ainsi qu’au saccage des domiciles des Sahraouis.

vendredi 3 février 2012

Démanteler des tentes sahraouies : une manie de la police marocaine

 Communiqué 
Assaut de la police marocaine contre le sit-in ouvert des Cadres Supérieurs Sahraouis.
Par Salah Amaidan, 2/2/2012

Depuis le 13 janvier 2012 les cadres supérieurs issus du Sahara Occidental, expatriés de leur pays, qui observaient un sit-in ouvert devant le siège du ministère de l’intérieur marocain, sis à Rabat, ont été surpris par une attaque policière pendant qu’ils s’apprêtaient à se coucher sous une tente qu’ils ont bâtie, tente en bâche plastifiée couvrant tant bien que mal le trottoir sur lequel ils vivaient depuis 20 jours.

Vers 23h30 de la nuit de mercredi à jeudi , quelques 350 éléments de la police anti-émeute marocaine ont envahi la place du sit-in d’une manière brutale et barbare. Cette intervention surprise a vite tourné au saccage de la tente et au pillage de son contenu. Les protestataires sahraouis ont été poussés contre le mur, agenouillés et sauvagement battus.

Après le démantèlement et la destruction de la tente, les intrus ont procédé au vol de toutes les affaires des victimes ( des pc portables ,téléphones mobiles, livres, draps…etc. ), tout en les forçant à quitter les lieux sans se soucier de leur situations ni leur états.

Juste avant l’opération les cadres sahraouis s’apprêtaient à dormir,la brutalité de l’intervention était telle que quelques uns d’eux sont encore sous le choc.

Les ordres des chefs étaient clairs : interdiction de récupérer leurs affaires, quelques unes des victimes ont même quitté les lieux pieds –nus !!

Après avoir dénoncé ce dangereux épisode, nous, cadres supérieurs issus du Sahara Occidental, déclarons :

-  notre dénonciation de toutes les formes d’oppression et xénophobie dont sont victimes les Sahraouis.

-  Notre droit au travail dans notre pays garanti par tous les droits internationaux.

-  Notre profonde détermination à continuer notre mouvement de contestation contre toutes les formes de racisme par toutes les formes de militantisme pacifistes et civilisées.
http://amaidan.canalblog.com/archives/2012/02/02/23424273.html

mardi 22 février 2011

Maroc : L’ASDHOM condamne l’agression de Bab El Had à Rabat


Par le Bureau exécutif de l’ASDHOM, 22/2/2011

L’ASDHOM condamne l’agression de Bab El Had à Rabat et 
se solidarise avec les victimes

Au moment où des jeunes du mouvement du 20 février, soutenus par des défenseurs des droits de l’Homme et des militants marocains, s’apprêtaient à organiser un sit in le lundi 21 février à 18h pour prolonger la journée du 20, les forces de l’ordre ont fait irruption avec violence. Elles ont brutalisé les participants, dont Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH, Mohamed Elaouni, coordinateur du Réseau Démocratique Marocain de Solidarité avec les peuples en lutte, ainsi que d’autres membres de l’AMDH. Les victimes de l’agression ont été transportées à l’hôpital pour recevoir des soins.
La vidéo jointe qui relate les faits montre le contraste dans l’attitude des forces de l’ordre entre la journée du 20 et celle du 21 février. Le répit n’a, semble-t-il, duré qu’une journée.
L’ASDHOM dénonce cette agression et demande aux autorités marocaines de faire la lumière sur les circonstances de l’agression. Cette agression est une atteinte à la sureté et à l’intégrité physique des manifestants et des défenseurs de droits de l’Homme. Nous rappelons que l’une des revendications portées par le mouvement du 20 février et, au-delà, par le mouvement des droits de l’Homme, est de pouvoir manifester et se rassembler librement.
L’ASDHOM condamne aussi bien ces violences que celles qui ont émaillé, le 20 février, la fin de manifestations pacifiques dans quelques villes au Maroc. Ces violences sont clairement dirigées contre la dynamique du changement démocratique, voulu par le mouvement du 20 février.
L’Etat marocain se doit de protéger ses défenseurs de droits de l’Homme et non les brutaliser. Il doit leur garantir l’exercice de leurs fonctions relatives à la protection des manifestants.
L’ASDHOM assure toutes victimes de cette agression de son soutien indéfectible.
79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org