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mercredi 16 mars 2011

Bain de sang à KHOURIBGA

Par Ali Fkir, 15/3/2011- 17h
Il est 15h40 (GMT), des affrontements entre les citoyens ( essentiellement les jeunes, les femmes... des familles des anciens mineurs de la région) et les diverses forces de répression se poursuivent à Khouribga.
Les locaux  administratifs de l'OCP détruits, une vingtaine de voitures incendiées, il y aurait des  morts parmi les protestataires, des dizaines de blessés, des centaines d'arrestations...
Chronologie des évènements:
- Historiquement, l'OCP commence toujours par recruter les enfants des retraités, des décédés...
- Avec l'expansion de ses activités, l'OCP aurait décidé dernièrement de recruter plus de 1 000 personnes et pour des raisons inconnues (politiques?) il aurait fait venir des "sahraouis".
- Par réaction, les enfants des anciens mineurs, les enfants de la région, ont dressé des tentes et organisé un sit in illimité depuis une vingtaine de jours. Un comité de solidarité a été constitué par des militants de la ville.
- Aujourd'hui, 15 mars 2011, vers 5h du matin, les diverses forces de répression ont attaqué sauvagement les paisibles citoyen-nes en sit in, blessant des dizaines d'innocent-es.
- Les habitants des quartiers phosphatiers sont sortis et se sont retrouvés face à face avec les forces de répression qui les ont chargés sans ménagement aucun.
A peu près 12 000 citoyens affrontent en ce moment les forces de répression.
Khouribga vit aujourd'hui son plus grave bain de sang d'après "l'indépendance".
Khouribga est à feu et à sang. Des citoyens désarmés sont victimes d'une répression sans précédent.
C'est un véritable carnage
LA SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DE LA RÉPRESSION NOUS INTERPELLE
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La cité ouvrière à feu et à sang
Il est 17h40 (GMT); Les affrontements entre les habitants de la cité ouvrière (plus de 12 000 habitants) et les diverses forces de répression se poursuivent à Khouribga.
La cité (véritable ville ouvrière) est coupée du reste de la ville de Khouribga. 
Maroc : Un sit-in pour l'emploi dégénère en en actes de violence et de vandalisme à Khouribga
Des dizaines d'ambulances (venues d'urgence d'autres régions) transportent des blessés aux hôpitaux (essentiellement des éléments des forces de répression) Il parait que les civils arrêtés, blessés ou morts sont transportés ailleurs. Peut-être qu'ils sont "mis entre les mains sûres" des militaires pour taire la vérité, escamoter la réalité, et donner une version officielle, totalement mensongère
Des commandos passent maison par maison, arrêtent toute personne en âge de résister. Les victimes sont embarquées vers des destinations inconnues.
SOLIDARISONS-NOUS AVEC LA CAPITALE OUVRIÈRE!
SOLIDARISONS-NOUS AVEC LES VICTIMES DE LA RÉPRESSION AVEUGLE !
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16/3/2011 à 17h20 GMT : La situation est calme pour le moment.
Cinq  personnes ont été déférées devant le tribunal.
 En ce moment précis, les syndicats, les partis politiques, les associations (sections de Khouribga) sont en réunion avec une délégation du CNDH venue de Rabat. 
  Les nombres de détenus, des blessés et de morts éventuels (aucun cas précis n'est déterminé pour le moment) restent indéterminés.
  Ce matin, à peu près 500 jeunes venus de la cité ouvrière ont occupé les locaux de l'OCP à Khouribga, dont une grande partie détruite par les manifestants le 15 mars. Les forces de répression ne sont pas intervenues.
  Des renforts arrivent des autres villes.

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De : assal Hajjaj
Objet : خريبكة :بيان الهيئات حول أحداث خريبكة

بيــــــــــــــان

ندين بشدة الهجوم القمعي الوحشي على المعتصمين أمام إدارة الفوسفاط بخريبكة وعلى المواطنين، ونطالب بمحاسبة المسؤولين عنه.

عرفت مدينة خريبكة يومه الثلاثاء 15 مارس 2011 أحداثا خطيرة، أطلق شرارتها الهجوم الوحشي الذي شنته القوات العمومية بمختلف أصنافها ( قوات التدخل السريع، القوات المساعدة، البوليس بمختلف أنواعه السري والعلني) على المعتصمين أمام إدارة الفوسفاط بخريبكة، ابتداء من الساعة الرابعة صباحا، وقد خلف هذا التدخل الأول بإشراف مباشر من عامل الإقليم إصابات متفاوتة الخطورة وسط المعتصمين..

وقد زاد الوضع توترا ضرب حصار خانق على المستشفى الإقليمي بخريبكة، ونقل جرحى إلى أماكن غير معروفة، وجلب المزيد من القوات لإرهاب المواطنين والاعتداء عليهم. مما أدى إلى اندلاع مواجهات عنيفة بين القوات العمومية و مواطنين جلهم من سكان حي البيوت، أسفرت عن إصابة العشرات من المواطنين بجروح متفاوتة بعضها خطير، إضافة إلى عشرات الاعتقالات، كما كانت هناك بعض الإصابات في صفوف تلك القوات، ناهيك عن إتلاف وإحراق محتويات وبنايات تابعة للمجمع الفوسفاطي وسيارات...

إننا، نحن الهيآت السياسية والنقابية والجمعوية الموقعة أدناه، نعبر عن:

1 ـ تضامننا مع المعتصمين المطالبين بحقهم في الشغل، تنفيذا للبنذ (6) من القانون المنجمي الذي يخصص لأبناء المتقاعدين والمنطقة نسبة معينة من مناصب الشغل بالمجمع الفوسفاطي، منددين بما تخضع له عملية التشغيل بالمجمع من محسوبية وزبونية وقبلية...

2 ـ إدانتنا القوية للهجوم الوحشي الذي تعرض له المعتصمون والمواطنون من طرف القوات القمعية، الشيء الذي يفضح زيف الخطابات الرسمية حول احترام الحريات وتوسيعها، ودولة الحق والقانون، وغيرها من الشعارات الكاذبة.

3 ـ تحميلنا المسؤولية الكاملة لمن أعطوا الأوامر للتنكيل بالمعتصمين وهم نيام وبالمواطنين، وعلى رأسهم عامل الإقليم.

4 ـ مطالبتنا بفتح تحقيق حول المسببات التي كانت وراء ما وقع من أحداث مروعة ومؤلمة نأسف لوقوعها، وبمتابعة المسؤولين عن اندلاعها، محذرين من سعي السلطات إلى تبديد معالم جريمتها.

5- نطالب بإطلاق سراح كافة المعتقلين على خلفية ما وقع من أحداث، وباحترام الحق في التظاهر السلمي للمواطنين.

خريبكة، في: 15 مارس 2011

النهج الديمقراطي

حزب الطليعة الديمقراطي الاشتراكي

الحزب الاشتراكي الموحد
المؤتمر الوطني الاتحادي

الاتحاد المغربي للشغل الكونفدرالية الديمقراطية للشغل
المنظمة الديمقراطية للشغل الجمعية المغربية لحقوق الإنسان

جمعية الشعلة للتربية والثقافة

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Maroc : Au moins un mort lors d’affrontements entre policiers et manifestants à Khouribga
Par Yabiladi, 15.03.2011
La ville de Khouribga a été le théâtre ce mardi (15 mars) de violents affrontements entre forces de l’ordre et habitants de certains quartiers de la ville. Des violences qui ont fait au moins un mort selon des militants des droits humains. A l’origine de ces incidents, le démantèlement tôt ce matin par la police de tentes de manifestants qui exigeaient depuis environ un mois, leur incorporation au sein de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).
Des biens publics ont été endommagés lors des affrontements
Au moins un homme aurait perdu la vie ce mardi lors de violents affrontements qui ont opposé la police à des habitants de plusieurs quartiers de la ville de Khouribga. Certaines sources parlent même de trois morts. Des dizaines de blessés sont également signalés ainsi que de très nombreuses arrestations. Le siège de l’OCP à Khouribga aurait également été très endommagé lors des incidents et une vingtaine de voitures saccagées.
Mohammed El Aouni, coordinateur du Mouvement pour une constitution démocratique confirme « la mort d’un homme », sans donner plus de précisions sur son identité. De même que Samira Kinani, de l’AMDH (Association marocaine des droits humains) qui parle également d’une personne tuée.
A l’origine de ces échauffourées, la dispersion très tôt ce mardi par la police, de tentes érigées depuis un mois environ devant le siège de l’OCP de Khouribga. Ces tentes avaient été érigées par des protestataires qui exigeaient d’être engagés par l’Office des phosphates, explique le site d'information Lakome. Ils fustigeaient également le recrutement récent de plusieurs ouvriers en provenance du Sahara et d’autres régions du Royaume, selon la même source.

La MAP et le journal de 2M ne mentionnent pas de victimes :

Maroc : Un sit-in pour l'emploi dégénère en en actes de violence et de vandalisme à Khouribga


Mardi 15 Mars 2011 modifié le Mardi 15 Mars 2011 - 20:00
Un sit-in organisé, mardi à Khouribga, par un groupe de personnes réclamant de l'emploi a dégénéré en actes de violence et de vandalisme, indiquent les autorités locales. 
A l'instigation d'individus qui n'ont aucun rapport avec ces revendications et qui agissent selon des agendas loin de l'objectif de ce sit-in, un groupe de personnes a commis des actes de violence et de vandalisme et agressé des éléments des forces de l'ordre, dont six ont été blessés, précise-t-on de mêmes sources. 
Dans un communiqué, les autorités locales soulignent avoir engagé un dialogue avec les protestataires pour examiner leurs revendications, notant que ces derniers ont été enregistrés dans la perspective de leur sélection selon des critères objectifs et légaux bien déterminés. 
Huit voitures ont été incendiées et la devanture du bâtiment de l'OCP a été endommagée par jets de pierres avant que les forces de l'ordre n'interviennent pour disperser les fauteurs de troubles. 
Mardi 15 Mars 2011 - 18:29
MAP

Violences policières, à Dakhla, Sahara Occidental occupé

Par aproche, 153/2011

Samedi 12 mars 2011, une délégation d’activistes sahraouis revenait des célébrations des 35 ans de la RASD à Tindouf.
Oulad Lemzun
A destination de Dakhla, cette délégation était accompagnée de quatre observateurs espagnols. Durant le trajet, la police marocaine a arrêté plusieurs fois les véhicules et n’a pas manqué d’insulter les membres de la délégation.
A l’entrée de la ville de Dakhla, la police a séparé les membres et les observateurs, pour les contrôler individuellement et les a de nouveau insultés et menacés.

Autour de la maison prévue pour la réception , des dizaines de membres des forces auxilliaires et de la police attendaient la délégation.
Dès l’arrivée de la délégation devant la porte de la maison, les policiers marocains ont frappé. Les activistes sahraouis comme leurs accompagnateurs ont subi les coups de matraque.
Quatre personnes sont sévèrement blessées : Yusef Juaya, Omar Kercub, Lemin Sahel, Mario Siles.
Le lendemain, dimanche 13 mars 2011, des colons ont attaqué la maison avec des bâtons,brisant les vitres. La police les a laissés faire.

Demandons l’extension de la mission MINURSO à la surveillance des droits de l’homme. C’est la seule mission de l’ONU qui n’intègre pas cette fonction, la France s’y opposant à chaque nouveau vote.

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 Une manifestation pacifique « violemment » réprimée à Laâyoune

Par la Rédaction de Donne Ton Avis le 15/3/ 2011
La police marocaine a « violemment » réprimée lundi, une manifestation pacifique, organisée par des dizaines de Sahraouis en majorité des femmes et qui devait avoir lieu devant les locaux de l’administration coloniale à Laâyoune occupée, pour protester contre les dures conditions de vies et la marginalisation dont ils sont l’objet de la part des autorités marocaines, a rapporté une source judiciaire sahraouie.
Cette intervention « musclée » conduite par le pacha de la ville, a fait plusieurs blessés, notamment Mme Selem Hmeidha qui a été transporté à l’hôpital de la ville souffrant de graves blessures, a indiqué la même source.
D’autre part, une autre manifestation des travailleurs et retraités de la société minière Phosbucraa et des familles des prisonniers politiques sahraouis, a été également réprimée par les mêmes forces, a ajouté la même source.
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   3. Sahara occidental: plusieurs blessés sahraouis à Laâyoune occupée
1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (3 votes, moyenne: 3,67 de 5)http://www.google.com/search?ie=UTF-8&oe=UTF-8&sourceid=navclient&gfns=1&q=Le+média+des+citoyens+!

Maroc, Sahara Occidental : même répression sauvage par les mêmes forces de l'"ordre" marocaines, mêmes méthodes : tabassage, arrestation, incarcération, torture, enlèvements, blessés graves, meurtres... Le discours du roi n'a pas calmé l'ardeur de ses valeureux policiers...au contraire (ndlr)

Territoires libérés du Sahara Occidental: Les énergies renouvelables intéressent les étrangers

Par Badiaa Amarni, SaharaDoc, 16/3/2011
en vert, les territoires libérés
Le Sahara occidental construit son avenir – Le Sahara occidental est en train de reconstruire dans sa partie libérée. Sa force est dans les ressources importantes dont il regorge dans différents domaines. Les énergies renouvelables sont un secteur qui retient l’attention de beaucoup de pays étrangers qui veulent y investir.
Preuve en est que, lors du 35ème anniversaire de la proclamation de la RASD (République arabe sahraouie démocratique), célébrée du 26 février au 2 mars, à Tifariti, un colloque international sur les énergies renouvelables et les ressources naturelles a été organisé par le gouvernement sahraoui, à la demande du centre Europe-Orient pour la culture. Cette conférence a été animée par des spécialistes dans les domaines de l’énergie renouvelable, de la protection de l’environnement et des ressources naturelles, issus des universités et centres allemands, en présence des membres du gouvernement sahraoui et de personnalités intéressées par la reconstruction des territoires libérés et la promotion de la société sahraouie.

Les Allemands affichent leur intérêt.
Les intervenants ont insisté sur l’importance de l’énergie solaire et d’autres sources d’énergie alternatives devant garantir l’équilibre écologique et climatique pour un développement durable dans la partie libérée du Sahara occidental.Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement de la RASD pour la reconstruction des zones libérées et la mise en place d’infrastructures nécessaires au repeuplement de ces zones, avait déclaré le ministre de la Reconstruction et du Repeuplement des territoires libérés, Salek Bobih. Ce dernier avait tenu à préciser que cette initiative émane du centre Europe-Orient pour la culture qui a reçu le feu vert du gouvernement pour approfondir la question et examiner les modalités de sa concrétisation. Le choix de Tifariti pour organiser cette conférence s’explique par le fait que la région est parmi les plus importantes recélant de l’énergie solaire. Les experts allemands et européens présents n’ont pas caché leur intérêt pour la mise en place d’un projet de station de production d’énergie solaire pour permettre aux populations de vivre dans le confort. Les différentes stratégies et modalités de concrétisation de ce projet ont été discutées.
Cette conférence s’est tenue en présence de partenaires économiques désirant développer leur coopération avec la RASD dans le secteur énergétique. Le directeur de la société allemande d’énergie, M. Leo Smith, a déclaré que l’Allemagne et le Sahara occidental partagent les mêmes valeurs, précisant que l’organisation de cette rencontre était l’occasion de voir évoluer les domaines de coopération entre les deux pays. Et d’ajouter qu’«une bonne politique économique contribuera assurément à la stabilité de la région et poussera les pays voisins à coopérer avec la RASD».Des systèmes énergétiques de 1 à 100 kilowatts ont été présentés. Leur mise en service n’est pas compliquée et peut être effectuée par des techniciens locaux. Une durée de vie de 30 ans est à garantir, de même qu’une maintenance qui ne se fera que tous les 10 ans. Selon les experts allemands, ce type de systèmes s’adapte parfaitement à la vie au Sahara. L’objectif n’est pas tant de mettre en place un projet que de tenir compte de la préservation de l’environnement et des ressources naturelles de la région. La société de l’énergie allemande est en contact étroit avec les Sahraouis à l’attention desquels un programme de formation sera dispensé, la volonté étant d’approfondir leurs connaissances dans le domaine des énergies renouvelables et de la protection de l’environnement. Un atelier de travail sera mis en place à cet effet afin de permettre aux Sahraouis de se familiariser avec ces énergies et jouer, à l’avenir, un rôle important dans ce domaine et dans la reconstruction de leur pays.
Le projet de coopération dans les énergies renouvelables, faut-il le signaler, est encore au stade de discussion. Le mois de novembre prochain verra se tenir, en Allemagne, une conférence internationale autour de ce thème et qui marquera peut-être le début de la concrétisation de ce projet.

Des expériences précédentes
A noter que des expériences dans le domaine des énergies renouvelables ont déjà été menées à la RASD. Un cours de formation théorique et pratique sur l’énergie solaire photovoltaïque avait été organisé, il y a des année, et permis de construire 5 installations complètes montées sur remorques pour alimenter en électricité hôpitaux, écoles, dispensaires, ou éclairer et alimenter un réfrigérateur ou des appareils médicaux. Diverses actions ont été également mises en place en 2006, ayant consisté en la réalisation d’installations photovoltaïques dans 10 dispensaires. Outre l’équipement de centres de soins, des formations techniques ont été organisées afin d’assurer la maintenance des installations. Ce qui a permis une certaine prise de conscience par les autorités et la population du potentiel de l’énergie solaire et une certaine autonomisation de la population locale sur le plan énergétique.Faut-il rappeler que le Sahara occidental a commencé à construire des centres administratifs ainsi que des infrastructures scolaires et de santé dans les zones libérées, cependant cela reste en deçà des attentes des populations. Car des difficultés demeurent, entre autres, le manque d’eau.
En tout cas, le 13e congrès du Front Polisario, qui se déroulera fin 2011, sera une occasion pour toutes les orientations futures dans le cadre de la stratégie de développement des territoires libérés, et ce, sur la base des résultats des négociations en cours entre les responsables sahraouis et les partenaires scientifiques et économiques d’autres pays.
La Tribune/14/03/2011
Publié dans : Dernières minutes

mardi 15 mars 2011

Mobilisation générale le 20 mars 2011 pour soutenir le processus révolutionnaire dans les pays arabes !

Appel de l’Assemblée mondiale des mouvements sociaux (AMS) :
 Par AMS, 15/3/2011

Après des avancées et victoires concrètes en Amérique latine ces dernières années, c’est aujourd’hui sur le monde arabe que souffle un vent de liberté et d’espoir. La révolution tunisienne n'a pas seulement abattu un dictateur sanguinaire, elle a aussi montré la voie d'un autre monde débarrassé de l'oppression et de l'exploitation. L’un après l’autre, les peuples arabes rompent avec la logique de la peur et reprennent leur destin en mains en faisant irruption sur la scène politique.
Symbole pour tous les peuples en lutte pour la liberté, la dignité et la justice sociale, on ne peut qu’espérer que ce processus révolutionnaire se propage au-delà du monde arabe. Mais l’histoire nous a appris à ne jamais sous-estimer les forces du capital. Jour après jour, les puissances impérialistes, mais aussi les forces réactionnaires internes, s’organisent pour contrer ce mouvement d’émancipation et reprendre le contrôle. Celles-ci sont en train d’utiliser tous les outils à leur disposition pour empêcher que ces mouvements réussissent ou qu’ils s’approfondissent. Et les capitalistes disposent d’outils très puissants: ils contrôlent les banques, les médias et le pouvoir économique.
Face à cette menace permanente et organisée, face à ce capitalisme globalisé, les peuples n’ont pas d’autres choix que de se soutenir mutuellement et de lutter ensemble. Aujourd’hui, les peuples arabes ont urgemment besoin de notre soutien actif. Qui n’a pas entendu cet appel à l’aide et à la solidarité ?
L’Assemblée des mouvements sociaux (AMS) , réunie le 10 février lors du Forum social mondial 2011 à Dakar, appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays à développer une action de mobilisation le 20 mars 2011 , coordonnées au niveau mondial, pour soutenir le processus révolutionnaire dans le monde arabe. 

Mouvements sociaux du monde entier, le 20 mars 2011, soyons au rendez-vous avec les peuples arabes qui se lèvent aujourd'hui pour revendiquer une véritable démocratie et construire un pouvoir populaire.
Mouvements sociaux du monde entier, le 20 mars 2011, mobilisons nous massivement pour envoyer un message fort aux puissants de ce monde : aujourd’hui, comme les peuples tunisien et égyptien nous l’ont montré, les peuples du Sud et du Nord en ont assez de payer pour leur crise et sont prêt à reprendre leur destin en main pour avancer vers la justice sociale et le respect des droits de la nature.
Mouvements sociaux du monde entier, faisons en sorte que la journée du 20 mars 2011 soit le symbole et le début de la reconquête de la souveraineté populaire confisquée depuis trop longtemps par les forces capitalistes.


Pour plus d’infos : Fathi Chamki : fatcham@yahoo.fr
Merci de communiquer toutes les actions en préparation à Vanessa Jarlot : vanessa.jarlot@cadtm.org 
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APPEL DE TOULOUSE
                                                        Ben Ali est parti, Moubarak aussi,
la lutte continue au Maghreb et au Moyen-Orient
                                                         Soutien total aux insurgé-e-s libyen-ne-s


 Après les révolutions de Tunisie et d'Egypte, depuis plusieurs semaines les peuples du Maroc, d’Algérie, de Libye, de Jordanie, de Syrie, d’Irak, d’Iran, du Yémen, du Bahreïn et de Djibouti se soulèvent et réclament des réformes radicales, tant sur le plan politique qu’économique.
Ce mouvement, rassemblant, comme en Tunisie, les jeunes, les femmes, les chômeurs et précaires, les salariés, les syndicalistes, les avocats, les étudiants et les enseignants a fait preuve de courage, de détermination et d'unité. Il met en avant, face à des exigences sociales et démocratiques: "le droit au travail", le "droit à une juste répartition des richesses", la "lutte contre la corruption et le népotisme", et la "liberté des medias".
Ce qui se passe en Tunisie où la lutte continue contre les anciens de la mafia au pouvoir qui peuplent l'appareil d'Etat et détiennent encore les fruits de leur pillage, ce qui se déroule aussi en Egypte, en Algérie, au Maroc ou en Libye, montre que rien n'est inéluctable. Face au musellement des mouvements sociaux, à la répression, les révoltes populaires sont légitimes. En France la pression ne doit pas se relâcher pour que les avoirs des familles Ben Ali, Trabelsi, Moubarak et leurs satellites soient saisis et restitués respectivement aux peuples tunisien et égyptien et afin que toute la lumière soit faite sur la complicité des gouvernements successifs et particulièrement sur celle, éhontée, de N. Sarkozy et son gouvernement qui ont soutenu à bout de bras, jusqu'au tout dernier moment, ces régimes. La libre circulation des peuples est une des conditions sine qua non de la liberté.
Les organisations signataires, solidaires de la lutte des peuples s'associent pleinement aux espoirs des peuples tunisien et égyptien et des forces démocratiques pour que s'ouvre une nouvelle page de l'histoire de ces pays, pour que ces premières victoires ne soient pas confisquées.
En Libye, la répression a pris une tournure qui suscite l’effroi et notre plus profonde indignation face à la violence et au mépris du peuple que le dictateur Kadhafi, au pouvoir à Tripoli depuis plus de 40 ans, oppose au mouvement de contestation de son régime. Il y a déjà des milliers de victimes.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement, tout en se présentant comme les défenseurs de la démocratie et des droits humains, ont attendu, comme ils l'ont fait pour la Tunisie et l'Egypte, que l’insoutenable apparaisse dans toute son évidence pour prendre position contre un régime que, tout récemment encore, ils soutenaient et armaient. Les gouvernants français, comme le montrent les propos provocateurs de N. Sarkozy, sont plus préoccupés, comme l'Union Européenne, à se barricader contre l’afflux de migrants, les refouler, et, comme l'ensemble des pays occidentaux, à poursuivre et amplifier, le pillage des ressources énergétiques de ces pays, qu'à se soucier des peuples et de leurs droits (qu'ils foulent au pied quotidiennement depuis des décennies). Rappelant qu'un autre monde est possible, nous devons soutenir les peuples qui, au Maghreb et au Moyen-Orient, actuellement, par leurs luttes et des révoltes populaires cherchent tout simplement à vivre dignement et librement.
Les combats de ces peuples sont les nôtres car face à la menace permanente et organisée des puissances impérialistes et des forces réactionnaires, face à ce capitalisme globalisé, les peuples n'ont pas d'autres choix que de se soutenir mutuellement et de lutter ensemble. Aujourd'hui, les peuples du Maghreb et du Moyen-Orient ont urgemment besoin de notre soutien actif.
L’Assemblée des Mouvements Sociaux, qui s'est tenue à Dakar en février appelle à une mobilisation mondiale, le 20 mars, pour soutenir le processus révolutionnaire dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

 C'est dans ce cadre que les organisations signataires appellent à une:
MANIFESTATION
Samedi 19 mars à 14h30
Place du Capitole à Toulouse

Collectif 31 de soutien aux peuples du Maghreb et du Moyen-Orient,
premiers signataires : Les Alternatifs31, Alternative Libertaire, Association France-Tunisie, ATTAC Toulouse, Codiran, Collectif de soutien au peuple algérien, Coup de Soleil MP, Coup Pour Coup 31, CUAL Toulouse Centre, ETM31, FSU31, Gauche Unitaire, LDH, Maison de Quartier de Bagatelle, Mouvement de la Paix (comité 31), MRAP, NPA31, PCOF31, PG, Parténia, Solidaires31, Survie MP, Tunisie Solidarité

OBSERVATOIRE DE L'ENFERMEMENT DES ETRANGERS


Invitation à la prochaine rencontre de l’OEE
le lundi 4 avril 2011, de 18h à 20h :
« Pratique médicale et questions de santé
dans les Centres de rétention administrative »
La rencontre aura lieu à la Ligue des Droits de l’Homme, 
salle Alfred Dreyfus.
LDH, 138-140 rue Marcadet, Paris 18ème, 
M12 Lamarck-Caulaincourt. 

Le projet de loi sur l’Immigration actuellement débattu au parlement s’attaque aux droits fondamentaux des personnes de nationalité étrangère, et notamment au droit au séjour et à la protection contre l’éloignement des étrangers atteints d’une maladie grave et résidant en France.
Après les restrictions d’accès à l’aide médicale d'État entrées en vigueur depuis le 1er mars, quelles seront les conséquences sur l’état de santé des étrangers placés en centre de rétention administrative ? Comment les médecins et les associations de défense des étrangers pourront-ils favoriser à l’avenir la continuité des soins pour les personnes atteintes de maladie grave et menacées de mort, faute de soins, en cas d’éloignement vers leur pays d’origine ?
Ces questions seront abordées lors de la prochaine rencontre de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers, avec les interventions du Dr Pascale Beaupère, médecin au CRA de Lyon-Saint-Exupéry, du Dr Patrick Spiess, médecin au CRA de Strasbourg-Geispolsheim, et la projection du film « Scènes de sorties, chroniques d’un centre de rétention » réalisé par AnnKo et Patrick Spiess, avec le concours de la Ville de Strasbourg et Action Sida Ville.

La sacralité de la monarchie marocaine est un frein à la démocratisation


Par Ahmed Benchemsi, 15/3/2011
Oui, le discours prononcé par Mohammed VI le 9 mars est historique. Mais non, ce n'est pas parce qu'il annonce une réforme de la Constitution. Si ce discours doit faire date, c'est parce qu'en le prononçant le roi du Maroc a cédé à un rapport de forces. C'est la première fois que cela arrive depuis l'indépendance en 1956. Ne serait-ce qu'à cause de cela, le cours de l'histoire a déjà changé.

Le bras de fer avait été engagé le 20 février. Répondant à l'appel lancé sur Facebook par une poignée de jeunes activistes, 120 000 Marocains avaient investi les rues de 53 villes et localités du royaume pour réclamer - entre autres - une Constitution démocratique.
Craignant une contagion des révolutions arabes, le pouvoir avait laissé les manifestations se dérouler sans intervenir. Résultat : les manifestants ont pris conscience de leur nombre, et le mur de la peur est tombé. Depuis, à coups de sit-in spontanés aux quatre coins du royaume et de tribunes enflammées dans la presse et sur Internet, la pression démocratique n'a cessé d'augmenter. Considérable en février, elle est devenue insoutenable en mars.
Le 9, le roi est donc apparu à la télévision pour annoncer une réforme spectaculaire de la Constitution. Au menu : "L'Etat de droit", "l'indépendance de la justice" et un "gouvernement élu émanant de la volonté populaire exprimée par les urnes". Victoire de la démocratie ? Pas si vite...
En relisant le discours, on réalise que le diable est dans les détails. Ainsi, quand le roi promet de "renforcer le statut du premier ministre", ce n'est pas en tant que chef "du" pouvoir exécutif, mais "d'un" pouvoir exécutif. Comprenez : il y en aura un autre ailleurs - au palais royal, par exemple.
Réforme constitutionnelle ou pas, la "monarchie exécutive" (l'expression est de Mohammed VI) n'a pas fini d'empiéter sur les prérogatives du gouvernement élu. C'est un peu comme si vous marchiez sur le pied de quelqu'un et qu'au lieu de faire un pas de côté vous promettiez de lui acheter de nouvelles chaussures...
Il est évident que le problème, ce n'est pas les pouvoirs du premier ministre mais bel et bien ceux du roi - et plus particulièrement leur volet spirituel, sachant que l'islam est religion d'État au Maroc. Sur ces pouvoirs-là, Mohammed VI a annoncé d'emblée le 9 mars qu'il n'y aurait aucun débat. Selon l'article 19 de la Constitution, le monarque est "commandeur des croyants" et, selon l'article 23, sa personne est "sacrée". Pour boucler la boucle, l'article 29 lui donne le droit de gouverner en produisant des dahirs, décrets royaux faisant loi et non susceptibles de recours.
En toute simplicité : au nom de l'islam, le roi du Maroc peut faire absolument tout ce qu'il veut sans que personne ne puisse s'y opposer. En 1994, feu Hassan II avait justifié cette imparable mécanique politico-religieuse (dont il est l'ingénieur) en citant le Prophète Mahomet : "Celui qui m'obéit obéit à Dieu et celui qui me désobéit désobéit à Dieu." Difficile d'être plus clair...
C'est Mohammed VI qui le dit : la démocratie suppose que les responsables rendent des comptes. Sauf que cette disposition ne s'applique pas à lui. Allez demander des comptes au "représentant de Dieu sur terre", comme le dit l'acte d'allégeance au roi du Maroc...
Autre élément qui devrait sérieusement limiter la portée de la réforme : l'identité de ceux qui sont censés la mettre en œuvre. Au lendemain de son discours, le roi a désigné une commission de réforme de la Constitution formée, à une ou deux exceptions près (sur dix-huit membres), de hauts fonctionnaires et autres commis de l'État peu susceptibles d'indépendance.
Le président de la commission, Abdeltif Menouni, 67 ans, fait partie de cette génération de juristes recrutés dans les années 1980 par Driss Basri, l'ancien homme fort du régime, pour justifier le despotisme d'Hassan II. Expert en droit constitutionnel, l'homme s'était révélé doué dans cet exercice. Il expliquait ainsi la notion de prérogative royale comme "le pouvoir discrétionnaire du monarque d'agir pour le bien de l'Etat en l'absence d'une disposition constitutionnelle ou bien par une interprétation personnelle de celle-ci". On l'imagine mal aujourd'hui, à l'apogée de sa carrière, déconstruire ces "prérogatives" autocratiques qu'il a lui même définies.
Malgré son discours à clés et sa commission peu crédible, Mohammed VI s'est mis en grande difficulté. Quel que soit le contenu du projet final de nouvelle Constitution, il devra être validé par référendum. Ne serait-ce que pour cela, le roi sera obligé d'ouvrir le système d'une manière ou d'une autre. Le simple fait d'accepter que les partisans du "non" puissent s'exprimer librement sur les médias publics consistera déjà à affaiblir le concept, censément intouchable, de sacralité royale. Comment admettre que les Marocains puissent refuser un texte proposé par le commandeur des croyants ? Mise sous pression par la rue, la monarchie est en train d'atteindre son ultime contradiction : entre la démocratie et la sacralité, elle devra choisir.
Pas forcément consciente de ces enjeux politiques profonds, la rue, elle, attend des signes tangibles de changement. Déjà, la répression d'un sit-in pacifique à Casablanca, le 13 mars, a fait naître le doute. Pourquoi cette violence, quelques jours à peine après que le roi eut promis la démocratie ? Et s'il n'était pas sincère ?
Tous les regards sont désormais braqués sur le dimanche 20 mars, date annoncée des prochaines manifestations de masse. L'État ne semble disposer d'aucune bonne option. S'il décide de tomber le masque en réprimant brutalement la foule, le risque d'escalade est élevé. Hantise des autorités, le roi lui-même risquerait de ne plus être épargné par les manifestants, ce qui ouvrirait le champ à un scénario à l'égyptienne.
Si, au contraire, l'Etat lève le pied et laisse les manifestations se dérouler sans encombre, cela encouragera les gens à descendre encore plus dans la rue et à intensifier la pression.
Tôt ou tard, Mohammed VI devra lâcher du lest à nouveau. Jusqu'à quand et jusqu'à quel point ? Difficile à prédire, tant la situation est mouvante et incertaine... Une chose est sûre : la boîte de Pandore démocratique est ouverte, et plus rien ne la refermera.
Ahmed Benchemsi, fondateur du magazine "TelQuel" et chercheur à l'université de Stanford (Etats-Unis)
Article paru dans l'édition du 16.03.11

Lettre ouverte du militant Fekkak à Abdeltif Mennouni

Lettre ouverte du militant Fekkak à Abdeltif Mennouni, son ex ami du parti UNFP et de l'UNEM (fin des années soixante - début des années soixante dix)), aujourd'hui président de la "commission consultative de révision de la constitution" .
Aujourd'hui, 40 après, ils se trouvent aux antipodes: le premier toujours aux côtés des humbles, des opprimés, avec/dans la résistance, le seconde aux côtés des nantis, soldat au service du despotisme monarchique.
رسالة المناضل الصامد محمد فكاك إلى عبد اللطيف المنوني ( لقد عايشنا أنا و الرفيق فكاك السيد عبد اللطيف المنوني خلال السنة الأخيرة 1968/69 من ولايته على رأس اوطم )
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من محمد فكاك المناضل العضوي في الاتحاد الوطني لطلبة المغرب ماضيا وحاضرا ومستقبلا.
إلى الأخ عبد اللطيف المنوني رئيس الاتحاد الوطني لطلبة المغرب سابقا.
تحية نضالية
وبعد،
أخي عبد اللطيف، لم أنو أن أراسلك لولا تلك الحرب المخزنية الوحشية التي أنزلت بشعبنا يوم الأحد 13 مارس 2011 بمختلف المدن المغربية، ولم يمض على تنصيبك على رأس لجنة صياغة تعديل بعض بنود الدستور المخزني إلا بضعة أيام.
هذه الحرب شنت من طرف السلطة المخزنية ضد حركة 20 فبراير السلمية الشبابية الديمقراطية الحضارية، فأين هو الاحترام والتقدير ؟ وماهي مكانتك عندهم ؟ ولمن تضع هذه الإصلاحات إذا كانت المافيا المخزنية تريد قتل خيرة شباب المغرب، والأدهى والأمر أن تصل وقاحة المخزن اللاوطني اللاشعبي اللاديمقراطي إلى اقتحام مقر الحزب الاشتراكي الموحد، إن أبسط برهان قدمه لك المخزن أنت الدستوري المحنك هو إصراره على الاحتفاظ بطبيعته الطبقية المعادية لطموحات شعبنا. فما رأيك دام عزك وقد ضحى الشباب بالدم والروح من أجل نظام ديمقراطي تقدمي جدير بمغربنا وشعب الجبارين ؟ فهل تكتفي بالصمت واللامبالاة ؟.
إن ميزة الفكر الدستوري هي أن يكون فكرا ثوريا مناضلا أو لا يكون.
إن خروج شباب 20 فبراير يوم الأحد بمجموع أنحاء المغرب هو استفتاء واضح لرفض تنصيبك وتعيينك، والإصرار على أن يكون الشعب والشعب وحده من يصنع دستوره وثورته ووطنه وشعاره وعلمه .. فهل تحترم إرادة الشعب أم تكون من الذين لا لاتربطهم بالشعب أي صلة، ويسجل عليك في آخر عمرك أن تصر على تكريس دستور العبيد والرعايا في حين أن جبال المغرب وسهوله كلها حنجرة واحدة : الشعب يريد دستور جديد الشعب يرفض دستور العبيد...
أخي عبد اللطيف أؤكد لك بأن الشعب لن يصالح جلاديه ودجاليه، أترى لو وضعوا في عينيك لؤلؤتين هل ترى بهما ! لا كذلك لن نستسلم ولن نتراجع حتى آخر قطرة من دمائنا..
نعم سنموت ولكننا سنقتلع القمع عن شعبنا
طغاة النظام مضى عهدهم وشمسهم أذنت بالمغيب
أخي عبد اللطيف، لن أتحدث إليك إلا بلغة ثورة وانتفاضة شعبنا وفي مقدمتها حركة 20 فبراير المجيدة .. التي هي البداية والانطلاقة لإنهاء الحكم الفردي الأوتوقراطي والتيوقراطي الاستبدادي الديكتاتوري الجاثم على صدور المغاربة منذ قرون. إن المغاربة ليسوا زمنا، إنهم تاريخ وحضارة ومجد، شعب مواطنات ومواطنين لا عبيد أو رعايا.

إن ما كان منتظرا منك ومن النخبة المغربية هو الانخراط الفعلي في حركة 20 فبراير الشبابية من أجل لحق في الديمقراطية والحرية والعدالة الاجتماعية والكرامة مع التصدي بكامل الحزم والعزم لكل المحاولات المخزنية المحمومة للسطو على تضحيات شعبنا، والعمل بالتقدم بالثورة والانتقال السلمي من دولة السلطان إلى سلطان الدولة..
إن أهداف الحركة الشبابية ومعها شعبنا تتمثل في الحد الأدنى :
- مجلس تأسيسي لوضع مشروع دستور ديمقراطي شعبي، وإسقاط الحكومة التي تكرس سياسة مخزنية طبقية معادية لطموحات شعبنا في التحرر والديمقراطية والانعتاق وتقرير المصير.
- تشكيل حكومة وطنية مؤقتة تحظى بثقة الشعب وقواه المناضلة.
- حل مجلسي النواب والمستشارين، والمجالس المحلية وكافة الهيئات الصورية القائمة، وتفكيك البنية السياسية الطبقية للنظام القائم، والإعداد لانتخابات مجلس تأسيسي من أجل صياغة دستور ديمقراطي جديد، ووضع منظومة قانونية جديدة لتأطير الحياة العامة تضمن الحقوق السياسية والاجتماعية والاقتصادية والثقافية للشعب المغربي.
- حل كل أجهزة البوليس السياسي، وسن سياسة أمنية جديدة قوامها احترام حقوق الإنسان ببعدها الكوني والشمولي.
- محاسبة ناهبي المال الشعب، ومرتكبي الجرائم السياسية والاقتصادية، والجرائم ضد الإنسانية.
- بناء اقتصاد وطني تحرري يخدم الشعب توضع فيه القطاعات الحيوية الاستراتيجية تحت إشراف الدولة الوطنية الديمقراطية، وتأميم المؤسسات التي تمت خصحصتها، وسن سياسة اقتصادية واجتماعية تحررية تقطع جدريا مع التبعية للنظام الليبرالي الاستعماري الكولونيالي المتوحش.
- مصادرة أراضي وأملاك المعمرين الجدد الذين استغلوا مواقعهم للإثراء على حساب الشعب.
- إطلاق الحريات العامة والفردية وفي مقدمتها حرية الرأي والتعبير والتنظيم والصحافة والإعلام وحق التظاهر السلمي وحرية المعتقد.
- إطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين، وإرجاع المطرودين، وإيجاد شغل لكل معطل ومعطلة..
- مدرسة وطنية تحررية تقدمية مستقلة.
- إقرار المساواة المطلقة بين المرأة والرجل، وحل كل المنظومات المحافظة والتقليدية والرجعية لبناء أفق وطني تقدمي ومتقدم ومعاصر.
- إلغاء وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية لأنها تتناقض وتعددية المغرب، والفصل 18 من الإعلان العالمي لحقوق الإنسان.
أخي عبد اللطيف

من المفارقات المخزنية للنخبة المثقفة أنها تتنكر لشعبها الذي علمها ورباها وأعلاها، ثم إذا تكرشت حتى لم يعد لبعضها رقبة إذا هي تنتكص على عقبها وتهرول إلى إلى أبواب المخزن تنتظر الخدمة، وفي مأوى المخزن وفي مداه منتهى أحلامها وأمرها.
هذا خزي وعار على هذه النخبة المتردية والتائهة وكأنه ليس هناك تاريخ أو مستقبل أو إرادة شعب.
إن ما حدث بالبيضاء بالأحد الأسود والقمع المافيوزي المخزني ضد الأطفال والنساء والشيوخ والشباب، وضد الأحزاب والصحافة والجمعيات لعار في جبينكم لن يمحوه الدهر، إنها مجزرة ومذبحة باسم اللجنة المشرفة من فوق على التعديل الشكلي للدستور الممنوح لما هو أسوأ وأردأ، هذه اللجنة التي تشرف عليها شخصيا..
إنها حقيقة المخزن الاستبدادي الذي يريد أن يبقى منفردا بالحكم والسلطة. وأبلغ درس أعطاه لك النظام المخزني بالأمس هو أن 
Le pouvoir royal ne se partage pas ..
فهل بعد هذا البلاغ المخزني لكم وللمعينين باسم باسم"المجلس الوطني لحقوق الإنسان"، ماتزالون تتوهمون شيئا من الإصلاح ؟
أخي عبد اللطيف اسمح لي أن أختم رسالتي بهذه الأبيات الشعرية من الشعر العربي المناضل :
لم ترحلون وتتركون شعبكم ونساءكم في بطن ليل من حديد
لماذا مايزال أحفاد يزيد الأموي يستعرضون عرايا نساءكم فلا تنبس لكم شفة للاحتجاج والاستنكار؟
لماذا تخونون ثورة عبد الكريم والمهدي بنبركة وعمر بنجلون وزروال ورحال وسعيدة ؟
هل أحرار أنتم
حتى النحلة تعتز بثقب الأرض
حتى الكلبة تعتز بنطفتها
إلا أنتم ياعجبا
فقولوا جميعا للمخزن بعد الأحد الأسود لا لا إن أردتم أن تكونوا أحفاد عبد الكريم الخطابي وصلاح الدين الأيوبي
قتلتنا الردة
قتلتنا الردة
قتلتنا الردة
قتلنا أن الواحد منا يحمل في الداخل ضده
إنه لعار على هذه النخبة أن تهرب من ميدان التحرير وتسلم نساءها لقائد خليفة الرومان الله يازمان ؟؟!!
عاش الاتحاد الوطني لطلبة المغرب
منظمة جماهيرية تقدمية ديمقراطية مستقلة
عاشت الحركة الثورية التقدمية
عاشت حركة 20 فبراير المجيدة
عاش الشعب المغربي الحر البطل
الخزي والعار لدعاة الاستسلام والردة
ولنا يرفاق لقاء يوم 20 مارس 2011
محمد فكاك خريبكة 15 مارس 2011
 Le camarade Fekkak, le rouge, au cours d'une activité à Casablanca.
 
 Le camarade Fekkak et le le camarade Abdellah Elharif, secrétaire national d'ANNAHJ ADDIMOCRATI
 
 Le militant Fekkak à la clisnique mutualiste (11 février 2011)
 
 Fekkak et Fkir, le 11 février 2011 (clinique mutualiste à Casablanca), amitié qui dure depuis 1969.
 
 Malgré son état de santé ( il était en convalescence) le camarade FEKKAK ne pouvait pas rater la marche du 20 février 2011 à Rabat. Il est toujours jeune de coeur!
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Mon précédent écrit sur FEKKAK:
Bon rétablissement à l’ami des opprimés
Le camarade Mohammed FEKKAK n’a jamais raté son rendez-vous avec les grands événements, aussi bien politiques que sociaux.
Depuis 1969, l’année où j’ai eu l’honneur de le connaître, le militant FEKKAK n’a jamais laissé tombé les humbles, les opprimés, les travailleurs.
Il était jeune militant ittihadi, j’étais jeune militant communiste, nous étions tous deux membres du comité de résident-es que je présidai. Il n’y avait jamais eu de problèmes majeurs entre nous.
Après que le mouvement ittihadi ait abandonné ses objectifs, oublié ses martyrs, enterré l’héritage de ses révolutionnaires (Mehdi Benbarka, Cheikh El Arabe, Omar Dahkoune…), le militant FEKKAK, fidèle à ses convictions révolutionnaires abandonne toutes les tendances issues du mouvement ittihadi.
Aujourd’hui le camarde FEKKAK , drapé dans des drapeaux ( rouges, palestiniens, de Che Guevera…), portant des photos de Abdelkarim Al Khattabi, de Marx, Lénine, Mao, BenBarka, Zeroual, Saïda… ne rate aucun événement lié à la résistance des opprimés, des travailleurs, des exclus…
Le mardi matin, 8 février, il était à Casablanca pour exprimer surplace sa solidarité avec les ouvriers de SMESI en sit in devant le siège de l’OCP, l’après-midi il était à Rabat pour participer au sit in de solidarité avec le peuple égyptien, le vendredi 10 février, il est à Khouribga pour distribuer dans les quartiers populaires l’APPEL du secrétariat national d’ANNAHJ ADDIMOCRATI. Il perdit connaissance en pleine action. Transporté d’urgence à Casablanca, il reprit connaissance plusieurs heures plus tard.
A son « réveil » il apprend la bonne nouvelle : le dictateur Moubarek est tombé.
Aujourd’hui, samedi 11 février, il reprend petit à petit de l’énergie physique, le moral étant intact.
Ali Fkir (11 février 2011)

Sahara Occidental : l’Union Européenne sape les pourparlers de paix des Nations Unies


Par  Western Sahara Resource Watch, 14/3/2011

Le Président du Sahara occidental a déclaré que l’Union Européenne prolonge le conflit à travers ses activités de pêche illégales dans les eaux de son pays.
La lettre ci-dessous est parue dans European Voice, le 10 Mars 2011


Apparemment inconsciente de la ferveur démocratique qui balaie le Moyen-Orient et le Maghreb, l’Union européenne s’oriente vers le soutien à un autre régime autocratique et corrompu au sud de la Méditerranée, celui du roi Mohammed VI du Maroc.
Le 18 Février dernier, une majorité d’Etats membres de l’UE, dirigée par l’Espagne et la France, ont voté, contre les objections de principe de la Suède, du Danemark, de la Finlande, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, pour négocier une prolongation de l’accord de pêche en vertu duquel l’UE paye au Maroc 36 millions d’euros par an pour l’accès à la « zone de pêche marocaine ».
Ce que l’accord ne dit pas, c’est que la flotte espagnole de l’UE n’est pas principalement intéressée par les poissons du Maroc, mais plutôt par l’abondance de poissons au large des côtes de mon pays, le Sahara Occidental, qui est illégalement occupé par le Maroc depuis 1975.
Selon le droit international, l’utilisation des ressources naturelles d’un peuple occupé, sans son consentement, est interdite, et plus encore lorsque ce territoire est reconnu par les Nations Unies comme en attente de décolonisation à travers un vote sur son l’indépendance, et quand ce pays est déjà un État membre à part entière de l’Union Africaine.  
Il n’est pas surprenant, donc, que les services juridiques des Nations Unies et du Parlement Européen ont jugé cet accord de pêche illégal.
Au nom du peuple sahraoui, mon gouvernement a alerté le Conseil de Sécurité sur cette nouvelle transaction honteuse, soulignant que dans le vol de nos poissons, l’UE est en train de saper les pourparlers des Nations Unies sur l’avenir du Sahara Occidental, que cette même Europe vise pourtant à soutenir.
Ajoutons à cela le refus épouvantable de la France de permettre aux Nations Unies la surveillance des Droits de l’Homme sur la répression et les violences infligées par le régime corrompu du Maroc sur mon peuple au Sahara occidental, et l’on vient rapidement à la conclusion que l’Union Européenne fait plus partie du problème que de la solution.
L’Union européenne doit changer de cap dès maintenant en utilisant le sommet du 11 Mars pour faire du référendum au Sahara Occidental un pilier central de sa nouvelle politique de promotion de la paix, de la démocratie et de la stabilité dans le Maghreb.
Nous demandons également que le Parlement Européen, les représentants du peuple européen élus, écoutent les conseils des avocats et rejettent l’accord de pêche lors de la nouvelle ratification dans les prochains mois. Si le Parlement prend la bonne décision, la pêche de l’UE dans les eaux du Sahara Occidental devra s’arrêter, et l’Europe pourra revenir au soutien d’une solution pacifique qui permettra l’autodétermination du Sahara occidental, comme l’exige le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le droit international.
Comme nos frères et sœurs en Tunisie, en Egypte, en Libye et au Bahreïn, le peuple sahraoui désire simplement un vote afin de décider librement de son propre avenir. Cela a fonctionné au Sud-Soudan. Cela fonctionnera aussi au Sahara occidental.


Mohamed Abdelaziz, Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique et secrétaire général du Front POLISARIO, Bir Lehlou, Sahara Occidental, 14/3/2011
Publié lemars 14, 2011 parSaharaDoc, 14/3/2011

http://saharadoc.wordpress.com/2011/03/14/le-president-sahraoui-declare-que-lunion-europeenne-sape-les-pourparlers-de-paix-des-nations-unies/

"L'exception marocaine" : imposer de manière musclée la constitution démocratique, la dignité et la liberté à coups de matraques

 Par Khadija Ryadi, 14/3/2011

La police marocaine a essayé de se faire une belle image pendant les marches du 20 février et le ministre de l'intérieur, dans sa conférence  de presse, a insisté sur cela essayant ainsi de renforcer le discours sur l'exception marocaine.
Mais il y a eu quand même au moins un mort à Sefrou, 5 jeunes brûlés dans des conditions douteuses à Elhoceima, 2 tentatives d'assassinat de deux militants de l'AMDH à Sefrou aussi, des centaines de citoyens sauvagement tabassés dans plusieurs villes marocaines suite aux affrontements avec la police, et des dizaines de personnes emprisonnées dont la majorité torturées dans les commissariats.
Depuis le discours du roi sur la constitution (9 mars), toute tentative de manifestation ou même de rassemblement (qui ne nécessite aucune déclaration aux autorités), est sauvagement dispersée, les participants et même toute personne se trouvant sur la place sont tabassés de la façon la plus sauvage du monde.
Ce sont des actes de vengeance et une tentative de terroriser les gens pour que personne ne pense plus à manifester.
Le local du parti socialiste unifié PSU à Casa (pas loin du lieu du rassemblement) a même été envahi par la police dimanche passé, après que les manifestants y sont allés pour fuir la violence policière.
L'humoriste Ahmed Snoussi connu sous le nom de Bziz est parmi les victimes de cette intervention (il participait au sit-in).
Plus de 130 personnes ont été arrêtées et puis relâchées lorsque le président d'honneur de ce parti, le camarade "Mohamed Bensaid Ait Idder" a appelé les militants à une grève de la faim jusqu'à libération des jeunes arrêtés.

15 ONG de droits humains (dont AMDH et Forum de vérité et justice) ont demandé ce soir 14 mars un rendez-vous d'urgence au ministre de l'intérieur .
Les jeunes du 20 février et tout le mouvement sont décidés à continuer la lutte.
Mais bien évidemment, la majorité des partis politiques qui ne savent plus rien faire depuis longtemps sauf applaudir les discours du Roi, ne l'ont pas manqué cette fois aussi. Ils appellent tout le monde à arrêter de manifester et attendre ce que le Roi voudra bien nous donner.
D'un autre coté, les Marocains n'ont pas demandé aux États européens et aux USA leurs avis sur ce qui se passe dans notre pays, ni qu'ils arrêtent de soutenir les régimes non démocratiques. Il semble qu'ils n'ont toujours pas compris la leçon de ces nouvelles révolutions

lundi 14 mars 2011

Casablanca : Dimanche des Marocains ont été tabassés...

Police marocaine : une organisation terroriste
Par aboulahab, 14/3/ 2011
Dimanche des Marocains ont été tabassés. Un certain Mohammed Sassi, entre autres en fut victime, mais des enfants et une jeune fille qui cherchait du pain (oui, du pain). Les auteurs de ces violences sont une bande organisée portant des uniformes et des matraques, et se déplaçant dans des véhicules identifiés par une insigne rouge et verte. Quand ils ne portent pas d’uniformes, ils restent tout aussi facilement identifiables par la vulgarité de leurs propos et surtout par l’envie de crime qui transpire de leurs regards chaque fois qu’un honnête citoyen se montre quelque peu digne.
On serait tenté de qualifier cette organisation terroriste de mafia. En effet, seul compte l’enrichissement et le pouvoir de ses lieutenants, et lève l’impôt sans aucune forme de légitimité en vous prenant par surprise, quand vous ne brûlez pas le feu rouge par exemple. De temps en temps, elle se livre à des démonstrations de force presque gratuites, pour signifier à la population locale qu’elle a le parfait contrôle de son territoire. Tout comme la mafia, ce groupe terroriste craint la presse et n’hésite pas à s’en venger . Tout comme la mafia, elle tue. Tout comme la mafia, elle fait semblant de maintenir le minimum d’ordre et de sécurité dans le seul but de protéger ses activités illicites.
Mais, en y réfléchissant, je me dis qu’il ne s’agit finalement pas de mafia. Car celle-ci a au moins l’honnêteté de reconnaitre le caractère criminel de ses activités. Elle, au moins, ne se fait pas appeler police et ne prétend pas avoir le monopole de la violence légitime. La mafia, contrairement à la police marocaine, ne prétend pas appartenir à l’appareil étatique. La mafia, elle, ne bénéficie pas d’une part importante dans le budget de l’Etat.
D’autre part, nommer ce groupe de truands police, serait injuste envers les forces de l’ordre des autres pays qui ont une vocation tout à fait différente. Ils assurent la sécurité et la quiétude des citoyens. Ceux-ci leur font donc confiance et les appellent quand ils se sentent menacés afin de les protéger. Chez nous, ils tabassent des manifestants, ils les suivent jusqu’au siège d’un parti politique, s’introduisent dans ledit siège et frappent les membres de son bureau politique. Âpre vérité.

Le soir même, un de leur sous-chefs, Préfet de police de son état, déclare :
Un groupe s'est dirigé vers la rue Agadir où il a entamé un sit-in [...] et lorsqu'on a réalisé qu'il s'agissait d'un sit-in et non d'une marche, on a alors agi de manière civilisée.
Ce groupe scandait des slogans entre midi et 15h, sans que les forces de l'ordre n'interviennent, a dit le responsable.
Il s'est avéré par la suite que les rangs des manifestants ont commencé à être renforcés par quelques criminels, la preuve étant les slogans qu'ils scandaient et dans lesquels ils ont exprimé leur intention d'entamer un sit-in ouvert.

La prochaine fois que vous verrez cette insigne, posez-vous cette simple question : qu’est ce qui prouve, dans le comportement du moustachu en face de vous, que c’est bien la sûreté de la Nation qu’il veut assurer.
التزنديق الوطني

Pour terminer, rappelons à ceux qui prennent la défense de la police marocaine : Demain, ça sera peut-être votre tour. C'est le principe même de l'arbitraire.