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mercredi 22 juin 2011

CASA , 19 juin : une victoire de la non-violence sur la bêtise, la haine, l'abjection et le vide !

Par Souad Guennoun, 20/6/2011
Dimanche 19 juin à Casa : rassemblement appelé par le Mouvement du 20 février à 18h à Derb Sultan en mémoire aux victimes de juin 1981. Il a été décidé de marcher vers le cimetière et de rendre hommage aux victimes du soulèvements et des disparus . 

A 17h30 j'ai été à la place du rassemblement . Des drapeaux du Maroc, des jeunes torse nu hystériques, visiblement drogués, dopés , des jeunes- vieillis, des vieux, puis des bus en majorités de la société STCR en grande quantité qui larguaient des foules en délire, montées à bloc. Les vitres d'un bus ont été cassées. Puis encore des bus, toujours la même société marqué "transport du personnel", d'où sont sorties des femmes, des vieux, tous l'air hagard, vieux fatigués." Vive le roi, vive le nouveau doustour" criaient-ils. Une banderole du PAM, derrière la banderole on ne voit aucun porte-parole, leader, député ou ministre de ce parti, que des femmes avec enfants et des vieux édentés, des jeunes agressifs. Un beau car tout neuf avec hauts-parleurs, mais aucun slogan n'est repris. C'est bien l'image du peuple qu'ils veulent garder dans la misère et l'ignorance, docile et servile, pour dire oui-oui et répéter vive le roi et ses représentants.

Les estafettes de police en grand nombre mais vides, quelques agents des force de l'ordre mais pas visibles. Beaucoup en civil. Ambiance tendue, électrique. Un type s'est hissé sur un bâtiment et a accroché une énorme banderole : dieu-la-patrie-le-roi et contre le mouvement du 20 février et le Polisario. Des affichettes pour appeler à voter oui. Pour attirer les foules, les cafés ont placé des haut-parleur , musique et chikhats pour chauffer l'ambiance et attirer les foules. Une centaine en tout mais à faire peur. Tel un rassemblement de hooligans prêts à défoncer tout ce qui n'est pas de leur camp. La police veille. Quand la voiture de 2M arrive , c'est le délire, tous veulent exprimer , répéter vive...
Je me dis , c'est fini, on ne pourra pas maintenir la marche prévue à 18h. Mais à 18h précises, des petits groupes avec banderoles du mouvement  du 20 février arrivent par tous les côtés de la place, nos premiers slogans : Unis, solidaires, pacifistes, non à la constitution du makhzen, et des petits groupes nous rejoignent . Nous crions et ça donne des forces, ça enlève la peur, ça unit. 

Les autres arrivent agressifs, ils crient vive le roi et veulent nous rentrer dedans, les flics regardent faire. Un cordon de militants pour séparer. Nous calmons ceux qui sont prêts à la bagarre. On continue à lancer les slogans de plus en plus fort. Nous prenons la rue et allons vers le boulevard, coupons la circulation. Les flics ne savent que faire. Nous décidons de changer le lieu du rassemblement et d'avancer vers le quartier menant à Sbata-Hay Mohamadi. Les jeunes-baldajias nous suivent, arrachent nos pancartes : non à la constitution makhzen, ils montent sur les toits des voitures et les piétinent, ils sèment la terreur , les passants sont effrayés. Nous expliquons pourquoi, qui sommes-nous et qui sont-ils . 

Nous prenons les ruelles, les slogans ramènent les foules qui nous rejoignent. Un autre groupe de manifestants nous attend de l'autre côté du boulevard. Nous sommes de plus en plus nombreux. Nous rejoignons l'autre groupe avec panneaux, banderoles et slogans. Beaucoup de femmes, des jeunes. C'est émouvant, nous avons réussi à prendre la rue, à les chasser sans bagarre, pacifistes, pacifistes crient la foule.Ils ne font pas le poids. Nous marchons. Le moment le plus fort quand on crie: nous ne voterons pas à leur doustour fabriqué. Le makhzen s'est de nouveau dévoilé, le peuple veut la démocratie, la fin de la corruption, le travail, contre la cherté de la vie, le droit à l'enseignement pour tous, la santé pour tous, la fin de la servitude, le jugement des tortionnaires, des voleurs des biens publics,... 

On rappelle les victimes de juin 1981, on réclame les jugements des tortionnaires. On avance très nombreux, environ 30 000 personnes, les habitants nous acclament de leurs fenêtres. « Nous ne voterons pas, nous ne voterons pas » est repris, parfois acclamé par les gens qui suivent de leur fenêtre. C’est comme un rêve…

Mais plus loin, devant nous on voit un attroupement sur le pont qui mène au cimetière. On dit que les baltagias sont là-bas , nous attendent avec des pierres, on dit que l'armée est derrière, on voit revenir les mêmes bus SCTR vide, les flics à motos sont là, ceux qui foncent dans la foule et matraquent les manifestants comme à la manif réprimée à Sbata 2 semaines auparavant.
Les nouvelles ne sont pas bonnes, à Rabat la marche a été arrêtée dès le départ, les manifestants n'ont pas eu le temps de se rassembler, les mêmes bandes et mêmes méthodes , ils s'en prenaient aux individus, les isolaient, les terrorisaient. A Tanger ils ont fait pareil, mais les manifestants nombreux ont réussi à marcher, une manif gigantesque.
À Al Hoceima, les manifestants sont nombreux, ils réclament le jugement du flic qui a insulté les Rifains (les qualifiants de fils d'espagnol, fils de putes, d'aoubaches). Les slogans sur les évènements de 1957-58 sont lancés et la république du Rif et Abdelkrim sont présents, plus que jamais. Les forces de l’ordre se sont repliés. Le peuple a repris la ville.
Casa 19 juin
Nous avons réussi à casser l'unanimité de façade autour de cette réforme de constitution du pouvoir, à dire non et à l'imposer dans la rue. C'est une victoire importante pour le mouvement que d'aucun ont voulu d'ores et déjà enterrer. C'est une victoire pour tous ceux qui luttent pour la liberté,pour la dignité, pour la mémoire de ceux qui ont lutté,pour ceux qui reprennent le flambeau pour un Maroc enfin libre.
Une belle journée avec une montée d'adrénaline au plus fort. C’est un tournant décisif pour continuer, le mouvement s’est imposé, il est plus fort que tous les partis, syndicats, qui ont plié l’échine. Ce mouvement tant décrié, a réussi à éviter les manipulations, la répression, la division.

Uni, solidaire et pacifiste, c’est sa force, pour lutter tous ensemble sur tous les fronts contre un système qui se fragilise et n’a rien à offrir, que la terreur, la répression et la misère . Un système qui a réussi à unir tous les exclus, les laissés-pour compte, les no-vox, grossir les rangs des indignés , devenu un seul peuple qui du Maghreb au Machrek, de Grèce en Espagne, d’Irlande, veut décider de son avenir , ne plus être esclave du marché.

mardi 17 mai 2011

Rabat : Marches pacifiques populaires grandioses de l'ANDCM, et réponse musclée de la police

Par Abdelmoujoud Mbark, ex-détenu de l'ANDCM, 17/4/2011
Malgré la répression et la détention arbitraire, nous, les militants de l' ANDCM, nous ne relâchons pas notre lutte.
Nous tenons à informer que notre lutte est ouverte et continue, de même nous faisons appel à toutes les instances de droits humains, tous les militants du peuple marocain,  à apporter aide et soutien à la lutte nationale ouverte ici à Rabat, aussi nous faisons appel à tous les diplômés en chômage de toutes les sections à nous rejoindre.
Vive la lutte
Vive le combat
Vive l'andcm
الرباط الآن : مسيرة حاشدة للجمعية الوطنية

انطلقت قبل قليل مسيرة حاشدة للجمعية الوطنية لحلة الشهادات المعطلين بالمغرب في اتجاه الأحياء الشعبية. وقد مرت المسيرة عبر شارع الحسن الثاني إلى حي العكاري ثم حي يعقوب المنصور ، وهي تتحرك الآن إلى الوجهة الموالية


و في المرفقات الصور الأولى  الواردة حالا من المسيرة

عن اللجنة الوطنية للإعلام و التكوين و العلاقات العامة

مجزرة النظام في حق المعطلين:
استعمال الهراوات و الحجارة في تفريق المتظاهرين
اعتقالات من داخل المستشفى وتعذيب داخل المخافر
    أصيب ما يزيد على خمسين معطلا ومعطلة إصابات متفاوتة الخطورة فيما اعتقل عشرة آخرون بينهم نائب رئيس الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب، على إثر تدخل وحشي عنيف لقوات القمع في حق مناضلي ومناضلات الجمعية الوطنية ، بعد زوال الجمعة 15 أبريل 2011.
    وكانت الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب قد قررت القيام بمسيرة شعبية باتجاه وزارة التربية الوطنية، انطلقت من أمام مقر الاتحاد المغربي للشغل حوالي الساعة الخامسة مساء بأعداد كبيرة، ولم تكد المسيرة تصل إلى ساحة مقر الوزارة المعنية حتى انهالت قوات القمع على المعطلين بالضرب بالهراوات و الأحذية مما خلف إصابات عديدة في الحصيلة الأولى، و لم تكتف قوات القمع بذلك  بعد تراجع المعطلين تحت الضربات القوية والهمجية التي تلقوها، بل عمدت إلى استخدام الحجارة لدى عجزها عن اللحاق بالمعطلين مما سبب إصابات أخرى عديدة في صفوفهم وفي ممتلكات الجماهير الشعبية من سيارات كانت تمر بالشوارع المجاورة لمقر الوزارة، وحتى  في صفوف المارة، مما خلق حالة من الفوضى والهلع في صفوف الجماهير الشعبية التي استنكرت السلوكات الهمجية لهذه القوات.
   وقد اشتكى عدد من المصابين الذين أمكن نقلهم إلى مستشفى السويسي من غياب العناية اللازمة بهم، بسبب انشغال الأطقم الطبية بالمشاركة في مسرحية التلفيق ضد المعطلين، حيث تم جلب عدد مهم من أفراد قوات القمع لادعاء الإصابة،فيما شهد المستشفى ذاته اعتقال عدد من المعطلين المصابين دون تلقيهم أية إسعافات ليتم نقل بعضهم في حالة صحية غير مستقرة إلى مخفر الشرطة تحت الضغط والتهديد والضرب، مما منع عددا مهما من المصابين الآخرين يعدلون عن التوجه إلى المستشفى رغم خطورة حالة أغلبهم.وقد التحق مجموعة مناضلي الهيآت( الحزب الاشتراكي، النهج الديمقراطي، الطليعة الديمقراطي الاشتراكي، المؤتمر الاتحادي، الرابطة المغربية لحقوق الإنسان، محامون وصحفيون) بالمستشفى لحماية المعطلين من الاعتقال و التعنيف الذي تمارسه الأجهزة البوليسية على المصابين والمرافقين لهم، فيما التحقت هيآت أخرى بمقر الاتحاد المغربي للشغل( أطاك المغرب، الجمعية المغربية لحقوق الإنسان ـ المكتب المركزي ، الجمعية المغربية لحقوق الإنسان ـ فرع الرباط، النهج الديمقراطي، شبيبة النهج الديمقراطي ).
    المعطلون والمعطلات بعد عودتهم بمسيرة حاشدة من ساحة السويقة بباب الأحد عبر شارع الحسن الثاني، اعتصموا بشارع "جان جوريس" مطالبين بإطلاق السراح الفوري للمعتقلين الذين أفرج عنهم بعد الساعة التاسعة ليلا، حيث أدلوا بشهادات مؤثرة تفيد تعرضهم للضرب والسب والشتم والتهديد من طرف أفراد الشرطة أثناء اعتقالهم، وبينما رفض أغلبهم توقيع المحاضر المعدة سلفا، وقع آخرون تحت التنكيل والتهديد و الضرب.
    وتأتي المسيرة التي تم قمعها في إطار المعركة الوطنية المفتوحة منذ 04 أبريل 2011، تحت شعار: "النضال من أجل سياسة وطنية ديمقراطية  شعبية في ميدان التشغيل"، والتي عرفت منذ انطلاقها مشاركة آلاف من مناضلي الجمعية، وأشكالا قوية وجريئة. كما عرفت حملة إعلامية شرسة لتشويه صورة الجمعية من طرف القنوات الرسمية وأغلب الجرائد، وهو ما ردت عليه الجمعية في بلاغات توضيحية لم يتم تناولها إعلاميا.
عن اللجنة الوطنية للإعلام والتكوين والعلاقات العامة
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 Troisième tranche :

Aujourd’hui, mardi 19 Avril 2011, à 16h , les militants-es de l'ANDCM observent une marche grondeuse dans les rues de Rabat, cela conformément au  vœu du 10ème congrès du conseil national de l’ ANDCM dont une troisième tranche de la lutte nationale est ouverte à Rabat depuis le 04 avril 2011 sous le thème  « pour une politique nationale, démocratique, et populaire dans l’emploi ».

5000 militants-es de l’ANDCM se sont présentés avec également un soutien encourageant de la population et des militants-es de toutes les organisations syndicales et de droit de l’homme, ainsi que les étudiants.

La manifestation populaire de l’ANDCM est soutenue par plusieurs slogans contestant la politique de l’Etat : l’emploi, la santé, la marginalisation, le soit-disant dialogue social… Cette lutte est également catégorielle et croissante, puisque à chaque fois les militants et militantes procèdent à la perturbation de la circulation dans des axes dits très sensibles.

  Laissons donc  le responsable de la perspective de la lutte  au Conseil National de Droit de l’Homme dans son rôle pour un dialogue central, efficace et responsable avec l' ANDCM. C'est une promesse qui reste encore à ciel ouvert....

Comité d’information ANDCM 
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في ندوة صحفية:
الجمعية الوطنية تتهم النظام القائم بالمغرب بالترتيب لاغتيالات واختطافات
وتستعد لرفع دعوى قضائية على الدولة المغربية
    عقد المكتب التنفيذي للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب، ندوة صحافية يوم الإثنين 18 أبريل 2011 بمقر نادي هيئة المحامين بالرباط، حضرتها بعض المنابر الإعلامية، للتعريف بالمعركة الوطنية المفتوحة مند 04 أبريل 2011 تحت شعار:" النضال من أجل سياسة وطنية ديمقراطية شعبية في ميدان التشغيل" والأهداف المسطرة لها،وفضح ما تتعرض لها من قمع وحشي واعتقالات وتنكيل بالمعطلين والمعطلات، وكذا توضيح كل التشويهات والتضليل والتعتيم على حقيقة نضالات الجمعية الوطنية، حسب أرضية تلاها المكتب التنفيذي وضمنها في الملف الإعلامي الذي تم تسليمه للصحفيين، وضم أيضا نسخا من نداءات الجمعية الخاصة بالمعركة وبلاغات المكتب التنفيذي و اللجنة الوطنية للإعلام الخاصة بالجمعية، كما تضمن قرصا مدمجا يحتوى على صور وفيديوهات للقمع والأشكال النضالية التي خاضتها الجمعية خصوصا الاعتصام بمقر "المجلس الوطني لحقوق الإنسان" والمسيرة التي تم قمعها بشكل وحشي يوم 15 أبريل 2011 وتعرضت على إثرهما الجمعية لهجمة إعلامية من طرف مجموعة من المنابر الإعلامية (جرائد، قنوات، مواقع إلكترونية ..) لتشويه صورة الجمعية بشكل مدروس ومغرض، مؤكدا أن ما تم تداوله عار تماما عن الصحة، متهما أقلاما مأجورة بالوقوف إلى صف النظام وتغطية جرائمه، كما دعا كافة المنابر الإعلامية إلى التزام الموضوعية والحياد من أجل الوصول إلى الحقيقة.
   وأكد المكتب التنفيذي أن المعركة الوطنية المفتوحة تدخل شطرها الثالث الذي سيعرف أشكالا تصعيدية غير معلنة، وجريئة وغير مسبوقة.معلنا أن الجمعية تستعد لرفع دعوى قضائية على الدولة المغربية في شخص الوزير الأول لدى المحاكم الدولية تساندها فيها مجموعة من المنظمات الدولية ذات الصلة، مشيرا في الآن ذاته إلى عريضة تضامنية وقعها 21 منظمة مغاربية ودولية لحقوق الإنسان على هامش الملتقى المغاربي لحقوق الإنسان الذي نظمته التنسيقية المغاربية لحقوق الإنسان تعلن من خلالها تضامنها مع الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب.
   وقد اعتبر المكتب التنفيذي "المجلس الوطني لحقوق الإنسان" معنيا بمطالب الجمعية مؤكدا استعداده للحوار الذي قامت بترتيبه إطارات حقوقية ( المنتدى المغربي للحقيقة والإنصاف، المنظمة المغربية لحقوق الإنسان، جمعية الوسيط من أجل الديمقراطية وحقوق الإنسان، المركز المغربي لحقوق الإنسان) مع "المجلس الوطني لحقوق الإنسان" على أرضية المذكرة المطلبية للجمعية.
    كما أشار المكتب التنفيذي للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب أنه يتوفر على أدلة مادية ملموسة تؤكد قيام جهات استخباراتية برصد مجموعة من مناضلي الجمعية الوطنية، ومناضلي حركة 20 فبراير، إضافة إلى صحفيين وسينمائيين، وعملية رصد الأجهزة الاستخباراتية لبعضها البعض، وهو ما اعتبره في تقديره استعدادات للقيام بعمليات اختطاف واغتيال، محملا في الآن ذاته النظام القائم بالمغرب مسؤولية سلامة وأرواح المعنيين، مؤكدا في الآن ذاته أنه سيقوم بنشر ما يتوفر عليه من أدلة في الوقت المناسب.
عن اللجنة الوطنية للإعلام والتكوين والعلاقات العامة
الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب

lundi 14 mars 2011

Casablanca : Dimanche des Marocains ont été tabassés...

Police marocaine : une organisation terroriste
Par aboulahab, 14/3/ 2011
Dimanche des Marocains ont été tabassés. Un certain Mohammed Sassi, entre autres en fut victime, mais des enfants et une jeune fille qui cherchait du pain (oui, du pain). Les auteurs de ces violences sont une bande organisée portant des uniformes et des matraques, et se déplaçant dans des véhicules identifiés par une insigne rouge et verte. Quand ils ne portent pas d’uniformes, ils restent tout aussi facilement identifiables par la vulgarité de leurs propos et surtout par l’envie de crime qui transpire de leurs regards chaque fois qu’un honnête citoyen se montre quelque peu digne.
On serait tenté de qualifier cette organisation terroriste de mafia. En effet, seul compte l’enrichissement et le pouvoir de ses lieutenants, et lève l’impôt sans aucune forme de légitimité en vous prenant par surprise, quand vous ne brûlez pas le feu rouge par exemple. De temps en temps, elle se livre à des démonstrations de force presque gratuites, pour signifier à la population locale qu’elle a le parfait contrôle de son territoire. Tout comme la mafia, ce groupe terroriste craint la presse et n’hésite pas à s’en venger . Tout comme la mafia, elle tue. Tout comme la mafia, elle fait semblant de maintenir le minimum d’ordre et de sécurité dans le seul but de protéger ses activités illicites.
Mais, en y réfléchissant, je me dis qu’il ne s’agit finalement pas de mafia. Car celle-ci a au moins l’honnêteté de reconnaitre le caractère criminel de ses activités. Elle, au moins, ne se fait pas appeler police et ne prétend pas avoir le monopole de la violence légitime. La mafia, contrairement à la police marocaine, ne prétend pas appartenir à l’appareil étatique. La mafia, elle, ne bénéficie pas d’une part importante dans le budget de l’Etat.
D’autre part, nommer ce groupe de truands police, serait injuste envers les forces de l’ordre des autres pays qui ont une vocation tout à fait différente. Ils assurent la sécurité et la quiétude des citoyens. Ceux-ci leur font donc confiance et les appellent quand ils se sentent menacés afin de les protéger. Chez nous, ils tabassent des manifestants, ils les suivent jusqu’au siège d’un parti politique, s’introduisent dans ledit siège et frappent les membres de son bureau politique. Âpre vérité.

Le soir même, un de leur sous-chefs, Préfet de police de son état, déclare :
Un groupe s'est dirigé vers la rue Agadir où il a entamé un sit-in [...] et lorsqu'on a réalisé qu'il s'agissait d'un sit-in et non d'une marche, on a alors agi de manière civilisée.
Ce groupe scandait des slogans entre midi et 15h, sans que les forces de l'ordre n'interviennent, a dit le responsable.
Il s'est avéré par la suite que les rangs des manifestants ont commencé à être renforcés par quelques criminels, la preuve étant les slogans qu'ils scandaient et dans lesquels ils ont exprimé leur intention d'entamer un sit-in ouvert.

La prochaine fois que vous verrez cette insigne, posez-vous cette simple question : qu’est ce qui prouve, dans le comportement du moustachu en face de vous, que c’est bien la sûreté de la Nation qu’il veut assurer.
التزنديق الوطني

Pour terminer, rappelons à ceux qui prennent la défense de la police marocaine : Demain, ça sera peut-être votre tour. C'est le principe même de l'arbitraire.

Casablanca: manif violemment réprimée


Par France 2,  13/03/2011
Les manifestants s'affrontent aux forces de l'ordre à Casablanca (Maroc), le 13 mars 2011.

 AFP - Chafik
 Violents incidents avec la police à l'issue d'une manifestation pacifique à Casablanca réclamant des réformes politiques
Après une dispersion par la force de la manifestation, des manifestants s'étaient réfugiés à l'intérieur du siège du Parti socialiste unifié (PSU, opposition de gauche).
Vers 14h, la police a tenté en vain de prendre d'assaut le bâtiment pour poursuivre les manifestants qui ont opposé une forte résistance au prix de dizaines de blessés.
Des témoins font état d'une rare violence policière
Des témoins, parmi lesquesl plusieurs journalistes dont un correspondant de l'AFP, ont vu que des dizaines de personnes avaient été blessées, certaines grièvement.
"J'ai vu une femme enceinte et des jeunes filles sauvagement tabassées par la police. C'était d'une rare violence", a dit Hassan Hamdani, de l'hebdomadaire indépendant Tel Quel, présent lors de l'assaut.
Deux Casablancais ont confirmé auprès de Reuters que les policiers avaient joué de la matraque pour disperser les manifestants. "Je vis dans le centre-ville, on se croirait en état de siège", a témoigné un habitant sous le sceau de l'anonymat.
Ahmed Meddiani, l'un des manifestants brièvement interpellés dimanche, a déclaré que la dispersion du rassemblement par les forces de l'ordre avait fait des blessés. "Des dizaines de protestataires se sont retrouvés avec des côtes cassées, des bras fracturés et des concussions à la tête", a-t-il dit.

Incompréhension des participants au rassemblement
"C'était un rassemblement pacifique. Nous ne savons pas pourquoi les policiers se sont attaqués à une protestation pacifique", a déploré Ghizlaine Benameur, une militante de l'opposition présente sur les lieux et jointe au téléphone par l'agence Reuters. "Il s'est agi de la plus violente intervention (policière) depuis les premiers rassemblement en février".
"On était en réunion au sein du bureau politique et on s'apprêtait à publier un communiqué très favorable au discours royal de mercredi quand les forces de l'ordre ont tenté de forcer le siège", a déclaré de son côté à l'AFP Mohamed Bouaziz, historien et l'un des dirigeants du PSU.
"C'est le préfet de Casablanca qui a donné l'ordre. Je considère cet acte comme une faute politique grave et un acte dirigé d'abord contre Sa Majesté (le roi Mohammed VI), qui a promis un renforcement des libertés individuelles", a ajouté M. Bouaziz.
Une centaine de personnes, pour la plupart des islamistes du mouvement Justice et bienfaisance, avaient été dispersées dimanche matin à Casablanca par les forces de l'ordre qui les avaient empêché de tenir un rassemblement pour des réformes politiques.
Des témoins avaient alors fait état de violences et de premiers blessés, de l'ordre d'une dizaine. Interdit mais toléré par les autorités, le mouvement Justice et bienfaisance est l'un des plus importants au Maroc.

Mohammed VI a promis d'importantes réformes démocratiques
Le roi Mohammed VI a annoncé mercredi d'importantes réformes démocratiques allant notamment vers un renforcement des pouvoirs du Premier ministre et l'"élargissement des libertés individuelles".
Il a fait ces annonces dans son premier discours à la nation depuis les manifestations du 20 février au Maroc pour réclamer plus de démocratie et moins de corruption, dans le contexte de la contestation qui secoue le monde arabe.
La presse marocaine avait salué vendredi les réformes, les qualifiant d'"historiques", tout en s'interrogeant sur l'avenir de certains proches du souverain.
L'opposition de gauche et le mouvement islamiste interdit Justice et Bienfaisance ont fait savoir que ces propositions ne répondaient pas à leurs attentes. Ils demandent que le roi règne sans gouverner, renvoie le gouvernement et dissolve le Parlement.
Le Maroc est une monarchie constitutionnelle où le roi, par ailleurs "Commandeur des croyants", dispose de larges pouvoirs, dont celui de dissoudre le Parlement, de décréter l'état d'urgence et de choisir le Premier ministre.

Réforme constitutionnelle: début du dialogue avec la société civile à Casablanca

Par ibnkafka, 13/3/2011
La propagande des régimes arabes a ses constantes – toute contestation est le fruit d’un complot du Mossad en Egypte (du moins sous Moubarak), d’Al Qaïda en Libye (du moins selon le Guide suprême) ou du hizb frança en Algérie. Le makhzen a au Maroc eu une certaine difficulté à identifier le bouc-émissaire: on se rappelle tous du complot sionisto-khomeiniste qui était derrière les émeutes de 1984 selon feu Hassan II, des subversifs (qualificatif favori de Driss Basri), des nihilistes chers à Khalid Naciri, des agents séparatistes que Moncef Belkhayat voit derrière chaque manifestant du 20 février – et maintenant ce sont les vilains barbus et les vilaines bâchées d’Al adl wal ihsan qui tiennent lieu de grand complot judéo-maçonnique (on dirait islamo-fasciste en France aujourd’hui) version marocaine (MAP). Jugez-en:

"Casablanca: dispersion d'une marche non-autorisée de la Jamaat Al Adl Wal Ihssan
Casablanca,13/03/11- Quelque cent éléments de la Jamaat Al Adl Wal Ihssan ont tenté d'organiser une marche non-autorisée, dimanche à Casablanca, mais ont été dispersés par les forces de l'ordre, a-t-on constaté sur place.
Les manifestants se sont rassemblés devant la Place de la poste et ont tenté d'entamer leur marche avec violence, en s'en prenant notamment aux forces de l'ordre et en faisant des blessés parmi ces derniers.
Ils ont été dispersés par les forces de l'ordre qui ont procédé également à plusieurs interpellations.
Aucune demande d'autorisation n'a été déposée pour cette marche, indique-t-on auprès des autorités locales.
Dernière modification 13/03/2011 13:21."
©MAP-Tous droits réservés

Mine de rien, cette dépêche est un scoop explosif: Mohamed Bensaïd Aït Idder, légendaire ex-leader de l’OADP, Mohamed Sassi, membre dirigeant unanimement respecté du PSU et Mohamed Moujahid, secrétaire général du même PSU seraient donc des taupes islamistes. Mieux encore: le siège du PSU, sis Cité du Maréchal Ameziane (habitée par des familles de militaires, dont certaines auraient lancé des objets sur les manifestants) à un jet de pierre de Lycée al khansa, avenue Mers-Sultan, là où la répression policière dans toute sa violence s’est déployée, serait donc une madrasa clandestine, véritable pépinière d’égorgeurs salafistes chiites…
Certes, des centres de propagande chiito-sionistes ont bien tenté de faire croire qu’il y aurait eu une dizaine de blessés parmi les manifestants, mais le peuple marocain ne mangera pas de cette propagande-là…
Voyez donc comment les forces de l’ordre ont dispersé les hordes djihadistes place Mohammed V, près du siège du PSU et du côté du la rue d’Agadir

http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2011/03/13/reforme-constitutionnelle-debut-du-dialogue-avec-la-societe-civile-a-casablanca/