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jeudi 16 décembre 2010

Algérie : célébration du cinquantenaire de la Résolution 1514 : Résolution des indépendances

RÉSOLUTION 1514 : DU DEVOIR DE L’ALGERIE
Par Mokhtar Bendib, Le Courrier d'Algérie, 15/12/2010
|En confiant à l'Algérie , le soin d'organiser en grande pompe la célébration du cinquantenaire de la Résolution 1514 - Résolution des indépendances- L'ONU non seulement rappelle que la décolonisation reste le point cardinal de son rôle, mais conforte aussi la lutte de libération des peuples palestinien et sahraoui. C'est l'un des messages qui a été relevé indirectement par les participants à la Conférence internationale organisée à l'occasion du cinquantième anniversaire de cette résolution. Une Conférence à laquelle ont été invités d'éminentes personnalités politiques et des chefs d'État qui ont marqué le mouvement de libération mondial et qui sont encore les témoins vivants de ces combats de libération.
Thabo Mbeki
Ahmed Ben Bella
Ainsi l'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, compagnon de Nelson Mandela, qui s'active pour éviter la guerre civile en Côte d'Ivoire, aux sages de l'Union africaine, fondateurs de l'OUA, l'ancien président de la Zambie, Kenneth Kaunda et le premier président algérien, Ahmed Ben Bella , qui ont tenu à être présents malgré le poids visible des années. Il y avait aussi dans cette salle du Palais des nations, où fut proclamé l'État de Palestine et qui fut le théâtre de tant d'événements historiques, une héroïne de la première heure du peuple vietnamien, Nguyen Thi Binh.
Stéphane Hessel
Pierre Galand
Il y avait aussi du haut de ses 90 ans Stéphane Hessel, rescapé des camps nazis, élevé à la dignité d'ambassadeur de France et qui se bat pour les droits du peuple palestinien, stigmatisant la nouvelle barbarie des descendants de ceux qui ont échappé ou survécu à l'Holocauste. Présent aussi Maître Jacques Vergès, compagnon de la libération, avocat du FLN, plaidant toujours et jusqu'a son dernier souffle comme il aime à le dire. Et aussi Pierre Galand, l'infatigable défenseur des peuples palestinien et sahraoui. Une lutte à laquelle il se consacre depuis plus de quarante ans et qui souligne la «centralité» de la lutte des Palestiniens et «l'exemplarité» de celle des Sahraouis, dont le pays, on ne cessera pas de le rappeler, est la dernière colonie d'Afrique (Le Sahara Occidental envahi par le Maroc en 1975, ndds). Une décolonisation contrariée par un pays qui a lui même subit le joug colonial a travers les artifices d'un protectorat. Il dénonce dans un même élan le risque génocidaire à El Ayoun occupée et le blocus imposé à Ghaza, devenue, un vaste ghetto. Il lance un appel à l'ONU pour intervenir en urgence afin de mettre un terme à cette injustice dont souffrent les Sahraouis et les Palestiniens. Il exige, dans la foulée, l'envoi par l'ONU d'une commission d'investigation à El Ayoun pour enquêter sur les violations des droits de l'Homme dans cette région. Il faut également élargir les missions de la Minurso pour faire respecter les droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés, lance-t-il la crinière blanchie sous le harnais. Un confrère a relevé la remarque d'un journaliste occidental qui se demandait pourquoi l'Algérie s'obstine, 50 ans après son indépendance, à vouloir toujours défendre des peuples qui aspirent à la décolonisation. Citons la belle formule d'un autre éditorialiste en vue qui écrit que se faisant l'Algérie agit ainsi car c'est dans son ADN. C'est aussi et surtout parce que- le combat libérateur du peuple algérien et de ceux qui ont donné naissance à la 1514 a été, est et sera, aux côtés des peuples qui luttent pour leur liberté et leur émancipation, qu'ils aient tort ou raison, selon la formule lumineuse du président Boumediene, dont l'ombre planait en cette rotonde du Palais des nations, dont il fit une tribune au service exclusif du droit et de la justice .

Tindouf : mensonges et réalité, des Américains dénoncent la tromperie de Rabat

Par El Watan, 13/12/10
Ces témoignages commencent, lentement mais sûrement, à bousculer les certitudes américaines sur la cause sahraouie.
.David Lippiat, journaliste américain (à droite) hier..
«Je vient de constater que tout ce qui m’a été raconté lors de mon séjour à Rabat, à Marrakech et à Dakhla par les autorités marocaines est faux !». 
C’est le constat accablant dressé hier par un journaliste américain, membre de la délégation représentant la société civile américaine, lors d’un point de presse à Alger. L’air grave d’avoir été «mené en bateau» par la propagande marocaine, ce journaliste a raconté dans le menu détail et devant le comité algérien de soutien au peuple sahraoui, la presse nationale et des militants sahraouis, son séjour au Maroc. «J’ai été reçu à Rabat par le ministre chargé des Affaires islamiques et des députés, ils m’ont fait comprendre que les réfugiés sahraouis vivent l‘enfer à Tindouf et qu’ils sont pris en otages. Ils m’ont dit qu’aucun organisme d’aide ne pouvait se rendre aux camps de réfugiés et que les Sahraouis de là-bas soutiennent le plan d’autonomie.»

Le reporter américain, visiblement outré de découvrir le contraire de ce qu’on lui a raconté à Rabat, affirme que les autorités marocaines lui avaient présenté un transfuge sahraoui (Ahmadou Ould Souilem qui vient d’être nommé ambassadeur à Madrid) pour le convaincre que tous les Sahraouis soutenaient le plan marocain, y compris dans les camps de réfugiés. Mais la tromperie pour le journaliste a juste duré le temps de faire un saut à Tindouf.
C’est ce témoignage émouvant et désabusé qu’a voulu faire ce journaliste pour mettre à nu la manipulation marocaine dont il a été victime au même titre que des dizaines, voire des centaines de journalistes, officiels et représentants d’ONG. Le chef de la délégation américaine, M. David Lippiat, a lui aussi enfoncé le clou. «Nous venons de revenir ce matin même (hier NDLR) des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf avec les membres de la délégation. Nous réfutons catégoriquement les allégations marocaines sur la situation de ces réfugiés, ils ont tout faux !».
L’appel des députés et sénateurs US
Ce ne sont que «grossiers mensonges !», tonne David Lippiat d’entrée. Comme son compagnon journaliste, il a constaté le grand écart entre ce qu’il a entendu au Maroc et ce qu’il a vu de ses propres yeux. «Ce ne sont que des mensonges. J’ai constaté, au cours de mes cinq visites dans les camps sahraouis, depuis 8 ans, une bonne organisation dans tous les domaines, qu’ils soient éducatif, social ou économique». C’est pourquoi, l’orateur a appelé la communauté internationale à une mobilisation «effective» afin de soutenir le peuple sahraoui qui souffre quotidiennement des «exactions» marocaines. «Il est grand temps que la communauté internationale se mobilise en faveur du Sahara occidental, un territoire occupé depuis 35 ans par le Maroc, qui ne cesse de violer les droits de l’homme dans ce pays».
M. Lippiat tenait particulièrement à démonter la propagande marocaine sur les «persécutés de Tindouf» soulignant que non seulement l’état des lieux dressé par le makhzen est faussé mais aussi que des institutions internationales, telles que le PAM et le HCR, ou des ONG «visitent régulièrement ces camps en toute transparence». En revanche, il a accusé le Maroc, d’imposer un «blocus sur l’information» à El Ayoun en «empêchant» la presse d’accéder aux territoires occupés. Pour David Lippiat et ses compagnons, la visite aux camps de réfugiés sahraouis leur a ouvert les yeux.

Les Américains qui sont «victimes» de la propagande marocaine, disposent désormais des témoins oculaires. Et il faut croire que ce genre de témoignages commence à bousculer les certitudes de l’establishment américain. La preuve ? Des membres du Sénat et de la Chambre des représentants américains ont appelé samedi dernier la secrétaire d’Etat, Mme Hillary Clinton, «à appuyer le droit à l’autodétermination du Sahara occidental». Une initiative fortement saluée hier par la délégation américaine composée de représentants de l’ONG Human Rights, Défense Forum Fondation, Institute of Liberty, Young American Broadcasters, Focusing on Religions Persecution, ainsi que d’écrivains et journalistes. Comme quoi, on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps…
http://www.elwatan.com/international/refugies-sahraouis-des-americains-denoncent-la-tromperie-de-rabat-13-12-2010-102710_112.php

A Casa choisir entre manifestation officielle organisée par l'État, ou manifestation populaire des sans droits...

L’officiel et le populaire
Par Ali Fkir, 16/12/2010
15 jours après la "marche blanche" pour laquelle l'État, ses appendices et autres satellites ont utilisé tous les moyens (les chaînes de télévision, les radios, les moyens de transport public, ont réquisitionné les moyens de transport privé, la pression des chioukhs, moukadmines….) pour drainer des "foules". Tout ce « haïlala » avait pour le seul objectif la protestation contre un parti politique espagnol. Du jamais vu ! il faut reconnaître que l’État marocain n’a jamais eu peur du ridicule, surtout que ce dernier ne tue pas. Faute de bonnes actions, on fait appel au ridicule pour s’inscrire dans les annales de l’Histoire.
15 jours après, et dans la même ville (Casablanca), et malgré les intimidations et autres obstacles dressés devant les sans droits de citoyenneté, ceux-ci se sont déplacés pour assister en masses au sit in organisé par l’AMDH (région de Casablanca, et la section de Casablanca) et cette fois-ci pour protester contre les politiques antisociales de l’État marocain…

En 15 jours, la ville de Casablanca a connu, entre autres, deux événements :
La « marche blanche » comme événement officiel, avec à sa tête les grands bonnets.
Le sit in comme événement des militant-es des droits humains, et surtout comme événement des sans droits de citoyenneté et des autres victimes des grands bonnets.
Nous n’avons pas d’autres choix que de nous placer dans l’officiel ou dans le populaire.
 Autres photos du sit in populaire: les représentant-es des quartiers populaires s'alignent se préparent
 Quartier BenMsik
 Les enfants des résistants contre le colonialisme français
 
 Non à l'exclusion
 
 Quartier Bachkou
 La vieille medina
 Ahl Ghallam
 Douar Skouila
 Aïn Sebaâ
 Brahma -lhafra (Mohammedia)
Compte-rendu de Mustapha Mhainina et autres photos
 البيضاء في : 12 – 12 – 2010
 وقفة احتجاجية لسكان الكاريانات والدور الآيلة للسقوط بالبيضاء
في وقفة احتجاجية زوال الأحد أمام مقر الولاية ومجلس المدينة
 في إطار مواصلتها لبرنامجها النضالي والدفاع عن ضحايا ملف السكن الغير لائق  قامت لجنة متابعة ملف السكن بالبيضاء وضمنها الجمعية المغربية لحقوق الانسان بتنظيم وقفة احتجاجية زوال يوم الأحد أمام مقر ولاية الدار البيضاء الكبرى ومجلس المدينة  بمشاركة الكاريانات والأحياء والدواوير المهمشة بالمدينة المليونية والمتمثلة في دوار السكويلة ومشروع السلام أهل الغلام بسيدي مومن ودوار الكريمات والقامرة بعين السبع والمدينة القديمة وحي بوطويل وعرصة بن سلامة ومتقاعدي الأمن الوطني دار لمان ودرب غلف وكاريان درب شامة وشنيدر وكاريان باشكو ودوار أزهري أولاد احمد بالإضافة إلى انضمام المتضررين واسر المعتقلين الستة من دوار لبراهمة الحفرة هدا فضلا عن مشاركة جمعية نجوى ضحايا الكلاب.                                                                                                        
حوالي الساعة الثالثة زوالا موعد انطلاق الوقفة الاحتجاجية تجمع المتضررون وشرعت اللجنة التنظيمية في تاطير الوقفة الاحتجاجية السلمية إلا أن احد رجال الأمن تقدم نحو الرفيق عبد اللطيف دشيش رئيس مكتب فرع الجمعية وطلب منه تأجيل الوقفة بداعي مرور موكب من شارع الحسن الثاني  إلا أن الرفيق رفض وفطن إلى محاولة منع هده المظاهرة السلمية التي اتسمت بحضور لافت لمختلف الأحياء المتضررة من سياسة التماطل في إعادة إسكان قاطني دور الصفيح وإعلان الدار البيضاء مدينة بدون صفيح في الأجل المحدد إلا أن الفيضانات الأخيرة عرت واقع التسيير العشوائي للشأن المحلي بحيث تعالت وتناغمت أصوات المحتجين محملة والي المدينة المسؤولية " يا والي يا مسؤول  هدا الشيء ماشي معقول "مطالبة بفك الارتباط عن شركة ليدك " ليدك سيري فحالك الماء والضو ماشي ديالك " ولم يسلم المنتخبون من غضب المتضررين من سياسة السكن الغير لائق بحيث رددوا شعارات " في الانتخابات      بغيتونا  وفي السكنى نسيتونا " تمشي دابا تمشي دابا  المجالس الكذابة ".                                      
ولقد عبر ضحايا ملف السكن بالبيضاء من خلال الشعارات واللافتات عن إيجاد حلول فورية لمشاكلهم لأنهم لم يعد بإمكانهم تحمل المزيد من المعاناة والتهميش والإقصاء والمتجسدة أساسا في عملية إعادة إسكان قاطني الكاريانات وما يرافق هده العملية من تجاوزات وتلاعبات واستعمال الشطط في السلطة والزبونية والمحسوبية  وعليه فالمتضررون والمقصيون يطالبون بفتح تحقيق نزيه بشأنها من جهة وبإيقاف أحكام الإفراغ التي تجعلهم عرضة للتشرد والتفكك الأسري من جهة ثانية أو فيما يتعلق بالمنازل المنهارة والآيلة للسقوط التي تخلف يوما عن آخر ضحايا " الطفل سعد بن دغار نموذجا " وبالتالي فالكرة في مربع عمليات السلطات المحلية ومجلس المدينة ومؤسسة العمران وشركة لاصونداك والمفتشية الجهوية للإسكان والتعمير والوكالة الحضرية والتعاضدية الأخوية لمتقاعدي وأرامل الأمن الوطني وكل المتدخلين في هدا الملف الشائك .                                                                                       
كما لم يفوت المحتجون الفرصة للتنديد  بالاعتقالات التعسفية والمتابعات الصورية التي طالت عدد من المتضررين  مطالبين بإطلاق سراحهم وتمكينهم من الحصول على حقهم في السكن اللائق النصوص عليه في المواثيق الدولية والعهد الدولي وفي مقابل دلك متابعة ومحاسبة المتلاعبين والمتورطين في ملف السكن " سوا اليوم سوا غدا المحاسبة ولابد"
علاوة على دلك عرفت هده الوقفة الاحتجاجية السلمية إصابة احد أعضاء لجنة المتابعة الرفيق عبد الرحيم حمين من متقاعدي الأمن الوطني دار لمان بجروح على مستوى الرأس بعدما سقط على الأرض بسبب انهيار عصبي وتم نقله بواسطة سيارة الإسعاف  مصحوبا بعضوي اللجنة زينب العلوي ونور الدين إلى احد المستشفيات بحيث تم رتق الجرح على مستوى الرأس بثلاث غرز وفور انتهاء الوقفة اتصلنا به للاطمئنان على صحته اخبرا بأنه غادر المستشفى وحالته الصحية في تحسن.                                 
وفي ختام هده الوقفة السلمية أعطيت الكلمة لإحدى المتضررات من دوار لبراهمة الحفرة أخت لأحد المعتقلين الستة بسجن عكاشة هده الأخيرة عبرت عن استغرابها لطريقة الاعتقال 
ولنا بعد اجتماع اللجنة الأربعاء القادم برنامجا وخطوات نضالية تصعيدية لإرغام المسؤولين على النزول من أبراجهم العاجية والرضوخ للمطالب المشروعة للسكان المتضررين ووضع حد لمعاناتهم .
 لمصطفى محـيـنـيـنة
-                                                       -عضو لجنة متابعة ملف السكن
-                                                       - عضو الجمعية المغربية لحقوق الانسان
L' universitaire Mohamed Abounasr, véritable intellectuel organique
 
L'incontournable Saïd Chihab, toujours là où il faut
 
 Après 70 ans, il sait qu'il n'y a rien attendre des décideurs
 
L'adorable petit Saâd a perdu une jambe suite à l'écroulement de la baraque familiale. Lui et les siens vivent une situation cauchemardesque
Elles, ils sont venu-es des quartiers populaires pour protester contre les politiques antisociales de l'Etat marocain
 
Les militant-es de l'AMDH (Sidi Bennour, Berrechid, Casablanca, Mohammedia...) exigeant la libération des détenus de Mohammedia
 
Abrerrahim Hamine, retraité de la "sûreté nationale", victime comme tant d'autres des politiques de classe de l'Etat: après l'âge de la retraité, les policiers (les honnêtes), les hommes de troupe, les petits fonctionnaires se retrouvent sur le carreau, jetés dans les bras de la misère, par contre les officiers et autres grands bonnets gardent leurs avantages et bénéficient d'autres "agréments" de retraite. Les portes d'un autre paradis s'ouvre devant eux.

Kadhafi plaide pour une armée africaine d'un million de soldats

Par Julie Rafondriaka, La Lettre Méditerranée, 15/12/2010
Khadafi et Wade
L’inamovible chef de l’Etat libyen ne rate aucune occasion pour étaler au grand public ses projets presque titaniques. Alors qu’il était invité au troisième Festival mondial des arts nègres (FESNAM) à Dakar, le colonel Kadhafi a appelé mardi, à la création d'une armée africaine d'un million d'hommes pour assurer la protection du continent noir contre des agresseurs extérieurs tels que l'Otan ou la Chine. Il pense que les armées nationales seules ne peuvent plus assurer la défense leurs pays.
Kadhafi a également renouvelé sa proposition de mettre en place un gouvernement unifié pour toute l’Afrique. Une idée que partage son homologue sénégalais, Abdoulaye Wade qui a plaidé lui aussi en faveur de "l'instauration des Etats-Unis d'Afrique". Wade, 84 ans, a tenu aussi à féliciter Kadhafi pour son projet, le présentant comme "son compagnon de lutte pour l'édification des Etats-Unis d'Afrique". Seule une force commune, a affirmé le dirigeant libyen, peut surveiller "les frontières et les mers, protéger l'indépendance de l'Afrique et faire face à l'Otan, à la Chine, à la France, à la Grande-Bretagne et à d'autres pays" velléité expansionniste. "Nous sommes en train de vivre un nouvel assujettissement", a mis en garde le dirigeant libyen, présentant l'Afrique comme "une proie que tous les loups de par le monde veulent dévorer" en pillant ses ressources minières et halieutiques. Kadhafi s'en est aussi pris à ceux qui s'opposent à sa proposition d’un gouvernement unifié pour toute l’Afrique, un projet qu'il traîne depuis longtemps sans parvenir à convaincre ses pairs africains pour l’adopter.
"A bas l'impérialisme! L'Afrique doit s'unir, pour qu'on ne redevienne pas des serfs ou des esclaves. Il faut mettre en place un gouvernement d'union pour le continent africain, que l'Afrique ait une seule armée ", a insisté le colonel Kadhafi. Les idées d'unifier l'Afrique et ses armées ont suscité un intérêt poli chez les dirigeants de certains pays amis particulièrement ceux qui profitent des largesses du colonel Kadhafi. Mais, nombreux sont ceux qui affichent un certain scepticisme, comme l'Afrique du Sud ou l'Ethiopie qui jugent le projet utopique et attentatoire aux souverainetés nationales. Les Etats Unis d’Afrique est un beau rêve longtemps caressé par Mouammar Kadhafi, mais il risque de ne jamais voir le jour avec les guerres et les litiges politiques et territoriaux qui divisent le continent noir.

Maroc - Développement : L’enfant, est l’avenir de l’homme

Par SELMA TANNOUCHE BENNANI, Le Soir-échos, 15/12/2010
The African Child Policy Forum vient de publier son nouveau rapport sur le bien-être des enfants africains. Petite enfance, santé, éducation et protection sociale : le carré gagnant.
Le Maroc en retard en matière d’éducation et de santé.
Freud affirmait que tout se joue avant l’âge de six ans. Le dernier rapport de The African Child Policy Forum portant sur « le bien-être des enfants africains » semble défendre une thèse similaire. L’étude, qui est réalisée tous les deux ans par ce centre panafricain, dresse l’état des lieux de la situation des enfants en Afrique, avant de donner une série de recommandations aux gouvernements de ces pays, dont le Maroc. Les enfants représentent en effet 48% de la population africaine, et comme un enfant ne peut pas plaider pour la défense de ses droits, c’est aux gouvernements de lui réserver la part qui lui est due. Seulement, se fixer des buts comme les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ne suffit pas. Il faut se donner les moyens d’y parvenir. Et comme débloquer des fonds constitue l’un des plus efficaces, c’est donc naturellement que « budgétiser pour les enfants » a été choisi comme thème dudit rapport.
Pour assurer un bien-être durable à l’enfant, il faut agir dès le plus jeune âge. Les gouvernements peuvent y parvenir en mettant en place des programmes de développement de la petite enfance (DPE). Les enfants qui en bénéficient ont ainsi « de meilleures opportunités d’accès aux services de santé, réussissent mieux à l’école, ont des taux d’abandon scolaire plus bas et ont plus de chances d’obtenir des revenus élevés en tant qu’adultes ». Seulement, les données de l’Unesco pour l’année 2010 révèlent que seuls 20 pays (dont l’Égypte, le Sénégal et la Guinée) sur 52 disposent de programmes visant les enfants de moins de trois ans. Le Maroc ne fait pas partie de la liste, même s’il se distingue lorsqu’il s’agit d’éducation préprimaire, avec un taux net d’inscription qui gravite autour de 50%. Pourtant, un bon rapport coût-efficacité de ces programmes sur le long terme a été identifié. En d’autres termes, lorsque l’on «mise» sur un enfant, « le retour sur investissement » est souvent très satisfaisant. Pour rappel, les DPE regroupent, en plus de l’éducation préprimaire, plusieurs aspects comme la nutrition, l’hygiène, les services liés à la récréation et les soins de santé.
Les dépenses en santé sont en souffrance
Investir dans la santé des enfants est d’ailleurs un point critique de la budgétisation, mis en valeur par le rapport, le bien-être d’un enfant passant nécessairement par sa bonne santé. «La perte de santé pour les enfants est la perte du potentiel cognitif et physique, et entraîne par conséquent la baisse des performances à l’école», stipule le rapport. Aujourd’hui, l’investissement en santé gravite autour de 9%, moyenne du continent africain, ce qui est encore très bas. Lorsque l’on jette un coup d’œil au pourcentage de chaque pays, on tarde d’ailleurs à apercevoir le Maroc, situé en bas du classement du continent. Le Royaume ne consacre, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) datant de 2008, que 6,2% de son PIB aux dépenses de santé, loin derrière l’Algérie (10,7%) et la Tunisie (8,9%). En plus de la santé, un enfant ne peut se passer d’éducation pour toucher du bout du doigt le concept composite de «bien-être». Pour rappel, 164 gouvernements ont adopté la Déclaration de l’éducation pour tous de Dakar, en l’an 2000. Celle-ci prévoyait d’augmenter les budgets alloués à l’éducation pour qu’ils atteignent 7% du PIB en 2005, puis 9% en 2010. Aujourd’hui, seuls 6 pays dont la Tunisie ont atteint les fameux 7% en 2005, et le Maroc, avec ses 5,5%, est loin d’en faire partie. Ainsi, si avancées il y a, elles restent encore assez lentes. Sans parler du déséquilibre existant entre éducation primaire et secondaire, qui «doit être traité pour que la main-d’œuvre de l’Afrique ne soit pas piégée dans des emplois subalternes qui ont peu d’avantages». En somme, en investissant dans le bien-être des enfants, c’est sur l’ensemble du développement que les pays africains investissent. Rien de tel pour revigorer un essor qui peine à prendre de la vitesse.
http://www.lesoir-echos.com/2010/12/15/developpement-l%E2%80%99enfant-est-l%E2%80%99avenir-de-l%E2%80%99homme/

Sahara Occidental : Que peut-on attendre des nouvelles négociations ?


Les affrontements de Laâyoune renforcent la position du Polisario
Par: Salah Zeghidi Magharebia, 16/12/2010
Les derniers événements dramatiques qui ont frappé la scène sahraouie vers la fin du mois dernier ont surpris tout le monde, vu l’ampleur des manifestations et la violence des affrontements opposant des milliers de manifestants et des soldats de l’armée marocaine. Certains observateurs de la cause du peuple sahraoui trouvent que ces affrontements représentent un tournant majeur dans le cours des événements de ce conflit depuis son commencement.
Le Polisario est le premier à bénéficier de ces affrontements qui ont causé de nombreuses victimes, car il peut interpréter la manifestation de la mi-novembre comme une expression de la colère croissante de larges segments du peuple sahraoui vis-à-vis de la situation du Sahara occidental, et de la présence de l’administration royale et l’armée marocaine dans la région depuis plus de 3 décennies.
Les dirigeants du peuple sahraoui vont certainement considérer ces manifestations massives et bruyantes comme une révolte contre ce qu’ils considèrent une occupation militaire marocaine du territoire sahraoui. Le Polisario exige d’accorder aux sahraouis le droit à l’autodétermination, conformément aux résolutions de l’ONU ; tandis que le Maroc rejette cette demande en insistant sur la « marocanité » du Sahara occidental …
Ces développements et leurs implications sur la question du Sahara et sur les parties locales, régionales ou internationales concernées, vont engendrer de nouvelles complications avec des dimensions imprévisibles ; alors que les deux parties du conflit – des représentants du peuple sahraoui et de l’Etat marocain – s’apprêtent à se réunir, sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies, pour une nouvelle session de pourparlers qui n’ont pas encore réalisé de progrès significatif …
Le Front Polisario entamera les nouvelles négociations en s’appuyant sur ce que les récents événements sanglants ont démontré en termes de colère populaire contre la présence marocaine au Sahara occidental, et d’incapacité de l’administration et armée marocaines d’assurer stabilité et loyauté au trône marocain dans cette région …
Quant au gouvernement de Rabat, son intervention dans les événements récents a affecté sa crédibilité. Un autre élément qui enfonce le couteau dans la plaie pour le régime marocain, est la position du gouvernement et parlement espagnols concernant ces affrontements qui ont eu lieu sur les terres sahraouies, indiquant clairement que l’Espagne – ancien colonisateur du Sahara occidental – s’oppose fermement à la soi-disant occupation marocaine, et appelle à donner au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination tel qu’il est stipulé dans les décisions de l’Organisation des Nations Unies, et comme ce fut le cas pour toutes les autres anciennes colonies.
C’est dans ces circonstances que les marocains et les sahraouis vont reprendre les pourparlers. Ces nouvelles négociations seront-elles différentes des précédentes ?
Les parties marocaine et sahraouie vont-elles insister sur leurs positions divergentes ?
Le Maroc va-t-il changer d’avis concernant sa proposition d’accorder l’autonomie au Sahara occidental au sein de l’Etat marocain, ou va-t-il garder cette option malgré la gravité et la signification de la récente révolte dans la région du Sahara ?
Le Front Polisario va-t-il succomber à la pression régionale et internationale et accepter un compromis qui satisfera les deux parties et mettra fin à ce conflit qui a duré 35 ans ?
On manque malheureusement d’indicateurs optimistes …

France : "Hébergement sous tentes des demandeurs d'asile : inadmissible et illégal, n'en déplaise au Conseil d'Etat"

Rassemblement le lundi 20 décembre à 18h00 devant le Conseil d'État
Par un collectif d'associations, 15/12/2010
Dans une décision du 19 novembre 2010, le juge des référés du Conseil d'État a conseillé au préfet de Paris de mettre en place un hébergement sous tentes des demandeurs d'asile qui, faute de places dans les centres spécialisés ou de crédits pour les loger dans des structures alternatives ou en hôtels, sont laissés à la rue. Selon le Conseil d'État, il appartiendrait à l'administration de « recourir à des modalités d'accueil sous forme de tentes ou d'autres installations comparables » de façon à pallier l'insuffisance notoire du dispositif national d'accueil, dont les capacités culminent, depuis 2006, à 20 410 lits quand il en faudrait au moins le double.
La décision du Conseil d'Etat n'est pas seulement scandaleuse parce qu'elle est humainement dégradante. Elle est aussi inadmissible au regard du droit en vigueur, dont le Conseil d'Etat est censé veiller à l'application. Depuis 2003, en effet, une directive européenne impose aux pays membres de l'UE des « normes minimales » selon lesquelles ils doivent assurer des « conditions d'accueil comprenant le logement, la nourriture et l'habillement, fournis en nature ou sous forme d'allocation financière ou de bons, ainsi qu'une allocation journalière » dans l'objectif du« plein respect de la dignité humaine ».
S'il est vrai que, en cas de manque ponctuel de moyens, cette directive permet aussi aux Etats d'user de modalités d'accueil différentes, dont elle ne précise pas la nature, c'est « à titre exceptionnel » et « pendant une période raisonnable, aussi courte que possible ». Or, en France, ce manque de moyens est chronique. Au cours des dernières années, rien ou presque n'a été entrepris pour adapter l'offre à la demande. Ce ne sont pas les 1 000 lits supplémentaires annoncés pour 2011 qui éviteront à des centaines de demandeurs d'asile d'être encore et toujours contraints de survivre à la rue dans une très grande précarité. Avec notamment pour effet d'empêcher la majorité d'entre eux de mener à bien une procédure – expliquer les raisons de leur exil – qui requiert quiétude et sentiment de sécurité. Ne voyons aucune fatalité dans cette pénurie : comme dans d'autres pays, elle vise à dissuader les demandeurs d'asile de solliciter protection.
Au mépris de la directive européenne leur donnant droit à une allocation journalière qui, précise-t-elle, s'ajoute à des prestations matérielles fournies en nature ou sous forme d'aides financières, le Conseil d'Etat considère, depuis 2009, que les demandeurs d'asile bénéficiaires de la seule allocation temporaire d'attente (ATA), dont le montant s’élève à 10,67 euros par jour ou 320 euros par mois, n'ont pas besoin, en plus, d'être hébergés. Comme s’il était possible, avec un pécule aussi minime, de se loger, de s'alimenter, de se vêtir, de se soigner, sans même parler de s'éduquer, de se cultiver ou de se distraire.
De concessions en concessions, le Conseil d'État blanchit une administration qui piétine la dignité humaine.
Appel à rassemblement
Nous n'acceptons pas cette violation de l'esprit et de la lettre de la directive de 2003 qui se contente de définir des « normes minimales ». Nous refusons que celles et ceux qui ont subi des persécutions dans leur pays soient traités avec un tel mépris une fois arrivés en France. Nous sommes très inquiets que le Conseil d'État, en principe gardien de la légalité, légitime une politique illégale de dissuasion.
Voilà pourquoi nous appelons celles et ceux qui partagent notre révolte à un rassemblement devant Conseil d'État, à l'occasion duquel devra aussi être reposée la question d'ensemble de la protection, dans laquelle les tricheries en matière d'accueil et d'hébergement sont un symptôme parmi d'autres d'une volonté plus générale d'abandon à leur sort des persécutés de la part de la France et de l'Europe.
Organisations qui appellent au rassemblement
ASSOCIATIVES
ACORT (Assemblée citoyenne des originaires de Turquie)
Aires 10 (Centre social associatif à Paris 10e)
ARDHIS (Association de reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour)
ATD Quart Monde
ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
Attac Comité Paris 9/10
Cantine afghane (Paris)
CRID (Centre de recherche et d'information pour le développement)
CNAFAL (Confédération nationale des familles laïques)
Collectif d'accueil pour les solliciteurs d'asile à Strasbourg (CASAS)
Collectif des morts de la rue
Collectif pour l'avenir des foyers (COPAF)
Comité d'aide aux réfugiés (CAAR - 92270 Bois-Colombes)
Dom'Asile
Droit au logement (DAL)
Droits devant
Enfants de Don Quichotte
FASE (Fédération pour une Alternative sociale et écologique)
Fasti (Fédération des associations de soutien des travailleurs immigrés)
Fondation Abbé Pierre
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
GAS (Groupe Accueil et Solidarité)
Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés)
IPAM (Initiative pour un autre monde)
Jeudi noir
LDH (Ligue des droits de l'Homme)
Marmite aux Idées (Calais)
MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples)
Montgolfière
RESF (Réseau Education sans frontières)
Réseau régional Réfugiés PACA
Terre d'errance Norrent-Fontes (62)
Toits du monde (Orléans)
Turbulences (Marne-la-Vallée)
POLITIQUES
Les Alternatifs
PCF (Parti communiste français)
PCOF (Parti communiste des ouvriers de France)
Europe Ecologie/Les Verts
SYNDICALES
FSU (Fédération syndicale unitaire)
Sud Education

mercredi 15 décembre 2010

L'UE est attachée à l'amélioration des droits de l'homme au Sahara Occidental


Par SPS, Bruxelles, 15/12/2010 
L’union européenne (UE) a exprimé son attachement à l’amélioration de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, rappelant les obligations qui incombent à chaque partie, dans une déclaration rendu publique lundi à la clôture de la neuvième session du Conseil d’association UE-Maroc.
L’UE s’est dite "préoccupée par le conflit du Sahara occidental et ses conséquences et implications régionales", regrettant les derniers événements et les violences ayant entraîné des pertes de vies qui ont eu lieu à El Aaiun.
Elle a également estimé que "les parties doivent faire preuve de retenue et mettre tout en œuvre pour que de tels événements ne se reproduisent plus", a indiqué la déclaration parvenue à SPS.
L’UE a en outre exprimé son "plein soutien aux efforts du Secrétaire Général des Nations Unies et de son Envoyé personnel en vue de trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permettra l’autodétermination du peuple du Sahara occidental" comme le disposent les résolutions des Nations Unies.
Dans ce contexte, elle encourage les parties à continuer de travailler avec l’Envoyé personnel en vue de progresser dans la recherche d’une solution politique négociée entre les parties, sous les auspices des Nations Unies.
L'UE s’est félicité de la reprise des pourparlers informels à New York les 8 et 9 novembre 2010 et de l’engagement des parties à se réunir à nouveau au mois de décembre ainsi qu'au début de l'année prochaine.
Elle a invité les parties à continuer de manifester leur volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue dans le but d’entamer une phase "plus intensive des négociations de bonne foi et sans pré-conditions pour la mise en œuvre des résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009) et 1920 (2010) du Conseil de Sécurité et le succès des négociations.
L’UE a enfin salué la volonté des parties de reprendre les discussions sur la mise en œuvre des mesures de confiance du Haut Commissariat aux Réfugiés, notamment les engagements pour lancer les visites familiales par la voie aérienne et organiser des visites par la voie terrestre, et encourage leur succès. (SPS) 

mardi 14 décembre 2010

Maroc : Elargissons la campagne de solidarité avec les luttes des paysans de Qaouasma

Par Attac Maroc,  AMDH, Ksar El Kébir, 6/12/2010
Contre la mondialisation libérale 
Communiqué
Les bureaux locaux de l’Association Marocaine des Droits Humains et d’Attac Maroc, ont tenu une réunion consultative sur les modalités de leur soutien aux luttes des paysans du Douar Qaouasma qui revendiquent la rétrocession de leurs terres usurpées.
  Après avoir étudié différents aspects du dossier et pris connaissance de différents documents qui confirment la propriété de la terre de la Jamaa Soulaliya* de Qaouasma ; après avoir pris connaissance des différentes procédures juridiques et des luttes engagées par les habitants, avec l’appui de la section locale de l’AMDH ; après avoir passé en revue les différentes mesures répressives qu’ils ont subies et les différentes interventions de la société espagnole du Loukkos et des autorités régionales, en la personne du Gouverneur de la région et de la Gendarmerie royale,
les deux associations
- saluent la résistance des paysans de Qaouasma et leur ténacité à défendre leur droit inaliénable à leurs terres usurpées, qu’elles considèrent comme des formes de lutte contre la colonisation ancienne et actuelle.
- Proclament leur totale solidarité avec ces luttes jusqu’à la rétrocession des terres usurpées et leur engagement à mettre en œuvre toutes les formes de solidarité possibles
- Invitent les organisations militantes populaires, des travailleurs, des droits humains, locales, nationales et internationales à renforcer la campagne de solidarité avec les habitants de Douar Qaouasma pour mettre un terme à toutes les machinations mises en œuvre ici et là contre les intérêts des habitants et leurs droits inaliénables.
- Décident d’organiser conjointement une visite de solidarité aux habitants du douar en lutte le jeudi 9 décembre 2010, pour rappeler, en cette journée mondiale des droits humains, que les droits des travailleurs, des paysans, des pauvres et des marginalisés, des chômeurs ne sont toujours pas respectés et qu’il est de notre responsabilité de les arracher par les luttes des uns et les solidarités des autres.

- Assurent que cette visite n’est que le début d’une chaîne de solidarité, de longue haleine, de popularisation de leur lutte et de présence à leurs côtés, en réponse à leur appel à la coordination et la lutte commune, et que nous mettrons en œuvre tous les moyens et formes de soutien et de solidarité avec les paysans jusqu’à la reconnaissance de l’ensemble de leurs revendications justes et légitimes.
Les deux bureaux
Ksar el Kébir, 06 décembre 2010
* Littéralement, Assemblée de la lignée. Forme traditionnelle de concertation et de prise de décision à l’échelle du village, ou Douar. Bien que battue en brèche par les autres formes du pouvoir local (agents du ministère de l’intérieur et municipalités), elle n’a pas encore totalement disparu du paysage rural.

lundi 13 décembre 2010

Casablanca : Les victimes des politiques de l’État bravent les obstacles

Par Ali Fkir 13/12/ 2010
Le dimanche 12 décembre 2010, l'AMDH, région de Casablanca (qui regroupe 9 sections), l'AMDH, section de Casablanca, ont organisé avec succès un sit in en face de la wilaya de Casablanca.
Des centaines de citoyen-nes venu-es des quartiers populaires (essentiellement les bidonvillois-es), des dizaines de militant-es des droits humai-nes et de la gauche radicale s’étaient déplacé-es pour commémorer le 10 décembre, la journée mondiale des droits humains, et surtout pour condamner les politiques anti-sociales de l’Etat marocain et exiger la libération des détenu-es des mouvements de contestation populaire: 6 représentants du bidonville de Brahma Lhafra de Mohammedia et 2 (une dame âgée et son frère, père de famille) de douar Haj Elmiloudi de la même ville…
Malgré les pressions exercée sur les habitant-es des bidonvilles de Mohammedia, des dizaines s’étaient rendu-es à Casablanca pour exiger la libération sans condition aucune de leurs représentants et crier haut et fort leur colère contre la démission de l’Etat dans le domaine social, bravant ainsi les divers obstacles y compris le sentiment de peur du makhzen.
L’organisation était parfaite, aucune fausse note n’est à signaler.
Le sit in a été clôturé par les allocutions de :
- Abdellatif Dchich, président de la l’AMDH, section de Casablanca
- Mohmmed Abounasr, président de l’AMDH, région de Casablanca,
- Najat (sœur d’un détenu) au nom des familles des détenus, au nom des habitant-es de Brahma Lhafra, au nom du Comité de la libération des détenus et de la solidarité avec les sinistré-es (Mohammedia)
- Saïd Chihab au nom du Comité de suivi du dossier de l’habita à Casablanca
Brassards au bras, elles/ils sont là pour "assurer" la symphonie militante
Les militant-es progressistes, toutes tendances confondues, sont appelé-es à manifester sur le terrain leur solidarité active avec les victimes de l’exclusion, et s’engager dans les mouvements de la résistance populaire et autres formes de lutte de classes, et cela face au bloc des classes dominantes composé essentiellement des bourgeois compradors, des grands propriétaires terriens, des spéculateurs fonciers, des bureaucrates qui détiennent les rênes de l’Etat, des barons de la drogue, des « élus » et autres arrivistes qui ont renié leur passé et oublié leurs camarades tombé-es dans le champs de bataille contre le despotisme, contre l’exploitation capitaliste et contre l’exclusion sociale.
La lutte des masses, conscientes et organisées est la voie du salut
La solidarité avec les détenus de la résistance populaire nous interpelle !
L’engagement dans le combat pour un nouveau Maroc nous interpelle !
NB:
- Les représentant-es des quartiers populaires de Casablanca se retrouveront au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRAT (la VOIE DEMOCRATIQUE) le mercrdi 15 décembre 2010.