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mardi 26 mai 2015

Une conférence internationale consacrée au peuple sahraoui à Abuja du 2 au 4 juin

Fouad Irnatene, 25/5/ 2015

Droit des peuples à l’autodétermination

Après la rencontre, que la capitale nigériane a abritée il y a deux ans, avec une forte participation algérienne, Abuja organisera, par le biais de l’Association des universités du Nigeria, une conférence internationale de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui.

Durant deux jours, soit du 2 au 4 juin, précise le docteur Ayachi président du Comité national de soutien et de solidarité à la cause sahraouie, joint hier par téléphone, « plus de 600 participants auront à débattre de plusieurs thématiques liées au droit de ce peuple à vivre libre et indépendant.» 
La délégation algérienne présentera deux communications importantes par les membres du Cnasps. Smaïl Debch traitera du « Conflit sahraoui et la stabilité en Afrique du Nord », tandis que Belkacem Iratni, doyen de la faculté des sciences politiques à Ben Aknoun, se penchera sur « la sécurité et la paix au niveau du Sahel.» L’Algérie, précise le Dr. Ayachi, sera également représentée par des « délégués de la société civile, des parlementaires et un très grand nombre de journalistes.» Quant à la délégation sahraouie, celle-ci sera composée d’une cinquantaine de personnes et personnalités et verra la participation de « militants venant des territoires occupés pour témoigner de vive voix les violations des droits de l’homme perpétrés par le Maroc. » Durant cette conférence, explique le président du CNASPS, 8 ateliers seront organisés et nombre de thématiques débattues.

Une artiste mauritanienne expulsée de El Aaiun occupée



L’artiste mauritanienne Garmi Mint Abba


                                  
L’artiste mauritanienne Garmi Mint Abba a été expulsée début mai de la ville de El Aaiun occupée pour son soutien à la cause sahraouie, ont fait savoir, hier, plusieurs médias mauritaniens. L’artiste Garmi, qui milite sous la bannière du Front Polisario, est réputée pour ses chansons soutenant le Front Polisario et ses positions hostiles au Maroc.

Les forces coloniales marocaines ne cessent de refuser l’accès au Sahara occidental aux militants des droits de l’homme et à des journalistes. L’Union européenne (UE) a dénoncé, par la voix de la vice-présidente de la Commission en charge des Affaires étrangères et de la Politique de sécurité, Federica Mogherini, les obstacles dressés par le Maroc pour empêcher les organisations de défense des droits de l’homme, ainsi que les parlementaires européens, de se rendre dans les territoires sahraouis occupés.

Plusieurs organisations et militants des droits de l’Homme désireux de s’enquérir de la situation qui dans les territoires sahraouis occupés sont souvent empêchés de le faire ou expulsés par les autorités coloniales marocaines. Au moins 60 journalistes et militants européens ont été expulsés du Sahara occidental depuis 2014. Deux journalistes français l’ont été manu militari du Maroc. L’affaire a fait grand bruit en France tandis que l’organisation Reporters sans Frontières a fait part de sa protestation auprès des autorités marocaines.

Depuis avril 2014, l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par l’Etat marocain (ASVDH) a compté 62 personnes non marocaines ayant été expulsées du Sahara occidental, notamment de la ville de Layoune. La majorité des expulsés sont des Espagnols, notamment des Iles Canaries qui ont une liaison aérienne directe avec El Ayoun, et six journalistes (deux Italiens, trois Espagnols et un Sahraoui).

La militante Isabel Lourenço, mandatée par l’ONG Adala U, a été expulsée le 23 février 2015. Le 25 février, la militante des droits de l’homme portugaise, Isabel Lourenço, a été renvoyée de force vers son pays.

La délégation de l’ONG américaine Center Robert F. Kennedy for justice and human rights est constamment sous surveillance policière et fait face, à chaque visite au Maroc ou au Sahara occidental, à des intimidations et des interdictions.
Diasporasaharaui.blogspot.it


Une très intéressante réunion à Paris mercredi 27 mai : "Palestine: Le Jeu des Puissants"

Une très intéressante réunion à Paris mercredi 27 mai :
Le Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrondissement (CJPP5), organise une réunion publique (table-ronde) avec Dominique Vidal, Bertrand Badie, et Farouk Mardam-Bey, historiens, journalistes et auteurs. Agnès Levallois, journaliste et consultante indépendante, sera la modératrice du débat. Mercredi 27 Mai à 20h00 au Centre culturel/ Cinéma La Clef situé au 34, rue Daubenton (tout près de la sortie du métro Censier-Daubenton) Paris
Débat autour du thème de leur ouvrage collectif: "Palestine: Le Jeu des Puissants"
Entrée libre et gratuite (participation aux frais souhaitée).

« Much Loved » de Nabil Ayouch : une mise à nu qui provoque la haine au Maroc




Capture d'écran de Much Loved, du réalisateur Nabil Ayouch.
 image: http://s1.lemde.fr/image/2015/05/25/768x0/4639786_7_2337_capture-d-ecran-de-much-loved-du-realisateur_827e3069fc9bb0e12142eb277629b7d1.jpg
Contrairement à son titre, Much Loved, le dernier film du cinéaste marocain Nabil Ayouch présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, suscite, au Maroc, un véritable déchaînement de haine. La raison tient au sujet mis en scène : quatre prostituées filmées avec un réalisme cru, dans des hôtels, clubs et appartements dédiés au commerce de la chair.Tout se passe à Marrakech, de la nuit à l’aube, sous un ciel bas et lourd qui accentue le sordide de certains lieux et situations. Un Marrakech sans le soleil éclatant et les clichés enchanteurs qui présentent cette ville comme un paradis exotique. Un enfer plutôt, peuplé de filles qui n’existent que pour la jouissance tarifée du client. Elles ont des aventures mais elles n’ont pas d’histoire puisque leur seul avenir est celui de la nuit suivante qui ne fait que répéter la précédente. Pour elles, aucune figure de « père » respectable, à la loi duquel se fier ; seuls des hommes libidineux, que ce soit de riches Saoudiens, des Occidentaux ou encore, faute de mieux, des Marocains moins fortunés. A cela, vient s’ajouter une chaîne d’individus : mère maquerelle, chauffeur de taxi, flic, garçon de café, videur de boîte de nuit, « amant de cœur », parents : bref, tout un système où chacun trouve son compte.

« Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire »

Nabil Ayouch n’a pas fait un film sur le Maroc et encore moins sur un Maroc de carte postale : « J’avais envie de dire cette réalité, loin des mythes. Dire c’est montrer. Tout. Sans retenue, sans concession ni fausse pudeur. Lever le voile sur cette industrie, c’est mettre chacun face à ses responsabilités… »
Après les enfants des rues dans Ali Zoua, les bidonvilles comme fabrique de djihadistes dans Les Chevaux de Dieu, il s’est attaché dans Much Loved à représenter une autre forme de marginalité : la prostitution. Si celle-ci n’a rien d’une spécificité marocaine, le Maroc n’y échappe pas, loin de là.
Il y a quelques années, la presse marocaine - dont le magazine Tel Quel - avait osé aborder la question. Mais à l’écran, voilà que la réalité crève les yeux. On peut comprendre alors que ce long-métrage, qui pointe un tabou de taille, provoque une sorte de blessure narcissique collective. Il blesse en ce qu’il donne à voir. Il est insupportable au regard d’un conformisme social dominant, qui fait sienne la devise des trois petits singes : « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ».
Il a suffi de quelques extraits diffusés sur la Toile pour que les réseaux sociaux bruissent de fureur contre ce qui est perçu comme une atteinte à l’image du Maroc, et aux valeurs de l’islam que tiennent à donner les Marocains.

« Fils de… », « sioniste », les insultes fusent

Pour cette trahison, voire ce crime de lèse-majesté, Nabil Ayouch a fait l’objet d’une véritable fatwa, fulminée par le cheikh salafiste Hammad Al- Kabbaj sur sa page Facebook, et disparue au bout de 24 heures : « J’appelle en ma qualité de citoyen marocain à traduire en justice cet homme parce qu’il porte gravement atteinte aux mœurs et à l’intégrité morale des Marocains. J’appelle aussi au lancement d’une vaste campagne nationale pour réclamer au gouvernement l’interdiction de ce film ordurier ».
Hammad Al- Kabbaj qui est un proche du très rigoriste cheikh Al- Maghraoui (auteur notamment d’une fatwa autorisant le mariage des filles de 9 ans), ne se contente pas de condamner et d’appeler à la mobilisation, il inscrit Much Loved dans le cadre d’un « plan savamment étudié pour faire de la société marocaine régie par la chasteté et la vertu une société dépravée et décadente ».
Ce thème complotiste est repris à l’unisson par une meute d’internautes dont les mots élégamment choisis ne sont pas assez violents pour insulter Nabil Ayouch : « Fils de pute » quand ça n’est pas « fils de pédé », « fils de juive » ou encore « sioniste ».
Selon le site d’information Actu Maroc, un auditeur s’exprimant sur une radio privée aurait promis d’engager un avocat pour le traduire en justice et appelé à la mobilisation de l’opinion publique pour organiser une grande marche nationale contre ce film jugé scandaleux et infamant.

Un film pornographique, au sens littéral du terme

Dans le même registre, une autre page Facebook, ornée de portraits de Nabil Ayouch barrés d’une croix rouge, invite à dire « Non à la pornographie dans le cinéma marocain ». Pornographie, le terme est lancé. Much Loved n’a rien d’un film pornographique au sens vulgaire du terme, désignant ces films achetés ou piratés sur les « sex-shop » qui fleurissent sur Internet.
En revanche, il est bien un film pornographique au sens littéral du mot, dont l’étymologie grecque est composée de « pórnê » signifiant « prostituée » et gráphô, « peindre » ou « décrire ». Nabil Ayouch ne fait donc rien d’autre que cela, mais dans une visée qui n’a rien de graveleux.
Dans ce concert d’anathèmes vertueux, quelques voix discordantes tout de même, telle celle de cette jeune femme : « Franchement, vous méritez tous de passer devant un tribunal, bande d’hypocrites. Je suis une femme marocaine et je suis plus qu’honorée qu’un réalisateur marocain montre au monde entier ce que la femme marocaine endure, et si ça vous déplaît, personne ne vous oblige à regarder Much Loved »
Si la fièvre continuait à monter, les autorités marocaines se trouveraient face à cette alternative :
  1. Céder à la pression de la rue et de la Toile, et refuser d’accorder le visa d’exploitation permettant au film d’être diffusé au Maroc.
  2. Refuser de céder à la vindicte populaire et prouver leur attachement déclaré à la liberté d’expression artistique.
De quel côté penchera la balance ? Les paris sont ouverts.
Ruth Grosrichard, professeure agrégée de langue arabe et de civilisation arabo-islamique à Sciences Po Paris.


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lundi 25 mai 2015

France-Maroc: une commission s’oppose aux accords de coopération judiciaire



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Christiane Taubira et Mustapha Ramid. 




Dans son avis sur l’accord de coopération judiciaire entre le Maroc et la France, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme recommande le rejet du texte par les parlementaires.


La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) invitent, dans un avis adopté le 21 mai, les parlementaires français à rejeter l’accord de coopération judiciaire signé par le Maroc et la France à la fin du mois de janvier. L’institution française, qui se consacre à la protection et la promotion des droits de l’Homme et dont l’avis est purement consultatif, a tenu à indiquer son « opposition » à un  texte qui « viole les principes constitutionnels et la convention européenne des droits de l’Homme ».

Dans une intervention en marge de rencontres sur la lutte contre le racisme à la Cour d’appel de Paris, la Garde des sceaux, Christine Taubira, a déclaré, selon l’agence de presse Reuters, que la convention liant la France au Maroc « a été travaillée, signée et […] doit être ratifiée ». De son côté une source gouvernementale citée par l’agence de presse affirme que « cet instrument n’implique pas de redéfinition des compétences entre les juridictions françaises et marocaines, qui sont indépendantes » et ajoute que « sa mise en place s’effectuera dans le respect des engagements internationaux de la France ».

Pour rappel, les accords de coopération judiciaire entre le Maroc et la France avaient été lourdement critiqués par un trio associatif composé de l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), d’Amnesty International et de Human Rights Watch. Le texte, qui a été signé après un an de froid diplomatique entre la France et le Maroc, a également été contesté par le Syndicat de la magistrature français.
Lire aussi : Chronologie de la détérioration diplomatique Maroc – France

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«Zine li fik» (Much Loved) ou la réalité qui fait mal


Ali Fkir, Internationaliste marocain, 25/5/2015


 Nabil Ayouch vient de jeter un véritable pavé dans "la mare dormante " de la morale dominante. Le film « Zine Li Fik »( Much Loved ) a « scandalisé » plus d’un. Les « Cachez ce sein que je ne saurais voir » sont « choqués ». Ils crient : au scandale ! Il faut reconnaître que chacun de nous porte en lui l’âme de Tartuffe. Il est vraiment immortel ce personnage de Molière.
 
De quoi s’agit-il ?
D’après ce que j’ai lu, d’après les extraits (vidéos) que j’ai pus voir, le film met à nu, entre autres, une partie « intime » de la société marocaine, société où l’hypocrisie règne en maîtresse sans partage.
J’en ai déduit, que le film a mis, publiquement, en relief :
-         La « vulgarité » du langage de la rue, des bars, des palaces, des villas, des commissariats, des prisons, des casernes…langages utilisés avec zèle par ceux qui dispersent un sit in pacifique.
-         Le commerce florissant du sexe et de la drogue. D’aucuns feignent ignorer que c’est grâce à ce commerce (en grande partie) que nos « réserves » en devises fortes se portent bien. Les pétrodollars des orgies des émirs arabes et les euros des pédophiles occidentaux alimenentent les caisses de plus d’un.
-         La débauche sans commune mesure, de ceux qui sont sensés « protéger » les lieux saints du Moyen Orient
…et j’en passe.
 Bien ! A ma connaissance, le cinéma est désigné comme « 7ème art ». Indiscutablement, c’est un art ; art enfanté par l’évolution de l’Humanité, par le développement de la science et de la technologie. Il a constitué une révolution. Une révolution continue dans le temps, conquérante dans l’espace.
 Je ne suis pas un critique du cinéma. Mes adhésions aux « ciné-clubs » des années 60 sont insuffisantes pour que je puisse porter un « jugement de valeur » sur ce film. Malgré cela, je me permets de classer ce film dans ce qu’on appelle « le réalisme critique » mélangé au « naturalisme ». Je suis persuadé que le but de Nabil Ayouch n’est pas de proposer des « alternatives », ni de donner des leçons à qui que ce soit. Ce sera l’œuvre des éventuels engagés ,  qu’ils soient progressistes ou réactionnaires.
 Pour mieux comprendre la société marocaine dans sa complexité, l’Histoire fera de ce film une référence incontournable. 

Bruxelles : Manifestation en solidarité avec les prisonniers politiques au Chili et au Maroc ce 25 mai

Ce lundi 25 mai à 14h, plusieurs organisations -dont le Secours Rouge- manifesteront du Parc du Cinquantenaire (Sortie du métro Mérode) jusqu’à l’ambassade du Maroc, en passant par l’ambassade du Chili, en solidarité avec les prisonniers maoïstes et anarchistes en grève de la faim au Maroc et au Chili, en solidarité avec les anciens détenus du régime de Pinochet qui sont également en grève de la faim, et en solidarité avec les prisonniers mapuche qui viennent de terminer eux aussi une grève de la faim.
Manifestation pour les prisonniers politiques au Chili et au Maroc.
Facebook. Indymedia.
                         






































 
Manifestation pour les prisonniers politiques au Chili et au Maroc.
Voir le dossier: avec les tags: - - - - - - Nos sources
SPIP | Plan du site | Qu

Video : la vie en prison

 Radio Arabel zoom info sur la vie en prison avec Stéphane Médot (Prevent Teens) et Luk Vervaet

Exemple de la Belgique ...et pas brillant  ailleurs

https://soundcloud.com/arabelfm/zoom-info-la-vie-en-prison-21-05-2015


Toute l'actualité du 30 mai 2015
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Source : Belga
La décision a été prise par la ministre de la Santé Maggie De Block et sera effective à partir du 1er juillet prochain.
Les détenus n'auront bientôt plus droit aux indemnités maladies
La prison de Louvain © Belga
À partir du 1er juillet prochain, les détenus ne toucheront plus leurs indemnités maladie, selon une information parue vendredi dans De Standaard et Het Nieuwsblad, également relayée par les journaux de Sudpresse.
Cette décision a été prise par la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open VLD), qui affirme avoir le soutien du gouvernement.
Actuellement, 1.600 des 11.000 détenus bénéficient de ces allocations. "Elles sont injustifiables", a plaidé la ministre. "Quand un individu va en prison, il perd bien son travail et son salaire. Alors, pourquoi pas ses indemnités?"
Cette mesure permettra une économie de 3 millions d'euros pour 2015 et de 6 millions pour 2016.
Le CD&V, qui fait pourtant partie de la majorité dans le gouvernement Michel, s'est montré un peu inquiet. "Il faudra veiller à ce que les 1.600 familles qui seront touchées par cette mesure ne basculent pas dans la pauvreté."

dimanche 24 mai 2015

Nabil Ayouch dévoile ses prostituées sur la Croisette et fait scandale au Maroc


  Capture d'écran du film Much Loved de Nabil Ayouch.
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2015, le septième long-métrage de Nabil Ayouch, Much Loved, suit le parcours de quatre jeunes femmes de Marrakech, à la fois convoitées et dépréciées pour ce qu’elles font plus que pour ce qu’elles sont, alternant vie de « famille » reconstituée et travail de prostituées.
 Entièrement autoproduit (le Centre Cinématographique du Maroc ne l’a pas financé mais la Région Ile-de-France a soutenu sa postproduction), Much Loved n’a pas encore été montré au Maroc. Mais déjà le film agite Internet. Motif ? Un extrait diffusé par la Quinzaine des Réalisateurs sur YouTube qui a dépassé les 1 230 000 vues en l’espace de quelques jours. Et une bordée d’insultes de la part de Marocains qui n’ont pas vu le film. La raison de cette excitation ? Trois des quatre actrices du film, réunies dans un taxi, parlent en termes crus de leurs clients et prient Dieu de tomber sur un « Saoudien beau gosse, gentil et avec une petite bite ».

Un film sur la prostitution et non sur les prostituées

Que faut-il comprendre de ce tollé général ? D’abord, que principalement ceux qui n’ont pas vu le film s’enflamment, car l’extrait n’a pourtant rien d’osé si ce n’est le langage utilisé, le sujet abordé et l’invocation de Dieu – donc, le texte. Ensuite, qu’Internet est un défouloir merveilleux pour tous les internautes avides de débattre sans se montrer, voire même sans connaître tous les aspects du problème débattu. Cela fait écho à un autre film de la compétition cannoise, plus fort que les bombes de Joachim Trier où Isabelle Huppert, qui campe une photo-reporter, montre à son fils comment le découpage d’une image peut en modifier sensiblement le sens. En un mot, peut-on réellement critiquer un extrait sans avoir vu la totalité du film ?
Much Loved de Nabil Ayouch est, selon son auteur, un film sur la prostitution, non sur les prostituées. Mais il n’est pas le seul - ni le premier - réalisateur marocain à filmer une sexualité brutale et honteuse. Du viol de L’Amante du Rif de Narjiss Nejjar à l’inceste de Pégase de Mohamed Mouftakir, en passant par le refoulement de l’homosexualité dans L’armée du salut d’Abdellah Taïa, le rejet des filles-mères dans Malak d’Abdeslam Kelaï ou l’attrait pour la prostitution de Mort à Vendre de Faouzi Bensaïdi, le sexe dans les films marocains est principalement bafoué, interdit et donc, violent. À l’occasion de la sortie des Chevaux de Dieu, Nabil Ayouch nous avait précisé que le viol était « malheureusement un acte beau­coup plus banal chez nous que du point de vue d’un regard occi­den­tal, un acte dra­ma­ti­que mais d’appren­tis­sage de la sexua­lité ».
Faut-il en vouloir à un cinéaste de filmer une partie de sa société telle qu’il la voit ? Si l’on part du principe que ce qui n’est pas vu ne sera pas su, alors la censure cinématographique a encore de beaux jours devant elle. Si au contraire un film dérange par son sujet mais permet d’ouvrir un débat dans la société, alors le cinéaste a joué son rôle qui est de regarder, mettre en scène et interroger ce qu’il a observé.

Immersion dans le monde chic et glauque des nuits de Marrakech

Pour réaliser Much Loved, Nabil Ayouch a passé un an dans le monde de la nuit de Marrakech, fréquentant des jeunes femmes proches de ses personnages. Doit-on lui reprocher de vouloir questionner la place de la femme dans une société musulmane où le sexe hors-mariage ne doit pas exister ? Où l’honneur de la virginité féminine ne doit en aucun cas être comparé à celui de l’homme qui enchaîne plusieurs conquêtes ou couche avec plusieurs prostituées à la fois ? Que dire de ces hommes qui découvrent le corps des femmes par le biais des films pornographiques où la plastique fantasmée ne ressemble en rien aux corps perfectibles des femmes de la vraie vie ? Et dont les premiers émois sexuels sont rendus possibles non par les mots doux mais par les billets ? En assouvissant leurs besoins avec des femmes qu’ils peuvent tout à tour aduler (« j’ai envie de toi »), dominer (« je t’ai payée ») puis humilier (« sale pute »), ces hommes perpétuent la tradition paternaliste selon laquelle seule la mère et la vierge peuvent (doivent ?) être respectées.
Avec Much Loved, Nabil Ayouch met également en exergue le business qui entoure la prostitution : chauffeur, vigile de boîte de nuit, policiers. Certes, certaines scènes peuvent paraître crues à certains regards chastes. Mais ne nous mentons pas sur ce que les spectateurs peuvent consommer. Pourquoi regarderait-on un film européen avec des scènes de sexe mais nierait-on toute allusion dans un film africain ?
Au vu du traitement de la sexualité dans la cinématographie marocaine de ces dernières années, et du buzz qui agite actuellement Internet, qu’un film comme Much Loved mérite d’être vu et surtout, discuté. Car à quoi sert le cinéma s’il ne montre qu’un aspect lisse, entendu et validé d’une société ? S’il ne permet pas de la critiquer, l’interroger voire même de la projeter au-delà de ce qu’elle est ?
La question n’est pas de savoir si Much Loved représente l’ensemble de la société marocaine ou des wagons de clichés, mais pourquoi Nabil Ayouch a choisi de travailler sur cette partie. Si Much Loved ne sort pas au Maroc, il suffira aux marocains de prendre exemple sur les Tunisiens : La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche circulait bien en DVD…

La Fédération des Verts Canaries condamne la brutalité marocaine

Canaries, 22/5/2015 (SPS) .

- La Fédération des Verts Canarias condamne les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement marocain, qui mène contre le peuple du Sahara occidental sans aucun répit, les détentions illégales, l'emprisonnement, les tortures et les morts , a déclaré l'organisation dans un communiqué publié aujourd'hui sur son site Web :

"Nous les condamnons, de même que nous reconnaissons le Front Polisario comme le seul outil politique qui travaille dans la région», a ajouté le communiqué.

"La Fédération des Canaries Vert s'est toujours manifesté contre toutes les guerres dans la dans la ligne de résoudre les conflits par la voie pacifique et négociée sous les auspices de l'ONU", ajoute la déclaration signée par Juan Manuel Roman, membre de l'Exécutif Fédéral des Verts.

Cette organisation fait partie de la coalition CANARIES DECIDE avec la Gauche Unie, les Verts, Unité du Peuple et Alternatve Républicaine. SPS

12081959/TRA

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 17 au 24 mai 2015

Sahara Occidental : Enfin un bon livre sur l’affaire pour compléter les informations



Torture : en réaction au rapport d’AI le Maroc dément...et ment


Migrations


Zied et Bouna : Indignation !


Parmi les Grands Travaux Inutiles Imposés (GTII) : des méga-prisons, au profit de qui ?


Rendez-vous manqués ou à ne pas manquer !

Le Comité des 24 de l’ONU appelle à la décolonisation du Sahara Occidental

Managua, 21/05/2015 (SPS).- Les participants au séminaire régional du Comité Spécial de Décolonisation de l’ONU qui se déroulent à Managua (Nicaragua) du 19 au 21 mai courant, ont appelé au parachèvement du processus de décolonisation du Sahara Occidental à travers l’organisation d’un référendum libre et transparent permettant au peuple du Sahara Occidental d’exercer librement son droit à l’autodétermination.
Réfutant les tentatives marocaines de dénaturer la question du Sahara Occidental, les représentants du Venezuela, de l’Equateur, de Cuba, du Nicaragua, de l’Ethiopie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont rappelé le caractère colonial de cette question et mis en exergue la responsabilité de l’ONU de mettre fin à cette situation et d’assurer, sans délai, la mise en œuvre des résolutions pertinentes de l’Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité, qui consacrent le droit inaliénable du Peuple du Sahara Occidental à l’autodétermination et à l’indépendance.
Les questions des violations des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental et l’exploitation illégale des ressources naturelles de ce territoire ont, également, été au centre des préoccupations des participants au Séminaire qui ont souligné la responsabilité particulière de l’ONU à cet égard.
Les participants ont, enfin, invité le Comité de la Décolonisation à une meilleure prise en charge de la question du Sahara Occidental dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1514 (XV) portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux et ont appuyé la proposition du représentant du Front Polisario d’organiser une visite du Comité Spécial au Sahara Occidental afin de mettre à jour les données sur la situation dans ce territoire non-autonome.
La délégation marocaine, dont le discours n’a trouvé aucun écho parmi les participants, est demeurée isolée tout au long des travaux du Comité.  SPS
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 Lire aussi :
 http://www.lexpressiondz.com/actualite/216528-decolonisez-le-sahara-occidental.html