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lundi 23 mai 2016

Ken Loach, Palme d'or au grand défenseur de la cause palestinienne.


Une deuxième Palme d'or pour Ken Loach, grand défenseur de la cause palestinienne. Le résumé du film palestinien que le CRIF voulait censurer a bien été projeté ....


Photo de Taoufiq Tahani.

Festival de Cannes : la Palme d’or pour Ken Loach

LE MONDE |


Le réalisateur Ken Loach et sa Palme d’or au 69e Festival de Cannes, le 22 mai 2016.

Au terme de dix jours de projection de films en tous genres et de montées des marches sur fond de flashs et de paillettes, le jury, présidé par l’Australien George Miller, le réalisateur de la saga Mad Max, a fait son choix, récompensant le réalisateur britannique Ken Loach avec la Palme d’or pour son film Moi, Daniel Blake. Jean-Pierre Léaud, lui, a reçu une Palme d’honneur pour sa carrière, au cours de la cérémonie de clôture du 69e Festival de Cannes, présentée par l’acteur Laurent Lafitte.

La Palme d’or à Moi, Daniel Blake, du Britannique Ken Loach

Six fois primé à Cannes, où il avait déjà reçu la Palme d’or en 2006 pour Le vent se lève, Ken Loach, 79 ans, raconte l’histoire d’un menuisier qui se bat pour obtenir l’aide sociale. Moi, Daniel Blake n’est pas une satire d’un système absurde. Ken Loach n’est pas un humoriste, c’est un homme en colère, et le parcours de l’ouvrier privé de travail et de ressources est filmé avec une rage d’autant plus impatiente qu’elle est impuissante.
Il a profité de son temps de parole, lors de la cérémonie de clôture, pour attaquer « les pratiques néo-libérales qui ont entraîné dans la misère des millions de personnes, de la Grèce au Portugal, avec une petite minorité qui s’enrichit de manière honteuse ».
"Un autre monde est possible, et nécessaire" #IDanielBlake #Cannes2016 #PalmedOr https://t.co/P1iOUfa11u
— annamoreau (@Anna Moreau) ime




lundi 25 mai 2015

«Zine li fik» (Much Loved) ou la réalité qui fait mal


Ali Fkir, Internationaliste marocain, 25/5/2015


 Nabil Ayouch vient de jeter un véritable pavé dans "la mare dormante " de la morale dominante. Le film « Zine Li Fik »( Much Loved ) a « scandalisé » plus d’un. Les « Cachez ce sein que je ne saurais voir » sont « choqués ». Ils crient : au scandale ! Il faut reconnaître que chacun de nous porte en lui l’âme de Tartuffe. Il est vraiment immortel ce personnage de Molière.
 
De quoi s’agit-il ?
D’après ce que j’ai lu, d’après les extraits (vidéos) que j’ai pus voir, le film met à nu, entre autres, une partie « intime » de la société marocaine, société où l’hypocrisie règne en maîtresse sans partage.
J’en ai déduit, que le film a mis, publiquement, en relief :
-         La « vulgarité » du langage de la rue, des bars, des palaces, des villas, des commissariats, des prisons, des casernes…langages utilisés avec zèle par ceux qui dispersent un sit in pacifique.
-         Le commerce florissant du sexe et de la drogue. D’aucuns feignent ignorer que c’est grâce à ce commerce (en grande partie) que nos « réserves » en devises fortes se portent bien. Les pétrodollars des orgies des émirs arabes et les euros des pédophiles occidentaux alimenentent les caisses de plus d’un.
-         La débauche sans commune mesure, de ceux qui sont sensés « protéger » les lieux saints du Moyen Orient
…et j’en passe.
 Bien ! A ma connaissance, le cinéma est désigné comme « 7ème art ». Indiscutablement, c’est un art ; art enfanté par l’évolution de l’Humanité, par le développement de la science et de la technologie. Il a constitué une révolution. Une révolution continue dans le temps, conquérante dans l’espace.
 Je ne suis pas un critique du cinéma. Mes adhésions aux « ciné-clubs » des années 60 sont insuffisantes pour que je puisse porter un « jugement de valeur » sur ce film. Malgré cela, je me permets de classer ce film dans ce qu’on appelle « le réalisme critique » mélangé au « naturalisme ». Je suis persuadé que le but de Nabil Ayouch n’est pas de proposer des « alternatives », ni de donner des leçons à qui que ce soit. Ce sera l’œuvre des éventuels engagés ,  qu’ils soient progressistes ou réactionnaires.
 Pour mieux comprendre la société marocaine dans sa complexité, l’Histoire fera de ce film une référence incontournable.