Affichage des articles dont le libellé est Cannes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cannes. Afficher tous les articles
lundi 23 mai 2016
lundi 25 mai 2015
«Zine li fik» (Much Loved) ou la réalité qui fait mal
Ali Fkir, Internationaliste marocain, 25/5/2015
Nabil Ayouch vient
de jeter un véritable pavé dans "la mare dormante " de la morale
dominante. Le film « Zine Li Fik »( Much Loved ) a
« scandalisé » plus d’un. Les « Cachez ce sein que je ne saurais
voir » sont « choqués ». Ils crient : au scandale ! Il
faut reconnaître que chacun de nous porte en lui l’âme de Tartuffe. Il est
vraiment immortel ce personnage de Molière.
De quoi s’agit-il ?
D’après ce que j’ai lu, d’après les extraits (vidéos)
que j’ai pus voir, le film met à nu, entre autres, une partie
« intime » de la société marocaine, société où l’hypocrisie règne en
maîtresse sans partage.
J’en ai déduit,
que le film a mis, publiquement, en relief :
-
La « vulgarité » du langage de la rue, des bars, des palaces,
des villas, des commissariats, des prisons, des casernes…langages utilisés avec
zèle par ceux qui dispersent un sit in pacifique.
-
Le commerce florissant du sexe et de la drogue. D’aucuns feignent
ignorer que c’est grâce à ce commerce (en grande partie) que nos
« réserves » en devises fortes se portent bien. Les pétrodollars des
orgies des émirs arabes et les euros des pédophiles occidentaux alimenentent les
caisses de plus d’un.
-
La débauche sans commune mesure, de ceux qui sont sensés
« protéger » les lieux saints du Moyen Orient
…et j’en passe.
Bien ! A ma connaissance,
le cinéma est désigné comme « 7ème art ».
Indiscutablement, c’est un art ; art enfanté par l’évolution de
l’Humanité, par le développement de la science et de la technologie. Il a
constitué une révolution. Une révolution continue dans le temps, conquérante dans
l’espace.
Je ne suis pas un critique du
cinéma. Mes adhésions aux « ciné-clubs » des années 60 sont
insuffisantes pour que je puisse porter un « jugement de valeur » sur
ce film. Malgré cela, je me permets de classer ce film dans ce qu’on appelle
« le réalisme critique » mélangé au « naturalisme ». Je
suis persuadé que le but de Nabil Ayouch n’est pas de proposer des
« alternatives », ni de donner des leçons à qui que ce soit. Ce sera
l’œuvre des éventuels engagés , qu’ils soient progressistes ou réactionnaires.
Pour mieux comprendre la société
marocaine dans sa complexité, l’Histoire fera de ce film une référence
incontournable.
Libellés :
Ali Fkir,
Cannes,
Nabil Ayouch,
PROSTITUTION
Inscription à :
Articles (Atom)
