mercredi 18 mars 2015
Rappel : aujourd'hui, 18 mars, rencontre avec le journaliste Omar Brouksy
Invitation : A Paris avec le journaliste Omar Brouksy
« Mohammed VI, derrières les masques ».
L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF
vous invite à une rencontre avec le journaliste et universitaire Omar
Brouksy.
Brouksy a été rédacteur en chef du Journal hebdomadaire,
titre phare de la presse écrite marocaine avant sa fermeture par les autorités
en janvier 2010, puis journaliste de l’Agence France Presse (AFP) jusqu’à 2014.
L’auteur du livre « Mohammed VI, derrière les masques »,
préfacé par Gilles Perrault, nous parlera notamment de la situation politique et
sociale quinze ans après l’accession au trône du roi Mohammed VI.
La place de la monarchie, le rôle de la religion dans la
légitimation du pouvoir politique, les espérances brisées du « nouveau règne »
et de l’après 20 février, ainsi que les violations des libertés individuelles
sont les principales thématiques qui seront abordées lors de cette rencontre
avec Omar Brouksy. L’actualité donne à cette rencontre un intérêt indéniable.
En janvier, les forces de l’ordre ont forcé la porte de
l’AMDH à Rabat pour arrêter deux journalistes qui tournaient un reportage pour
France 3. Juste après, les deux journalistes sont expulsés. En conséquence, le
jury du Prix Albert Londres a renoncé à l’organiser au Maroc. Le communiqué du
Prix précise : « les conditions – précaires – de la liberté de la presse dans le
royaume [du Maroc] sont de notoriété publique et le prix Albert-Londres ne
comptait certes pas les passer sous silence. Mais cette volonté systématique
d'obstruction au travail d'enquête de journalistes courageux et intègres fait
preuve d'un irrespect total à l'égard d'un métier et de valeurs que nous
défendons »[1]
Des journalistes sont en prison, d’autres sont
poursuivis par la justice. Plusieurs sont régulièrement intimidés, tandis qu’une
partie des journalistes est forcée à l’exil.
Omar Brouksy a vu juste en février 2013 quand il
déclarait : « Actuellement, les thématiques restent les mêmes, malgré la
nouvelle constitution, malgré le printemps arabe: l’autoritarisme, la
prééminence de la monarchie, la non-indépendance de la justice, les détentions
politiques (plus de cent militants du 20 février sont encore en prison), les
atteintes à la liberté d’expression, les pressions économiques qui continuent,
tout est toujours là. »[2]
La rencontre aura lieu le mercredi 18 mars 2015 à 18h30 à la Librairie Résistances (4, Villa Compoint 75017 Paris (Angle du 40, rue Guy Môquet) Station Métro Guy Môquet)
Pour tout contact : amdh.paris@gmail.com,
(+33) 06.18.66.15.58, www.amdhparis.org.
[2]
http://blog.lesoir.be/baudouinloos/2013/02/22/lhistoire-dun-journal-qui-deplaisait-au-roi-du-maroc/
Salutations militantes,
Pour le bureau de
l'AMDH-Paris/IDF
Libellés :
derrières les masques,
Le Maroc aujourd'hui,
Mohammed VI,
Omar Brouksy
mardi 17 mars 2015
7 ans déjà ! Ali Aarrass et la Belgique, une plaie toujours ouverte.
Par
Luk Vervaet, 17 /3/2015
Intro
Le 1 avril 2015, cela fera 7 ans qu'Ali Aarrass se trouve derrière les barreaux.
Pour la famille, pour ceux et celles qui se sont mobilisés pendant sept ans autour de cette affaire, pour ces 216.500 signataires de la pétition d'Amnesty International pour sa libération immédiate en 2014, c'est l'incompréhension, la déception, la colère face à une telle injustice.
Il y a plus.
Jusqu'à ce jour, l'assistance consulaire à laquelle la Belgique a été condamnée par deux fois par la justice belge n'a toujours pas pris d'effet.
L’État belge et le Ministre des affaires étrangères, Didier Reynders, avaient été condamnés à assurer une assistance consulaire à Ali Aarass le 3 février de l'année passée, par la décision du tribunal de première instance à Bruxelles. Reynders aurait pu se soumettre à cette décision. Mais il s'y est opposé et a fait appel. Huit mois plus tard, le 11 septembre 2014, la 3e chambre de la cour d’appel de Bruxelles a rejeté son appel. Le premier jugement a été confirmé, cette fois, sous peine d’ astreinte de cent euros par jour de retard dans le mois suivant le prononcé de l’arrêt.
Depuis,
les services consulaires belges au Maroc nous disent qu'ils essaient
d'obtenir une permission d'aller visiter Ali, mais que les autorités
marocaines ne l'accordent pas. Vous voyez, « la Belgique veut bien, mais
le Maroc ne veut pas ». Autrement dit, la Belgique échappe aux
sanctions prévues si elle n'exécutait pas le jugement. Pour connaître la
vérité, il suffit de demander : où sont les preuves des démarches de la
Belgique dans cette affaire ? Pourquoi n'avez-vous pas fait entendre,
ne fût-ce qu'une seule fois une seule phrase de protestation contre le
Maroc à ce sujet ?
On aurait encore pu croire les propos de la Belgique, si on n'avait pas été confronté à son attitude sept années durant.
Depuis sept ans, la famille et les ami(e)s d'Ali Aarrass ont connu l'intimidation, l'arbitraire, le mensonge, le double jeu, le calcul politique de la part des autorités, aussi bien marocaines, espagnoles que belges. En résumé, un cynisme et une inhumanité, qu'on aurait eu du mal à s'imaginer avant de l'avoir vécu personnellement.
L'affaire Ali Aarrass nous a appris que les droits et les protections des citoyens, garantis par les constitutions et les conventions de droits de l'homme, signées par les démocraties libérales européennes (et par le Maroc), sont mis de côté quand il s'agit de « guerre contre le terrorisme.» Là, tout semble permis. Y compris l'utilisation de la (double) nationalité comme arme supplémentaire pour pouvoir abandonner ou extrader illégalement des inculpés. On s'est retrouvé dans une zone de guerre où règnent l'état d'exception, le terrorisme d'état, appliqués contre une catégorie de personnes, inculpées de terrorisme. Et ce, dans une indifférence de plomb, voire de soutien d'une grande partie de l'opinion publique, à qui on a appris à vivre dans une peur permanente et à justifier tous les moyens, illégaux ou pas, prétendument pour éradiquer le terrorisme.
Dès le premier jour de son arrestation, Ali a clamé son innocence. Il déclare n'appartenir à aucune organisation, ni militaire, ni politique, ni religieuse. Il réfutera toute implication dans un quelconque projet terroriste. Position qu'il maintiendra, sans fléchir, tout au long de son incarcération et qu'il soutiendra par trois grèves de la faim.
Dans la psychose antiterroriste qui sévit dans le monde depuis quinze ans, l’expression « présumé innocent », ou « innocent, until proven guilty », comme disent les Américains, n'existe plus. Pour les inculpés, ces principes sacrés ont été remplacés par « Tu signes, c'est tout. »(1) Et au niveau de l'opinion publique par : « il n'y a pas de fumée sans feu », ou par : « mieux vaut ratisser large, même en sacrifiant des innocents, pour qu'aucun terroriste ne puisse s'échapper. »
Ainsi, comme nous le verrons, l'histoire d'Ali Aarrass est une histoire de « Guantanamo parmi nous ». Son cas ne diffère guère de celui de ces centaines d'innocents, kidnappés ou vendus aux Américains en Afghanistan et au Pakistan après 2001 pour être ensuite enfermés à Guantanamo, uniquement parce qu'ils se trouvaient au mauvais moment, au mauvais endroit.(2)
Son cas ne diffère pas non plus de celui de ces centaines de civils marocains innocents, qui ont été arrêtés et torturés après les attentats de Casablanca en mai 2003.(3)
Dans l'article qui suit, je reprends les événements qui ont marqué le calvaire d'Ali Aarrass. L'arrestation dans le cadre de l'affaire Belliraj; la torture blanche en Espagne ; l'extradition de l'Espagne vers le Maroc, malgré le non-lieu prononcé par la justice espagnole; la torture au Maroc ; l'abandon par la Belgique.
Dans la défense d'Ali Aarrass, je vous propose deux mots d'ordre qui devaient guider notre combat continu pour sa liberté.
Celui de Vittorio Arrigoni : « Stay human !»
Et celui de Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! »
Luk Vervaet 17 mars 2015
notes
(1) http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/morocco0613frsumandrecs.pdf
(2) A ce sujet, il suffit de lire quelques témoignages sur Guantanamo, dernièrement parus : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150122.OBS0547/les-carnets-de-guantanamo-journal-intime-d-un-prisonnier.html ou http://supermax.be/survivre-a-guantanamo-lhistoire-de-murat-kurnaz-jeune-turc-ne-en-allemagne-emprisonne-a-guantanamo-cinq-annees-denfer-dont-il-ressort-un-film-a-charge/
(3) Il y a plus dix ans que la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) écrivait : « Les autorités marocaines ont procédé durant les mois qui ont suivi les attentats de Casablanca à des milliers d’arrestations ; ces campagnes ont concerné l’ensemble du territoire et consisté parfois en de véritables rafles visant certains quartiers déshérités des périphéries des grandes villes, à Fès ou à Casablanca par exemple. Il sort des constatations des missions de la FIDH que les violences, y compris la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants, commises contre les personnes poursuivies, comme les atteintes au droit à un procès équitable, y compris les droits de la défense, qu’elles ont constatées sont flagrantes. » Rapport FIDH février 2004 http://www.fidh.org/IMG/pdf/ma379f-3.pdf .
Selon Amnesty International, après les attentats de Casablanca de 2003, « environ 1500 personnes ont été arrêtées, des centaines d’entre elles ont été sévèrement torturées, mais leurs plaintes n’ont pas été prises au sérieux par les autorités marocaines.. »
Le 1 avril 2015, cela fera 7 ans qu'Ali Aarrass se trouve derrière les barreaux.
Pour la famille, pour ceux et celles qui se sont mobilisés pendant sept ans autour de cette affaire, pour ces 216.500 signataires de la pétition d'Amnesty International pour sa libération immédiate en 2014, c'est l'incompréhension, la déception, la colère face à une telle injustice.
Il y a plus.
Jusqu'à ce jour, l'assistance consulaire à laquelle la Belgique a été condamnée par deux fois par la justice belge n'a toujours pas pris d'effet.
L’État belge et le Ministre des affaires étrangères, Didier Reynders, avaient été condamnés à assurer une assistance consulaire à Ali Aarass le 3 février de l'année passée, par la décision du tribunal de première instance à Bruxelles. Reynders aurait pu se soumettre à cette décision. Mais il s'y est opposé et a fait appel. Huit mois plus tard, le 11 septembre 2014, la 3e chambre de la cour d’appel de Bruxelles a rejeté son appel. Le premier jugement a été confirmé, cette fois, sous peine d’ astreinte de cent euros par jour de retard dans le mois suivant le prononcé de l’arrêt.
Depuis,
les services consulaires belges au Maroc nous disent qu'ils essaient
d'obtenir une permission d'aller visiter Ali, mais que les autorités
marocaines ne l'accordent pas. Vous voyez, « la Belgique veut bien, mais
le Maroc ne veut pas ». Autrement dit, la Belgique échappe aux
sanctions prévues si elle n'exécutait pas le jugement. Pour connaître la
vérité, il suffit de demander : où sont les preuves des démarches de la
Belgique dans cette affaire ? Pourquoi n'avez-vous pas fait entendre,
ne fût-ce qu'une seule fois une seule phrase de protestation contre le
Maroc à ce sujet ?On aurait encore pu croire les propos de la Belgique, si on n'avait pas été confronté à son attitude sept années durant.
Depuis sept ans, la famille et les ami(e)s d'Ali Aarrass ont connu l'intimidation, l'arbitraire, le mensonge, le double jeu, le calcul politique de la part des autorités, aussi bien marocaines, espagnoles que belges. En résumé, un cynisme et une inhumanité, qu'on aurait eu du mal à s'imaginer avant de l'avoir vécu personnellement.
L'affaire Ali Aarrass nous a appris que les droits et les protections des citoyens, garantis par les constitutions et les conventions de droits de l'homme, signées par les démocraties libérales européennes (et par le Maroc), sont mis de côté quand il s'agit de « guerre contre le terrorisme.» Là, tout semble permis. Y compris l'utilisation de la (double) nationalité comme arme supplémentaire pour pouvoir abandonner ou extrader illégalement des inculpés. On s'est retrouvé dans une zone de guerre où règnent l'état d'exception, le terrorisme d'état, appliqués contre une catégorie de personnes, inculpées de terrorisme. Et ce, dans une indifférence de plomb, voire de soutien d'une grande partie de l'opinion publique, à qui on a appris à vivre dans une peur permanente et à justifier tous les moyens, illégaux ou pas, prétendument pour éradiquer le terrorisme.
Dès le premier jour de son arrestation, Ali a clamé son innocence. Il déclare n'appartenir à aucune organisation, ni militaire, ni politique, ni religieuse. Il réfutera toute implication dans un quelconque projet terroriste. Position qu'il maintiendra, sans fléchir, tout au long de son incarcération et qu'il soutiendra par trois grèves de la faim.
Dans la psychose antiterroriste qui sévit dans le monde depuis quinze ans, l’expression « présumé innocent », ou « innocent, until proven guilty », comme disent les Américains, n'existe plus. Pour les inculpés, ces principes sacrés ont été remplacés par « Tu signes, c'est tout. »(1) Et au niveau de l'opinion publique par : « il n'y a pas de fumée sans feu », ou par : « mieux vaut ratisser large, même en sacrifiant des innocents, pour qu'aucun terroriste ne puisse s'échapper. »
Ainsi, comme nous le verrons, l'histoire d'Ali Aarrass est une histoire de « Guantanamo parmi nous ». Son cas ne diffère guère de celui de ces centaines d'innocents, kidnappés ou vendus aux Américains en Afghanistan et au Pakistan après 2001 pour être ensuite enfermés à Guantanamo, uniquement parce qu'ils se trouvaient au mauvais moment, au mauvais endroit.(2)
Son cas ne diffère pas non plus de celui de ces centaines de civils marocains innocents, qui ont été arrêtés et torturés après les attentats de Casablanca en mai 2003.(3)
Dans l'article qui suit, je reprends les événements qui ont marqué le calvaire d'Ali Aarrass. L'arrestation dans le cadre de l'affaire Belliraj; la torture blanche en Espagne ; l'extradition de l'Espagne vers le Maroc, malgré le non-lieu prononcé par la justice espagnole; la torture au Maroc ; l'abandon par la Belgique.
Dans la défense d'Ali Aarrass, je vous propose deux mots d'ordre qui devaient guider notre combat continu pour sa liberté.
Celui de Vittorio Arrigoni : « Stay human !»
Et celui de Stéphane Hessel : « Indignez-vous ! »
Luk Vervaet 17 mars 2015
notes
(1) http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/morocco0613frsumandrecs.pdf
(2) A ce sujet, il suffit de lire quelques témoignages sur Guantanamo, dernièrement parus : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150122.OBS0547/les-carnets-de-guantanamo-journal-intime-d-un-prisonnier.html ou http://supermax.be/survivre-a-guantanamo-lhistoire-de-murat-kurnaz-jeune-turc-ne-en-allemagne-emprisonne-a-guantanamo-cinq-annees-denfer-dont-il-ressort-un-film-a-charge/
(3) Il y a plus dix ans que la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) écrivait : « Les autorités marocaines ont procédé durant les mois qui ont suivi les attentats de Casablanca à des milliers d’arrestations ; ces campagnes ont concerné l’ensemble du territoire et consisté parfois en de véritables rafles visant certains quartiers déshérités des périphéries des grandes villes, à Fès ou à Casablanca par exemple. Il sort des constatations des missions de la FIDH que les violences, y compris la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants, commises contre les personnes poursuivies, comme les atteintes au droit à un procès équitable, y compris les droits de la défense, qu’elles ont constatées sont flagrantes. » Rapport FIDH février 2004 http://www.fidh.org/IMG/pdf/ma379f-3.pdf .
Selon Amnesty International, après les attentats de Casablanca de 2003, « environ 1500 personnes ont été arrêtées, des centaines d’entre elles ont été sévèrement torturées, mais leurs plaintes n’ont pas été prises au sérieux par les autorités marocaines.. »
(Document - España. Temor de
devolución/temor de tortura. Ali Aarras, Mohamed el Bay)
Publié par
Luk Vervaet
à
10:55
*Articles & Comments in Dark times
Genève — Des centaines de personnes de la communauté sahraouie en Europe ont organisé en marge de la 28ème session du conseil des droits de l'homme de l'ONU, une manifestation à Genève pour demander la protection des droits de l'homme au Sahara occidental, a-t-on appris de source de la représentation du Front Polisario en suisse. Les manifestants ont brandi des banderoles et scandé des slogans demandant le respect des droits de l'homme au Sahara occidental et l'extension du mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental) à cette mission. La manifestation a compté la présence de Maima Abdelsalam, représentante du Front Polisario en Suisse, Ghalia Djimi, vice-président de l'Association sahraouie des victimes de graves violations des droits de l'homme (ASVDH), Sidi Brahim Kharachi, du bureau de la communauté sahraouie en Europe et des partisans de la cause sahraouie.
Sahara Press Service (El Aaiun), 16/3/2015
Genève — Des centaines de personnes de la communauté sahraouie en Europe ont organisé en marge de la 28ème session du conseil des droits de l'homme de l'ONU, une manifestation à Genève pour demander la protection des droits de l'homme au Sahara occidental, a-t-on appris de source de la représentation du Front Polisario en suisse.
Les manifestants ont brandi des banderoles et scandé des slogans demandant
le respect des droits de l'homme au Sahara occidental et l'extension du mandat
de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l'organisation du référendum au
Sahara occidental) à cette mission.
La manifestation a compté la présence de Maima Abdelsalam, représentante du
Front Polisario en Suisse, Ghalia Djimi, vice-président de l'Association sahraouie
des victimes de graves violations des droits de l'homme (ASVDH), Sidi Brahim
Kharachi, du bureau de la communauté sahraouie en Europe et des partisans de la
cause sahraouie.
Crans Montana : Ban Ki-moon recadre le Maroc, il n'a délégué personne pour le représenter
Ban Kimoon a démenti avoir été représenté au Forum de Crans-Montana à Dakhla
Par MT, liberté Algérie, 17/3/2015
Dans une note adressée aux correspondants de presse, l'ONU a
pris le soin de préciser que son secrétaire général “a été invité à ce
forum, mais a informé son président qu'il ne pouvait pas y assister”. La
même source a ajouté que Ban Ki-moon “n'a pas délégué M. Philippe
Douste-Blazy ou quelqu'un d'autre pour le représenter, lui ou les
Nations unies”.
| DR |
Aussi, l’ONU a mis l’accent sur le fait que Philippe Douste-Blazy, qui
occupe le poste de conseiller spécial du secrétaire général sur les
financements innovants, participe au forum “exclusivement à titre
privé”. La note de presse des Nations unies rappelle également : “Alors
que Dakhla est décrite dans les matériaux du forum comme étant une ville
du Maroc, le statut définitif du Sahara occidental fait l'objet d'un
processus de négociations mené sous les auspices du secrétaire général,
conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.” Cette
précision de l’ONU prend toute son importance à l’approche de la réunion
du Conseil de sécurité, prévue à la fin du mois, pour statuer sur le
mandat de la Minurso, quant à son renouvellement et également
l’introduction de mécanismes de contrôle des droits de l’homme au Sahara
occidental.
Par ailleurs, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et
africaines, Abdelkader Messahel, a interpellé samedi soir le Conseil de
sécurité des Nations unies pour qu’il assume ses responsabilités quant à
la nécessité de parachever le processus de décolonisation du Sahara
occidental. “Le Conseil de sécurité doit prendre ses responsabilités
quant au parachèvement du processus de décolonisation du Sahara
occidental”, a indiqué M. Messahel, qui était l'invité de l'émission
“Sur le fil” de la chaîne Canal Algérie de la Télévision nationale. Il a
notamment rappelé que l'autodétermination est l'un des “principes
fondamentaux et clés” de la charte des Nations unies consacrant le choix
des peuples de disposer d'eux-mêmes. Le numéro deux du MAE a précisé
que “la responsabilité est sur le Conseil de sécurité, et c'est à ses
membres de faire aboutir le processus tel qu'il est défini et décrit par
les Nations unies”, ajoutant qu'“il reste à ce dernier lors de sa
prochaine réunion à mettre les mécanismes et les moyens pour faire en
sorte que ce processus puisse aboutir”. Il a appelé à ce propos le
Conseil de sécurité à “faire pression sur les uns et les autres pour
faire aboutir le processus qui était engagé, à savoir l'organisation
d'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui”.
Dans ses différentes résolutions, l'ONU a toujours appelé les deux
parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à continuer à œuvrer
sous son égide, à travers des négociations directes et sans préalable, à
une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable,
garantissant le droit du peuple du Sahara occidental à
l'autodétermination
lundi 16 mars 2015
C'est contre ce massacre que l'AMDH manifestera le samedi 21 mars - journée mondiale des forets à Rabat !
![]() |
C'est
pour cette raison que l'AMDH manifestera le samedi 21 mars - journée mondiale des
forêts à Rabat !
Bref reportage réalisé par nos militants AMDH khénifra
|
Visite à Naama
Visite à Naama
Rabat-Salé 12-16 Janvier 2015
Quelques impressions de Maryse
Je fais aujourd’hui ma première
visite à Naama, prisonnier politique Sahraoui à Rabat-Salé, dans sa cinquième année de détention sur les trente ans de condamnation.
Michel et moi arrivons à Rabat vers
12 heures : ce petit aéroport sur fond de végétation méditerranéenne parle à mon cœur : ce pourrait être un
beau voyage. Mais je sais pour qui je viens
et cela m’assombrit .
En taxi nous partons directement
pour Salé. Michel, habitué de ces visites, conduit le chauffeur jusqu’à la
petite porte d’entrée après avoir longé
trois des murs de la prison, impressionnante par
son immensité ; et je vois
qu’on en construit une autre aussi
grande, de l’autre côté de la rue,
« pour les mineurs » me dira Naama : de quoi
s’interroger sur ces sociétés de tous horizons qui enferment pour se
protéger… Beaucoup de femmes et quelques
hommes attendent déjà devant la
porte avec de grands sacs : c’est
le ravitaillement de leur prisonnier pour
la semaine. Sont là aussi quelques très jeunes enfants.
Ma crainte grandit : comment
sera-t-on accueilli de l’autre côté de
cette porte ? Il est 13 h ; c’est l’heure de la visite. Le personnel
est un peu languissant. Une femme prend nos passeports et les garde. On attend pendant plus de trois quarts d’heure dans une
sorte d’immense couloir à ciel ouvert qui entoure les quartiers, avec des murs très hauts surmontés de
barbelés, avant d’accéder à une série de
pièces d’attente successives : d’abord un
sas pour la fouille des dames puis une autre pièce où les nombreux
visiteurs attendent, assis sur de
longs bancs en ciment, qui précède le
même type de salle où officie un gardien,
un « caporal » qui hurle des noms qu’on ne comprend pas : une fournée de
visiteurs se lèvent et disparaissent. Notre tour viendra après que Michel se soit manifesté auprès du crieur ; il nous fait
signe : on traverse deux salles
jusqu’à une grille où on attend. Mon cœur bat : Naama sera-t-il
là ?
On arrive dans une sorte de grande « salle des fêtes » de béton par
une scène surélevée : c’est le parloir collectif. Une foule occupe
la surface en contrebas de la scène ;
les gens sont assis par
famille autour d’une table de jardin en
plastique avec six ou huit fauteuils.
Les prisonniers arrivent aussi par paquets d’un espace ménagé au fond
de la salle. Chacun retrouve sa famille, on s’étreint longuement, on pleure, on
s’embrasse. La joie des retrouvailles se
lit sur les visages : qui est prisonnier, qui est libre ?
Sur le côté, dans un angle, deux hommes se lèvent et viennent jusqu’à
nous : ce sont des Sahraouis souriants
qui nous accueillent. Naama n’est pas là, ils nous apprennent qu’il est encore malade
ce matin, avec d’autres de leurs camarades.
Ils nous installent autour d’une
table. Une dame des plus âgées, en visite, me serre longuement dans ses bras et me tiendra la
main de longs moments.
Naama arrive plus tard dans son grand manteau, la tête protégée par la capuche. Il est
fiévreux mais tout sourire. Tous les Sahraouis (ils sont là 23) viendront les uns après les autres, contents de nous voir, comme leur famille, et
nous embrassent quatre fois. On partage
les papillotes, les dattes, et un thé venu d’une de leurs cellules !
Je n’ai pas vu Naama depuis six ans. Mais dès
que nous serons seuls avec lui, la conversation s’engagera tout naturellement
comme de vieux amis : d’abord Claude, le monde… les attentats (il y a
quelques jours seulement), la géopolitique car il lit beaucoup : journaux,
livres, il est bien informé ! Nous serons là jusqu’à midi ; personne
n’a contrôlé. Naama jouit manifestement d’une bonne audience auprès du nouveau
directeur (les années auparavant les visites étaient strictement
limitées à une heure). Il en sera
ainsi tous les matins pendant nos cinq
jours de présence à Rabat, de 9h-9h30 à 12 h-12 h 30.
Pendant que nous parlons, je regarde
autour de moi, cette salle immense déguisée en salle de spectacle, mais qui ne
verra jamais un seul artiste : la scène n’est là que pour surveiller,
donner des consignes. À chaque fin de visite — toutes les heures,
la sirène vibre cruellement, un
lot de visiteurs fait place à un autre dans un
bruit assourdissant de tables et de chaises remuées. Les familles se
retrouvent à 6 ou 8 avec leurs prisonniers ; il y a là des petits
enfants, des grands-parents, des jeunes
et des moins jeunes. Ce sont tous des
prisonniers de droit commun nettement
séparés des 23 Sahraouis qui eux
sont traités comme des prisonniers politiques, droit
obtenu de haute lutte par deux longues
grèves de la faim. Mais ils sont très loin de leurs familles et donc les visites sont rares. Toutes ces
« visites » se font sans incident ; les gens sont
disciplinés mais tendus et on a du mal à
se quitter. Pourtant, je n’ai remarqué aucun regard hostile vers notre groupe qui bénéficie d’un long
temps de visite.
Ce parloir très particulier me fait
penser à une de ces « vitrines » que le Maroc aime montrer à sa population et aussi au monde extérieur : «
Voyez, nous traitons bien nos
prisonniers ! », mais nous savons, nous,
que la torture existe, que les délais de jugement sont très longs, que
les conditions de détention sont horribles
dans certains quartiers surpeuplés, sans couverture, sans hygiène,
d’après Naama. C’est exactement comme les affiches publicitaires du bord de mer cachant l’arrière-pays souvent
misérable.
Les Sahraouis savent gérer leur temps de prison ; certains
ont pu travailler intellectuellement
pour préparer le bac ou faire du
droit. Là encore, l’effet
« vitrine » laisse entrer les livres et quelques enseignants bénévoles, mais pas le courrier !
Aucune lettre n’a jamais été transmise à
Naama par l’intermédiaire de la Croix
Rouge par exemple.
Naama a réussi à souder son groupe, à
obtenir, sans compromission, une certaine liberté d’action et de mouvement à l’intérieur de la
prison. Aucun de ces prisonniers, lourdement condamnés par un tribunal
militaire alors qu’ils sont civils, de
20 ans à la perpétuité pour des assassinats qu’ils n’ont pas commis et que
ce sont des pacifistes.
Finalement, toute cette ambiance
carcérale infernale apparaît sous un jour assez bon enfant… un comble alors que
chaque prisonnier vit le drame de la séparation, de l’enfermement, dont il ne
connaît pas l’issue !
On ressort de là étourdi, ému ;
on mesure mieux la monstruosité de ce
bâtiment qui cache 4.700 prisonniers et accueille mille visiteurs par jour.
Tout un petit peuple vit dans et aux abords de la prison ; au dehors, la vie est normale : les
taxis vont et viennent, les bars et les cafés accueillent les visiteurs, les
commerces fonctionnent ; on ne sait plus très bien où est la normalité.
Pour nous aussi la séparation sera
difficile et émouvante : quand nous reverrons-nous ; y aura-t-il une septième visite ? Quand
finira ce cauchemar lié au bon vouloir
de quelques-uns ? Seul Naama est
confiant et nous gratifie de son grand sourire d’espérance.
Libellés :
effet vitrine,
Salé,
Visite à Naama
dimanche 15 mars 2015
FABIUS AU MAROC : UNE LUTTE A LA FOIS CONTRE LE TERRORISME ET LA JUSTICE
Par SURVIE, 15/3/2015
Après le Tchad et le Cameroun en février, c'est au Maroc
que Laurent Fabius se rend pour, au nom de la lutte contre le terrorisme,
renforcer les liens avec un régime criminel. Après avoir provoqué un tollé en
assurant l'impunité à des tortionnaires marocains présumés, le gouvernement
français enfonce le clou, à quelques semaines du vote au Conseil de
séc
urité de l'ONU sur la mission déployée au Sahara
occidental.
Laurent Fabius se rend à Rabat en visite officielle, ces
lundi 9 et mardi 10 mars, pour, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, des
discussions « sur les ambitions renouvelées du partenariat franco-marocain :
lutte contre le dérèglement climatique, lutte contre le terrorisme et prévention
de la radicalisation, sécurité et développement en Méditerranée comme en
Afrique ». De quoi parle-t-on, et surtout avec qui ?
Le « développement » du Maroc se fait entre autres sur
le bradage des ressources naturelles du Sahara occidental, occupé illégalement,
tandis que la puissante Société Nationale d'Investissement (SNI), détenue
majoritairement par la famille royale, et 700 filiales d'entreprises françaises
réalisent dans le pays des bénéfices colossaux dont ne restent que quelques
miettes pour la population.
Sans doute pour lutter contre le dérèglement climatique,
les autorités marocaines multiplient les permis d'exploration et d'exploitation
d'énergies fossiles dans le Sahara occidental, où la répression est systématique
pour les organisations qui militent en faveur des droits humains ; des droits
dont la surveillance ne fait toujours pas partie du mandat de la mission de
l'ONU sur place, la MINURSO. Alors que fin avril aura lieu au Conseil de
sécurité de l'ONU le vote de prolongation de cette mission, cette visite de
Fabius laisse présager le renouvellement de l'appui indéfectible de la France à
la monarchie chérifienne sur ce dossier.
Enfin, comme au Cameroun et au
Tchad où Laurent Fabius s'est rendu en février, la « lutte contre le
terrorisme » est une fois de plus le prétexte parfait pour assurer un régime
anti-démocratique (et même tortionnaire [1]) de « l'amitié » française, bien que
celle-ci soit assurément la meilleure garantie de la radicalisation violente que
Paris dit redouter en Afrique et au Moyen-Orient.
Contact presse : ophelie.latil@survie.org
/ 01 44 61 03 25 / www.survie.org
Obsèques du camarde Raymond Durand
Par Moha Oukziz, 15/3/2015
Avec tristesse nous avons
appris, dans le Comité de Soutien en France aux Prisonniers Politiques au Maroc,
le décès de notre camarade Raymond Durand, le vendredi 13 mars 2015 à l'Hôpital
d'Albi.
Ses obsèques auront lieu, le
mardi 17 mars au crématoire d'Albi à 14H.
Raymond était de tous les
combats, ancien membre du bureau fédéral du PCF81, membre de la section PCF
Lavaur, ancien président de la CNL81, ouvrier agricole communiste dans l'âme et
dans la pratique. Raymond était de toutes les luttes y compris le soutien et
solidarité avec les peuples pour leur émancipation contre le capitalisme.
Il a soutenu avec force la
lutte des prisonniers politiques au Maroc.
Nous présentons nos condoléances
à ses amis, ses camarades et sa famille et nous partageons avec eux la douleur
d'adieu à ce grand militant.
Repose toi en paix Raymond ,
nous ne t'oublierons jamais.
Moha Oukziz pour le Comité de
Soutien en France aux Prisonniers Politiques au Maroc.
Libellés :
décès de Raymond Durand
Le calvaire d’un enfant torturé pendant 6 mois révèle les failles de la kafala
Un petit garçon a été gravement maltraité par sa tutrice pendant 6 mois à Meknès. Un fait divers qui met en lumière les failles de la procédure de la kafala.
Le 23 février dernier, tard dans la soirée, le procureur du tribunal de la
Cour d’appel de Meknès amène un enfant de 5 ans et demi au centre Le Nid de la
Fondation Rita Zniber à l’hôpital Mohammed V, qui accueille des enfants et
adolescents non adoptés. Le petit Aymane est dans un état grave : son corps
porte les traces des sévices qui lui ont été infligés pendant près de six mois.
Brûlures, coups, et abus sexuels graves. « Il est extrêmement
traumatisé », nous explique une membre de la Fondation Rita
Zniber. Elle précise que quelques jours plus tôt, la directrice de la crèche
avait remarqué que l’enfant, en arrivant à l’école, avait du mal à marcher.
Les failles de la kafala
Sauf que ce n’est pas sa mère qui lui a infligé ces tortures, mais sa
tutrice. La Fondation Rita Zniber nous confirme qu’il s’agit d’une
ancienne employée au tribunal de Meknès et mutée à Ifrane, désormais
incarcérée. Elle avait obtenu la kafala (prise en charge) du petit garçon il y
a un peu moins de six mois.
Une kafala qui lui a été accordée par la Cour d’appel de Meknès, indique la
Fondation Rita Zniber, qui explique que les deux premières demandes de cette
femme n’avaient pas abouti. Dans un premier temps, l’assistante sociale
de la Fondation (qui aide les familles désirant prendre un enfant en kafala) a
refusé de présenter son dossier et dans un deuxième temps, le tribunal de
première instance de Fès a également dû le refuser, puisque le dossier est
ensuite passé en appel. Une source proche du dossier précise qu’« il
était clair que cette femme avait des problèmes psychologiques. En outre, sa
situation familiale n’était pas claire. Elle changeait de version tout le
temps : un jour elle était mariée, une autre fois divorcée, puis à nouveau
en couple. L’assistante sociale a donc refusé ».
Aucun contrôle du bien-être de l’enfant
Comment alors la Cour d’appel de Fès a-t-elle donc pu l’autoriser à prendre
en charge Aymane ? C’est la question que se pose la Fondation Rita Zniber, pour
qui ce drame met en lumière les deux maillons faibles principaux de la
procédure de kafala: l’absence d’évaluation psychologique des candidats, et le
manque de suivi dans la prise en charge des enfants.
Ainsi, aucune assistante sociale ne s’est déplacée, pendant ces 6 mois, pour
s’assurer du bien-être de l’enfant dans son nouveau foyer. Fatim-Zohra Alami,
présidente d’Osraty, association marocaine des parents kafil (tuteurs
adoptifs), explique que la loi 15-01 sur la kafala des enfants abandonnés,
prévoit bien un contrôle, mais qu’en réalité, « il n’est quasiment
jamais fait ». Notre source à la Fondation Rita Zniber
estime que c’est surtout par manque de moyens : les assistantes sociales,
trop peu nombreuses, sont débordées.
Pas d’examen psychologique des futurs tuteurs
Mais cette affaire révèle aussi l’une des autres failles de la procédure,
indique Fatim-Zohra Alami. La loi ne prévoit pas d’examen ou d’évaluation
psychologique du futur tuteur : « Sont prévus une enquête sociale
(menée par l’assistante sociale) et une enquête de police ». Ensuite,
c’est au juge « de jouer le rôle de psychologue »,
explique-t-elle, avant d’ajouter : « Dans cette affaire, un juge
a joué son rôle en refusant la demande de kafala de cette femme, mais comment
se fait-il que la Cour d’appel le lui ait accordé ? C’est étrange. »
Le collectif Kafala (SOS Villages, Fondation Rita Zniber, Dar Atfal de Fès,
Osraty…) dont la porte-parole est Fatim-Zohra Alami, réclame une révision de la
loi depuis plusieurs années, et a notamment contacté à plusieurs reprises les
ministères de la Justice et de la Famille et de la solidarité. « Nous avons
de nombreuses revendications mais les premières concernent la protection
physique et psychologique des enfants ». Le collectif compte
saisir à nouveau le ministère de la Justice, mais aussi le CNDH, « car
nous savons que ce cas n’est pas isolé : il y en a d’autres, c’est juste
que la plupart des affaires passent »inaperçues » de la
justice ou des médias ». En plus des mauvais traitements, la
présidente d’Osraty explique, sans pouvoir donner de chiffres, « qu’il
n’est pas rare que des enfants donnés en kafala finissent à la rue ».
« C’est une catégorie très vulnérable en raison du manque
de contrôle », confirme Najia Adib, présidente de l’association
Touche pas à mes enfants (TPME). Elle se souvient particulièrement de deux
affaires impliquant des tuteurs indignes ; « une à Oujda il y a
quelques années, et une autre à Marrakech, où un enfant avait été enfermé
pendant deux ans sur une terrasse ». Me Mohamed
Adib, l’avocat de l’association, qui défend les enfants maltraités ou victimes
d’abus sexuels, nous apprend que la première audience du procès est prévue le
18 mars prochain, et que TPME et d’autres associations comptent se porter
partie civile.
Libellés :
ENFANTS,
Fondation Rita Zniber kafala Kafil
Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 8 au 15/3/2015
Crans
Montana, un forum basé sur un mensonge : Dakhla n’est pas une ville marocaine !
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- LE FORUM DE CRANS MONTANA SE TIENT À PARTIR D'AUJOURD’HUI À DAKHLA
- Sahara Occidental: Ban Ki-moon a interdit toute participation de représentants onusiens au Forum de Crans Montana
- Festival Crans Montana en terre occupée par le Maroc
- Informations sur Crans Montana et la Minurso publié par ARSO
- L’Union européenne dénonce la politique du gouvernement marocain et l’inacceptable forum de Crans Montana
Sahara Occidental :
Le Maroc n’a pas tenu sa promesse faite il y a un an, de veiller au respect des
droits de l’Homme...bien au contraire !
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- Sahara Occidental: Un prisonnier politique sahraoui entame une grève de la faim après son transfert à la prison d’Aït Melloul (Agadir)...
- Sahara Occidental: Les autorités d'occupation marocaine arrêtent Ali Salem Tamek, militant sahraoui des ddH, à Tan-Tan
- Maroc - Le ministère de l'intérieur s'apprête à reconnaitre une ONG proche du Polisario
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Maroc : panique, répression et crispation
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le 8 mars
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Ailleurs dans le monde
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- Forum Social Mondial 2015 en Tunisie
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- Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 1er au 8/3/2015
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