Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Association Survie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Association Survie. Afficher tous les articles

samedi 12 novembre 2016

Le Maroc intensifie sa politique de colonisation au Sahara Occidental


Publié le 9 novembre 2016 par Billets d’Afrique et d’ailleurs...

Après le cinglant désaveu des Accords de Libre Échange sur les produits agricoles et halieutiques entre le Maroc et l’UE, jugés illégaux en décembre 2015 par la Cour de Justice de l’UE puisque s’appliquant aux territoires du S O, et dans l’attente d’un résultat en sa faveur du pourvoi du Conseil Européen, Mohamed VI décuple son entreprise d’annexion. 

Après avoir violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu du 6 septembre 1991, au mépris des injonctions de l’ONU, par des opérations militaires en août 2016 dans la zone tampon de Gargarat, frontalière avec la Mauritanie au Sud du S O et démilitarisée depuis les accords du cessez le feu, le Maroc entreprenait en septembre dernier des travaux pour élargir la route conduisant aux zones libérées d’El Guergarat. Opération suivie par un raid aérien marocain sur la zone.

mardi 1 décembre 2015

Survie : Stop à l’état d’urgence et à l’interventionnisme français


1er décembre 2015 par Survie

Après les attentats qui ont ensanglanté Paris, l’association Survie souhaite exprimer sa profonde inquiétude face au tout sécuritaire que l’Assemblée nationale et le Sénat ont consacré par un rare unanimisme, résultat d’un dangereux aveuglement politique quant aux causes profondes des attentats. La condamnation sans ambiguïté de ces actes criminels ne doit pas empêcher d’interroger les facteurs qui ont créé un contexte favorable à de tels actes suicidaires et meurtriers.
Les réactions officielles jouent la carte de l’émotion patriotique et évacuent toute réflexion, tant sur les causes internes et externes de ces attentats que sur les conséquences à court et long terme de la suspension de droits parmi les plus élémentaires pendant la durée de l’état d’urgence, que le Gouvernement envisage déjà de prolonger au-delà des trois mois déjà actés par le Parlement.
En tant que mouvement social français, l’association Survie ne peut se montrer que profondément alarmée par les mesures sécuritaires et liberticides sans précédent déployées sur le territoire français. L’état d’urgence va bien au-delà d’une simple atteinte à l’État de droit, puisqu’il s’y substitue : perquisitions en dehors de tout contrôle judiciaire, dont certaines n’ont rien à voir avec la « lutte anti-terroriste », assignations à résidence arbitraires et désormais basées sur le « comportement », interdiction sous prétexte sécuritaire de la plupart des mobilisations à but politique alors que les événements sportifs et commerciaux de grande ampleur sont maintenues et encouragés par les autorités [1]. Le Parlement a également ajouté une disposition initialement absente de la loi de 1955 sur l’état d’urgence qui permet désormais de dissoudre des « associations ou groupements de fait » qui participent, aident ou incitent à commettre des « actes portant une atteinte grave à l’ordre public » - une dénomination floue qui peut arbitrairement englober toute forme de contestation.
En dépit d’annonces officielles prétendant éviter tout amalgame, ce durcissement sécuritaire sans précédent intervient dans un contexte de libération du racisme et de méfiance accrue vis-à-vis des migrant-e-s. Ces mesures sont issues directement de l’appareil répressif colonial [2] crime serait d’avoir la mauvaise religion, culture ou couleur de peau. Tout en prétendant protéger la démocratie et les libertés, elles sont une attaque frontale vis à vis des contre-pouvoirs et étouffent les voix individuelles et collectives qui voudraient s’élever contre elles.
Suites aux attentats de janvier 2015, l’empilement législatif dit « anti-terroriste » avait déjà été durci et les libertés individuelles attaquées par l’arsenal sécuritaire de la loi sur le renseignement [3], tandis que l’interventionnisme à l’étranger connaissait un nouveau tournant avec, depuis septembre, l’extension à la Syrie des frappes aériennes visant Daesh. Aujourd’hui le constat est sans appel : ces « réponses » n’ont pas permis d’éviter le massacre à Paris, n’ont pas permis de fragiliser l’État islamique et ont plutôt renforcé la détermination de certains de ses partisans à prendre la France pour cible.
Pour chercher d’autres réponses, il est nécessaire de questionner les ressorts du racisme, des inégalités et la politique étrangère de la France. Depuis plus de 50 ans, la France soutient des régimes criminels, précieux clients de l’industrie française de l’armement, producteurs de matières premières stratégiques, marchés juteux pour les entreprises françaises et parfois investisseurs opportuns en France.
La classe politique, prompte à voter de façon quasi unanime la prolongation et le durcissement de l’état d’urgence, n’est toujours pas parvenue à se saisir des enjeux de cette politique extérieure court-termiste et mortifère. Comme en matière de contrôle des opérations extérieures, lorsqu’ils sont consultés par l’exécutif [4], rares sont les parlementaires qui s’insurgent des alliances criminelles de notre État au nom d’intérêts économiques ou géostratégiques [5], ou encore à exiger un renforcement du contrôle parlementaire des exportations d’armes, réclamé depuis des années par les ONG

 Personne ou presque n’ose critiquer l’interventionnisme de l’armée française, vieille tradition impérialiste désormais parée des nouveaux habits de la « guerre contre le terrorisme », qui ne fait pourtant que renforcer la colère et parfois la "radicalisation" de celles et ceux qui subissent cette politique va-t-en guerre. Les expériences irakienne et libyenne le prouvent à suffisance, le résultat n’est que de provoquer un chaos meurtrier et fatal à toute évolution démocratique. Une semaine après les attentats de Paris, un symbole de l’absurdité et de la courte vue de la politique étrangère française est justement revenu au cœur de l’actualité. Ces dernières années, la France a en effet joué le rôle de pompier et de pyromane au Mali, en intervenant dans une situation qu’elle avait elle-même contribué à créer, par son soutien à des groupes dans le nord du pays et par la déstabilisation du Sahel engendrée par la guerre en Libye. Après les dizaines d’attaques et attentats recensés depuis le début de la guerre au Mali, dans une zone de plus en plus étendue, l’attentat à Bamako le 20 novembre dernier, le plus médiatisé, fut un nouvel exemple, tragique, de l’échec de cette politique.
L’association Survie est consternée et inquiète de l’intensification de cette politique guerrière au Moyen-Orient, doublée du récent engagement de l’Union Européenne à soutenir la France dans ses interventions africaines et des attaques sans précédents contre nos droits en France. Les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets, il est nécessaire de s’opposer à l’état d’urgence et d’ouvrir un débat national sur la politique étrangère de notre pays.
[1] La Quadrature du net a lancé une initiative collaborative de recensement des violences, abus et manifestations racistes liés à l’état d’urgence.
[2] L’état d’urgence est dans l’arsenal législatif depuis la guerre d’Algérie, date de sa première utilisation. Il est une des mises en pratique de la doctrine de guerre contre-insurectionnelle, développée, mise en pratique, puis enseignée par les militaires français des colonies. Cette doctrine a toujours désigné comme "ennemis de l’intérieur" les musulmans et les militants de gauche. Cf. L’ennemi intérieur, Mathieu Rigouste, La Découverte, 2011. Ou « Doctrine de guerre contre-révolutionnaire : une doctrine qui vous veut du bien », Billets d’Afrique n°243, février 2015
[3] Associations et syndicats se sont mobilisés en vain contre la loi votée ce printemps, qui venait déjà entériner un dangereux virage sécuritaire, au point que plusieurs d’entre eux ont déposé le 10 juillet un mémoire devant le Conseil constitutionnel
[4] Ce qui n’a pas été le cas pour l’Opération Barkhane, ce que Survie dénonce depuis plusieurs mois (cf. « Opération Barkhane : le prolongement de l’opération Serval en violation de la Constitution », communiqué de l’association Survie, 12 janvier 2015)
[5] Y compris lorsque certains de ces régimes ont des liens idéologiques et parfois financiers avec les groupes "terroristes" que la France entend parallèlement combattre (A ce sujet, voir "L’Arabie saoudite, sponsor de l’Etat islamique ? Oui, jusqu’en 2014", Justine Brabant, arretsurimages.net, 17/11/2015)

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 Salah Elayoubi


Dans cette affaire d'état d'urgence, le plus navrant reste la disparition du juge d'instruction, passé à la trappe et avec lui la défense des valeurs de la liberté et la présomption d'innocence. Pour preuve la multiplication des perquisitions "sauvages" menées par des policiers dont le moins que l'on puisse dire est que certains d'entre eux se comportent en parfaits voyous, tutoyant leurs victimes, les menaçant ou les terrorisant, en plus de démolir systématiquement les portes d'entrée des appartement, éventrant le mobilier, avant de quitter les lieux souvent bredouilles et sans même un soupçon d'explication ou d'excuses aux victimes stupéfaites et sous le coup de la terreur et la honte !
La démocratie française est-elle à ce point fragilisée ou mise en équation, pour que l'on porte ainsi atteinte aux valeurs de la démocratie française et qu'on s'inspire de méthodes dignes d'états voyous ?

dimanche 15 mars 2015

FABIUS AU MAROC : UNE LUTTE A LA FOIS CONTRE LE TERRORISME ET LA JUSTICE

Par SURVIE, 15/3/2015

Après le Tchad et le Cameroun en février, c'est au Maroc que Laurent Fabius se rend pour, au nom de la lutte contre le terrorisme, renforcer les liens avec un régime criminel. Après avoir provoqué un tollé en assurant l'impunité à des tortionnaires marocains présumés, le gouvernement français enfonce le clou, à quelques semaines du vote au Conseil de sécurité de l'ONU sur la mission déployée au Sahara occidental.
Laurent Fabius se rend à Rabat en visite officielle, ces lundi 9 et mardi 10 mars, pour, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, des discussions « sur les ambitions renouvelées du partenariat franco-marocain : lutte contre le dérèglement climatique, lutte contre le terrorisme et prévention de la radicalisation, sécurité et développement en Méditerranée comme en Afrique ». De quoi parle-t-on, et surtout avec qui ?
Le « développement » du Maroc se fait entre autres sur le bradage des ressources naturelles du Sahara occidental, occupé illégalement, tandis que la puissante Société Nationale d'Investissement (SNI), détenue majoritairement par la famille royale, et 700 filiales d'entreprises françaises réalisent dans le pays des bénéfices colossaux dont ne restent que quelques miettes pour la population.
Sans doute pour lutter contre le dérèglement climatique, les autorités marocaines multiplient les permis d'exploration et d'exploitation d'énergies fossiles dans le Sahara occidental, où la répression est systématique pour les organisations qui militent en faveur des droits humains ; des droits dont la surveillance ne fait toujours pas partie du mandat de la mission de l'ONU sur place, la MINURSO. Alors que fin avril aura lieu au Conseil de sécurité de l'ONU le vote de prolongation de cette mission, cette visite de Fabius laisse présager le renouvellement de l'appui indéfectible de la France à la monarchie chérifienne sur ce dossier.
Enfin, comme au Cameroun et au Tchad où Laurent Fabius s'est rendu en février, la « lutte contre le terrorisme » est une fois de plus le prétexte parfait pour assurer un régime anti-démocratique (et même tortionnaire [1]) de « l'amitié » française, bien que celle-ci soit assurément la meilleure garantie de la radicalisation violente que Paris dit redouter en Afrique et au Moyen-Orient.

Contact presse : ophelie.latil@survie.org / 01 44 61 03 25 / www.survie.org
 SURVIE – 107 Bd de Magenta, 75010 Paris
+331 44 610 325  –  survie.org

vendredi 16 janvier 2015

Charlie Hebdo : vigilance face aux dérives sécuritaires menées au nom de la guerre contre le terrorisme

Par Survie, 16/1/2015

Survie et ses membres se sont associés à la consternation générale face à l’assassinat des journalistes satiriques de Charlie Hebdo et de l’ensemble des victimes des attentats perpétrés du 7 au 9 janvier 2014. Au-delà de l’élan premier de solidarité face aux drames qui se sont joués, notre association se montre toutefois inquiète face à l’indignation sélective et à l’utilisation politique qui est en train d’être faite autour de ces événements par certains leaders de partis, membres du gouvernement, éditorialistes.

L’expression « notre 11 septembre à nous », afin de justifier une politique sécuritaire et militaire qui bat déjà son plein et qui risque d’empirer, au nom de la lutte contre le terrorisme, l’opposition des termes « civilisation » et « barbarie », l’expression récurrente du mot « guerre », la justification a posteriori des interventions militaires françaises dans le Sahel et au Proche-Orient, sont autant de dérives qui se sont manifestées ces derniers jours. Dans son combat contre la Françafrique et l’idéologie néocoloniale et raciste qui la sous-tend, Survie ne peut que se sentir concernée par la montée en puissance de ces discours néo-conservateurs.
Par ailleurs, la présence au défilé du 11 janvier à Paris de dictateurs africains tels qu’Ali Bongo (Gabon) et Faure Gnassingbé (Togo) et d’un représentant du président tchadien Idriss Déby nous est apparue particulièrement indécente. Plus que la liberté d’expression, , que ceux-ci bafouent régulièrement, on devine que leur présence, aux côtés des présidents malien et nigérien, avait pour objectif de légitimer les interventions militaires françaises récentes en Afrique, au Sahel en particulier.
Faut-il le rappeler, le 11 janvier marquait le 2ème anniversaire de la guerre menée par la France au Mali au nom de la lutte contre le terrorisme. C’était d’ailleurs au moment du lancement de cette intervention au Mali que le gouvernement avait précédemment utilisé la rhétorique de l’union nationale, et brandi la menace que constituaient pour la France les groupes armés du Sahel pour la justifier.
Deux ans après, l’objectif assigné n’est pas atteint et la guerre se poursuit avec, depuis août, le déploiement de l’opération Barkhane, sur 5 pays sahéliens, menée en violation de la Constitution puisque le Parlement ne l’a ni débattue ni n’en a voté la reconduction au-delà des quatre premiers mois. Avec une telle politique militariste, une multiplication des interventions françaises en Afrique et de par le monde – notamment au nom de la lutte contre le terrorisme, idéologie forgée par les néoconservateurs américains –, un contrôle migratoire de plus en plus dur, qui produit un nombre incalculable de drames et une politique fondée sur une économie néolibérale (avec des conséquences sur les budgets sociaux, l’éducation), le gouvernement actuel et ceux qui l’ont précédé, ainsi que les faiseurs d’opinion qui défendent cette politique, prennent le risque de contribuer, d’une certaine façon, à générer des vocations de terroristes qu’ils disent pourtant combattre. Cette alerte amène à ouvrir un débat complexe et exigeant qui ne peut se satisfaire de certains raccourcis entendus ces derniers-jours.
Au milieu du concert d’hommages et du rappel des divergences avec certaines prises de position de Charlie Hebdo, rappel qui ne justifie en rien cet acte mais renforce au contraire la mobilisation pour la liberté d’expression, nous laisserons le soin à Charb, l’ancien rédacteur en chef dont l’assassinat est aujourd’hui brandi pour justifier la lutte contre le terrorisme au Sahel, de tacler de façon corrosive et lucide la guerre française au Mali, dans un article paru quelques semaines après le déclenchement de l’opération Serval, fin janvier 2013.

 

Rappel : GUERRE AU MALI : 7 TRUCS ENERVANTS

Charlie Hebdo – 29 janvier 2013 – Charb
 

Le président Hollande était un un tocard, un indécis. Le président Hollande était un bulot scotché tout en bas des sondages de popularité. Et puis, d’un coup, parce que ce même président envoie les inutiles soldats du 14 juillet mater des barbus dans le nord du Mali, il devient un chef de guerre respecté de tous. L’effet magique de la guerre sur ces connards de journalistes ! Il est capable de tuer et d’envoyer se faire tuer au nom de la France, c’est vraiment pas un pédé ! On en est là. On en revient toujours là dès qu’un mouvement de troupe est annoncé par le chef suprême des armées. La pertinence de l’initiative sera discutée après. Comme on se lève tous pour Danette, on se lève tous pour la guerre. Réflexe pavlovien d’un peuple de roquets.
2. La guerre, l’odeur du sang des innocents et de la sueur des combattants a fait ressortir de son terrier Kouchner. En fait, ce sont les journalistes en manque de culottes de peau disposés à commenter la mort qui ont ramené à la lumière ce Gollum. Lorsqu’on manque de généraux à la retraite pour s’enthousiasmer d’une charge de blindés dans le désert, il y a Kouchner. Il n’est plus rien que le valet de quelque roi africain auquel il pense vendre ses conseils éclairés. En réalité le roi l’emploi comme bouffon. Comment des journalistes peuvent-ils encore interviewer sans pouffer, Kouchner ?
3. À aucun moment nous n’avons entendu des commentaires déplorant que l’initiative du président de la République allait mettre en danger la vie des otages ainsi que la vie des Français expatriés. À aucun moment il n’a été dit d’Hollande qu’il « mettait de l’huile sur le feu ». Il est vrai qu’Hollande n’a pas commis l’ignoble crime de provoquer les intégristes musulmans en dessinant Mahomet. Lui, les intégristes, il les tue. Ça semble beaucoup moins grave et moins irresponsable pour la classe politique, pour nos amis journalistes et pour la confrérie des pleurnichards expatriés que de publier des dessins rigolards dans Charlie Hebdo. Le rire tue plus certainement que la guerre… On s’en souviendra. La guerre fait bander les journalistes.
4. Parmi ceux qui soutiennent l’intervention au Mali, il y en a évidemment qui ont soutenu l’intervention en Libye. Sans voir que c’est la dévastation de la Libye qui a armé les terroristes du Mali du Nord… Les barbus se sont lourdement équipés grâce à l’intervention militaire brouillonne de Sarkozy en Libye. Hollande est en train d’essayer de réparer les inconséquences de son prédécesseur. Mais ce n’est pas poli de le dire.
5. On déplore que les armées de nos alliés africains soient si mal entraînées et équipées pour intervenir à l’extérieur. Il est temps de s’en préoccuper… Il se trouve que la plupart de nos alliés sont des dictateurs qui n’entretiennent pas une armée pour défendre leur pays contre des attaques extérieures, mais pour se maintenir au pouvoir contre leur peuple. Au mieux, leurs armées sont des milices privées. Mais ce n’est pas poli de le dire.

6. Non, non, non, la France n’est pas le gendarme de l’Afrique. Juré ! Et si elle joue ce rôle très momentané, c’est qu’elle y a été forcée par les événements. Mais, croyez-en toute la classe politique, la France gendarme de l’Afrique, c’est bien fini. Fabius nous le dit : « Nous n’avons pas vocation à rester éternellement au Mali. » Au Mali, non, partout ailleurs, oui. Pourquoi la France, qui n’est pas le gendarme de l’Afrique, maintient-elle ouvertes des gendarmeries en permanence au Tchad, en Centre-Afrique, à Djibouti, au Gabon, etc.? Lorsque que la sécurité de Bamako sera assurée, les casernes françaises qui vérolent tout le continent africain seront démantelées ? Rêve !
7. Hollande, qui est donc désormais un président couillu, est le seul président à soutenir la façon dont les forces algériennes ont œuvré pour libérer le complexe gazier des terroristes et d’un certain nombre des otages. Les spécialistes de la question militaires qui sont pour l’occasion largement interrogés par les médias français le confirme : tirer dans le tas était la meilleure chose à faire… Surtout ne pas chercher une autre réponse possible à l’agression des terroristes, les journalistes français ont censuré toute autre opinion. En temps de guerre, le journaliste est aux ordres sans qu’il soit besoin de lui en donner (on appelle ça du patriotisme). Il vous faudra choper une chaîne étrangère pour entendre un autre son de cloche et s’apercevoir, ô miracle, qu’il n’est pas toujours besoin de tuer les otages pour les libérer.