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mercredi 7 janvier 2015

Journée noire pour la liberté de la presse ...


L’attaque mortelle de ce matin par des hommes armés du bureau parisien du journal Charlie Hebdo constitue un assaut effrayant contre la liberté d’expression
Cette attaque, apparemment menée par des hommes armés et masqués, qui ont quitté les lieux après des échanges de coups de feu avec des policiers, aurait provoqué la mort de 12 personnes et blessé plusieurs autres dans les locaux de l’hebdomadaire.
« Ceci constitue une journée noire pour la liberté d’expression et une culture médiatique vibrionnante. Mais surtout, c’est une terrible tragédie humaine » a déclaré Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique.
« C’est une manœuvre atroce qui visait à tuer des journalistes, à mettre un terme à la liberté de la presse et à générer la peur. Cela doit être fermement condamné et les autorités françaises doivent garantir que tous les responsables seront traduits en justice en bénéficiant d’un procès équitable. Les journalistes qui sont menacés doivent être protégés et doivent avoir la possibilité de faire leur travail sans craindre une violence meurtrière ».
Charlie-Hebdo, un hebdomadaire satirique basé à Paris a suscité la controverse ces dernières années en publiant des caricatures considérées comme insultant l’islam.
Amnesty International tient à faire remarquer que la liberté d’expression s’étend aux idées de toutes sortes, y compris celles qui pourraient être considérées comme insultantes ou offensantes.
Suite à l’attaque de ce matin, le gouvernement français a convoqué une réunion de sécurité et a élevé le niveau d’alerte terroriste du pays au plus haut niveau.
Amnesty International va continuer à suivre de près la situation et la réponse du gouvernement.
© Antoine Antoniol/Getty Images

Les agents secrets marocains traquent les jihadistes en Espagne


Un expert espagnol confiait la semaine dernière que la coopération anti-terroriste entre le Maroc et l’Espagne a atteint « un niveau jamais vu ». Et c’est le moins que l’’on puisse dire. La presse ibérique révèle la participation d’agents secrets marocains à des opérations de traque des jihadistes chez le voisin du Nord. La coopération est si avancée que les deux royaumes réfléchissent ensemble à de nouvelles techniques d’enquête. Détails.

Les agents de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) participent en Espagne à des opérations de traque des jihadistes, révèle El Pais, citant des sources officielles espagnoles. Non armés, leurs tâches consistent essentiellement à recueillir des informations et assister aux coups de filets. La dernière opération menée le 16 décembre dernier a abouti à l’arrestation de deux hommes à Castillo et quatre autres à Melilla et Barcelone qui contactaient les jeunes via Whatsapp pour les endoctriner et les envoyer combattre sous la bannière de l’Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

Police espagnole également au Maroc
Selon le quotidien espagnol, c’est la première fois que des sources officielles locales reconnaissent la présence des services secrets marocains sur le territoire ibérique. En effet, la constitution d’équipes mixtes se fait généralement très discrètement. C'est souvent lors des démantèlements de cellules jihadistes que la presse apprend que certaines opérations sont menées conjointement. « Il ya seulement deux ans, cela était impensable. C’est une preuve de confiance et cette manière de coopérer semble efficace », assure un responsable du Commissariat général d’information de la police.
Par ailleurs, El Pais révèle également qu’un commissaire de police espagnol a récemment été au Maroc, prenant part à des opérations anti-terroristes en lien avec des cellules établies en Espagne. « La collaboration est totale. Nous avons avancé jusqu’à des niveaux que nous avions jamais imaginés. Ils [les Marocains, ndlr] sont aussi intéressés que nous. Nous savons clairement que nous sommes menacés et devons travailler ensemble », a déclaré un responsable opérationnel de la police.

Rabat et Madrid réfléchissent à de nouveaux outils et techniques d’enquête
Et cet élan de coopération bilatérale est le même sur le plan juridique. « Nous avons besoin de couper ce flux de combattants vers la Syrie et l’Irak qui s’étend ces derniers temps aux mineurs. Ce qui nous met en face d’une situation d’une extrême gravité non seulement en raison de la croissance constante de l’Etat islamique qui génère un effet incontrôlable d’appels dans nos pays, mais aussi le risque élevé pour notre sécurité et l’importance des droits en jeu lorsque les victimes sont des mineurs », a déclaré le procureur en chef de l'Audiencia Nacional, Javier Zaragoza. D’après lui, la coopération policière et juridique entre Rabat et Madrid est à « un de ses meilleurs moments » et les deux pays devraient en profiter.
En vue d’améliorer leur coopération dans le cadre de la lutte anti-terroriste, le Maroc et l’Espagne envisagent de renouveler leurs accords bilatéraux jugés « un peu obsolètes ». « Nous voulons inclure de nouveaux outils et techniques d'enquête telles que la constitution d'équipes communes d'enquête ou de l'utilisation d'agents infiltrés permettant l'accélération des canaux de transfert et d'échange d'informations », a confié Javier Zaragoza.
En Espagne actuellement, tous s’accordent pour dire que Madrid doit à Paris, cette étroite collaboration avec Rabat sur le dossier de la lutte anti-terroriste. Car, c’est depuis la crise franco-marocaine initiée par le mandat d’arrêt émis contre le patron des services secrets marocains, Abdelatif Hammouchi, que Rabat et Madrid ont mis les bouchées doubles dans leur coopération, même si le président de Melilla, Juan José Imbroda, ne cesse de dire que le désaccord entre les gouvernements français et marocains n’est qu’« apparent ».

Maroc - Le chantage irresponsable de la collaboration marocaine contre le terrorisme

Le roi boude...

H. A.6/1/2015 Version imprimable Suggérer par mail
Le roi Mohammed VI a choisi, pour la première fois, de passer ses vacances d´hiver en Turquie, boudant à contrecœur les stations de ski françaises où il effectuait traditionnellement ses plus longs séjours à l´étranger. La décision du roi du Maroc de ne pas se rendre dans l´une de ses belles résidences où il passait le plus gros de son temps en France est un indice de plus qui renseigne sur le malaise qui persiste depuis le mois de février 2014 dans les relations entre Paris et Rabat.

Le mandat d´amener du chef de la DGST
A l´origine, un mandat d´amener du patron de la DGST marocaine, Abdelatif Hammouchi, qu´un magistrat d´instruction voulait entendre sur sa présumée responsabilité dans une affaire de tortures.

Sept policiers se sont présentés à la résidence de l´ambassadeur du Maroc à Paris où il se trouvait, pour lui remettre la convocation du juge qui agissait sur plainte de deux ressortissants marocains et d´un Sahraoui.
L´ami du roi Mohammed VI abrège sur-le-champ sa visite de travail dans la capitale française qui entrait dans le cadre de la coopération entre Paris et Rabat contre le terrorisme.
L´affaire ne restera pas là. Voyant que ses pressions politiques visant à bloquer cette procédure judiciaire n´aboutissaient pas, le souverain marocain vient d´ordonner, il y a quelques jours, à ses services secrets, de ne plus apporter leur collaboration au gouvernement français dans la chasse aux djihadistes sur le sol français, dont un grand nombre sont des Marocains ou des Français d´origine marocaine.
La mesure paralyse de fait les brigades de police tripartites mises en place entre Paris, Madrid et Rabat pour lutter contre les activités de terrorisme, le crime organisé et l´immigration clandestine.
Les experts espagnols de la lutte antiterroriste sont perplexes : «C´est une décision très grave qui va encourager les activités des recruteurs des candidats au djihad pour l´Irak et la Syrie», estiment-ils. Les Marocains se sont voulus aussitôt rassurants envers les Espagnols. «La collaboration contre le terrorisme continuera avec l´Espagne !» Sitôt dit sitôt fait.

Des agents secrets marocains en opération en Espagne
Des membres des services secrets marocains sont associés le lendemain même aux opérations anti-djihadistes menées en territoire espagnol.

«Une chose inimaginable il y a encore quelques années», fait observer le quotidien El Pais qui annonçait cette nouveauté lundi en première ouverture de son édition du jour.
Les agents marocains ne sont pas bien sûr autorisés à porter des armes dans ces opérations dirigées contre des cellules d´endoctrinement et de captage de recrues pour le djihad.
Ce sont dans leur quasi-totalité des Marocains résidents de longue date en Espagne et souvent inconnus des services antiterroristes espagnols.
La raison en est simple. Le captage des recrues du djihad ne se font plus dans les mosquées mais via Internet. La collaboration des collègues des pays d´origine des présumés terroristes devient incontournable.
Rabat le sait et use de cet atout. D´où la présence des services de la DGST en terrain espagnol. Cette étroite collaboration policière a d´ailleurs fait ses preuves, selon Madrid, puisqu´elle a permis de démanteler, récemment, une cellule de soutien au djihadisme menée conjointement à Barcelone, Melilla et dans la localité marocaine de Castillejo, voisine de Ceuta.
Bilan : une douzaine d´arrestations, dont des femmes et des mineurs des deux sexes. La procédure judiciaire engagée contre Abdelatif Hammouchi est venue en fait se greffer sur un dossier beaucoup plus lourd, le conflit du Sahara occidental, la grande priorité de la diplomatie marocaine.
La position de François Hollande sur la question sahraouie n´est pas celle que défendaient inconditionnellement Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy.
Si le gouvernement socialiste français considère toujours le plan marocain comme «crédible et sérieux» pour ne pas rompre avec une politique d´Etat, il n´en demeure pas moins que Paris est aujourd´hui plus alignée sur la position onusienne de soutien au droit à l´autodétermination du peuple sahraoui.

La question du Sahara
Le gouvernement conservateur espagnol, en revanche, est en train de s´écarter de la position traditionnelle de soutien de l´Espagne à l´autodétermination dans son ancienne colonie.

Le gouvernement Rajoy fait dans le double langage, exprimant en public son attachement à ce principe tout en agissant discrètement au sein du Groupe des Amis du Sahara (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Espagne) pour bloquer toute initiative contraire aux thèses marocaines.
C´est l´Espagne qui a bloqué, cette année, le projet de résolution déposé au Conseil de Sécurité par l´ambassadeur des Etats-Unis à l´ONU, Mme Samantha Power, demandant que la Minurso, organisme chargé du contrôle du cessez-le-feu au Sahara occidental, élargisse sa mission à la surveillance des droits de l´Homme dans les territoires occupés sahraouis occupés par le Maroc.
Membre du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans à partir du 1er  janvier 2015, l´Espagne agira, selon le ministre espagnol des Affaires étrangères dans une récente déclaration au Sénat, contre toute solution imposée dans ce conflit.
Le message de José Manuel García-Margalo veut dire en clair que l´Espagne s´opposera au Conseil de sécurité à l´obligation pour le Maroc d´appliquer le droit au référendum. Le gouvernement Rajoy défend à peu près cette même position concernant la Palestine.
L´Espagne, contrairement à la France, ne veut pas d´un calendrier fixant un délai de 12 mois pour la conclusion par Israël d´un accord avec la Palestine suivi de son retrait des territoires occupés avant la fin de l´année 2017.
Pas de solution imposée non plus à Israël, selon le gouvernement espagnol qui conditionne sa reconnaissance de l´Etat de Palestine par un accord entre les Israéliens et les Palestiniens, tout en sachant qu´Israël joue le statu quo éternel.
H. A.
  http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/71697
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Conflit du Sahara occidental : L'UE préoccupée par sa longue durée et ses conséquences sur la sécurité



L'Union européenne (UE) suit «de près» l'évolution du dossier du Sahara occidental et a exprimé sa préoccupation à propos de la «longue durée» du conflit et ses conséquences sur la sécurité, le respect des droits de l'homme et la coopération dans la région

L'Union européenne (UE) suit «de près» l'évolution du dossier du Sahara occidental et a exprimé sa préoccupation à propos de la  «longue durée» du conflit et ses conséquences sur la sécurité, le respect des droits de l'homme et la coopération dans la région, a indiqué une responsable de cette institution.
Interpellée par un eurodéputé, la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, a en outre, exprimé le soutien de l'UE à la résolution 2099 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies qui souligne «l'importance de l'amélioration de la situation des droits humains au Sahara occidental».  
Mme Mogherini a rappelé également le «soutien» de l'UE aux «efforts de l'ONU pour parvenir à une solution juste, durable pour le Sahara occidental, prévoyant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité». Par ailleurs, au sujet de la mort du militant sahraoui Hassan El-Wali  sous la torture, lors de la «tragédie sanglante» de Gdiem Izik en 2010, Mme Mogherini a indiqué que l'UE est pleinement «consciente».   Elle a d'ailleurs soulevé son cas, a-t-elle dit, avec les autorités marocaines, dans le cadre de son dialogue spécifique sur les droits de l'homme et de la démocratie.

Rassemblement ce soir à 18h30 esplanade de la Paix à Gap

   ATTAQUE MEURTRIÈRE CONTRE CHARLIE HEBDO

Nous apprenons avec la plus vive stupéfaction, l'odieuse attaque contre Charlie Hebdo. Dans l'état actuel des informations 12 personnes sont mortes et 4 autres dans un état grave.
Il s'agit d'un événement très grave dans sa signification politique et symbolique. Une attaque contre un journal est une attaque contre la liberté d'expression, contre la liberté de penser, la liberté tout court. Les auteurs de cette attaque doivent être arrêtés et traduits en justice. Nul dans notre pays ne peut faire sa propre justice. Aucune revendication, ni idéologie, ne peuvent justifier un tel acte.
La condamnation d'une telle attaque doit être unanime. Cet attentat d'où qu'il vienne a pour objectif de développer et accentuer les tensions et les divisions entre les populations.
Nous appelons à un rassemblement à 18h30, Esplanade de la Paix à Gap pour dire notre solidarité avec les familles endeuillées, pour affirmer notre soutien à la liberté de la presse et de penser, pour condamner la barbarie d'une attaque totalement injustifiée

mardi 6 janvier 2015

Palestine : Après le vote au Conseil de sécurité, il faut aller de l’avant

 Communiqué du 31 décembre 2014

La réso­lution pour la recon­nais­sance de l’Etat de Palestine n’a pu être adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU en raison des pres­sions amé­ri­caines (8 pour, 5 abs­ten­tions, 2 contre).
Ainsi les Etats-​​Unis refusent toute ini­tiative en faveur d’un règlement du conflit sur la base du droit inter­na­tional et se posent en garants incon­di­tionnels de l’impunité d’Israël. Non seulement ils ont voté contre, mais ils ont contraint à s’abstenir deux Etats afri­cains, le Nigeria et le Rwanda, qui ont reconnu la Palestine. Le Royaume uni, lui aussi, s’est réfugié dans une piteuse abstention.
Nous nous féli­citons par contre du vote positif de la France (et du Luxem­bourg). Elle doit à présent en tirer tous les enseignements.
Dans ces condi­tions, le projet de confé­rence inter­na­tionale envi­sagée par Laurent Fabius, dans laquelle l’Europe aurait pu jouer un rôle pour imposer une négo­ciation sur la base des seuls para­mètres du droit inter­na­tional, paraît mort né.
La France, forte du vote de ses deux assem­blées en faveur de la recon­nais­sance de l’Etat de Palestine, ne doit pas accepter de se laisser mar­gi­na­liser par les Etats-​​Unis, mais assumer ses res­pon­sa­bi­lités his­to­riques en toute indé­pen­dance. Elle doit s’afficher réso­lument du côté de ceux qui cherchent une paix juste et durable entre Pales­ti­niens et Israéliens.
Elle doit recon­naître sans plus attendre l’Etat de Palestine et, dans le même temps, sou­tenir les Pales­ti­niens dans leurs démarches en direction des agences de l’ONU et de la Cour Pénale Internationale.
Le Bureau national,
Paris, le 31 décembre 2014
--

Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter
 http://www.france-palestine.org/Apres-le-vote-au-Conseil-de -

WikiLeaks marocain: le corbeau «ne semble pas professionnel»


media Capture d'écran du compte Twitter de @Chris_Coleman24 . DR
Depuis le 3 octobre 2014, un anonyme qui se fait appeler @Chris_Coleman24 publie sur Twitter des centaines de documents qui dévoilent les dessous de la diplomatie marocaine, dans une sorte de WikiLeaks version marocaine, qui met en cause des membres de la famille royale, des ministres, dont celui des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, des diplomates, les services de renseignements marocains mais également des sociétés privées.
Qui est-cet homme ? Que nous apprend-il sur le Maroc ? Les documents sont-ils authentiques ? Comment réagissent les autorités face à ce WikiLeaks marocain ? Au micro de RFI, Ignacio Cembrero, journaliste en Espagne et spécialiste du Maroc, revient sur l’affaire.
On est absolument sûr de l’authenticité des câbles diplomatiques : il n’y a pas eu de démentis des autorités marocaines qui n’ont même pas dit que les câbles avaient été manipulés (…) Pour les autres documents, j’ai également tendance à croire qu'ils sont authentiques
Ignacio Cembrero analyse les documents publiés par @Chris_Coleman24 05/01/2015

 http://www.rfi.fr/afrique/20150105-wikileaks-maroc-corbeau-professionnel-coleman24-cembrero/

Sahara occidental : face au renforcement de la solidarité internationale, un Maroc acculé

Par Chahid El Hafedh, 3/1/2015 (SPS)

 L’année 2014 a été celle du renforcement de la solidarité internationale en faveur de la cause sahraouie, illustrée par la multiplication de la reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination en même temps que les condamnations de l’occupation illégale de ce territoire par le Maroc acculé, par ailleurs, en raison de ses pratiques répressives.

Un énième appel pour une solidarité internationale active en faveur de la cause sahraouie a été lancé depuis Alger à l’occasion de la 5ème conférence internationale sur "le droit des peuples à l’autodétermination : le cas du peuple sahraoui", tenue les 13 et 14 décembre derniers.

Des parlementaires, militants des droits de l’homme, représentants d’Organisations non gouvernementales (ONG), de médias, d’associations, etc, ont tenu à "réaffirmer" à l’issue des travaux de cette rencontre, la "légitimité" de la lutte du peuple sahraoui et de son droit à la "résistance".

Dans une déclaration finale, les participants à cette rencontre avaient interpellé l'Organisation des Nations Unies afin de mettre en œuvre ses propres résolutions ainsi que le plan de paix stipulant une solution "définitive" au conflit à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination, dont le processus a été enterré par le Maroc.

Le sinistre sort de Français incarcérés au Maroc

Détenu au quartier des "Isolés" - Prison des Baumettes à Marseille
Publié par Bruno des Baumettes
Publié dans : #droits de l'homme


Maroc : des détenus français en grève de la faim
 
Des détenus français au Maroc en grève de la faim pour réclamer le remise en marche des accords de coopération judiciaire entre la France et le Maroc. Il s’agit pour la majorité de détenus ayant demandé leur transfert vers l’Hexagone...

Lire la suite : Demainonline (05/08/14)

« Les détenus demandent par exemple qu’il y ait une protection consulaire de la France qui soit assurée pour que leurs conditions s’améliorent, explique ainsi au micro de RFI, Luk Vervaet, du Comité des familles de prisonniers européens au Maroc. Deuxièmement, les accords juridiques ont été suspendus. Suite à tout cela, il n’y a plus de transfert de détenus qui pourtant ont obtenu le droit d’être transférés en France. Tout est bloqué. »
Et le défenseur des droits humains de prendre un exemple : «  Un détenu que je suis personnellement décrit une situation où ils sont à 35 dans une cellule de 25 m², où ils n’ont pas de vêtements de rechange, pas de savon… Quand vous n’avez personne dans le pays qui peut vous les apporter, ça vous donne une idée d’une situation infernale qui existe là pour l’instant. »


A lire dans : RFI (21/05/14) : Maroc: une vingtaine de détenus français en grève de la faim
Lire aussi : TelQuel (06/08/14) : Les détenus français au Maroc une nouvelle fois en grève de la faim
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Communiqué du Collectif de prisonniers français au Maroc :
« Appel à la grève de la faim »1er août 2014. 
 

"Les autorités françaises et marocaines nous laissant encore une fois dans le flou total concernant le dénouement de notre situation, Nous appelons par la présente, tous les prisonniers français détenus dans les prisons marocaines à reconduire la grève de la faim et ce dans les plus brefs délais, dont nous vous tiendrons informés. 

Afin que notre action puisse avoir le plus grand impact possible sur les autorités concernées, Nous vous demandons à tous votre participation et nous remercions par avance les familles des détenus incarcérés de leur faire passer ce message."

Lire : Trente-huit détenus français en grève de la faim au Maroc


Sur Facebook
Site Web

Lire aussi : Le Courrier de l'Atlas (10/06/14) : Maroc. Détenus français au Maroc : Double condamnation

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La prison de Salé, près de Rabat, au Maroc. ABDELHAK SENNA / AFP

Partis au Maroc pour passer des vacances trois Français se retrouvent en prison à Tanger après avoir été torturés.
Leur crime : avoir fréquenté des Marocaines ?

Le 5/12/2013, 4 amis, dont 3 de nationalité française, étaient assis tranquillement dans un billard à Tanger lorsqu’ils ont été brutalement arrêtés par des membres de la DST pour “détention d’armes à feu”. L’ami de nationalité marocaine est prié de rentrer chez lui...
Les policiers leur ont bandé les yeux, attaché les mains et les pieds et amenés en fourgonnette au commissariat de Casablanca à 200 km de Tanger. Pendant cinq jours ils ont été torturés.

« Les policiers les ont tabassés, leur ont craché dessus ; ils leur ont mis la tête sous l'eau, leur ont envoyé des décharges électriques dans les testicules à l'aide de batterie de voiture. Ils les ont pendus par les pieds, et j'en passe, toujours en prenant soin de ne pas laisser de traces... » écrit la sœur de l'un d'eux...


Lire la suite :
Cyber@cteurs : Liberté pour trois Français partis en vacances au Maroc, arrêtés, torturés emprisonnés.

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Un nouveau message de Thomas Marchal de la prison de Salé II

"C'est drôle comment les choses simples deviennent tant désirées une fois que l'on vous prive de votre liberté. Un thé en terrasse et regarder les passants défilés, s'allonger dans l'herbe et contempler les étoiles, mettre un sourire sur le visage de vos proches par des gestes tout simples, bientôt je l'espère pouvoir retrouver ces sensations-là.
"Je vous remercie tous très fort pour votre soutien. apparemment de là où je suis, je n'ai pas bien conscience de l'ampleur que ça prend. Je sais juste que le combat n'est pas fini. Continuez à faire autant de bruit que vous pouvez. Merci à tous."

Lire le message complet de Thomas Marshal :
Prisonniers Européens au Maroc (12/12/14)

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Des Français détenus au Maroc obtiennent leur transfèrement en France

Un peu plus de trois mois après leur première grève de la faim entamée pour dénoncer leurs conditions de détention, une dizaine de prisonniers français détenus au Maroc ont obtenu, à titre «humanitaire», leur transfèrement en France...

Cette décision intervient dans le cadre d'une commission instaurée par le royaume chérifien pour pallier l'absence de coopération judiciaire entre les deux pays qui dure déjà depuis plusieurs mois.

Les accords qui prévoient le transfèrement des prisonniers dans leurs pays respectifs sont suspendus depuis fin février. Cette décision du roi du Maroc a été prise suite à une querelle diplomatique née de plaintes en France pour « complicité de torture » visant le patron du contre-espionnage marocain.

Source : Le Parisien (29/08/14)

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Lettre à la Ministre française de la Justice sur le sort des deux jeunes français à la prison de Tanger

Madame la Ministre de la Justice,
Vous n’ignorez pas qu’au Maroc des jeunes Français sont victimes d’arrestation arbitraire et condamnés à de longues périodes d’emprisonnement à la suite de procès fabriqués. À titre d’exemple permettez-moi de vous résumer l’histoire scandaleuse de deux jeunes Français partis l’année dernière au Maroc avec deux copains pour passer des vacances.
Peu de temps après leur arrivée à Tanger, le 5 décembre 2013, peut-être confondus avec quatre dangereux malfrats (dont deux policiers, on l’apprendra plus tard), ces quatre amis sont enlevés brutalement pour « détention d’armes à feu, meurtre et braquages », amenés au commissariat à Casablanca où ils sont atrocement torturés pendant 5 jours.

Lire la suite : Prisoner's Family & Friends Association (20/12/14)

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Lire aussi :
Corée du Nord, Maroc... et ailleurs : Croquis de torture

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Post publié le 03/08/14 mis à jour le 23/12/14

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DES FRANCAIS DANS LES PRISONS DU MONDE
 

lundi 5 janvier 2015

LE MAROC DES IMPOSTURES


Christopher Ross, l’envoyé spécial de Ban Ki-Moon pour le Sahara Occidental, présente un compte rendu sur les obstacles qu’il rencontre depuis plus d’une année, pour mener à bien le processus de négociations entre le Maroc et le Front Polisario. Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix aux Nations unies, et Kim Bolduc, la nouvelle responsable de la Minurso, présentent chacun un exposé sur la même question. Ils ne font pas de com- mentaire en quittant la réunion. La raison ? Ne pas envenimer davantage l’atmosphère avec le Maroc dont le blocage diplomatique se poursuit et irrite de plus en plus le sérail onusien.
Un territoire non-autonome qui ne passe pas 
Nous vous annoncions dans notre dernier bulletin la nomination de la canadienne Kim Bolduc nouvelle responsable de la Minurso (Mission des Nations-Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental). Elle devait rejoindre son poste début septembre mais elle est toujours personne non grata pour le Maroc et elle n’a pas encore pu se rendre à El Ayoun, dans le territoire non-autonome du Sahara Occidental. Nous utilisons à dessein cette dénomination onusienne que le Maroc rejette dans un des 400 documents sortis secrètement par un «Assange» inconnu du Ministère marocain des affaires étrangères (les consulter sur le site : www. arso.org.). 
Le terme « non-autonome » met en cause la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, selon la note diplomatique d’Omar Hilale, ambassadeur marocain auprès des Nations Unies à Genève et depuis avril 2014 à New-York. Rappelons que cette affirmation est une vraie imposture face au droit international et à la 4e com- mission sur la décolonisation de l’ONU. Jusqu’à ce jour, aucun État n’a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental qui, depuis 1963 déjà, est considéré par l’ONU comme un territoire non-autonome. 
Dans un autre document, l’ambassadeur Hilale relate une rencontre qu’il a eu le 4 septembre 2014 à New-York avec Christopher Ross qui ne peut toujours pas se rendre dans la région à cause des refus marocains. La question du territoire non-autonome est revenue dans leur discussion, l’ambassadeur marocain affirmant que « le mandat qui lui (C. Ross) est octroyé par le Conseil de Sécurité n’a aucune relation avec un quelconque statut de «territoire non-autonome ». (…) Voici la réponse de C. Ross telle que la rapporte l’ambassadeur Hilale : « II (C. Ross) est revenu à la charge en précisant que l’Assemblée Générale considère le Sahara en tant que «territoire non-autonome»». Mais cet argument juridique n’a pas été convaincant pour Hilale.
Imposture diplomatique 
Depuis près de 40 ans, la diplomatie marocaine est construite sur une suite de contre-vérités concernant ce qui est appelé dans tous les documents marocains « la question nationale » qu’elle brandit avec des arguments trop souvent fallacieux dans les lieux feutrés des salons et dans les instances nationales et internationales. Ses efforts de persuasion n’ont rien à voir avec la réalité des faits tels que l’ONU et ses institutions les défendent. De plus ils s’accompagnent trop souvent de privilèges généreux et luxueux. Il suffit pour s’en assurer de lire les documents envoyés sur twitter par le hacker Chris.Coleman (voir pages 5 à 8). 
De forum en forum 
Le 2e Forum mondial des Droits de l’Homme s’est déroulé à Marrakech du 27 au 30 novembre. La tenue de cet événement a coïncidé avec une politique de musèlement des libertés publiques et de répression subie par les organisations des droits humains. Les associations sahraouies et marocaines, critiques envers le gouvernement marocain, n’ont pas reçu d’invitations officielles, et ont fini par boycotter cette grand messe. Des manifestations ont eu lieu avant l’arrivée des 5000 participant-e-s pour exprimer la préoccupation de nombreux Marocains et Sahraouis sur la dégradation de la situation actuelle des Droits de l’Homme au Maroc et au Sahara occidental. Durant la tenue du forum, plus de 20 prisonniers sahraouis ont mené une grève de la faim soutenue par l’Association des Chrétiens contre la Torture (ACAT France) afin de dénoncer le double langage du Maroc. Sous le couvert d’une communication axée sur la lutte contre l’impunité, ce pays impose la loi du silence aux victimes de torture et entrave systématiquement l’activité des ONG de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui la fête des Droits de l’Homme est finie! Nous doutons qu’un changement favorable s’opère dans les pratiques répressives marocaines. 
L’organisation d’événements internationaux se multiplie au Maroc depuis quelques années pour donner du pays une image d’ouverture et d’intérêt pour les questions qui préoccupent le monde. Mais cette « hospitalité » n’a rien de gratuit. Elle a comme objectif de soudoyer par le luxe et l’argent (les exemples sont nombreux dans les documents de C. Coleman) celles et ceux qui répètent ensuite, sans les vérifications d’usage, que le Maroc fait de grands progrès dans le domaine des Droits de l’Homme. Ainsi, du 12 au 14 mars 2015, le Maroc accueillera le forum de Crans Montana à Dakhla. Savez-vous où se trouve cette ville sahraouie proche de la Mauritanie? Contre toutes les résolutions internationales, le site du forum indique qu’elle est au Maroc. N’y a-t-il personne parmi les hautes personnalités familières du forum pour réagir, comme notre ancien président de la Confédération Pascal Couchepin ou le Secrétaire général adjoint de l’ONU, Philippe Douste-Blazy ? Le forum de Dakhla traitera des rapports sud-sud et de l’avenir des femmes en Afrique. Des thèmes d’actualité s’il en est. Or, dans ce même cadre sahraoui, le Club des ports du forum de Crans-Montana (cercle unique, volontairement privé réunissant les grands acteurs de l’industrie maritime) se réunira pour traiter des ressources naturelles, un thème où le Maroc est le prédateur du Sahara Occidental. En ef- fet, les ressources d’un territoire non-autonome doivent revenir à la population de ce territoire et ne pas enrichir l’occupant, fût-il roi. Rappelons qu’à Dakhla aussi, les entreprises de Mohamed VI font pousser les tomates et les melons qui se trouvent peut-être déjà sur les étals de COOP et Migros. Soyons-y attentifs !

http://www.arso.org/nouvellessahraouies/NS155.pdf

dimanche 4 janvier 2015

Mohamed Sassi interdit de conférence par les autorités marocaines

Mohamed Sassi (Photo DR)
Mohamed Sassi (Photo DR)

Les autorités de la ville de Souk Sebt (région Tadla-Azilal, centre du Maroc) ont interdit l’universitaire Mohamed Sassi d’animer une conférence sur la démocratie et les médias. La conférence organisée par la section locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a fini par avoir lieu au siège local de l’USFP.
Des dizaines de défenseurs des droits humains et membres du Mouvement du 20 février (M20F) et du Comité de soutien à l’AMDH ont manifesté leur mécontentement devant la salle polyvalente de la ville de Souk Sebt qui devait accueillir la conférence en question interdite sur instruction des autorités locales.
Les manifestants ont par la suite entamé une marche vers le siège local de l’USFP qui a fini par accueillir la conférence.
La militante AMDH, Naima Ouhli présente sur les lieux considère que l’Etat marocain est entrain de revenir aux années de plomb en déclarant « nous pensions que l’interdiction était temporaire mais nous nous trompions. C’est une situation qui présage un très mauvais avenir ». Et d’ajouter : « cette attitude porte préjudice à la fois à l’Etat marocain et aux droits humains. L’Etat marocain doit se ressaisir ».
Mohamed Sassi, membre du bureau politique du Parti socialiste unifié (PSU) s’est étonné de l’interdiction en déclarant : « cette interdiction est incompréhensible ». Sassi a également exprimé ses préoccupations à l’égard de l’attitude des autorités. « Ce type d’agissement produit des effets dangereux et sape l’espoir des jeunes dans un changement pacifique et progressif ».
De son côté, le militant M20F Abdelwahed Saadi considère que l’AMDH paie le prix de son soutien au M20F et déclare : « cette interdiction est un exemple de règlement de compte politique pratiqué par le régime marocain. L’AMDH qui a ouvert ses bras au M20F en paie le prix aujourd’hui ». Et d’ajouter : « Ce comportement témoigne d’une véritable crise au sein de l’Etat marocain qui craint la tenue d’une conférence par ci et une réunion par là ! ».
Rappelons que depuis quelques mois, l’AMDH se voit systématiquement interdire ses activités sur l’ensemble du territoire marocain après un violent discours prononcé à son encontre par le ministre marocain de l’intérieur, Mohamed Hassad, au sein du parlement, accusant l’association de dénigrer les efforts du Maroc en matière de droits de l’homme.

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