Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

samedi 21 juin 2014

Ces Marocaines obligées de se prostituer dans le Golfe

Par Fatima Moho (Twitter) ,15/6/2014
 
TRAFIC HUMAINS
© Copyright : DR
 
Kiosque360. Dans son dernier rapport, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur la traite des personnes estime le nombre de femmes marocaines obligées de se prostituer à plus de 2.500.
En un peu plus de dix ans, 2.500 Marocaines ont fait les frais des réseaux de trafic des êtres humains. C'est l'une des conclusions d'un récent rapport réalisé par Joy Ngozi Ezeilo, rapporteuse spéciale de l'ONU sur la traite des personnes. Akhbar Al Yaoum, qui s'intéresse au sujet dans son édition de ce lundi 16 juin, fait savoir que la responsable onusienne a précisé que ces réseaux organisés piègent leurs proies principalement sur l'axe Rabat-Casablanca. Joy Ngozi Ezeilo, poursuit Akhbar Al Yaoum, s'est aussi basée dans son rapport sur une précédente étude élaborée en 2007 par l'Observatoire de la communauté marocaine à l'étranger. Cette étude avait indiqué que les victimes de ces réseaux obtiennent d'abord des contrats de travail avant de partir vers les pays du Golfe. Sauf qu'une fois sur place, elles se trouvent obligées de faire un autre travail : se prostituer et rester à la merci de véritables mafias. Sinon, se retrouver en prison.

Al Massae s'intéresse lui aussi au rapport de Joy Ngozi Ezeilo, particulièrement à la partie réservée à la traite des enfants. Les autorités judiciaires marocaines, écrit le journal, n'ont relevé aucun cas de rapt d'enfants ces dernières années. Et ce contrairement à l'époque allant de 1978 et 1985 avec 11 cas portant presque tous sur des affaires de traite de nourrissons. Quant aux autres affaires d'enlèvement, elles ont été surtout l’œuvre de parents séparés cherchant chacun à arracher la garde des enfants. Al Massae conclut, en citant le ministère de la Justice, que la seule année 2011 a été marquée par 130 affaires d'exploitation d'enfants dans la mendicité, alors que le nombre des agressions sexuelles a été de 11.

Un ancien rapport de la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits humains (LMCDH) avait attiré l'attention sur la traite des personnes au Maroc. Le pays a fini par devenir une sorte de plaque tournante non seulement pour l'envoi de femmes aux pays du Golfe, mais aussi en Afrique subsaharienne. D'autres ONG n'ont cessé d'attirer l'attention sur la corrélation qui existe entre réseaux de trafic d'êtres humains et réseaux de prostitution. La traite des femmes enregistrent annuellement entre 600.000 et 800.000 cas à travers le monde.

Affaire Anouzla : revers judiciaire pour Benkirane face à Cembrero


La justice espagnole a rejeté la plainte déposée par Abdelilah Benkirane contre le journaliste espagnol Ignacio Cembrero.


Affaire Anouzla : revers judiciaire pour Benkirane face à Cembrero
Ignacio Cembrero. Crédit : AFP

L’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, a décidé, mardi 17 juin, de classer sans suite une plainte déposée par le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane.
L’affaire remonte à décembre 2013. Après les remous provoqués par l’affaire Ali Anouzla, poursuivi au Maroc selon la loi antiterroriste pour avoir diffusé le lien pointant vers une vidéo d’Al Qaïda, Abdelilah Benkirane avait annoncé qu’il engageait, au nom du gouvernement marocain, des poursuites à l’encontre du journaliste d’El País pour avoir diffusé cette même vidéo sur un blog de son journal.
Une plainte est déposée en Espagne à l’encontre de Cembrero et de son ancien employeur El País pour apologie du terrorisme.
Le journaliste espagnol a publié un tweet pour annoncer la nouvelle :
— Ignacio Cembrero (@icembrero) 18 Juin 2014
Si la décision de la justice espagnole signifie la fin des poursuites à l’encontre d’Ignacio Cembrero, il n’en va pas de même pour le journaliste Ali Anouzla. L’ancien directeur du journal électronique Lakome est toujours poursuivi pour aide matérielle, apologie et incitation au terrorisme. Après avoir été maintenu en détention provisoire du 17 septembre au 25 octobre 2013, le journaliste marocain est toujours poursuivi, et encourt jusqu’à 20 ans de prison.
En 2014, Reporters sans frontières, qui demande l’abandon des charges contre le journaliste, a fait figurer Ali Anouzla au rang des « 100 héros de l’information ».

La justice espagnole déboute le chef du gouvernement marocain Benkirane


Dans un monde aux prises avec plusieurs menaces, dont le terrorisme international, les journalistes ont le devoir d’en informer la population. C’est, entre autres, l’accès à cette information cruciale qui aidera les citoyens à faire la part des choses entre les dangers réels et les fantasmes et donc à prendre les bonnes décisions au moment opportun. C'est donc l'accès à cette donnée et non sa dissimulation qui fera de la population la plus solide et la plus efficace des défenses face aux menaces qui guettent un pays.

Tout ou presque avait commencé le 13 septembre 2013. L’illustre journaliste espagnol Ignacio Cembrero avait mis sur son blog ''Orilla Sur'' hébergé sur le site d’El País une vidéo imputée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et où le réseau terroriste fustigeait la monarchie alaouite et appelait les jeunes marocains à la renverser. Le spécialiste du Maghreb au quotidien ibérique avait pris la précaution d’usage dans le traitement journalistique de ce domaine sensible de préciser dans sa chronique, entre autres, qu’il s’agissait là d’un document de propagande du groupe terroriste. Le 17 septembre, son ancien canard avait retiré la vidéo controversée de son blog. Mais, cela n’avait pas eu l’air de suffire pour calmer la grogne des autorités marocaines.

Rejet de la plainte d’Abdelilah Benkirane contre le journaliste Ignacio Cembrero

Le 20 décembre, l’islamiste Benkirane avait, au nom de son gouvernement, porté plainte contre le journaliste espagnol (et son patron au moment des faits) pour ''apologie du terrorisme''. Une démarche intervenue plusieurs semaines après l’arrestation, le 17 septembre, du journaliste marocain Ali Anouzla pour avoir mis sur son site arabophone d’information Lakome un lien menant au blog du journaliste Cembrero qui hébérgeait la fameuse vidéo d'AQMI. Sa mise en garde à l’intention de ses lecteurs à l’effet qu’il s’agissait là d’un document de propagande de réseau terroriste n’avait pas non plus calmé la colère des autorités ni lui avait épargné une triple et gravissime accusation: ''apologie'', ''incitation'' et ''aide matérielle'' au terrorisme. On y reviendra ci-dessous.
Après avoir ouvert une enquête en date du 20 mars 2014, le procureur de la plus haute instance pénale d'Espagne s’est rendu compte que ni M. Cembrero ni son patron de l'époque n’avaient commis le moindre délit et a par conséquent rejeté en date du 17 juin la plainte du chef du gouvernement marocain. La plainte a donc été définitivement classée!
Quelques semaines après le dépôt de la plainte de M. Benkirane, le journaliste  Une annonce qui avait alors choqué, du moins attristé plusieurs de ses lecteurs du Maghreb et d’ailleurs. Le flot des commentaires outrés sur la page du groupe Facebook qu’il administre, ''Maghreb Information'', et sur plusieurs pages personnelles a montré sa popularité et le rejet d’une telle décision. Le 30 avril, M. Cembrero a quitté son journal.
La décision du magistrat de l’Audience nationale (Audiencia Nacional) n’est pas une surprise puisque ce qu’avait fait le journaliste espagnol est conforme aux règles de l’art dans le domaine journalistique. D’ailleurs, de grands médias électroniques en Occident diffusent assez régulièrement à la télévision et sur leurs sites web des vidéos de groupes ou réseaux terroristes car cela fait partie du devoir qu’ont les journalistes d’informer le public des dangers que représentent de tels groupes extrémistes pour leur sécurité. Les autorités de ces pays sont de leur côté conscientes du fait qu’une population informée de cette menace est mieux à même d’y faire face. C’est pourquoi il arrive régulièrement dans des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, à nombre d’anciens agents des services secrets et de responsables de sécurité nationale de participer, aux côtés de spécialistes universitaires et de journalistes, à l’analyse de vidéos diffusées sur le web par des groupes terroristes en général et Al-Qaïda en particulier.


Et Ali Anouzla dans tout cela?
Comme on l’a vu ci-dessus le directeur du site arabophone Lakome, Ali Anouzla, reste sous le coup de trois chefs d’accusation inappropriées et absurdes et court donc le risque d’écoper d’une peine de vingt ans de réclusion criminelle.
Si le journaliste marocain bénéficie depuis le 25 octobre de liberté provisoire, c’est grâce à la mobilisation de la société civile marocaine, à la solidarité internationale d’organisations de professionnels et de défense des droits humains et aux fortes pressions exercées par le ministère américain des affaires étrangères sur Rabat. D’ailleurs, Reporters sans frontières en a fait cette année un de ses "100 héros de l’information" et l’ONG américaine Project on Middle East Democracy lui a, le 8 mai, décerné (ainsi qu’au directeur du site francophone de Lakome Aboubakr Jamaï) le "Prix POMED: Leaders pour la démocratie".
En dépit de ses différentes démarches, son site demeure à ce jour censuré par l’autorité de tutelle, l’ANRT.
Le Maroc ferait mieux de méditer la triple poursuite engagée contre le journaliste Anouzla à la lumière de la décision du magistrat espagnol et tirer les conclusions qui s’imposent... C’est dans l’intérêt du pouvoir en place d’en prendre acte et d’annuler inconditionnellement et rapidement les charges qu’on lui reproche. Il en va de son image dans le reste du monde et au pays.
***
Le journaliste espagnol a donc eu sa revanche sur le chef du gouvernement marocain et sur son ancien patron. Cela dit, la démarche du pouvoir marocain dans cette affaire est contre-productive. Dans le monde fluide dans lequel nous vivons, l’information circule à la vitesse de la lumière. Toute atteinte à la dignité humaine fait le tour du monde en un laps de temps très court. Quand un régime engloutit des sommes faramineuses dans sa campagne de relations publiques en Occident, la dernière chose dont il aurait besoin, c’est de saboter lui-même sa propre campagne d’image en s’en prenant par exemple à des journalistes.
19 juin 2014
*

La justice espagnole assène une magistrale gifle à Benkirane

Demainonline, 19/6/2014

benkiki cembrero

Le procureur de la plus haute instance pénale d’Espagne rejette la plainte de Benkirane et du Makhzen contre le journaliste espagnole Ignacio Cembrero. 
Le procureur de l’Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, à archivé, le mardi 17 juin, la plainte du premier ministre du Maroc, Abdelillah Benkirane, contre celui qui était à l’époque le directeur d’El País (Javier Moreno) et contre l’auteur du blog Orilla Sur (Ignacio Cembrero) hébergé sur le site du journal.
Le procureur considère qu’ils n’ont commis aucun délit.
Cette décision sera communiquée dans les prochains jours au Gouvernement du Maroc à travers le Ministère de la justice espagnol, d’après des sources judiciaires.
Benkirane avait porté plainte, le 20 décembre 2013, au nom du Gouvernement du Maroc, pour « apologie du terrorisme », contre Cembrero (article 578 du code pénal espagnol). Ce journaliste d’El País avait mis sur son blog, le 13 septembre 2013, la première vidéo d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) entièrement consacrée au Maroc. Dans le « papier » qui accompagnait la vidéo il y disait que c’était un document de propagande terroriste et que le Maroc avait été le pays d’Afrique du Nord le plus épargné par les attaques d’AQMI grâce à l’efficacité de ses forces de sécurité et à la légitimité de sa monarchie comparée aux républiques arabes environnantes.
La vidéo, qu’El País retira du blog le 17 septembre, est toujours visible sur d’autres sites, notamment américains et spécialisés en terrorisme comme TRAC. Benkirane n’a pas porté plainte contre eux. En Espagne le Ministère de l’intérieur a également mis sur son site, le 22 juin 2013, la vidéo d’un jihadiste espagnol de Ceuta qui s’immole en Syrie en faisant sauter un bâtiment.
Benkirane s’est fait représenter en Espagne par l’avocat José Luis Sanz Arribas. Au cours de sa longue carrière il a défendu, entre autres, deux militaires impliqués dans la tentative de coup d’État de 1981. Il a aussi été l’avocat du chef mafieux italien Giovanni Greco, extradé par l’Espagne en Italie, et du trafiquant d’armes d’origine syrienne Monzer al Kasser, extradé aux États-Unis.
Sanz Arribas a formulé sa plainte auprès du Procureur général de l’Etat (équivalent espagnol du Procureur général de la République en France), ce qui est légal mais atypique. Celui-ci ne peut traiter directement la plainte mais seulement la transmettre au procureur de l’Audience nationale ce qu’il fit à là mi janvier. En bonne logique Benkirane aurait dû la formuler, selon des sources judiciaires, auprès du juge de permanence de l’Audience nationale mais il ne l’a sans doute pas fait de crainte qu’elle soit tout de suite archivée.
Le procureur de l’Audience nationale n’a pas classée la plainte. Il a ouvert le 20 mars une enquête qui a consisté, pour l’essentiel, à faire traduire la vidéo de l’arabe à l’espagnol et à demander à El País si le document d’AQMI avait pu être consulté à partir du blog Orilla Sur et pendant combien de temps. Une fois son enquête terminée il a classé l’affaire. Aucun recours ne peut être formulé contre cette décision.
Au Maroc le journaliste marocain indépendant Ali Anouzla, directeur du site d’information Lakome à Rabat, a été arrêté, le 17 septembre 2013, et emprisonné pour avoir mis un lien entre un de ses articles et le blog d’Ignacio Cembrero. Il a été accusé par le juge d’instruction d’apologie, d’incitation et d’aide matérielle au terrorisme. Il risque 20 ans de prison. Depuis fin octobre il est en liberté provisoire, grâce notamment aux démarches du Département d’État américain, mais Lakome demeure fermé.
Trois semaines après que la plainte marocaine soit parvenue à l’Audience nationale espagnole, Javier Moreno, à l’époque directeur d’El País, a retiré à Cembrero la couverture journalistique du Maghreb pour l’envoyer à l’équipe qui élabore le quotidien du dimanche. Cembrero a demandé à ce que son transfert soit ajourné jusqu’à ce que la plainte marocaine soit archivée, mais la direction d’El País lui a répondu que sa mutation pressait. Elle lui a donné trois jours ouvrables pour changer de service. Cembrero a quitté El País le 30 avril dernier.
La plainte du Maroc contre El País et Cembrero a été recueillie par de nombreux médias au Maghreb et aussi en France (Le Monde, Libération, L’Express, Le Point, AFP), au Benelux (Le Soir, Volkskrant, L’Essentiel) et en Afrique subsaharienne (Gabon, Sénégal etc). Deux sites spécialisés aux États-Unis s’en sont également fait écho. El País n’a pas repris cette information.
Durant plusieurs mois, le Makhzen, sa presse aux ordres et les marionnettes islamistes, d’Abdelilah Benkirane à El Mostafa Ramid en passant par le ministre de la communication Mustapha El Khalfi, avaient juré partout que l’affaire était grave, qu’elle attentait contre la sécurité du Maroc et qu’on allait voir ce qu’on allait voir.
Finalement, on n’a rien vu. A part le ridicule dans lequel s’est mis volontairement le gouvernement marocain.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=32235
---------------------------------------------------------------------

Regrets hypocrites ! Le Makhzen pleure la disparition de Mahdi El Manjra

Tristesse de façade, regrets hypocrites !
Le Makhzen pleure aujourd’hui la disparition de Mahdi El Manjra, éminent écrivain et universitaire marocain de renommée internationale, décédé suite à une longue maladie.
Le Makhzen est triste de manger ses victimes …alors qu’en fait,c’est lui, qui avec ses glandes salivaires a fini par achever Mahdi El Manjra !
Dans l’antiquité,la légende disait que les crocodiles charmaient leurs proies par des gémissements à fendre l’âme des naïfs qui passaient à proximité et venaient s'enquérir, un peu trop près, de ce qui pouvait provoquer leur perte …et une fois attirés,ils se faisaient prendre….dans les mâchoires des crocodiles …!

Aujourd'hui le Makhzen marocain est à l’image du crocodile qui pleure pour s’approprier l’héritage de Mahdi El Manjra, après l’avoir combattu, harcelé et marginalisé,tout au long de sa vie !

Écoutez le message de condoléances adressé à la famille de Mahdi El Manjra par « Le Président du Makhzen Marocain » :
«Nous avons appris avec une profonde peine et une sincère compassion, la nouvelle du décès de Mahdi El Manjra, que Dieu l’ait en Sa Sainte miséricorde. Avec sa mort, le Maroc aura perdu l’un de ses hommes de pensée et de ses fidèles militants des droits de l’homme qui ont contribué à la formation des générations marocaines…Le défunt était l’exemple du penseur engagé et du chercheur futuriste sérieux qui a consacré ses œuvres au service de la défense des droits des peuples des pays en développement pour l’acquisition des fondements du développement global, basée sur la science et le savoir…».
Comme si le Makhzen au Maroc partageait le combat de Mahdi El Manjra pour les droits de l’homme et l’acquisition des fondements du développement des peuples !
Mahdi El Manjra a été interdit dans les médias publics au Maroc lorsqu’il a commencé à contester l’excès du pouvoir Makhzenien, dénoncer la corruption et la violation des droits de l’homme, et remettre en cause « l’occidentalisation » ou la « colonisation culturelle à outrance », contraires aux valeurs et aux intérêts du peuple du Maroc !
Cela lui a valu une mise en garde en forme d’ultimatum adressé publiquement par Driss Basri,l’ancien homme fort d’Hassan II en 1988…pour finir d’être interdit ,délaissé, marginalisé et oublié…par pratiquement tous les médias publics au Maroc !
Combien de Marocains connaissent aujourd’hui les positions de Mahdi El Manjra ,et ses ouvrages dans les domaines des sciences humaines et sociales ?
* Maghreb et Francophonie, 1988.
* Première Guerre civilisationnelle, 1991.
* Rétrospective des Futurs, 1992.
* Nord-Sud, prélude à l’ère post coloniale, 1993.
* La Décolonisation culturelle, défi majeur du XXIe siècle, 1996.
* Dé-globalisation de la globalisation, 1999 ?
Photo de Said Karaoui.
Décidément l’hypocrisie et le double langage est la marque de fabrique du Makhzen et tous les courtisans qui l’entourent !
Mahdi El Manjra n’a cessé de dénoncer la monstrueuse voracité et le vol des richesses du pays par des prédateurs, qui aujourd’hui (après sa disparition) s’ingénient et s’évertuent à célébrer sa mémoire !

Mahdi El Manjra était contre l’illettrisme et l’ignorance heureuse…dont tire profit les carnassiers du royaume du soleil couchant !
Mahdi El Manjra était contre l’inertie
Photo de Said Karaoui.Contre le Makhzen
Contre l’Elite silencieuse et traître !
Paix à Mahdi El Manjra
Paix à l’esprit d’imagination
D'Innovation
Et d'auto dépendance.

Ali Fassi Fihri distribue de l’argent public à ses collaborateurs.

Ali Fassi Fihri (Photo DR)
Ali Fassi Fihri (Photo DR)
Tout juste placé sous perfusion, l’ONEE distribue des primes à son patron et à ses collaborateurs.
Deux semaines après la décision prise par le gouvernement de Sa Majesté chérifienne d’injecter environ 4 milliards d’euros pour sauver l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable [ONEE] d’une faillite assurée, voilà que son patron surprend tout le monde en distribuant des primes à ses collaborateurs.

Le PDG de l’ONEE, Ali Fassi-Fihri, frère du conseiller royal Taïb Fassi Fihri et mari de l’ex-ministre de la santé et mystérieuse acheteuse de deux appartements parisiens (sans l’accord de l’Office des changes), Yasmina Baddou, justifie sa décision et accouche d’un communiqué dans lequel il reconnait avoir distribué des primes au personnel de son officine sur la base du mérite et qu’il s’agit selon lui d’une mesure tout à fait normale qui concerne un avantage social de ses salariés acquis de longue date !
Les sommes distribuées vont de 5000 dirhams [445 euros] pour les petits agents jusqu’à 250 000 dirhams [22 500 euros] pour les cadres supérieurs et 400 000 dirhams [36 000 euros] que monsieur nie avoir touché.
Mais au lieu de rendre des comptes sur la mauvaise gestion de cette entreprise publique, monsieur le manager en chef par le fait du prince se récompense et récompense son équipe managériale par des primes de contre-performance !
Une première mondiale !
Et silence radio chez Benkiki et ses frères barbus qui ont signé ce contrat-programme d’un montant de 4 milliards que les usagers petits et grands devront débourser pour sauver la boite de la banqueroute !
Citoyen
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=3

Maroc : Nouvelle polémique autour de l’ONEE après une fête à plus de 2 millions de dirhams

Par Mohammed Jaabouk , Yabiladi.com, 16/6/2014


Quelques jours après l’affaire des primes de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, l’entreprise publique est au cœur d’une nouvelle polémique. Alors que les autorités marocaines ont dévoilé il y a plusieurs semaines un plan de sauvetage financé en partie par une hausse des factures, cela n’a pas empêché l’office d’organiser une fête à plus de 2 millions de dirhams.
L’Office national de l’électricité et de l’eau portable (ONEE) présidé par Ali Fassi Fihri est de nouveau sous les feux des projecteurs. Le quotidien arabophone Al Massae a révélé dans son édition d’aujourd’hui que l’établissement public avait organisé pendant trois jours au club de l’ONEE, situé à Aïn Sebâa à Casablanca, une grandiose fête. Ces festivités internes strictement réservées à quelques cadres supérieurs de l’ONEE auraient couté plus de 2 millions de dirhams aux finances de l’office.

Les primes, la fête, l’ONEE ne boude pas son plaisir
La même source ajoute que le dernier jour de ces réjouissances a été marqué par la présence d’une délégation française. Des artistes et des comédiens bien côtés au Maroc se sont relayés pour amuser et divertir les invités. La fête, financée entièrement, par des fonds publics intervient juste une semaine après l’éclatement du scandale des primes versées par la société publique à son personnel.
Force est de constater qu’une fois assurée de l’éloignement, au moins jusqu'à fin 2017, du spectre de la faillite grâce aux 45 milliards de dirhams injectés par le gouvernement Benkirane dans ses caisses, la direction de l’ONEE semble ne pas vouloir gouter à l’austérité. Les premiers à en profiter ont été les employés après la distribution de primes, variant de 5000 dirhams pour les petits fonctionnaires à 250 mille dirhams pour les cadres supérieurs.
Cette décision, qui parait inopportune vu la situation économique très compliquée de l’ONEE,  n’a été ni dénoncée ni commentée par le gouvernement marocain. Un silence qui a, apparemment, encouragé le management présidé par Ali Fassi Fihri à continuer à dépenser sans compter. Et ce en gratifiant quelques cadres,  leurs familles et des invités français triés sur le volet d’une très belle fête. Pas sûr que les ménages marocains apprécient surtout qu’ils devront bientôt faire face à une augmentation de leurs factures.

Retraites :Le projet de réforme du gouvernement rejeté


Par Aufait/AFP , 19/6/2014
Miloudi Moukharik, secrétaire général de l'UMT, est mécontent de la manière dont le gouvernement d'Abdelilah Benkirane mène cette réforme de la caisse des retraites. /DR
Miloudi Moukharik, secrétaire général de l'UMT, est mécontent de la manière dont le gouvernement d'Abdelilah Benkirane mène cette réforme de la caisse des retraites. /DR Agrandir

Le gouvernement Benkirane a présenté, mercredi, un projet de réforme des retraites aux syndicats. Le Chef du gouvernement leur a exposé un projet qui prévoit l'allongement progressif de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 65 ans, sur la base d'un semestre supplémentaire par année, ainsi qu'un relèvement des taux de cotisation de 20% à 28%, indique L'Économiste. D'après le quotidien, l'ensemble des mesures permettrait de “reporter l'épuisement des réserves à 2031”.
Les syndicats ont “ catégoriquement rejeté” le projet, a affirmé Miloudi Moukharik, secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT), cité par Aujourd'hui Le Maroc. Ils ont maintenant un mois pour soumettre des contre-propositions à cette réforme que Miloudi Moukharik considère “indispensable”.
À bout de souffle, la caisse des retraites est dans le rouge. Le pays doit en effet faire face à un rapport démographique cotisants/bénéficiaires de plus en plus défavorable, dû à la fois à une hausse de l'espérance de vie et à une baisse des naissances.
Dans le même temps, le gouvernement est pressé de poursuivre la réduction de son déficit public, qui a atteint plus de 7% en 2012 du fait notamment de l'explosion du coût de la caisse de compensation (plus de 56 milliards de dirhams). Il devrait être ramené sous les 5% à fin 2014, à la faveur notamment de la libéralisation des prix de l'essence.
Abdelilah Benkirane avait annoncé, l'an dernier, devant le Parlement, qu'il “ne renoncerait pas à la réforme (...) quel que soit le prix à payer”, quitte à continuer à chuter dans les sondages et à mettre le Parti de Justice et du Développement (PJD) dans une position délicate en vue des élections communales et régionales de 2015.
aufait/AFP 



Le Maroc a le meilleur service secret de la Galaxie avec Abdellatif Hammouchi, le miracle anti-islamiste personnifié

Abdellatif Hammouchi, le miracle anti-islamiste personnifié
Abdellatif Hammouchi, le miracle anti-islamiste personnifié
Les services de Sa Majesté Chérifienne sont plus puissants que tous les services sophistiqués au monde y compris le FBI, la CIA, le MI5 et le MI6

Ils ont démantelé 18 « cellules terroristes » entre 2011 et 2013 ! Bien sûr quand on dit « ils », il s’agit d’Abdellatif Hammouchi et de sa boutique des horreurs, la DST où on entre innocent et on en ressort coupable.
Dix-huit « cellules terroristes », procédant au recrutement et à la formation de jihadistes, ont été démantelées au Maroc entre 2011 et 2013, selon des statistiques officielles citées mercredi par le quotidien Aujourd’hui Le Maroc.
« Pendant la période 2011-13, 18 cellules terroristes ont été démantelées », écrit le journal dans le cadre de la publication de chiffres de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) sur la « criminalité ».
Durant ces trois années, les autorités du royaume ont régulièrement communiqué sur de tels démantèlements, ne masquant pas leur « inquiétude » face à une « prolifération » de cellules procédant au recrutement et à l’envoi de combattants auprès de groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Ces derniers mois, les coups de filets réalisés ont aussi concerné la formation de jihadistes pour la Syrie.
Selon des experts, les combattants marocains seraient actuellement « plus de 2.000″ en Syrie, et plus de 400 auraient été tués depuis le début de l’insurrection contre le régime de Bachar al-Assad en 2011.
Les dernières arrestations remontent à fin mai, les autorités soulignant alors le danger que représentent ces combattants ayant bénéficié « d’entraînements militaires », une fois de retour dans leur pays.
Le Maroc a procédé au démantèlement de plus d’une centaine de cellules islamistes au total depuis les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca. Perpétrés par 12 kamikazes originaires d’un bidonville de la capitale économique, ces attaques avaient fait 33 morts.
Avec AFP
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=32127

Anniversaire AMDH Khénifra


Aziz Akkaoui16 juin 15:34

AMDH Khénifra
à l'occasion de son 35ème anniversaire,
organise un débat sur la SANTÉ avec la participation de
:
1 - docteur Berjaoui M.Mhamed délégué ministère santé khénifra
2- docteur Aziz Ghali militant AMDH et expert dans le domaine de la santé .
vendredi 20 juin 2014 à 17 h chambre du commerce et de l'industrie - Khénifra-

Ailes femmes : soirée de fin d"année aujourd'hui jeudi 19 Juin chants du Maghreb

L'association AILES femmes et sa chorale de l'atelier chants du Maghreb ont l'honneur de vous inviter à la soirée de fin d"année aujourd'hui jeudi 19 Juin à 19h30.



lieu: 78,rue des Haies 75020 ( centre Étincelles)

à Paris
metro Buzenval linge 9
métro Avron ligne 2

Venez découvrir son répertoire de chants des femmes et de l 'immigration ainsi que le patrimoine culturel, artistique et culinaire du Maghreb.

Pour AILES FEMMES, la présidente

Free Koulchi from Mogador !

Le Tsoulisme frappe fort : Free Koulchi from Mogador !

Par J20.MA, à Maroc, 15/6/2014

Connu pour son sarcasme, et après deux épisodes, l’un consacré à Benkirane, et l’autre à son ennemi numéro 1, Chabat. 
 Cette fois-ci, c’est depuis la ville d’Essaouira, qui héberge le festival de Gnaoua, que Mohamed Tsouli nous rapproche de l’esprit de bonté et de paix que connaît la ville, et profite de l’occasion pour voir si les gens sont au courant de nos prisonniers politiques ou pas.
Présents pour le concert d'Ibrahim Maalouf, ils ont tous montré leur soutien envers les prisonniers politiques, à savoir Ayoub Boudad, Mouad Belrhouat alias L7a9ed, et les autres détenus du 6 Avril.
Une manière  originale de soutenir nos détenus politiques, et d’inciter les autorités à les libérer.
Et ceci sur les rythme du festival
http://j20.ma/le-tsoulisme-frappe-fort-free-koulchi-from-mogador/

Identité : « Musulman » / l’imposture idéologique !

17 mars 2014, 21:34
Ce texte a été destiné à une publication. L'éditeur, un cancre débile, a trouvé que c'est un texte de «propagande». Et que j'étais «musulman» et «islamiste»... A vous, mes ami-es, de juger de la science infuse de cet éditeur inculte! Et le pire c'est que des petits écrivaillons se sont ralliés à sa cause !!! 
.................................................................

Tariq Ramadan, s’adressant dans une conférence en 2003, aux jeunes des banlieues de France, évoque la question identitaire en maître ingénieur des âmes : « Est-ce que tu es plutôt Musulman ou Français? » Et il répond sans sourciller : « Musulman c’est une conception de la vie, c’est le sens de ma vie, c’est le sens de ma mort, c’est au-delà de tout. » Et d’ajouter en topographe patenté : «Français c’est une situation géographique, et ma situation géographique, elle, ne peut pas avoir raison de ma vie et du sens que je donne à ma vie ». 

L’identité se négocie donc entre foi et espace géographique selon le catéchisme de Tariq Ramadan, un intellectuel qui se veut représentant en Europe, de « l’immigration musulmane ». Pourtant ce qu’on a nommé la « Marche des Beurs » en 1983 en France, affichait clairement son slogan « Pour l’Egalité et contre le Racisme », soutenue par nombre de Français de souche. Aucune référence aux revendications théologiques : « halal : licite ; haram : illicite ; voile, etc. ». On dirait même que c’était le baroud d’honneur d’une jeunesse implantée dans le socle des valeurs de la société européenne. Valeurs où démocratie se conjugue avec l’Etat de Droit où les rapports de force présupposent un combat au sein de ce socle des valeurs pour recouvrer ses droits. Car depuis ce mouvement et à partir de cette date, l’espace de l’expression ne cesse de voir monter au créneau des activistes musulmans pour imposer des revendications théologiques, telles que la stigmatisation de l’homosexualité, la guerre au blasphème, à l’athéisme et pour l’abolition de la contraception, de l’avortement, contre la mixité et pour le voile islamique… Ce retour au religieux de la part d’une minorité censée s’émanciper au contact de nouveaux horizons, ne déplaît en aucune manière au lobby chrétien européen qui partage, encourage tacitement ou ouvertement ces revendications formulées par cette « immigration musulmane».  

La revendication à tout bout de champ de l’identité musulmane --- au sein d’une Europe irriguée sinon par la laïcité, du moins par la séparation de l’État et de l’Église, où l’on négocie et où l’on se trouve au sein de la Convention européenne devant une forte opposition à l’inscription d’une référence à la chrétienté --- me paraît non seulement anachronique, mais génératrice d’une manipulation et d’un contresens ravageur mettant définitivement l’immigration maghrébine et orientale hors-citoyenneté.

Elle est anachronique, même lorsqu’on met tout le zèle possible derrière l’étiquette de « l’Islam européen », comme le revendique Tariq Ramadan, ou de « l’Islam progressiste ». Qualificatifs destinés à aveugler le sens, pour connoter une pertinence soi-disant de taille, basée sur l’opposition « Islam civilisé / Islam archaïque ». Or jusque-là, rien ne permet de penser que cet «Islam Européen » ait résolument supplanté les poncifs qui plaident terriblement en sa défaveur. Les cheikh-imams improvisés à tous les coins de rues aux Maghreb et en Orient, ne cessent de clamer que « l’islam est religion et État ». D’aucuns vont jusqu’à décréter que « le Coran est une Constitution ». Dès lors, qui ne voit dans l’assertion, plus haut, de Tariq Ramadan une supercherie désastreuse ?  Car l’identité « musulmane » dont il parle, tombe sous le joug d’un discours théologico-politique soumis aux questionnements et ne peut éluder le débat et la controverse. Le «sens de ma vie », « le sens de ma mort » dont parle Tariq Ramadan, ne peuvent raffermir la foi comme identité… Identité musulmane figée autour de rouages magico-religieux, bigoterie piteuse, et d’un projet de société déterminé. Car quelles que soient les orientations du discours éthico-théologico-politique, c’est la théocratie totalitaire qui s’oppose à la dialectique de changement et d’évolution inhérents à l’esprit humains et aux sociétés en général. 

Il est donc à craindre – comme le font certains intervenants parmi lesquels Hubert Védrine, l’ex-ministre français des Affaires Étrangères qui commet dans son article « Comment nier le choc Islam-Occident » (Le Monde du 27 février 2003), une monumentale et fausse opposition, «Islam-Occident » et non « Orient-Occident » – de voir certains activistes issus de l’immigration, ou qui militent dans ce domaine, rebondir pour brandir l’Islam comme identité sacrée qu’ils flanquent aux humbles citoyens ordinaires du Maghreb ou de l’Orient. La dyade «Immigré/Musulman » n’a été opérée qu’à travers un ingénieux calcul pour gommer le premier élément et glorifier le second. «Musulman » a supplanté « Immigré ». Alors que la stigmatisation de ce dernier était déjà dans l’air du temps, soutenue, tambour battant, par un certain charlatanisme scientifique (cf. « Enquête sur le lien entre criminalité et immigration », commandée par le ministre belge Marc Verwilghen ; résultat de l’enquête : aucun lien ; fiasco prévisible !), l’hégémonie du qualificatif « Musulman » en tant qu’identité, était savamment orchestrée par l’idéologie islamiste pour forger et légitimer cet autre vocable « Islamophobie » qui vient polluer les revendications légitimes scandées durant la «Marche des Beurs » : « Pour l’Egalité et contre le Racisme ». Cantonner l’immigration dans ce simplisme réducteur de l’identité musulmane, n’est-ce pas torpiller l’aspiration à la pleine citoyenneté ? Figer le statut de l’immigration dans cette identité « Musulman », ne cacherait-il pas les ambitions dévoreuses de privilèges et d’ascension sociale des soi-disant « représentants de l’islam européen », sur le plan financier et sur celui du pouvoir symbolique ? Il est vrai que siéger aux instances de l’Europe en tant que conseillers et émissaires des musulmans et de l’islam, habilités à promulguer des « fatwas », aussi absurdes les unes que les autres, constitue un lobbyisme islamiste pour diverses revendications…

C’est qu’il n’est pas étonnant d’entendre quelques voix de l’immigration – et Hubert Védrine le fait déjà en recommandant de « soutenir plus courageusement partout les musulmans modernes » et intégrer mieux les musulmans d’Europe sans transiger quant aux principes fondamentaux de nos sociétés » – franchir le Rubicon pour aller dans le sens d’appuyer l’intégration du « Musulman » en tant qu’acteur politique, participant aux rouages institutionnels à travers et au sein des institutions de l’Europe. Anachronisme, ici encore, au moment où des partis chrétiens comme le parti belge «Parti Social-Chrétien » (englobant d’ailleurs des adhérents musulmans) se nomme aujourd’hui CDH (Centre Démocrate Humaniste), pour ne plus faire référence à la religion.

Cette poussée de l’islam au-devant de la scène, aboutit aujourd’hui à un racisme ouvert et sans complexe qui rejette l’immigration en tant qu’adjuvant de l’obscurantisme, de l’archaïsme, du fanatisme et de l’arriérisme... Il n’est nullement étonnant de voir le soutien de jadis pour le combat de l’immigration, par les Européens démocrates de souche, s’amenuiser lamentablement, cédant le champ de l’expression à des paternalistes adhérents du «relativisme culturel » et brandissant l’étendard de « l’islamophobie ». Point de discernement et point d’analyses conséquentes. Car ces paternalistes, idiots utiles, ne saisissent point l’enjeu qui vient éclater sous nos yeux, concernant le rejet des Frères Musulmans en Égypte, et l’opposition décisive à Ennahda en Tunisie, par une frange importante de ces peuples. Seraient-ils des «islamophobes », ces peuples qui n’habitent pas en Europe ? N’est-il pas judicieux de parler de « débat d’idées » et de « projets de société et de civilisation » ? Comment dès lors, éviter d’affirmer que les notions de « Musulman » comme étiquette identitaire et d’« Islamophobie » comme délit attentatoire, s’effilochent d’une manière patente, dans le contexte historique que nous vivons ? 

Il est heureux de constater qu’un pan important de citoyens au sein de l’immigration maghrébine et orientale, rejette ce simplisme du « relativisme culturel » ductile à la notion du «multiculturalisme », notion figée qui sépare et oppose. Désormais, c’est la foi dans la mixité et l’interculturel qui prime favorablement pour une « convivance » réelle et partagée. Cet heureux concept de « convivance » vient d’être inséré par Florence Delay dans le dictionnaire français, où elle évoquait dans son discours, en défendant cette insertion à l’Académie française, l’Andalousie comme exemple de la « rencontre » des cultures, des religions et des civilisations.

Ainsi le concept de l’identité ne peut être inhérent à la foi ou aux croyances qui relèvent du monde des idées et du débat, sans succomber à la morosité, à l’imprécision et à la mauvaise foi. L’identité est en devenir et toujours en construction dans une dynamique perpétuelle de transformation. Elle se construit et évolue à partir et avec l’altérité pour aboutir à une entité universelle et générique : l’identité humaine.

Tel est la voie royale vers une identité plurielle apaisée et vers une citoyenneté moderne.