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lundi 29 octobre 2012

France : Notre Dame des Landes : manifestations, résistance, répression continuent


Notre Dame des Landes : contre les expulsions, près de 2000 manifestant-e-s dans les rues de Nantes

Au coeur de la manifestation, les Alternatifs
Malgré l’horaire atypique, 11h un samedi matin, malgré surtout l’épuisement des personnes habitants sur la zone de Notre Dame des Landes, sans compter une fois de plus un effarant déploiement policier près de 2000 personnes ont manifesté ce samedi matin dans les rues de Nantes. C’est un indéniable succès qui démontre à qui en aurait douté que la résistance à la construction du projet d’aéroport  n’est nullement ébranlée par la violence, « sécurisation » dit le Préfet, mise en œuvre par le gouvernement depuis une semaine.

    « Les opérations d’évacuation ont mon soutien entier » vient d’affirmer dans un communiqué le président du Conseil Général, M. Grosvallet, 48  heures après que son collègue du Conseil régional, M. Auxiette, ait également dans un communiqué affirmé son appui à l’effarante intervention policière actuellement à l’œuvre sur le site de Notre Dame des Landes.

Comment ne pas être révolté par ces déclarations des édiles socialistes au seul regard des faits. Jugez-en :
six cent hommes sont en permanence mobilisés pour permettre la destruction des maisons – vides - occupées par des squatteurs depuis plus de deux ans. Ils seront à nouveau en masse sur le site la semaine prochaine, a annoncé le Préfet de Région,
- les habitations de fortune construites par ces militant-es- sont également systématiquement détruites,
deux hélicoptères tournent en permanence autour du site, avec projecteurs pour la nuit,
- les téléphones mobiles sont brouillés dans la zone interdisant le droit aux communications,
une route départementale est coupée,
les familles se voient interdire l’accès aux habitants, y compris aux personnes âgées habitant sur le site,
-   les habitants sont soumis à de multiples tracasseries et contrôles policiers pour accéder simplement à leur domicile,
les journalistes se sont vus interdire l’accès au site de Notre Dame des Landes pendant l’offensive policière nocturne, ainsi pas de témoins,
plus d’une centaine de jeunes se retrouvent aujourd’hui sans domicile dans des conditions climatiques extrêmes et sans que rien ne leur soit proposé,…

C’est à cette véritable chasse à l’Homme, à ces multiples et répétées atteintes aux libertés démocratiques élémentaires, décidées au plus haut sommet par le gouvernement Ayrault, qu’Auxiette et Grosvallet apportent leur appui.

Plus que jamais, Notre Dame des landes = culture de résistances.


LE M’PEP CONDAMNE LA VIOLENCE POLICIÈRE À L’AÉROPORT NOTRE DAME DES LANDES

Communiqué du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)25/10/2012


Où en sommes-nous à ce jour ?

Le projet du nouvel aéroport Notre Dame des Landes (NDDL) est associé à la personne de Jean-Marc Ayrault, ancien maire de la ville de Nantes et nouveau Premier ministre. Ce projet borné, inutile et coûteux est devenu en quelques années un emblème national d’une aberration sociale, économique et écologique. Il conjugue une gabegie des finances publiques, un déni de démocratie locale et un gâchis environnemental en supprimant 2 000 hectares de terres agricoles à 30 km au nord de Nantes. La réalisation du projet a été confiée au groupe Vinci.

Projet inutile

La construction de ce nouvel aéroport, baptisé « aéroport du Grand Ouest » (AGO), a rencontré depuis plusieurs années une vive opposition locale au sein du collectif d’associations comme l’ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d’Aéroport de Notre Dame des Landes) et d’un collectif de près de 1 000 élus de Loire-Atlantique. Ce collectif d’élus a trouvé 20 000 euros pour commander une expertise indépendante, confiée au Cabinet néerlandais CE Delft qui a passé au crible l’analyse économique sur laquelle se fonde la Déclaration d’utilité publique (DUP). L’étude conclut que le projet NDDL repose sur des bases économiques largement erronées conduisant à un déficit global pour la collectivité estimé à 600 millions d’euros. L’amélioration de l’aéroport actuel de Nantes-Atlantique s’avère la solution la plus intéressante pour la collectivité, mais pas pour le groupe Vinci qui a promis 12% de rentabilité à ses actionnaires... Si l’aéroport est déficitaire, ce seront les contribuables qui paieront la facture.

Un pouvoir politique révélateur de ses choix et de ses comportements

Les élus PS favorables au futur aéroport, soutenus par l’UMP, ont toujours opposé une fin de non recevoir aux arguments avancés par l’opposition grandissante au projet. Une nouvelle étape est à présent franchie : faire intervenir les forces de l’ordre (gendarmerie, CRS) pour évacuer et commencer à détruire habitations, matériels et organisations de vie. La violence policière est le seul argument à opposer face à une opposition populaire, voilà où en est un gouvernement après seulement 5 mois d’exercice du pouvoir !
Faites le parallèle entre le combat des paysans du Larzac et de son dénouement à l’arrivée de la gauche en 1981, et le déni de démocratie autour du projet de l’aéroport NDDL, et vous avez la triste figure du pouvoir politique actuel à la botte du bétonneur Vinci,
  • de François Hollande, qui ne tient pas ses promesses de campagne : les expulsions devaient être suspendues tant que les recours n’étaient pas arrivés à leur terme. Il est vrai que pour un homme politique cynique, il n’y a pas de protection légale pour des ‘squatters’ qui par définition n’existent pas ;
  • de Jean-Marc Ayrault, tellement accroché à ce projet que l’on peut se poser des questions sur une telle obstination ;
  • de Delphine Batho, dont l’une des premières déclarations comme ministre de l’Écologie a été d’approuver ce projet de bétonnage de 2 000 hectares de terres agricoles ;
  • d’Arnaud Montebourg, qui déclarait il y a peu, au moment des primaires socialistes, qu’il fallait remettre tout à plat. A présent il se défausse en disant qu’il n’est pas en charge de ce dossier ;
  • de Jacques Auxiette, président socialiste de la Région Pays de la Loire qui ne voit comme seule issue « démocratique » à l’opposition au projet, l’envoi de 500 à 1 000 policiers, gendarmes et CRS sur le site pour que bétonnage se fasse ;
  • de Cécile Duflot, qui préfère conserver son poste de ministre du gouvernement actuel plutôt que d’être en cohérence avec ses déclarations et prises de position sur le site de Notre Dame des Landes. Il est vrai que la question de l’aéroport avait été écartée de l’accord de gouvernement PS – EELV (on n’est jamais trop prudent),
  • du groupe Vinci, qui invite des agriculteurs à participer à la « ferme pédagogique » qui est envisagée à la sortie de l’aérogare, invitation odieuse de vouloir mettre le monde paysan dans un zoo.
Après deux jours et deux nuits de lutte, il reste des dizaines de personnes qui résistent face à un déploiement insensé des forces de l’ordre. Le M’PEP s’est associé à l’appel pour dénoncer ce projet inutile d’aéroport Notre Dame des Landes. Il est aujourd’hui solidaire de toutes les résistances locales qui sont emblématiques face à une dérive grave de la démocratie locale.

« Le verbe résister se conjugue au présent » (Lucie Aubrac)
 

 http://www.m-pep.org/spip.php?article3113
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Aujourd’hui, jeudi 25 octobre, des représentants de Greenpeace France, Attac France, Agir pour l’Environnement, Réseau Action Climat France, Les Amis de la Terre, Confédération paysanne, Générations Futures, Solidaires, Paysages de France, Droit au Logement, Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports se sont réunis pour s’exprimer, ensemble, sur la situation actuelle à Notre Dame des Landes.
(...)

A lire : NDDL : Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault
Plus d’information sur le site d’Attac : http://www.france.attac.org/dossiers/notre-dame-des-landes-vinci-degage
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Notre Dame des Landes : c'est « l'Ayraultport » qu'il faut expulser !

Ce matin 30 octobre depuis 8 h, des centaines de gardes mobiles tentent d’expulser les habitants du lieu-dit La Saulce à Notre Dame des Landes et continuent de détruire des maisons occupées. Ils rencontrent une résistance déterminée de la part des habitants et des citoyens venus les soutenir. Attac France condamne la répression employée face à cette résistance légitime. Elle soutient la lutte des opposants face aux appétits dévastateurs de la multinationale Vinci et exige l’arrêt immédiat des expulsions et des destructions.
Les forces de l'ordre mobilisées sont disproportionnées et n'hésitent pas à utiliser la violence, en témoigne ce qui est arrivé à Geneviève Coiffard-Grosdoy militante d'Attac, dangereuse « anarchiste » de 65 ans pour 1m50 ! Le 24 octobre dernier elle tentait de filmer la destruction du toit de la maison de la Gaîté  Elle s'est fait "maîtriser", puis violemment arracher son caméscope au prix d'une fracture du doigt et de 21 jours d'ITT (interruption totale de travail).
Malgré cette violence, les opposants à l'aéroport sont de plus en plus nombreux à se mobiliser. La solidarité s'organise : depuis plusieurs jours, des centaines de personnes apportent nourriture, vêtements, et matériel, pour participer à cette lutte. Des gens du coin, mais également des gens venus de loin, car la mobilisation face à ce projet d'aéroport, écologiquement désastreux, budgétairement stupide et socialement injuste prend une dimension nationale.

Cette lutte exemplaire, vieille de plusieurs dizaines d'années, devient jour après jour un symbole de la résistance à un modèle de développement destructeur de la nature et des liens sociaux. Un modèle au service de la rentabilité des capitaux, puisque c’est pour installer « l'Ayraultport de Vinci » que des centaines de personnes vont être expulsées, des paysans mis sur la paille et des milliers d’hectares de bocage massacrés.

Attac France,
Le 30 octobre 2012



   http://www.france.attac.org/adherer

dimanche 28 octobre 2012

Ifrane, sanatorium ou complexe touristique ? Ben Smim, eau de la nature ou eau en bouteille ? Le profit, toujours le profit !!!

 

    A Ifrane, Al Aïd Kebir a un goût particulier
Par Ali Fkir, après son retour d'Ifrane qui l' avait accueilli à bras ouverts le jour de la "fête" (????) du mouton. Merci Ifrane!28/10/2012
 
Au coeur du Moyen Atlas, à Ben Smim, entre Ifrane et Azrou, non loin de Meknès, un monument historique, un ancien sanatorium qui avait sauvé jadis la vie de milliers de personnes, est délaissé consciemment par l'Etat depuis 1974/75. Ne peut-il être ressuscité aujourd'hui, surtout que les officiels reconnaissent eux-mêmes les ravages que provoque aujourd'hui la tuberculose dans les milieux pauvres? Ne peut-il être repris par le ministre de la jeunesse et des sports pour le mettre à la disposition des associations...? ne peut-il, ne peut-il....?
 L'Etat a commis un crime en abandonnant au délabrement cet extraordinaire monument. 
Il y a quelques années, le militant de la région, Aziz Akkaoui, avait écrit, Ali Fkir avait écrit, et si je ne me trompe pas, le ministre actuel de la santé avait écrit....ils avaient crié au scandale, ils avaient lancé un SOS...  
Les habitants de Ben Smim, qui viennent de perdre une partie de la source qui les alimente en eau ( eau mise bouteille par les "brasseries du Maroc": Aïn Ifrane), pourraient retrouver le goût  de la vie dans le cas où les bâtisses  de cet ex sanatorium  reprendraient de l'activité.
   Le jour d'Al Aïd Kebir, profitant de la mêlée des bipèdes et des  quadrupèdes, et étant en  "touriste" à Ifrane depuis la veille du carnage, nous sommes partis, ma compagne/camarade et moi, faire le tour de la région: d'Ifrane à Azrou, puis retour par la route secondaire qui passe par l'ex sanatorium et par la source de Ben Smim. J'ai pris furtivement des photos, car les gardiens n'avaient cessé de téléphoner à ceux qui les ont placés là. 
Vers 13h, nous étions de retour à Ifrane. Le centre était paisible, aucune trace de combat de l'Aïd. Les gens prenaient paisiblement leur café. Des couples, âgés et moins âgés (pour ne pas jeunes et moins jeunes!) étaient là. Ils avaient fui comme nous, les bains de sang, les scènes de ménages, la queue devant les pharmacies...Des jeunes voilées, avec leurs amis européens, avaient trouvé refuge à Ifrane. Ifrane était par excellence une ville de tolérance ce jour d'Al Aïd.
Loin des saintes-nitouches et des tartufes des grandes villes, nous avons profité de la quiétude, de la beauté, de la pureté de l'air de la région, de la tolérance des imazighens du coin. La morale de tout cela: si le Maroc etait géré autrement, tout le peuple en profiterait. Les travailleurs, les producteurs et autres créateurs (artistes, poètes, romancier...) en premier lieu. Le Maroc serait alors lieu d'épanouissement et non d'étouffement, lieu de créativité, et non de stérilité, lieu de liberté et non de servilité, lieu de mérite et non de médiocrité. UN MAROC où chacun se sent avec fierté amazigh, arabe et africain.

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 BEN SMIM: autres données
Par Ali Fkir, 28/10/2012
A 10 km d'Azrou on "détruit" le bonheur des êtres humains, des oiseaux, des animaux, la splendeur de la nature...au profit des sans-coeur, au profit de ceux qui n'ont d'autres buts dans la vie que la maximisation de profit.
La gaieté, le sourire de la vallée BEN SMIM, jadis verdoyante, font place aujourd'hui à la mélancolie, à l'amertume... au regret.
L'eau jaillissante des entrailles de la terre, l'eau naturelle, l'eau pure qui, jadis, faisait le bonheur de la vallée de BENSMIM, est mise en bouteille aujourd'hui pour être vendue et rapporter des milliards de dh à des potentats.
Les paysans de la région, les défenseurs de la nature, des droits humains....ont protesté, manifesté ces dernières années contre l'octroi (par l'Etat marocain) de cette richesse naturelle à des capitalistes sans scrupule aucun. (Ali Fkir, le 9 avril 2011)

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C’est au coeur du Moyen Atlas, à dix (10) kilomètres d’Azrou, que fut décidée en 1945, la construction du sanatorium d’altitude de Ben-Smim. D’une capacité hospitalière de quatre cents lits (400). Le bâtiment est d’une longueur de cent quatre vingt cinq mètres (185 m). Les travaux de construction commencèrent en 1946. Pièce maîtresse de l’arsenal antituberculeux de l’époque, son site offrait des conditions climatiques exceptionnelles aux malades. C’est un vaste cirque bien exposé au midi, à l’altitude de 1650 mètres. Les bâtiments sont construits sur la pente à la cote 1520 mètres, dans une petite forêt de chênes verts dominant une vaste prairie. C’est en 1954, que les premiers malades furent reçus à l’hôpital. L’inauguration officielle eut lieu le 18 avril 1955. ( M’hamed Alaoui Yazidi)
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Je n'ai pas pu trouver le nom de l'auteur de ce précieux écrit: 
Cet hôpital a été créé par l’administration coloniale de la santé et a été le fer de lance dans le dispositif qui devait éradiquer la tuberculose qui faisait ravage parmi la population. Une fois cet objectif  (plus ou moins) atteint, l’administration du Maroc indépendant a décidé en 1974 sa fermeture définitive. S’ensuit une longue et silencieuse agonie d’un site qu’on devrait plutôt classer patrimoine national.
Cet hôpital de 35 hectares et à capacité d'accueil de 400 lits, a entamé sa déperdition depuis 1974, date de sa fermeture définitive par décision ministérielle. 
Les citoyens, en particulier ceux de la région, se posent des questions sur son avenir surtout après l'ouverture, depuis quelque temps, de l'usine d' embouteille de l'eau de la source de Ben Smim. Ils attendent à ce qu'il soit retapé, vu sa capacité d'accueil et sa prédisposition, et à en faire un grand hôtel pour la promotion du tourisme de montagne. Une éventualité qui ne manquera pas de profiter à toute la région et de contribuer à la résorption du chômage des jeunes. Amen. (Bouteina Bennani)
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L’UE poursuit ses pourparlers sur la pêche au large du Sahara Occidental


27/10/2012

L’UE poursuit ses pourparlers sur la pêche
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Le moment ne pouvait guère être pire. Un nouveau cycle de négociations de l'UE avec le Maroc en matière de pêche au large des côtes du Sahara Occidental occupé commence dans trois semaines, exactement quand le médiateur de la paix de l'ONU se rendra au Sahara Occidental pour donner une nouvelle vie aux pourparlers de paix.
 I

Fin octobre, l'envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, débutera son voyage dans la région, y compris sa première visite au Sahara Occidental. L'émissaire, Christopher Ross, essaie de négocier les pourparlers de paix entre le Maroc et le Front Polisario - pourparlers qui incluent notamment maintenant la gestion des ressources naturelles du territoire.

Exactement de la même période, le 3 novembre, l'UE se rendra au Maroc pour poursuivre les négociations sur la pêche au Sahara Occidental. La date de la visite de l'UE est indiquée dans le journal marocain L'Economiste.

Le bureau juridique de l'ONU et le service juridique du Parlement Européen ont conclu que toute pêche au Sahara Occidental serait en violation du droit international si les Sahraouis n’y consentent pas. Aucune initiative n'a été prise par l'UE pour obtenir le consentement du peuple sahraoui. Les négociations de l'UE sont déjà sur le chemin de violer le droit International, comme l’a fait l'accord précédent.

Le responsable juridique en chef de l’UE avait déclaré qu'il est clair qu'un accord pêche de l'UE avec le Maroc qui ne définirait pas la frontière sud avec le Sahara Occidental, ne respecterait pas, en soi, le droit international.

La visite de l'Envoyé spécial, et la visite de l'UE coïncident avec le deuxième anniversaire du démantèlement du camp de protestation massif qui a été érigé dans les territoires occupés du Sahara Occidental en 2010. Le camp était une protestation civile contre la marginalisation, le chômage et le pillage des ressources du territoire. Suite à l'intervention par les autorités marocaines, un certain nombre de Sahraouis ont été arrêtés. Parmi ceux-ci Sidahmed Lemjiyed, le secrétaire général d'un groupe sahraoui de recherche sur le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental. L'activiste sahraoui a déjà passé 2 ans en prison, et attend son procès devant un tribunal militaire pour avoir pris part aux manifestations.

Les prisonniers ont été des adversaires majeurs des opérations de pêche illégales de l'UE au large du territoire occupé.

 






























Mémoire : 29 octobre : Mehdi Ben Barka

29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2012
« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple,
et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka

L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante
et le SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire
47 années de silence, ça suffit …
La recherche de la vérité doit progresser 
en France et au Maroc.
Les raisons et les complicités d’états doivent cesser d’entraver l’action de la justice.
Le lundi 29 Octobre 2012 à 18H00
Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés

Avec le soutien de : (premiers signataires)
Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des
Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
(ASDHOM), Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l'Homme (AMBDH), Forum Marocain Vérité et
Justice – France ( FVJ-France), Fédération Euro-Méditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED), Parti
Socialiste Unifié en France (PSU), Association Française Amitié Solidarité Peuples Afrique (AFASPA), La Voie
Démocratique en France, Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS Fédération Europe), L'association Sortir
du Colonialisme, La Fondation Frantz Fanon, Le Parti de Gauche, Parti Communiste Français (PCF) , Europe Écologie -
Les Verts (EE-LV), Union Socialiste des Forces Populaires en France (USFP France), La Ligue des Droits de l’Homme
(LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Fondation Jean Jaurès (FJJ)
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Video de Saad Ben Barka : intervention de la famille Ben Barka :

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Maroc - France : l’inachevée affaire Ben Barka

Par ,Rédacteur en chef adjoint, membre de Tolerance.ca®, 8/10/2009
En 1965, disparaissait Mehdi Ben Barka devant la brasserie parisienne LippLe 8 octobre 2009. Ce leader charismatique de la gauche marocaine et figure emblématique de la Tricontinentale était la bête noire du roi Hassan II et des États-Unis. Depuis, son fantôme hante le régime marocain tenu responsable de son sort, et embarrasse la France.

Au lendemain de l’indépendance du Maroc (1956), une lutte à finir pour le pouvoir s’est engagée entre la monarchie et les nationalistes du Parti d’Istiqlal (PI). Grâce à l’appui de la France et des États-Unis, le roi en est sorti victorieux. Le PI quant à lui a vu son aile gauche quitter le navire. Prélude à son rapprochement graduel avec le régime despotique d’Hassan II. La gauche s’est pour sa part regroupée autour de Mehdi Ben Barka (né en 1920). En s’inscrivant dans une ligne d’opposition authentique à un pouvoir royal dont il voulait réduire les prérogatives, ce jeune leader charismatique est devenu la bête noire d’Hassan II et des «masques de fer» de son régime. L’échec des différentes tentatives visant à le récupérer n’ont fait qu’ajouter au dépit de la Couronne et à la colère de ses serviteurs zélés.

Suite à différentes tentatives d’intimidation et même d’assassinat, Mehdi Ben Barka ne pouvait rester au Maroc. C’est le début du périple ulyssien du «commis voyageur» de la révolution mondiale. Il était la cheville ouvrière de la Tricontinentale, une conférence internationale qui devait réunir (à La Havane en janvier 1966) des représentants des mouvements de libération nationale d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, sans oublier les gouvernements adversaires ou éloignés de l’orbite occidental. Si Moscou et Pékin (deux centres concurrents du communisme international d’alors) voyaient avec bienveillance l’émergence de ce nouveau bloc antioccidental, ils suivaient de près les pas de ce génie de l’organisation et de la diplomatie publique. Washington (tout comme Paris et Jérusalem) étaient quant à elles inquiètes des retombées d’une telle organisation sur un monde plongé en pleine Guerre froide. Ils voyaient là un risque pour leurs intérêts stratégiques respectifs. D’où la convergence des intérêts de ces différentes puissances avec celui de Rabat. Il fallait donc agir et vite, avant qu’il ne soit trop tard…

Et depuis, le fantôme ne cesse de hanter les couloirs du Palais royal…
Mais il fallait avant tout l’éloigner de l’Égypte nassérienne où il s’était réfugié avec sa famille, et l’attirer à Paris. Ce sera chose faite le 29 octobre 1965, quand deux représentants de la police française l’ont intercepté devant la brasserie Lipp au boulevard Saint-Germain. Il disparaîtra pour toujours aux mains de ses kidnappeurs français et de leurs commanditaires marocains. Avec la contribution des services secrets américains et israéliens. Le contre-espionnage français n’était pas loin.

Si d’aventure de part et d’autre du bassin méditerranéen certains pouvaient penser que le passage du temps devait suffire à jeter dans l’oubli le souvenir du leader de la gauche marocaine, ils sont restés pour leurs frais. Quarante-quatre ans après les faits, son fantôme rode toujours sur les deux rives de la Méditerranée et hante encore son pays, tout en embarrassant Paris. Durant toutes ces années, ni la famille du kidnappé ni son comité international de soutien n’ont abandonné leur quête de vérité pour que la justice française (saisie depuis 1975 de l’affaire pour «assassinat») fasse enfin la lumière sur ce qui est réellement arrivé à Ben Barka ce fameux 29 octobre.

Avec l’accession de Mohamed VI au trône (1999) («Maroc. Les dix années de transition politique sous Mohamed VI»), la famille Ben Barka espérait pouvoir enfin voir le bout du tunnel. La bienveillance de ce roi et son innocence de ce crime d’État ne pouvaient qu’alimenter ce désir. D’ailleurs, ce roi avait lui-même (au début de son règne) consenti à autoriser les magistrats français chargés de l’affaire à se rendre au Maroc pour auditionner quatre serviteurs de l’État, soupçonnés d’être reliés à l’«affaire Ben Barka». Il s’agit du général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale (corps d’élite de l’armée marocaine), du général Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), d’Abdlehak Achaâchi, agent du Cab 1 (la maison-mère des services secrets marocains) et de Miloud Tounsi (alias Larbi Chtouki), l'un des membres présumés du commando marocain auteur de l'enlèvement de Ben Barka. Mais coup de théâtre en 2003 : les autorités marocaines changent d’idée et refusent l’audition de ces quatre commis de l’État. Suscitant la colère de la famille du disparu et l’«incompréhension» du mouvement marocain des droits humains.
… et la France entre embarras et «raison d’État»

Le départ du pouvoir de Jacques Chirac (grand ami de la Couronne marocaine) et l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Élysée devaient lever, pensait-on dans certains milieux, un obstacle psychologique supplémentaire à l’omerta d’État entourant cette affaire claire-obscure. Mais c’était un pari risqué dans la mesure où on ignorait là la «raison» d’État qui souvent prime sur la quête du droit dans ce pays, et ailleurs sans doute.

Au premier jour de la visite d’État (le 22 octobre 2007) de Sarkozy au Maroc (la première à titre de président de la République), le juge parisien Patrick Ramaël a signé quatre mandats d’arrêt contre les quatre commis de l’État marocain présumés liés à l’«affaire Ben Barka». Pour gagner les grâces de Rabat, le gouvernement français a aussitôt bloqué ces mandats. Presque deux ans plus tard, la nouvelle ministre de la Justice française a (le 2 octobre 2009) demandé auprès d’Interpol la «suspension» de la diffusion de ces mêmes quatre mandats d'arrêt, vingt-quatre heures seulement après avoir donné son feu vert! Suscitant la colère de la famille Ben Barka et la consternation de nombreux militants des droits humains au Maroc comme en France. Ce coup de théâtre spectaculaire exprime-t-il la volonté de l’Élysée de ne pas déplaire à un Mohammed VI qui s’apprête (en ce mois d’octobre) à faire sa première visite d’État en France depuis que Sarkozy est élu président de la République? Ou s’explique-t-il plutôt par la volonté de certains secteurs au sein de l’État et des milieux de l’industrie d’armement en France de forcer la main de Rabat pour qu’elle se ravise et achète les onéreux avions Rafale du groupe Dassault, alors qu’ils se sont révélés moins efficaces pour la défense nationale du Maroc et n’ont cessé de cumuler les défauts techniques et les revers commerciaux?
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Plus de quatre décennies se sont écoulées depuis l’éclatement de cette «affaire Ben Barka». Depuis, le roi Hassan II et Charles de Gaulle (président de la France au moment des faits) ont rejoint leur demeure éternelle. Sans oublier la disparition également de deux des principaux acteurs (côté marocain) de cette «affaire» (les généraux Mohammed Oufkir et Ahmed Dlimi). Il est maintenant plus que temps que les deux pays lèvent enfin le voile sur ce qui s’était réellement passé ce fameux 29 octobre. Il faudrait également qu’on montre enfin à la famille de l’illustre disparu où se trouve le lieu de sa «sépulture». Cela permettra enfin au fantôme du disparu de cesser de roder sans cesse dans les couloirs du Palais royal et de ceux de l’Élysée et d’aller vers la lumière. Cela permettra d’un autre côté à sa famille de se recueillir sur ce lieu, de faire son deuil et d’aller de l’avant. Permettant au passage à la monarchie de se débarrasser enfin d’une affaire pesante et à Paris d’éviter encore une fois d’être embarrassée.

Double discours du gouvernement français sur les agrocarburants

Agrocarburants: pour qui roule le gouvernement ?

La Confédération paysanne, Oxfam France, Peuples Solidaires et le Réseau Action Climat dénoncent le double discours du gouvernement sur les agrocarburants: s'il reconnaît les « impacts négatifs graves [de cette politique] sur l’environnement et sur la sécurité alimentaire mondiale », il maintient « les taux d'incorporations à 7 % dans les carburants traditionnels d’ici 2020 » et prolonge les aides accordées à cette industrie.


Le désastre des politiques publiques de soutien aux agrocarburants pourrait enfin toucher à sa fin. Après être restés sourds aux interpellations des Nations unies, de la communauté scientifique et de nombreuses associations, les responsables politiques français et européens reconnaissent enfin publiquement que ces politiques ont des impacts négatifs graves sur l’environnement et sur la sécurité alimentaire mondiale. Le 14 octobre dans Mediapart, Stéphane Le Foll et Pascal Canfin ont reconnu la part de responsabilité de la France en matière de volatilité des prix, et pointé du doigt la concurrence des biocarburants avec la consommation alimentaire. La France et l’Union européenne vont-elles réellement faire marche arrière, et remettre en cause ces politiques ?
Jean-Marc Ayrault a annoncé lors de la conférence environnementale du 15 septembre que la France allait faire une « pause » dans le développement des agrocarburants produits directement à partir de denrées alimentaires, en limitant leur taux d’incorporation à 7 % dans les carburants traditionnels d’ici 2020. Il avait également annoncé que la France souhaitait jouer un rôle de leader sur cette question, en invitant ses partenaires européens à s’engager à ses côtés dans ce processus de « pause ». Pourtant, la Commission européenne semble bien plus ambitieuse que la France, puisqu’elle a confirmé le 17 octobre qu’elle limiterait ce taux à 5 %, c’est-à-dire au niveau déjà atteint aujourd’hui.

Si le gouvernement Ayrault souhaite réellement se démarquer des gouvernements précédents et mettre fin aux impacts négatifs des politiques françaises sur le changement climatique et le droit à l’alimentation des plus vulnérables, pourquoi annonce-t-il un plafond d’incorporation supérieur de 2 points au plafond européen ? Pourquoi décide-t-il de continuer à subventionner largement les industriels du secteur ? Dans un rapport publié en début d’année, la Cour des comptes montrait que, sur la période 2005-2010, les producteurs français d’agrocarburants ont reçu 2,65 milliards d’euros de l’Etat du fait de la défiscalisation partielle dont bénéficie leur production. Or, Jean-Marc Ayrault, loin de supprimer cette niche fiscale, annonce au contraire qu’il la prolonge jusqu’au 31 décembre 2015. Un comble, alors qu’il annonce que les budgets de l’environnement et de l’agriculture doivent diminuer de 15 % d’ici 2015.

Faut-il le rappeler ? Les politiques de soutien aux agrocarburants constituent le principal moteur des accaparements de terres et de la forte volatilité des prix agricoles. A cause d’elles, des millions d’hectares de terres sont confisqués aux paysans du Sud, qui sont déjà les principales victimes de la faim dans le monde, et les prix alimentaires sont poussés à la hausse, privant les ménages les plus vulnérables de leur droit à l’alimentation. Les pics de prix peuvent conduire à des crises alimentaires comme celle que l’on a connu en 2008 lors des émeutes de la faim et qui menace de se renouveler fréquemment. Maintenir les incitations à la production et à la consommation d’agrocarburants aux niveaux actuels ne permettra donc pas de mettre fin à l’insécurité alimentaire et aux violations de droits humains observés aujourd’hui.

Le gouvernement français doit enfin joindre le geste à la parole. Plutôt que de soutenir une industrie coûteuse pour les finances publiques et pour les consommateurs, le gouvernement et le parlement français doivent mettre fin dès maintenant aux objectifs d’incorporation et aux soutiens financiers dont bénéficient les agrocarburants.

Philippe Colin, porte-parole de la Confédération paysanne
Clara Jamart, responsable des questions agricoles, Oxfam France
Carmen Heumann, présidente de Peuples Solidaires en association avec Action Aid
Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat
 http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/241012/agrocarburants-pour-qui-roule-le-gouvernement

Les Russes dénoncent la présence d’une prison secrète US au Maroc


Cette fois-ci, ce sont les Russes qui l’affirment. Dans un rapport circonstancié établi par le ministère russe des affaires étrangères et traitant des droits de l’homme dans le pays, zaâma le plus démocratique de la planète, les Etats-Unis, les ex-tovarich (camarades) révèlent que la CIA, l’agence américaine de renseignements, possède une prison secrète au Maroc.


Dans ce document virulent qui accable les Etats-Unis et qui a été présenté au parlement russe (la Douma), il est signalé que cette prison se trouve à 25 kilomètres de Rabat, qu’elle a été « bâtie à l’intérieur d’une colline boisée, non loin du village d’Aïn Aouda« .
Selon des sources qui ont lu ce rapport, il s’agirait « d’un long bâtiment de trois étages ceint d’une quinzaine de maisons cubiques ». C’est là où sont cuisinés les marocains suspectés de terrorisme, ainsi que les hôtes étrangers livrés par la CIA à la DST.
Car, cette prison secrète n’est autre que le siège central de la DST, la police politique marocaine, qui avait ses quartiers à Témara, et qui a été depuis vidée après que des photos par satellite ne révèlent l’emplacement géographique de cet endroit de sinistre mémoire où ont été torturés des centaines, voire des milliers de Marocains et d’étrangers, dont le plus connu est le champion du monde boxe thaïe Zakaria Moumni.
Zakaria Moumni n’est ni un « islamiste » ni un « indépendantiste sahraoui », c’est juste un sportif de haut niveau qui avait exigé à l’entourage de Mohamed VI, le secrétaire particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi pour ne pas le citer, le droit, comme le stipule la loi, de bénéficier d’un poste de conseiller au ministère de la jeunesse et des sports. Pour avoir trop exigé, on l’a envoyé au goulag de la DST à Témara.
Mais, selon le ministère russe des affaires étrangères, il n’y a pas que Aïn Aouda qui sert de prison secrète aux Américains. La très imposante base militaire de Beni Guerir, qu’on peut facilement voir à gauche, 70 kilomètres avant d’arriver à Marrakech venant de Casablanca, sert aussi de lieu de torture pour nos hôtes étrangers. La plupart de ces invités gardent une rancune tenace envers le Maroc, un pays qu’ils ne connaissaient même pas avant d’être torturés par des agents marocains pour le compte de l’Oncle Sam.
On comprend mieux maintenant pourquoi à chaque fois qu’elle vient au Maroc, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton trouve que nous sommes un pays formidable.
Mais formidable pour qui, dear Ms ?

France : Nouveau protetorat ? Une manifestation devant le château du roi du Maroc à Betz interdite



Les autorités françaises ont interdit une manifestation d’opposants marocains qui devait se dérouler à partir de samedi devant un château appartenant au roi du Maroc à Betz, un village situé à environ 70 kilomètres au nord-est de Paris.

Le collectif pour la dénonciation de la dictature au Maroc avait appelé dans un communiqué les Marocains de toutes tendances confondues à manifester de samedi au vendredi 2 novembre devant le château pour dénoncer les injustices et les indignités du régime marocain, selon un communiqué.
Le préfet a pris un arrêté interdisant la manifestation à titre préventif, a-t-on indiqué à la préfecture de l’Oise.
Il a considéré qu’à cet endroit, et dans la configuration qui était prévue – les manifestants voulaient camper jour et nuit sur le site -, il y avait un risque de trouble à l’ordre public qui résultait de la volonté même d’organiser cette manifestation. C’est un motif d’opposition à la manifestation.
Selon la préfecture, un dispositif de sécurité adapté a été mis en place autour du château.
Sur sa page Facebook, le Collectif a indiqué maintenir sa mobilisation malgré l’arrêté d’interdiction, mais avoir réduit la durée du campement à deux jours, de samedi à lundi midi, à la demande de la majorité des manifestants.
Samedi vers 12H15 (10H15 GMT), aucun manifestant n’était toutefois présent sur les lieux, surveillés par une vingtaine de gendarmes, selon un correspondant de l’AFP.
Mardi, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture avait affirmé que le Maroc utilisait la torture dans son propre pays et contre des opposants impliqués dans le conflit au Sahara occidental. (AFP)

Le château d'Armainvilliers est un fief très ancien, dont on trouve mention au XIIe siècle. Il s'étend aujourd'hui sur les communes de Tournan-en-Brie et de Gretz-Armainvilliers. Un château y est mentionné dès le XIVe siècle, qui donne refuge à François Ier en 1544 après la prise de Château-Thierry par Charles-Quint. À partir de cette époque, il devient la résidence des seigneurs de Tournan. Au XVIIe siècle, il appartient aux Beringhen, puis au comte d'Eu et au duc de Penthièvre, mais il est en partie détruit pendant la Révolution. Les La Rochefoucauld-Doudeauville le restaurent sous le second Empire, y font remonter les boiseries du château de Bercy et aménager le parc. Sosthènes de La Rochefoucauld, 2ème duc de Doudeauville, ancien aide-de-camp du Roi Charles X, y décède en 1864. Acquis en 1877 par Edmond de Rothschild, le château est complètement rasé et remplacé par une résidence moderne, complétée par de luxueux pavillons de gardes, des fermes en style normand, de vastes communs, une grande orangerie, sur le modèle anglais. Pendant la Première Guerre mondiale, une infirmerie y est aménagée et, pendant la Seconde Guerre mondiale, il est occupé par des troupes allemandes. Il appartient aujourd'hui au roi du Maroc. (source: wikipedia) 
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Par Abou Farid Hassan  

 Vers un nouveau Protectorat : la liberté de manifester bafouée à Betz en France.

Contrairement aux bruits que certains ont pu faire courir, des représentants du « Collectif pour la dénonciation de la dictature au Maroc » se sont rendus ce samedi 27 octobre 2012 à Betz dans l’Oise, là où se trouve le grand château du roi du Maroc en France. 
 La gendarmerie était présente aux quatre coins du village. Un premier groupe a été contrôlé à l’entrée du village, un second devant le château. Les gendarmes qui appliquaient des consignes strictes venus du plus haut niveau, interdisaient à quiconque de prendre la moindre photo. Les journalistes seront les premiers à pâtir de ces directives qui les empêcheront de faire leur travail. Devant se soumettre à des contrôles d’identité, on leur confisquera même les quelques photos qu’ils étaient parvenues à prendre. Les membres du Collectif étaient pour leur part venus sur place attendant la décision du juge des référés qui avait été saisi par leur avocat contre l’interdiction de manifester. D’autres militants attendaient dans d'autres villes pour venir manifester dans le cas où l’interdiction serait levée. Finalement, après s’être entretenus avec des journalistes de la presse française et marocaine, les représentants du Collectif décideront de quitter Betz dans l’attente de la décision de justice qui tardait à venir. 
Le Collectif réaffirmera son intention de manifester librement en France, terre de Montesquieu et de Jean-Jacques Rousseau, pour porter la voix de la démocratie au Maroc. Il informera tous les militants épris de justice des suites à donner à ce qui peut être considéré comme une restriction portées aux libertés civiques.
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 Par Mohamed Jaite
Le préfet a considéré qu'à cet endroit, et dans la configuration qui était prévue - les manifestants voulaient camper jour et nuit sur le site -, il y avait un risque de trouble à l'ordre public qui résultait de la volonté-même d'organiser cette manifestation. C'est un motif d'opposition à la manifestation», a-t-on ajouté de même source.

A Betz,  un cordon de policiers était au rendez-vous mais pas les manifestants -Pourquoi ?
  1. Personnellement, je n'ai pas pu aller à cause de mon travail (J'ai travaillé deux nuits de suite sans sommeil). 2. On ne s'attendait pas à beaucoup de monde vue la sensibilité de l'action pour certain(ne)s .... 
3. L'interdiction a persuadé quelques personnes qui devaient se rendre à ne pas le faire. 
4. Ce genre d'action doit continuer là ou il y un château (du roi des pauvres) pour "démasquer" la complicité des pays concernés.