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lundi 12 janvier 2015

2015 : continuons à lutter contre la pauvreté

2015 : continuons à lutter contre la pauvreté
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Chères toutes, chers tous,

Il n’était pas prévu que vous lisiez ces lignes.

Nous avions préparé un message de vœux « classique » pour aujourd’hui.

Mais entre-temps, l’impensable a eu lieu.

Comme le rappelle cette planche du dessinateur Charb, assassiné avec 11 autres personnes, Charlie Hebdo ne se contente pas de brocarder les religions ou les politiques, il dénonce aussi la cupidité, le cynisme, la violence faite aux pauvres et aux exploités de ce monde.

Il y a mille et une façons de résister à la haine, à la violence et au terreau dans lesquels celles-ci s’enracinent. La nôtre est de construire, sans naïveté et avec détermination, un monde plus juste, un monde de peuples solidaires.

En 2015, nous soutiendrons celles et ceux qui luttent pour leurs droits.

En 2015, nous nous mobiliserons aux côtés des ouvrières qui exigent la dignité au travail, nous aiderons les travailleurs des plantations de fruits tropicaux à sortir de la pauvreté, nous mettrons notre énergie au service des paysannes et paysans qui résistent aux accaparements de terre, nous exigerons la responsabilité sociale des entreprises. Nous lancerons également une nouvelle campagne contre l’évasion fiscale des multinationales et nous amplifierons nos actions pour les droits des femmes… Merci infiniment pour le soutien que vous nous avez apporté en 2014 (voir notre impact en quelques dates).

En 2015, pour continuer à construire un monde plus juste ici et là-bas, nous espérons vous compter toujours à nos côtés.

Solidairement,

Toute l’équipe de Peuples Solidaires – ActionAid France
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samedi 22 novembre 2014

Noël 2014 : Les cadeaux empoisonnés, ça suffit !

Noël 2014 : Les cadeaux empoisonnés, ça suffit !
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Peuples Solidaires ActionAid
Je rejoins la campagne
Noël 2014 Les cadeaux empoisonnés, ça suffit !

Bonjour,
Smartphones,vêtements, jouets…

Derrière les cadeaux qui envahissent les rayons des magasins ici, des centaines de milliers de familles d'ouvrier-ère-s et de paysan-ne-s souffrent là-bas :
ça suffit

Les multinationales qui ferment les yeux sur les abus commis dans leurs usines et celles de leurs sous-traitants ne doivent plus s'enrichir sur le dos des travailleurs-euses les plus défavorisé-e-s de la planète !

Pour leur venir en aide, rejoignez sans attendre la campagne de mobilisation de Peuples Solidaires :

Votre soutien est indispensable pour contrer les marques et les gouvernements qui violent les droits des plus faibles.
Decouvrez la campagne!
Ensemble, faisons reculer la pauvreté
et progresser les droits.

Merci

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dimanche 28 octobre 2012

Double discours du gouvernement français sur les agrocarburants

Agrocarburants: pour qui roule le gouvernement ?

La Confédération paysanne, Oxfam France, Peuples Solidaires et le Réseau Action Climat dénoncent le double discours du gouvernement sur les agrocarburants: s'il reconnaît les « impacts négatifs graves [de cette politique] sur l’environnement et sur la sécurité alimentaire mondiale », il maintient « les taux d'incorporations à 7 % dans les carburants traditionnels d’ici 2020 » et prolonge les aides accordées à cette industrie.


Le désastre des politiques publiques de soutien aux agrocarburants pourrait enfin toucher à sa fin. Après être restés sourds aux interpellations des Nations unies, de la communauté scientifique et de nombreuses associations, les responsables politiques français et européens reconnaissent enfin publiquement que ces politiques ont des impacts négatifs graves sur l’environnement et sur la sécurité alimentaire mondiale. Le 14 octobre dans Mediapart, Stéphane Le Foll et Pascal Canfin ont reconnu la part de responsabilité de la France en matière de volatilité des prix, et pointé du doigt la concurrence des biocarburants avec la consommation alimentaire. La France et l’Union européenne vont-elles réellement faire marche arrière, et remettre en cause ces politiques ?
Jean-Marc Ayrault a annoncé lors de la conférence environnementale du 15 septembre que la France allait faire une « pause » dans le développement des agrocarburants produits directement à partir de denrées alimentaires, en limitant leur taux d’incorporation à 7 % dans les carburants traditionnels d’ici 2020. Il avait également annoncé que la France souhaitait jouer un rôle de leader sur cette question, en invitant ses partenaires européens à s’engager à ses côtés dans ce processus de « pause ». Pourtant, la Commission européenne semble bien plus ambitieuse que la France, puisqu’elle a confirmé le 17 octobre qu’elle limiterait ce taux à 5 %, c’est-à-dire au niveau déjà atteint aujourd’hui.

Si le gouvernement Ayrault souhaite réellement se démarquer des gouvernements précédents et mettre fin aux impacts négatifs des politiques françaises sur le changement climatique et le droit à l’alimentation des plus vulnérables, pourquoi annonce-t-il un plafond d’incorporation supérieur de 2 points au plafond européen ? Pourquoi décide-t-il de continuer à subventionner largement les industriels du secteur ? Dans un rapport publié en début d’année, la Cour des comptes montrait que, sur la période 2005-2010, les producteurs français d’agrocarburants ont reçu 2,65 milliards d’euros de l’Etat du fait de la défiscalisation partielle dont bénéficie leur production. Or, Jean-Marc Ayrault, loin de supprimer cette niche fiscale, annonce au contraire qu’il la prolonge jusqu’au 31 décembre 2015. Un comble, alors qu’il annonce que les budgets de l’environnement et de l’agriculture doivent diminuer de 15 % d’ici 2015.

Faut-il le rappeler ? Les politiques de soutien aux agrocarburants constituent le principal moteur des accaparements de terres et de la forte volatilité des prix agricoles. A cause d’elles, des millions d’hectares de terres sont confisqués aux paysans du Sud, qui sont déjà les principales victimes de la faim dans le monde, et les prix alimentaires sont poussés à la hausse, privant les ménages les plus vulnérables de leur droit à l’alimentation. Les pics de prix peuvent conduire à des crises alimentaires comme celle que l’on a connu en 2008 lors des émeutes de la faim et qui menace de se renouveler fréquemment. Maintenir les incitations à la production et à la consommation d’agrocarburants aux niveaux actuels ne permettra donc pas de mettre fin à l’insécurité alimentaire et aux violations de droits humains observés aujourd’hui.

Le gouvernement français doit enfin joindre le geste à la parole. Plutôt que de soutenir une industrie coûteuse pour les finances publiques et pour les consommateurs, le gouvernement et le parlement français doivent mettre fin dès maintenant aux objectifs d’incorporation et aux soutiens financiers dont bénéficient les agrocarburants.

Philippe Colin, porte-parole de la Confédération paysanne
Clara Jamart, responsable des questions agricoles, Oxfam France
Carmen Heumann, présidente de Peuples Solidaires en association avec Action Aid
Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat
 http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/241012/agrocarburants-pour-qui-roule-le-gouvernement

mardi 12 avril 2011

L'Union Syndicale Solidaires rappelle quelques hauts faits récents de la police marocaine

SOLIDAIRES n° 35bis, avril 2011 (extraits)

Maroc : répression à Casablanca…
Alors que des promesses de révision de la constitution et d’extension des libertés individuelles et collectives ont été annoncées, des citoyens faisant partie du mouvement du 20 Février pour le changement, subissent une répression systématique dans tout le royaume.
Exemple de cette répression, l’intervention sanglante qui a ciblé un rassemblement du mouvement du 20 Février à Casablanca le 13 mars ; ce jour-là, à 11 heures les forces de répression ont arrêté plus de 123 manifestants. Ces personnes seront relâchées au courant de la journée après avoir été tabassées et insultées. Le même jour, alors que des personnes s’étaient rassemblées devant le siège du Parti Socialiste Unifié pour demander la libération immédiate des manifestants détenus, dénoncer le retour des forces de répression, porteuses d’un projet de rétrécissement des libertés publiques et la permanence du Maroc de la matraque, vers 16 heures, une nouvelle intervention d’une violence inouïe a été opérée contre les manifestants . Bilan, 300 nouvelles arrestations, des blessures, des fractures et des cas de syncope. Les journalistes n’ont pas été épargnés. Nombre d’entre eux ont subi des agressions, des provocations et la confiscation de leur matériel de travail. Et dans une collusion ouverte avec ce régime tyrannique, des médecins urgentistes ont refusé (pour plusieurs blessés en état grave) la délivrance de certificats médicaux aux victimes des agressions policières.
Le « Maroc nouveau » qui avait manifesté sa volonté d’un changement profond, a confirmé aujourd’hui la permanence du passé, et de pratiques d’intimidation et de répression d’un mouvement pacifique au lieu d’apporter des réponses effectives à ses revendications. ATTAC condamne fermement les violences subies par les manifestants pacifiques de Casablanca, les intimidations, la répression de leur droit à l’expression par des rassemblements pacifiques et civilisés, et déclare :
 Nous exigeons la présentation devant la justice des agents des forces de sécurité impliqués dans la terrible répression des manifestants de Casablanca tout en exigeant l’indépendance et l’impartialité du pouvoir judiciaire.
 Nous exigeons la satisfaction des revendications du mouvement 20 Février, au lieu de vider ces demandes de leur contenu.
 Nous exigeons l’arrêt des campagnes répressives contre les militants des droits humains, politiques, syndicaux, associatifs et les journalistes.
 Nous condamnons l’assaut des forces de répression contre le siège du PSU et l’agression des membres de leur conseil national.
CASA après le discours du roi
 Nous condamnons et nous exprimons notre consternation vis-à-vis de la couverture médiatique biaisée de 2M de ces événements. Cette chaîne s’est transformée en porte-parole du ministère de l’intérieur. Photos et vidéos des participants au rassemblement ainsi que des journalistes constituent un démenti à la version diffusée par cette télé.
 Nous réaffirmons notre condamnation de la répression subie par les peuples Arabes de Libye, du Yémen, du Bahreïn… Nous condamnons toutes les tentatives de restreindre des libertés dans la région et nous affirmons notre soutien aux peuples dans leur marche vers la libération.
 Nous appelons le peuple marocain à participer activement aux marches populaires … et nous affirmons que la lutte continue jusqu’à la réalisation des justes revendications du mouvement du 20 Février.
www.attacmaroc.org

Maroc : répression à Khouribga
Après un dimanche sanglant à Casablanca, ce mardi 15 mars ne l’est pas moins à Khouribga. En effet, vers 5 heures du matin, des policiers ont tenté de déloger par la force un important groupe de campeurs. Il se constituait en majorité de jeunes, soutenus par leurs familles, qui étaient devant le siège de l’Office Chérifien des Phosphates depuis plus de 3 semaines. Ceux-ci exigent leur intégration à l’OCP dans le cadre de la loi garantissant 70% de places pour les natifs de la région et les enfants de retraités de l’office en particulier.
khouribgainciden
Khouribga
Les violences qui s’en sont suivies sont dues à l’intervention très violente des forces de police. Après leur dispersion, les campeurs ont réinvesti le lieu du sit-in, accompagnés de leur famille. Une deuxième intervention des policiers (utilisation de gaz lacrymogènes, attaques envers femmes et enfants), a dégénéré en affrontements. On dénombre plusieurs pertes matérielles, de nombreuses interpellations, une centaine de blessés parmi les civils dont certains dans un état préoccupant.
Ce qui interpelle dans cette nouvelle, malheureusement habituelle et qui donne une preuve de plus que le pouvoir n’est pas prêt à abandonner ses méthodes d’un autre âge, est la tentative de mettre les manifestations sur le dos d’Al Adl Wal Ihssane. Ainsi, un responsable sécuritaire aurait déclaré à l’AFP que les participants du sit-in étaient « encadrés par des militants du mouvement islamiste Justice et bienfaisance ». Les autorités cherchent ainsi à donner aux manifestations populaires au Maroc une dimension islamiste, à l’instar de la couverture médiatique des évènements du 13 mars à Casablanca. Ceci représente une tentative claire de se dédouaner et de minimiser les exactions commises et la violence inouïe dont fait preuve la police marocaine.

Maroc : appel contre la répression envers
les cheminots de l’ODR
Devant le Parlement
La fédération SUD-Rail était présente au Forum Social Mondial de Dakar, en février dernier, pour y organiser, avec le Réseau Rail Sans Frontière, deux ateliers, dont un sur la répression antisyndicale. Lors de cet atelier est intervenue l’association Peuples Solidaires qui a proposé, à l’issue de celui-ci, de lancer un « appel urgent » en faveur des militants syndicaux de l’ODR qui subissent la répression antisyndicale. Créée en 2007 par des travailleurs/euses et syndicalistes qui défendent l’autonomie syndicale, le service public et refusent le clientélisme politique, l’Organisation Démocratique du Rail connaît la répression depuis quatre ans : licenciements abusifs, mutations arbitraires, retenues sur salaire, congés refusés, harcèlement moral…
En 2010 la solidarité exprimée par la fédération SUD-Rail avait permis de prendre un charge une partie du salaire du secrétaire général de l’ODR licencié par l’ONCF. SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires s’associent à la diffusion de cet « appel urgent » : il s’agit d’organiser un envoi massif de courriers (la précédente campagne de Peuples Solidaires a permis l’ouverture de négociations entre les salarié-e-s en grève et la direction d’une usine de médicament au Togo).
Chaque syndicat SUD-Rail et les organisations présentes au Comité national Solidaires ont reçu des exemplaires de cet « appel urgent » tiré au total à 13 000 exemplaires par Peuples Solidaires. Il se compose de deux cartes postales : l’une est à envoyer au ministre de l’Intérieur marocain pour dénoncer la répression, l’autre à l’ODR pour témoigner sa solidarité. Chacune des cartes postales doit être affranchie à 0,87 €. Le principe de cette campagne est que la popularisation internationale de la répression anti syndicale permet de dégrader l’image du Maroc, qui est une destination touristique importante et de témoigner directement de sa solidarité avec l’ODR. Il est essentiel que la diffusion de ce dépliant auprès des adhérent-e-s, des  travailleurs/euses, soit suivi de l’envoi des 2 cartes postales de cet appel urgent.
Cette campagne est aussi un point d’appui pour la campagne élargie à d’autres pays que SUD-Rail va lancer avec le Réseau Rail Sans Frontière contre la répression antisyndicale. En France, en Europe, en Afrique… mobilisons-nous contre la répression antisyndicale ! Soyons solidaires !
www.peuples-solidaires.org

Maroc : les diplômés chômeurs manifestent à Rabat
Diplômés chômeurs tabassés ( Photo archives Google)
Depuis le 4 avril, l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs du Maroc a lancé un mouvement national, avec comme mot d’ordre « se battre pour une politique nationale, démocratique et populaire sur la question du chômage ». Ce mouvement a été préparé par de nombreuses initiatives des sections locales de l’ANDCM tout au long du mois de mars, en lien avec les jeunes, les étudiant-e-s, les organisations syndicales,  associatives et politiques, et le Mouvement du 20 février.
Le 6 avril, des milliers de diplômés chômeurs, venus de tout le Maroc se sont rassemblés au siège de l’UMT pour aller manifester devant le ministère de la Justice. L’ANDCM considère qu’à travers ses propres luttes le peuple marocain doit « forger lui-même son destin » : « nous sommes considérés comme des moutons, des numéros, des zéros, ou des voix à manipuler pour des élections truquées. Il est temps de nous faire entendre, là où c’est vraiment utile : dans les rues de la capitale, pas dans les urnes ! Nous attendons des changements positifs : mais nous savons que rien ne changera si nous ne le faisons pas nous-mêmes ! ». Par ce mouvement reconductible, l’ANDCM réclame :
 Une politique nationale de l’emploi, démocratique et populaire.
 La légalisation de l’association.
 La vérité sur l’assassinat de Mustafa El Hamzaoui et la récupération de son corps.

lundi 28 mars 2011

Maroc : la répression syndicale va bon train

Par Peuples solidaires, 28/3/2011

Au Maroc, les militants de l’Organisation Démocratique du Rail (ODR) subissent une répression sans merci. Licenciements abusifs, mutations arbitraires, harcèlement moral, retenues sur salaires, réaménagement des emplois du temps… La direction de l’Office National des Chemins de Fer du Maroc (ONCF) ne manque pas d’imagination pour tenter de les réduire au silence. Or le projet de transformation de cette entreprise en Société Anonyme risque encore d’aggraver la situation tant pour les usager-ère-s du rail, pour qui prendre le train devient de plus en plus difficile, que pour les salarié-e-s dont les conditions de travail se dégradent. Les membres de l’ODR en appellent donc à la solidarité internationale pour se faire entendre des autorités.

Rassemblement des militants de l’ODR-ODT devant le parlement marocain, 9 mars 2011
« Alors que se concrétise le projet de construction d’une ligne TGV entre Casablanca et Tanger permettant aux touristes étrangers de visiter le Maroc plus confortablement, les lignes utilisées par les populations locales sont laissées à l’abandon et les accidents se multiplient » dénonce Saïd Nafi, Secrétaire général de l’ODR. Depuis plusieurs années, la direction de l’ONCF mène en effet une politique de gestion dictée par des intérêts financiers qui a des répercussions néfastes sur le service rendu aux usager-ère-s et sur les conditions de travail des cheminot-e-s, dont la situation sociale et financière se dégrade chaque jour un peu plus. Une restructuration profonde du cadre institutionnel du secteur ferroviaire est en cours au Maroc.
Selon le Ministère de l’équipement et du transport, l’objectif est de donner à l’ONCF « une autonomie complète de gestion et à l’inciter à adopter une gestion résolument commerciale ». L’adoption par le parlement, en 2004, d’une loi relative à l’organisation, la gestion et l’exploitation du réseau ferroviaire national a constitué une étape importante de ce processus. Des services de maintenance, mais aussi des services sociaux dont bénéficient lestravailleurs-euses ont été externalisés et confiés au secteur privé. Le projet de transformation de l’ONCF en Société Anonyme s’inscrit également dans ce cadre.

Les syndicats se mobilisent
En 2007, des membres du bureau national de l’association des cheminots décident de constituer un syndicat indépendant qui prend le nom d’Organisation Démocratique du Rail (ODR). Avec 26 % des voix recueillies aux élections de la mutuelle des cheminots de mai 2007, l’ODR obtient la première place. Dès lors, l’ODR affiche clairement ses ambitions : « face à la logique de privatisation et de profit que poursuivent certains intérêts privés dans le secteur ferroviaire, nous voulons promouvoir des chemins de fer et une politique des transports qui répondent aux besoins des populations, ne sacrifient pas les questions de sécurité à la rentabilité et garantissent de bonnes conditions sociales pour les salariés de ce secteur 1 ». Mais alors que le syndicat est parfaitement légitime, l’ONCF refuse de le reconnaître et la répression syndicale s’abat sur les militant-e-s.
La liberté syndicale à l’arrêt
Depuis 4 ans, les militant-e-s de l’ODR sont systématiquement persécuté-e-s par la direction de l’ONCF, subissant licenciements abusifs, mutations arbitraires, harcèlement moral, retenues sur salaires, aménagement des emplois du temps pour empêcher les travailleurs-euses de participer aux manifestations organisées par l’ODR, mais aussi aux temps de repos ou de prières… Des consignes sont données aux médecins de service et les congés maladie sont régulièrement refusés. En 2009, le Secrétaire général de l’ODR, Saïd Nafi, est licencié tandis que 11 autres syndicalistes sont arbitrairement mutés à des centaines de kilomètres de leurs familles.
Cela n’a pas découragé Saïd Nafi : « Le harcèlement psychologique quotidien et l’isolement qui est imposé aux travailleurs fragilisent notre lutte. En nous séparant de nos familles et de nos camarades, l’ONCF veut nous affaiblir. Mais l’heure est à l’unisson, il faut se battre main dans la main », déclarait-il récemment.

« Il faut se battre main dans la main »
Au Maroc, mais aussi au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal, la société civile s’organise pour défendre de concert la qualité des services publics et la liberté syndicale. Réunies à Casablanca du 10 au 14 mai 2010, plusieurs organisations syndicales et de défense des droits humains ont ainsi créé le Réseau Rail Sans Frontière (RRSF). Celui-ci s’apprête à lancer une campagne internationale visant notamment à sensibiliser les touristes européen-ne-s attiré-e-s par ces pays. Pour Frédéric Michel, représentant de SUD-Rail 3, « les luttes doivent être largement ouvertes sur toutes les composantes de la société, garantissant une unité d’action et l’autonomie de celles et ceux qui les mènent. Ces synergies nous permettront de porter notre combat à l’échelle de la défense de tous les droits humains ». En aidant les militant-e-s de l’ODR à se faire entendre des autorités politiques marocaines, renforçons l’actuel mouvement de solidarité internationale à l’égard des cheminot-e-s africain-e-s et de l’ensemble des défenseurs et défenseuses des droits humains qui les soutiennent.

Appel Urgent : je signe

Courriers envoyés, merci de votre appui !
Vous pouvez maintenant:
1. Communiqué de presse de l’ODR, mai 2007.
2. Atelier sur la défense des services publics et la répression syndicale organisé au Forum Social Mondial de Dakar, février 2011.
3. Syndicat de Travailleurs du Rail Solidaires, Unitaires et Démocratiques.
Plus d'infos sur solidmar 22 mars 2011
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