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vendredi 27 janvier 2017

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Le pouvoir citoyen contre la pauvreté
actions.oxfam.org

mardi 11 août 2015

En solidarité avec la militante sahraouie Takbar Hadi Un eurodéputé entame une grève de la faim

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Par Amnay idir,El Watan, 10/8/2015 
 
 Jordi Sebastià, 
 membre du Parlement européen
Jordi Sebastià, membre du Parlement européen

Le membre du Parlement européen, Jordi Sebastià, du Groupe des Verts/Alliance libre, a entamé une grève de la faim de 24 heures pour exprimer sa solidarité avec la citoyenne sahraouie Takbar Hadi, a rapporté hier l’APS citant l’agence de presse sahraouie SPS.

Takbar Hadi observe une grève de la faim devant le consulat du Maroc à Las Palmas de Gran Canarias, en Espagne, «depuis un mois et six jours pour protester contre l’assassinat de son fils Mohamed Lamine Haidala par des colons marocains».
L’eurodéputé Sebastià a répondu, par son action, à l’appel lancé par le mouvement espagnol de solidarité avec le peuple sahraoui «aux politiciens et syndicalistes d’entrer dans une grève de la faim de 24 heures pour exprimer leur solidarité avec cette mère sahraouie», selon SPS.  L’initiative vise, selon la même source, à «augmenter la pression exercée sur les autorités d’occupation marocaines afin de fournir des éclaircissements concernant l’assassinat du jeune sahraoui, Mohamed Lamine Haidala».
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Front Polisario réclame l’indépendance du territoire à travers un référendum d’autodétermination, alors que le Maroc offre une autonomie sous sa souveraineté.
La Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) est la seule mission de maintien de la paix sans un mécanisme de surveillance des droits de l’homme.
Elle se contente ainsi pour l’essentiel de surveiller un cessez-le-feu conclu en 1991. Fin avril dernier, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a adopté la résolution portant prorogation d’un an du mandat de la mission onusienne au Sahara occidental. Coparrainée par les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne cette résolution a été adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil sans intégrer la revendication sahraouie qui consiste à élargir le mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme. La résolution encourage le Maroc et le Front Polisario à négocier, «de manière plus intensive», une solution à ce conflit et améliorer les droits de l’homme dans le territoire.
Le texte «souligne l’importance d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et encourage les parties à travailler avec la communauté internationale pour développer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles» en ce sens. Le Maroc s’est engagé à soutenir la médiation de Christopher Ross, l’émissaire personnel du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, après lui avoir un temps retiré sa confiance en 2012, l’accusant de «partialité». De son côté, le Polisario a promis de «coopérer» avec l’ONU.
Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprêtait à adopter ce texte, l’organisation Oxfam International appelle cette instance onusienne et la communauté internationale à œuvrer à la résolution du conflit sahraoui actuellement confiné dans une «impasse».

Un conflit confiné dans l’impasse
Dans une longue note d’information intitulée «40 ans d’exil, les réfugiés sahraouis abandonnés par la communauté internationale», il est noté «le Conseil de sécurité doit redonner un nouvel élan au processus de négociations afin de surmonter l’impasse actuelle, en reconnaissant publiquement que le statut quo n’est pas une option.
Cet élan devra mener à une entente sur le contenu d’une possible solution, ainsi que sur les moyens d’atteindre l’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental», a indiqué cette organisation non gouvernementale (ONG). Pour Oxfam International, l’ONU doit «démontrer une volonté politique de parvenir à une solution durable conforme au droit international», estimant que les «actions de ses membres doivent être guidées par les engagements pris envers le peuple sahraoui plutôt que par leurs intérêts nationaux».
Il leur est recommandé de «compléter les consultations à huis clos au sein du Conseil de sécurité par des réunions d’information publiques, et ce, au moins une fois par an. Ces réunions devraient inclure les présentations de l’envoyé personnel et du représentant spécial du secrétaire général».
Concernant la Minurso, l’ONG a appelé à ce qu’elle remplisse les fonctions de maintien de la paix, incluant la «surveillance, l’évaluation et la communication» sur l’évolution de la situation dans les territoires occupés sahraouis par le Maroc.
Remontant à la genèse du processus de règlement du conflit, depuis le cessez-le-feu observé en 1991, elle a fait état d’«un statu quo dans la durée». Le Conseil de sécurité «a systématiquement échoué à apporter un cadre clair dans les négociations politiques ralentissant toute avancée vers la tenue d’un référendum au Sahara occidental». État de fait qui a «entaché la crédibilité du Conseil de sécurité sur ce dossier et a contribué à la poursuite de l’impasse».
Pour cette ONG, la communauté internationale a fait un pas «en arrière» en renvoyant, en 2007, la responsabilité du règlement du conflit aux deux parties, alors qu’il était basé sur des plans onusiens. Oxfam s’est dite «inquiète» de voir la communauté internationale «accepter» cette situation avec ce constat que les Nations unies «souffrent d’un manque de soutien» de pays comme les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et la Russie.
Amnay idir

mercredi 29 avril 2015

Sahara occidental : Le mandat onusien prolongé d’une année

Le mandat onusien  prolongé d’une année
Par Amnay idir, El Watan, 29/4/2015

La résolution, coparrainée par les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne, a été adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil. Ainsi, tel que voté, le texte n’intègre pas la revendication sahraouie qui consiste à élargir le mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme.

La résolution encourage le Maroc et le Front Polisario à négocier, «de manière plus intensive», une solution à ce conflit et améliorer les droits de l’homme dans le territoire. Le texte «souligne l’importance d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et encourage les parties à travailler avec la communauté internationale pour développer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles» en ce sens. Le Maroc s’est engagé à soutenir la médiation de Christopher Ross, l’émissaire personnel du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, après lui avoir un temps retiré sa confiance en 2012, l’accusant de «partialité». De son côté, le Polisario a promis de «coopérer» avec l’ONU.  

«Statu quo»
Par ailleurs, dans une longue note d’information intitulée «40 ans d’exil, les réfugiés sahraouis abandonnés par la communauté internationale», citée hier par l’APS, l’organisation Oxfam International a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU et la communauté internationale à œuvrer à la résolution du conflit sahraoui actuellement confiné dans une «impasse». «Le Conseil de sécurité doit redonner un nouvel élan au processus de négociation afin de surmonter l’impasse actuelle, en reconnaissant publiquement que le statu quo n’est pas une option. Cet élan devra mener à une entente sur le contenu d’une possible solution, ainsi que sur les moyens d’atteindre l’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental», a indiqué cette organisation non gouvernementale (ONG).
Pour Oxfam International, l’ONU doit «démontrer une volonté politique de parvenir à une solution durable conforme au droit international», estimant que les «actions de ses membres doivent être guidées par les engagements pris envers le peuple sahraoui plutôt que par leurs intérêts nationaux». Il leur est recommandé de «compléter les consultations à huis clos au sein du Conseil de sécurité par des réunions d’information publiques, et ce, au moins une fois par an. Ces réunions devraient inclure les présentations de l’envoyé personnel et du représentant spécial du secrétaire général».
Concernant la Minurso, l’ONG a appelé à ce qu’elle remplisse les fonctions de maintien de la paix, incluant la «surveillance, l’évaluation et la communication» sur l’évolution de la situation dans les territoires occupés sahraouis par le Maroc.
Remontant à la genèse du processus de règlement du conflit, depuis le cessez-le feu observé en 1991, elle a fait état d’«un statu quo dans la durée». Le Conseil de sécurité «a systématiquement échoué à apporter un cadre clair dans les négociations politiques ralentissant toute avancée vers  la tenue d’un référendum au Sahara occidental». État de fait qui a «entaché la crédibilité du Conseil de sécurité sur ce dossier et a contribué à la poursuite de l’impasse».

Pour cette ONG, la communauté internationale a fait un pas «en arrière» en renvoyant, en 2007, la responsabilité du règlement du conflit aux deux parties, alors qu’il était basé sur des plans onusiens. Oxfam s’est dite «inquiète» de voir la communauté internationale «accepter» cette situation avec ce constat que les Nations unies «souffrent d’un manque de soutien» de pays comme les Etats unis, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et la  Russie.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Front Polisario réclame l’indépendance du territoire à travers un référendum d’autodétermination, alors que le Maroc offre une autonomie sous sa souveraineté.
La Minurso est la seule mission de maintien de la paix sans un mécanisme de surveillance des droits de l’homme. Sous son mandat actuel, qui arrive à échéance le 30 avril, la Minurso est essentiellement chargée de surveiller un cessez-le-feu conclu en 1991.

dimanche 28 octobre 2012

Double discours du gouvernement français sur les agrocarburants

Agrocarburants: pour qui roule le gouvernement ?

La Confédération paysanne, Oxfam France, Peuples Solidaires et le Réseau Action Climat dénoncent le double discours du gouvernement sur les agrocarburants: s'il reconnaît les « impacts négatifs graves [de cette politique] sur l’environnement et sur la sécurité alimentaire mondiale », il maintient « les taux d'incorporations à 7 % dans les carburants traditionnels d’ici 2020 » et prolonge les aides accordées à cette industrie.


Le désastre des politiques publiques de soutien aux agrocarburants pourrait enfin toucher à sa fin. Après être restés sourds aux interpellations des Nations unies, de la communauté scientifique et de nombreuses associations, les responsables politiques français et européens reconnaissent enfin publiquement que ces politiques ont des impacts négatifs graves sur l’environnement et sur la sécurité alimentaire mondiale. Le 14 octobre dans Mediapart, Stéphane Le Foll et Pascal Canfin ont reconnu la part de responsabilité de la France en matière de volatilité des prix, et pointé du doigt la concurrence des biocarburants avec la consommation alimentaire. La France et l’Union européenne vont-elles réellement faire marche arrière, et remettre en cause ces politiques ?
Jean-Marc Ayrault a annoncé lors de la conférence environnementale du 15 septembre que la France allait faire une « pause » dans le développement des agrocarburants produits directement à partir de denrées alimentaires, en limitant leur taux d’incorporation à 7 % dans les carburants traditionnels d’ici 2020. Il avait également annoncé que la France souhaitait jouer un rôle de leader sur cette question, en invitant ses partenaires européens à s’engager à ses côtés dans ce processus de « pause ». Pourtant, la Commission européenne semble bien plus ambitieuse que la France, puisqu’elle a confirmé le 17 octobre qu’elle limiterait ce taux à 5 %, c’est-à-dire au niveau déjà atteint aujourd’hui.

Si le gouvernement Ayrault souhaite réellement se démarquer des gouvernements précédents et mettre fin aux impacts négatifs des politiques françaises sur le changement climatique et le droit à l’alimentation des plus vulnérables, pourquoi annonce-t-il un plafond d’incorporation supérieur de 2 points au plafond européen ? Pourquoi décide-t-il de continuer à subventionner largement les industriels du secteur ? Dans un rapport publié en début d’année, la Cour des comptes montrait que, sur la période 2005-2010, les producteurs français d’agrocarburants ont reçu 2,65 milliards d’euros de l’Etat du fait de la défiscalisation partielle dont bénéficie leur production. Or, Jean-Marc Ayrault, loin de supprimer cette niche fiscale, annonce au contraire qu’il la prolonge jusqu’au 31 décembre 2015. Un comble, alors qu’il annonce que les budgets de l’environnement et de l’agriculture doivent diminuer de 15 % d’ici 2015.

Faut-il le rappeler ? Les politiques de soutien aux agrocarburants constituent le principal moteur des accaparements de terres et de la forte volatilité des prix agricoles. A cause d’elles, des millions d’hectares de terres sont confisqués aux paysans du Sud, qui sont déjà les principales victimes de la faim dans le monde, et les prix alimentaires sont poussés à la hausse, privant les ménages les plus vulnérables de leur droit à l’alimentation. Les pics de prix peuvent conduire à des crises alimentaires comme celle que l’on a connu en 2008 lors des émeutes de la faim et qui menace de se renouveler fréquemment. Maintenir les incitations à la production et à la consommation d’agrocarburants aux niveaux actuels ne permettra donc pas de mettre fin à l’insécurité alimentaire et aux violations de droits humains observés aujourd’hui.

Le gouvernement français doit enfin joindre le geste à la parole. Plutôt que de soutenir une industrie coûteuse pour les finances publiques et pour les consommateurs, le gouvernement et le parlement français doivent mettre fin dès maintenant aux objectifs d’incorporation et aux soutiens financiers dont bénéficient les agrocarburants.

Philippe Colin, porte-parole de la Confédération paysanne
Clara Jamart, responsable des questions agricoles, Oxfam France
Carmen Heumann, présidente de Peuples Solidaires en association avec Action Aid
Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat
 http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/241012/agrocarburants-pour-qui-roule-le-gouvernement

dimanche 20 décembre 2009

Copenhague : échec politique et fuite en avant




Le sommet mondial des Nations unies sur le changement climatique à Copenhague s'est achevé hier soir sur un échec politique et une fuite en avant historique. 
Par L'équipe d'Oxfam France et Agir ici, 20/12/2009

Un échec politique pour le climat, certes. Mais ce sommet aura aussi été l'objet d'une mobilisation citoyenne internationale sans précédent. Partout dans le monde, au Nord comme au Sud, des millions de personnes se sont fait entendre haut et fort pour qu'à Copenhague soit adopté un accord ambitieux, équitable et contraignant qui réponde à l'urgence de la situation : lutter contre le réchauffement de la planète et financer l'adaptation des pays du Sud aux conséquences des dérèglements climatiques.
12 millions de signatures pour la campagne mondiale TckTckTck, dont plus de 550 000 signatures pour l'appel de l'Ultimatum climatique, qui ont été présentées le 10 décembre dernier au président Nicolas Sarkozy, des centaines d' « auditions climatiques » organisées par Oxfam International dans le monde pour donner la parole aux victimes et témoins des changements climatiques dans les pays du Sud, les premiers et les plus durement affectés alors qu'ils en sont les moins responsables...
Aux côtés de nos partenaires de l'Ultimatum Climatique et de centaines d'autres organisations de la société civile dans le monde, Oxfam France - Agir ici s'est mobilisée, des mois durant, pour interpeller les décideurs politiques français et sensibiliser le plus grand nombre de personnes à cet enjeu qui nous concerne tous. Nos groupes et relais locaux ont redoublé d'imagination pour relayer la campagne sur le terrain, avec au final des milliers de signatures recueillies et de cartes d'interpellation envoyées !
Du 11 au 13 décembre, grâce à votre soutien, nous nous sommes rendus à Copenhague pour participer à la manifestation citoyenne qui a réuni 100 000 personnes devant les portes de la conférence. Accompagnés par 70 militants venus des quatre coins de la France qui ont embarqué avec nous à bord du Climat Express, nous nous sommes mobilisés pour faire entendre notre voix et celle de tous ceux qui n'ont pu assister à ce sommet historique.
Malgré cet échec, notre travail n'a pas été vain : il a permis de mettre sur le devant de la scène l'absolue nécessité de financer les efforts d'adaptation et de réduction des émissions de CO2 des pays les plus pauvres. Notre mobilisation a permis de tisser des liens, de faire prendre conscience que le climat est l'affaire de tous et qu'il faudra maintenir la pression avec un seul mot d'ordre : la Justice Climatique Maintenant ! Grâce à vous, avec vous, nous continuerons à porter ce message.

Un déni de démocratie...
Rar Romain Benicchio, 
« La déclaration de principe négociée par un petit comité de dirigeants mondiaux ne résout en rien les désaccords qui ont bloqué les négociations depuis deux ans et constitue un déni de démocratie pour tous les pays qui n'ont pas été consultés dans son élaboration. Le texte ne donne aucune garantie que le péril climatique sera évité ou même que les pays les plus pauvres auront les moyens nécessaires pour s'adapter à la hausse des températures. N'offrant rien d'autre qu'une vague aspiration à rester sous la barre des 2°C, il renvoie à 2010 les décisions les plus difficiles et contraignantes sur les réductions d'émission et le financement », a déploré Romain Benicchio, responsable de plaidoyer Climat à Oxfam France - Agir ici, qui a suivi les négociations à Copenhague.