vendredi 22 février 2013
Soutenir le GSCF, association humanitaire de sapeurs-pompiers
SDF : Mobilisons-nous pour les aider, cela peut nous arriverCe communiqué a suscité de nombreuses réactions. Des kits de survie seront distribués ces prochains jours à des personnes non prises en charge par les structures d'accueil. Aider le maximum de personnes dans la rue Nous sommes conscients que ce kit de survie n'est en aucun cas une solution à long terme. La solution serait un toit pour tous avec un suivi et surtout une écoute. Un rapport parlementaire de janvier 2012 sur la politique d’hébergement d’urgence estime que 150 000 personnes sont sans domicile dans notre pays, les alertes se sont multipliées tout au long de l’année pour dénoncer une situation qui ne cesse de s’étendre. Aujourd'hui ce kit (lire la composition) est un soutien vital pour les personnes SDF. Il est unique en France (lire). Un appel à rejoindre notre page facebook Ce kit de survie doit être maintenu et doit continuer pour l'hiver 2013/2014. Face à un gouvernement fantôme, nous lançons un appel à mobilisation sur notre page facebook. En rejoignant notre page, vous serez informé de nos actions futures et des solutions pour aider les personnes sans logement. Chacun d'entre nous peut être demain concerné, rejoignez nous ! Lien facebook |
|||
Libellés :
aide humanitaire,
GSCF,
Premiers secours,
sapeurs-pompiers
“Le Maroc veut contrecarrer l’approche pacifique de l’ONU”
Par : Hafida Ameyar , 21/2/2013

Omar Abdeslem, responsable sahraoui des droits de l’homme s'exprime à Alger
Pour Omar Abdeslem, la situation des droits de l’Homme sur les territoires sahraouis “est grave et préoccupante”.
Le procès des 24 prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim-Izik et le verdict sévère rendu le 17 février dernier par le tribunal militaire de Rabat (des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité) viennent relancer le débat sur la mission des Nations unies dans “le territoire non autonome” du Sahara Occidental, ainsi que sur le mandat de la Mission onusienne dans cette ancienne colonie espagnole (Minurso), toujours amputé du volet de protection des civils sahraouis et de la question des droits de l’Homme en général.
Hier, lors d’une conférence de presse qu’il a animée au Centre d’information de la République sahraouie, à Alger, le président de l’Association des familles de prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa), Omar Abdeslem, a clairement laissé entendre que le verdict “arbitraire” du 17 février vise à la fois à renforcer les violations des droits de l’Homme, à maintenir le statu quo au Sahara Occidental et à contrecarrer les efforts de l’ONU en charge de l’organisation d’un référendum d’autodétermination.
Invité dans le cadre du programme de l’ambassade sahraouie à Alger, qui porte sur l’actualité au Sahara Occidental, M. Abdeslem a qualifié la situation des droits humains dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine de “grave”, en passant en revue ces centaines de disparus sahraouis, ces milliers de prisonniers sahraouis, dont les 151 combattants de la première heure, sans omettre de rappeler les enlèvements, les détentions dans des prisons secrètes, la répression et “les autres pratiques inhumaines” accomplies par les forces marocaines. Y compris “les tortures” exercées plus récemment sur les prisonniers de Gdeim-Izik. Pour le responsable des droits humains, le Maroc use de “plus de violences” et fait preuve de “plus d’intransigeance”, refusant à ce jour à ce que les familles récupèrent les corps des Sahraouis décédés dans des conditions non encore élucidées. Au cours du débat, le conférencier a indiqué que les autorités de Rabat bafouent “les conventions de Genève qu’elles ont pourtant signées” et contribuent à “l’instabilité dans la région”. Le président de l’Afapredesa a, en outre, affirmé que l’absence de mécanisme de protection des droits au Sahara Occidental “est une injustice pour le peuple sahraoui”.
Il a également souligné que le Maroc “est agacé par l’approche pacifique de Christopher Ross”, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU. Selon lui, la répression qui s’est abattue, en 2010, sur les 30 000 Sahraouis à Gdeim-Izik et le jugement des prisonniers par un tribunal militaire sont “une provocation” à l’encontre du Front Polisario et constituent “des prétextes pour maintenir le statu quo et piller les ressources naturelles du territoire sahraoui”.
M. Abdeslem a, enfin, informé que les organisations et mouvements sociaux, engagés dans les préparatifs du Forum social mondial, dont des organisations marocaines des droits de l’Homme, se sont réunis le 17 février dernier à Hammamet, en Tunisie, et sont sur le point d’adopter “un communiqué” pour dénoncer le jugement des 24 détenus sahraouis et le verdict rendu par un tribunal militaire.
Il est à noter que la conférence de presse s’est tenue en présence de l’ambassadeur de la Rasd à Alger, Brahim Ghali. Interpellé par les journalistes sur “les retombées” de la guerre au Mali, ce dernier, citant, entre autres, l’affluence des réfugiés maliens, a confirmé que celle-ci aura des répercussions sur le dossier du Sahara Occidental, mais aussi sur toute la région.
Le diplomate s’est également exprimé sur les prisonniers du groupe de Gdeim-Izik et la réaction des autorités sahraouies. Celles-ci, en leur qualité de partie en conflit, ont réagi en tant que telles, et ont aussi saisi l’ONU, son Conseil de sécurité, Christopher Ross, ainsi que les organisations régionales, bien avant que le verdict ne tombe. “La violence perpétrée au camp de Gdeim-Izik et le verdict prononcé représentent le divorce définitif entre les Sahraouis et le Maroc”, a déclaré M. Ghali. D’après lui, malgré les mensonges colportés par le Maroc, “tout le monde connaît la vérité sur la nature du régime marocain”. “La période de Hassan II était qualifiée à l’époque, d’époque de plomb. On a voulu faire passer Mohammed VI comme le roi des pauvres, le roi ouvert et pour la démocratie. En réalité, il est pire que son père concernant le Sahara Occidental”, a-t-il soutenu.
Le procès des 24 prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim-Izik et le verdict sévère rendu le 17 février dernier par le tribunal militaire de Rabat (des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité) viennent relancer le débat sur la mission des Nations unies dans “le territoire non autonome” du Sahara Occidental, ainsi que sur le mandat de la Mission onusienne dans cette ancienne colonie espagnole (Minurso), toujours amputé du volet de protection des civils sahraouis et de la question des droits de l’Homme en général.
Hier, lors d’une conférence de presse qu’il a animée au Centre d’information de la République sahraouie, à Alger, le président de l’Association des familles de prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa), Omar Abdeslem, a clairement laissé entendre que le verdict “arbitraire” du 17 février vise à la fois à renforcer les violations des droits de l’Homme, à maintenir le statu quo au Sahara Occidental et à contrecarrer les efforts de l’ONU en charge de l’organisation d’un référendum d’autodétermination.
Invité dans le cadre du programme de l’ambassade sahraouie à Alger, qui porte sur l’actualité au Sahara Occidental, M. Abdeslem a qualifié la situation des droits humains dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine de “grave”, en passant en revue ces centaines de disparus sahraouis, ces milliers de prisonniers sahraouis, dont les 151 combattants de la première heure, sans omettre de rappeler les enlèvements, les détentions dans des prisons secrètes, la répression et “les autres pratiques inhumaines” accomplies par les forces marocaines. Y compris “les tortures” exercées plus récemment sur les prisonniers de Gdeim-Izik. Pour le responsable des droits humains, le Maroc use de “plus de violences” et fait preuve de “plus d’intransigeance”, refusant à ce jour à ce que les familles récupèrent les corps des Sahraouis décédés dans des conditions non encore élucidées. Au cours du débat, le conférencier a indiqué que les autorités de Rabat bafouent “les conventions de Genève qu’elles ont pourtant signées” et contribuent à “l’instabilité dans la région”. Le président de l’Afapredesa a, en outre, affirmé que l’absence de mécanisme de protection des droits au Sahara Occidental “est une injustice pour le peuple sahraoui”.
Il a également souligné que le Maroc “est agacé par l’approche pacifique de Christopher Ross”, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU. Selon lui, la répression qui s’est abattue, en 2010, sur les 30 000 Sahraouis à Gdeim-Izik et le jugement des prisonniers par un tribunal militaire sont “une provocation” à l’encontre du Front Polisario et constituent “des prétextes pour maintenir le statu quo et piller les ressources naturelles du territoire sahraoui”.
M. Abdeslem a, enfin, informé que les organisations et mouvements sociaux, engagés dans les préparatifs du Forum social mondial, dont des organisations marocaines des droits de l’Homme, se sont réunis le 17 février dernier à Hammamet, en Tunisie, et sont sur le point d’adopter “un communiqué” pour dénoncer le jugement des 24 détenus sahraouis et le verdict rendu par un tribunal militaire.
Il est à noter que la conférence de presse s’est tenue en présence de l’ambassadeur de la Rasd à Alger, Brahim Ghali. Interpellé par les journalistes sur “les retombées” de la guerre au Mali, ce dernier, citant, entre autres, l’affluence des réfugiés maliens, a confirmé que celle-ci aura des répercussions sur le dossier du Sahara Occidental, mais aussi sur toute la région.
Le diplomate s’est également exprimé sur les prisonniers du groupe de Gdeim-Izik et la réaction des autorités sahraouies. Celles-ci, en leur qualité de partie en conflit, ont réagi en tant que telles, et ont aussi saisi l’ONU, son Conseil de sécurité, Christopher Ross, ainsi que les organisations régionales, bien avant que le verdict ne tombe. “La violence perpétrée au camp de Gdeim-Izik et le verdict prononcé représentent le divorce définitif entre les Sahraouis et le Maroc”, a déclaré M. Ghali. D’après lui, malgré les mensonges colportés par le Maroc, “tout le monde connaît la vérité sur la nature du régime marocain”. “La période de Hassan II était qualifiée à l’époque, d’époque de plomb. On a voulu faire passer Mohammed VI comme le roi des pauvres, le roi ouvert et pour la démocratie. En réalité, il est pire que son père concernant le Sahara Occidental”, a-t-il soutenu.
Un activiste du M20F lance une vidéo de sa cellule
Une vidéo prise dans une cellule cellule par un activiste du M20F
http://youtu.be/LPHRG0mUMTA
Hespress.com
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bons baisers de la prison de Salé !
Un jeune prisonnier politique a fêté à sa manière le deuxième anniversaire de
la naissance du Mouvement du 20 février en envoyant depuis la prison
civile de Salé 2 un message-vidéo dans lequel il a clamé haut les idéaux de son
mouvement.
Loin de faire dans le « naâmisme » (Naâm Sidi !, Naâm Lalla !), ce jeune
détenu confirme les principes du M20F et dit parler au nom de tous ses
camarades détenus avec lui dans ce pénitencier.
Au passage, il critique les déclarations du ministre de la justice et des
libertés (sic), Mustapha Ramid, qui avait assuré il y a quelques mois
qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Maroc, avant de se rétracter
piteusement devant la levée de boucliers que ses paroles ont provoquée.
Ce jeune homme a terminé son message par un « Vive le peuple marocain » au
lieu de l’obligé « « Vive le roi ! ».
Selon des sources contactées par Demain, depuis la parution de
cette vidéo, le régime a réagi en investissant de force Salé 2, avec un renfort
de 20 matons qui ont mis sens dessus dessous les quartiers de
la prison. Fouilles corporelles, contrôles des cellules, tabassage de détenus et
menaces verbales contre les récalcitrants, tel est le climat dans cette
taule.
On a appris également que Abdelkader Belliraj, présenté par les
autorités marocaines comme le chef d’un réseau islamiste portant son nom, une
accusation que les autorités belges jugent farfelue, a été mis à l’isolement
total.
Va-t-on essayer d’impliquer Belliraj avec le Mouvement du 20 février ?
URL Source (vidéo visible à partir du site): http://www.demainonline.com/?p=25412
Libellés :
Abdelkader Belliraj,
cellule,
M20F,
Mustafa Ramid,
vidéo
Maroc : Interview de Madmad Tahani, du M20F
Par Luc Vancauwenberge ( solidaire, journal du PTB)
Au Maroc, le Mouvement du 20 Février (M20F), la variante marocaine du Printemps arabe, soufflera bientôt ses deux bougies. Nous avons rencontré Madmad Tahani, 21 ans, active dans le M20F à Rabat, pour faire le point sur l’évolution de la situation au Maroc.
Le 20 mars 2011, des dizaines de milliers de manifestants sont
descendus dans la rue à Casablanca. Le M20F, à l’initiative de cette
manifestation, est toujours actif, malgré la répression dont il est
l’objet. (Photo Magharebia, Mawassi Lahcen)
Où en est-on dans le M20F ?
À présent, il y a moins de monde qu’avant. Nous pensons que c’est à
cause de la répression. Le régime intervient de plus en plus durement
contre le mouvement. Actuellement, plus de 200 activistes sont en
prison. Nous nous battons pour leur libération, mais la peur s’est
installée et le mouvement est partiellement décapité. En outre, le
régime s’est efforcé d’essayer de discréditer et de dénigrer le
mouvement, en faisant croire que nous sommes manipulés par l’étranger et
servons un agenda « extérieur ». En plus, il essaie de jouer sur les
sentiments religieux des gens en nous présentant comme des athées qui
veulent combattre la religion.
En revanche, il y a maintenant de plus en plus de mouvements sociaux.
Des bidonvilles se soulèvent pour le droit au logement, des quartiers
se révoltent contre la hausse des prix, comme à Marrakech en décembre
dernier. Ces mouvements sont violemment réprimés. Une dizaine de
personnes ont été condamnées à un an de prison à Marrakech. D’autres
mouvements ont éclaté tant au Nord qu’au Sud du pays. Chaque fois autour
de problèmes socio-économiques.
Il y a quelques jours, à Fès, des étudiants ont été sauvagement
torturés suite à des protestations contre les mauvaises conditions
d’hébergement, et un étudiant en dernière année de droit a été tabassé à
mort par les forces de l’ordre. Cela a provoqué un grand émoi et une
mobilisation nationale des étudiants. La famille veut que la vérité soit
établie et demande une autopsie du corps.
Qu’a pu réaliser le mouvement jusqu’à présent ?
Madmad Tahani. Le mouvement a mis sur la table des thèmes
auparavant indiscutables comme le rôle de la monarchie, la Constitution.
Cela a forcé le pouvoir à une réforme constitutionnelle, même si nous
ne sommes pas satisfaits du résultat. Je pense que nous avons aussi joué
un rôle d’élément déclencheur dans les nombreux mouvements sociaux
actuels, comme dans les bidonvilles et les villages isolés.
Il y a un an, les islamistes se sont retirés du mouvement du 20 Février. Cela n’a-t-il pas affaibli le mouvement ?
Madmad Tahani. Je ne pense pas. Le mouvement islamiste Al Adl
Wal Ihsane (Justice et Bienfaisance) ne faisait pas partie du mouvement
au départ et n’a pas participé à son déclenchement. En plus, il
concentrait sa présence dans les grandes villes comme Casablanca,
Tanger, Rabat…, là où étaient les médias, créant ainsi l’impression
d’être la force dominante.
Lorsqu’il était dans le mouvement, cela créait des difficultés pour
faire respecter le principe de l’égalité entre hommes et femmes, par
exemple. Mais en fait leur impact sur les gens n’est pas tellement
important.
Mais ils ont tout de même gagné les élections…
Madmad Tahani. Il s’agit d’une autre composante du mouvement
islamiste, le PJD (Parti de la justice et du développement), qui a dès
le départ choisi de se rallier au pouvoir contre le mouvement du 20F. En
plus, pendant ces élections de 2011, il y a eu énormément d’abstention
(le taux de participation est estimé à moins de 25 %), car les gens sont
dégoûtés des processus électoraux truqués. Le PJD a participé aux
élections et les gens qui ont voté se sont dit « on a tout essayé, sauf
le PJD ». Le pouvoir devait faire croire à un changement et n’avait pas
beaucoup de choix, puisque tous les autres partis sont déjà passés par
le gouvernement. En plus, le discours religieux passe encore mieux pour
la majorité des votants.
Des mouvements ont éclaté tant au Nord qu’au Sud du pays. Chaque fois autour de problèmes socio-économiques.
Depuis fin 2011, le PJD est au pouvoir, et son président, Abdelilah
Benkirane, est chef du gouvernement. Cependant, ils n’ont rien fait pour
les gens, parce que, d’une part, ils n’ont pas de solutions aux
problèmes du pays et, d’autre part, ils n’ont pas le vrai pouvoir. Je ne
pense pas qu’ils regagneront les élections.
Ces deux mouvements islamistes, PJD et Al Adl Wal Ihsan, font un
travail caritatif parmi les plus pauvres et dans les écoles. L’État fait
semblant de les combattre mais, en réalité, il les laisse faire, il les
encourage même pour s’en servir contre la gauche. Si la gauche faisait
ce qu’ils font, le régime serait intervenu depuis longtemps pour
réprimer.
Quel est le rôle de la gauche dans le mouvement ? Joue-t-elle un rôle important ?
Madmad Tahani. La gauche est malheureusement trop divisée,
renfermée sur elle-même, trop occupée par ses querelles internes. Mais
il y a de nouvelles tentatives pour surmonter cela.
Heureusement, il y a le reste de la société civile, et surtout le
mouvement des droits humains et en particulier l’AMDH (Association
marocaine des droits humains) qui joue un rôle important et qui a formé
des jeunes.
Pourquoi le Printemps arabe au Maroc n’a-t-il pas pris la même ampleur qu’en Tunisie ou en Égypte ?
Madmad Tahani. Je pense qu’il y a le poids de l’histoire
répressive du régime marocain, et la crainte qu’ont créées les tournures
des choses en Lybie et en Syrie. Et puis, le mouvement n’a pas été
médiatisé de la même manière au Maroc qu’en Tunisie ou en Égypte.
Al-Jazeera, financée par la monarchie du Qatar, n’a pas eu la même
attitude au Maroc. Enfin, il y a aussi et surtout le soutien
inconditionnel de l’Occident au régime marocain.
Quels sont les problèmes de la jeunesse marocaine ?
Madmad Tahani. Les problèmes commencent à l’école, et même
avant, avec le manque d’accessibilité des soins de santé, des classes de
50 à 60 élèves, le manque de matériel, d’infrastructure… Tout le monde
n’a pas les possibilités d’aller à l’université, où il y a un gros
problème de logement, de manque de matériel et de professeurs… Et, après
d’éventuelles études, c’est le chômage qui attend les jeunes et la
répression du mouvement des diplômés sans emploi. Et puis, il y a aussi
la cherté de la vie, l’absence d’infrastructures culturelles, sportives
et récréatives.
Libellés :
interview,
M20F 2 ans,
Madmad Tahani,
situation ddh Maroc
A la fourrière, les voitures de Sa Majesté !!!
Voitures royales et code de la route
- Écrit par Ahmed Benseddik, Lakome, 18/2/2013
Certains
véhicules utilisés par le roi lors de ses déplacements, ne semblent pas
se conformer à la loi : ils n'ont ni plaque d'immatriculation ni
chiffres, mais un drapeau marocain métallique à la place, comme on le
voit sur les photos ci-dessous.
Qu'en est il sur le plan juridique ?
| Cortège royal marocain |
L'article 6 de la constitution marocaine de juillet 2011 stipule : « La
loi est l'expression suprême de la volonté de la nation. Tous,
personnes physiques ou morales, y compris les pouvoirs publics, sont
égaux devant elle et tenus de s'y soumettre. »
Le code de la
route est une loi portant le numéro 52.05, publiée au journal officiel
(numéro 5824 du 25 mars 2010 pour la version arabe puis le numéro 5874
du 16 septembre 2010 pour la version française).
portent des plaques
On
sait que tous les véhicules d'immatriculation à
l'avant et à l'arrière, qui comportent les mêmes chiffres et lettres
inscrites sur la carte grise.
Que dit le code de la route à propos de ces plaques ?
L'article 61 stipule : « tout véhicule immatriculé doit être muni
de plaques d'immatriculation, dont les caractéristiques et les
conditions de fixation sur le véhicule sont déterminées par
l'administration.»
Il y a une partie du code de la route consacrée à la mise en
fourrière des véhicules, en particulier le chapitre 111 qui commence
ainsi : « Outre les cas prévus par la loi, la mise en fourrière est
ordonnée immédiatement par l'officier de police judiciaire, par l'agent
verbalisateur ou par l'autorité judiciaire, dans les cas suivants :
1. Lorsque le véhicule est muni de fausses plaques d'immatriculation ;
2. Lorsqu'il y a usage frauduleux du certificat d'immatriculation ;
3. Lorsque le véhicule est dépourvu de plaques d'immatriculation ou d'inscription prévues par les textes en vigueur ;
4. Le défaut d'immatriculation des véhicules ;
5. .... »
consacrée aux sanctions
La partie du code de la route pénales et délits comporte l'article 161 qui mentionne : « Tout
conducteur d'un véhicule, soumis à l'immatriculation, dépourvu de
plaques d'immatriculation et tout propriétaire ou tout détenteur qui a
mis en circulation ou qui a autorisé la circulation de son véhicule sans
lesdites plaques est puni d'une amende de deux mille (2.000) à douze
mille (12.000) dirhams. Le véhicule est mis en fourrière jusqu'à sa mise
en conformité aux dispositions de la présente loi et des textes pris
pour son application.
Lorsque cette conformité ne peut avoir lieu, le tribunal ordonne la confiscation du véhicule au profit de l'Etat. »
Voiture présidentielle Française
Le Roi, qui utilise ces véhicules, « veille au respect de la Constitution » selon l'article 42 de la constitution, laquelle constitution nous apprend, comme dit plus haut, que « Tous, personnes physiques ou morales, y compris les pouvoirs publics, sont égaux devant elle et tenus de s'y soumettre »...
Libellés :
non respect de la loi,
voitures royales
« En tuant Le Journal, le Makhzen a remporté une dérisoire bataille »
par Demain online, 19/2/2013
Le politologue et professeur d’université Ahmed Benani devait modérer la table ronde du colloque « Le Journal, histoire d’une désillusion marocaine »,
qui s’est tenu à Bruxelles le samedi 16 février dernier. Pour des
raisons de santé il n’a pu se déplacer de Lausanne, en Suisse, où il
réside. Il a envoyé un texte lucide et émouvant qui a été lu en son
absense. C’est un cri et un hommage solennel au « Journal »,
hebdomadaire emblématique et phare de la liberté d’expression disparu il
y a deux ans après la guerre sans merci que lui a livrée le MakHzen et
ses affidés. Demain publie le texte de l’intervention de Benani
pour perpétuer l’hommage au « Journal » et saluer Ahmed Benani
indomptable opposant à l’autocratie alaouite.
Cher(e)s ami(e)s,
Si ma santé m’avait laissé un répit, j’aurais volontiers partagé ces
moments de réflexions avec vous. Je remercie mon ami Radouane Baroudi
pour l’organsation de cette conférence, la pertinence des thèmes proposés
et bien sûr les qualités humaines, intellectuelles de tous les
intervenants. Je le remercie également de bien vouloir vous lire mes
amicales salutations sous cette forme d’une modeste et très courte
contribution réflexive.
La disparition du » Le Journal » est certes un fait autant
détestable que déplorable, faut-il pour autant se focaliser sur la
désolation et aller jusqu’à évoquer la thématique de la désillusion,
comme si rédacteurs et lecteurs portaient la responsabilité de la perte
de notre hebdomadaire préféré ?
Ceux qui tuent la presse libre perpétuent un phénomène aussi
affligeant que désespérément banal, leur doxa, devenue totalement
désuète depuis la mondialisation des réseaux sociaux, tient en une
phrase : Il ne faut pas que celles et ceux qui ont porté des idées
nouvelles puissent être en mesure d’en tirer une quelconque valeur
ajoutée sur le plan des mutations politiques ou des incontournables
transitions démocratiques, il faut les rayer de la mémoire ! Le Makhzen,
on oublie de le rappeler, se fige régulièrement dans la bêtise et les
réflexes archaïques !
En tuant Le Journal, le Makhzen a remporté une dérisoire bataille ;
il faut savoir déceler les permanences sous l’éphémère pour tenter de
dépasser le désespoir et d’engager l’avenir. Le Journal a été et demeure
eu égard à son histoire non achevée, le miroir des vécus collectifs,
des interrogations des intellectuels lors de cette période capitale de
l’entre deux-règnes, de Hassan II à Mohammed VI. Je considère les treize
ans d’existence du Journal comme l’un des socles qui a donné naissance
au « Nouveau Maroc » symboliquement représenté par l’émergence de notre
Printemps, celui que la jeunesse a porté sous l’appellation : Mouvement
du 20 février. Mouvement dont l’histoire reste à écrire mais qui
indiscutablement postule l’émergence de l’individu-citoyen, la
contestation ouverte de l’absolutisme, la revendication populaire d’un
Etat de droit en donnant une tonalité nouvelle et irréversible aux
mutations sociales, économiques et politiques.
Que l’on ne se méprenne pas sur le sens de cette articulation pour
laquelle je sollicite votre attention et vos éclairages. Oui, en amont,
il y a eu Le Journal, comme jadis dans les années 60 la revue LAMALIF.
Mais admettons qu’en aval, on ne peut parler de désillusion. A l’heure
actuelle la société civile marocaine n’est ni dans l’innocence et encore
moins dans la renonciation de ses droits fondamentaux. Merci de vous
arrêter dans le débat de cette conférence sur cette dialectique entre le
récit vivant, la narration profonde, les enquêtes du Journal, ce
briseur de tabous et le cheminement des hommes et des femmes qui portent
les idées de la modernité multiforme dont ils voudraient tatouer de
manière indélébile leur vision d’un Maroc qui surprendra le monde !
Au-delà de la chronique d’une expérience humaine, de journalistes
habités par un même idéal, de la trajectoire d’un hebdomadaire qui a
forgé l’admiration de tous y compris hors nos frontières, au-delà de
l’historicité d’un cas d’école du journalisme, je retiens l’idée
centrale d’une résistance intellectuelle aux formes multiples de
l’adversité et l’apparition sur la scène publique de femmes et d’hommes
qui ont définitivement ou presque rompu avec la culture de la peur et
appris à communiquer dans la transparence par le multimédia et à donner
du sens à leurs mobilisations.
Merci et excellents travaux à Bruxelles
Ahmed Benani
« A la liberté de penser s’oppose, en premier lieu,
la contrainte civile. On dit, il est vrai, que la liberté de parler ou
d’écrire peut nous être ôtée par une puissance supérieure, mais non pas
la liberté de penser. Pourtant, ôter la liberté de communiquer
publiquement ses pensées, n’est-ce pas aussi ôter la liberté de penser.
En second lieu, la liberté de penser est prise au sens où elle s’oppose à la contrainte exercée sur la conscience.
En troisième lieu, la liberté de penser signifie que la raison
ne se soumette à aucune autre loi que celle qu’elle se donne à
elle-même. Car l’inévitable conséquence de l’absence de loi dans la
pensée, c’est que la liberté de penser y trouve finalement sa perte ».
Emmanuel Kant (Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ?)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
par Demain online, 19/2/2013
Le politologue et professeur d’université Ahmed Benani devait modérer la table ronde du colloque « Le Journal, histoire d’une désillusion marocaine »,
qui s’est tenu à Bruxelles le samedi 16 février dernier. Pour des
raisons de santé il n’a pu se déplacer de Lausanne, en Suisse, où il
réside. Il a envoyé un texte lucide et émouvant qui a été lu en son
absense. C’est un cri et un hommage solennel au « Journal »,
hebdomadaire emblématique et phare de la liberté d’expression disparu il
y a deux ans après la guerre sans merci que lui a livrée le MakHzen et
ses affidés. Demain publie le texte de l’intervention de Benani
pour perpétuer l’hommage au « Journal » et saluer Ahmed Benani
indomptable opposant à l’autocratie alaouite.
Cher(e)s ami(e)s,
Si ma santé m’avait laissé un répit, j’aurais volontiers partagé ces
moments de réflexions avec vous. Je remercie mon ami Radouane Baroudi
pour l’organsation de cette conférence, la pertinence des thèmes proposés
et bien sûr les qualités humaines, intellectuelles de tous les
intervenants. Je le remercie également de bien vouloir vous lire mes
amicales salutations sous cette forme d’une modeste et très courte
contribution réflexive.
La disparition du » Le Journal » est certes un fait autant
détestable que déplorable, faut-il pour autant se focaliser sur la
désolation et aller jusqu’à évoquer la thématique de la désillusion,
comme si rédacteurs et lecteurs portaient la responsabilité de la perte
de notre hebdomadaire préféré ?
Ceux qui tuent la presse libre perpétuent un phénomène aussi
affligeant que désespérément banal, leur doxa, devenue totalement
désuète depuis la mondialisation des réseaux sociaux, tient en une
phrase : Il ne faut pas que celles et ceux qui ont porté des idées
nouvelles puissent être en mesure d’en tirer une quelconque valeur
ajoutée sur le plan des mutations politiques ou des incontournables
transitions démocratiques, il faut les rayer de la mémoire ! Le Makhzen,
on oublie de le rappeler, se fige régulièrement dans la bêtise et les
réflexes archaïques !
En tuant Le Journal, le Makhzen a remporté une dérisoire bataille ;
il faut savoir déceler les permanences sous l’éphémère pour tenter de
dépasser le désespoir et d’engager l’avenir. Le Journal a été et demeure
eu égard à son histoire non achevée, le miroir des vécus collectifs,
des interrogations des intellectuels lors de cette période capitale de
l’entre deux-règnes, de Hassan II à Mohammed VI. Je considère les treize
ans d’existence du Journal comme l’un des socles qui a donné naissance
au « Nouveau Maroc » symboliquement représenté par l’émergence de notre
Printemps, celui que la jeunesse a porté sous l’appellation : Mouvement
du 20 février. Mouvement dont l’histoire reste à écrire mais qui
indiscutablement postule l’émergence de l’individu-citoyen, la
contestation ouverte de l’absolutisme, la revendication populaire d’un
Etat de droit en donnant une tonalité nouvelle et irréversible aux
mutations sociales, économiques et politiques.
Que l’on ne se méprenne pas sur le sens de cette articulation pour
laquelle je sollicite votre attention et vos éclairages. Oui, en amont,
il y a eu Le Journal, comme jadis dans les années 60 la revue LAMALIF.
Mais admettons qu’en aval, on ne peut parler de désillusion. A l’heure
actuelle la société civile marocaine n’est ni dans l’innocence et encore
moins dans la renonciation de ses droits fondamentaux. Merci de vous
arrêter dans le débat de cette conférence sur cette dialectique entre le
récit vivant, la narration profonde, les enquêtes du Journal, ce
briseur de tabous et le cheminement des hommes et des femmes qui portent
les idées de la modernité multiforme dont ils voudraient tatouer de
manière indélébile leur vision d’un Maroc qui surprendra le monde !
Au-delà de la chronique d’une expérience humaine, de journalistes
habités par un même idéal, de la trajectoire d’un hebdomadaire qui a
forgé l’admiration de tous y compris hors nos frontières, au-delà de
l’historicité d’un cas d’école du journalisme, je retiens l’idée
centrale d’une résistance intellectuelle aux formes multiples de
l’adversité et l’apparition sur la scène publique de femmes et d’hommes
qui ont définitivement ou presque rompu avec la culture de la peur et
appris à communiquer dans la transparence par le multimédia et à donner
du sens à leurs mobilisations.
Merci et excellents travaux à Bruxelles
Ahmed Benani
« A la liberté de penser s’oppose, en premier lieu, la contrainte civile. On dit, il est vrai, que la liberté de parler ou d’écrire peut nous être ôtée par une puissance supérieure, mais non pas la liberté de penser. Pourtant, ôter la liberté de communiquer publiquement ses pensées, n’est-ce pas aussi ôter la liberté de penser.---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
En second lieu, la liberté de penser est prise au sens où elle s’oppose à la contrainte exercée sur la conscience.
En troisième lieu, la liberté de penser signifie que la raison ne se soumette à aucune autre loi que celle qu’elle se donne à elle-même. Car l’inévitable conséquence de l’absence de loi dans la pensée, c’est que la liberté de penser y trouve finalement sa perte ».
Emmanuel Kant (Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ?)
Libellés :
Ahmed Benani,
le journal hebdo
Communiqué de l’AMDH au Québec : 20 février 2013
COMMUNIQUÉ - 20 Février 2013
par Comité Soutien Amdh Québec, 21 /2/2013
Le
Printemps de la démocratie a touché plusieurs pays de l’Afrique du nord
et du Moyen-Orient, mais l’enthousiasme né de cet événement historique a
vite fait place au doute et à l’inquiétude sur l’avenir de ces pays.
L’incapacité des nouveaux dirigeants à apporter rapidement stabilité
politique et relance économique a créé un climat de crise. La situation
actuelle favorise l’ascension de groupes extrémistes et leur recours à
la violence sous toutes ses formes, dans le seul but d’intimider tout
autre adversaire politique. L’assassinat de l’avocat défenseur des
droits de l'Homme, le tunisien Chokri Belaïd, la
destruction de monuments culturels dans différents pays musulmans et le
développement des missions jihadistes au Mali en sont des exemples
éloquents.
Pour éviter le sort des régimes déchus, la
monarchie marocaine a choisi une stratégie de survie faite d’un semblant
de réformes démocratiques. D’ailleurs le gouvernement actuel, malgré
l’arrivée des islamistes, continue de réprimer les mouvements populaires
aux quatre coins du pays. Un traitement spécial est toujours réservé
aux jeunes activistes du mouvement du 20 février, né à l’aube du
Printemps arabe, ce dernier se prépare à fêter sa deuxième année de
lutte contre le despotisme, les inégalités sociales et la corruption.
Au
Maroc, la liste des détenus – es et des prisonniers-ères politiques et
d’opinion s’est allongée ces deux dernières années suite à des jugements
iniques et au recours dans plusieurs cas à la pratique de la torture
dans les commissariats.
Le Comité de soutien à l’AMDH au Québec exprime :
*Son
soutien au Mouvement du 20 février ainsi qu’à ses revendications
légitimes d’un Maroc jouissant d’un État de droit, d'une
vraie démocratie, de plus de liberté, de dignité et de justice sociale.
*Son soutien à toutes les luttes populaires pacifiques qui ont comme ambition la destitution du régime makhzénien.
*Sa condamnation des arrestations arbitraires des activistes et manifestants et des procès fallacieux et expéditifs.
*Sa condamnation de tout traitement dégradant des détenus – es marocains -es;
Le Comité de soutien à l’AMDH au Québec appelle à la libération de tous les prisonniers-ères politiques et d’opinion au Maroc.
Fait à Montréal, le 20 Février 2013
Libellés :
AMDH-Québec,
soutien revendications M20F
jeudi 21 février 2013
Quinzaine anticoloniale: une mobilisation bienvenue!
| Par Sahara Info n°47, les Amis de la RASD, février 2013 Gdeim Izik : Procès de Salé, condamnations lourdes, honteuses contre des militants sahraouis des droits de l'homme, et la grande discrétion des médias en France.... sauf un bel article de Rosa Moussaoui dans l'humanité! Aussi la quinzaine anticoloniale qui se tient depuis le 15 février à Paris jusqu'au 2 mars est-elle la bienvenue ! Plusieurs initiatives sont consacrées à la question du Sahara occidental, nous vous invitons à y participer nombreux pour donner à ces rencontres toute l'importance qu'elles méritent compte-tenu de l'actualité du procès! Il faut aussi souligner les nombreux communiqués qui parviennent sur le net, tous condamnent ce procès honteux, tous s'inquiètent de la tentation du retour aux années de plomb au Maroc ( communiqués ou déclarations de Amnesty International, AARASD Ecrirepourlesliberer, ASDHOM, AFAPREDESA, AFASPA, AMDH, CORELSO, CGT, FASE, FIDH, PCF, PCF 72, REMDH et sans doute de nombreux autres...) Quelles initiatives à Paris ? Samedi 23 février à 19h : Femmes en résistance, dont les femmes sahraouies (AFASPA) 19 rue Léon (métro Château Rouge) Lundi 25 février à 19h : Projection du film "El problema" à la mairie du 2éme arrondissement (métro Bourse) à l'initiative de l'AARASD Mercredi 27 février : Délégation du collectif "Sortir du colonialisme" auprès du Ministère des Affaires étrangères et rassemblement aux Invalides à 14h30 Samedi 2 mars à 14h : Marche anticoloniale et antiraciste qui partira de Barbès avec en tête de cortège la délégation sahraouie Pour des infos plus récentes consultez www.anticolonial.net Pour vous adresser en direct au Président de la République et peser pour un changement de la politique française et être acteur d'une mobilisation large en faveur des prisonniers sahraouis, très vite participez à la pétition: http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/index.php |
Association des Amis de la RASD 356 rue de
Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com |
Midelt : 5000 à 7000 manifestants contre les agissements dégradants d'un procureur du roi
Ali Fkir a partagé une photo de Facebook News.
Le 20 février 2013: Les habitants de Midelt protestent en masses contre les agissements dégradants d'un procureur du roi, qui a imposé à un citoyen de s'agenouiller et de lui lécher les pieds
المغرب / الألاف من ساكنة ميدلت يخرجون للتضامن مع هشام الميكانيكي
خرج الألاف من ساكنة ميدلت مساء يومه الأربعاء 20 فبراير عن بكرة أبيهم للتضامن من الشاب هشام الميكانيكي الذي أهانه نائب وكيل الملك بالمحكمة الابتدائية بميدلت وحط من كرامته . 2013/02/20
خرج الألاف من ساكنة ميدلت مساء يومه الأربعاء 20 فبراير عن بكرة أبيهم للتضامن من الشاب هشام الميكانيكي الذي أهانه نائب وكيل الملك بالمحكمة الابتدائية بميدلت وحط من كرامته . 2013/02/20

Maroc : 5000 manifestants à Midelt pour soutenir le
carrossier humilié
5000 à 7000 personnes se sont rassemblées, hier après-midi, devant le
tribunal de première instance de Midelt en soutien au jeune carrossier contraint
de baiser les pieds d’un substitut de procureur, samedi dernier.
L’AMDH-Midelt a organisé, hier après-midi, mercredi 20 février, une
manifestation en soutien à Moulay Hicham Himmi, le jeune carrossier qui a été
contraint de baiser les pieds du substitut du procureur du tribunal de première
instance de Midelt. Les faits remontent au 16 février. Furieux de ne pas avoir récupéré sa voiture
réparée, le substitut du procureur se serait mis à insulter et cracher au visage
du jeune garagiste. Emmené au commissariat par des policiers en civil, le
carrossier aurait été obligé de baiser les chaussures du magistrat pour éviter
qu'il ne dépose plainte.
"Le scandale de moul sabatte"
« Il y avait beaucoup de monde lors de cette manifestation, entre 5000 à 7000
personnes », explique Morad Chqondi, vice président de la section Midelt de
l’AMDH. Parmi la foule, il y avait les représentant de l’AMDH, de partis
politiques comme le PJD ou encore Al Adl Wal Ihassane, des membres du Mouvement
du 20 février, sans oublier la famille de Moulay Hicham Himmi, ses parents, ses
enfants et ses amis. « Si autant de gens ont fait le déplacement à la
manifestation, c’est parce qu’ils ont été choqués de voir un petit travailleur
baiser les pieds d’une personne haut placée. Midelt est une ville où il y a
beaucoup d’agriculteurs. Ils ne sont pas riches. Pour eux, cette image d’un
homme qui baise les pieds d’un autre est inacceptable et leur rappelle le
Moyen-âge », explique-t-il.
Lors de la manifestation, la foule a appelé à la démission du substitut du
procureur. Elle scandait et répétait « Méne Midelt tal R'bat, sam3ou lfdiha ta3
moul sabatte », signifiant « De Midelt à Rabat, ils ont entendu le scandale du
propriétaire des chaussures ». « Comme Moulay Hicham Himmi a dû se rabaisser
pour baiser les pieds du substitut, nous nous sommes tous assis par terre,
durant 5 minutes, et un manifestant a porté Moulay Hicham sur ses épaules, au
milieu de la foule, pour tenter de lui redonner son honneur », poursuit Morad
Chqondi.
Le magistrat sera-t-il auditionné ?
Ayant duré au total deux heures encadrée par la police, la manifestation
s’est passée dans le plus grand calme, sans incident. L’AMDH se donne
actuellement un répit de trois jours en attendant de voir si la justice va
convoquer le magistrat pour une audition. « Notre plus grande crainte
actuellement est que l’enquête soit classée sans suite, sans que le substitut,
qui connait du monde dans le milieu judiciaire, ne soit poursuivi », confie
Morad Chqondi. Il ajoute que l'antenne locale du PJD lui a fait savoir que le
ministre de la Justice Mustapha Ramid suivait de près le dossier.
A ce jour, six témoins peuvent témoigner en faveur de Moulay Hicham : son
patron qui a assisté au baise-pied, deux de ses collègues et deux autres
garagistes voisins qui ont assisté et entendu les injures. Il y aurait un autre
témoin, précise Morad Chqondi, qui souhaiterait également témoingner : il s’agit
de l'un des policiers présents au commissariat. Les autres policiers ont refusé
de témoigner. -------
URL Source (vidéos visible à partir du site)
: http://www.yabiladi.com/articles/details/15637/maroc-5000-manifestants-midelt-pour.html
------------------------------------------------
Par Afriquinfos
Scandale. Un juriste marocain gifle et demande à un homme de lui baiser les pieds.
Hier
à 15 heures se tenait un Sit-In devant le tribunal de première instance
de Midelt afin de dénoncer les abus d’un procureur de justice envers
Moulay Hicham Himmi.
Le 16 février dernier, Moulay Hicham Himmi un jeune
carrossier de Midelt aurait en effet été victime d’abus de pouvoir.
L’homme accusé, substitut du procureur de Midelt aurait obligé le
carrossier à baiser ses pieds après l’avoir humilié en public et craché
au visage. Qu’est ce qui a pu mettre l’homme dans cet état? Le substitut
n’aurait simplement pas pu avoir sa voiture en temps et en heure car un
membre du personnel fut malade. Dans son excès de violence, il appela
la police qui emmena le carrossier au commissariat. C’est alors que
Hicham Himmi comprit que son client était en réalité quelqu’un de haut
placé car les autorités marocaines se seraient littéralement abaissées
face au substitut. Les policiers n’ont d’ailleurs pas réagi lorsque
l’homme continua son déchainement de violence sur le carrossier. Il
reçut alors des menaces : il fut obligé de baiser en public les pieds du
substitut s’il ne souhaitait pas être convoqué au tribunal. L’homme,
humilié et apeuré s’exécuta.
http://youtu.be/RFPR_ZCnSrQ
-------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------
![]() |
Midelt
Un substitut du procureur lâche la bride à ses élans esclavagistes ! AMDH remet les pendules à l’heure de la dignité . Un substitut du procureur au tribunal de première instance à Midelt et dans un élan d’enthousiasme on ne peut plus ultra- makhzanien , demande à Hicham, un jeune apprenti tôlier , de s’agenouiller devant son « excellence »de lécher sa botte droite , de se redresser, de s’agenouiller une deuxième fois et de lécher sa botte gauche pour espérer jouir de la grâce « magistrale » ! et ce devant des témoins oculaires au cœur du commissariat de Midelt : Des policiers , le frère de Hicham et le tôlier patron qui étaient venus au commissariat pour implorer le pardon ! Quel crime de lèse majesté Hicham aurait –il commis pour mériter cette humiliation esclavagiste des temps modernes ! Et bien, il a tout simplement demandé à son « excellence » le substitut qui voulait retaper « sa » voiture de patienter quelques jours car il y auraient d’autres clients qui attendaient . Mais dieu merci , dans ce pays appelé Maroc, il y a une association appelée AMDH pour intervenir et remettre les pendules à l’heure à chaque fois des violations aux droits humains surgissent ici et là dans le plus beau pays du monde !Merci AMDH Midelt et bravo pour le beau travail de solidarité. Honte à toi monsieur le substitut du procureur du roi !!!
|
Libellés :
AMDH,
AMDH-Midelt,
baise-pied,
Midelt,
Moulay Hicham Himmi,
Mustapha Ramid
Le REMDH condamne la tenue du procès des 24 militants sahraouis devant le tribunal militaire à Rabat.
Copenhague, 20 février 2013 – Le REMDH condamne la tenue du procès des 24 militants sahraouis devant le tribunal militaire à Rabat.
Le REMDH avait donné mission à Michael Ellman, avocat et représentant
du REMDH, d’observer le procès et après plusieurs renvois, pour
certains inexpliqués, le procès s’est enfin tenu et s’est conclu par des
peines extrêmement lourdes.
Des 24 accusés, qui risquaient la peine de mort, huit ont été
condamnés à perpétuité et quatre à 30 ans d’emprisonnement, dix autres
se sont vu infliger des peines de 20 à 25 ans et deux ont été condamné à
deux ans d’emprisonnement.
Durant la tenue du procès, beaucoup des prévenus se sont plaints
d’actes de torture sans que le Tribunal diligente une enquête sur ces
allégations. Aucune preuve n’a été apportée au soutien de la culpabilité
des accusés alors que le Président du Tribunal renonçait même à
entendre les témoins de l’accusation en raison de la fragilité de leurs
témoignages. En outre, aucune investigation matérielle sérieuse ne
figure au dossier de la procédure (personnes décédées ou blessées non
identifiées une autopsie sur un seul des 10 cadavres, aucune recherche
d’ADN, bande vidéo ne permettant pas d’identifier les prévenus).
La courtoisie et la serviabilité du Président, et le fait que plus
de 50 observateurs étrangers étaient admis à la Cour sans entrave (après
fouille systématique) avait laissé espérer un procès plus ouvert et
équitable, mais en l’occurrence le résultat -sans motivation, au moins
pour l’instant- a largement réfuté cet espoir.
Si plusieurs observateurs ont pu assister sans difficulté aux
audiences et les avocats ont pu exercer leur mission, il reste que,
contrairement à la constitution, des civils ont été jugés par un
Tribunal militaire, Tribunal d’exception s’il en est.
Le REMDH condamne la tenue d’un procès aussi inéquitable qui laisse
mal augurer de la réforme judiciaire annoncée par le gouvernement. Un
rapport complet sur ce procès sera publié dans les prochaines semaines.
Le REMDH appelle le Maroc à cesser de criminaliser l’opposition qui
se manifeste au Sahara Occidental et de persécuter les défenseurs des
droits de l’homme et à entreprendre les réformes nécessaires pour mettre
un terme à toute juridiction d’exception et à garantir le droit à un
procès équitable en toutes circonstances, ainsi qu’à respecter les
libertés d’association, de réunion et de manifestation.
Pour plus d’information, prière de contacter :
Hayet Zeghiche, hze@euromedrights.net, Tel: +32 488 08 00 41
Hayet Zeghiche, hze@euromedrights.net, Tel: +32 488 08 00 41
Inscription à :
Articles (Atom)
![[ coup de gueule ]
Halte aux carnages de nos gazelles par les émirs du golf (les émirs petro dollar)! Ils viennent chez nous juste pour trouver le plaisir de massacrer nos espèces protégées !
par Nacer-eddine Nasro Semmad](https://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/s480x480/551498_534864496535134_43548515_n.jpg)



