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vendredi 22 février 2013

Carnage de gazelles...

Coup de gueule

Halte aux carnages de nos gazelles par les émirs du Golfe (les émirs pétro-dollar)! Ils viennent chez nous juste pour trouver le plaisir de massacrer nos espèces protégées...
  • [ coup de gueule ]
Halte aux carnages de nos gazelles par les émirs du golf (les émirs petro dollar)! Ils viennent chez nous juste pour trouver le plaisir de massacrer nos espèces protégées !

par Nacer-eddine Nasro Semmad

Soutenir le GSCF, association humanitaire de sapeurs-pompiers

SDF : Mobilisons-nous pour les aider, cela peut nous arriver

SDF : Mobilisons nous pour les aider,  cela peut nous arriver.Comme expliqué dans notre communiqué de presse du 16 février 2003 (LIRE) et voir la vidéo, nous poursuivons jusqu’à épuisement des stocks la distribution des kits de survie.
Ce communiqué a suscité de nombreuses réactions.
Des kits de survie seront distribués ces prochains jours à des personnes non prises en charge par les structures d'accueil.
Aider le maximum de personnes dans la rue
Nous sommes conscients que ce kit de survie n'est en aucun cas une solution à long terme.
La solution serait un toit pour tous avec un suivi et surtout une écoute.
Un rapport parlementaire de janvier 2012 sur la politique d’hébergement d’urgence estime que 150 000 personnes sont sans domicile dans notre pays, les alertes se sont multipliées tout au long de l’année pour dénoncer une situation qui ne cesse de s’étendre.
Aujourd'hui ce kit (lire la composition) est un soutien vital pour les personnes SDF. Il est unique en France (lire).
Un appel à rejoindre notre page facebook
Ce kit de survie doit être maintenu et doit continuer pour l'hiver 2013/2014. Face à un gouvernement fantôme, nous lançons un appel à mobilisation sur notre page facebook.
En rejoignant notre page, vous serez informé de nos actions futures et des solutions pour aider les personnes sans logement.
Chacun d'entre nous peut être demain concerné, rejoignez nous ! Lien facebook

“Le Maroc veut contrecarrer l’approche pacifique de l’ONU”

Par : Hafida Ameyar , 21/2/2013

Omar Abdeslem, responsable sahraoui des droits de l’homme s'exprime à Alger

Pour Omar Abdeslem, la situation des droits de l’Homme sur les territoires sahraouis “est grave et préoccupante”.

Le procès des 24 prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim-Izik et le verdict sévère rendu le 17 février dernier par le tribunal militaire de Rabat (des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité) viennent relancer le débat sur la mission des Nations unies dans “le territoire non autonome” du Sahara Occidental, ainsi que sur le mandat de la Mission onusienne dans cette ancienne colonie espagnole (Minurso), toujours amputé du volet de protection des civils sahraouis et de la question des droits de l’Homme en général.
Hier, lors d’une conférence de presse qu’il a animée au Centre d’information de la République sahraouie, à Alger, le président de l’Association des familles de prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa), Omar Abdeslem, a clairement laissé entendre que le verdict “arbitraire” du 17 février vise à la fois à renforcer les violations des droits de l’Homme, à maintenir le statu quo au Sahara Occidental et à contrecarrer les efforts de l’ONU en charge de l’organisation d’un référendum d’autodétermination. 
 Invité dans le cadre du programme de l’ambassade sahraouie à Alger, qui porte sur l’actualité au Sahara Occidental, M. Abdeslem a qualifié la situation des droits humains dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine de “grave”, en passant en revue ces centaines de disparus sahraouis, ces milliers de prisonniers sahraouis, dont les 151 combattants de la première heure, sans omettre de rappeler les enlèvements, les détentions dans des prisons secrètes, la répression et “les autres pratiques inhumaines” accomplies par les forces marocaines. Y compris “les tortures” exercées plus récemment sur les prisonniers de Gdeim-Izik. Pour le responsable des droits humains, le Maroc use de “plus de violences” et fait preuve de “plus d’intransigeance”, refusant à ce jour à ce que les familles récupèrent les corps des Sahraouis décédés dans des conditions non encore élucidées. Au cours du débat, le conférencier a indiqué que les autorités de Rabat bafouent “les conventions de Genève qu’elles ont pourtant signées” et contribuent à “l’instabilité dans la région”. Le président de l’Afapredesa a, en outre, affirmé que l’absence de mécanisme de protection des droits au Sahara Occidental “est une injustice pour le peuple sahraoui”. 
Il a également souligné que le Maroc “est agacé par l’approche pacifique de Christopher Ross”, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU. Selon lui, la répression qui s’est abattue, en 2010, sur les 30 000 Sahraouis à Gdeim-Izik et le jugement des prisonniers par un tribunal militaire sont “une provocation” à l’encontre du Front Polisario et constituent “des prétextes pour maintenir le statu quo et piller les ressources naturelles du territoire sahraoui”.
M. Abdeslem a, enfin, informé que les organisations et mouvements sociaux, engagés dans les préparatifs du Forum social mondial, dont des organisations marocaines des droits de l’Homme, se sont réunis le 17 février dernier à Hammamet, en Tunisie, et sont sur le point d’adopter “un communiqué” pour dénoncer le jugement des 24 détenus sahraouis et le verdict rendu par un tribunal militaire.
Il est à noter que la conférence de presse s’est tenue en présence de l’ambassadeur de la Rasd à Alger, Brahim Ghali. Interpellé par les journalistes sur “les retombées” de la guerre au Mali, ce dernier, citant, entre autres, l’affluence des réfugiés maliens, a confirmé que celle-ci aura des répercussions sur le dossier du Sahara Occidental, mais aussi sur toute la région. 
Le diplomate s’est également exprimé sur les prisonniers du groupe de Gdeim-Izik et la réaction des autorités sahraouies. Celles-ci, en leur qualité de partie en conflit, ont réagi en tant que telles, et ont aussi saisi l’ONU, son Conseil de sécurité, Christopher Ross, ainsi que les organisations régionales, bien avant que le verdict ne tombe. “La violence perpétrée au camp de Gdeim-Izik et le verdict prononcé représentent le divorce définitif entre les Sahraouis et le Maroc”, a déclaré M. Ghali. D’après lui, malgré les mensonges colportés par le Maroc, “tout le monde connaît la vérité sur la nature du régime marocain”. “La période de Hassan II était qualifiée à l’époque, d’époque de plomb. On a voulu faire passer Mohammed VI comme le roi des pauvres, le roi ouvert et pour la démocratie. En réalité, il est pire que son père concernant le Sahara Occidental”, a-t-il soutenu.

Ecrire au journaliste

Un activiste du M20F lance une vidéo de sa cellule

 Une vidéo prise dans une cellule cellule par un activiste du M20F

    http://youtu.be/LPHRG0mUMTA

Hespress.com

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 Bons baisers de la prison de Salé !

Le prisonnier d'opinion du M20F depuis la prison de Salé (Photo prise d'écran)
Le prisonnier d’opinion du M20F depuis la prison de Salé (Photo prise d’écran)

Un jeune prisonnier politique a fêté à sa manière le deuxième anniversaire de la naissance du Mouvement du 20 février en envoyant depuis la prison civile de Salé 2 un message-vidéo dans lequel il a clamé haut les idéaux de son mouvement.
Loin de faire dans le « naâmisme » (Naâm Sidi !, Naâm Lalla !), ce jeune détenu  confirme les principes du M20F et dit parler au nom de tous ses camarades détenus avec lui dans ce pénitencier.
Au passage, il critique les déclarations du ministre de la justice et des libertés (sic), Mustapha Ramid, qui avait assuré il y a quelques mois qu’il n’y avait pas de prisonniers politiques au Maroc, avant de se rétracter piteusement devant la levée de boucliers que ses paroles ont provoquée.
Ce jeune homme a terminé son message par un « Vive le peuple marocain » au lieu de l’obligé « « Vive le roi ! ».
Selon des sources contactées par Demain, depuis la parution de cette vidéo, le régime a réagi en investissant de force Salé 2, avec un renfort de 20 matons qui ont mis sens dessus dessous les quartiers de la prison. Fouilles corporelles, contrôles des cellules, tabassage de détenus et menaces verbales contre les récalcitrants, tel est le climat dans cette taule.
On a appris également que Abdelkader Belliraj, présenté par les autorités marocaines comme le chef d’un réseau islamiste portant son nom, une accusation que les autorités belges jugent farfelue, a été mis à l’isolement total.
Va-t-on essayer d’impliquer Belliraj avec le Mouvement du 20 février ?
URL Source (vidéo visible à partir du site): http://www.demainonline.com/?p=25412


Maroc : Interview de Madmad Tahani, du M20F



Au Maroc, le Mouvement du 20 Février (M20F), la variante marocaine du Printemps arabe, soufflera bientôt ses deux bougies. Nous avons rencontré Madmad Tahani, 21 ans, active dans le M20F à Rabat, pour faire le point sur l’évolution de la situation au Maroc.


Le 20 mars 2011, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Casablanca. Le M20F, à l’initiative de cette manifestation, est toujours actif, malgré la répression dont il est l’objet. (Photo Magharebia, Mawassi Lahcen)

Où en est-on dans le M20F ?

Madmad Tahani. Dans presque chaque ville, il y a une coordination, et chacune fonctionne à son rythme, sans véritable direction ou coordination nationale. Sauf un mot d’ordre national d’organiser chaque mois une manifestation dans chaque localité, partout dans le pays.
À présent, il y a moins de monde qu’avant. Nous pensons que c’est à cause de la répression. Le régime intervient de plus en plus durement contre le mouvement. Actuellement, plus de 200 activistes sont en prison. Nous nous battons pour leur libération, mais la peur s’est installée et le mouvement est partiellement décapité. En outre, le régime s’est efforcé d’essayer de discréditer et de dénigrer le mouvement, en faisant croire que nous sommes manipulés par l’étranger et servons un agenda « extérieur ». En plus, il essaie de jouer sur les sentiments religieux des gens en nous présentant comme des athées qui veulent combattre la religion.
En revanche, il y a maintenant de plus en plus de mouvements sociaux. Des bidonvilles se soulèvent pour le droit au logement, des quartiers se révoltent contre la hausse des prix, comme à Marrakech en décembre dernier. Ces mouvements sont violemment réprimés. Une dizaine de personnes ont été condamnées à un an de prison à Marrakech. D’autres mouvements ont éclaté tant au Nord qu’au Sud du pays. Chaque fois autour de problèmes socio-économiques.
Il y a quelques jours, à Fès, des étudiants ont été sauvagement torturés suite à des protestations contre les mauvaises conditions d’hébergement, et  un étudiant en dernière année de droit a été tabassé à mort par les forces de l’ordre. Cela a provoqué un grand émoi et une mobilisation nationale des étudiants. La famille veut que la vérité soit établie et demande une autopsie du corps.

Qu’a pu réaliser le mouvement  jusqu’à présent ?

Madmad Tahani. Le mouvement a mis sur la table des thèmes auparavant indiscutables comme le rôle de la monarchie, la Constitution. Cela a forcé le pouvoir à une réforme constitutionnelle, même si nous ne sommes pas satisfaits du résultat. Je pense que nous avons aussi joué un rôle d’élément déclencheur dans les nombreux mouvements sociaux actuels, comme dans les bidonvilles et les villages isolés.

Il y a un an, les islamistes se sont retirés du mouvement du 20 Février. Cela n’a-t-il pas affaibli le mouvement ?

Madmad Tahani. Je ne pense pas. Le mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane (Justice et Bienfaisance) ne faisait pas partie du mouvement au départ et n’a pas participé à son déclenchement. En plus, il concentrait sa présence dans les grandes villes comme Casablanca, Tanger, Rabat…, là où étaient les médias, créant ainsi l’impression d’être la force dominante.
Lorsqu’il était dans le mouvement, cela créait des difficultés pour faire respecter le principe de l’égalité entre hommes et femmes, par exemple. Mais en fait leur impact sur les gens n’est pas tellement  important.

Mais ils ont tout de même gagné les élections…

Madmad Tahani. Il s’agit d’une autre composante du mouvement islamiste, le PJD (Parti de la justice et du développement), qui a dès le départ choisi de se rallier au pouvoir contre le mouvement du 20F. En plus, pendant ces élections de 2011, il y a eu énormément d’abstention (le taux de participation est estimé à moins de 25 %), car les gens sont dégoûtés des processus électoraux truqués. Le PJD a participé aux élections et les gens qui ont voté se sont dit « on a tout essayé, sauf le PJD ». Le pouvoir devait faire croire à un changement et n’avait pas beaucoup de choix, puisque tous les autres partis sont déjà passés par le gouvernement. En plus, le discours religieux passe encore mieux pour la majorité des votants.
Des mouvements ont éclaté tant au Nord qu’au Sud du pays. Chaque fois autour de problèmes socio-économiques.
Depuis fin 2011, le PJD est au pouvoir, et son président, Abdelilah Benkirane, est chef du gouvernement. Cependant, ils n’ont rien fait pour les gens, parce que, d’une part, ils n’ont pas de solutions aux problèmes du pays et, d’autre part, ils n’ont pas le vrai pouvoir. Je ne pense pas qu’ils regagneront les élections.
Ces deux mouvements islamistes, PJD et Al Adl Wal Ihsan, font un travail caritatif parmi les plus pauvres et dans les écoles. L’État fait semblant de les combattre mais, en réalité, il les laisse faire, il les encourage même pour s’en servir contre la gauche. Si la gauche faisait ce qu’ils font, le régime serait intervenu depuis longtemps pour réprimer.

Quel est le rôle de la gauche dans le mouvement ? Joue-t-elle un rôle important ?

Madmad Tahani. La gauche est malheureusement trop divisée, renfermée sur elle-même, trop occupée par ses querelles internes. Mais il y a de nouvelles tentatives pour surmonter cela.
Heureusement, il y a le reste de la société civile, et surtout le mouvement des droits humains et en particulier l’AMDH (Association marocaine des droits humains) qui joue un rôle important et qui a formé des jeunes.

Pourquoi le Printemps arabe au Maroc n’a-t-il pas pris la même ampleur qu’en Tunisie ou en Égypte ?

Madmad Tahani. Je pense qu’il y a le poids de l’histoire répressive du régime marocain, et la crainte qu’ont créées les tournures des choses en Lybie et en Syrie. Et puis, le mouvement n’a pas été médiatisé de la même manière au Maroc qu’en Tunisie ou en Égypte. Al-Jazeera, financée par la monarchie du Qatar, n’a pas eu la même attitude au Maroc. Enfin, il y a aussi et surtout le soutien inconditionnel de l’Occident au régime marocain.

Quels sont les problèmes de la jeunesse marocaine ?

Madmad Tahani. Les problèmes commencent à l’école, et même avant, avec le manque d’accessibilité des soins de santé, des classes de 50 à 60 élèves, le manque de matériel, d’infrastructure… Tout le monde n’a pas les possibilités d’aller à l’université, où il y a un gros problème de logement, de manque de matériel et de professeurs… Et, après d’éventuelles études, c’est le chômage qui attend les jeunes et la répression du mouvement des diplômés sans emploi. Et puis, il y a aussi la cherté de la vie, l’absence d’infrastructures culturelles, sportives et récréatives.

A la fourrière, les voitures de Sa Majesté !!!


Voitures royales et code de la route


Certains véhicules utilisés par le roi lors de ses déplacements, ne semblent pas se conformer à la loi : ils n'ont ni plaque d'immatriculation ni chiffres, mais un drapeau marocain métallique à la place, comme on le voit sur les photos ci-dessous.  Qu'en est il sur le plan juridique ?

Cortège royal marocain
L'article 6 de la constitution marocaine de juillet 2011 stipule : « La loi est l'expression suprême de la volonté de la nation. Tous, personnes physiques ou morales, y compris les pouvoirs publics, sont égaux devant elle et tenus de s'y soumettre. »
Le code de la route est une loi portant le numéro 52.05, publiée au journal officiel (numéro 5824 du 25 mars 2010 pour la version arabe puis le numéro 5874 du 16 septembre 2010 pour la version française).
  portent des plaques
On sait que tous les véhicules  d'immatriculation à l'avant et à l'arrière, qui comportent les mêmes chiffres et lettres inscrites sur la carte grise.

Que dit le code de la route à propos de ces plaques ? L'article 61 stipule : « tout véhicule immatriculé doit être muni de plaques d'immatriculation, dont les caractéristiques et les conditions de fixation sur le véhicule sont déterminées par l'administration.»

Il y a une partie du code de la route consacrée à la mise en fourrière des véhicules, en particulier le chapitre 111 qui commence ainsi : « Outre les cas prévus par la loi, la mise en fourrière est ordonnée immédiatement par l'officier de police judiciaire, par l'agent verbalisateur ou par l'autorité judiciaire, dans les cas suivants :
1. Lorsque le véhicule est muni de fausses plaques d'immatriculation ;
2. Lorsqu'il y a usage frauduleux du certificat d'immatriculation ;
3. Lorsque le véhicule est dépourvu de plaques d'immatriculation ou d'inscription prévues par les textes en vigueur ;
4. Le défaut d'immatriculation des véhicules ;
5. .... »
 consacrée aux sanctions
La partie du code de la route  pénales et délits comporte l'article 161 qui mentionne : « Tout conducteur d'un véhicule, soumis à l'immatriculation, dépourvu de plaques d'immatriculation et tout propriétaire ou tout détenteur qui a mis en circulation ou qui a autorisé la circulation de son véhicule sans lesdites plaques est puni d'une amende de deux mille (2.000) à douze mille (12.000) dirhams. Le véhicule est mis en fourrière jusqu'à sa mise en conformité aux dispositions de la présente loi et des textes pris pour son application. Lorsque cette conformité ne peut avoir lieu, le tribunal ordonne la confiscation du véhicule au profit de l'Etat. »

               Voiture présidentielle Française
Le Roi, qui utilise ces véhicules, « veille au respect de la Constitution » selon l'article 42 de la constitution, laquelle constitution nous apprend, comme dit plus haut, que « Tous, personnes physiques ou morales, y compris les pouvoirs publics, sont égaux devant elle et tenus de s'y soumettre »... 

« En tuant Le Journal, le Makhzen a remporté une dérisoire bataille »

par Demain online, 19/2/2013

Ahmed Benani. Bruxelles

Le politologue et professeur d’université Ahmed Benani devait modérer la table ronde du colloque « Le Journal, histoire d’une désillusion marocaine », qui s’est tenu à Bruxelles le samedi 16 février dernier. Pour des raisons de santé il n’a pu se déplacer de Lausanne, en Suisse, où il réside. Il a envoyé un texte lucide et émouvant qui a été lu en son absense. C’est un cri et un hommage solennel au « Journal », hebdomadaire emblématique et phare de la liberté d’expression disparu il y a deux ans après la guerre sans merci que lui a livrée le MakHzen et ses affidés. Demain publie le texte de l’intervention de Benani pour perpétuer l’hommage au « Journal » et saluer Ahmed Benani indomptable opposant à l’autocratie alaouite. 
Cher(e)s ami(e)s,
Si ma santé m’avait laissé un répit, j’aurais volontiers partagé ces moments de réflexions avec vous. Je remercie mon ami Radouane Baroudi pour l’organsation de cette conférence, la pertinence des thèmes proposés et bien sûr les qualités humaines, intellectuelles de tous les intervenants. Je le remercie également de bien vouloir vous lire mes amicales salutations sous cette forme d’une modeste et très courte contribution réflexive.
La disparition du  » Le Journal » est certes un fait autant détestable que déplorable, faut-il pour autant se focaliser sur la désolation et aller jusqu’à évoquer la thématique de la désillusion, comme si rédacteurs et lecteurs portaient la responsabilité de la perte de notre hebdomadaire préféré ?
Ceux qui tuent la presse libre perpétuent un phénomène aussi affligeant que désespérément banal, leur doxa, devenue totalement désuète depuis la mondialisation des réseaux sociaux, tient en une phrase : Il ne faut pas que celles et ceux qui ont porté des idées nouvelles puissent être en mesure d’en tirer une quelconque valeur ajoutée sur le plan des mutations politiques ou des incontournables transitions démocratiques, il faut les rayer de la mémoire ! Le Makhzen, on oublie de le rappeler, se fige régulièrement dans la bêtise et les réflexes archaïques !
En tuant Le Journal, le Makhzen a remporté une dérisoire bataille ; il faut savoir déceler les permanences sous l’éphémère pour tenter de dépasser le désespoir et d’engager l’avenir. Le Journal a été et demeure eu égard à son histoire non achevée, le miroir des vécus collectifs, des interrogations des intellectuels lors de cette période capitale de l’entre deux-règnes, de Hassan II à Mohammed VI. Je considère les treize ans d’existence du Journal comme l’un des socles qui a donné naissance au « Nouveau Maroc » symboliquement représenté par l’émergence de notre Printemps, celui que la jeunesse a porté sous l’appellation : Mouvement du 20 février. Mouvement dont l’histoire reste à écrire mais qui indiscutablement postule l’émergence de l’individu-citoyen, la contestation ouverte de l’absolutisme, la revendication populaire d’un Etat de droit en donnant une tonalité nouvelle et irréversible aux mutations sociales, économiques et politiques.
Que l’on ne se méprenne pas sur le sens de cette articulation pour laquelle je sollicite votre attention et vos éclairages. Oui, en amont, il y a eu Le Journal, comme jadis dans les années 60 la revue LAMALIF. Mais admettons qu’en aval, on ne peut parler de désillusion. A l’heure actuelle la société civile marocaine n’est ni dans l’innocence et encore moins dans la renonciation de ses droits fondamentaux. Merci de vous arrêter dans le débat de cette conférence sur cette dialectique entre le récit vivant, la narration profonde, les enquêtes du Journal, ce briseur de tabous et le cheminement des hommes et des femmes qui portent les idées de la modernité multiforme dont ils voudraient tatouer de manière indélébile leur vision d’un Maroc qui surprendra le monde !
Au-delà de la chronique d’une expérience humaine, de journalistes habités par un même idéal, de la trajectoire d’un hebdomadaire qui a forgé l’admiration de tous y compris hors nos frontières, au-delà de l’historicité d’un cas d’école du journalisme, je retiens l’idée centrale d’une résistance intellectuelle aux formes multiples de l’adversité et l’apparition sur la scène publique de femmes et d’hommes qui ont définitivement ou presque rompu avec la culture de la peur et appris à communiquer dans la transparence par le multimédia et à donner du sens à leurs mobilisations.
Merci et excellents travaux à Bruxelles
Ahmed Benani

« A la liberté de penser s’oppose, en premier lieu, la contrainte civile. On dit, il est vrai, que la liberté de parler ou d’écrire peut nous être ôtée par une puissance supérieure, mais non pas la liberté de penser. Pourtant, ôter la liberté de communiquer publiquement ses pensées, n’est-ce pas aussi ôter la liberté de penser.
 En second lieu, la liberté de penser est prise au sens où elle s’oppose à la contrainte exercée sur la conscience.
 En troisième lieu, la liberté de penser signifie que la raison ne se soumette à aucune autre loi que celle qu’elle se donne à elle-même. Car l’inévitable conséquence de l’absence de loi dans la pensée, c’est que la liberté de penser y trouve finalement sa perte ».
 Emmanuel Kant (Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ?)
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Communiqué de l’AMDH au Québec : 20 février 2013

COMMUNIQUÉ - 20 Février 2013

par Comité Soutien Amdh Québec,  21 /2/2013


Le Printemps de la démocratie a touché plusieurs pays de l’Afrique du nord et du Moyen-Orient, mais l’enthousiasme né de cet événement historique a vite fait place au doute et à l’inquiétude sur l’avenir de ces pays. L’incapacité des nouveaux dirigeants à apporter rapidement stabilité politique et relance économique a créé un climat de crise. La situation actuelle favorise l’ascension de groupes extrémistes et leur recours à la violence sous  toutes ses formes, dans le seul but d’intimider tout autre  adversaire politique.  L’assassinat de l’avocat défenseur des droits de l'Homme, le tunisien Chokri Belaïd, la destruction de monuments culturels dans différents pays musulmans et le développement des missions jihadistes au Mali en sont des exemples éloquents.

Pour éviter le sort des régimes déchus, la monarchie marocaine a choisi une stratégie de survie faite d’un semblant de réformes démocratiques. D’ailleurs le gouvernement actuel, malgré l’arrivée des islamistes, continue de réprimer les mouvements populaires aux quatre coins du pays. Un traitement spécial est toujours réservé aux jeunes activistes du mouvement du 20 février, né à l’aube du Printemps arabe, ce dernier se prépare à fêter sa deuxième année de lutte contre le despotisme, les inégalités sociales et la corruption.
Au Maroc, la liste des détenus – es et des prisonniers-ères politiques et d’opinion s’est allongée ces deux dernières années suite à des jugements iniques et au recours dans plusieurs cas à la pratique de la torture dans les commissariats.

Le Comité de soutien à l’AMDH au Québec exprime :

*Son soutien au Mouvement du 20 février ainsi qu’à ses revendications légitimes d’un Maroc jouissant d’un État de droit, d'une vraie démocratie, de plus de liberté, de dignité et de justice sociale.

*Son soutien à toutes les luttes populaires pacifiques qui ont comme ambition la destitution du régime makhzénien.

*Sa condamnation des arrestations arbitraires des activistes et manifestants et des procès fallacieux et expéditifs.

*Sa condamnation de tout traitement dégradant des détenus – es marocains -es;

Le Comité de soutien à l’AMDH au Québec appelle à la libération de tous les prisonniers-ères politiques et d’opinion au Maroc.


Fait à Montréal, le   20 Février 2013

jeudi 21 février 2013

Quinzaine anticoloniale: une mobilisation bienvenue!


Par Sahara Info n°47, les Amis de la RASD, février 2013


Gdeim Izik : Procès de Salé, condamnations lourdes, honteuses contre des militants sahraouis des droits de l'homme, et la grande discrétion des médias en France.... sauf un bel article de Rosa Moussaoui dans l'humanité!
Aussi la quinzaine anticoloniale qui se tient depuis le 15 février à Paris jusqu'au 2 mars est-elle la bienvenue ! Plusieurs initiatives sont consacrées à la question du Sahara occidental, nous vous invitons à y participer nombreux pour donner à ces rencontres toute l'importance qu'elles méritent compte-tenu de l'actualité du procès!
Il faut aussi souligner les nombreux communiqués qui parviennent sur le net, tous condamnent ce procès honteux, tous s'inquiètent de la tentation du retour aux années de plomb au Maroc ( communiqués ou déclarations de Amnesty International, AARASD Ecrirepourlesliberer, ASDHOM, AFAPREDESA, AFASPA, AMDH, CORELSO, CGT, FASE, FIDH, PCF, PCF 72, REMDH et sans doute de nombreux autres...) 

Quelles initiatives à Paris ?
Samedi 23 février à 19h : Femmes en résistance, dont les femmes sahraouies (AFASPA) 19 rue Léon (métro Château Rouge)

Lundi 25 février à 19h : Projection du film "El problema" à la mairie du 2éme arrondissement (métro Bourse) à l'initiative de l'AARASD

Mercredi 27 février : Délégation du collectif "Sortir du colonialisme" auprès du Ministère des Affaires étrangères et rassemblement aux Invalides à 14h30

Samedi 2 mars à 14h : Marche anticoloniale et antiraciste qui partira de Barbès avec en tête de cortège la délégation sahraouie Pour des infos plus récentes consultez www.anticolonial.net 

Pour vous adresser en direct au Président de la République et peser pour un changement de la politique française et être acteur d'une mobilisation large en faveur des prisonniers sahraouis, très vite participez à la pétition:
   http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/index.php

 
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

Midelt : 5000 à 7000 manifestants contre les agissements dégradants d'un procureur du roi

Ali Fkir a partagé une photo de Facebook News.
Le 20 février 2013: Les habitants de Midelt protestent en masses contre les agissements dégradants d'un procureur du roi, qui a imposé à un citoyen de s'agenouiller et de lui lécher les pieds
المغرب / الألاف من ساكنة ميدلت يخرجون للتضامن مع هشام الميكانيكي 

خرج الألاف من ساكنة ميدلت مساء يومه الأربعاء 20 فبراير عن بكرة أبيهم للتضامن من الشاب هشام الميكانيكي الذي أهانه نائب وكيل الملك بالمحكمة الابتدائية بميدلت وحط من كرامته . 2013/02/20
المغرب / الألاف من ساكنة ميدلت يخرجون للتضامن مع هشام الميكانيكي

خرج الألاف من ساكنة ميدلت مساء يومه الأربعاء 20 فبراير عن بكرة أبيهم للتضامن من الشاب هشام الميكانيكي الذي أهانه نائب وكيل الملك بالمحكمة الابتدائية بميدلت وحط من كرامته . 2013/02/20
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Maroc : 5000 manifestants à Midelt pour soutenir le carrossier humilié


5000 à 7000 personnes se sont rassemblées, hier après-midi, devant le tribunal de première instance de Midelt en soutien au jeune carrossier contraint de baiser les pieds d’un substitut de procureur, samedi dernier.
L’AMDH-Midelt a organisé, hier après-midi, mercredi 20 février, une manifestation en soutien à Moulay Hicham Himmi, le jeune carrossier qui a été contraint de baiser les pieds du substitut du procureur du tribunal de première instance de Midelt. Les faits remontent au 16 février. Furieux de ne pas avoir récupéré sa voiture réparée, le substitut du procureur se serait mis à insulter et cracher au visage du jeune garagiste. Emmené au commissariat par des policiers en civil, le carrossier aurait été obligé de baiser les chaussures du magistrat pour éviter qu'il ne dépose plainte.

"Le scandale de moul sabatte" 
« Il y avait beaucoup de monde lors de cette manifestation, entre 5000 à 7000 personnes », explique Morad Chqondi, vice président de la section Midelt de l’AMDH. Parmi la foule, il y avait les représentant de l’AMDH, de partis politiques comme le PJD ou encore Al Adl Wal Ihassane, des membres du Mouvement du 20 février, sans oublier la famille de Moulay Hicham Himmi, ses parents, ses enfants et ses amis. « Si autant de gens ont fait le déplacement à la manifestation, c’est parce qu’ils ont été choqués de voir un petit travailleur baiser les pieds d’une personne haut placée. Midelt est une ville où il y a beaucoup d’agriculteurs. Ils ne sont pas riches. Pour eux, cette image d’un homme qui baise les pieds d’un autre est inacceptable et leur rappelle le Moyen-âge », explique-t-il.
Lors de la manifestation, la foule a appelé à la démission du substitut du procureur. Elle scandait et répétait « Méne Midelt tal R'bat, sam3ou lfdiha ta3 moul sabatte », signifiant « De Midelt à Rabat, ils ont entendu le scandale du propriétaire des chaussures ». « Comme Moulay Hicham Himmi a dû se rabaisser pour baiser les pieds du substitut, nous nous sommes tous assis par terre, durant 5 minutes, et un manifestant a porté Moulay Hicham sur ses épaules, au milieu de la foule, pour tenter de lui redonner son honneur », poursuit Morad Chqondi.

Le magistrat sera-t-il auditionné ?
Ayant duré au total deux heures encadrée par la police, la manifestation s’est passée dans le plus grand calme, sans incident. L’AMDH se donne actuellement un répit de trois jours en attendant de voir si la justice va convoquer le magistrat pour une audition. « Notre plus grande crainte actuellement est que l’enquête soit classée sans suite, sans que le substitut, qui connait du monde dans le milieu judiciaire, ne soit poursuivi », confie Morad Chqondi. Il ajoute que l'antenne locale du PJD lui a fait savoir que le ministre de la Justice Mustapha Ramid suivait de près le dossier.
A ce jour, six témoins peuvent témoigner en faveur de Moulay Hicham : son patron qui a assisté au baise-pied, deux de ses collègues et deux autres garagistes voisins qui ont assisté et entendu les injures. Il y aurait un autre témoin, précise Morad Chqondi, qui souhaiterait également témoingner : il s’agit de l'un des policiers présents au commissariat. Les autres policiers ont refusé de témoigner.  -------
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 Par  Afriquinfos

Scandale. Un juriste marocain gifle et demande à un homme de lui baiser les pieds. 

Hier à 15 heures se tenait un Sit-In devant le tribunal de première instance de Midelt afin de dénoncer les abus d’un procureur de justice envers Moulay Hicham Himmi.
 Le 16 février dernier, Moulay Hicham Himmi un jeune carrossier de Midelt aurait en effet été victime d’abus de pouvoir. L’homme accusé, substitut du procureur de Midelt aurait obligé le carrossier à baiser ses pieds après l’avoir humilié en public et craché au visage. Qu’est ce qui a pu mettre l’homme dans cet état? Le substitut n’aurait simplement pas pu avoir sa voiture en temps et en heure car un membre du personnel fut malade. Dans son excès de violence, il appela la police qui emmena le carrossier au commissariat. C’est alors que Hicham Himmi comprit que son client était en réalité quelqu’un de haut placé car les autorités marocaines se seraient littéralement abaissées face au substitut. Les policiers n’ont d’ailleurs pas réagi lorsque l’homme continua son déchainement de violence sur le carrossier. Il reçut alors des menaces : il fut obligé de baiser en public les pieds du substitut s’il ne souhaitait pas être convoqué au tribunal. L’homme, humilié et apeuré s’exécuta. 

... écoutez la mère et le père de la victime expliquer cette affaire ... le Makhzen panarabiste islamiste continue sa provocation ... 

http://youtu.be/RFPR_ZCnSrQ
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Midelt Un substitut du procureur lâche la...
Par Khadija Ainani 22 février 23:57
Midelt
Un substitut du procureur lâche la  bride  à ses élans esclavagistes !
AMDH remet les pendules à l’heure de la dignité
.
Un substitut du procureur au tribunal de  première instance à Midelt et dans un élan d’enthousiasme on ne peut plus ultra- makhzanien , demande à Hicham, un jeune apprenti tôlier , de s’agenouiller devant son « excellence »de lécher sa botte droite , de se redresser, de s’agenouiller une deuxième fois et de lécher sa botte gauche pour espérer jouir de la grâce « magistrale » ! et ce devant des témoins oculaires au cœur du commissariat de Midelt :
Des policiers , le frère de Hicham et le tôlier patron qui étaient venus au commissariat pour implorer le pardon !
Quel crime de lèse majesté Hicham aurait –il commis pour mériter cette humiliation esclavagiste des temps modernes !
Et bien, il a tout simplement demandé à son « excellence » le substitut qui voulait retaper « sa » voiture de patienter quelques jours car il y auraient d’autres clients qui attendaient .
Mais dieu merci , dans ce pays appelé Maroc, il y a une association appelée AMDH pour intervenir et remettre les pendules à l’heure à chaque fois des violations aux droits humains surgissent ici et là dans le plus beau pays du monde !
Merci AMDH Midelt   et bravo pour le beau travail de solidarité.  Honte à toi monsieur le substitut du procureur du roi !!!

Le REMDH condamne la tenue du procès des 24 militants sahraouis devant le tribunal militaire à Rabat.



Copenhague, 20 février 2013 Le REMDH condamne la tenue du procès des 24 militants sahraouis devant le tribunal militaire à Rabat.
Le REMDH avait donné mission à Michael Ellman, avocat et représentant du REMDH,  d’observer le procès et après plusieurs renvois, pour certains inexpliqués, le procès s’est enfin tenu et s’est conclu par des peines extrêmement lourdes.

Des 24 accusés, qui risquaient la peine de mort, huit ont été condamnés à perpétuité et quatre à 30 ans d’emprisonnement, dix autres se sont vu infliger des peines de 20 à 25 ans et deux ont été condamné à deux ans d’emprisonnement.
Durant la tenue du procès, beaucoup des prévenus se sont plaints d’actes de torture sans que le Tribunal diligente une enquête sur ces allégations. Aucune preuve n’a été apportée au soutien de la culpabilité des accusés alors que le Président du Tribunal renonçait même à entendre les témoins de l’accusation en raison de la fragilité de leurs témoignages.  En outre,  aucune investigation matérielle sérieuse ne figure au dossier de la procédure (personnes décédées ou blessées non identifiées une autopsie sur un seul des 10 cadavres, aucune recherche d’ADN, bande vidéo ne permettant pas d’identifier les prévenus).
La courtoisie  et la serviabilité du Président, et le fait que plus de 50 observateurs étrangers étaient admis à la Cour sans entrave (après fouille systématique) avait laissé espérer un procès plus ouvert et équitable, mais en l’occurrence le résultat -sans motivation, au moins pour l’instant-  a largement réfuté cet espoir.
Si plusieurs observateurs ont pu assister sans difficulté aux audiences et les avocats ont pu exercer leur mission, il reste que, contrairement à la constitution, des civils ont été jugés par un Tribunal militaire, Tribunal d’exception s’il en est.
Le REMDH condamne la tenue d’un procès aussi inéquitable qui laisse mal augurer de la réforme judiciaire annoncée par le gouvernement. Un rapport complet sur ce procès sera publié dans les prochaines semaines.
Le REMDH appelle le Maroc à cesser de criminaliser l’opposition qui se manifeste au Sahara Occidental et de persécuter les défenseurs des droits de l’homme et à entreprendre les réformes nécessaires pour mettre un terme à toute juridiction d’exception et à garantir le droit à un procès équitable en toutes circonstances, ainsi qu’à respecter les libertés d’association, de réunion et de manifestation.

Pour plus d’information, prière de contacter :
Hayet Zeghiche, hze@euromedrights.net, Tel: +32 488 08 00 41