Aides humanitaires conséquentes mais petit impact sur le terrain
L’aide humanitaire destinée aux migrants fait polémique à Nador.
Elle est de plus en plus insuffisante et sa répartition accuse du
retard. Selon certaines sources de l’AMDH – section Nador, les migrants
subsahariens ne reçoivent plus d'aides comme auparavant.
« Nous avons reçu plusieurs plaintes de la part de beaucoup de migrants irréguliers installés dans les forêts de Khamis Akdim et Bolingo qui protestent contre les retards enregistrés dans la distribution de l’aide qui peuvent aller jusqu’à trois mois et contre la médiocrité des quantités réparties », nous a indiqué une source de l’AMDH sollicitant l’anonymat.
« Nous avons reçu plusieurs plaintes de la part de beaucoup de migrants irréguliers installés dans les forêts de Khamis Akdim et Bolingo qui protestent contre les retards enregistrés dans la distribution de l’aide qui peuvent aller jusqu’à trois mois et contre la médiocrité des quantités réparties », nous a indiqué une source de l’AMDH sollicitant l’anonymat.
Et d’ajouter : « En réaction à ces plaintes, les
responsables du projet se sont contentés d’improviser une campagne
d’aide où ils ont distribué quelques couvertures alors que il y a des
femmes et des enfants qui survivent dans ces forêt sans nourriture et
sans abri. Le hic, c’est que ces projets bénéficient de fonds
importants. Il s’agit de programmes financés par la coopération suisse
et l'OIM (pilotés par la délégation de la migration et Asticude) et
censés procurer des aides médicales, alimentaires et logistiques aux
migrants. On se demande à quoi servent ces projets si les migrants n'en
sont pas les premiers bénéficiaires. Ne pouvant pas rester muets devant
cette réalité amère, on a le devoir de la dénoncer».


