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mercredi 16 novembre 2011

BIDONVILLES PRES DE MOHAMMEDIA ...

17-18-19 Nov. : Journées de mobilisation internationale pour la libération des détenus politiques au Maroc

Par Mamfakinch, 13/11/2011

Depuis le 20 février dernier, et pour handicaper et intimider le Mouvement populaire, le pouvoir marocain utilise à la fois la démagogie, les tentatives de pseudo-réformes et une répression ciblée, allant jusqu’au crime en passant par la torture et l’arrestation. Aux étudiants, lycéens, salariés, paysans et retraités manifestant pour l’amélioration de leurs conditions de vie, la réponse du pouvoir est toujours la même : arrestations arbitraires et tortures.
Les convocations policières, les enlèvements et les arrestations arbitraires se multiplient et n’épargnent presque aucune région du Maroc (Rabat, Salé, Casablanca, Fès, Tanger, Safi, Tiflet, Youssoufia, Ouazzane…). Les informations qui nous parviennent sont alarmantes. Les révélations des rescapé-e-s de l’escalades policière actuelle s’accordent à dénoncer les mauvais traitements, tortures et autres interrogatoires portant sur la liberté d’opinion et particulièrement sur le choix politique d’appeler au boycott des élections du 25 novembre.

Face à cette politique répressive, le Mouvement du 20 février résiste et s’amplifie. Il mobilise des femmes et des hommes qui ne peuvent plus supporter le mensonge des promesses, la servitude, la corruption, le mépris et le non droit. Malgré l’omerta et l’intimidation, il manifeste toutes les semaines dans plusieurs villes et tous les mois au niveau national.

A l’étranger, les Marocains se mobilisent aussi dans plusieurs villes (voir programme ci-dessous) pour faire connaître la portée de ces revendications pour la démocratie et dénoncer les complicités entre le makhzen et les gouvernements occidentaux.

Le collectif Mamfakinch se joint à cette initiative et appelle à une campagne de solidarité interactive pour la libération des détenus politiques et d’opinions. Nous suggérons aux internautes et aux bloggeurs d’y participer en nous envoyant leurs textes sur cet email contact@mamfakinch.com qu’on publiera durant les journées du 17, 18 et 19 novembre sur notre site.

Programme en France :

Paris :
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 Bonjour,
J’invite toutes les organisations qui soutiennent le Mouvement du 20 février à nous faire parvenir, au cas où elles ne peuvent être présentes, leurs messages de soutien qui seront lus lors de ce rassemblement.
Je vous remercie
Ayad Ahram  
 

 STOP À LA RÉPRESSION AU MAROC

Rassemblement artistique  en soutien aux prisonniers politiques marocains

A l'approche de l'échéance de la mascarade électorale du 25 novembre 2011, le régime marocain hausse le ton et accélère son escalade répressive. La cible ? Les militant-e-s du Mouvement marocain du 20 février et toutes les forces radicales qui militent pour une rupture totale avec l'absolutisme et le despotisme régnant au Maroc. 


Après l’échec de sa propagande visant soitde discréditer le Mouvement du 20 février, soit de tenter de redorer son blason par la prise de quelques initiatives politiques trompeuses destinées à rassurer ses donneurs d'ordre impérialistes dont il est le valet et l'allié privilégié dans le Maghreb, le pouvoir commence, face à la détermination et à l'amplification de la lutte du peuple marocain pour la dignité, la liberté et la justice sociale, à abattre ses cartes.

En effet, ces deux dernières semaines, le régime despotique et son appareil répressif montrent leurs dents en allant jusqu’à l’assassinat de manifestants et intensifient les intimidations et les arrestations à l'encontre des voix libres revendiquant une démocratie au Maroc. Les convocations policières, les enlèvements et les arrestations arbitraires se multiplient et n'épargnent presque aucune région de notre pays (Rabat, Salé, Casablanca, Fès, Tanger, Safi, Tiflet, Youssoufia, Ouazzane...)

Les informations qui nous parviennent de l'intérieur du pays sont très alarmantes. Elles témoignent de la férocité de la répression en cours. Les révélations courageuses des rescapé-e-s de l'escalades policière actuelle  s'accordent à dénoncer les mauvais traitements, tortures et autres interrogatoires portant sur la liberté d'opinion et particulièrement sur le choix politique d’appeler au boycott des élections du 25 novembre.
  Face à cette situation, le Mouvement Marocain du 20 février Paris / Île de France :

● Exprime son inquiétude quant à la recrudescence de la répression à l'intérieur du Maroc
● Adresse son entière solidarité aux détenu-e-s politiques et à leurs familles
●Exige la libération immédiate de tou(te)s les détenu-e-s politiques et à leur tête les militant-e-s du Mouvement marocain du 20 février.
● Exige du régime marocain de cesser immédiatement ses assassinats, arrestations, intimidations et autres atteintes aux droits humains fondamentaux y compris le respect du choix politique des citoyens de se positionner contre la participation et pour le boycott des élections prévues le 25 novembre.
● Alerte l'opinion publique internationale, et particulièrement française, sur les abus du pouvoir marocain contre les libertés fondamentales et les droits humains au Maroc
● Appelle les Marocains franciliens à rejoindre la lutte de notre peuple et son mouvement du 20 février pour faire valoir ses droits à la dignité, à la liberté et à la justice sociale. Il les appelle aussi à se mobiliser pour faire barrage à un éventuel et prévisible retour aux années de plomb qu'ils ont subies sous le règne du dictateur Hassan II
● Appelle tout-e-s les ami-e-s du Maroc, et à leur tête les forces démocratiques françaises, à être plus attentives à la situation actuelle dans ce pays en lui apportant, comme elles l'avaient si bien fait par le passé, leur soutien et leur solidarité.

Dans le cadre de la semaine de solidarité internationale et face au tournant répressif irresponsable que connaît le Maroc, le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France vous appelle à un rassemblement artistique le :
 


Samedi 19 novembre de 15h à 17h
 à Belleville (métro Belleville)

Vive la lutte pacifique du peuple marocain
Vive le Mouvement Marocain du 20 février
Soutenu par :
AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International, ATTAC, FTCR, PCOT, Union syndicale Solidaires, Institut Mehdi ben Barka, MRAP, AFASPA, Maroc Solidarités Citoyennes.
Contact: Mohamed Jaite:  m.jaite@gmail.com
Avignon (Sud de France):
15 h : Rassemblement sur la place de l’horloge
16 h 30 : Débat « détention politique et situation sociale et économique au Maroc » avec le témoignage de Habiba Kabbouri, sœur du détenu politique Saddik Kabbouri
19 h : soirée musicale avec Said Zerouali et Afedjah: chansons engagées, repas( couscous).
Lieu : Impasse laure de nove 84000 Avignon

Montpellier :
De 9h à 12h30 à l’espace Martin Luther-King, Conférence dans le cadre de la quinzaine du tiers monde, avec entre autres Abel Haidoux du comité de soutien du 20 février Montpellier qui présentera le mouvement du 20 février et la situation des détenus politiques au Maroc, 27 boulevard Louis-Blanc, Montpellier (arrêt de tram Corum).
http://www.mamfakinch.com/journees-de-mobilisation-internationale-et-interactive-pour-la-liberation-des-detenus-politiques-et-d%E2%80%99opinions-au-maroc-17-18-et-19-novembre/
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 Communiqué du Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février (CNAM)
Dénonce les agressions, les provocations, les interrogatoires et les arrestations abusives qui ont touché plusieurs membres du Mouvement du 20 février.
La commission de suivi du CNAM s’est réunie le 31 octobre 2011, et après avoir épuisé l’ordre du jour, elle a décidé de
communiquer à l’opinion publique ce qui suit :
· Sa fierté de voir le Mouvement du 20 février montrer une grande militance et sa condamnation des interventions répressives qui ont accompagné quelques manifestations militantes telles que celle organisée devant la cour d'appel de Fès, le 30 octobre dernier, causant plusieurs blessés parmi les militantes et militants du Mouvement du 20 février et les forces qui l’appuient.
· Ses sincères condoléances à la famille du militant martyr Kamal Hassani qui a été assassiné à Bni Bouayach-El Hoceima le 27 octobre 2011, ainsi qu’à toutes et tous ses camarades du Mouvement du 20 février et de l’ANDCM.
· Sa ferme condamnation de ceux qui ont commis ce crime tout en considérant que la protection et l’appui apportés par les autorités aux éléments et aux pratiques « baltagis » confirment leur utilisation comme des forces de répression parallèles non officielles et démentent les prétendus engagements de l’Etat quant à la garantie du droit à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité personnelle, et du droit à la liberté d’opinion et de manifestation. La commission exige l’ouverture d’une enquête objective et transparente sur les circonstances de ce crime en établissant les responsabilités pour condamner les responsables.


· Sa ferme indignation quant aux agressions, intimidations, interrogatoires et arrestations abusives qui ont touché plusieurs membres du Mouvement du 20 février dont :
. Abou Chita Msaaïf, membre de la commission de suivi du CNAM, qui a fait l'objet d'une convocation et d'un interrogatoire le mercredi 26 octobre 2011 avant qu'il ne soit empêché de rejoindre son lieu de travail au centre
d'études nucléaires à Maamoura, le lundi 31 octobre 2011, et informé d'une décision arbitraire de le muter à un autre
service.
. Hilana Rizki, militante du Mouvement du 20 février à Rabat, a été enlevée le dimanche 23 octobre au soir devant un
restaurant du quartier Hassan par des agents de sureté en civil avant d’être emmenée de force dans un commissariat de police où elle a été interrogée sur son appartenance au Mouvement.
. Bouchta Bouziane, membre du Conseil, a été agressé sauvagement de la part de quelques baltagias à Salé.
. Rochdi El Aoula, Jamal El Asri, Boubker Khamlichi, Mohamed Serroukh, Hicham Choukir et Mohamed Ajouaou, tous membres de la coordination de Tanger, ainsi qu’Abou Ammar Tafnaout, Noursalam Kertachi, Hicham Choladi et Ibrahim Ghebbar, membres de la coordination du 20 février de Casablanca, ont été convoqués le mercredi 26 octobre par les services sécuritaires.
. Youssef Midaoui, membre de la coordination de Salé, a été convoqué et interrogé par la police. Il a été tabassé pendant son interrogatoire.
. Adil Alkoratti, membre de la coordination de Ouazzane a été convoqué et interrogé par les autorités.
. Massoud Aboufariss, Hassan Ouaziz et Ahmed Tayassir, membres de la coordination du 20 février de Youssoufia, ont
été arrêtés le 31 octobre 2011 et conduits au siège de la police judiciaire qui les a présentés au procureur général de
la Cour d'appel de Safi.


La commission de suivi du CNAM20 février, tout en condamnant ces atteintes graves aux droits et libertés et ces pratiques répressives et intimidantes que mène le pouvoir contre le Mouvement du 20 février, exprime sa solidarité avec les victimes de ces atteintes et demande aux autorités et services concernés de leur mettre fin car ces agressions, ces intimidations, ces interrogatoires ou aussi ces arrestations abusives ne sauront empêcher le Mouvement du 20 février de continuer pour débarrasser notre pays du despotisme et de la corruption et pour la réalisation de la vraie démocratie et la justice sociale.
La commission de suivi réaffirme enfin que la sauvegarde de la diversité du Mouvement et de son unité basée sur l’engagement de tous à respecter les revendications et slogans du Mouvement est la seule voie pour leur satisfaction.
La commission réitère son appel à rester fidèle à l’esprit du Mouvement et d’être responsable pour le défendre et le garder démocratique, indépendant, unitaire, de masse, combattant et pacifique tout en évitant toutes les dérives qui puissent porter atteinte à l’unité du Mouvement et de sa diversité.
La Commission du suivi du CNAM 20 février
Rabat, le 31 octobre 2011

CES GRANDS..



CES GRANDS..

     ces lobbys

     ces États qui ont le droit au veto

     ces États qui se divisent le monde

     ces Etats qui font la pluie et le beau temps

     ces États

     effrayés

     par ce vent de liberté

     qui souffle sur la région

     par ces aspirations oh combien légitimes

     et si attendues

     par ces peuples

     ayant vécu le despotisme

     sous toutes ses formes

     "grâce" à ces "grands"

     ces Etats du monde "libre"

     qui parlent droits

     là ou il y a leurs intérêts

     ces grands qui ont soutenu

     ces grands qui ont armé

     les despotes

     qui ont fermé les yeux

     que dis-je?

     qui ont participé

     aux malheurs de ces peuples

     les ont engendrés

     en volant leurs richesses

     en aidant leurs valets

     à plus de répression

     plus d'humiliation

     ces États

     apeurés

     car l'espoir des peuples

     pourrait

     devrait

     mettre fin

     à leur arrogance

     font tout

     mais tout

     pour que l'espoir

     s’étouffe

     et tous les moyens sont bons:

     corrompre les élites

     détruire des pays

     en se servant

     de leurs laquais dans la région

     et ils sont légions

     à commencer par hami lharamayn

     méfions-nous

     notre bonheur

     ne fera pas le leur

     ils ont peur que leur marge d’intérêts s'amenuise

     méfions-nous

     et crions haut et fort

     la lutte pour la démocratie

     la lutte contre le despotisme

     est une lutte contre l’impérialisme

     NON A LEUR NATO

     NON

     A LEUR INTERVENTION

     CE SONT LEURS INTERVENTIONS

     QUI NOUS ONT EMMÈNENT

     A CE QUE NOUS VIVONS

     CRIONS

     ne l'oublions JAMAIS

VIDEO : MAROC DEBOUT !

 Ali Fkir a partagé un lien sur facebook : MAROC DEBOUT ! 


 LE MAROC, GRANDE NATION DE RÉSISTANTS ET D'HOMMES LIBRES EST EN VOIE DE RECOLONISATION ! 
LE MAROC N'EST PAS UN SOUK TOURISTIQUE ET UNE DESTINATION DE CARTE POSTALE ! 
CE GRAND PEUPLE DOIT SE LIBÉRER DE SES ÉLITES CORROMPUES QUI VENDENT SES RICHESSES ET SON ÂME AUX PRÉDATEURS IMPÉRIALISTES !

mardi 15 novembre 2011

Soutien du peuple marocain au peuple syrien

 Par Aziz Enhaili, 15/11/2011
 
« Comme demain se réuniront les ministres arabes des affaires étrangères à Rabat pour examiner la crise syrienne, serait-il possible pour nos vaillants militants du 20 Février de manifester devant le lieu de cette réunion pour exprimer le soutien de notre peuple au peuple frère de Syrie et au Conseil national syrien. »

Le 25 novembre : Rassemblement du Mouvement Marocain du 20 février Paris/IDF: STOP A LA REPRESSION AU MAROC

Par le Mouvement Marocain du 20 février Paris/IDF , 13/11/2011

Rassemblement du Mouvement Marocain du 20 février Paris/IDF pour exiger la libération des détenu(e)s politiques.
Rassemblement artistique en soutien aux prisonniers politiques marocains
A l’approche de l’échéance de la mascarade électorale du 25 novembre 2011, le régime marocain hausse le ton et accélère son escalade répressive. La cible ? Les militant-e-s du Mouvement marocain du 20 février et toutes les forces radicales qui militent pour une rupture totale avec l’absolutisme et le despotisme régnant au Maroc.
Après l’échec de sa propagande visant soit de discréditer le Mouvement du 20 février, soit de tenter de redorer son blason par la prise de quelques initiatives politiques trompeuses destinées à rassurer ses donneurs d’ordre impérialistes dont il est le valet et l’allié privilégié dans le Maghreb, le pouvoir commence, face à la détermination et à l’amplification de la lutte du peuple marocain pour la dignité, la liberté et la justice sociale, à abattre ses cartes.
En effet, ces deux dernières semaines, le régime despotique et son appareil répressif montrent leurs dents en allant jusqu’à l’assassinat de manifestants et intensifient les intimidations et les arrestations à l’encontre des voix libres revendiquant une réelle démocratie au Maroc. Les convocations policières, les enlèvements et les arrestations arbitraires se multiplient et n’épargnent presque aucune région de notre pays (Rabat, Salé, Casablanca, Fès, Tanger, Safi, Tiflet, Youssoufia, Ouazzane…)
Les informations qui nous parviennent de l’intérieur du pays sont très alarmantes. Elles témoignent de la férocité de la répression en cours. Les révélations courageuses des rescapé-e-s de l’escalades policière actuelle s’accordent à dénoncer les mauvais traitements, tortures et autres interrogatoires portant sur la liberté d’opinion et particulièrement sur le choix politique d’appeler au boycott des élections du 25 novembre.
Face à cette situation, le Mouvement Marocain du 20 février Paris / Île de France :
● Exprime son inquiétude quant à la recrudescence de la répression à l’intérieur du Maroc
● Adresse son entière solidarité aux détenu-e-s politiques et à leurs familles
● Exige la libération immédiate de tou(te)s les détenu-e-s politiques et à leur tête les militant-e-s du Mouvement marocain du 20 février.
● Exige du régime marocain de cesser immédiatement ses assassinats, arrestations, intimidations et autres atteintes aux droits humains fondamentaux y compris le respect du choix politique des citoyens de se positionner contre la participation et pour le boycott des élections prévues le 25 novembre.
● Alerte l’opinion publique internationale, et particulièrement française, sur les abus du pouvoir marocain contre les libertés fondamentales et les droits humains au Maroc.
● Appelle les Marocains franciliens à rejoindre la lutte de notre peuple et son mouvement du 20 février pour faire valoir ses droits à la dignité, à la liberté et à la justice sociale. Il les appelle aussi à se mobiliser pour faire barrage à un éventuel et prévisible retour aux années de plomb qu’ils ont subies sous le règne du dictateur Hassan II.
● Appelle tout-e-s les ami-e-s du Maroc, et à leur tête les forces démocratiques françaises, à être plus que jamais attentives à la situation actuelle de notre peuple en lui apportant, comme elles l’avaient si bien fait par le passé, leur soutien et leur solidarité.
Dans le cadre de la semaine de solidarité internationale et face au tournant répressif irresponsable que connaît le Maroc,
le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France vous appelle à un rassemblement artistique le :

Samedi 19 novembre de 15h à 17h
à Belleville (métro Belleville)

Vive la lutte pacifique du peuple marocain
Vive le Mouvement Marocain du 20 février
Soutenu par :
AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International, ATTAC, FTCR, PCOT, Union syndicale Solidaires, Institut Mehdi ben Barka, MRAP, AFASPA, Maroc Solidarités Citoyennes.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=8235

Maroc : les manifestants ont scandé des slogans hostiles au roi à Khemisset (vidéo)


Par Badr Soundouss, printemps des peuples, 13/11/2011 
Rabat.- Hier, dimanche 13 novembre, dans la ville de Khemisset, lors d’une manifestation du Mouvement du 20 février, les slogans des activistes pro-démocratie ont confirmé que la personne du roi n’est plus cette chose abstraite et divine devant laquelle les Marocains devaient (doivent encore) se prosterner.

Apparemment, partout au Maroc, plus personne ne retient sa langue. Et la rumeur qui veut que les Occidentaux auraient interdit à Mohamed VI d’utiliser des armes à feu pour réprimer les manifestations de rue, faute de quoi ils le laisseraient tomber comme ce fut le cas avec d’autres dictateurs arabes, paraît de plus en plus plausible.

Dans la vidéo, on entend le meneur, ou plutôt la meneuse puisque c’est une voix de femme, animer les manifestants à répéter : « T’gadd, t’gadd, oula khoui al blad » (Reprends-toi sinon quitte le pays !), qui est manifestement dirigé au souverain.

Du jamais vu ni entendu dans cette petite ville située à mi-chemin entre Rabat, la capitale, et Meknes.

D’autres slogans ont suivi :

« Ce pays c’est le Maroc et nous sommes ses habitants
Et celui qui gouverne doit se tenir à carreau ».

Pourquoi sommes-nous pauvres ?
Parce qu’ils sont des voleurs ! (…)

Boudouroua est mort assassiné
Et c’est le régime qui est responsable

Boudouroua est mort assassiné
Et c’est le roi qui est responsable »

A la fin, les manifestants ont commencé à scander le maintenant traditionnel : « Le peuple veut la chute du régime ! ».
Bien entendu la presse aux ordres, celle qui a tout à perdre avec le réveil des Marocains, va encore une fois s’en prendre à ces jeunes et à leurs slogans « crades » comme l’a écrit récemment un quotidien lié aux milieux d’affaires.

Mais cette fois-ci il ne pourra pas accuser les islamistes. La vidéo montre manifestement que ce ne sont pas des barbus, ni des étudiants radicaux de gauche, qu’on trouve plutôt dans les universités (Fès en particulier).

Ce sont simplement des jeunes d’une petite ville tranquille du centre du Maroc !


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Tentative d'assassinat d'un militant

Par Ali Fkir, 13/11/2011

« Tentative d'assassinat du camarade Elmsyah Mohamed, coordinateur du MVT20FEVRIER à Tiflet et militant d'ANNAHJ ADDIMOCRATI

t بعد عودة مناضلي حركة 20 فبراير من حملة تعبوية والتي كانت تتضمن مقاطعة الانتخابات بالسوق الاسبوعي لجماعة ايت مالك يوم 14 – 11 – 2011 تعرض مناضلي حركة 20 فبراير " محمد العروي ، بدر الموتشو ، عثمان اليعقوبي ، بنزها رشيد ) رفقة منسق الحركة محمد المسيح الى محاولة قتل عن طريق افتعال حادثة سير من طرف سيارة على متنها "مسؤول" تابعة للدرك الملكي وذلك على الطريق الرابط بين جماعة بايت مالك وعين الجوهرة على الساعة 11h58 »

Le navire a déchargé une cargaison sahraouie immorale en Australie

Par SaharaDoc, 15/11/2011

Le 3 novembre 2011, le navire « Allegra » a été vu décharger du phosphate en Tasmanie, Australie. La cargaison provient du Sahara Occidental occupé. Voir la vidéo de l’opération ici.
«Il est désolant de savoir que quelque part en Tasmanie, les bénéficiaires de cette ressource sont involontairement complices de ce déni des droits du peuple sahraoui à décider de leur propre avenir et de bénéficier de leurs propres ressources», a écrit hier au journal The Mercury Hobart Peter D. Jones professeur à l’école.

«Le Maroc continue son occupation illégale, principalement du fait de l’accès à l’approvisionnement en phosphates», écrit-il.

L’entreprise importatrice, Impact Fertilizers, admet acheter du minerai en provenance du territoire. L’ONU a déclaré qu’une telle activité est en violation du droit international, si le peuple du Sahara Occidental n’a pas été consulté. Les Sahraouis ne l’ont pas été.

Les images et les vidéos ont été prises dans le port de Hobart le 3 novembre 2011.
 
publié dans : Dernières minutes

Un citoyen haut alpin est injustement accusé risque3 ans d'emprisonnement et 45000€d'amende

Par Réseau Éducation Sans Frontière 05(RESF05), Gap, 14/11/2011

Un citoyen haut alpin est injustement accusé "d'outrages, menaces et violences à agents de la force publique" suite à la mobilisation qui avait permis de faire respecter le droit au mariage d'un jeune sans papier à Aspres-sur-Buech en novembre 2010

IL RISQUE 
3 ANS  D'EMPRISONNEMENT
ET 45.000€ D'AMENDE.

Le Procureur de la République refuse, malgré les évidences, d'abandonner les poursuites. Toutes les personnes présentes à Aspres sur Buëch qui ont été entendues depuis par la gendarmerie ont unanimement témoigné de l'irréalité des faits reprochés à Joël et ont condamné les violences policières subies ce jour là.

Voila qu'un an après, alors que la situation de Farid est régularisée (l'enfant est né et se porte bien!), qu'il a reçu de la part de la préfecture des Hautes-Alpes une lettre lui souhaitant bienvenue en France, le Procureur de la République demande un complément d'enquête et re-convoque Joël à la gendarmerie, de Briançon cette fois.....

Cette enquête ne vise qu'à stigmatiser et à criminaliser l'action citoyenne, politique, militante et humaniste.

Nous, simples citoyens, militants associatifs, politiques ou syndicaux, nous déclarons solidaires de Joël BROCHIER.

Nous appelons l'ensemble des citoyens à un rassemblement le jour de la convocation de Joël, mercredi 23 novembre 2011 à 13h30, devant la gendarmerie de Briançon, (caserne Major Chandelier, 12 rue pasteur, 05100 Briançon) pour exiger l'arrêt immédiat des poursuites.

Un co-voiturage sera organisé le 23 novembre au départ de Gap entre 11h45 et 12h, Parking du Bocage , avenue Émile Didier, 05000 GAP.

resf05@laposte.net
RESF-05 / BP 111 / 05003 GAP CEDEX
n° de tél pour les urgences: 04 92 24 45 95

e-mail envoyé aux 3782 signataires de la pétition http://resf.info/P1877

Ahmed Benseddik explique le Maroc à la Haye

Vidéo Demainonline, 14/11/2011

Ahmed Benseddik

Casablanca.- L’ex-haut fonctionnaire Ahmed Benseddik, le seul Marocain qui a eu le courage de retirer son allégeance perpétuelle à l’autocrate alaouite, explique (en français, pour la presse locale) à La Haye, ville où il a été invité pour donner une conférence, le Maroc tel qu’il le voit.


Un rappeur pro-démocratie est embastillé depuis deux mois pour une simple altercation

Par Thami Afailal, 14/11/2011
 
Manifestation de soutien à Mouad Belghouat

Rabat.- Cela fait maintenant plus de deux mois que le rappeur Mouad Belghouat, alias El Haked, est embastillé après une simple altercation de rue entre ce rappeur anti-régime et un baltagi du Makhzen que la presse définit gentiment comme un « militant royaliste ».

La radio française RFI vient de consacrer un reportage à cette affaire où l’on découvre qu’il existe des témoins qui contredisent ceux du baltagi, qui jure avoir été agressé.
« Beaucoup de Marocains pensent qu’il s’agit d’une affaire montée de toute pièce. », assène la correspondante de RFI au Maroc. Comme s’il y avait des doutes là dessus.

Conclusion du reportage : « Qu’il soit coupable ou non, beaucoup s’interrogent : Comment une bagarre de rue, sans blessures graves, justifie-t-elle deux mois de détention provisoire ? ».

Tout simplement parce que El Haked défendait son droit inaliénable à ne pas être considéré comme un « sujet », qu’il ne voulait pas d’un roi « sacré », et enfin parce qu’il critiquait les « voleurs du gouvernement ». Des crimes impardonnables dans notre pays.

Et avec la justice et la magistrature qu’on a au Maroc, corrompue, couchée et malléable à foison, il fallait s’attendre à ce qu’El Haked aille en prison, même après avoir fourni à la « justice » des témoins à décharge.

Au Maroc, tout le monde peut être condamné sur simple dénonciation.

Tout le monde ? Non. A Casablanca, un oncle du roi, Hassan Yacoubi, avait défrayé la chronique le 8 septembre 2008 en tirant à bout portant sur le policier de la circulation Tarik Mohib qui voulait le verbaliser pour avoir brûlé un feu rouge. Et à Khenifra, la tantine du roi, Hafsa Amahzoun, avait fait de même en défigurant une avocate, Fatima Sabiri.
Ces deux royaux délinquants n’ont jamais été inquiétés par la justice. Ils n’ont même pas été entendus.

Pas plus que le fils du ministre de la communication, Khalid Naciri, qui avait attaqué au couteau un automobiliste en face du parlement, à Rabat, et qui a été arraché littéralement des mains de la police par papa venu à la rescousse du violent fiston.

Pour reprendre RFI, on pourrait se poser cette question : « comment une bagarre de rue, sans blessures graves, justifie-t-elle deux mois de détention provisoire (El Haked), alors que de vrais malfaisants (Yacoubi, Amahzoun et Naciri) qui ont utilisé des armes à feu ou des armes blanches, et qui n’ont pu fournir aucun témoignage en leur faveur, ont été blanchis avant même d’être entendus ? ».

Logiquement, tous les Marocains sont égaux devant la loi, mais apparemment certains le sont plus que les autres.

http://www.demainonline.com/2011/11/14/un-rappeur-prodemocratie-est-embastille-depuis-deux-mois-pour-une-simple-altercation/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=un-rappeur-prodemocratie-est-embastille-depuis-deux-mois-pour-une-simple-altercation
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http://youtu.be/5hU0DHNlL5w

lundi 14 novembre 2011

13 novembre au Maroc : quelques marches du boycott

Le 13 novembre 2011 (avant les grandes marches du 20 novembre 2011) les masses populaires marocaines expriment leur détermination à BOYCOTTER la mascarade du 25 novembre 2011.


 Photos de la marche de Casablanca + échantillon de vidéos







Aït Bouayach

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Khoribga

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Casablanca
http://www.youtube.com/watch?v=Q1qceXDZ0p4&feature=player_embedded

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Tanger
http://www.youtube.com/watch?v=EB0RlUVvwKI&feature=share

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Oujda

dimanche 13 novembre 2011

La complainte de Pablo Neruda chanté par Jean Ferrat

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Pourquoi je boycotterai les élections du 25 novembre


Par Larbi, 9/11/2011

Le 25 novembre prochain je boycotterai les élections législatives marocaines. J’aimerais expliquer, simplement et sincèrement, les raisons de ce choix.

Il me faut d’abord évoquer le contexte de ces élections. En juin dernier, le roi du Maroc a soumis au référendum une révision constitutionnelle présentée comme « une réponse » aux revendications exprimées par la rue à la faveur du printemps arabe et sa ramification marocaine le mouvement 20 février. J’ai eu en son temps l’occasion de dire que cette révision n’était pas à la hauteur des attentes ni à la mesure de la nouvelle donne régionale. Le relooking constitutionnel qui a été proposé reconduit presque à l’identique l’architecture institutionnelle du pays, le roi étant directement et indirectement le vrai chef de l’Exécutif, disposant du premier et dernier mot quant aux choix des politiques publiques et aux orientations de l’Etat. La suite est à l’avenant : les élections législatives marocaines qui sont issues de cette constitution, pas plus que les précédentes, ne constituent pas un enjeu de pouvoir, le gouvernement restant sous tutelle du palais quelle que soit la couleur de la majorité parlementaire et l’identité du parti du chef de gouvernement. Pour pimenter le tout, la campagne référendaire qui a accompagné cette consultation n’a pas arrangé la situation pas plus que le plébiscite surhumain de 98,5% de oui, le tout laissant un sentiment d’effarement. J’ai rejeté la conclusion octroyée par le roi Mohammed VI, j’ai boycotté le référendum, j’ai longuement expliqué pourquoi et je ne m’y étalerai pas de nouveau.

Malgré cette parodie de référendum, participer aux législatives était une option possible. Si durant la période de février à juin, le pouvoir n’avait rien fait pour apaiser les esprits et céder sur les revendications légitimes du mouvement 20 février j’avais estimé de ma part qu’il pourrait mettre à profit la période post-référendum plébiscitaire pour cesser d’être sourd et aveugle. Pour cela il aurait suffi que le pouvoir fasse des concessions et donne des signes d’ouverture, après tout il en avait les moyens et la marge de manœuvre. Il aurait suffi qu’il ouvre les médias publics aux opposants, à la société civile et au mouvement 20 février. Il aurait suffi qu’il respecte le droit de manifester et le droit à la libre expression sans matraquage, ni intimidations, ni procédures judiciaires abusives. Il aurait suffi qu’il traduise devant la justice les symboles de la corruption et éloigne des affaires publiques les personnalités connues pour leur affairisme et qui sont régulièrement dénoncés dans les manifestations. Il aurait suffi qu’il respecte les principes d’équité dans le traitement médiatique des manifestations et qu’il demande à ses officines d’arrêter la désinformation et la propagande. Il aurait suffi qu’il commence à mettre fin aux privilèges et aux rentes accordées aux notables et proches de la monarchie et qu’il freine l’hégémonie de la holding royale sur le secteur privé. Il aurait suffi qu’il commence par sanctionner, ne serait-ce que pour l’exemple, les responsables des exactions et de violations des droits humains, les récentes du moins. Il aurait suffi qu’il arrête les procès expéditifs et les machinations judiciaires contre les contestataires… Il aurait enfin suffi qu’il donne un signe, un seul, signifiant qu’il entend entreprendre ces actions, qu’il est à l’écoute des revendications et qu’il veut bien répondre à l’exigence du temps et changer.

Or qu’a fait le pouvoir entre temps ? A-t-il profité de ce temps de grâce pour entamer les réformes justes et légitimes ? Le pire des procureurs du mouvement 20 février, et ils sont nombreux, ne peut qu’en convenir : rien en tout cela n’a bougé, à croire que la machine du temps s’est figée au 19 février. Pire encore dès le deux juillet, et comme on pouvait s’y attendre, le pouvoir a repris ses pratiques détestables comme avant. Pour le roi Mohammed VI la question était réglée au premier juillet et pour fermer la parenthèse ne restait plus qu’à faire face aux « tentations démobilisatrices, démoralisantes et nihilistes, et les pratiques mystificatrices éculées » (discours du trône 30 juillet). A croire que le chef de l’Etat ne pouvait concevoir les Marocains autrement qu’en une machine à l’applaudir. C’était pourtant à lui de donner l’exemple d’ouverture et d’adopter le ton de l’apaisement.

Force est de reconnaitre au pouvoir marocain son obstination et son machiavélisme : ce que ses ingénieurs politiques ont conçu un certain 9 mars a été appliqué à la lettre et dans l’esprit pour éviter l’effondrement politique. Le 1er juillet, ils ont demandé aux Marocains d’apporter au système l’oxygène indispensable à son métabolisme et ils se sont donnés les moyens pour qu’ils le fassent. Au 25 novembre, ils demandent un peu plus : des sucres lents qui aideront le système à assurer son fonctionnement minimal, à se maintenir pour quelques années supplémentaires de et ils feront tout pour que ça soit le cas. Et c’est ce chemin tracé par les ingénieurs de l’arrogance et de l’immobilisme qui nous mène aujourd’hui aux législatives prochaines. Voilà donc le contexte dans lequel se tiennent ces élections.

Se pose alors la question, quelle attitude adopter le 25 novembre ?

Comme on pouvait s’y attendre, la quasi-totalité de la classe politique marocaine a exécuté l’agenda royal après tout elle n’a jamais été demandeuse de réformes et elle va aux élections comme des disciples envoyés en mission par le Saint-Esprit. Du côté du camp de changement, les coordinations du mouvement 20 février ont appelé au boycott aussi bien que les organisations politiques qui les soutiennent et ce en cohérence avec la position déjà exprimée lors du référendum : cette constitution n’ouvre pas la voie à la réalisation de la revendication première du mouvement à savoir doter le Maroc d’outils et d’institutions réellement démocratiques.

Une troisième position est exprimée par le courant qui se dit « pragmatique » qui s’oppose, parfois mollement, à la constitution, mais refuse de pratiquer la politique de la chaise vide dans les institutions qui en sont issues, pour ne pas les laisser la place aux autres et essayer du moins de profiter des quelques prérogatives nouvellement accordées. En somme un réformisme « de l’intérieur » déjà expérimenté à la fin des années 90 qui ont vu le socialiste El Youssoufi accepter l’alternance « consensuelle » avant de finir cinq ans plus tard à faire un discours dans une obscure salle de Bruxelles.

Je peux comprendre cette position et j’irai même jusqu’à dire qu’il n’y a pas longtemps c’était un peu la mienne. Faut-il vous le confesser ici, en 2007, j’étais parmi les très rares Marocains qui ont voté aux législatives. Ah ça, oui ! Ma première fois et sans doute la dernière. C’est au nom de ce « pragmatisme », accouplé à une certaine résignation, que je me suis déplacé dans un bureau de vote désert comme un peu partout au Maroc. J’avais voté pour la coalition PSU-PADS-CNI pour la liste nationale et, cette dernière n’ayant aucune chance de l’emporter en local, j’avais opté pour Khalid El Hariry comme élu pour ma circonscription malgré son parti. Il y a quatre ans donc j’avais pris sur moi et adopté la logique des « réformateurs pragmatiques» essayant de faire exister dans des institutions auxquelles je ne croyais pas, une coalition avec qui j’ai des affinités et faire élire en même temps une personnalité intègre et compétente pour élever le débat dans l’enceinte du parlement. Je ne regrette pas de l’avoir fait, cela m’a servi de leçon. Car faut-il vous raconter la suite ? L’ironie, qui a ici une vertu pédagogique, c’est que je retrouverai quatre ans plus tard la coalition PSU-PADS-CNI et le député El Hariry dans le mouvement 20 février (du moins à ses débuts). Et en quel état ? Cela a encore une vertu pédagogique, le PADS, le PSU boycottent aujourd’hui les élections et Khalid El Hariry refuse de se représenter comme si tout le monde, eux comme acteurs politiques moi comme électeur, avait tiré les mêmes conclusions qui s’imposent : réformer le système de l’intérieur en acceptant ses règles de jeux préétablies, ça ne marche pas. C’est même la chronique de la vie politique marocaine des dernières décennies : beaucoup de gens intègres ont essayé, au mieux ils ont fini par se décourager et se sentir impuissants, au pire ils ont fini par rejoindre le système devenant un de ses piliers les plus conservateurs. Ainsi de 1998, ainsi de 2002, ainsi de 2007, ainsi de l’histoire de cette transition perpétuelle toujours annoncée, toujours entamée et jamais réalisée. Et pourquoi ça marcherait en 2011 ? Un lifting de la constitution, un discours et le jeu serait tout d’un coup ouvert ?! Il faut se rendre à l’évidence : il ne s’agit pas de présider à la destinée des Marocains mais d’exercer une influence marginale sans aucun impact et de jouer les « collaborateurs » élus de ceux qui se sont octroyé ce droit presque divin.

Chacun de mes amis « pragmatiques », comprendra qu’en la matière j’ai déjà donné et que rien, absolument rien, ne me poussera à donner à nouveau et refaire la même erreur. Et si par cette expérience d’électeur soi-disant « pragmatique et réformateur » je peux aider certains à ne pas commettre la même erreur, j’en serais heureux. Le réformisme aujourd’hui, c’est d’assumer qu’il faut passer par une étape de déstructuration du système politique et cela se traduit à mon sens par le boycott des élections.

Il n’y a qu’à voir la machinerie électorale qui se prépare pour s’en convaincre. Le référendum plébiscitaire fait rêver sur le mode « bis repetita ». N’hésitant devant rien, comme si le 1er juillet l’avait définitivement libéré, le pouvoir a renoué avec ses magouilles et ses méthodes de basse besogne politique créant une coalition de substitution au parti de l’ami du roi qui fait insulte à la démocratie et aux démocrates en se revendiquant « pour la démocratie ». Les partis du trio de sinistre mémoire "Ahmed Osmane – Driss Basri – Fouad Ali El Himma" sont appelés à l’œuvre sous le commandement de cette marionnette incapable d’exprimer la moindre conviction, qui fait office de ministre des finances et qui ne mérite même pas d’être nommé ici. Le tout étant parrainé par l’ami du roi, encore lui, toujours lui ! Gageons que ce panier de partis administratifs, le découpage électoral aidant, arrivera à jouer un rôle de premier plan et verrouiller le paysage politique officiel rendant de facto toute tentative de réformisme impossible. On a beau élire des députés intègres, ils seront toujours incapables d’exister noyés dans cette machine électorale officielle. Au verrouillage constitutionnel, le pouvoir en rajoute un verrouillage politico-administratif, il n’est jamais assez prudent. Encore heureux, qu’il n’ait pas osé décréter des législatives référendaires ! Quant aux islamistes du PJD, depuis le 20 février ils ont démontré d’eux-mêmes en quel camp ils se situent : celui de l’immobilisme et du statut quo institutionnel rajoutant le conservatisme politique au sociétal.

Comme il a le souci du détail et ne fait jamais les choses à moitié, c’est même son style, le pouvoir a aussi pensé au taux officiel de participation. Le Maroc a le triste privilège d’être le seul pays au monde qui voit ses électeurs décroitre passant de 15.5 millions en 2007 à 13,6 millions en 2011 alors que sa population éligible est estimée à plus de 24 millions ! Chacun l’aura compris, dans cette configuration et même avec un nombre de votants n’excédant pas celui de 2007, le taux de participation augmenterait par effet mathématique pour atteindre plus de 42 %. On comprend mieux la précipitation à organiser des élections bâclées, elle permettrait d’éviter une refonte des listes électorales et de se contenter de leur allégement. De la mathématique élémentaire utilisée à bon escient.

Mais encore… s’il faut une raison de plus pour boycotter ces élections, plus personnelle celle-là, c’est de refuser de céder à la politique de la peur. Car même à supposer que l’enjeu est là et que les élections se déroulent sans cuisine électorale, je n’irais pas personnellement voter sous pression. Je n’irai pas voter alors que des militants sont raflés aux postes de police et interrogés pour le seul « crime » d’appeler au boycott, cela-même alors que les artistes affiliés au pouvoir diffusent leur triste propagande dans les médias officiels et ad nauseam. Je n’irais pas voter alors que plusieurs activistes du mouvement sont en prison à commencer par le rappeur Mouad LHaqed ou sous le coup de procédures judiciaires intimidantes. Je n’irais pas voter alors que chaque dimanche des Baltajiyas sont dépêchés pour faire les milices urbaines mutualisant leurs efforts avec celle de la police pour intimider, blesser et agresser les manifestants. Je n’irai pas voter alors que la répression se durcit à l’approche des élections. Boycotter c’est aussi une façon de dire ça suffit, basta à ces méthodes répressives qui n’impressionnent plus grand monde. Plus le pouvoir s’entête et se raidit, plus le boycott s’impose.

Le mouvement 20 février n’a pas à se laisser intimider ou à se décourager, ni céder à la violence. Il serait malhonnête et fortement tendancieux de dire qu’il a totalement changé le pays. Mais il serait encore plus malhonnête que de nier que là où la classe politique officielle va de désastre en désastre, le dynamisme c’est du côté du mouvement malgré une mobilisation toujours pas à la hauteur. Là où le panier des partis Osmane-Basri-EL Himma, pour s’en tenir à eux, peine à remplir une salle, lui au moins arrive à mobiliser des milliers de manifestants qui défilent chaque dimanche pour la liberté et la dignité de tous. Là où tout ce que compte le royaume de politiciens et élites, il est vrai sans prise avec les réalités sociales, est en campagne pour des strapontins administratifs, parlementaires et ministériels lui au moins se range du côté des laissés-pour-compte avec abnégation et dévouement. Là où le mur de silence, la politique du renoncement et de la lâcheté sont monnaies courantes, le courage c’est lui ! La passion de la politique et sa quête par des gens qui en étaient éloignés, c’est encore lui ! Un rapport de force est en train de prendre forme dans la rue, il sera structurant quand le temps des vraies réformes viendra. Cela prendra le temps qu’il faudra, mais une chose est sûre : le mouvement a rendu irréversible le cours de la revendication démocratique et ce n’est pas un 25 novembre qui changera la donne.

Le Maroc ne fera pas l’économie d’une vraie réforme institutionnelle. Le pouvoir avait l’occasion d’entamer les réformes qui s’imposent et d’instaurer une monarchie parlementaire, il ne l’a pas saisie. Le plus dramatique c’est qu’il fait perdre au pays en temps et en énergie ce qu’il aurait dû gagner en transformation démocratique. Telle est sa responsabilité devant l’histoire, la mienne c’est de ne pas valider sa démarche en participant à ses élections.

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Ali Fkir, facebook, 12/11/2011
Le BOYCOTT de la mascarade du 25 novembre est la seule position qui va dans le sens du mouvement des masses populaires pour le changement radical.
Il n'est pas question pour ANNAHJ ADDIMOCRATI de semer les illusions parmi le peuple.
Le changement ne viendra pas des "élections" orchestrées/maîtrisées par le ministère de l'intérieur et cela dans le cadre d'une "constitution" et autres lois antidémocratiques.
Le changement sera certainement imposé par la rue, par les masses populaires conscientes et organisées. Ce qui exige un travail de longue haleine, un travail en profondeur, loin des fanfaronnades petites bourgeoises, et de la phraséologie oiseuse.