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mardi 3 janvier 2012

Soutenons les prisonniers marocains de la Voie Démocratique Basiste MLM


Par coup pour coup 31, 12 /12/ 2011

Depuis 2008, des luttes intenses sont menées au Maroc pour obtenir la libération des prisonniers de la Voie Démocratique Basiste MLM (VDB MLM) et d’autres détenus politiques. Ils font partie avec des syndicalistes ouvriers, des chômeurs insurgés (Ifni) et des détenus sahraouis de tous ces « ennemis intérieurs » réprimés par le régime réactionnaire marocain. Leur courage et leur détermination au service des intérêts du peuple a permis à leur lutte de dépasser les frontières du Maroc malgré le blackout médiatique. Cette lutte résonne à travers le monde, elle sert d’exemple pour tous ceux qui se dressent contre l’ordre injuste des capitalistes, des féodaux, des tortionnaires.

La VDB MLM est un courant révolutionnaire né au sein de l’UNEM (Union Nationale des Étudiants du Maroc), c’est un héritier du « front uni des étudiants progressistes » qui existait dans les années 1970. Son idéologie se base sur le marxisme-léninisme-maoïsme. Les militants de VDB MLM ont été emprisonnés car ils mènent la lutte pour une éducation gratuite pour les fils et filles du peuple, contre la « charte nationale de l’éducation », contre la privatisation et la militarisation des universités ; ils défendent les droits des masses populaires dont les étudiants font majoritairement partie, ils défendent la solidarité internationaliste, notamment avec la Palestine occupée et avec les guerres populaires. Ils sont enfermés ou ont connu la prison car ils sont communistes.

D’autres ont été tués. Comment ne pas évoquer le martyr Abdelrrazak El Agadiri, membre de l’UNEM et de la VDB MLM, assassiné le 28 décembre 2008, lors d’une manifestation de soutien au peuple de Gaza ? Le régime avait d’ailleurs tenté de cacher sa dépouille en le sortant en catimini de l’hôpital Ibn Tufayl. Pourtant, son combat vit toujours.

Ilham
Zahra
La lutte pour la libération du groupe Zahra Boudkour (emprisonnée depuis la 15 mai 2008) puis pour la camarade Ilham Hasnouni (raptée à son domicile le 12 octobre 2010) n’a pas encore totalement aboutie malgré la libération de ces deux figures révolutionnaires et de certains de leurs camarades. Ilham Hasnouni a succédé à Zahra Boudkour comme plus jeune prisonnière politique du Maroc, c’est une étudiante de l’Université de Marrakech, âgée de 21 ans, militante communiste et syndicaliste de l’UNEM. Détenue durant plus de dix mois sans jugement, elle a été arrêtée sans mandat ni convocation préalable et torturée début octobre 2010 pour des faits qui remontent à des manifestations dans la cité universitaire en 2008. Des évènements similaires eurent lieu à Fès en mars 2009. Les affrontements des étudiants avec la police aboutirent alors à plusieurs vagues d’arrestations. Les militants sont poursuivis pour : destruction de biens de l’état, participation à un rassemblement non-autorisé, humiliation d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, utilisation de la force et même participation à un groupement armé.

En novembre 2011, il reste trois détenus révolutionnaires basistes qui croupissent en prison:
Mourad Achouini, arrêté le 15 mai 2008, condamné à 4 ans de prison
Youssef Elhamdiya, arrêté le 10 octobre 2010, condamné à un an et demi ferme
Abdelhak Talhaoui, arrêté le 23 février 2011, condamné à 4 ans de prison ferme en première instance, condamnation ramenée à 10 mois de prison ferme devant la cour d’appel en octobre 2011.

Pour le régime, la détention sert à briser les volontés des syndicalistes et des militants politiques. Mais le mouvement de solidarité et l’accentuation des luttes de classe au Maroc ont transformé
les prisons en lieux de résistance et de luttes. Finalement la revendication de la libération des prisonniers s’est élargie à tout le mouvement populaire, elle est située sur la plateforme du « Mouvement du 20 février ». Le Maroc est, à l’instar de l’Amérique du Sud ou de l’entité sioniste, un centre historique de torture, de persécution et d’élimination des opposants. Il garde ce sinistre privilège. Marx disait que quand la bourgeoisie, fut-elle la plus démocratique, est menacée, elle foule aux pieds sa propre légalité. Kidnappings, exécutions extrajudiciaires, meurtres de militants maquillés sont aussi des armes de terreur utilisées dans tous les régimes qui garantissent l’ordre impérialiste. Les pays impérialistes sont les donneurs d’ordre quand ils ne sont pas directement les agents de la torture. La lutte pour la libération des prisonniers politiques est donc une question de classe, c’est une lutte internationaliste qui concerne tous ceux qui luttent pour l’émancipation des opprimés.

Nous appelons à développer des initiatives afin d’exiger leur libération immédiate tout en popularisant leur combat !

Vive la lutte du peuple marocain !
Liberté pour les prisonniers révolutionnaires !
A bas le régime réactionnaire marocain et l’impérialisme français !

Signataires : AGEN, Comité Anti-Impérialiste, Coup Pour Coup 31, Coup Pour Coup 87, FSE, La Cause du Peuple, Libertat, OCML Voie Prolétarienne, PCmF, PCmI (Italie), PCR Canada, Secours Rouge Arabe, SRI de Baiona Secours Rouge de Belgique

mercredi 16 novembre 2011

17-18-19 Nov. : Journées de mobilisation internationale pour la libération des détenus politiques au Maroc

Par Mamfakinch, 13/11/2011

Depuis le 20 février dernier, et pour handicaper et intimider le Mouvement populaire, le pouvoir marocain utilise à la fois la démagogie, les tentatives de pseudo-réformes et une répression ciblée, allant jusqu’au crime en passant par la torture et l’arrestation. Aux étudiants, lycéens, salariés, paysans et retraités manifestant pour l’amélioration de leurs conditions de vie, la réponse du pouvoir est toujours la même : arrestations arbitraires et tortures.
Les convocations policières, les enlèvements et les arrestations arbitraires se multiplient et n’épargnent presque aucune région du Maroc (Rabat, Salé, Casablanca, Fès, Tanger, Safi, Tiflet, Youssoufia, Ouazzane…). Les informations qui nous parviennent sont alarmantes. Les révélations des rescapé-e-s de l’escalades policière actuelle s’accordent à dénoncer les mauvais traitements, tortures et autres interrogatoires portant sur la liberté d’opinion et particulièrement sur le choix politique d’appeler au boycott des élections du 25 novembre.

Face à cette politique répressive, le Mouvement du 20 février résiste et s’amplifie. Il mobilise des femmes et des hommes qui ne peuvent plus supporter le mensonge des promesses, la servitude, la corruption, le mépris et le non droit. Malgré l’omerta et l’intimidation, il manifeste toutes les semaines dans plusieurs villes et tous les mois au niveau national.

A l’étranger, les Marocains se mobilisent aussi dans plusieurs villes (voir programme ci-dessous) pour faire connaître la portée de ces revendications pour la démocratie et dénoncer les complicités entre le makhzen et les gouvernements occidentaux.

Le collectif Mamfakinch se joint à cette initiative et appelle à une campagne de solidarité interactive pour la libération des détenus politiques et d’opinions. Nous suggérons aux internautes et aux bloggeurs d’y participer en nous envoyant leurs textes sur cet email contact@mamfakinch.com qu’on publiera durant les journées du 17, 18 et 19 novembre sur notre site.

Programme en France :

Paris :
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 Bonjour,
J’invite toutes les organisations qui soutiennent le Mouvement du 20 février à nous faire parvenir, au cas où elles ne peuvent être présentes, leurs messages de soutien qui seront lus lors de ce rassemblement.
Je vous remercie
Ayad Ahram  
 

 STOP À LA RÉPRESSION AU MAROC

Rassemblement artistique  en soutien aux prisonniers politiques marocains

A l'approche de l'échéance de la mascarade électorale du 25 novembre 2011, le régime marocain hausse le ton et accélère son escalade répressive. La cible ? Les militant-e-s du Mouvement marocain du 20 février et toutes les forces radicales qui militent pour une rupture totale avec l'absolutisme et le despotisme régnant au Maroc. 


Après l’échec de sa propagande visant soitde discréditer le Mouvement du 20 février, soit de tenter de redorer son blason par la prise de quelques initiatives politiques trompeuses destinées à rassurer ses donneurs d'ordre impérialistes dont il est le valet et l'allié privilégié dans le Maghreb, le pouvoir commence, face à la détermination et à l'amplification de la lutte du peuple marocain pour la dignité, la liberté et la justice sociale, à abattre ses cartes.

En effet, ces deux dernières semaines, le régime despotique et son appareil répressif montrent leurs dents en allant jusqu’à l’assassinat de manifestants et intensifient les intimidations et les arrestations à l'encontre des voix libres revendiquant une démocratie au Maroc. Les convocations policières, les enlèvements et les arrestations arbitraires se multiplient et n'épargnent presque aucune région de notre pays (Rabat, Salé, Casablanca, Fès, Tanger, Safi, Tiflet, Youssoufia, Ouazzane...)

Les informations qui nous parviennent de l'intérieur du pays sont très alarmantes. Elles témoignent de la férocité de la répression en cours. Les révélations courageuses des rescapé-e-s de l'escalades policière actuelle  s'accordent à dénoncer les mauvais traitements, tortures et autres interrogatoires portant sur la liberté d'opinion et particulièrement sur le choix politique d’appeler au boycott des élections du 25 novembre.
  Face à cette situation, le Mouvement Marocain du 20 février Paris / Île de France :

● Exprime son inquiétude quant à la recrudescence de la répression à l'intérieur du Maroc
● Adresse son entière solidarité aux détenu-e-s politiques et à leurs familles
●Exige la libération immédiate de tou(te)s les détenu-e-s politiques et à leur tête les militant-e-s du Mouvement marocain du 20 février.
● Exige du régime marocain de cesser immédiatement ses assassinats, arrestations, intimidations et autres atteintes aux droits humains fondamentaux y compris le respect du choix politique des citoyens de se positionner contre la participation et pour le boycott des élections prévues le 25 novembre.
● Alerte l'opinion publique internationale, et particulièrement française, sur les abus du pouvoir marocain contre les libertés fondamentales et les droits humains au Maroc
● Appelle les Marocains franciliens à rejoindre la lutte de notre peuple et son mouvement du 20 février pour faire valoir ses droits à la dignité, à la liberté et à la justice sociale. Il les appelle aussi à se mobiliser pour faire barrage à un éventuel et prévisible retour aux années de plomb qu'ils ont subies sous le règne du dictateur Hassan II
● Appelle tout-e-s les ami-e-s du Maroc, et à leur tête les forces démocratiques françaises, à être plus attentives à la situation actuelle dans ce pays en lui apportant, comme elles l'avaient si bien fait par le passé, leur soutien et leur solidarité.

Dans le cadre de la semaine de solidarité internationale et face au tournant répressif irresponsable que connaît le Maroc, le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France vous appelle à un rassemblement artistique le :
 


Samedi 19 novembre de 15h à 17h
 à Belleville (métro Belleville)

Vive la lutte pacifique du peuple marocain
Vive le Mouvement Marocain du 20 février
Soutenu par :
AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International, ATTAC, FTCR, PCOT, Union syndicale Solidaires, Institut Mehdi ben Barka, MRAP, AFASPA, Maroc Solidarités Citoyennes.
Contact: Mohamed Jaite:  m.jaite@gmail.com
Avignon (Sud de France):
15 h : Rassemblement sur la place de l’horloge
16 h 30 : Débat « détention politique et situation sociale et économique au Maroc » avec le témoignage de Habiba Kabbouri, sœur du détenu politique Saddik Kabbouri
19 h : soirée musicale avec Said Zerouali et Afedjah: chansons engagées, repas( couscous).
Lieu : Impasse laure de nove 84000 Avignon

Montpellier :
De 9h à 12h30 à l’espace Martin Luther-King, Conférence dans le cadre de la quinzaine du tiers monde, avec entre autres Abel Haidoux du comité de soutien du 20 février Montpellier qui présentera le mouvement du 20 février et la situation des détenus politiques au Maroc, 27 boulevard Louis-Blanc, Montpellier (arrêt de tram Corum).
http://www.mamfakinch.com/journees-de-mobilisation-internationale-et-interactive-pour-la-liberation-des-detenus-politiques-et-d%E2%80%99opinions-au-maroc-17-18-et-19-novembre/
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 Communiqué du Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février (CNAM)
Dénonce les agressions, les provocations, les interrogatoires et les arrestations abusives qui ont touché plusieurs membres du Mouvement du 20 février.
La commission de suivi du CNAM s’est réunie le 31 octobre 2011, et après avoir épuisé l’ordre du jour, elle a décidé de
communiquer à l’opinion publique ce qui suit :
· Sa fierté de voir le Mouvement du 20 février montrer une grande militance et sa condamnation des interventions répressives qui ont accompagné quelques manifestations militantes telles que celle organisée devant la cour d'appel de Fès, le 30 octobre dernier, causant plusieurs blessés parmi les militantes et militants du Mouvement du 20 février et les forces qui l’appuient.
· Ses sincères condoléances à la famille du militant martyr Kamal Hassani qui a été assassiné à Bni Bouayach-El Hoceima le 27 octobre 2011, ainsi qu’à toutes et tous ses camarades du Mouvement du 20 février et de l’ANDCM.
· Sa ferme condamnation de ceux qui ont commis ce crime tout en considérant que la protection et l’appui apportés par les autorités aux éléments et aux pratiques « baltagis » confirment leur utilisation comme des forces de répression parallèles non officielles et démentent les prétendus engagements de l’Etat quant à la garantie du droit à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité personnelle, et du droit à la liberté d’opinion et de manifestation. La commission exige l’ouverture d’une enquête objective et transparente sur les circonstances de ce crime en établissant les responsabilités pour condamner les responsables.


· Sa ferme indignation quant aux agressions, intimidations, interrogatoires et arrestations abusives qui ont touché plusieurs membres du Mouvement du 20 février dont :
. Abou Chita Msaaïf, membre de la commission de suivi du CNAM, qui a fait l'objet d'une convocation et d'un interrogatoire le mercredi 26 octobre 2011 avant qu'il ne soit empêché de rejoindre son lieu de travail au centre
d'études nucléaires à Maamoura, le lundi 31 octobre 2011, et informé d'une décision arbitraire de le muter à un autre
service.
. Hilana Rizki, militante du Mouvement du 20 février à Rabat, a été enlevée le dimanche 23 octobre au soir devant un
restaurant du quartier Hassan par des agents de sureté en civil avant d’être emmenée de force dans un commissariat de police où elle a été interrogée sur son appartenance au Mouvement.
. Bouchta Bouziane, membre du Conseil, a été agressé sauvagement de la part de quelques baltagias à Salé.
. Rochdi El Aoula, Jamal El Asri, Boubker Khamlichi, Mohamed Serroukh, Hicham Choukir et Mohamed Ajouaou, tous membres de la coordination de Tanger, ainsi qu’Abou Ammar Tafnaout, Noursalam Kertachi, Hicham Choladi et Ibrahim Ghebbar, membres de la coordination du 20 février de Casablanca, ont été convoqués le mercredi 26 octobre par les services sécuritaires.
. Youssef Midaoui, membre de la coordination de Salé, a été convoqué et interrogé par la police. Il a été tabassé pendant son interrogatoire.
. Adil Alkoratti, membre de la coordination de Ouazzane a été convoqué et interrogé par les autorités.
. Massoud Aboufariss, Hassan Ouaziz et Ahmed Tayassir, membres de la coordination du 20 février de Youssoufia, ont
été arrêtés le 31 octobre 2011 et conduits au siège de la police judiciaire qui les a présentés au procureur général de
la Cour d'appel de Safi.


La commission de suivi du CNAM20 février, tout en condamnant ces atteintes graves aux droits et libertés et ces pratiques répressives et intimidantes que mène le pouvoir contre le Mouvement du 20 février, exprime sa solidarité avec les victimes de ces atteintes et demande aux autorités et services concernés de leur mettre fin car ces agressions, ces intimidations, ces interrogatoires ou aussi ces arrestations abusives ne sauront empêcher le Mouvement du 20 février de continuer pour débarrasser notre pays du despotisme et de la corruption et pour la réalisation de la vraie démocratie et la justice sociale.
La commission de suivi réaffirme enfin que la sauvegarde de la diversité du Mouvement et de son unité basée sur l’engagement de tous à respecter les revendications et slogans du Mouvement est la seule voie pour leur satisfaction.
La commission réitère son appel à rester fidèle à l’esprit du Mouvement et d’être responsable pour le défendre et le garder démocratique, indépendant, unitaire, de masse, combattant et pacifique tout en évitant toutes les dérives qui puissent porter atteinte à l’unité du Mouvement et de sa diversité.
La Commission du suivi du CNAM 20 février
Rabat, le 31 octobre 2011