Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

mercredi 16 juin 2010

Maroc : assises sur l'interruption volontaire de grossesse

Un débat avorté
Par Leila Slimani, Jeune Afrique, 10/6/2010
Il ya des tabous qui font des morts », tempête un gynécologue marocain. ... qui prévoit entre six mois et deux ans de prison... pour « l'avorteur et l'avortée »

Des femmes enceintes et de jeunes mères patientant à l'unité de protection Basma, à Casablanca.
© Abdelhak Senna/AFP

Hormis le PJD, aucun parti n’a jugé bon de participer aux premières assises nationales sur l’interruption volontaire de grossesse.
« Il y a des tabous qui font des morts », tempête un gynécologue marocain. Établi à Rabat depuis plus de trente ans, il a pratiqué des dizaines d’avortements, malgré l’article 449 du code pénal qui prévoit entre six mois et deux ans de prison pour « l’avorteur et l’avortée, ainsi que les personnes intermédiaires, sauf quand il s’agit de préserver la santé ou la vie de la mère ». C’est pour ouvrir ce débat sensible que le professeur Chafik Chraïbi, président de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (Amlac) a organisé, les 28 et 29 mai, à Rabat, le premier congrès national sur l’avortement à risque.
Depuis des années, il plaide pour un assouplissement de la loi. « Nous n’appelons pas, explique-t-il, à la légalisation de l’avortement. Nous voulons que la loi autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans certains cas, comme le viol, l’inceste, les malformations fœtales et les pathologies psychiatriques. » Et selon lui, il y a urgence : chaque année, 60 000 avortements non médicalisés sont pratiqués, 5 000 enfants sont abandonnés, et des centaines de femmes sont opérées dans des conditions indignes et dangereuses. En Tunisie, où l’avortement est légalisé depuis 1973, le nombre d’IVG a baissé. Ce qui prouve, selon le docteur Chraïbi, que « légaliser n’est pas encourager ».
Près de cinq cents personnes, dont des médecins, des parlementaires, des experts religieux ou des militants associatifs ont participé au congrès. Mais les partis politiques ont brillé par leur absence, rechignant à se prononcer sur une question de société particulièrement sensible. « Pourtant, le Parti Authenticité et Modernité (PAM), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) ou l’Istiqlal nous avaient assurés de leur soutien », regrette Chraïbi. Seul le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) était représenté. Très virulente, la députée Bassima Hakkaoui a considéré que « la société marocaine n’est pas prête pour aborder ce sujet ». « Quelle que soit notre opinion, a cependant rappelé Abdelaziz Rebbah, membre du secrétariat général du parti, nous devons accepter la discussion. La raison d’être d’un parti est de lancer ce type de débat et de s’attaquer aux grands sujets de société. »
L’Amlac devrait rapidement formuler des recommandations (cours d’éducation sexuelle à l’école, création de centres d’écoute pour les femmes…) qui seront ensuite transmises au Parlement, au gouvernement et au Palais royal. Chafik Chraïbi s’en remet au roi, qui, « en tant que Commandeur des croyants, est le seul à pouvoir trancher ce type de questions ».

mardi 15 juin 2010

INVENTAIRE SINISTRE...

QUI DIT MIEUX?????????
Par Samira Kinani, 9/6/2010
/répression sauvage du sit-in des soulalyates à Igli et arrestations
/répression d'une marche populaire à Sefrou
/répression des chômeurs diplômés à Safi
/répression d'un sit in de femmes contre une carrière à bensliman et arrestations de femmes dont une dépasse les 70 ans
/arrestation du secrétariat régional de l'andcM de la région Figuig
/répression du mvt estudiantin /Agadir plusieurs arrestations
/Arbitraire contre Zineb et Ammar
/jugement inique contre les ouvriers SMESI
/appel à des marches populaires CDT
/résistance croissante des masses
/faiblesse des organisations..
Rage du régime..
pendant ce temps là
on s'en prend
à un des derniers bastions de la résistance
L'AMDH
-vous voyez à qui profite le crime?-
et tous les moyens sont bons
aujourd'hui le makhzen
a fait un numéro
essayant par des interviews de
notez bien:
responsables de l'uc, mvt populaire ,pjd
de parler d'"unanimité nationale" contre l'AMDH!!!!!
et oui
bâillonner toutes les voix
intimider en invoquant la sacralisation
tout est bon
pour faire le vide....
je vous dis
NO PASARAN

L'ASDHOM condamne les attaques auxquelles fait face l'AMDH et l'assure de son soutien

Message adressé à Khadija Ryadi, Présidente de l’AMDH

Par Adil El Khattabi, pour l'ASDHOM, 14/6/2010

Chère camarade,
C’est avec consternation que nous suivons la campagne de dénigrement visant à dénaturer la noble mission qu’assume inlassablement l’AMDH depuis sa création, à savoir la défense des droits humains tels qu’ils sont reconnus universellement.
Ces attaques menées par les détenteurs du pouvoir politique à l’encontre de votre organisation visent également à museler toute voix vigilante et soucieuse d’assurer la promotion des droits et libertés des citoyens marocains.
Conformément à ce que nous vous affirmions dans notre message de soutien adressé au 9ème congrès, l’ASDHOM, cette voix des démocrates et progressistes marocains vivant en France, qui s’est mobilisée depuis 1984 pour contribuer à briser le mur de silence édifié par les oppresseurs, continuera à assurer modestement sa mission, en étant dans tous les combats et luttes pour que le citoyen marocain puisse bénéficier de tous ses droits.
Aujourd’hui, les attaques du pouvoir à l’encontre de l’AMDH nous préoccupent et nous nous devons de les combattre.
Nous considérons que la suspension des travaux de la chambre des conseillers en guise de protestation contre votre association est un acte grave sans précédent. En agissant ainsi, la chambre des conseillers a outrepassé ses prérogatives qui consistent, entre autres, à contrôler l’action du gouvernement. Au lieu d’interpeller le gouvernement sur les atteintes aux droits de l’homme qui se perpétuent à travers le pays, elle fait le choix de stigmatiser ainsi une association de la société civile qu’est l’AMDH et donnerait ainsi un feu vert pour toutes les éventuelles agressions et attaques à l’encontre des associations et militants défenseurs des libertés et droits des citoyens marocains.
L’ASDHOM condamne fermement cette attitude. Elle restera vigilante pour faire échec à toute tentative qui vise à museler les voix des défenseurs des droits de l’homme.
Chère camarade,
Je te prie de transmettre la solidarité de l’ASDHOM à tous les membres de l’AMDH.
Nous restons convaincus que la clairvoyance de ses militants et leur grand sens de responsabilité contribueront à souder leurs rangs et faire front pour se mobiliser et contrecarrer les agressions calomnieuses des autorités.
Adil El Khattabi

Housby Abdallah, secrétaire générale de l’UMT de Khouribga appelle à la pression internationale

À PROPOS DE LA LUTTE DES TRAVAILLEURS DE L’OCP

Propos recueillis par Lotfi Chawqui, 13/6/2010.
Le secteur du phosphate a joué depuis longtemps un rôle décisif dans l’économie marocaine et l’OCP a constituél’une des toutes premières entreprise / unité économiques. Celle-ci s’est transformé en 2008 en SA, mettant en œuvre une politique de compression des coûts de production, notamment en s’appuyant sur des sociétés d’intérim. Par ce biais, les travailleurs recrutés sont automatiquement privés des acquis dont bénéficient les employés de la société, acquis issus de luttes qui n’ont cessé depuis les années 30 du siècle dernier. C’est ainsi que l’OCP s’est débarrassé sans préavis, ni indemnités de 850 ouvriers affiliés à la société Smesi, filiale à 100% de l’OCP, les incitant à signer des nouveaux contrats avec des sociétés d’intérim, en même temps qu’elle ouvrait certaines branches de la production, notamment de produits chimiques, aux capitaux étrangers.
Quant au «dialogue social», s’il faut noter l’existence d’une représentativité syndicale et le déroulement régulier de pourparlers, l’administration de l’OCP, par une politique associant le bâton et la carotte, a su intégrer les directions et nombre de responsables syndicaux sont devenus des conseillers de l’administration sur la manière de contrer toute activité syndicale réelle.
Au moment de la formation d’une section syndicale par les travailleurs de Smesi, on a eu droit à des communiqués provenant de trois syndicats dénigrant leur lutte et soutenant l’administration! Il n’y a pas lieu de s’étonner dans ces conditions de l’absence totale de solidarité à l’intérieur de l’OCP d’autant plus que l’administration craint, en cas de réintégration des ouvriers, l’affirmation d’un véritable syndicalisme indépendant.
Comment s’étonner que 13 mois après sa constitution, la direction de l’OCP n’a pas daigné recevoir la dossier de légalisation du syndicat et son cahier revendicatif ? 
 Il faut aussi se rappeler nous sommes en face d’une administration, qui constitue un Etat dans l’Etat et la tutelle du premier ministère ou du ministère de l’énergie et des mines est purement formelle, le directeur étant nommé directement par décret royal lui donnant des pouvoirs supérieurs à n’importe quel ministre !
L’administration et le pouvoir central ont parié sur l’épuisement rapide de la mobilisation en comptant sur la faiblesse de l’expérience syndicale des travailleurs, du peu de soutien des structures syndicales de l’UMT au niveau local et national et de la faiblesse générale de la solidarité sur le plan national et international. La pression de la faim qui pèse sur les ouvriers et leurs familles privés de toute ressource ferait qu’ils accepteraient rapidement les conditions imposés par l’OCP et notamment la signature des contrats précaires avec les sociétés d’intérim. Mais quand ils se sont aperçus de la détermination intacte des travailleurs, du développement des actions de solidarité et de soutiens syndicaux, le niveau de répression a augmenté.
Ainsi le 15 septembre 2009, il y a eu une descente musclée et l’arrestation de 44 ouvriers dont des membres du bureau syndical, la poursuite judiciaire de 4 d’entre eux, relaxés par la suite. Ils sont allés jusqu’à interdire toute forme de protestation et de manifestation dans toute la ville de Khouribga. Et chaque action s’est retrouvée confronté à une répression méthodique.
Ainsi les 1et 25 février 2010, plusieurs corps répressifs (police, forces auxiliaires, forces d’intervention rapide) sont intervenus laissant sur le carreau des dizaines de blessés. Mais cela, n’a pas brisé la détermination des salariés qui sont restés fermement attachés à leur revendication d’une intégration sans condition et titularisation réelle, soutenus par un large courant de sympathie présent jusque dans les campagnes environnantes.
C’est dans ce contexte que le 22 avril, on a eu droit à une escalade en réponse à un sit-in/ occupation devant une entreprise du site dans la région de Khouribga: gaz lacrymogènes, tirs d’intimidation à balles réelles, arrestation de 13 travailleurs et 2 citoyens solidaires. Cette vague de répression vise à imposer un climat de terreur visant aussi bien les travailleurs mobilisés que les soutiens actifs.
D’un point de vue général, la vague de solidarité est restée modeste, même si récemment, il y a eu l’implication d’unions locales et régionales liés à l’UMT. Ainsi l’union régionale de Rabat a décidé d’organiser une caravane de solidarité le 30 mai qui se déplacera à khouribga. L’union locale mobilisée depuis le début est fortement impliqué dans ce qu’elle considère comme sa propre lutte. L’AMDH a pu mobiliser prés de 40 sections le 13 septembre 2009 un temps fort de solidarité appuyé par la présence de 36 organisations, associatives, politiques, de défense des droits et l’implication d’organisations politiques, notamment de la voie démocratique qui a donné un écho constant à travers sa presse à la mobilisation.
La commission nationale de solidarité avec les ouvriers de Smesi a joué un rôle important pour faire connaître la lutte et les exactions commises aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger mais il est important de noter que la solidarité a été principalement morale alors que la solidarité matérielle a été absente. Par ailleurs, la diffusion de l’information s’est faite essentiellement par le biais d’internet, la presse écrite et audiovisuelle n’a quasiment pas couvert le conflit malgré son ampleur.
L’OCP qui possède d’énormes moyens financiers et de solides appuis dans les corps de l’état a pu imposer un barrage médiatique quasi-total. 
Dans ce contexte, la pression internationale a une importance aigue d’autant plus que l’Etat est sensible à son image et cherche à apparaitre comme défenseur des droits de l’homme et l’OCP à se présenter comme une entreprise moderne qui respecte les droits des travailleurs et des libertés syndicales.
C’est pourquoi nous pensons que des protestations publiques devant les ambassades, les consulats en Europe et en France, devant les bureaux de l’OCP ainsi qu’un relais large au niveau de la presse, des actions diverses de solidarité seraient les bienvenus. Et pourquoi pas une caravane de solidarité européenne ? Sans oublier d’intégrer des organisations qui ont un «poids» comme l’OIT, Amnesty, les grandes centrales syndicales telle que la CGT en France ou les commissions ouvrières en Espagne et d’autres dans le mouvement de solidarité, ce processus peut être un facteur réel pour gagner la bataille au profit des trvailleurs et imposer la libération de nos camarades.
Enfin, au nom des militants de l’Umt de Khouribga, nous adressons nos salutations fraternelles à tous ceux qui se solidarisent avec les travailleurs et leurs familles, notre syndicat et vive la solidarité ouvrière et internationaliste.

Propos recueillis par Lotfi Chawqui.

Partager cet article :

lundi 14 juin 2010

Immigration, nouveau projet de loi Besson : réunion publique à Paris

Réunion publique d’information 
le 17 juin, à Paris, sur le projet de loi Besson « relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité »
Par l'ATMF,12 /6/2010
Une nouvelle réforme sur l’immigration est annoncée : le projet de loi Besson « relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité » déposé le 31 mars 2010 [1] à l’Assemblée nationale sera débattu à partir du 27 septembre prochain.
Ce projet de réforme touche à de nombreux domaines, en accroissant considérablement le pouvoir de l’administration aux dépens des étrangers. Il se présente formellement comme un texte technique, visant simplement à transposer des directives européennes, alors qu’en réalité il instaure de véritables régimes d’exception : privation de liberté sans contrôle judiciaire, création de zones d’enfermement laissée au bon vouloir de l’administration, institution du bannissement.
Plusieurs organisations [2] travaillent à l’analyse de ce texte depuis février, et ont abouti à un document d’analyse du projet de loi qu’elles vont présenter lors d’une réunion publique d’information jeudi 17 juin / 18 h 30 à la Bourse du Travail
85 rue Charlot, Paris 3è (métro République)
salle Hénaff -
L’entrée sera libre en fonction des places disponibles ; il est donc préférable de s’inscrire le plus tôt possible en envoyant un mail à info@fasti.org
Le rapport d’analyse qui sera présenté a été réalisé par
l’ADDE, Acat France, Anafé, La Cimade, Fasti, Gisti, InfoMIE, Migreurop, MOM Association Primo Levi, SAF, SM + les organisations membres de la CFDA
Soutiennent l’appel à cette réunion publique les organisations suivantes : ARDHIS (Association de Reconnaissance des Droits des personnes Homosexuelles et transsexuelles à l’Immigration et au Séjour), ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), Attac, Cedetim, Collectif de sans-papiers CSP Montreuil, La Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique), LDH (Ligue des droits de l’Homme), RESF (Réseau éducation sans frontières), Fédération SUD Education…
[1] Le texte du projet de loi (tel qu’adopté au Conseil des ministres le 31 mars dernier)
[2] Le rapport d’analyse qui sera présenté a été réalisé par : ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers) Acat France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) Anafé (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers) Cimade Fasti (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés) Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés) InfoMIE (Centre de ressources sur les mineurs isolés étrangers) Migreurop MOM (Migrants Outre-mer) Association Primo Levi SAF (Syndicat des avocats de France) SM (Syndicat de la magistrature) + les organisations membres de la CFDA (Coordination française pour le droit d’asile)
A Voir communiqué de l’ATMF sur le projet de loi Besson
- Nouvelle réforme du CESEDA : Nouvelles restrictions des droits de migrants

NPA, France : entretien avec trois syndicalistes de la SMESI

ENTRETIEN AVEC TROIS SYNDICALISTES DE LA SMESI . RÉGIE DE L'UMT DE KHOURIBGA.
Propos recueillis par Lotfi Chawqui. 13/6/2010
Quel est le statut des ouvriers de la SMESI au sein du groupe OCP et quelle est leur ancienneté ?
Le groupe OCP a connu durant les dix dernières années un déficit notoire en ressources humaines, notamment au niveau du Pôle des Mines de Khouribga suite au vieillissement de sa masse ouvrière et au départ massif à la retraite. Cette situation a obligé alors le groupe OCP à recruter en urgence pour combler le flagrant déficit subit.
Le société SMESI (société marocaine d’études spécialisés et industrielles), 100% filiale du groupe OCP, a commencé à partir de 2001 a faire appel à des ouvriers, suite au dépôt de ces premières demandes d’emploi pour satisfaire les besoins du groupe OCP dans les différents site du Pôles mines de Khouribga, tout en suivant les activités de ces agents: gestion administrative tel que les mutations des ouvriers et la réception des certificats médicaux d’aptitude, gestion financière tel que le suivi du pointage journalier et des factures de paiement, encadrement des ouvriers à travers des séminaires et des journées de formation et de sensibilisation en matière de sécurité; dotation des équipements de paiement individuelle (EPI) tels que: les bleus de travail, chaussures, casques…, définition par elle des taux horaires de rémunération selon la fonction, la qualification et le code objet de la convention entre le groupe OCP et la SMESI du 05 janvier 1979 dans laquelle le code reste un dénominateur commun entre les agents SMESI matricule, intégré récemment, et les agents SMESI régie, ce qui confirme la similarité de la situation des deux catégories de salariés.
Qu'en est-il des conditions de travail, salaires et revendications ?
Si les travailleurs de SMESI régie exercent les mêmes fonctions et missions accomplis que les salariés titularisés de l’OCP (production, conduite des engins, maintenance, électricité, gestion…), ils se distinguent par:
-  De faibles salaires qui ne dépassent pas 2000, 00 DH/mois pour la majorité des ouvriers, alors que le salaire minimal d’un agent titulaire dépasse 6000, 00DH/mois!!!?
l’absence de couverture sociomédicale,
-  L’absence des primes et avantages sociaux: primes de rendement, prime de risque, prime de logement, prime fin d’année, prime de gratification…
-  Privation des services sociaux,
-  Manque de moyens de sécurité,
Par cette ségrégation, les travailleurs SMESI régie ressentent de l’humiliation et la marginalisation qui touchent profondément leur dignité, malgré leurs compétences techniques approuvées par les responsables et les cadres du groupe OCP.
Face à cette situation, les ouvriers SMESI régie, qui sont dans la majorité originaire de la région, fils de retraités de l’O.C.P ou de paysans dont les terres ont été confisquées par l’OCP, ont constitué leur bureau syndical sous couvert de l’UMT (union marocaine du travail) pour revendiquer leurs droits spoliés tels que l’intégration et la titularisation au sein du groupe et le respect des droits syndicaux.
Quelles ont été les différentes étapes de la lutte des travailleurs de la SMESI ?
Les travailleurs SMESI Régie, surnommés «Phosphatiers sans droits », ont travaillé pendant plus de 8 ans au sein des différents sites du groupe OCP, et étaient toujours sous la supervision et l'encadrement de la direction du groupe et de la société SMESI (…), ils exécutent des tâches similaires à celles des ouvriers titulaires de l’OCP, mais avec des salaires beaucoup plus faibles en étant privés de tous les droits dont jouissent les autres (subventions, primes, divers services sociaux ...) mais ce qui a accentué les sentiments d'humiliation et d'infériorité a été l'intégration au groupe OCP de 883 des travailleurs de la SMESI Matricule pendant l’été 2008 et leur exclusion sans aucune explication, alors que la note PDG-I-01 publié le 23 Juin 2008 appelait sans équivoque leur intégration et leur titularisation au sein du groupe, elle a été contredite par une autre directive ( note RE-205 ) de la direction générale de l’OCP qui les séparent une fois pour toute de la société SMESI, ce qui a mis la direction en contradiction avec ses déclarations: Si les travailleurs n’avaient rien à voir avec la société SMESI pourquoi a-t-elle a émisune note annonçant leur exclusion!!?.
Ainsi, les travailleurs mis devant le fait accompli, ont été poussés à défendre leurs droits. La direction de l’O.C.P a commencé à répéter que les travailleurs n'ont aucun lien légal et juridique soit avec le groupe soit avec sa filiale SMESI, et qu’ils sont liés à des sociétés d’intérim!!! pour les ouvriers ces sociétés sont appelées par la direction de l’O.C.P juste pour le paiement des salaires et ils ignorent tout sur ses sociétés, soit leurs propriétaires, ou leur siège, ses responsables et leurs taches, en plus ils n’ont jamais déposé chez elles leurs demandes d’emploi, c’est pour ses raisons que les ouvriers SMESI Régie les considèrent comme des sociétés utopiques, et même les autorités locales considèrent, selon la déclaration du «PACHA» de Khouribga, lors d’une rencontre avec le bureau syndical, ces sociétés comme des sociétés fantômes, car ils ont trouvés des difficultés à les identifier, en réalité ce sont des sociétés qui visent le pillage des fonds publics ni plus ni moins.
Après une tentative ratée des travailleurs de constituer un bureau syndical au sein du syndicat nationale des phosphates affilié à la fédération démocratique du travail, en raison de l’autorité et la bureaucratie exercé par un de ses responsables sur les travailleurs, ils se sont orientés vers l’union marocaine du travail et ont constitué leur bureau syndical le 19 avril 2009. La direction de l’OCP commença à harceler les travailleurs de la SMESI Régie et surtout les membres du bureau syndical, elle a refusé de recevoir le dossier revendicatif, ce qui a poussé le bureau syndical à l’envoyer à la direction locale et centrale par des lettres recommandées, et a également commencé à pratiquer des pressions sur les travailleurs, et a arrêté entre fin juin et début août 2009 tous les travailleurs sous prétexte qu’ils ont refusé de signer des contrats temporaires avec des sociétés d’intérim. Plus de 8 ans de trime avec la société SMESI se sont évaporés.
En ce temps-là, les travailleurs avec l’aide de l’union locale des syndicats de Khouribga, ont commencé leur combat qui ne s’est pas arrêté depuis..
Le combat a connu différentes étapes, la première du début juillet jusqu’au mi septembre 2009, en ce temps là les autorités locales et régionales de Khouribga mènent des pressions sur le syndicat sans interdire les sit-in, après la caravane de solidarité organisée par le bureau central et la section locale de l’association marocaine des droits humains le 13 septembre 2009, la répression a commencé à peser lourdement sur tous les mouvements de lutte déclarés, elle s’est accentuée par des interventions musclées des forces de l’ordre le 15 septembre 2009, le 23 et 25 mars 2010, le premier et le 22 avril 2010, laissant des dizaines des blessés, 5 fracturés et des dizaines d’arrestations, 4 ouvriers sont traduits devant le tribunal de première instance au mois de septembre, acquittés peu après, maintenant, c’est 15 personnes, dont 13 syndicalistes qui sont arrêtés et emprisonnés à la prison locale de Khouribga en attente du verdict du tribunal de première instance.

Casablanca : Les victimes de l'exclusion toujours en lutte

Par Ali Fkir, 13/6/2010
Les habitant-es des quartiers populaires de Casablanca n'ont pas baissé les bras. Ils sont toujours en lutte continue pour leur droit légitime aux logements salubres. Ils se retrouvent chaque semaine dans le local d'ANNAHJ ADDIMOCRATI à Casablanca pour discuter des actions à mener.
Au cours de cette semaine:
- ils ont organisé un sit in à Aïn Sebaâ
- Ils ont organisé un sit in à Bernoussi
- Aujourd'hui, dimanche 13 juin 2010, ils ont participé ( en défilé séparé) en masse à la "marche de la colère" organisée par la CDT.
Ces sans-droit de citoyenneté sont déterminé-es plus que jamais à continuer le combat pour un logement de dignité.

 Saâdia, militante de l'AMDH, arrêtée par la police il y a quelques jours, ne laisse jamais tomber ceux et celles qui s'adressent à l'AMDH
Photos prises au cours de la marche du 13 juin 2010 à Casablanca

dimanche 13 juin 2010

Rappel: Colloque du 19 juin sur la liberté d'information dans les pays du Maghreb au Palais du Luxembourg à Paris

Par Ayad Arham, ASDHOM, 13/6/2010
Nous sommes à moins d’une semaine du colloque qu’organise le collectif « Pour un Maghreb des Droits de l’Homme » sur la liberté d’information au Maghreb.
Ce colloque aura lieu le samedi 19 juin 2010 au Palais du Luxembourg (Sénat) de 14h à 18h.
Il est organisé en partenariat avec Bakchich et soutenu par HRW, SNJ-CGT, FIDH, REMDH.
Il reste encore une dizaine de places disponibles. Vous pouvez vous inscrire au maghrebddh@yahoo.fr
Il est impératif que celles et ceux qui se sont inscrit(e)s de se présenter avec une pièce d’identité un quart d’heure avant le début du colloque pour les formalités d’usage au service d’accueil de l’institution.

La Voie Démocratique de Lille : réunion de solidarité avec un ouvrier licencié de SMESI

Par La Voie Démocratique, Comité de Lille, 13/6/2010
En signe de la crise économique profonde qui frappe le MAROC avec une totale indifférence du régime, l’office chérifien des phosphates (OCP), en amplifie les conséquences, qui à travers sa filiale SMESSI-Régie a procédé au licenciement de 850 ouvriers. Leur seul crime est d’avoir constitué un bureau syndical de l’Union Marocaine du Travail pour se d fendre contre l’arbitraire patronale..
L'OCP groupe étatique veut instaurer par l'intermédiaire de sa filiale SMESI- Régie le système de flexibilité totale par le biais de la généralisation des contrats à durée déterminé (3 mois) sans droit aucun pour les salariés, et cela dans le but de réduire le coût de la force de travail et de la rajeunir. Après 15, 20 ans de travail, le prolétaire est laissé sur le carreau sans ressource aucune, "cédant" ainsi la place à un nouveau arrivé de 20 ans. La stratégie manifeste de l’OCP, du régime et ses courroies de transmission est une politique visant à faire payer la crie à la classe ouvrière et à toutes les couches défavorisées.
Mais les 850 ouvriers licenciés et leur familles ont refusé d’être jetés arbitrairement à la rue après plusieurs années de trime. Forts du soutien national et international, avec leur comité de soutien, ils n’ont jamais cessé de se battre contre cette injustice : « On vous suce votre sève de jeunesse, on vous dépouille de votre énergie, on vous a extorqué le maximum de plus-value, et on vous jette "usé" en piétinant votre dignité, affamant votre famille… » disait le secrétaire du comité de soutien Ali AFKIR.
L’Etat répressif au Maroc, alternant le pseudo-dialogue et la répression, ne cherche qu’affaiblir leur détermination.
Aujourd’hui, on compte 15 arrestations (13 ouvriers licenciés et deux citoyens en soutien) qui viennent d’être condamnés dans un procès de la honte à quatre mois de prison ferme et 500 dhs d’amende.
Plus que jamais, la solidarité nous interpelle. Venons écouter le témoignage accablant d’un ouvrier licencié en tournée en France et les mineurs marocains du Nord Pas de Calais en lutte pour leurs droits :
Réunion : 
Mercredi 16 juin à 18 heures 30 
Salle d’ACCACIAS
Ligne 1 Metro Hellemmes
Lille

Rapport Human Rights Watch : Maroc et Sahara Occidental

Evénements de 2009.  
Chapitre du Rapport mondial: Maroc et Sahara occidental (PDF)

La situation des droits humains s'est globalement détériorée en 2009 au Maroc, bien que le pays ait conservé une société civile dynamique et une presse indépendante. Le gouvernement, aidé par des tribunaux complaisants, a utilisé une législation répressive pour punir et emprisonner des opposants non violents, en particulier ceux qui violent les tabous en critiquant le roi ou la monarchie, en contestant la « marocanité » du Sahara occidental, ou en « dénigrant » l'Islam.
Les restrictions des droits sont particulièrement strictes dans la région contestée du Sahara occidental, sur laquelle le Maroc revendique la souveraineté et qu'il administre comme si elle faisait partie de son territoire national. Un mouvement pro-indépendantiste connu sous le nom de Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguía el Hamra et du Río de Oro) demande un référendum sur l'autodétermination pour le peuple sahraoui. Le Polisario a rejeté une proposition marocaine, présentée en avril 2007, d'autonomie pour la région, surtout parce que cette proposition ne mentionne nulle part un référendum dans lequel l'indépendance serait une option. De nombreux Sahraouis ont été inculpés ou emprisonnés à cause de leurs revendications pacifiques en faveur de l'autodétermination pour le Sahara occidental. Les restrictions pour raisons politiques du droit de voyager se sont multipliées.
Terrorisme et contreterrorisme
Des centaines de personnes soupçonnées d'être des extrémistes islamistes et arrêtées à la suite des attentats de Casablanca de mai 2003 continuent de purger des peines de prison. Beaucoup des personnes arrêtées en 2003 ont été condamnées lors de procès inéquitables après avoir été maintenues cette année-là en détention secrète pendant des jours ou des semaines et soumises à de mauvais traitements et parfois à la torture pendant les interrogatoires. Certains des inculpés ont été condamnés à mort, peine que le Maroc n'a pas abolie même s'il ne l'a pas appliquée depuis 1993. Depuis août 2006, la police a arrêté des centaines d'autres militants islamistes présumés, dont beaucoup ont été condamnés et emprisonnés pour appartenance à « un gang criminel » ou pour se préparer à rejoindre « le djihad » en Irak.
Les agences de renseignement ont continué à interroger les personnes soupçonnées de terrorisme dans un centre de détention non reconnu à Temara, près de Rabat, selon de nombreux récits de détenus. De nombreux suspects ont affirmé que la police les a torturés pendant les interrogatoires, tout en les maintenant en garde à vue au delà des douze jours maximum prévus par la loi dans les cas de terrorisme. Par exemple, plusieurs des accusés dans le procès collectif dit de Belliraj (voir ci-après) ont soutenu que la police les avait enlevés et maintenu en détention à l'isolement cellulaire pendant une durée de deux à quatre semaines avant de les présenter devant un juge. Certains d'entre eux ont affirmé durant le procès que la police à Temara les avait torturés afin de leur extorquer de faux aveux.
Actions relatives aux exactions du passé
A la suite des travaux préparatoires achevés en 2005 par l'organisme marocain Instance équité et réconciliation (IER), l'Etat a reconnu ses responsabilités dans les « disparitions » et autres graves exactions commises par le passé, et il a indemnisé environ16 000 victimes ou leurs ayants droit. Cependant, aucun fonctionnaire marocain ni aucun membre des forces de sécurité du Maroc ne semble avoir fait l'objet de poursuites pour les violations commises durant la période allant de 1956 à 1999 sur laquelle l'IER a enquêté, et le gouvernement n'a toujours pas mis en œuvre la plupart des réformes institutionnelles recommandées par l'IER pour prévenir de futures exactions. En outre, jusqu'au mois d'octobre, les familles des personnes « disparues » dont les cas étaient traités par l'IER et ensuite par le Conseil consultatif des droits de l'homme, n'avaient pas reçu de compte-rendu complet des conclusions de l'IER concernant la « disparition » de leurs proches.
Conduite de la police et système judiciaire pénal
Les policiers sont rarement tenus de rendre des comptes pour des violations des droits humains. Dans les dossiers ayant des implications politiques, les tribunaux tiennent rarement des procès équitables ; les juges ignorent régulièrement les demandes d'examens médicaux déposées par des accusés qui affirment avoir été torturés, refusent de citer à comparaître des témoins à décharge, et condamnent les accusés sur la base d'aveux apparemment extorqués. Le 28 juillet, la Cour d'appel de Rabat a déclaré les 35 accusés dans l'affaire « Belliraj » coupables de constitution d'un réseau terroriste, les condamnant à des peines d'emprisonnement allant jusqu'à la perpétuité. Les chefs de deux partis et quatre autres personnalités politiques bien connues figuraient parmi les accusés. La Cour a basé les verdicts de culpabilité presqu'entièrement sur les déclarations attribuées aux accusés par la police, même si la plupart des accusés avaient désavoué ces déclarations devant le juge d'instruction et que tous les avaient désavouées lors du procès. Le tribunal a refusé d'enquêter sur les allégations de torture, les déclarations falsifiées et les déclarations écrites en arabe pour les accusés incapables de lire cette langue. Le procès en appel devait commencer en décembre 2009.
La police a arrêté sept militants sahraouis non violents le 8 octobre à leur retour d'une visite non dissimulée des camps de réfugiés gérés par le Polisario près de Tindouf, en Algérie. Un juge de Casablanca a renvoyé leur affaire devant un tribunal militaire au motif que les infractions présumées comportaient une atteinte à « la sécurité extérieure de l'Etat », en « portant atteinte à l'intégrité territoriale du Maroc ». Le renvoi de civils devant un tribunal militaire, où les droits de procédure des accusés sont amoindris, a constitué une évolution rare et de mauvais augure.
Liberté d'association, d'assemblée et de mouvement
Le Maroc abrite des milliers d'associations indépendantes. Toutefois, les autorités empêchent arbitrairement la légalisation de certaines organisations, nuisant à leur liberté d'action. Parmi les groupes concernés, figurent certaines qui défendent les droits des Sahraouis, des Amazighs (Berbères), des immigrants sub-sahariens et des diplômés chômeurs, ainsi que des associations de bienfaisance, culturelles et d'éducation, dont la direction comprend des membres de Justice et bienfaisance, l'un des mouvements islamistes les plus importants du pays.
Le gouvernement tolère en général le travail des nombreuses organisations de défense des droits humains actives à Rabat et à Casablanca. Dans le nord du Maroc, les autorités ont arrêté le 17 février 2009 Chekib el-Khayari, président de l'Association du Rif des droits de l'homme, après qu'il eut accusé certains fonctionnaires marocains de complicité dans le trafic de stupéfiants. Le 24 juin, un tribunal de Casablanca a condamné el-Khayari pour « outrage aux institutions de l'Etat » et violations mineures de la réglementation des devises, et lui a infligé une peine de trois ans de prison et une lourde amende. En novembre, il se trouvait toujours en prison, dans l'attente de son procès en appel.
Les autorités ne font en général pas obstacle aux organisations étrangères de défense des droits humains qui se rendent au Maroc, bien que les forces de sécurité interrogent parfois les Marocains qui ont eu des contacts avec elles. A partir du mois d'octobre, la police a mis en application de nouvelles restrictions pour les groupes qui se rendent chez des militants sahraouis, interrompant au moins sept de ces rencontres au motif que les visiteurs devaient dorénavant obtenir une autorisation préalable pour ce type de rencontres.
La plupart des réunions publiques nécessitent l'autorisation du ministère de l'Intérieur, qui peut refuser sa permission s'il les juge susceptibles de « troubler l'ordre public ». Bien qu'un grand nombre des manifestations qui se déroulent fréquemment se passent sans heurts, des policiers en ont brutalement dispersé d'autres à coups de matraque.
Le gouvernement a empêché des militants sahraouis de se rendre à l'étranger plus fréquemment que les années précédentes. Le 5 août, les autorités ont empêché six étudiants sahraouis de décoller de l'aéroport d'Agadir pour se rendre au Royaume-Uni afin de participer à un programme de dialogue interculturel. Le 6 octobre, les autorités marocaines ont arrêté et fait faire demi tour à cinq militants sahraouis bien connus qui se rendaient en Mauritanie via le passage frontalier terrestre. Elles ont confisqué leurs passeports et ne les leur avaient pas encore rendus début novembre. Les autorités ont refusé de délivrer un passeport à Brahim Sabbar, secrétaire général d'une organisation sahraouie de défense des droits humains.
Liberté des médias
La liberté de la presse a décliné en 2009. La loi sur la presse prévoit des peines de prison pour diffusion « de mauvaise foi » de « fausses informations » susceptibles de troubler l'ordre public ou pour des propos diffamatoires, mettant en cause des membres de la famille royale, ou qui portent atteinte à « l'Islam, l'institution de la monarchie, ou l'intégrité territoriale [du Maroc]. » Après que le quotidien en langue arabe Akhbar al-Youm a publié le 26 septembre une caricature d'un cousin du roi Mohammed VI, les autorités ont gelé son compte bancaire et envoyé la police fermer les locaux du journal - actions qui n'ont aucun fondement dans le droit marocain. Un tribunal a ordonné le 30 octobre la fermeture des locaux d'Akhbar al-Youm et a condamné le caricaturiste et le directeur de la publication à des amendes et à des peines de prison avec sursis. Driss Chahtane, éditeur de l'hebdomadaire al-Mish'al, est allé en prison le 15 octobre, jour où un tribunal de première instance l'a condamné à une peine d'un an de prison pour avoir publié « de mauvaise foi » de « fausses informations » sur la santé du roi. Le 1er août, le ministre de l'Intérieur a ordonné la saisie des nouveaux numéros de Tel Quel et Nichan parce que ces deux hebdomadaires avaient publié les résultats d'un sondage d'opinion sur le roi Mohammed VI, alors même que les résultats étaient favorables. Au mépris des lois applicables, les autorités ont ensuite détruit les copies des numéros avant que l'éditeur n'ait pu faire appel de la saisie devant un tribunal.
Acteurs internationaux clés
Le Maroc est le plus important bénéficiaire de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat, avec 654 millions d'euros d'aide alloués pour 2007-2010, y compris des subventions à de nombreuses organisations marocaines indépendantes de défense des droits humains. En 2008, l'Union européenne a voté pour donner au royaume un « statut avancé », le plaçant un degré au-dessus des autres membres de la « politique de voisinage » européenne.
Une délégation parlementaire européenne a mené en janvier 2009 une mission d'enquête au Maroc et au Sahara occidental à laquelle le Maroc s'était opposée depuis trois ans. La délégation a indiqué avoir pu réaliser sa visite sans obstacles. Parmi ses recommandations figurait une invitation aux autorités marocaines à « amender les clauses relatives à l'intégrité territoriale et à assurer que leur application permette l'expression de toute opinion, fût-elle indépendantiste, dans le respect de la non-violence ».
Tout en soutenant l'autonomie pour le Sahara occidental sous la souveraineté marocaine, les diplomates américains se sont rendus au Sahara occidental, où ils ont rencontré des militants sahraouis des droits humains. La Secrétaire d'Etat Hillary Clinton a été le premier membre de l'administration Obama à se rendre au Maroc, où elle a rencontré le roi Mohammed VI le 2 novembre. Dans ses commentaires publics le lendemain, Madame Clinton a salué les réformes qui ont permis aux femmes marocaines d' « apporter leurs talents considérables au renforcement des institutions démocratiques, à l'accélération de la croissance économique et à l'élargissement du travail de la société civile ».
La France est le principal partenaire commercial du Maroc et la principale source d'aide publique au développement et d'investissement privé. La France a donné au Maroc 460 millions d'euros d'Aide au développement pour les pays d'outre mer en 2007-2009, ce qui fait du Maroc le principal bénéficiaire de cette assistance. La France a rarement critiqué publiquement les pratiques du Maroc en matière de droits humains.
En avril 2009, le Conseil de Sécurité de l'ONU a renouvelé pour un an la force de maintien de la paix de la MINURSO au Sahara occidental, mais a à nouveau refusé d'élargir son mandat de façon à y inclure l'observation et la protection des droits humains. Le Maroc s'oppose à ce que ce mandat soit donné à la MINURSO, alors que le Polisario déclare le soutenir.
Le Maroc a ratifié le 9 avril la Convention internationale sur la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées. Le roi Mohammed VI a annoncé le 10 décembre 2008 que le Maroc allait lever ses réserves sur la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, mais ce n'était pas encore fait en novembre 2009. Le Maroc a reçu la visite au mois de juin du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, la première effectuée par ce groupe dans un pays arabe ou africain. Le groupe a fait l'éloge de l'IER, mais a exprimé la préoccupation que son mandat, qui excluait les poursuites judiciaires des auteurs d'exactions, puisse encourager l'impunité.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Après avoir lu attentivement le rapport du HRW, je m'étonne de lire les affirmations  ci-dessous de Khadija Rouissi, affirmations "étayées par le rapport de HRW"...(NDLR)
"Mme Khadija Rouissi, de l'ONG "Bayt Al Hikma", a, de son côté, fait part de la grande préoccupation de son association par la situation de la femme dans les camps de Tindouf , précisant que le polisario poursuit, depuis des années, une politique de procréation forcée imposant aux femmes de multiplier les grossesses dans un but évident d'augmentation significative de la population des camps qu'ils contrôlent.
Mme Rouissi a étayé ses affirmations par le rapport de Human Rights Watch et par les témoignages de Sahraouis, particulièrement des femmes, ayant regagné la mère patrie sur les mauvais traitements, la torture et les souffrances infligés aux femmes dans les camps de Tindouf, qui s'ajoutent à l'inaccessibilité du contrôle des naissances, au mariage précoce ou forcé, au non respect et à la privation de leurs droits.
D'après ces témoignages, le polisario projette une image positive des femmes à l'extérieur afin d'obtenir des aides alors que ces femmes sont transformées par ce mouvement en machines reproductives fabriquant des enfants pour la guerre.
Elle s'est dite persuadée que la mise en œuvre d'une autonomie élargie dans les provinces du sud mettra fin aux multiples souffrances des femmes et des enfants sahraouis dans les camps de Tindouf. Cette approche réaliste et démocratique permettra de réunir les familles séparées et de ressouder leurs liens, a ajouté Mme Rouissi.
Elle a aussi appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur le polisario et l'Algérie afin de permettre aux ONG d'accéder aux camps de Tindouf pour constater de visu les violations quotidiennes des droits de l'Homme.
"
MAP : souffrance de la femme sahraouie...10/602010

Telquel explique l'attaque dont fait l'objet l'AMDH au Maroc.

Par Ahmed R. Benchemsi,Telquel, 12/6/2010
Le refus forcené de la dissidence, aussi insignifiante soit-elle, est un indicateur de dérive autocratique. Un de plus…
Certains signes ne trompent pas. La récente conjonction d’attaques contre l’Association marocaine des droits humains (AMDH) en est un. Il y a d’abord eu, en fin de semaine dernière, cette étonnante sortie publique de Abbas El Fassi. Le Premier ministre s’en est violemment pris à “cette minorité qui exploite les droits de l’homme pour défendre le séparatisme”. Et d’ajouter : “Il est honteux qu’une association reçoive une lettre de félicitations du Polisario – c’est une insulte pour le Maroc”.
L’AMDH n’était pas citée nommément, mais tout le monde a compris. Quelques jours plus tard, un certain Driss Radi, chef du groupe parlementaire conjoint RNI-UC, a lu en pleine séance de la seconde chambre un texte incendiaire visant l’AMDH – nommément, cette fois. Vite relayé par la MAP, Radi a déclaré : “Ce qui s’est passé lors du dernier congrès de l’AMDH – des slogans séparatistes ont notamment été scandés – n’est qu’une instrumentalisation odieuse des nobles valeurs des droits de l’homme dans une vaine tentative de porter atteinte aux valeurs sacrées de la nation”. En signe de protestation contre “ces intolérables dérapages”, l’honorable député a demandé une suspension de séance de 5 minutes. Le président lui en a accordé 10. A noter que la semaine précédente, Achourouk, organe de presse officieux du RNI, avait descendu l’association en flammes sur pas moins de 6 pages. Parmi une foule de titres incandescents, retenons-en deux : “Pour qui roule l’AMDH ?” et “L’horrible silence gouvernemental et politique approfondit la blessure causée par des provocations sur des sujets sensibles”. Eh ben ! Ils sont motivés, ces braves gens…
Ce soudain prurit patriotique n’est évidemment pas innocent. Le message est clair : l’AMDH est dans le collimateur du Pouvoir. Lequel, comme d’habitude, choisit d’attaquer par la bande en lançant ses relais habituels (Abbas, le RNI, l’UC, la MAP, etc.) à l’assaut. Lesquels, comme d’habitude, ne reculent pas devant le mensonge et l’amalgame. 
L’AMDH n’a évidemment jamais reçu de lettre de félicitations du Polisario, ni cette année ni les précédentes. Et en guise de “slogans séparatistes”, le “pire” qui ait été scandé lors de ce fameux congrès est “pas d’alternative à l’autodétermination (des Sahraouis)”. Qu’une des tendances de l’AMDH s’accroche à l’idée de référendum au Sahara (démocratiquement combattue, d’ailleurs, par une autre tendance pro-autonomie) n’est absolument pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que le Pouvoir, tout à coup, trouve cela insupportable.
Au fait, c’est qui, “le Pouvoir” ? Comme d’habitude, on ne sait pas. Sans doute une ou deux personnes tapies à l’ombre du Palais royal. En tout cas, le “la” officiel est donné. Après l’offensive rageuse contre la presse indépendante lancée mi-2009, et qui s’est traduite par des saisies et fermetures de journaux généralement illégales, voici venu le tour de la plus indépendante et courageuse ONG du pays. Sur un point, Abbas El Fassi n’a pas tort. Sur 30 millions de Marocains, l’AMDH et ceux qui la soutiennent sont en effet minoritaires. Tout comme le lectorat cumulé de la presse indépendante, qui ne pèse quasiment rien à l’échelle nationale. Raison de plus pour se poser la question : pourquoi les derniers refuzniks de l’ordre makhzénien sont-ils ainsi harcelés ? Non seulement il n’y a rien à craindre d’eux, vu leur influence plus que réduite, mais le Pouvoir – bien au contraire – aurait tout intérêt à les laisser s’exprimer librement, puisque cela lui conférerait – à peu de frais – une certaine onction démocratique…
Le refus forcené de la dissidence, aussi insignifiante soit-elle, est un signe de dérive autocratique – un de plus. C’est ainsi que cela a commencé en Tunisie, avant que cela ne tourne à la dictature grossière. Est-ce, à terme, le destin du Maroc ? Dieu tout puissant, donnez-nous des raisons de ne pas y croire…

NARBONNE L'école Voltaire crée un pont avec la Palestine

Par L.O., l'indépendant, 6/6/2010
Tout au long de l'année scolaire, deux classes de l'établissement narbonnais ont échangé des lettres avec les élèves d'une école de la ville de Zabadeh, située au nord des territoires palestiniens.
Le jumelage entre deux écoles est une initiative désormais courante : l'occasion pour les élèves d'échanger avec des jeunes d'un autre pays, de découvrir leur langue et leur culture. Mais quand cette correspondance s'établit avec une école basée en Palestine, l'intérêt premier de la démarche se double d'une dimension symbolique considérable... a fortiori au moment où les entraves imposées à ces territoires lointains se retrouvent à nouveau sous le feu de l'actualité.
Découvrir l'autre L'école Voltaire du quartier Razimbaud de Narbonne s'est donné pour défi la réalisation d'un tel jumelage, à même de forcer les blocus, les chekpoints et tout ce qui conditionne l'enfermement de la population palestinienne. "Nous avons reçu un gros coup de pouce du Comité Bages-Jalboun", explique Jean-Pierre Maisterra, le directeur de l'établissement narbonnais. "L'un des adhérents est parvenu à trouver une école palestinienne où les élèves apprennent le français". Cette école, c'est celle de Zabadeh, ville située dans le nord des territoires. Deux classes de Voltaire (CP et CE 2 ) lui ont ainsi écrit tout au long de l'année : ces quarante-quatre enfants, âgés de 6 à 9 ans, n'ont pas manqué de laisser libre cours à leur insatiable curiosité. "C'est de l'enseignement vivant au sens premier du terme", insiste Christophe Chartral, en charge de la classe de CE2. "Les enfants ont découvert un nouveau mode de vie, mais nous avons aussi travaillé sur le monde méditerranéen au sens large !" La richesse de l'expérience est également venue des réponses des jeunes palestiniens : les petits français ont pu en apprendre davantage sur la région où ils vivent, les plats typiques de Palestine, les langues qu'ils apprennent... "Un élève narbonnais d'origine marocaine leur a d'ailleurs écrit en arabe" , indique Jean-Pierre Maisterra. "C'est à la fois valorisant pour lui et pour ses interlocuteurs !"
Cette belle correspondance fait l'objet d'une exposition, présentée jusqu'à vendredi dans l'enceinte de l'école. Très complet d'un point de vue informatif, l'ensemble apporte aussi (et surtout) une poignante dimension humaine au regard des missives rédigées par les élèves palestiniens. Les mots se doublent de dessins, de photos, et témoignent d'un enthousiasme étonnant : comme une réponse aux difficultés du quotidien. "Ces jeunes aiment jouer au foot et faire la fête", affirme le directeur. "Ils ont envie de vivre, tout simplement. Comme les jeunes du monde entier !" Et si la situation géopolitique des territoires palestiniens n'a pas été expliquée de front aux enfants narbonnais, ce jumelage leur a néanmoins permis de percevoir certaines réalités... bien éloignées de leur propre quotidien. "Dans une de leurs lettres, les Palestiniens racontent une fable liée au fameux mur de séparation", indique Jean-Pierre Maisterra. "De même, ils n'ont jamais cessé de nous remercier pour ce jumelage. A travers lui, ils voient qu'on ne les oublie pas. Et qu'ils ne sont pas seuls". Une lueur d'espoir que l'école Voltaire compte bien raviver dès la rentrée prochaine.

samedi 12 juin 2010

Urgent : Bouarfa, arrestation de membres de la coordination des diplômés chômeurs

Par Ali Fkir, 11/6/2010
Le vendredi, 11 juin 2010 (vers 15h30), les gendarmes ont arrêté les membres de la coordinations des sections de de la province de Figuig de l'ANDC (association nationale des diplômés chômeurs, association nationale qui couvre l'ensemble du Maroc, elles comptent des milliers de membres).
Les sections de la province de Figuig (Talsint, Beni Tadit, Bouanane, Bouarfa...) sont en sit in à Bouanane aux frontières avec l'Algérie.
Liste des membres du secrétariat de la coordination arrêtés:
- Glil Boubker (coordinateur)
- Choukri Ahmed
- Boutkhili Rachid
- Boujmi Lahcen
- Maghzaoui Mustapha
Jusqu'à 21h 57 du vendredi 11 juin, les détenus subissent un interrogatoire ( à Bouarfa) auquel participent: la gendarmerie, les RG, la DST....
-  Dénonçons ces arrestations arbitraires
- Exprimons notre solidarité avec l'ANDCM en général et avec les militants de la coordination de Figuig en particulier
-  Exprimons notre solidarité avec tous les opprimés

De : Hamid Rharrabi , 11/6/2010

تم مساء هذا اليوم 11/6/2010 حوالي الساعة الثالثة والنصف اقتياد أعضاء السكرتارية الاقليمية للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب – فروع إقليم فجيج- الى مقر القيادة الإقليمية للدرك الملكي ببوعرفة حدث هذا بعد أن حلت سيارتين رباعيتي الدفع وحافلة صغيرة تابعين للدرك الملكي ببوعنان مقر الاعتصام الإقليمي المفتوح للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب حيت تم إيهام أعضاء السكرتارية أنهم مدعوون لجلسة حوار بمقر العمالة ببوعرفة لكن تم اقتيادهم الى مقر الدرك حيت انقطع كل الاتصال بهم. وقد قامت الجمعية المغربية لحقوق الانسان فرع بوعرفة والكونفدرالية الديموقراطية للشغل بزيارة لمقر القيادة الإقليمية حيت صرح المسؤول الإقليمي للدرك أنه سوف يتم الاستماع لأعضاء السكرتارية وإطلاق سراحهم. لكن يبقى الأمر مفتوحا على كل الاحتمالات وستتضح الصورة خلال الساعات المقبلة.ولنا عودة للموضوع
حميد غرابي بوعرفة

vendredi 11 juin 2010

Maroc : répression sauvage de la tribu Igli

Par Ali Fkir, 11/6/2010
 La tribu Igli, région Missour (maroc oriental), a été spoliée illégalement de ses terres collectives. Les habitant-es avaient décidé d'organiser un sit in (qui dure depuis plusieurs semaines) réclamant justice. Le jeudi 10 juin 2010, les forces de répression ont donné l'assaut: des dizaines de blessé-es (à majorité femmes et enfants), des arrestations.
Des militants de l'AMDH, des militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI ont été arrêtés alors qu'ils ne faisaient que leur devoir de défenseurs des droits humains pour les premiers et leur devoir de militants politiques qui défendent les justes causes populaires pour les autres
Bravo les femmes d'Igli qui s'étaient défendues farouchement.
Dénonçons la mafia immobilière qui a fait main basse sur les terres collectives de la tribu d'Igli
-  Dénonçons la complicité des diverses administrations de l'Etat
-  Condamnons la répression sauvage dont sont victimes les Beni/Aït Igli
-  Exigeons la libération des détenus
-  Exprimons notre solidarité avec les victimes de l'arbitraire
_  Exprimons, tout en les saluant, notre solidarité avec ces militants qui bravent les obstacles pour se solidariser sur le terrain des luttes sociales avec les opprimés-es.
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE
De: Boushabi Lhoucine , 11/6/2010
Objet: Tr : [Maroc_AMDH] Répression sauvage à Missour
  http://www.youtube. com/watch? v=Ml1iZcVfKp0
http://www.youtube. com/watch? v=-bi1WpoZcw0

في الربط فيديو عن القمع الهمجي للمعتصمين


Objet : [Maroc_AMDH] Répression sauvage à Missour

الجمعية المغربية لحقوق الإنسان ميسور يوم 10/06/2010
فرع ميسور
بـــــيــــــــان
حوالي الساعة الواحدة و الربع من اليوم 10/5 / 2010 من الاعتصام السلمي لذوي حقوق الجماعة السلالية لأهل ايكلي أمام مقر عمالة إقليم بولمان بميسور ، تعرض المعتصمات و المعتصمون الأبطال لهجوم قمعي شرس من طرف أجهزة القمع( البوليس و القوات المساعدة ) مستعملين الهروات ومدعمين بتعزيزات قمعية إضافية من فاس و صفرو و فرقة المخزن المتنقل لزايدة( عمالة ميدلت) مما خلق حالة من الرعب و الهلع و حالة تأهب قصوى بالمدينة كلية. و قد خلف هذا التدخل الهمجي و الوحشي ضد النساء و الأطفال و الشيوخ العزل العديد من النتائج و الآثار : اعتقال العشرات من المعتصمات و المعتصمين و ألان مجهولي المصير نضرا للتعتيم و الحصار المفروض
إصابة العشرات من المعتصمين و المعتصمات بجروح و ضروب و رضوض و كسور اغلبها إصابات خطيرة حيث تم نقل امرأتان على الأقل إلى المستشفى الجامعي بفاس
تعنيف مجموعة أعضاء الجمعية المغربية لحقوق الإنسان و اعتقال اثنين منهم احدهما في حالة غيبوبة تامة كما تم اعتقال رئيس فرع الجمعية وتم اخلاء سبيله بعد ذلك
تنقيل بعض المصابين من المستشفى و رميهم في بعض الشوارع و مدخل حي اكلي (احمد لكحل شيخ عجوز يفوق 80 سنة) على سبيل المثال
منع المواطنات و المواطنين من مساعدة المعتصمات و المعتصمين و من التضامن معهم أثناء التدخل الهمجي و أثناء نقل المصابين إلى المستشفى
عسكرة المدينة خاصة شارع الحسن الثاني و الطرق المؤدية إلى اكلي و فرض حالة تأهب قصوى
تطويق مستشفى المسيرة الخضراء بميسور من طرف أجهزة القمع و منع مناضلي الجمعية المغربية لحقوق الإنسان و ممثلي بعض الهيئات من الدخول إلى المستشفى لزيارة و معاينة المصابين و الاستماع إليهم و الاطمئنان على صحتهم و حياتهم
ملاحقة و مطاردة أهل اكلي في الشوارع و بحي اكلي و اعتقال مجموعة منهم .
مصــادرة خـــــيام و مـــكـــبرات الصــــوت و اللافتــــات و السبــــــــورة الإعــــلامــيـــة و أوانـــــــي باســتعمال الطبخ شاحنة المجلس البلدي.
سحب آلات التصوير و الهواتف النقالة من مجموعة من المواطنين و من مراسل إحدى الصحف الوطنية
و أمام هذا الانتهاك الجسيم الذي عاينته الجمعية المغربية لحقوق الإنسان و خصوصا الحق في التظاهر السلمي و في السلامة البدنية و التعبير و المطالبة بالحقوق الاقتصادية و الاجتماعية التي ينص عليها الإعلان العالمي لحقوق الإنسان و العهدين الدوليين للحقوق المدنية و السياسية و الاجتماعية والاقتصادية و الثقافية المصادق عليها من طرف الدولة المغربية.
فإننا في الجمعية المغربية لحقوق الإنسان :
ندين التدخل الهمجي لقوات القمع ضد المعتصمات و المعتصمين.
نحمل الدولة المسؤولية في مواجهتها لمطالب ذوي الحقوق بالعنف و الهروات.
نطالب بفتح تحقيق في هذا الانتهاك الخطير و بمحاكمة الجناة كيفما كانت مسؤولياتهم داخل أجهزة الدولة .
نؤكد مطالبتنا بالاستجابة للمطالب المشروعة لذوي حقوق الجماعة السلالية لاهل اكلي و محاكمة مافيا العقار.
نحيي عاليا صمود معتصمات و معتصمي ذوي حقوق الجماعة السلالية و ندعوهم إلى مواصلة النضال حتى تحقيق مطالبهم العادلة و المشروعة.
premières données:
17 détenus: bou3jaji houssine/lkbir radi/mhamed talha/bouch3ayb hassan/yassine 3bibi/omar lmissouri/ ahmed boudrbala/et sa femme/abdel ali benichou/aziz bhha/dahmane bou3jaj/mostafa talha(membre de amdh missour)//abelilah lhara/mostafa lhara/omar lakehale (membre de amdh missour)/mbarek ben3abbou/ahmed ben 3abbou/ abdelkrim tahiri membre de amdh missour et membre de comité local de la voie démocratique à missour, ils ont libéré 3 le soir: hassan bou3bid/mehamed talha/abdel ilah lhara
+ de trois femmes évacuées au CHU de Fès : lkbira lhara/fatna sghir/aicha femme de ahmad ben3abbou et 9 femmes hospitalisées à Missour

الحصيلة الاولية للتدخل الهمجي للاجهزة القمعية ضد المعتصمين:
المعتقلون وهم
عبد الكريم الطاهري ومصطفى طلح عضوا الجمعية المغربية لحقوق الانسان والنهج الديموقراطي.عمر لكحل عضو ج م ح .كبير الراضي.امحمد طلح.حسن ولد بوشعيب .ياسين عبيبي.عمر الميسوري.احمد بودربالة .الشريف وزوجته.عبد العالي بنيشو.عزيز بحا.دحمان بوعجاج.مصطفى الحارة.عبد الاله الحارة.امبارك بن عبو واحمدبنعبو اما المصابون فيتجاوز عددهم 20منهم حوالي 17 بالمستشفى الاقليمي بميسور الدي لم نستطع الدخول اليه بفعل الحصار والمنع المضروب عليه وحالتين تم نقلهما الى فاس.اما الاصابات الخطيرة فهي على مستوى الراس اضافة الى العديد من الكسور والاصابات المختلفة.وقد نقل المعتصمون اعتصامهم الى دوار اكلي والدي تحاصره القوات وتمنع الدخول والخروج منه اما الرفيق عبد الكريم الطاهري فقد تم اعتقاله مند حوالي ساعة بالطريق المؤديه الى اكلي

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

1 - Dans un communiqué, le secrétariat national d'ANNAHJ ADDIMOCRATI:
- Dénonce la répression dont furent victimes les membres de la tribu d'Igli (Missour), et qui a fait des dizaines de blessé-es, et d'arrestations (jeudi 10 juin 2010)
- Exige la libération des détenus parmi lesquels se trouvent des militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI et des militants de l'AMDH
- Exprime sa solidarité avec les ahl igli
- Dénonce la spoliation des terres collectives de cette tribu par la mafia foncière
........
2 - les ahl Igli, qui viennent de publier un communiqué où (entre autres):
- Dénoncent la répression dont ils furent victimes le jeudi 10 juin 2010 et qui a fait une trentaine de blessé-es et entraîné l'arrestation d'une trentaines de personnes
- Décident de continuer à observer leur sit in à l'entrée de leur douar
- Annoncent leur décision de remettre leurs cartes d'identité nationale (CIN) au ministère de l'intérieur et de quitter la région pour chercher refuge ailleurs
LA SOLIDARITE AVEC LES OPPRIME-ES ET LES SANS-DROITS NOUS INTERPELLE

النهج الديمقراطي
الكتابة الوطنية
بيــــــان
على إثر الإعتداء الهمجي، يوم 10 يونيو 2010، على إعتصام سكان إكلي المطالبين بإسترجاع أراضيهم الجماعية التي إستحوذ عليها ملاكو الأراضي الكبار والذي خلف عشرات الجرحى، بعضهم في حالة خطيرة، وإعتقال عدد من السكان ومن مناضلي النهج الديمقراطي والجمعية المغربية لحقوق الإنسان الذين كانوا يساندونهم، فإن الكتابة الوطنية للنهج الديمقراطي:
- تدين بشدة القمع الشرس للاعتصام وتطالب بمحاسبة المسؤولين عنه وإطلاق سراح المعتقلين ورفع المتابعات القضائية في حقهم؛
- تؤكد على حق قبيلة إكلي في استرجاع أراضيها الجماعية ومشروعية نضالها من أجل ذلك؛
- تعبر عن تضامنها مع سكان اكلي ومع ضحايا هذه الهجمة القمعية الشنيعة؛
- تدعو الى النضال من أجل وقف جشع وإستحواذ الكتلة الطبقية السائدة، وفي مقدمتها ملاكو الأراضي الكبار، على الاراضي في المدن والبوادي الذي يؤدي إلى تفاقم الأوضاع الاجتماعية لكافة الطبقات الشعبية، وخاصة الكادحة منها.
الدار البيضاء في 11 يونيو 2010