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mardi 15 juin 2010

Housby Abdallah, secrétaire générale de l’UMT de Khouribga appelle à la pression internationale

À PROPOS DE LA LUTTE DES TRAVAILLEURS DE L’OCP

Propos recueillis par Lotfi Chawqui, 13/6/2010.
Le secteur du phosphate a joué depuis longtemps un rôle décisif dans l’économie marocaine et l’OCP a constituél’une des toutes premières entreprise / unité économiques. Celle-ci s’est transformé en 2008 en SA, mettant en œuvre une politique de compression des coûts de production, notamment en s’appuyant sur des sociétés d’intérim. Par ce biais, les travailleurs recrutés sont automatiquement privés des acquis dont bénéficient les employés de la société, acquis issus de luttes qui n’ont cessé depuis les années 30 du siècle dernier. C’est ainsi que l’OCP s’est débarrassé sans préavis, ni indemnités de 850 ouvriers affiliés à la société Smesi, filiale à 100% de l’OCP, les incitant à signer des nouveaux contrats avec des sociétés d’intérim, en même temps qu’elle ouvrait certaines branches de la production, notamment de produits chimiques, aux capitaux étrangers.
Quant au «dialogue social», s’il faut noter l’existence d’une représentativité syndicale et le déroulement régulier de pourparlers, l’administration de l’OCP, par une politique associant le bâton et la carotte, a su intégrer les directions et nombre de responsables syndicaux sont devenus des conseillers de l’administration sur la manière de contrer toute activité syndicale réelle.
Au moment de la formation d’une section syndicale par les travailleurs de Smesi, on a eu droit à des communiqués provenant de trois syndicats dénigrant leur lutte et soutenant l’administration! Il n’y a pas lieu de s’étonner dans ces conditions de l’absence totale de solidarité à l’intérieur de l’OCP d’autant plus que l’administration craint, en cas de réintégration des ouvriers, l’affirmation d’un véritable syndicalisme indépendant.
Comment s’étonner que 13 mois après sa constitution, la direction de l’OCP n’a pas daigné recevoir la dossier de légalisation du syndicat et son cahier revendicatif ? 
 Il faut aussi se rappeler nous sommes en face d’une administration, qui constitue un Etat dans l’Etat et la tutelle du premier ministère ou du ministère de l’énergie et des mines est purement formelle, le directeur étant nommé directement par décret royal lui donnant des pouvoirs supérieurs à n’importe quel ministre !
L’administration et le pouvoir central ont parié sur l’épuisement rapide de la mobilisation en comptant sur la faiblesse de l’expérience syndicale des travailleurs, du peu de soutien des structures syndicales de l’UMT au niveau local et national et de la faiblesse générale de la solidarité sur le plan national et international. La pression de la faim qui pèse sur les ouvriers et leurs familles privés de toute ressource ferait qu’ils accepteraient rapidement les conditions imposés par l’OCP et notamment la signature des contrats précaires avec les sociétés d’intérim. Mais quand ils se sont aperçus de la détermination intacte des travailleurs, du développement des actions de solidarité et de soutiens syndicaux, le niveau de répression a augmenté.
Ainsi le 15 septembre 2009, il y a eu une descente musclée et l’arrestation de 44 ouvriers dont des membres du bureau syndical, la poursuite judiciaire de 4 d’entre eux, relaxés par la suite. Ils sont allés jusqu’à interdire toute forme de protestation et de manifestation dans toute la ville de Khouribga. Et chaque action s’est retrouvée confronté à une répression méthodique.
Ainsi les 1et 25 février 2010, plusieurs corps répressifs (police, forces auxiliaires, forces d’intervention rapide) sont intervenus laissant sur le carreau des dizaines de blessés. Mais cela, n’a pas brisé la détermination des salariés qui sont restés fermement attachés à leur revendication d’une intégration sans condition et titularisation réelle, soutenus par un large courant de sympathie présent jusque dans les campagnes environnantes.
C’est dans ce contexte que le 22 avril, on a eu droit à une escalade en réponse à un sit-in/ occupation devant une entreprise du site dans la région de Khouribga: gaz lacrymogènes, tirs d’intimidation à balles réelles, arrestation de 13 travailleurs et 2 citoyens solidaires. Cette vague de répression vise à imposer un climat de terreur visant aussi bien les travailleurs mobilisés que les soutiens actifs.
D’un point de vue général, la vague de solidarité est restée modeste, même si récemment, il y a eu l’implication d’unions locales et régionales liés à l’UMT. Ainsi l’union régionale de Rabat a décidé d’organiser une caravane de solidarité le 30 mai qui se déplacera à khouribga. L’union locale mobilisée depuis le début est fortement impliqué dans ce qu’elle considère comme sa propre lutte. L’AMDH a pu mobiliser prés de 40 sections le 13 septembre 2009 un temps fort de solidarité appuyé par la présence de 36 organisations, associatives, politiques, de défense des droits et l’implication d’organisations politiques, notamment de la voie démocratique qui a donné un écho constant à travers sa presse à la mobilisation.
La commission nationale de solidarité avec les ouvriers de Smesi a joué un rôle important pour faire connaître la lutte et les exactions commises aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger mais il est important de noter que la solidarité a été principalement morale alors que la solidarité matérielle a été absente. Par ailleurs, la diffusion de l’information s’est faite essentiellement par le biais d’internet, la presse écrite et audiovisuelle n’a quasiment pas couvert le conflit malgré son ampleur.
L’OCP qui possède d’énormes moyens financiers et de solides appuis dans les corps de l’état a pu imposer un barrage médiatique quasi-total. 
Dans ce contexte, la pression internationale a une importance aigue d’autant plus que l’Etat est sensible à son image et cherche à apparaitre comme défenseur des droits de l’homme et l’OCP à se présenter comme une entreprise moderne qui respecte les droits des travailleurs et des libertés syndicales.
C’est pourquoi nous pensons que des protestations publiques devant les ambassades, les consulats en Europe et en France, devant les bureaux de l’OCP ainsi qu’un relais large au niveau de la presse, des actions diverses de solidarité seraient les bienvenus. Et pourquoi pas une caravane de solidarité européenne ? Sans oublier d’intégrer des organisations qui ont un «poids» comme l’OIT, Amnesty, les grandes centrales syndicales telle que la CGT en France ou les commissions ouvrières en Espagne et d’autres dans le mouvement de solidarité, ce processus peut être un facteur réel pour gagner la bataille au profit des trvailleurs et imposer la libération de nos camarades.
Enfin, au nom des militants de l’Umt de Khouribga, nous adressons nos salutations fraternelles à tous ceux qui se solidarisent avec les travailleurs et leurs familles, notre syndicat et vive la solidarité ouvrière et internationaliste.

Propos recueillis par Lotfi Chawqui.

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mercredi 5 mai 2010

Maroc - Après le licenciement de 850 salariés, répression à Khouribga

Par Roger Meynier,  Lutte Ouvrière n°2170 du 5 mars 2010
Des dizaines de blessés, dont une quinzaine envoyés à l'hôpital, tel est le bilan de l'intervention des forces de répression contre le sit-in organisé le 25 février à Khouribga, au Maroc, par les mineurs licenciés abusivement par l'Office chérifien des phosphates (OCP). Les autorités avaient déjà fait réprimer sauvagement la marche organisée deux jours plus tôt vers la préfecture de Khouribga.
En fait, le bras de fer entre ces mineurs et l'OCP dure depuis plus de six mois. Cette situation fait suite au licenciement collectif de 850 salariés qui travaillaient à l'exploitation du phosphate dans la région de Khouribga et qui ont voulu constituer un syndicat affilié à l'Union marocaine du travail (UMT) afin de défendre leurs droits.
Ces travailleurs ont été embauchés dans les années 2001-2002 par la société Smesi Régie, filiale du groupe Office chérifien des phosphates (OCP), pour travailler sur le site minier de Boujniba, dans la région de Khouribga. Au Maroc, l'Office chérifien des phosphates, établissement public devenu groupe OCP en 1975, puis OCP SA en 2008, détient le monopole de l'exploitation de ce minerai. Il extrait chaque année 24 millions de tonnes du sous-sol marocain, ce qui en fait le premier exportateur mondial, et réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 5 milliards d'euros, ce qui en fait le plus gros exportateur de phosphate sous toutes ses formes.
Pour parvenir à ces résultats, l'OCP surexploite des milliers de mineurs titularisés, mais aussi des milliers de travailleurs temporaires. Le groupe a également fait appel à des sociétés d'intérim pour l'exécution de certaines tâches.
La majorité des 850 licenciés travaillaient à la production, dans les galeries ou dans la mine à ciel ouvert, mais également comme chaudronniers, mécaniciens d'entretien, conducteurs d'appareils de levage ou de poids lourds, informaticiens ou comptables. Bien qu'ils aient été embauchés par la Société marocaine d'études spéciales et industrielles (Smesi), c'est l'administration de l'OCP qui, durant toutes ces années, était directement responsable de leur affectation et de leurs tâches.
L'été 2008, la direction du groupe OCP avait intégré 883 ouvriers dans une situation similaire, ainsi que d'autres salariés embauchés par diverses filiales, mais elle a refusé sous de faux prétextes d'accorder les mêmes droits aux 850 de la Smesi. La constitution d'un syndicat UMT en mai 2009 a précipité la répression, avec la mise à pied en juillet de 150 ouvriers, dont des membres du syndicat, puis à la généralisation de cette mesure aux 700 autres.
Face à cet arbitraire et à ce mépris des droits et des libertés syndicales, Lutte Ouvrière affirme sa solidarité avec ces travailleurs et s'associe à tous ceux qui dénoncent la répression et réclament la réintégration de tous les licenciés par l'OCP.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org

samedi 27 mars 2010

La CNT France soutient la lutte des mineurs de l'OCP.


Par Jérémie Berthuin, SI de la CNT, 27/3/2010

Salut Ali,
La CNT poursuit en France sa campagne de soutien aux mineurs de l'OCP en lutte depuis septembre.Dernière action en date, nos camarades de la CNT 34 qui ont réalisé une action devant le consulat du Maroc à Montpellier.
D'autres actions de ce type vont suivre dans dans d'autres villes.
Au mois de février, deux camarades de la CNT-Nîmes s'étaient rendus sur
place à Khouribga et avaient rencontré le Comité de grève des mineurs. Nos
camarades avaient été choqués par l'état d'extrême précarité des mineurs
et de leurs familles, aussi le Secrétariat international lancera d'ici un
peu une souscription afin de soutenir un peu plus encore la lutte des
travailleurs de l'OCP.

Pour rappel, depuis octobre 2009, la CNT a multiplié les actions de
solidarité :
http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article389
Le Secrétariat International de la CNT a, en outre, produit un tract en
français et en arabe :
http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article388
Ainsi qu'une vidéo :
http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article407
Salutations anarcho-syndicalistes et révolutionnaires.
Nos camarades de l'OCP ne sont pas seuls !
Un coup contre l'un de nous est un coup contre nous tous et toutes !
Vive la lutte des classes et la solidarité internationale !!!

Jérémie BERTHUIN, SI de la CNT
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Companeros, companeras,
L'UD CNT 34 a organisé un rassemblement symbolique devant le consulat du
Maroc le samedi 6 mars au matin.
Nous avons ensuite diffé 300 tracts du SI, recto-verso français-arabe, au
marché du quartier Figuerolles (quartier populaire de Montpellier avec pas
mal de marocains ou d'origine marocaine).
A diffuser aux camarades de l'OCP !!
Ben, pour l'UD 34
Merci camarades de la CNT-France.
Les 850 prolétaires de SMESI licenciés abusivement(avec la complicité de l'Etat marocain). ont besoin de la solidarité de toutes et de tous les militant-es des causes justes à travers le monde.
Vive la solidarité internationaliste!
Ali Fkir, coordinateur du CSOS















lundi 22 mars 2010

Maroc : Solidarité du NPA avec les travailleurs en lutte !

Par Mahmoud Tawri, 20/3/2010
Les mouvements sociaux s’amplifient sur l’ensemble du pays. Les travailleurs et citoyens marocains en lutte ont besoin d’un soutien international indéfectible. 
Depuis juillet dernier, 850 travailleurs de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) sont en lutte continue contre leur licenciement abusif par leur employeur, géant groupe étatique qui domine le marché mondial du phosphate.
L’OCP, à travers sa filiale Smesi, n’a pas hésité à licencier les 850 travailleurs parce qu’ils ont décidé de créer un bureau syndical pour défendre leurs droits.
Derrière cette décision, la direction de l’OCP veut surtout augmenter sa rentabilité et remettre en cause tous les acquis sociaux des phosphatiers gagnés dans le passé et imposer une précarité à outrance notamment en multipliant les CDD par l’intermédiaire des sociétés d’intérim.
Un comité de solidarité national (CSOS) a vu le jour, regroupant des représentants des travailleurs en lutte et des militants de différentes villes du Maroc et de différentes forces de la gauche radicale.
Plusieurs initiatives ont été prises : manifestations et rassemblements notamment à Khouribga, ville minière et centre de production du phosphate, à Casablanca devant le siège de l’OCP, et à Rabat devant le ministère de tutelle et le siège du parlement. Une caravane de solidarité a également été organisée par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et a connu un net succès.  
Le pouvoir marocain, face à ces revendications légitimes, n’a apporté qu’une seule réponse : la répression (des dizaines de blessés et plusieurs poursuites judiciaires). Le pouvoir au Maroc prouve encore une fois qu’il n’a pas changé de nature, dix ans après la mort de Hassan II : une dictature répressive qui défend les intérêts du grand capital, emprisonne les militants (le groupe des étudiants de Marrakech – groupe de Zahra – et d’autres détenus politiques croupissent encore dans les geôles du pouvoir marocain), bafoue la liberté d’expression et interdit les journaux indépendants (fermeture de Journal Hebdo, titre phare de la presse indépendante), etc.  
Dans le contexte actuel marqué par une situation économique qui se dégrade et des inégalités sociales qui ne cessent de se creuser, et face au non-respect continu des droits fondamentaux des classes laborieuses, les luttes sociales au Maroc s’amplifient.
Les travailleurs de l’OCP continuent de se battre, convaincus que seule la lutte paie.
Le combat des diplômés chômeurs, organisés dans plusieurs associations, dure depuis des années, malgré la répression féroce et les procès iniques.
Les habitants des quartiers populaires à Casablanca, les sans-logis à cause des intempéries, s’organisent pour exiger que l’Etat prenne ses responsabilités.
Le mouvement étudiant, malgré la répression et les arrestations, se bat contre la réforme de l’enseignement qui a transformé les universités en des usines à chômeurs ou à main d’œuvre pas chère et corvéable à souhait.
Le mouvement de grève dans l’Education nationale, à Zagora et ailleurs, revendique sans relâche la gratuité de l’enseignement.
Les militants politiques et syndicalistes, des droits humains (notamment l’AMDH), les altermondialistes (Attac-Maroc), luttent au quotidien contre les politiques libérales préconisées par les institutions financières internationales et mises en œuvre par le gouvernement marocain ; contre la politique répressive du pouvoir ; pour défendre les intérêts des classes populaires.  
Face à cette situation, la solidarité internationale doit continuer et s’amplifier car il s’agit d’un moyen de pression important sur le pouvoir marocain, mais également un élément important d’encouragement des travailleurs en lutte. 
Sam 20.3.10, le_rebelle

mardi 2 mars 2010

REGARDEZ-LE...

Par Samira, 1/3/2010
regardez son visage
regardez ses yeux
regardez son regard..
cette rage triste
cette colère à peine contenu..
cet homme
a une famille
avait une maison
ses enfants allaient à l'école
l'OCP
l'a tout bonnement mis dehors
après des années de la beur
lui et plus de 800 autres..
pour lOCP,
comme pour le patronat
ces hommes
ne sont que des machines
qu'on jette après usage..
le capital n'a pas de valeurs
si
la valeur du gain
à tout prix
et n'importe comment..
je me demande parfois
si pour eux
nous sommes des humains
nous sommes des "ressources humaine"
ressources pour qui??
y a -t-il une espèce autre que les humains
qui fait les lois???
cet homme
et ses camarades jetés!!!
leurs enfants pour la plupart
ne vont plus à l 'école
quand je pense qu'on nous casse la tête
sur les moyens d'arrêter al hadr dirassi!!!!
on finira par devenir tous et toutes
schizophrènes
a écouter des discours
et à voir la réalité
et e hiatus entre les deux....
cet homme
et des milliers d'autres
ouvriers/ouvrières
ont besoin de toute notre solidarité
ont besoin de tout notre appui
cet homme
se dresse contre l'injustice
ces hommes refusent de baisser les bras
malgré le rapport de forces ambiant
cet homme
ces hommes
nous donnent une leçon
celle du courage
celle de la détermination
serons-nous à leur niveau
dépasserons nous nos subjectivités
et serons-nous
au rendez vous??

dimanche 29 novembre 2009

Conflit OCP : La Commission européenne doit rappeler à l'ordre les autorités marocaines

Par Mohamed Belmaïzi, 27/11/2009

Le 19/10/2009, Mohamed Belmaïzi a demandé à la commission européenne « d’enquêter sur la situation dramatique et horriblement inhumaine pour rappeler à l’ordre les autorités marocaines qui opèrent un retour vertigineux à l’esclavagisme d’antan » : le licenciement de 850 ouvriers remplacés par des retraités, condamnant à la misère autant de familles avec femmes et enfants.
« Un état de maltraitance que nos sociétés européennes ont combattu pour la dignité et l'émancipation de l'Homme. Il ne peut y avoir deux poids deux mesures. Ces valeurs sont universelles et en tant qu'européens, nous ne pouvons tolérer la confiscation des droits et fermer les yeux sur des comportement que nous avions combattu et continuons à le faire »

Réponse de Madame Janssen, le 11/11/2009
Cher Monsieur Belmaizi,
Je vous remercie de votre mail du 19 octobre dernier, par lequel vous attirez notre attention sur la situation de 850 ouvriers licenciés pour avoir fondé un syndicat en vue de protéger leurs intérêts.
Nous vous assurons suivre cette affaire de près, via notre Délégation à Rabat qui est en contact avec différentes organisations non gouvernementales dans le domaine des droits de l'homme, et notamment l'Association Marocaine des Droits de l'Homme.
Par ailleurs, nous soutenons la liberté syndicale au Maroc via l'Initiative européenne pour la démocratie et les droits de l'homme. En effet, nous avons octroyé à ce titre une subvention d'un montant de 124.000 € au projet du syndicat Organisation Démocratique du Travail, qui est en cours d'exécution. (...)

De Mohamed Belmaïzi, 27/11/2009
Chère Madame Janssen,
Je vous suis bien reconnaissant pour l’intérêt que vous portez à ce qui se déroule au Maroc. Les litiges se multiplient et l’Etat, concentré dans les mains d’une seule personne, en sa qualité de roi, supporté par une élite inculte qui l’entoure. Le Parlement marocain n’a aucune utilité, puisque l’ensemble du levier du pouvoir est entre les mains du roi qui décide de tout. Cette « démocrature » a assez duré. 
 Et il vous revient d’aider la société civile à instaurer un État de Droit dans ce pays qui a une grande et noble histoire avec l’Europe. Votre soutien est effectif, mais la déliquescence de la gouvernance est telle que tout acquis est menacé de disparaître. Alors que la résistance et la bataille pour les principes universels des Droits Humains sont hautement constructives et bien structurées.
A ce propos, permettez-moi d’attirer votre attention sur le fait que les militants de l’Association des Droits Humains (l’AMDH) sont les premiers exposés, aujourd’hui, aux arrestations, aux intimidations et aux emprisonnements sans motifs valables. Parler des Droits Humains au Maroc, devient un délit de lèse-majesté.
C’est pourquoi, un Comité de soutien à l’AMDH, dont je suis membre, s’est constitué ici à Bruxelles pour informer l’opinion et être partenaire utile pour contribuer à l’Etat de Droit au Maroc.(...)