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lundi 22 mars 2010

Maroc : Solidarité du NPA avec les travailleurs en lutte !

Par Mahmoud Tawri, 20/3/2010
Les mouvements sociaux s’amplifient sur l’ensemble du pays. Les travailleurs et citoyens marocains en lutte ont besoin d’un soutien international indéfectible. 
Depuis juillet dernier, 850 travailleurs de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) sont en lutte continue contre leur licenciement abusif par leur employeur, géant groupe étatique qui domine le marché mondial du phosphate.
L’OCP, à travers sa filiale Smesi, n’a pas hésité à licencier les 850 travailleurs parce qu’ils ont décidé de créer un bureau syndical pour défendre leurs droits.
Derrière cette décision, la direction de l’OCP veut surtout augmenter sa rentabilité et remettre en cause tous les acquis sociaux des phosphatiers gagnés dans le passé et imposer une précarité à outrance notamment en multipliant les CDD par l’intermédiaire des sociétés d’intérim.
Un comité de solidarité national (CSOS) a vu le jour, regroupant des représentants des travailleurs en lutte et des militants de différentes villes du Maroc et de différentes forces de la gauche radicale.
Plusieurs initiatives ont été prises : manifestations et rassemblements notamment à Khouribga, ville minière et centre de production du phosphate, à Casablanca devant le siège de l’OCP, et à Rabat devant le ministère de tutelle et le siège du parlement. Une caravane de solidarité a également été organisée par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et a connu un net succès.  
Le pouvoir marocain, face à ces revendications légitimes, n’a apporté qu’une seule réponse : la répression (des dizaines de blessés et plusieurs poursuites judiciaires). Le pouvoir au Maroc prouve encore une fois qu’il n’a pas changé de nature, dix ans après la mort de Hassan II : une dictature répressive qui défend les intérêts du grand capital, emprisonne les militants (le groupe des étudiants de Marrakech – groupe de Zahra – et d’autres détenus politiques croupissent encore dans les geôles du pouvoir marocain), bafoue la liberté d’expression et interdit les journaux indépendants (fermeture de Journal Hebdo, titre phare de la presse indépendante), etc.  
Dans le contexte actuel marqué par une situation économique qui se dégrade et des inégalités sociales qui ne cessent de se creuser, et face au non-respect continu des droits fondamentaux des classes laborieuses, les luttes sociales au Maroc s’amplifient.
Les travailleurs de l’OCP continuent de se battre, convaincus que seule la lutte paie.
Le combat des diplômés chômeurs, organisés dans plusieurs associations, dure depuis des années, malgré la répression féroce et les procès iniques.
Les habitants des quartiers populaires à Casablanca, les sans-logis à cause des intempéries, s’organisent pour exiger que l’Etat prenne ses responsabilités.
Le mouvement étudiant, malgré la répression et les arrestations, se bat contre la réforme de l’enseignement qui a transformé les universités en des usines à chômeurs ou à main d’œuvre pas chère et corvéable à souhait.
Le mouvement de grève dans l’Education nationale, à Zagora et ailleurs, revendique sans relâche la gratuité de l’enseignement.
Les militants politiques et syndicalistes, des droits humains (notamment l’AMDH), les altermondialistes (Attac-Maroc), luttent au quotidien contre les politiques libérales préconisées par les institutions financières internationales et mises en œuvre par le gouvernement marocain ; contre la politique répressive du pouvoir ; pour défendre les intérêts des classes populaires.  
Face à cette situation, la solidarité internationale doit continuer et s’amplifier car il s’agit d’un moyen de pression important sur le pouvoir marocain, mais également un élément important d’encouragement des travailleurs en lutte. 
Sam 20.3.10, le_rebelle

samedi 20 février 2010

Déclaration de solidarité avec les grévistes de la faim à Taroudant au Maroc

Déclaration à envoyer d'urgence aux adresses ci-dessous
"Après l'abandon des promesses données à la section de Taroudant de l'association nationale de diplômés enchômagés au Maroc (ANDCM) par les responsables de la province de Taroudant, suite à la première grève de la faim du 19/10/09 au 10/11/09, les militants de la section entament une deuxième grève de la faim illimitée depuis 11 janvier 2010.
Après 41 jours de grève de la faim, avec pour les 4 militants la triste perspective d'une mort lente, le gouverneur de Taroudant est resté insensible à la préoccupante dégradation de leur état de santé. 
Une déclaration faite par le gouverneur de Taroudant à un journal annonçait que "les exigences de la section de l'ANDCM sont impossibles", ce qui nous pousse à poser la question : Quelles sont ces exigences impossibles ? Est-ce que vivre dans des conditions normales et dans la dignité est donc impossible pour ce groupe défavorisé?
Nous, militantes et militants de ………………………………….(organisme) , nous condamnons fermement ces déclarations et l' inhumanité avec laquelle agissent les responsables de Taroudant face à cette situation.
Nous annonçons à l’opinion publique au niveau national et international, ce qui suit :
- notre solidarité inconditionnelle avec les luttes de la section de l'ANDCM de Taroudant et particulièrement les camarades en grève de la faim.
- notre condamnation de la répression et des arrestations massives qui se sont élevées à plus de 22 personnes appartenant à différentes organisations, de même que la répression et les arrestations des masses populaires avant même le début de la marche organisée par le comité de soutien et de liaison pour la ville de Taroudant.
- notre condamnation de l’irresponsabilité des autorités de la province de Taroudant ,et surtout celle du gouverneur, face à une catastrophe humanitaire imminente.
- notre soutien actif avec les militants en grève de la faim dont les revendications sont justes et légitimes.
- notre appel à l'union de toutes les organisations, politiques, syndicales, associations de droits de l’homme, afin de prendre connaissance de cette situation critique , et de fournir appui et assistance à la lutte de l'ANDCM."
Il est souhaitable d'envoyer une copie de cette déclaration à :
M. Le Premier Ministre : Fax : 00 212 0537761777 Email : courrier@pm.gov.ma
M. Le Ministre de l’Intérieur : Fax 00 212 0537766861 ou bien 212 0537767404
M.le Wali (Préfet) d’Agadir : Fax 00 212 0528840249
Une copie à envoyer à l'ANDCM : andcmcomite@ymail.com