Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à Bir Lahlou, le 5 mars 2016. PHOTO / FAROUK BATICHE / AFP.
Rien ne
va plus entre le royaume chérifien et le secrétaire général des Nations
unies. Le statut du Sahara Occidental est au centre de cette crise et
Rabat est passé en mode offensif face aux tentatives de Ban Ki-moon de
relancer les pourparlers sur ce conflit vieux de quarante ans.
Le royaume a annoncé le 15 mars la réduction de sa contribution à la Minurso, la mission onusienne
pour le maintien de la paix au Sahara Occidental. Le lendemain, le
secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon décide d’annuler sa
visite prévue au Maroc en juillet.
Tout a commencé durant la visite de Ban Ki-moon à Alger du 5 au
7 mars. Visite durant laquelle il ne s’est pas contenté de se rendre
dans les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest
de l’Algérie, mais il a également foulé le sol de Bir Lahlou, localité
située dans une zone contestée et gérée par les indépendantistes du
Polisario. C’est aussi un lieu où sont postés des observateurs
militaires de la Minurso, à l’est du mur de défense érigé par l’armée
marocaine. Une première pour un secrétaire général de l’ONU. A cette occasion, Ban Ki-moon a parlé de “référendum sur l’autodétermination” et utilisé le terme “occupé” en parlant de la présence marocaine dans le Sahara.
Les vieilles recettes de la propagande
Le Maroc a réagi en estimant sur un ton véhément que “l’utilisation de ce terme est ‘une insulte envers le peuple marocain’ et ‘une ineptie juridique et une erreur politique grave’”, en précisant qu’“aucune résolution du Conseil de sécurité n’a utilisé une telle terminologie”, relate Tel Quel.
Après avoir exprimé son “indignation” devant “les dérapages verbaux” de Ban Ki-moon, Rabat a appelé les Marocains à une marche le 13 mars pour dénoncer ces propos. “Certes,
la langue de Ban Ki-moon a fourché lors de sa visite dans les camps des
séparatistes. Fallait-il pour autant sortir de derrière les fagots les
vieilles recettes de la propagande pour lui faire comprendre que les
Marocains sont intraitables sur la question ?”demande le site marocain Le Desk, qui critique cette “politique de la table renversée” consistant à“ameuter
des millions de personnes à qui on distribue pain, sardines en boîte,
drapeaux, portraits du roi et effigies défigurées de Ban Ki-moon afin
d’insulter le secrétaire général de l’ONU, qui, jusqu’à preuve du contraire, reste la seule organisation représentative du concert des nations”.
Et d’asséner : “Quand c’est la machine de l’Etat qui orchestre cela, cela s’appelle de la bêtise diplomatique.”
Une démarche que Ban Ki-moon n’a guère appréciée non plus. Le
14 mars, il s’est plaint auprès du ministre marocain des Affaires
étrangères, Salaheddine Mezouar, du “manque de respect” du Maroc envers sa personne et envers les Nations unies et lui a fait part de “sa colère et [de] sa profonde déception”.
C’est Washington qui tire les ficelles
Pourquoi le secrétaire général des Nations unies a-t-il adopté cette position sur le Sahara ? “Les
déclarations de Ban Ki-moon dans les camps de Tindouf et à Alger,
hostiles aux intérêts marocains, indiqueraient une grave divergence de
vues entre le Maroc et les Etats-Unis, soutenus par la Grande-Bretagne,
sur la question du Sahara”,estime Yabiladi. Les deux capitales s’orienteraient vers “une
troisième voie qui serait plus que l’autonomie [proposée par le Maroc],
moins que l’indépendance [revendiquée par les Sahraouis]”. Une
solution qui serait élaborée par l’émissaire onusien Christopher Ross,
en poste depuis 2009, et qui pourrait prendre la forme d’un fédéralisme.
“Seulement, le Maroc refuse de l’accepter.”
Pour Yabiladi, “sur la question du Sahara, c’est Washington qui tire les ficelles” et le rôle des secrétaires généraux de l’ONU“se limite à accompagner la vision des responsables américains”. Ainsi Ban Ki-moon, qui “n’a pas fait montre d’une grande autorité sur la scène internationale”, obéit au tempo politique orchestré par les Etats-Unis. Le site marocain rappelle qu’en 2013 déjà “les
services du chef de la diplomatie américaine John Kerry avaient soumis
au Conseil de sécurité un projet de résolution proposant d’élargir le
mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme au Sahara.
Une manœuvre que le Maroc avait réussi à déjouer.”
Rapprochement Rabat–Moscou
Et pour contrer les idées fédéralistes soutenues par Washington et Londres, Mohammed VI
est allé jusqu’à Moscou chercher l’appui de Vladimir Poutine. Une
visite commencée le 13 mars et qui a donné lieu le 15 mars à une
déclaration commune aux deux dirigeants stipulant : “La Russie et le
Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer ou de précipiter la
poursuite du processus politique, ainsi que toute sortie au-delà des
paramètres déjà établis dans les résolutions existantes du Conseil de
sécurité des Nations unies”,relate Le Desk.
Un rapprochement stratégique qui pourrait conduire au gel du dossier
du Sahara. Dans le même temps, les deux pays ont signé plusieurs accords
bilatéraux, notamment au plan des échanges commerciaux pour “favoriser les exportations agricoles marocaines et les importations de céréales russes”.
Dans l’immédiat, les Nations unies auront à remplacer quelque 3 millions
de dollars que le Maroc versait pour assurer le logement et la
nourriture des casques bleus de la Minurso. Sans oublier qu’il faudra
prendre des mesures si le Maroc met à exécution sa volonté de retirer
des contingents marocains engagés dans les opérations de maintien de
la paix.
CAMPAGNE 2016: LA MINURSO À SURVEILLER DROITS DE L´HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL
SIGNEZ LA PÉTITION
LETTRES AU CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES
En ce Avril 2016, le Conseil de
sécurité de l’Organisation des Nations Unies se réunira à renouveler le
mandat de la MINURSO ( Mission des Nations Unies pour le référendum au
Sahara occidental ) . C’est la seule mission spéciale des Nations Unies
sans compétences dans la surveillance des droits de l’homme, et tous
sont connus abus commis par les autorités marocaines contre la
population sahraouie dans les territoires occupés .
Vous pouvez aider à protéger la vie et les droits de l’homme du peuple sahraoui , en signant cette pétition !
TEXTE DEPÉTITION
A l’attention des pays
membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, en vue de la prochaine
Résolution en avril 2016, sur le Sahara Occidental
Au moment de célébrer les 55 ans de
la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples
coloniaux, et à mi chemin de la période 2011-2020 déclarée par
l’Assemblée Générale “Troisième Décennie internationale de l’élimination
du colonialisme”.
40 années après l’abandon de l’État
Espagnol du Sahara Occidental, et l’Avis consultatif de la Cour
internationale de Justice de La Haye, étant actuellement considéré comme
un territoire non-autonome, attendant la décolonisation, et soumis à
l’occupation illégale de la part du Royaume du Maroc.
Correspondant à l’OrgaSahanisation des
Nations Unies et à ses États membres l’engagement principal en matière
de décolonisation, le Conseil de Sécurité a la plus grande et la plus
urgente responsabilité dans la recherche d’une solution juste et
définitive, qui respecte la volonté libre du peuple du Sahara occidental
pour cette année 2016, limite fixée par la dernière résolution du
Conseil de sécurité et par l’urgence imposée par la réalité sur le
terrain.
Nous demandons aux Pays membres du Conseil de sécurité de:
GARANTIR l’urgente nécessité de protection des Droits de l’Homme grâce à un mécanisme juste et transparent, inclut dans le mandat de la MINURSO; qui endosse la responsabilité de superviser et contrôler l’application effective des droits fondamentaux du peuple sahraoui.
VEILLER à la protection
des Ressources Naturelles du Territoire tant qu’un statut définitif
pour le Sahara occidental n’aura pas été fixé.
FAIRE PRESSION avec des
mesures réelles et efficaces pour que le peuple sahraoui puisse exercer
au plus tôt son droit de choisir librement son avenir en tenant un
référendum d’autodétermination.
Violations des droits de l’Homme au Sahara occidental: inquiétudes européennes
BRUXELLES- Préoccupés par la persistance des violations des droits de
l’Homme et notamment de la situation "difficile" des défenseurs
sahraouis des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara
occidental, des parlementaires européens ont appelé l’Union européenne
(UE) à prendre "les mesures nécessaires" pour assurer leur protection et
garantir leurs droits.
Dans une question écrite adressée mercredi à la chef de la diplomatie
de l’UE, Federica Mogherini, l’eurodéputé Paloma Lopez a dénoncé
l’interdiction qui a été faite par les autorités marocaines au défenseur
sahraoui des droits humains Ali Salem Tamek de poursuivre des études
supérieures.
Considérant que le déni systématique de l'accès à l'enseignement
supérieur constitue une violation des dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l'homme et du Pacte international relatif aux
droits économiques, sociaux et culturels, l’eurodéputé Paloma Lopez
s’est interrogée sur les mesures à prendre pour mettre fin à ce nouveau
cas de « répression politique».
Depuis 2007, année d’obtention de son baccalauréat, Ali Salem Tamek
est interdit d'université. Cette mesure « arbitraire et illégale» est
liée à son engagement en faveur de l’application du droit à
l’autodétermination du peuple sahraoui, a-t-elle fait remarquer.
Paloma Lopez a déploré, en outre, le harcèlement des défenseurs
sahraouis des droits de l'homme sur le territoire du Sahara occidental
occupé, citant le cas de Mme El Ghalia Djimi, vice-présidente de
l’association des victimes des violations graves des droits de l’homme
commises par le Maroc (ASVDH), qui s’est vue refuser son congé annuel
ainsi que la permission de quitter le territoire
en raison de son engagement en faveur de l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
El Ghalia Djimi devait se rendre en Espagne le 20 février dernier pour
participer à une session de formation sur les droits de l’homme au
Sahara occidental avant de s’envoler pour Genève le 27 du même mois pour
prendre part avec une délégation de militants sahraouis, aux travaux de
la 31è session du Conseil des droits de l’homme.
Elle a demandé, à ce titre, à l’UE de prendre les mesures nécessaires
pour permettre aux défenseurs sahraouis des droits de l’homme de prendre
part aux manifestations internationales sur la question des droits de
l’homme.
L'eurodéputé a plaidé également pour la libération immédiate du
défenseur des droits humain Mbarek Daoudi dont l'action judiciaire
lancée contre lui est « uniquement motivée par son travail légitime et
pacifique en faveur des droits humains au Sahara occidental», a-t-elle
souligné.
Préoccupée par le maintien de l'inculpation et la lourde peine
prononcée contre Mbarek Daoudi, le 8 février 2016, par la chambre
criminelle de la Cour d'appel d'Agadir, Paloma Lopez a relevé de
« nombreuses irrégularités», démontrant l’illégalité des procédures
d’arrestation et d’instruction de ce militant sahraoui.
Paloma Lopez a également interpellé la haute représentante de l’UE aux
Affaires étrangères et la politique de sécurité sur le cas des 23
militants sahraouis incarcérés depuis 27 mois dans l’illégalité, après
leur jugement par un tribunal militaire marocain "qui est contraire aux
normes d'équité reconnues au plan international" .
Ces militants pacifistes, pour la plupart défenseurs des droits de
l'Homme, ont été arrêtés en novembre 2010 lorsque les forces de l'ordre
marocaines sont intervenues pour démanteler avec violence le campement
de 8000 tentes installées par 20 000 Sahraouis à Gdim Izik à 12
kilomètres de Laâyoune occupée, la plus grande ville du Sahara
occidental, pour protester contre leurs conditions de vie désastreuses
et défendre leurs droits politiques, économiques et sociaux.
Ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison.
Les déclarations de Ban Ki-moon dans les camps de Tindouf et à
Alger hostiles aux intérêts marocains, indiqueraient une grave
divergence de vues entre le Maroc et les Etats-Unis, soutenus par la
Grande-Bretagne, sur la question du Sahara. Les deux pays seraient
favorables à une autre voie qui dépasserait la proposition d'autonomie
proposée par le Maroc.
Et si l’actuelle crise avec Ban Ki-moon n'était que la face émergée
de l’iceberg ? Un bras de fer qui cacherait de graves divergences entre
le Maroc et deux membres influents au Conseil de sécurité, à savoir les
Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Le refus catégorique du secrétaire
général d’assouplir ses postions hostiles au royaume ne serait pas
anodin et ne résulterait pas d’un simple entêtement de la part du
Sud-coréen. D’autant plus que depuis qu’il a succédé, en 2006 à Kofi Annan, Ban
Ki-moon n’a pas fait montre d’une grande autorité sur la scène
internationale. En témoigne, ses faibles positions sur les dossiers
irakien, syrien, libyen, malien. Et même sur le conflit du Burundi
-moins important que celui du Sahara occidental- il n’a éprouvé
aucune gêne à composer avec le président Pierre Nkurunziza lors de sa
visite du 22 février.
Une nouvelle crise avec les Etats-Unis en perspective ? Sur la question du Sahara, c’est Washington qui tire les ficelles.
C’est elle qui donne en effet le tempo politique à ce différend
territorial, vieux de quatre décennies. Le rôle de l'ONU et des
secrétaires généraux qui se sont succédés depuis, se limitent à
accompagner la vision des responsables américains qui manœuvrent sur le
terrain du Sahara grâce aux leviers des « Envoyés personnels ». Étrange coïncidence, sur les trois diplomates nommés à ce poste deux
sont américains : James Baker et Christopher Ross. Et même lorsque le
Maroc avait retiré sa confiance en Ross en 2012, c’est le nom de Colin
Powell qui était pressenti pour le remplacer. C’est dire l’importance
stratégique pour les Etats-Unis de rester le seul et unique acteur
majeur sur le dossier du Sahara occidental. Face à une Union européenne
affaiblie par son manque de cohésion, Washington a su imposer sa
politique, soutenue en cela par Londres.
Un nouveau projet pour le Sahara ? Les deux capitales préparaient d'ailleurs un projet, une sorte de
troisième voie qui serait plus que l’autonomie, moins que
l’indépendance. Une solution portant la signature de Christopher Ross
qui pourrait prendre la forme d'un fédéralisme plus ambitieux. Seulement
le Maroc refuse catégoriquement cette option. Autre coïncidence inquiétante pour le Maroc, les déclarations de Ban
Ki-moon interviennent seulement un mois après le voyage de
l’ambassadrice des Etats-Unis à Alger, dans les camps de Tindouf. La
diplomate était accompagnée par Margarette Mckelvey, responsable Afrique auprès du Département d’Etat. Après l'épisode d'avril 2013, sommes-nous face à une nouvelle crise
avec les Etats-Unis ? A l’époque, les services de John Kerry avaient
soumis au Conseil de sécurité un projet de résolution proposant
d’élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de
l’Homme au Sahara. Une manœuvre que le Maroc avait réussi à déjouer
grâce aux concours de ses relais au Pentagone, le lobby juif aux
Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, l’Espagne et la Russie.
L’ONU a déploré mercredi 17 mars la décision du Maroc de réduire sa contribution à la Minurso et a indiqué « prendre des mesures pour en atténuer les effets ».
Le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a aussi indiqué que le
secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon maintenait ses déclarations
controversées, qui ont fortement irrité le Maroc, et qu’il avait renoncé
à se rendre à Rabat vu le climat ambiant.
« Il n’a pas de visite prévue pour l’instant », a-t-il précisé. « Il n’est pas non plus question de retirer la Minurso », a-t-il assuré.
L’ONU espère que son médiateur Christopher Ross va pouvoir continuer ses efforts et que « ce n’est pas la fin du processus politique ».
« La population du Sahara occidental mérite de voir une lumière au bout du tunnel », a-t-il affirmé.
La décision marocaine, communiquée lundi à M. Ban par le ministre marocain des affaires étrangères Salaheddine Mezouar, « a été une surprise », a-t-il affirmé.
« Nous regrettons évidemment cette décision », a-t-il dit, « et nous espérons progresser vers une relation plus constructive et positive avec le Maroc », avec lequel des contacts sont maintenus.
Les services qui s’occupent des missions de l’ONU « vont prendre les mesures nécessaires pour garantir que la Minurso puisse continuer à remplir son mandat ».
Il faut notamment remplacer quelque 3 millions de dollars que le Maroc
versait pour assurer le logement et la nourriture des Casques bleus.
Quant à la menace brandie par le Maroc de remettre en cause sa
participation à d’autres opérations de maintien de la paix, M. Dujarric a
dit « attendre encore des détails ». Le Maroc fournit quelque 2.300 Casques bleus, notamment à la Monusco (mission de l’ONU en République démocratique du Congo).
Le Maroc a annoncé une « réduction significative » de sa participation à la mission de l’ONU au Sahara.
Dans son communiqué, Rabat a également annoncé l’« annulation de la contribution volontaire qu’accorde le Maroc au fonctionnement de la Minurso» et l’« examen des modalités de retrait des contingents marocains engagés dans les Opérations de Maintien de la Paix ».
Ban Ki-moon s’était plaint amèrement lundi d’un « manque de respect » du Maroc envers sa personne et l’ONU, en recevant M. Mezouar. Selon un communiqué de l’ONU, M. Ban avait exprimé au ministre « sa profonde déception et sa colère » à la suite d’une manifestation monstre à Rabat « qui l’avait pris pour cible personnellement ».
"La vérité, tôt ou tard, finira par surgir", répète inlassablement ALI AARRASS qui, bien qu'INNOCENT, entrera le 1er avril prochain dans sa NEUVIÈME ANNEE DE DÉTENTION ! Afin de renforcer la mobilisation citoyenne autour d’Ali Aarrass, devenu l’emblème héroïque de la lutte pour l'égalité de droits en faveur des binationaux, le Comité Free Ali organisera tout au long du mois d’avril plusieurs rencontres, ainsi qu’une campagne de crowdfunding. A l'agenda de ce mois de solidarité, quatre dates importantes que nous vous appelons à réserver dès maintenant:
1. Vendredi 01/04: rassemblement de 12h à 14h devant le ministère des Affaires étrangères (rue des Petits Carmes, 15 - 1000 Bruxelles). 2.Samedi 16/04: conférence-débat "Les binationaux à la lumière d'Ali Aarrass" (horaire 15h-17h, à confirmer suivant salle encore à déterminer). 3. Samedi 23/04: présentation publique d'une étape de travail du Choeur Ali Arrass, vers midi à la Maison des Cultures de Saint-Gilles (rue de Belgrade, 120 - 1060 Bruxelles). Projet ouvert aux professionnels et amateurs sans distinction aucune, dont l'objectif est de porter à la scène le combat d'Ali Aarrass. 4. Samedi 30/04: campagne de crowdfunding : présentation de la BD "Je m'appelle Ali Aarrass" et du livre "Ali Aarrass, lettres de prison & Farida Aarrass, journal d'une grève de la faim (horaire 15h-17h). Ne manquons pas ces quatre rendez-vous citoyens, soyons-y aussi nombreux que possible: pour Ali et pour nous tous !
Barbara WeingartnerSi
je regarde les vidéos de la manifestation du dimanche dernier, j'ai
l'impression qu'il s'agissait d'un évènement bien orchestré, d'une
action à la façon "MARCHE VERTE". Les participants - je dirais plutôt de
la sous-classe - avaient reçu un voucher pour un déjeuner, un lunchbox et les frais de déplacement payés. Quelle logistique pour servir les "3 Mio" personnes: Les aides de cuisine du palais royal ont dû travailler comme des fous..
1- le Maroc n'a pas de gouvernement, mais une sorte de cabinet composé à moitié de quelques technocrates et pour l'autre moitié, d'islamistes obtus qui attendent tout du Ciel, via les instructions musclées du "Commandeur des Croyants" (sujets soumis et non-citoyens).
2.- Toutes les décisions centrales reliées à la gouvernance du pays sont prises par le roi et son shadow cabinet (le vrai exécutif, dans lequel siègent les principaux conseillers du roi prédateur, des voyous type Majidi, El Himma, Znagui, etc). Les potes du roi en somme, qui lui suggèrent des mesures aussi aberrantes que celles des "rétorsions contre l'ONU". Ne soyez pas étonné(E)s, si demain, M6 appelait à une "Marche Jaune" devant le siège en verre de l'ONU à New york Manhattan, avec un Salaheddine Mezouar gueulant dans un mégaphone que le Sahara Occidental est marocain - Sans doute que M6 sera le premier chef d'État à démontrer que le ridicule tue! Ahmed Benani
L'Algérie et le Parlement panafricain partagent la "même
position" vis-à-vis de la question du Sahara Occidental, à savoir le
droit à l'autodétermination à travers l'application du droit
international, a indiqué mardi à Alger le président du Parlement
panafricain, Nkodo Dang.
"Le Parlement panafricain et l'Algérie partagent la même position
concernant le dossier du Sahara Occidental. Nous voulons que le droit
international soit appliqué, afin de permettre au peuple sahraoui
d'aller vers l'autodétermination", a déclaré à la presse M. Dang à
l'issue de son entretien avec le président de l'Assemblée populaire
nationale (APN), Mohamed-Larbi Ould Khelifa. M. Dang a indiqué que le Parlement panafricain "appuie" les résolutions
onusiennes, soulignant l'importance de céder, aujourd'hui, la place à
la "légalité internationale". Par ailleurs, le même responsable a précisé avoir évoqué avec M. Ould
Khelifa les questions sécuritaires, le développement et la paix en
Afrique, ainsi que la révision de la Constitution algérienne qui, a-t-il
dit, a apporté "beaucoup d'innovation en matière de libertés publique
et individuelle". "Cette année a été baptisée l'année des droits de l'homme, spécialement
ceux de la femme. L'Algérie a déjà dépassé ce stade", a-t-il déclaré,
citant l'exemple du nombre de femmes député au Parlement. "C'est la première fois que je trouve une proportion aussi élevée de
représentation de femmes au sein du Parlement (146 sur 462 députés),
lorsqu'on sait que la plupart des Parlements arabes ont un taux de
représentation très faible", a relevé M. Dang. Le président du Parlement panafricain a, d'autre part, soulevé le
dossier de la migration des jeunes africains, indiquant avoir proposé à
l'Algérie d'abriter une conférence sur la jeunesse africaine. "Cette conférence permettra de donner des réponses à notre jeunesse,
notamment à travers le développement des Etats africains,
l'industrialisation du continent et la création d'emplois", a-t-il
expliqué. --------------------------------------------------------------- Par Barbara Weingartner
Le comportement «irrespectueux» adopté à l’égard du secrétaire général
de l’Organisation des Nations unies (ONU) confirme que les autorités
marocaines sont aujourd’hui prises de panique. Celle-ci devrait
s’accentuer au fur et à mesure que se rapprochera la date prévue pour la
présentation par Ban Ki-moon de son rapport sur le Sahara occidental
devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
Violemment critiqué la semaine dernière par le gouvernement marocain
qui lui a reproché sa « partialité» dans le traitement du dossier du
conflit du Sahara occidental lors de sa visite des camps de réfugiés
sahraouis et des territoires sahraouis libérés, le secrétaire général de
l’ONU, Ban Ki-moon, a été obligé de sortir de sa réserve pour lui
répondre. Une réponse s’imposait d’autant que l’ONU et le Sud-Coréen ont
été une nouvelle fois pris pour cibles lors d’une manifestation
«antisahraouie» et «anti-ONU» organisée lundi à Rabat à l’instigation du
makhzen et à laquelle ont participé plusieurs membres du gouvernement
marocain.
Dans cette manifestation officiellement assumée donc, certaines des
attaques ont visé la personne même du secrétaire général des Nations
unies. Ces attaques «irrespectueuses» et attentatoires à sa dignité ont
fait entrer Ban Ki-moon dans une colère noire. Fait rarissime dans les
usages des Nations unies, le secrétaire général de l’ONU — qui est connu
pour son grand flegme — a tenu, cette fois, à répondre personnellement
aux Marocains et veillé à ce que sa colère soit médiatisée. C’est la
seconde fois en l’espace d’une semaine que l’ONU recadre avec véhémence
le Maroc.
Ban Ki-moon — qu’une majorité de Sud-Coréens espèrent voir devenir leur
prochain Président — n’a par ailleurs pas raté l’occasion de la
présence à New York du ministre marocain des Affaires étrangères,
Salaheddine Mezouar, pour lui passer un savon «en live» et le charger de
rendre compte à son gouvernement de l’étendue de sa «colère» et ainsi
que de sa «profonde déception».
Il lui a exigé de plus de veiller à ce que l’ONU soit respectée au
Maroc. «Le secrétaire général a fait part de sa stupéfaction concernant
la récente déclaration du gouvernement du Maroc et exprimé sa profonde
déception et sa colère au sujet de la manifestation qui a été mobilisée
dimanche et qui l’a visé en personne», a déclaré l’ONU dans un
communiqué diffusé juste après la rencontre entre Ban Ki-moon et le
ministre marocain des Affaires étrangères.
Manipulations et désinformations marocaines
Loin d’avoir été impressionné et encore moins apeuré par les manœuvres
marocaines destinées à faire pression sur l’ONU, Ban Ki-moon, droit dans
ses bottes, a rappelé, en outre, au chef de la diplomatie marocaine
(qu’il n’aurait même pas convié à s’asseoir tellement son courroux était
grand) son attachement aux résolutions des Nations unies pour le
règlement du conflit au Sahara occidental.
Dans sa réponse cinglante au royaume chérifien, l’ONU a insisté sur le
fait que le dernier périple de Ban Ki-moon dans la région visait à
«relancer les négociations entre Rabat et le Front Polisario afin de
parvenir à une solution politique juste et mutuellement acceptable qui
permet l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».
L’Organisation a ainsi regretté que cet objectif ait été «déformé» par
le gouvernement marocain. Un gouvernement qui tourne actuellement le dos
à la paix et foule aux pieds la légalité internationale. Rabat refuse,
en effet, le principe d’organiser un référendum d’autodétermination au
Sahara occidental et rejette, en même temps, le principe de négocier
avec le Front Polisario. Les Marocains ne veulent même plus recevoir
Christopher Ross, l’envoyé spécial de Ban Ki-moon.
A ce propos, l’ONU dit ne pas comprendre la réaction hystérique du
Maroc qui a suivi la visite de son secrétaire général dans les camps de
réfugiés sahraouis, dans la mesure où «tous les Etats membres des
Nations unies, y compris le Maroc, ont accepté de déterminer le statut
final des territoires sahraouis en vertu des résolutions de l’Assemblée
générale adoptées sans vote». Statut qui, bien évidemment, ne doit être
déterminé qu’à l’issue d’un référendum d’autodétermination.
Affolement et crise de nerfs
En réalité, le Maroc est au fait de toutes les subtilités du dossier et
connaît bien la position de l’ONU par rapport à la question du Sahara
occidental. Il a perdu les pédales, car il vient de se rendre compte que
son onéreux lobbying en faveur de la promotion de son «large plan
d’autonomie» mis en place pour court-circuiter la tenue d’un référendum
au Sahara occidental est loin de faire des émules, malgré le soutien
actif de la France.
Pour tout le monde, le Sahara occidental reste est un «territoire non
autonome», le Maroc n’a pas le statut de puissance administrante et le
dossier sahraoui est une question de décolonisation. En clair, les trois
grandes constantes rappelées à Tifariti par Ban ki-moon qui a même
parlé d’«occupation».
L’affolement de Rabat s’explique aussi par les récentes victoires
diplomatiques remportées par le Front Polisario, dont la plus
retentissante était de convaincre l’Union européenne de revoir son
accord agricole conclu avec le Maroc en 2012. La décision de Bruxelles
est elle-même en train de provoquer un effet boule de neige en Europe.
Ce n’est pas tout. De nombreux grands pays, comme le Nigeria et
l’Afrique du Sud, ont inscrit comme priorité de leur agenda diplomatique
la décolonisation du Sahara occidental. La visite de l’ambassadrice des
Etats-Unis à Alger, au début du mois, dans les camps de réfugiés
sahraouis à Tindouf, a par ailleurs créé un vent de panique au Maroc.
Surtout que cette visite a été autorisée par le Département d’Etat.
Les Etats-Unis font partie des pays qui aident le plus les réfugiés
sahraouis. Depuis octobre 2013, l’Administration Obama leur a consacré
23 millions de dollars. Il n’y a pas longtemps, les Etats-Unis ont
également soutenu au Conseil de sécurité de l’ONU un projet préconisant
l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la surveillance des
droits de l’homme, avant de se raviser à la dernière minute.
Le comportement «irrespectueux» adopté à l’égard du secrétaire général
de l’ONU confirme, en tout cas, que les autorités marocaines sont
aujourd’hui prises de panique. Celle-ci devrait s’accentuer au fur et à
mesure que se rapprochera la date prévue pour la présentation par Ban
Ki-moon de son rapport sur le Sahara occidental devant le Conseil de
sécurité de l’ONU.
Ce rapport, tout le monde l’attend d’ailleurs avec impatience. Mais
c’est le cas surtout des Sahraouis qui patientent depuis 40 ans que la
communauté internationale tienne ses engagements. Lors de sa visite dans
les camps de réfugiés sahraouis, Ban Ki-moon a très bien compris que la
patience des Sahraouis a des limites et qu’il n’est pas certain qu’ils
pourront attendre davantage. Il sait aussi que la balle est dans le camp
de l’ONU.
POUR LE
REFERENDUM D'AUTODETERMINATION AU SAHARA OCCIDENTAL MAINTENANT
Cette année encore, la Semaine
anticoloniale et antiraciste se termine par une manifestation à l'appel du
réseau anticolonial, du collectif "Ni guerres, ni état de guerre" et
de nombreux partis, syndicats et associations (dont ACCA, AFASPA, AFAPREDESA,
4ACG, CORELSO, FASTI, FTCR, Fondation Frantz Fanon, Survie...).
Face à l'aggravation de la situation au Sahara
occidental occupé par le Maroc depuis 1975 ( répression violente des manifestations pacifiques; tortures dans les
commissariats et les prisons; arrestations arbitraires et procès inéquitables
avec de lourdes condamnations; expulsions d'observateurs et de journalistes
étrangers; maintien en prison des 22 militants sahraouis du groupe de Gdeim
Izik condamnés le 17 février 2013 à des peines de prison de 20 ans à la perpétuité
qui mènent une grève de la faim illimitée pour exiger leur libération immédiate),
les associations de Sahraouis en France
et les associations de soutien à la cause sahraouie appellent à manifester à
l'occasion de la Semaine anticoloniale et de la Journée internationale contre
le racisme (21 mars)
SAMEDI 19
MARS À 14H A BARBES
(Métro
Barbès-Rochechouart)
-
pour soutenir les prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik en grève de la
faim illimitée depuis le 1er mars et exiger leur libération
-
pour l'application du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui avec la
tenue du référendum maintenant
-
pour exiger que gouvernement français cesse son soutien au pouvoir marocain et
engage un processus de reconnaissance de la RASD (République Arabe Sahraouie
Démocratique)
SOLIDARITE
AVEC LA LUTTE DU PEUPLE SAHRAOUI POUR
SON INDEPENDANCE!
Comme l'an dernier nous souhaitons que les Sahraouis en France et
les soutiens de la cause sahraouie soient nombreux à cette manifestation avec
banderoles, drapeaux et tracts. Pourcontribuer à cette mobilisation, ci-dessus un appel spécifique sur la question sahraouie à diffuser
largement.
Je vous informe également que, dans le cadre de
la Semaine anticoloniale, se tiendra un
"Concert des peuples en lutte" avec
notamment des groupes musicaux kurde et sahraoui. le jeudi 17 mars à 19h salle LE
CHINOIS 6 Place du Marché à Montreuil
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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