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vendredi 15 avril 2011

Maroc : Libération de prisonniers politiques, vidéos

Par Ayad Ahram, ASDHOM, 14/4/2011


Je viens d’avoir au téléphone la femme de Sriti, l’un des prisonniers politiques du groupe Belliraj. Elle me confirme leur libération survenue vers 11h (heure locale) aujourd’hui. Les prisonniers d’opinion sahraouis ainsi que le défenseur des droits de l’Homme Chakib El Khyari* sont de la partie également. Ils se dirigent actuellement au Conseil National des Droits de l’Homme pour une conférence de presse en présence de leurs familles.
Une page se tourne, mais le combat lui, continue.

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 Mohammed VI gracie 190 détenus
Par Nouvel Obs, 14/4/2011

RABAT (AP) — Le roi Mohammed VI du Maroc a gracié 190 détenus des prisons de Salé et de Casablanca en réponse à un mémorandum du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), a annoncé jeudi le ministère marocain de la Justice.
Dans le cadre de cette grâce, certains détenus ont été libérés, d'autres ont vu la durée de leur peine réduite ou leur peine de mort commuée en peine de prison.
Parmi les détenus libérés figurent cinq personnes présentées comme islamistes modérés. Il s'agit de Mustapha Mouatassim et Mohamed Marouani dont les partis politiques ont été dissous, Mohammed Amine Regala, Alaa Biadella Maa Al-anin et Abdelhafid Sriti. Ce dernier était le correspondant au Maroc de la chaîne libanaise Al Manar, proche du Hezbollah.

Par ailleurs, le juge d'instruction chargé du complément d'enquête par le tribunal de première instance de Casablanca a ordonné jeudi la mise en liberté provisoire des mis en cause Ali Salem Tamek, Ibrahim Dahhane et Ahmed Naciri, des militants pour l'indépendance du Sahara Occidental, contrôlé par le Maroc. La chambre pénale prés la cour d'appel de Casablanca a décidé quant à elle la mise en liberté provisoire d'un autre détenu sahraoui, Ahmed Mahmoud Hadi, plus connu sous le nom d'Al Kinane.

Depuis les attentats de mai 2003 dans lesquels 45 personnes avaient été tuées, dont 13 kamikazes, des centaines de suspects islamistes ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison ou à la peine capitale. AP 
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110414.FAP7732/maroc-mohammed-vi-gracie-190-detenus.html

http://youtu.be/ALDUFEiT0NU ( Chakib Al Khayari)
http://www.youtube.com/watch?v=_WqUvZgDxO4 (devant le Conseil National des Droits de l’Homme CNDH)
http://www.youtube.com/watch?v=1I9zE91R7Ww (réception au siège du Club des avocats de Rabat)
http://www.youtube.com/watch?v=TepYggz9t8A   (sit-in du mouvement du 20 février devant le CNDH)
COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DES TUNISIENS POUR UNE CITOYENNETÉ DES DEUX RIVES
 DÉLÉGATION DE LA F.T.C.R. A VINTIMILLE

APRÈS LA JOIE DE COURTE DURÉE RETOUR DES PRATIQUES NON LÉGALES
Par Tarek Ben Hiba, président,  8/4/2011 2011

Après s’être réjouie comme la majorité des tunisiens, de l’octroi de visas humanitaires de court séjour aux harragas tunisiens arrivés sur l’île de Lempadusa la F.T.C.R. exprime son inquiétude de voir les anciennes pratiques non conformes aux droits et conventions en matière de droits des migrants de retour.

La F.T.C.R. a manifesté sa satisfaction de l’attitude nouvelle du gouvernement issu de la révolution tunisienne qui a rejeté les menaces du gouvernement italien de Berlusconi de refouler des milliers de migrants tunisiens par bateaux militaires.
Cependant nous venons de prendre connaissance de la contrepartie des 20 000 visas temporaires octroyés par le gouvernement italien qui semblent être acceptée par les autorités tunisiennes selon des dépêches de presse : le rapatriement forcé par petits contingents à l’abri des médias et en présence des autorités consulaires tunisiennes.

Dans le cas où ces mesures de rapatriements collectifs forcés s’avèrent vérifiées, la F.T.C.R. exprime ses vives protestations et rappelle que tout accord bilatéral doit être conforme au droit et au cas particulier toutes mesures d’éloignements forcés sont illégales du point de vue du droit international. Il est grand temps de mettre fin aux accords inégaux et non-conformes au droit en matière d’immigration.

En outre la F.T.C.R. informe l’opinion publique des mesquineries des autorités italiennes quant à l’application de leur propre demande. Celle-ci concerne les migrants arrivés à Lumpadusa avant mardi dernier minuit. Or les 40 tunisiens embarqués sur un avion hier soir à l’aéroport de Lumpadusa à destination de Tunis avaient foulé la sol de l’île italienne à 0 h 25 (nous en avons la preuve) donc ils étaient bien dans les eaux territoriales italiennes avant minuit.
La F.T.C.R. réitère de voir les principes démocratiques et du respect des intérêts du peuple tunisien apportés par la révolution tunisienne s’appliquer enfin au ministère tunisien des affaires étrangères. Elle demande la création d’un nouveau ministère de l’immigration chargé de gérer les intérêts des migrants tunisiens dont le nombre dépasse les dix pour cent.

La F.T.C.R. s’engage à continuer son combat entamé depuis 38 ans en faveur des droits des migrants tunisiens et annonce l’envoi d’une délégation dimanche 9 avril 2009 à Vintimille conduite par le camarade membre de son bureau fédéral Mouhieddine CHERBIB.
FTCR - 5, rue de Nantes - 75019 PARIS Tel/Fax 01 40 34 18 15 -
ftcr@ftcr.eu - www.ftcr.eu
CHERBIB Mouhieddine
0615577914

jeudi 14 avril 2011

MAHMOUD DARWICH : LE DISCOURS DU DICTATEUR

Par Karim Mustapha 14/4/2011

LE DISCOURS DU DICTATEUR / MAHMOUD DARWICH

A ECOUTER ET A NE PAS TRADUIRE, A LA MEMOIRE DU POETE DE LA LIBERTE

Mahmoud Darwich خطاب الديكتاتور - on  Dailymotionwww.dailymotion.com
خطاب الديكتاتور- محمود درويش Mahmoud Darwish : Discours du dictateur arabe‬

Tunisie : Intervention du militant Hamma Al Hammami : Pour une république démocratique populaire, moderne

Par Ali Fkir, communiste marocain, 14/4/2011
Vidéo : Intervention du militant Hamma Al Hammami (leader du parti ouvrier communiste tunisien - POCT) à Sidi Bouzid (rassemblement populaire du 1er avril 2011), sous le thème:
Pour une république démocratique populaire, moderne
Camarades tunisiens, vous êtes la fierté des travailleurs africains, nord africains et arabes!
Vive l'internationale communiste!
http://www.youtube.com/watch?v=6K2JnCePB7g


Objet : مداخلة الرفيق حمة الهمامي في الاجتماع الشعبي بسيدي بوزيد

https://www.facebook.com/video/video.php?v=148877298512058&oid=161552683873598&comments

Manifestation nationale des diplômés chômeurs marocains

L'association nationale des Diplômés Chômeurs marocains a organisé à Rabat une rencontre  de toutes les sections de l'ANDCM, ouverte depuis 04 avril 2011.

هسبريس من الرّباط:
Wednesday, April 13, 2011
عمل معطلو الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب على اقتحام مقر المجلس الوطني لحقوق الإنسان بالرباط.. وقد تم ذلك بعد ظهيرة الثلاثاء 12أبريل ووسط كشف للمعطلين المقتحمين عن عزمهم الاعتصام بشكل مفتوح حتى الاستجابة لمطالبهم.
ذات معطلي الجمعية المذكورة كانوا قد أعلنوا اعتزامهم التصعيد خلال بلاغ عمم نهاية الأسبوع الماضي، ومن ثم فإن محيط مجلس اليزمي والصبار قد عرف إنزالا أمنيا جد مكثف في انتظار القرار المتبنى في التعامل مع المعطلين الغاضبين.
وإلى حد كتابة هذه السطور لا زال معطلو الجمعية، القادمون للعاصمة من مختلف أرجاء المغرب، معتصمين ومتشبثين بقرارهم لغاية الاستجابة لمطالبهم المعلنة تحت شعار "النضال من أجل سياسة وطنية ديمقراطية شعبية في ميدان التشغيل"، إذ يُطالب بفتح حوار للحكومة مع المكتب التنفيذي للجمعية.. وذلك على أساس المذكرة المطلبية المرفوعة سابقا مصدّرة بوجوب الاعتراف القانوني بالتنظيم.
كما يطالب المعطلون المعتصمون بمقر المجلس الوطني لحقوق الإنسان بـ "الكشف عن قبر الشهيد مصطفى الحمزاوي ومعاقبة مغتاليه، وإطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين مع إسقاط كافة المتابعات التي تطال مناضلي الجمعية الوطنية، واحترام الدولة للحق في الشغل مع إقرار تعويض عن البطالة لكافة أبناء الشعب المغربي بما لا يقل عن الحد الأدنى من الأجور الذي يجب رفعه".
--- En date de :
Lun 11.4.11, Andcm comité a écrit :
Objet: الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب تشل حركة المرور وسط الرباط و تعلن عزمها اقتحام مؤسسات رسمية خلال الأسبوع
À:
Date: Lundi 11 avril 2011, 18h02

 
الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب تشل حركة المرور وسط الرباط
و تعلن عزمها اقتحام مؤسسات رسمية خلال الأسبوع

    توقفت حركة السير بشكل كلي مساء اليوم الإثنين 11 أبريل 2011 لما يقارب نصف ساعة بعد احتلال معطلي و معطلات الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب لملتقى شارع الحسن الثاني و شارع جان جوريس القريب من "أوطوهول"  مما أربك حركة السير في مختلف الشوارع المؤدية إلى المكان.
    وقد انطلق معطلو و معطلات الجمعية الوطنية في حدود الساعة الرابعة و عشرين دقيقة ليحاصروا المكان في عملية أربكت حسابات قوات القمع التي وصلت متأخرة إلى الموقع بسبب عرقلة السير مصحوبة بسيارات الإسعاف، حيث أنها كانت تترصد المعطلين بباب الأحد في حالة تأهب بناء على توقعاتها الخاطئة.
   و تأتي الخطوة النضالية التي أقدمت عليها الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب في إطار البرنامج التصعيدي الذي سطره المجلس الوطني للجمعية والذي يتضمن  أشكالا أخرى من بينها عرقلة السير في عدد من المحاور إضافة إلى إعلان الجمعية أنها ستقوم باقتحام مؤسسات رسمية و

الاعتصام بداخلها خلال الأسبوع الجاري.

Que faire d'un gouvernement qui n'aime ni l'amour, ni les étrangers, ni la solidarité ?


Communiqué LDH

LDH, Paris, le 13 avril 2011
Le 25 octobre 2010, dans le village d'Aspres-sur-Buëch, Hautes-Alpes, Cindie et Farid, futurs parents, devaient se marier. Mais Farid est sans papiers. Et malgré l'appui d'un rassemblement d'amis et de militants, la police s'oppose à la tenue du mariage et Farid doit s'échapper par les toits. Le 10 novembre 2010, une soixantaine de citoyens, de militants associatifs, syndicaux et politiques, entourent les futurs mariés et franchit un imposant dispositif de gendarmerie à chaque entrée de ce village de 780 habitants. Sept agents de la police aux frontières sont également là pour l'arrestation de Farid et tentent de s'opposer, par l'utilisation de gaz lacrymogènes, à l'accès de la salle des mariages. Mais grâce à la détermination calme de tous, le mariage a lieu et, comme Farid s'y était engagé, il repart dès le lendemain du mariage en Algérie.

Quatre mois plus tard, le vendredi 4 mars 2011, Armand Giangreco le grand-père de la mariée, et Joël Brochier, un militant connu localement pour son engagement syndical et à la LDH, sont convoqués à la brigade de gendarmerie de Gap pour une pré-enquête avec comme motif « outrages, menaces, violences à agents de la force publique », accompagnée d'un prélèvement ADN dont le refus constitue un délit supplémentaire.
Le mercredi 9 mars 2011, Farid est de retour en France. Et tous les acteurs de l'affaire, héros du mariage et hérauts de la solidarité, attendent de savoir si le procureur décidera de les poursuivre en les considérant comme de dangereux criminels.
La LDH invite chacun(e) à signer la pétition de soutien. Elle demande au procureur de ne pas poursuivre. Elle attend du gouvernement qu'il ne sombre pas dans le ridicule d'un acharnement contre des amoureux et des citoyens solidaires. Quelle sécurité publique est en danger ? Quelle politique peut justifier de faire de la solidarité un délit ? A force de voir des étrangers partout, dominé par la vision eschatologique d'une sauvage invasion, le gouvernement dérive vers une extrême droite qui n'attend que le moment de récolter les fruits de cet échec politique. En bafouant les principes de la République, il s'est mis à la remorque des pires ennemis de celle-ci.
La LDH soutient toutes celles et tous ceux qui pourraient être inculpés dans une affaire où il n'y a qu'un coupable : le gouvernement responsable de la politique de l'immigration. Tragique, quand elle provoque la mort de personnes trop démunies pour en avoir peur. Inhumaine quand elle rafle y compris des familles entières pour les confiner dans des centres fermés à tout droit. Ridicule quand elle s'oppose à un tout simple mariage entre deux êtres humains.
Face à un Front national qui campe à l'orée du bois, face à un gouvernement aux abois et en échec social et politique, la LDH en appelle à l'intervention de tous les citoyen(ne)s et à la mobilisation de leurs organisations associatives, syndicales, politiques.
Pour signer la pétition en ligne :
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=35530#sp35530

"Le Monde", agence de voyages coloniale !

Publié par quasimire, LePost, 13/4/2011

 Jacques Denis, dans un article du Monde, en collaboration avec le magazine Ulysse,  6 avril 2011, nous raconte la nouvelle destination à la mode : Dakhla, au Sahara Occidental.

Le titre : "Maroc : Dakhla, une Sahraouie dans le vent"
"Autrefois zone de conflit avec le Front Polisario, aujourd'hui pacifiée, Dakhla la sahraouie a tout pour devenir un nouveau pôle d'attraction."

Qu'elles sont belles nos colonies pacifiées !
Au menu : Kitesurf, windsurf, oiseaux rares, poulpes et musique.
Nulle mention de l'existence même du Sahara Occidental, de son invasion illégale par le Maroc en 1975, du référendum d'autodétermination prévu sous l'égide de l'ONU depuis plus de vingt ans.
Dakhla est toujours sous occupation militaire comme tout le Sahara Occidental, les Sahraouis continuent d'y lutter pacifiquement pour leurs droits. Ils sont battus, torturés, emprisonnés arbitrairement, tués pour cela.
La visite guidée que propose l'Office National Marocain du Tourisme "Le Monde" fera-t-elle un détour par les serres de melons et tomates Azura ou Idyl ?( vendues mensongèrement comme tomates du Maroc-ndlr)

Fin février 2011 devait avoir lieu un festival à Dakhla sous le haut patronage da sa majesté Mohammed IV. Jacques Denis omet de préciser qu'il a été annulé le premier jour en raison de violences commises par des colons.
Mais le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé avait déjà fait la moitié du travail de propagande en niant publiquement que des violations graves des droits humains avaient lieu au Sahara Occidental occupé.
Français, Marocains, Sahraouis, solidarité entre les peuples !

France : l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon !

Par Michel Bernard,journaliste à Silence, 17/3/2011


Je suis en colère parce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.

Je suis en colère quand j’entends à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu’on ne peut remettre en cause le nucléaire : "personne n’a envie de revenir à la bougie". Que je sache, dans les pays européens qui n’ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l’on s’éclaire à la bougie ? Il n’y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s’en passent.

Je suis en colère quand en 1979, après l’accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c’était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l’accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins forts que nous… et que je lis aujourd’hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?

Je suis en colère quand on me dit que l’on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connaît un réacteur". Ce n’est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu’elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d’exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !).

Je suis en colère quand on nous dit que l’on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C’est oublier que l’électricité n’est pas la principale source d’énergie (c’est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l’on voulait s’arrêter, on pourrait s’appuyer sur une solidarité au niveau de l’Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l’électricité et seulement 9 % de l’énergie ! Il suffirait donc d’économiser 9 % pour s’en passer !

Je suis en colère parce qu’au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d’énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l’énergie la plus propre reste celle que l’on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d’années.

Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu’arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l’argent gaspillé… mais les 1000 milliards d’euros déjà dépensés en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c’est loin d’être terminé), ce n’est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d’euros, c’est sensiblement le coût qu’il a fallu dépenser pour construire l’ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.

Je suis en colère parce que je sais que l’on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu’il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu’on veut bien consentir).

Je suis en colère quand j’entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu’il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.

Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu’au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).

Alors j’agis, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j’incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d’eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l’importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flammes ?

Alors j’agis et je m’engage dans l’une des 875 associations qui animent le réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l’énergie.

Alors j’agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. Alors j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez !
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PÉTITION
Pour un référendum pour sortir du nucléaire à SIGNER et DIFFUSER massivement  
Le Japon, après l'Ukraine et les Etats-Unis, subit au plus profond de sa chair la folie nucléaire. Pour ne pas avoir cru, su ou voulu penser l’impensable, notre humanité est une fois encore confrontée à une catastrophe nucléaire. Malgré ce constat sans appel, les responsables politiques français affirment doctement que l’option nucléaire ne peut être soumise à débat public ni validation démocratique au travers d’un référendum.
Alors que la plupart des pays européens réinterrogent dans l’urgence la pertinence de leur stratégie nucléaire, la France reste droit dans ses bottes. Tout juste le chef de l’Etat consent-il à envisager, à long terme, un débat entre experts, au niveau européen…Le peuple est une nouvelle fois écarté des grandes décisions qui le concernent. 
Nous n’acceptons plus la mainmise de l’oligarchie éco-prédatrice. Nous n’acceptons plus une technologie nucléaire dangereuse et anti-démocratique. 
Nous réclamons un référendum pour sortir du nucléaire - SIGNEZ LA PETITION

mercredi 13 avril 2011

APPEL A DESCENDRE DANS LA RUE LE 24 AVRIL !

Communiqué du conseil national d'appui 
au Mouvement du 20 février (CNAM20)
 Par Abdelhamid Amine, 13/4/2011
"Le conseil national d'appui au Mouvement 20 février (CNAM20)" appelle les citoyen-nes à descendre dans la rue le 24 avril 2011 pour participer aux marches organisées par la jeunesse du 20 avril et ce, à travers tout le pays.
المجلـــس الوطـني لدعـم حركـة 20 فبرايـر ( م و د ح)
Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février (CNAM20)
cnam20fev@yahoo.fr

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المجلس الوطني لدعم حرير:

يدعو إلى التعبئة لانجاح المحطتين النضاليتين ليومي 24 أبريل و 1 ماي

ينظم ملتقى وطني تواصلي بمشاركة المجالس والتنسيقيات المحلية لدعم حركة 20 فبراير

يقرر عدم التجاوب مع دعوة السيد المنوني للالتقاء مع اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور
كة 20 فبرا
اجتمعت لجنة المتابعة للمجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير يوم الاثنين 11 أبريل 2011 في دورتها الأسبوعية العادية، وبعد استنفادها لجدول أعمالها، قررت تبليغ الرأي العام ما يلي:

وإن المجلس الوطني، من خلال لجنة المتابعة، يدعم بالخصوص دعوة حركة شباب 20 فبراير إلى تنظيم تظاهرات ومسيرات وحدوية يوم الأحد 24 أبريل 2011 بمختلف المدن والقرى على غرار ما تم إنجازه في 20 فبراير و20 مارس الأخيرين، ويدعم كذلك الدعوة إلى المشاركة القوية في تظاهرات فاتح ماي.

تبعا لذلك، إن المجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير ينادي كافة الهيئات المكونة له (حوالي مئة هيئة سياسية ونقابية وحقوقية وشبابية ونسائية وثقافية وجمعوية أخرى) وكافة المجالس والتنسيقيات المحلية الداعمة لحركة 20 فبراير إلى التعبئة الشاملة لإنجاح تظاهرات 24 أبريل بسائر المدن والقرى، والسهر على طابعها الوحدوي والحضاري، وللمشاركة القوية مع حركة 20 فبراير في تظاهرات فاتح ماي مع النقابات العمالية المناضلة المساندة لحركة 20 فبراير.

تبعا لذلك فإن لجنة المتابعة تدعو سائر المجالس والتنسيقيات المذكورة إلى المشاركة في هذا الملتقى الوطني التواصلي على أن يكون كل مجلس أو تنسيقية محلية ممثلا بثلاثة مسؤولين/ات على الأكثر.

الرباط 11 أبريل 2011
لجنة المتابعة
من أجل الاتصال:
المنسق: محمد العوني
Moh_elaouini@yahoo.fr
sigelamine@yahoo


عبد الحميد أمين بلاغ 2- إن لجنة المتابعة، حرصا منها على تطوير أداء المجالس والتنسيقيات المحلية لدعم حركة 20 فبراير المشكلة في بمختلف المناطق، وتعزيز التواصل بينها، قررت عقد ملتقى وطني تواصلي للمجالس والتنسيقيات المحلية لدعم حركة 20 فبراير يوم الأحد 17 أبريل ابتداء من الساعة العاشرة صباحا بمقر الاتحاد المغربي للشغل بالرباط.. 3- إن لجنة المتابعة بعد توصلها برسالة من السيد عبد اللطيف المنوني رئيس " اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور" يدعو فيها المجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير إلى لقاء مع اللجنة الاستشارية لتستمع إلى مضمون تصوراته ومقترحاته بشأن مراجعة الدستور، قررت عدم الاستجابة لهذه الدعوة. وستصدر لجنة المتابعة بيانا لتوضيح مرتكزات هذا الموقف 1- بعد الاطلاع على البرامج النضالية الموحدة لحركة 20 فبراير، إن لجنة المتابعة للمجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير تؤكد دعمها الثابت و مشاركتها الفاعلة في سائر المبادرات الوحدوية الساعية إلى تحقيق أهدافها. 06617856830661591669

Débat : " Le mouvement des Droits Humains et les transitions démocratiques dans les pays du Maghreb "


La Coordination Maghrébine 
des Organisations des Droits Humains
Rabat le 11 avril 2011

Communiqué de Presse

16 – 17 avril : organisation à Rabat d’une journée d’études
sur " Le mouvement des Droits Humains et les transitions démocratiques dans les pays du Maghreb " et réunion du Conseil de la CMODH.

Le 15, 16 et 17 avril 2011 la ville de Rabat connaitra un événement d’importance concernant les droits humains au Maghreb :

· Réunion de la 5ème session du bureau de la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains – CMODH – qui aura lieu le vendredi 15 avril à partir de 15h
· Organisation le 16 avril à partir de 9h d’une journée d’études sur " Le mouvement des droits humains et les transitions démocratiques dans les pays du Maghreb " ; y participeront l’ensemble des organisations maghrébines membres de la CMODH .

Des organismes officiels, des ambassadeurs et des représentants de la société civile marocaine ont été invités à participer à cette journée d’études ;
· Réunion du Conseil de la Coordination Maghrébine le dimanche 17 avril à partir de 9h ; y participeront trois dirigeantEs (dont au moins une femme) de chaque organisation membre de la CMODH ainsi que d’autres personnes à titre d’observateur.
Rappelons que la CMODH a été constituée le 30 mars 2006 à Rabat et qu’elle regroupe vingt quatre organisations maghrébines des droits humains : 5 de Mauritanie, 7 du Maroc, 3 d’Algérie, 2 de Tunisie, une Libyenne et 6 organisations basées en France mais s’occupant des droits humains des maghrébins.


Signalons que toutes les activités auront lieu à Rabat à l’hôtel Ibis à côté de la gare ferroviaire d’Agdal.


Les représentants des médias (presse écrite, chaines radio et TV, agence de Presse) et chargés de presse des ambassades sont invités à participer à la couverture de la journée d’études (16 avril) et de la séance d’ouverture du Conseil (17 avril).


Secrétariat
Pour Contacter le secrétariat de la CMODH:
- le Coordinateur : Abdelhamid AMINE : 0661591669, E-mail : sigelamine@yahoo.fr
- Saddik LAHRACH, membre du secrétariat :0661077753, E-mail : slahrach@hotmail.com
- Houssain BOUZEKRI, Responsable administratif :0665734182, E-mail : houssain9@hotmail.com
- Fax/tel : 0537200139 ; Siège de la CMODH : Rue Monastir , imm 14, app 3 , Hassane Rabat
www.cmodh.org

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الـتـنــســيــقــيــة الــمــغــاربية لمــنــظــمــات حــقــوق الإنــســان

الرباط في 11 أبريل 2011
بـــــــــــــــــلاغ صحفي

التنسيقية المغاربية لمنظمات حقوق الإنسان تعقد مجلسها الثالث

وتنظم يوما دراسيا حول " الحركة الحقوقية والانتقال الديمقراطي بالدول المغاربية "

ستشهد مدينة الرباط أيام 15 ، 16 و 17 أبريل 2011 حدثا حقوقيا مغاربيا مهما يتجسد في :

●اجتماع مكتب التنسيقية المغاربية لمنظمات حقوق الإنسان في دورته الخامسة يوم الجمعة 15 أبريل ابتداء من الساعة الثالثة بعد الزوال.

● تنظيم يوم دراسي حول " الحركة الحقوقية والانتقال الديمقراطي بالدول المغاربية "طيلة يوم السبت 16 ابريل ؛ سيشارك فيه ممثلون عن سائر التنظيمات الحقوقية المغاربية بالإضافة إلى ممثلين عن هيئات المجتمع المدني وقد وجهت الدعوة لحضور هذا اليوم الدراسي كذلك إلى الجهات الرسمية المعنية مغاربيا.

●انعقاد المجلس الثالث للتنسيقية المغاربية يوم الأحد 17 أبريل. سيشارك في أشغاله 3 أعضاء عن كل تنظيم حقوقي مغاربي عضو في التنسيقية المغاربية ( من ضمنهم امرأة على الأقل) وكذا بعض الملاحظين.

ومن المعلوم أنه تم تأسيس التنسيقية المغاربية لمنظمات حقوق الإنسان يوم 30 مارس 2006 وأنها تضم 24 تنظيما حقوقيا مغاربيا ( 5 من موريتانيا ، 7 من المغرب، 3 من الجزائر ، 2 من تونس، واحدة من ليبيا تشتغل في الخارج و6 تنظيمات حقوقية مقراتها بفرنسا وتشتغل عن حقوق الإنسان مغاربيا ) .

وستكون أشغال اليوم الدراسي (السبت 16 أبريل ) وكذا الجلسة الافتتاحية للمجلس (الأحد 17 أبريل ) مفتوحة للتغطية الإعلامية من طرف وسائل الإعلام المكتوبة ، المسموعة والمرئية وكذا وكالات الأنباء والملحقين الصحافيين بالسفارات.
السكرتارية
من أجل الاتصال بسكرتارية التنسيقية
ــ المنسق: عبد الحميد أمين : 0661591669، E-mail : sigelamine@yahoo.fr
ــ الصديق الاحرش، عضو السكرتارية : 0661077753،E-mail :slahrach@hotmail.com
ــ الحسين بوزكري، مسؤول إداري :0665734182 ،E-mail : houssain9@hotmail.com

Agissez rapidement, Troy Davis pourrait bientôt être exécuté


Par Amnesty Belgique, 12/4/2011

La Cour Suprême a refusé d’entendre l’appel de Troy Davis. Il pourrait bientôt être exécuté alors que des doutes persistent toujours sur sa culpabilité.
Troy Davis a déjà échappé par trois fois à l'injection létale et est devenu un symbole de la lutte contre la peine de mort.
La dernière chance de Troy Davis réside dans le pouvoir du Comité des grâces de l'Etat de Géorgie de lui épargner l'injection mortelle et de commuer sa peine en prison à vie.
Il ne devrait y avoir aucune exécution en Géorgie, d'autant qu'il subsiste des doutes sur la culpabilité de l'accusé.
Joignez-vous à cet appel et signez la pétition. 
Au vu de la situation urgente et délicate concernant Troy Davis, il est possible que vous soyez invité-e à agir à nouveau dans un délai très court. 
[Plus d'information... WWW.AMNESTY.BE ]
Très important : merci de transférer cet appel par email à un maximum de personnes susceptibles d'être intéressées.
... et/ou sur Facebook ->
... et/ou sur Twitter ->
Amnesty International 9 RUE BERCKMANS | 1060 BRUXELLES | TEL : 02/538.81.77 | COMPTE : 001-0520520-94

mardi 12 avril 2011

Attac Maroc : le "20 février" au cœur des débats


Par Attac Maroc, 4/4/2011
Réunies sous le thème des «défis du printemps des peuples, du Maghreb au Moyen-Orient», plus de 200 personnes ont assisté à la 7ème université de printemps Attac-Maroc. Compte rendu.

Plusieurs sections d’Attac au Maroc ont participé aux conférences et ateliers organisés les 1, 2 et 3 avril aux anciens abattoirs de Casablanca. Si les délégations d'Agadir et de Tata ont été remarquées par leur nombre, les militants de l'organisation altermondialiste ont reconnu qu'ils auraient pu être plus nombreux : « Nous sommes pour la plupart engagés dans le Mouvement du 20 février », justifie Mohammed, un des militants de la section de Rabat. Mais cela n'a rien enlevé à la qualité des débats.
Cette université a été ponctuée par l'intervention d'invités internationaux comme le Libanais altermondialiste Gilbert Achcar, l'Egyptien Ismail Abdelmawla, ou le Français Claude Guémard du Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM). Dans leurs allocutions et les débats qui ont suivi, il a été question du projet de société porté par les révolutions de la région.

Le changement oui, mais pour quelle société ? Quel projet commun pour les différentes composantes de ces mouvements ? Comment lutter contre les puissants lobbies économiques et les intérêts géopolitiques qui surfent déjà sur la vague des révolutions ? L'appel à la vigilance pour la sauvegarde des révolutions a été ferme : les sociétés à construire par ces mouvements doivent répondre aux intérêts des peuples qui les ont menés. Mais c'est le Mouvement du 20 février qui a constitué le cœur même des travaux des participants….
Un des ateliers les plus fréquentés a notamment braqué les projecteurs sur le Mouvement dans le monde rural. Omar Aziki, membre d'Attac Agadir et syndicaliste agricole, y a dressé un tableau précis des conditions sociales et économiques des populations rurales marocaines. Les problématiques sont nombreuses. L'accès à l'eau, au foncier, au travail, à l'enseignement, à la santé, aux infrastructures routières, ... autant de sujets sensibles qui ont provoqué l'embrasement de plusieurs communes rurales lors de la dernière décennie au Maroc.
Quant aux petits paysans, qu'ils soient sans terre ou qu'ils possèdent de petites surfaces, ils souffrent d'un manque d'organisation collective pour peser face à l'agriculture industrielle. Les discussions de cet atelier ont ensuite tourné autour du Mouvement du 20 février dans ces zones rurales. Selon une militante d'Agadir, les revendications politiques portées par le Mouvement du 20 ne sont peut être pas tout à fait comprises par des populations qui ont des revendications sociales et économiques urgentes.
Selon Souad Guennoun, militante de la section Casablanca, il ne faut pas oublier que les problématiques agricoles et foncières touchent aussi les grandes villes. L'agriculture périurbaine est un phénomène très présent au Maroc et la politique de lutte contre les bidonvilles provoque « une clochardisation de ces paysans ». « Dans de nombreux villages, l'hémorragie migratoire provoque l'absence des jeunes dans les manifestations », explique Lahcen, venu de Tata. Les militants ont conclu l’atelier en soulignant la nécessité de créer des liens entre jeunes et paysans, citadins et ruraux.
Plus globalement, pour les participants, le Mouvement du 20 février est une occasion inespérée de revendiquer le projet de société dont ils rêvent. Zahira, l'une des rares femmes de l'assistance s’interroge : «Où sont passées les revendications des femmes, alors qu’elles jouent un rôle fondamental dans ces mouvements, et qu'elles sont victimes de la double violence, des régimes et de la société? »

Après les deux jours de réflexion, place à l’action. Dimanche 3 avril, tous les participants à cette université ont manifesté aux côtés des milliers de personnes descendues dans les rues de la capitale économique. Pour Attac Maroc, la lutte ne fait que commencer…
http://fr.lakome.com/politique/42-actualites-politique/272-attac-maroc-le-20-fevrier-au-cur-des-debats.htm

L'Union Syndicale Solidaires rappelle quelques hauts faits récents de la police marocaine

SOLIDAIRES n° 35bis, avril 2011 (extraits)

Maroc : répression à Casablanca…
Alors que des promesses de révision de la constitution et d’extension des libertés individuelles et collectives ont été annoncées, des citoyens faisant partie du mouvement du 20 Février pour le changement, subissent une répression systématique dans tout le royaume.
Exemple de cette répression, l’intervention sanglante qui a ciblé un rassemblement du mouvement du 20 Février à Casablanca le 13 mars ; ce jour-là, à 11 heures les forces de répression ont arrêté plus de 123 manifestants. Ces personnes seront relâchées au courant de la journée après avoir été tabassées et insultées. Le même jour, alors que des personnes s’étaient rassemblées devant le siège du Parti Socialiste Unifié pour demander la libération immédiate des manifestants détenus, dénoncer le retour des forces de répression, porteuses d’un projet de rétrécissement des libertés publiques et la permanence du Maroc de la matraque, vers 16 heures, une nouvelle intervention d’une violence inouïe a été opérée contre les manifestants . Bilan, 300 nouvelles arrestations, des blessures, des fractures et des cas de syncope. Les journalistes n’ont pas été épargnés. Nombre d’entre eux ont subi des agressions, des provocations et la confiscation de leur matériel de travail. Et dans une collusion ouverte avec ce régime tyrannique, des médecins urgentistes ont refusé (pour plusieurs blessés en état grave) la délivrance de certificats médicaux aux victimes des agressions policières.
Le « Maroc nouveau » qui avait manifesté sa volonté d’un changement profond, a confirmé aujourd’hui la permanence du passé, et de pratiques d’intimidation et de répression d’un mouvement pacifique au lieu d’apporter des réponses effectives à ses revendications. ATTAC condamne fermement les violences subies par les manifestants pacifiques de Casablanca, les intimidations, la répression de leur droit à l’expression par des rassemblements pacifiques et civilisés, et déclare :
 Nous exigeons la présentation devant la justice des agents des forces de sécurité impliqués dans la terrible répression des manifestants de Casablanca tout en exigeant l’indépendance et l’impartialité du pouvoir judiciaire.
 Nous exigeons la satisfaction des revendications du mouvement 20 Février, au lieu de vider ces demandes de leur contenu.
 Nous exigeons l’arrêt des campagnes répressives contre les militants des droits humains, politiques, syndicaux, associatifs et les journalistes.
 Nous condamnons l’assaut des forces de répression contre le siège du PSU et l’agression des membres de leur conseil national.
CASA après le discours du roi
 Nous condamnons et nous exprimons notre consternation vis-à-vis de la couverture médiatique biaisée de 2M de ces événements. Cette chaîne s’est transformée en porte-parole du ministère de l’intérieur. Photos et vidéos des participants au rassemblement ainsi que des journalistes constituent un démenti à la version diffusée par cette télé.
 Nous réaffirmons notre condamnation de la répression subie par les peuples Arabes de Libye, du Yémen, du Bahreïn… Nous condamnons toutes les tentatives de restreindre des libertés dans la région et nous affirmons notre soutien aux peuples dans leur marche vers la libération.
 Nous appelons le peuple marocain à participer activement aux marches populaires … et nous affirmons que la lutte continue jusqu’à la réalisation des justes revendications du mouvement du 20 Février.
www.attacmaroc.org

Maroc : répression à Khouribga
Après un dimanche sanglant à Casablanca, ce mardi 15 mars ne l’est pas moins à Khouribga. En effet, vers 5 heures du matin, des policiers ont tenté de déloger par la force un important groupe de campeurs. Il se constituait en majorité de jeunes, soutenus par leurs familles, qui étaient devant le siège de l’Office Chérifien des Phosphates depuis plus de 3 semaines. Ceux-ci exigent leur intégration à l’OCP dans le cadre de la loi garantissant 70% de places pour les natifs de la région et les enfants de retraités de l’office en particulier.
khouribgainciden
Khouribga
Les violences qui s’en sont suivies sont dues à l’intervention très violente des forces de police. Après leur dispersion, les campeurs ont réinvesti le lieu du sit-in, accompagnés de leur famille. Une deuxième intervention des policiers (utilisation de gaz lacrymogènes, attaques envers femmes et enfants), a dégénéré en affrontements. On dénombre plusieurs pertes matérielles, de nombreuses interpellations, une centaine de blessés parmi les civils dont certains dans un état préoccupant.
Ce qui interpelle dans cette nouvelle, malheureusement habituelle et qui donne une preuve de plus que le pouvoir n’est pas prêt à abandonner ses méthodes d’un autre âge, est la tentative de mettre les manifestations sur le dos d’Al Adl Wal Ihssane. Ainsi, un responsable sécuritaire aurait déclaré à l’AFP que les participants du sit-in étaient « encadrés par des militants du mouvement islamiste Justice et bienfaisance ». Les autorités cherchent ainsi à donner aux manifestations populaires au Maroc une dimension islamiste, à l’instar de la couverture médiatique des évènements du 13 mars à Casablanca. Ceci représente une tentative claire de se dédouaner et de minimiser les exactions commises et la violence inouïe dont fait preuve la police marocaine.

Maroc : appel contre la répression envers
les cheminots de l’ODR
Devant le Parlement
La fédération SUD-Rail était présente au Forum Social Mondial de Dakar, en février dernier, pour y organiser, avec le Réseau Rail Sans Frontière, deux ateliers, dont un sur la répression antisyndicale. Lors de cet atelier est intervenue l’association Peuples Solidaires qui a proposé, à l’issue de celui-ci, de lancer un « appel urgent » en faveur des militants syndicaux de l’ODR qui subissent la répression antisyndicale. Créée en 2007 par des travailleurs/euses et syndicalistes qui défendent l’autonomie syndicale, le service public et refusent le clientélisme politique, l’Organisation Démocratique du Rail connaît la répression depuis quatre ans : licenciements abusifs, mutations arbitraires, retenues sur salaire, congés refusés, harcèlement moral…
En 2010 la solidarité exprimée par la fédération SUD-Rail avait permis de prendre un charge une partie du salaire du secrétaire général de l’ODR licencié par l’ONCF. SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires s’associent à la diffusion de cet « appel urgent » : il s’agit d’organiser un envoi massif de courriers (la précédente campagne de Peuples Solidaires a permis l’ouverture de négociations entre les salarié-e-s en grève et la direction d’une usine de médicament au Togo).
Chaque syndicat SUD-Rail et les organisations présentes au Comité national Solidaires ont reçu des exemplaires de cet « appel urgent » tiré au total à 13 000 exemplaires par Peuples Solidaires. Il se compose de deux cartes postales : l’une est à envoyer au ministre de l’Intérieur marocain pour dénoncer la répression, l’autre à l’ODR pour témoigner sa solidarité. Chacune des cartes postales doit être affranchie à 0,87 €. Le principe de cette campagne est que la popularisation internationale de la répression anti syndicale permet de dégrader l’image du Maroc, qui est une destination touristique importante et de témoigner directement de sa solidarité avec l’ODR. Il est essentiel que la diffusion de ce dépliant auprès des adhérent-e-s, des  travailleurs/euses, soit suivi de l’envoi des 2 cartes postales de cet appel urgent.
Cette campagne est aussi un point d’appui pour la campagne élargie à d’autres pays que SUD-Rail va lancer avec le Réseau Rail Sans Frontière contre la répression antisyndicale. En France, en Europe, en Afrique… mobilisons-nous contre la répression antisyndicale ! Soyons solidaires !
www.peuples-solidaires.org

Maroc : les diplômés chômeurs manifestent à Rabat
Diplômés chômeurs tabassés ( Photo archives Google)
Depuis le 4 avril, l’Association Nationale des Diplômés Chômeurs du Maroc a lancé un mouvement national, avec comme mot d’ordre « se battre pour une politique nationale, démocratique et populaire sur la question du chômage ». Ce mouvement a été préparé par de nombreuses initiatives des sections locales de l’ANDCM tout au long du mois de mars, en lien avec les jeunes, les étudiant-e-s, les organisations syndicales,  associatives et politiques, et le Mouvement du 20 février.
Le 6 avril, des milliers de diplômés chômeurs, venus de tout le Maroc se sont rassemblés au siège de l’UMT pour aller manifester devant le ministère de la Justice. L’ANDCM considère qu’à travers ses propres luttes le peuple marocain doit « forger lui-même son destin » : « nous sommes considérés comme des moutons, des numéros, des zéros, ou des voix à manipuler pour des élections truquées. Il est temps de nous faire entendre, là où c’est vraiment utile : dans les rues de la capitale, pas dans les urnes ! Nous attendons des changements positifs : mais nous savons que rien ne changera si nous ne le faisons pas nous-mêmes ! ». Par ce mouvement reconductible, l’ANDCM réclame :
 Une politique nationale de l’emploi, démocratique et populaire.
 La légalisation de l’association.
 La vérité sur l’assassinat de Mustafa El Hamzaoui et la récupération de son corps.

Sahara Occidental : Washington largue le roi du Maroc


SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL
Par Nabil BELBEY, 11/4/2011

Les meurtres, les détentions arbitraires et les actes de torture contre les Sahraouis restent dans l’impunité, souligne le rapport américain.
Coup dur pour le roi Mohammed VI et ses services de sécurité accusés d’atteintes graves aux droits de l’homme. Le département d’Etat américain a-t-il décidé de tout dire sur les exactions des services de sécurité marocains dans les territoires occupés? Le dernier rapport mondial 2010 sur les droits de l’homme vient confirmer cette thèse.
le lendemain de l'assaut de Gdeim Izik
Le document a explicitement relevé et noté les violations des droits de l’homme commises par le Maroc au Sahara occidental, tout en relevant que le mandat de la Minurso continuait d’être privé du mécanisme de surveillance de ces droits. Le département d’Etat a souligné que des rapports faisaient état de meurtres commis par les agents de sécurité marocains, ainsi que de détentions arbitraires et actes de torture contre les Sahraouis, qui restent dans l’impunité. Le rapport revient longuement sur l’assaut militaire lancé par les forces marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik en novembre dernier, ainsi que l’assassinat du jeune Sahraoui Najem Garhi, âgé de 14 ans, au niveau d’un barrage dressé par les forces marocaines pour contrôler l’accès à ce camp.
NAJEM
Citant les rapports de l’Association marocaine des droits de l’homme (Amdh) et de Human Rights Watch (HRW), le département d’Etat note que les forces de sécurité marocaines avaient fait usage d’une «force excessive» pour démanteler ce camp, et que plusieurs maisons sahraouies avaient été attaquées à El Ayoun.
En outre, a ajouté le département d’Etat, les autorités marocaines ont empêché les journalistes marocains et internationaux de se rendre à El Ayoun dans les jours qui ont précédé et suivi le démantèlement du camp, ce qui a rendu difficiles l’obtention et la vérification des informations. Les autorités marocaines ont arrêté plus de 300 civils sahraouis après le démantèlement de ce camp, dont un grand nombre est encore en détention bien qu’aucune accusation formelle ne fut portée contre certains d’entre eux. En outre, «un grand nombre de ceux qui ont été libérés et la plupart des familles de ceux qui sont encore en détention, rapportent que les responsables de sécurité les ont battus et abusé d’eux, ce qui a été confirmé même par les ONG internationales et locales», souligne le rapport.
Pour le département d’Etat, «des informations crédibles indiquent que les forces de sécurité marocaines avaient fait usage de tortures, de passages à tabac et d’autres mauvais traitements contre des détenus sahraouis».
Prison Noire d'El Aaiun (photo google)
«Les organisations Human Rights Watch, Amnesty Interna-tional et les ONG locales ont continué à signaler les abus, en particulier contre les défenseurs sahraouis de l’indépendance», a-t-il mentionné. Le département d’Etat a signalé qu’Amnesty International, l’Association sahraouie des victimes des violations des droits de l’homme et d’autres ONG nationales avaient rapporté que, «dans de nombreux cas, des agents de sûreté avaient eu recours ou menacé les détenus d’actes immoraux». En outre, selon plusieurs ONG internationales et locales, «le nombre de plaintes déposées contre la police par les victimes sahraouies de violation des droits de l’homme, était en constante augmentation».

Les défenseurs internationaux et locaux des droits de l’homme font souvent valoir que les tribunaux avaient souvent «refusé d’ordonner des examens médicaux, ou de considérer les résultats des examens médicaux en cas de tortures des Sahraouis», a noté le département d’Etat. Sur ce point, le rapport cite le cas de 52 Sahraouis arrêtés par les forces marocaines suite au démantèlement du camp de Gdeim Izik, qui avaient demandé, en vain, des examens médicaux afin de prouver les actes de torture qui leur avaient été infligés par la police. Par ailleurs, des étudiants sahraouis ayant organisé des manifestations pour la cause du Sahara occidental avaient été emprisonnés et maltraités, dont l’un deux, Mohamed Berkan, avait été défenestré dans un centre de police avant d’être condamné à un an de prison et à une amende, a ajouté la même source.
Au cours de l’année 2010, «des informations crédibles indiquent que les autorités marocaines empêchaient certains journalistes de rencontrer les activistes sahraouis», insiste le rapport. Le département d’Etat a relevé, en outre, que dans un discours prononcé en novembre dernier, «le roi Mohammed VI avait appelé à une politique ne tolérant plus les personnes qui expriment des opinions favorables à l’indépendance du Sahara occidental». En conséquence, souligne le rapport, «les individus et les médias (marocains) ont recouru à l’autocensure, et aucune opinion n’a, depuis, paru dans les médias soutenant l’indépendance ou un référendum avec l’indépendance comme une des solutions».