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vendredi 8 janvier 2016

Les Hérétiques de Jocelyne Laâbi





Sortie : Les Hérétiques de Jocelyne Laâbi

Jocelyne Laabi Heretiques


Neuf ans après la sortie de La liqueur d’Aloès, Jocelyne Laâbi revient sur la scène littéraire avec Hérétiques qui met en scène l’épopée des Qarmates, chapitre passionnant mais peu connu de l’histoire de l’Islam. Ce roman, très éloigné du registre dans lequel l’auteur a longtemps écrit, marque, sans nul doute, un tournant dans la carrière de Jocelyne Laâbi.

71n+7KxaGXL._SL1500_Compagne d’Abdellatif Laâbi depuis bientôt 50 ans, Jocelyne n’a pas fait que frôler le monde des Lettres à travers l’expérience de son mari. D’abord secrétaire de rédaction, elle enseigne ensuite le français dans un lycée à Rabat puis devient réviseuse dans la presse en s’installant en France. Mais entre-temps, Jocelyne n’a jamais cessé d’écrire. Si ces dits-écrits furent certes pour la plupart des contes pour enfants, son don de conteuse y était indéniable et son talent
d’écrivaine subtilement ressenti. Sentiment que les lecteurs de son premier roman « La liqueur d’Aloès » ont pu facilement confirmer. Dans ce roman paru en 2004, elle raconte son enfance et son adolescence au Maroc mais également ses années noires où son mari fut prisonnier.

Maroc: Les enseignants stagiaires sévèrement réprimés



VIOLENCE

VIOLENCE - Casablanca, Tanger, Marrakech, Fès, Oujda, Tanger, Inezgane… Dans les quatre coins du Maroc, des enseignants stagiaires - 20.000 selon les organisateurs - ont battu le pavé, jeudi 7 janvier, pour réclamer l'annulation de deux décrets du ministère de l’Education nationale portant sur la séparation entre la formation et le recrutement. 

Ces manifestations ont néanmoins été sévèrement réprimées, les enseignants stagiaires frappés à coups de matraque par les forces de l’ordre. Les images, prises par des confrères, ou diffusées par les enseignants stagiaires eux mêmes, montrent en effet plusieurs de ces derniers le visage en sang, parfois chargés sur des brancards et évacués vers les hôpitaux publics.
Dans la seule ville d’Inezgane, 60 blessés au terme de l'intervention policière (dont deux dans un état critique) ont été recensés, selon le coordinateur régional des enseignants stagiaires à Rabat, Hamid Boujaad, cité par Médias 24.
Sur les réseaux sociaux, les images de répression ont suscité une salve de réactions indignées. Pourquoi un tel usage de la répression? Malgré nos multiples sollicitations, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, est resté injoignable.
LIRE AUSSI:

Le Maroc suspend ses activités avec les instances de l’Union européenne



Un mois après les deux coups de semonce de l’Europe au Maroc (cour de justice et parlement), Rabat gèle les rendez-vous bilatéraux et suspend, jusqu’à nouvel ordre, l’ensemble des manifestations et réunions organisées avec les pays de l’Union européenne. Un message a été envoyé dans ce sens par les Affaires étrangères aux différents départements ministériels.

En effet, rapporte le quotidien Les Inspirations Eco, la ministre déléguée aux Affaires étrangères Mbarka Abouaïda a adressé à ses pairs au gouvernement une note (dont le quotidien dispose de la copie) demandant à ce que « soient suspendues, immédiatement, toute participation aux réunions organisées par l’Union européenne et l’organisation de celles inscrites à l’agenda bilatéral Maroc-UE, (en plus) de s’abstenir de tout échange ou contact avec la délégation de l’UE à Rabat, et ce jusqu’à nouvel ordre ».  La charge est rude, mais la note fait partie des mesures prises par le Maroc suite à l’arrêt de la Cour de justice européenne annulant l’Accord agricole entre les deux parties.

Cette décision diplomatique musclée, il faut le reconnaître, est destinée à exercer une pression sur le Conseil de l’Europe et surtout la Commission pour accélérer le processus d’appel décidé le surlendemain de la décision judiciaire européenne ; or, les textes laissent le temps aux instances dirigeantes de l’UE pour matérialiser leur appel. Et comme il se pourrait que la Commission ait annoncé sa décision de contester la décision de la justice européenne dans le seul but de « calmer » et de rassurer le Maroc, Rabat veut être fixé sur les véritables intentions de Bruxelles.

Mais ce n’est pas tout... quelques jours après l’arrêt de la cour de justice, c’était au tour du parlement européen de demander que le mandat de la Minurso soit étendu aux questions de droits de l’Homme, une affaire qui avait fait monter le Maroc au créneau voici quelques années, quand le roi Mohammed VI avait pris par deux fois son téléphone pour exprimer, à Obama puis à Ban Ki-moon, la désapprobation du Maroc quant à cette proposition.
La démarche de la ministre déléguée des Affaires étrangères, qui a dû « consulter » plus haut avant d’émettre sa note, est donc le début d’un (autre) bras de fer avec la Commission de Bruxelles, sachant que le Maroc a d’ores et déjà entamé la diversification de ses partenariats économiques et commerciaux étrangers.

jeudi 7 janvier 2016

Toujours plus de prisons, toujours plus de détenus





Face à la surpopulation carcérale criante, les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont décidé de répondre par la construction folle de nouvelles prisons. Or il apparait que cette "solution" n'en est pas une : non seulement inutile, elle semble même aggraver le problème.

 C'est l'objet de ce nouvel article signé Luk Vervaet



Une fois n'est pas coutume, je souhaite dédicacer cet article à mon amie Florence, décédée brutalement il y a quelques jours. Flo, la lutte contre l'enfermement était l'un de tes combats. Nos larmes ne pourront jamais combler le vide immense que tu laisses derrière toi. Mais ta lutte continue et continuera. Liberté ! J'écris ton nom.

Toujours plus de prisons, toujours plus de détenus

CC by                                                                                                    par Luk Vervaet, ancien enseignant à la prison de Saint-Gilles, 4/1/2016
Le déclin de l’État social ne se manifeste pas seulement par les mesures de régression sociale prises par tous les gouvernements ces vingt-cinq dernières années, et contestées à juste titre. La surpopulation carcérale a parallèlement explosé de manière alarmante. Étonnamment, cette situation est absente des réflexions tant dans le monde syndical que du côté de mouvements comme Tout Autre chose, muets sur la question. Un mouvement social digne de ce nom se doit pourtant de s’attaquer au problème carcéral.

L’explosion carcérale : le nombre de détenus

Lors du lancement en 2009 du « Masterplan pour les prisons », la Belgique comptait 10.320 détenus dans 33 prisons, conçues pour 8.422 personnes, un record dans l’histoire carcérale belge. En 2012, on enregistrait une moyenne de 11.330 détenus. Le Conseil de l’Europe indique dans un rapport qu’au premier septembre 2013, les prisons belges comptaient 12.697 détenus [1]. A titre de comparaison, il y en avait 5.176 en 1980.
Ce rapport dresse un constat interpellant sur la situation carcérale en Belgique dont voici quelques éléments chiffrés. Entre 2003 et 2013, la population carcérale a augmenté de 35,6 %. Si le taux de détention en Belgique était de 93,5 sur 100.000 personnes en 2010, il est de 113,8 en 2013. Sur les 49 pays étudiés, la Belgique se trouve parmi les dix ayant un « problème aigu de surpopulation carcérale » : la densité dans nos prisons est de 134 détenus pour 100 places. Pour ce point, la Belgique est « battue » par seulement 3 pays : l’Italie (148), Chypre (138) et la Hongrie (145). Le nombre de détenus condamnés à des peines de prison allant de trois à dix ans est de 58,4 %. 20,2 % des prisonniers dans nos prisons sont condamnés à des peines de dix ans et plus, allant jusqu’à la perpétuité. La Belgique arrive ainsi à la treizième place des pays les plus répressifs. Pour finir, notre pays compte 43 % de détenus étrangers dans ses prisons.

La construction folle de nouvelles prisons

En réponse à cette explosion, de nouvelles prisons sont construites à un rythme soutenu depuis le début des années 90. La prison de Bruges est construite en 1991, suivie de celles d’Andenne en 1997, Ittre en 2002 et Hasselt en 2005. Cette année-là, la Belgique disposait de 8133 cellules contre 5450 en 1980.
En avril 2008, le gouvernement lance un plan aussi structurel qu’industriel, le « Masterplan 2008-2012 pour une infrastructure carcérale plus humaine », qui prévoit la construction de 1800 places supplémentaires dans sept nouveaux établissements pénitentiaires de 2008 à 2012 et le remplacement de six vieilles prisons par de nouvelles dans la période 2013-2015. Le 14 décembre 2010, toujours dans le cadre de ce plan, le Conseil des Ministres approuve la fermeture pour 2016 des « prisons très vétustes à Forest, Saint-Gilles et Berkendael, qui seront remplacées par une nouvelle institution à Haren ». Cette super-prison aurait une capacité de 1190 places, soit 200 cellules supplémentaires à la capacité actuelle des trois prisons réunies.
Sous le gouvernement Di Rupo, quatre nouvelles prisons ont vu le jour en sept mois : Marche-en-Famenne en octobre 2013, Beveren en février 2014, le centre psychiatrique de Gand en avril 2014 et Leuze-en-Hainaut en mai 2014.
L’accord gouvernemental d’octobre 2014 du gouvernement Michel reconfirme l’exécution des Masterplan de ses prédécesseurs. Le dernier « Plan justice » de mars 2015 du nouveau Ministre de la justice annonce qu’aussi bien « l’élargissement que la rénovation des prisons par l’exécution du Masterplan existant doivent être continués ». Une attention particulière sera portée à « l’exécution prioritaire des projets à Haren, Dendermonde et Merksplas. »

Le bannissement de détenus étrangers

Autre réponse à l’explosion carcérale : le bannissement de détenus étrangers. Le 19 mars 2007, la Belgique concluait un accord avec le Maroc sur le transfert de Marocains détenus dans les prisons belges. Cet accord a été approuvé par le parlement belge le 29 janvier 2009 [2]. Le parlement marocain a quant à lui ratifié l’accord en avril 2011. L’actuel gouvernement Michel veut intensifier l’expulsion de détenus étrangers vers leur pays d’origine. Le fait que les prisons marocaines souffrent d’une surpopulation de 600 % et que la torture y est pratiquée laisse apparemment nos politiciens de glace. [3]

Trop peu de prisons ou trop de gens en prison ?

Les gouvernements successifs ont donc choisi de répondre au manque de places par la construction de nouvelles prisons, mais également par une répression accrue, par l’expulsion de détenus étrangers ou par l’élargissement de la prison jusque dans les maisons par l’utilisation des technologies modernes.
Une réponse ferme, insensible au débat de société qu’impose pourtant la dimension effrayante des chiffres. Une réponse inefficace pourtant, le problème de surpopulation étant loin d’être résolu et le nombre de détenus ne cessant d’augmenter. Une réponse strictement punitive et idéologique, rendant possible l’enfermement de plus en plus de personnes.
Or, au vu du contexte politique, social et médiatique dans lequel les politiques carcérales prennent forme, la question mériterait d’être posée en sens inverse : y a-t-il trop peu de prisons ou trop de détenus dans les prisons ?
Comment expliquer la surreprésentation des couches les plus pauvres et d’origine étrangère parmi les détenus ? Comment ne pas être interpellé par le fait que quatre des cinq communes les plus pauvres se situent dans la Région bruxelloise [4], là où précisément une nouvelle méga-prison va être construite en 2016 ? Ces questions primordiales seront développées dans un prochain article. Mais elles font partie intégrante du débat.
Par ailleurs, est-il normal et souhaitable que les choix politiques en la matière soient rythmés par la pression de l’ « opinion publique » quand celle-ci est bouleversée par des événements largement médiatisés ? [5] En pareille situation, les gouvernements successifs de droite comme de gauche ont pris de nouvelles mesures répressives plus dures afin de calmer l’indignation populaire et médiatique. La population carcérale a augmenté de 74% entre 1980 et 2006 [6] et l’on continue à réclamer toujours plus de sécurité et moins d’impunité. L’efficacité de cette politique n’est pourtant pas éclatante.

Plus on construit de prisons, plus il y a de détenus

Selon le Comité pour la Prévention de la Torture du Conseil de l’Europe (CPT), la construction de nouvelles prisons n’est pas seulement inefficace face au problème de surpopulation carcérale, elle le renforce.
Suite à sa visite de contrôle des prisons belges en 2009, le CPT a d’ailleurs averti la Belgique en ce sens au travers de son rapport : la construction de nouvelles prisons augmenterait le nombre de ses détenus. « Le Comité de Prévention de la Torture tient à souligner que l’augmentation des capacités carcérales ne peut pas résoudre en soi le problème de la surpopulation. Dans de nombreux pays – Belgique comprise – on constate que la population carcérale augmente au fur et à mesure de l’augmentation des capacités carcérales ».
L’actualité montre que cet avertissement n’a pas été pris en considération, bien au contraire. Depuis le rapport de 2009 et l’adoption du Masterplan la même année, la situation s’est aggravée. De nouvelles prisons ont été construites et le nombre de détenus a sans cesse augmenté. Comme le montre l’exemple de pays qui ont choisi une voie opposée à celle de la Belgique, il n’y a qu’un moratoire sur la construction de nouvelles prisons et la fermeture de prisons qui peut conduire à diminuer le nombre de détenus et à développer des alternatives à la prison.

Le cas des Pays-Bas

Certains pays ont fait le choix de mener une autre politique carcérale. C’est le cas des Pays-Bas qui ont récemment décidé de fermer 26 de leurs prisons [7]. Il n’en a pas toujours été ainsi. À la fin des années 80, un tournant punitif faisait des Pays-Bas le modèle américain sur le continent. Une trentaine d’années plus tard, en 2012, le pays comptait ainsi « 65 prisons, dont 5 prisons pour femmes, de la place pour 22.000 détenus et un personnel de 12000 personnes. ». Cependant les Pays-Bas ont constaté que cette politique était intenable et ont donc décidé de changer de cap au travers du masterplan 2013-2018 prévoyant « la fermeture de 26 prisons et le licenciement de 3400 membres du personnel. »

Pour conclure… la prison, « un mal nécessaire » ?

La construction de nouvelles prisons pour répondre à la surpopulation carcérale ne résout donc en rien le problème, bien au contraire. Quand on sait par ailleurs, comme beaucoup d’études l’ont montré, que la sévérité croissante des peines ne fait pas diminuer la délinquance [8] et que, par contre, ce sont les catégories de personnes les plus démunies qui sont très majoritairement incarcérées ou qui écopent de plus lourdes peines, il semble urgent de mener une réflexion de fond sur la politique carcérale menée dans notre pays.
Sans idéaliser le plan hollandais [9], ce projet montre que la disponibilité ou non d’un parc pénitentiaire joue un rôle important dans l’adoption d’une nouvelle politique. Plus largement, il révèle qu’il est possible de mener cette nécessaire réflexion. Questionner et dépasser les idées reçues sur l’utilité, le rôle et le sens de la prison s’impose si l’on entend défendre un idéal de justice, d’égalité et de démocratie.
Luk Vervaet, ancien enseignant à la prison de Saint-Gilles


Notes

[1] « Les statistiques pénales annuelles pour l’année 2013 », 2015. Ce rapport porte sur 49 pays.
[2] 84 parlementaires du CDH, CD&V, PS, Spa, Open VLD, MR ont voté pour, 12 parlementaires de Groen ! et d’Ecolo ont voté contre. L’ (extrême) droite avec ses 26 parlementaires, dont la NVA, s’est abstenue, jugeant la mesure « insuffisante et n’allant pas assez loin. »
[3] « En 2013, on dénombrait 70675 prisonniers dans les 65 prisons marocaines, soit 11 436 nouveaux incarcérés depuis 2012, pour une capacité carcérale estimée en 2011 à 40.000 places. Selon l’Observatoire marocain des prisons (OMP), 79,33% des détenus sont "analphabètes ou ont un niveau d’étude médiocre voire inexistant". Près de 55% de la population carcérale y est constituée de jeunes qui ont moins de 30 ans. Et encore l’OMP : outre la surpopulation, "les prisons rencontrent un grand nombre de problèmes face à la corruption, aux drogues ainsi qu’à la présence de prisonniers atteints de troubles mentaux". http://prisonnierseuropeensaumaroc.blogspot.be/2014/01/belgique-en-quoi-un-petit-pays-peut-il.html
[4] un enfant sur trois y vit dans la pauvreté, 40.000 personnes se trouvent sur une liste d’attente pour obtenir un logement social, le taux de chômage y est de 40 % dans certaines zones, dont entre 29,8 à 50 % de jeunes
[5] comme la libération conditionnelle de Michèle Martin en 2011 ou les tueries à Paris et Verviers en 2015
[6] Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants, Rapport au Gouvernement de la Belgique relatif à la visite effectuée en Belgique, Conseil de l’Europe, Strasbourg, 2006. http://www.cpt.coe.int/fr/etats/bel.htm
[7] Voir Monde Diplomatique de novembre 2015 : "Les Pays-Bas ferment leurs prisons", Léa Ducré & Margot Hemmerich. http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/DUCRE/54148
[8] Voir à ce propos les travaux de la criminologue Charlotte Vanneste https://incc.fgov.be/vanneste-charlotte
[9] Il faut quand même noter que si le pays défend depuis longtemps une politique de réinsertion, les objectifs de la mesure dont nous parlons sont surtout budgétaires et peu politiques

Plus que jamais, soutenez la liberté d’expression

Amnesty International Belgique Francophone

Signer en ligne
7 janvier 2016


Plus que jamais, soutenez la liberté d’expression


Il a un an déjà, 12 personnes périssaient dans un attentat contre leur journal. Quelques jours plus tard, en réaction, les puissants de ce monde se rassemblaient à l’occasion d’une marche en faveur de la liberté d’expression. 

 Pourtant, depuis lors, la situation est loin de s’être améliorée : les exemples de répression de ce droit sont nombreux, et ce, sur tous les continents. Liu Xiaobo en Chine, Raif Badawi en Arabie saoudite, Fred Bauma et Yves Makwambala en RDC, Daria Polioudova en Russie... Un grand nombre d’individus payent le prix fort pour le simple fait d’avoir voulu exprimer leurs opinions. Plus proche de nous, la Pologne a récemment adopté une loi menaçant gravement la liberté de la presse en remettant le contrôle des médias publics aux mains du gouvernement.
Le gouvernement belge, à plusieurs reprises, a manifesté sa volonté de défendre la liberté d’expression. Il doit maintenant prendre ses responsabilités. 
Signez notre appel à Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères, pour lui demander de rappeler leurs obligations aux pays qui foulent aux pieds la liberté d’expression lors de ses rencontres avec ses homologues étrangers.
Signer la pétition
Plus d'infos

Imider : toujours debout



Photo de Amussu :Xf ubrid n 96 (Imider).

53 mois de protestations pacifiques (quotidiennes) pour défendre leurs droits socio-économiques et environnementaux.Les contestataires d'Imider ont organisé la première marche de l'année 2016 en livrant des messages poignants et d'espoir également.
 Des vidéos seront lancées bientôt.

 Amussu :Xf ubrid n 96 (Imider) avec Muha Tisitiwin et Hmad Ikbi à Imider, Ouarzazate, Morocco.

Sahara Occidental : vers un boycott généralisé ?

 Si l'ONU, le droit, les droits de l'Homme  et la justice ne font pas plier Sa Majuscule, il reste le boycott. Total se retire, les importateurs de phosphate sahraoui y songent, ce sera peut-être la solution ? Une occupation pour de l'argent mériterait bien un piteux renvoi pour manque d'argent, non ?
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Vers un boycott des importateurs de phosphate sahraoui ?

Les importateurs de phosphate sahraoui sont davantage sous pression pour interrompre leur commerce avec l’OCP (Office chérifien des phosphates) marocain depuis la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) favorable au Front Polisario fin 2015.

Texte

mardi 5 janvier 2016

Hocine Aït-Ahmed inhumé dans son village natal Ath Ahmed (Tizi Ouzou)


Montage Liberte-algerie.com/©D.R.

Ahmed (Tizi Ouzou),  En présence d'une foule nombreuse.  Des milliers de personnes  venues de toutes les régions du pays ont assisté à la cérémonie d'enterrement, qui s'est déroulée après la prière du vendredi.
Dans une ambiance de deuil et de recueillement, des milliers de citoyens se sont massés le long du passage du cortège funèbre pour saluer la mémoire de cette figure nationale historique.  Des hommages de reconnaissance et d'admiration ont été exprimés unanimement, comme jamais auparavant, à la mémoire de cet ancien chef historique de la révolution et leader du parti FFS, depuis l'annonce de sa mort.
        
Liberte-algerie.com
@JournaLiberteDZ

L’Arabie saoudite qui a pris la direction du panel du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a déjà executé 47 personnes en 2016 !

RAPPEL :  S C A N D A L E !

Faisal Trad et Michael Møller © Capture d'écran du compte de Twitter @UNWatch
Faisal Trad et Michael Møller
L’ambassadeur du pays le plus critiqué pour le statut qu’il reconnaît aux femmes, aux minorités et aux dissidents a pris la tête de la plus importante organisation de défense des droits de l’homme dans le monde.
Selon les informations officielles de l’ONU, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Genève Faisal Trad a été choisi pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme à partir de sa 30ème session qui ouvrira lundi 21 septembre. Selon les rumeurs, le choix avait déjà été décidé en juin dernier mais avait été tenu secret jusqu’au présent pour des raisons inconnues.
Le but principal du panel du Conseil des droits de l’Homme est de nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux, de choisir les personnes qui vont occuper plus de 77 postes relatifs à la défense des droits de l’homme dans différentes régions du monde et d’informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l’Homme.
Mais ce choix a été vivement critiqué par la communauté internationale qui s’oppose toujours à ce que des pays qui ne sont pas réputés pour le respect scrupuleux qu’ils attachent aux droits de l’homme accèdent à une position si importante.
«Il est scandaleux que l’ONU ait choisi un pays qui a exécuté plus de gens que Daesh cette année pour présider le panel du Conseil des droits de l’Homme», a déclaré le directeur exécutif de UN Watch Hillel Neuer. Il a aussi précisé que «le pétrole, les dollars et la politique» qui nuisent aux droits de l’homme».
Parmi les violations des droits de l’homme les plus flagrantes commises par l’Arabie saoudite, on note l’arrestation de l’écrivain et bloggeur Raif Badawi. En 2012, ses déclaration libérales sur son site Free Saudi Liberals (Libéraux saoudiens libres) ont provoqué son arrestation et sa condamnation à recevoir 1 000 coups de fouet pour avoir «insulté l’islam». Sa femme Ensaf Haidar tente toujours d’obtenir sa libération mais en vain. Elle a même précisé sur sa page Facebook que la nomination de Faisal Trad était un «feu vert à la continuation de la flagellation» de son mari. 


En Arabie saoudite, 47 personnes ont été exécutées en une seule journée.
En savoir plus : http://bit.ly/1VBN0w3

 
Choqué par la décapitation de son frère, annoncée samedi 2 janvier 2016 à Riyad, il doit maintenant s’inquiéter pour le sort de son fils. Mohammed al-Nimr, frère du dignitaire chiite saoudien Nimr...
rfi.fr

lundi 4 janvier 2016

Pétition du Comité suisse de soutien au peuple sahraoui


deutsch

Petition

Die Unterzeichnenden fordern vom Sicherheitsrat der UNO, vor Ende 2017 das Referendum für Selbstbestimmung unter der sahraouischen Bevölkerung durchzuführen, entsprechend den Regeln des Friedensplans von 1991. Das sahraouische Volk soll selber über sein Schicksal entscheiden können, wie dies die Charta der Vereinten Nationen vorsieht.
Die Petition mit allen gesammelten Unterschriften wird im September 2016, vor dem Treffen der Dekolonisierungskommission, in Genf und in New York dem Sicherheitsrat der UNO übergeben.

 Les signataires appellent le Conseil de sécurité de l'ONU à mener à bien, avant la fin de 2017, le référendum pour l'autodétermination de la population sahraouie, selon les règles du plan de paix de 1991. Le peuple sahraoui devrait pouvoir décider de son sort, tel que prescrit par la Charte des Nations Unies.

La pétition avec toutes les signatures recueillies sera remise au Conseil de sécurité des Nations Unies en Septembre 2016, avant la réunion de la commission de décolonisation , à Genève et à New York.


 
Signataire_______________________________
Email _________________________________
prénom________________________________
Nom __________________________________
Profession/fonction_______________________
Pays

Kim et Ken, mes enfants disparus

Par Luk Vervaet, 4/12/2016
Photo de Luk Vervaet.

Kim et Ken, mes enfants disparus
 
Editions Luc Pire



Dire adieu à ses enfants, qui ne fêteront plus jamais leur anniversaire, fait partie du quotidien de Tinny Mast depuis douze ans. Elle avait vingt-huit ans, le 24 janvier 1994, quand Kim, sa fille, et Ken, son jeune garçon ont disparu. Un mois plus tard, Kim sera retrouvée dans les eaux de l’Asiadock à Anvers, violée et assassinée. 

 Aujourd’hui encore, Tinny ne sait pas ce qu’il est advenu de son fils.
 Kim et Ken, mes enfants disparus nous plonge au cœur de la souffrance d’une maman avec ses espoirs, ses doutes, ses interrogations, ses peurs… Parfois de manière poétique, parfois de manière philosophique, mais toujours avec une simplicité sans détour, Tinny Mast a écrit une couronne de perles de vingt-six mots qui sert d’adieu à Kim et Ken. Considérée comme « marginale », ni la cour ni la police judiciaire ne la crurent. Elle fut humiliée. Tinny Mast fut, avec les familles Russo, Brichet, Marchal, Ben Aïssa et Lejeune, l’une des figures de proue, il y a dix ans, de la marche blanche. 
« De la peine naît l’espoir », écrit-elle. Son émouvant plaidoyer pour l’amour et une nouvelle solidarité est une référence pour tous ceux qui vivent un drame personnel. Tinny Mast s’oppose à l’intolérance croissante de la société et au discours politique actuel. Pour que la vie de ceux qui ne fêteront plus jamais leur anniversaire ait encore un sens. Luk Vervaet a accompagné l’écriture de ce livre et Carine Russo a écrit la préface.


Préface : Carine Russo
Texte : Tinny Mast
Parution Belgique: 18/10/2006