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samedi 26 décembre 2015

«La vie attend : référendum et résistance au Sahara occidental» projeté


Par DDK | 19 /12/2015

6e Festival international du cinéma d’Alger


Résultat de recherche d'images pour "Iara Lee"Le documentaire "Life is waiting: referendum and resistance in western Sahara", de la réalisatrice américano-brésilienne Iara Lee, mettant en avant la résistance et le combat du peuple sahraoui, a été projeté mercredi à Alger. En compétition dans le cadre du 6e Festival international du cinéma d’Alger (FICA) dédié au film engagé, ce documentaire de 59 mn s’articule autour du mouvement artistique sahraoui dans sa lutte pour recouvrer la liberté spoliée par les forces d’occupation marocaines. Appuyé par des défenseurs de la cause sahraouie et des activistes des droits de l’homme, ce mouvement de résistance constitue le fil conducteur de ce film sorti en 2015. 

 Le documentaire émerge dans les camps des réfugiés sahraouis en pénétrant dans les tentes, symbole de résistance contre l’assimilation prônée par les autorités coloniales. Donnant la parole à des militants et acteurs de la scène culturelle, ce documentaire met en évidence la contribution des artistes dans la sensibilisation du peuple sahraoui dans son combat contre l’occupant marocain.
Résultat de recherche d'images pour "camps réfugiés sahraouis"Outre les artistes, la réalisatrice a donné la voix à des activistes et militants étrangers anticolonialistes engagés en faveur de la cause sahraouie. Des figures de proue du mouvement sahraoui, à l’image de la militante Aminatou Haidar ou encore Khadidja Hamdi, ministre sahraouie de la Culture, sont également intervenus dans ce documentaire en soutien au combat du peuple sahraoui.
Le documentaire dénonce les dérives d’un régime arbitraire en dévoilant les exactions des autorités coloniales à l’encontre des Sahraouis qui exigent un référendum sur l'indépendance du territoire. Peu tendre avec le régime colonial, Iara Lee a expliqué lors du débat que "le documentaire donne la parole aux opprimés". Déroulé sur un fond musical et des chansons interprétées par la chanteuse sahraouie disparue Mariem Hassen, le film impressionne par l’originalité des lieux et par un texte édifiant. Cinéaste engagée en faveur de la promotion de la paix et de la justice, Iara Lee a réalisé plusieurs documentaires sur des conflits. Elle a également fondé "Cultures de résistance", un réseau d'artistes qui promeut la paix et la justice dans les zones de conflit, dont le Sahara Occidental. Le 6e FICA se poursuit encore aujourd’hui, 19 décembre, avec au programme 16 films entre documentaires et longs-métrages de fiction projetés en compétition à la salle El Mouggar et rediffusés à la Cinémathèque d’Alger.

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mardi 22 décembre 2015

Les eurodéputés compliquent les relations UE-Maroc

Ils adoptent un amendemisant à élargir le mandat de la MINURSO

Coup dur pour les relations entre le Maroc et l’Union européenne, qui viennent d’enregistrer un nouveau couac. En effet, emboîtant le pas à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui a annulé partiellement l’accord agricole et de la pêche, conclu en mars 2012 entre Rabat et Bruxelles, le Parlement européen (PE) a adopté, jeudi soir, à l’initiative d’eurodéputés, un amendement au rapport annuel 2014 de l’UE sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde.  

C’est le groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), qui a réussi à faire adopter par le Parlement européen, une proposition d’amendement prônant l’élargissement du mandat de la Minurso au monitoring des droits de l’Homme au Sahara marocain, dont le Polisario revendique l’autodétermination. Le texte en question demande que soient respectés les droits fondamentaux des Sahraouis, notamment leur liberté d’association et d’expression et leur droit de réunion. Il réclame également la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et le libre accès au Sahara occidental, des parlementaires, observateurs indépendants, ONG et les médias. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que Rabat réagisse par la voix de la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, laquelle a affirmé qu’“il est très étonnant et dommageable de constater qu’il existe encore des eurodéputés qui méconnaissent encore et à tel point, la réalité de notre pays”.
La même source a déclaré que le Maroc est non seulement “surpris et étonné” par l’adoption de cet amendement controversé, mais il condamne fermement “l’instrumentalisation de cette affaire dans l’objectif de porter atteinte à son intégrité territoriale”. Estimant que “la thèse de ces eurodéputés est fausse”, elle a ajouté : “Je les invite à actualiser leurs positions sur le Maroc.” Sur sa lancée, la ministre marocaine a adressé une invitation aux députés à l’origine de l’amendement, à “visiter notre pays et à constater de visu qu’on est très loin des mensonges des adversaires” de l’intégrité territoriale du Maroc qui a réalisé, selon elle, d’immenses progrès en matière de respect des droits de l’Homme et de développement au nord comme au sud du pays. Cela étant, cet amendement apporte de l’eau au moulin du Front Polisario, qui n’a pas cessé d’appeler au mandatement de la Minurso pour surveiller les droits de l’Homme au Sahara Occidental. Cette requête n’a, jusque-là, pas été adoptée par le Conseil de sécurité, en raison du soutien apporté par certaines puissances internationales au Maroc, notamment la France.

M.T.

La lutte des professeurs stagiaires ici au Maroc

  Par Mbark Abdel, 22/12/2015

Nous sommes enseignants stagiaires marocains, et protestons contre  deux décrets ministériels
Le premier décret concerne notre recrutement. (Les enseignants sont normalement rémunérés pour le travail après avoir passé leur examen de diplôme). Mais maintenant, avec ces décrets, après le passage des examens d'entrée, et après avoir passé une année entière de formation avec les examens hebdomadaires et un examen de diplôme de fin de l'année, on va devoir attendre pour un examen de recrutement et 3000 enseignants stagiaires finiront comme chômeurs chaque année. 
Le deuxième décret réduit notre bourse pour la mi-temps, le vrai problème avec les deux décrets, c'est qu'ils sont destinés à servir le secteur privé (envoi des stagiaires pour travailler dans le secteur privé après qu'ils aient été formés avec l'argent public) et la privatisation de l'éducation se profile à long terme.
Le recrutement ou la mort.
     Pour une large diffusion
      Votre solidarité n'est pas facultative
         Tous pour défendre l'école publique 


We are Moroccan teacher traineers, are protesting against two ministrial decrees. the first decree seperates our training from recruitment (teacher trainees normally are oppointed to their job right after passing their graduation exam), but now with these decrees, after passing entrance exams and spending a full year training with weekly exams and a graduation exam at the end of the year, we will have to wait for a recruitment exam and 3000 teacher trainee will end up unemployed each each year. The second decree minimizes our scholarship to the half, the real problem with both decrees is that they aim at serving the private sector (sending trainees to work in the private sector after they were trained with the money of the population) and privatizing education in the long term.
Rcruitment or death.

Le critère de combattant exigé pour occuper le poste de SG

  Le Courrier d'Algérie, 21/12/2015

Les travaux du 14e congrès du Front Polisario, qui se tiennent, depuis mercredi dernier, aux camps des réfugiés sahraouis, Dakhla, sous le slogan, «Forte détermination et volonté pour imposer l’indépendance nationale et la souveraineté», ont été prolongés d’une journée, pour se clôturer, sans doute, tard dans la soirée d’aujourd’hui


De notre envoyée spéciale au camp des réfugiés sahraouis (Dakhla) Karima Bennour


La journée d’hier a été marquée par la présentation en plénière des documents sanctionnant le travail des trois commissions, programme de l’action nationale, de statut général et celle des messages, des recommandations et de la déclaration finale. Sur l’élection du secrétaire général (SG) du Front Polisario, le porte-parole du 14e congrès, Omar Manceur, a fait savoir, hier, qu’elle se fera «par un vote direct des congressistes», a-t-il indiqué, lors d’un point de presse. 

Les critères retenus, pour la candidature au poste de SG, sont, notamment, «le profil de combattant» et «dépassant l’âge de 40 ans», nous a-t-il précisé, expliquant que le premier critère (combattant, ndlr) est une exigence vu qu’il s’agit, a-t-il souligné, «d’un mouvement de libération». S’agissant de l’élection des membres du secrétariat national, dont le nombre est fixé à 29 représentants, les Sahraouis des camps des réfugiés, de la diaspora, des territoires libérés et aussi ceux représentant les Sahraouis des territoires occupés avec 16 sièges au Secrétariat national du Front Polisario. 

Aussi, les congressistes ont fixé le nombre de femmes devant être représentées au Secrétariat national «au minimum quatre sièges», sauf si les candidatures des femmes pour siéger dans cette structure gagneront plus de sièges au terme des élections des membres du Secrétariat national. Omar Manceur a indiqué, par ailleurs, que l’élection des membres du Secrétariat national du Front Polisario se fera «séparément» de celle de son secrétaire général, et nous a souligné que les congressistes ont décidé de «ne pas accorder l’ immunité aux membres du Secrétariat national», a-t-il précisé. 

lundi 21 décembre 2015

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 13 au 20 /12/2015

Vent d’espoir au Sahara Occidental !
Maroc : Les femmes et les prisonniers marginalisés
Le comité”Free” se bat pour la libération d’Ali Aarrass
Migration, survie, au Maroc l’ouverture puis la fermeture : une nasse où les réfugiés sont pris au piège
 
Terrorisme, état d’urgence, COP 21 pas révolutionnaire : le monde à la dérive
 
 
 
 

6e Festival international du cinéma d’Alger «La vie attend : référendum et résistance au Sahara occidental»


Par DDK | 19/12/2015

Le documentaire "Life is waiting: referendum and resistance in western Sahara", de la réalisatrice américano-brésilienne Iara Lee, mettant en avant la résistance et le combat du peuple sahraoui, a été projeté mercredi à Alger. En compétition dans le cadre du 6e Festival international du cinéma d’Alger (FICA) dédié au film engagé, ce documentaire de 59 mn s’articule autour du mouvement artistique sahraoui dans sa lutte pour recouvrer la liberté spoliée par les forces d’occupation marocaines. 
 Appuyé par des défenseurs de la cause sahraouie et des activistes des droits de l’homme, ce mouvement de résistance constitue le fil conducteur de ce film sorti en 2015. Le documentaire émerge dans les camps des réfugiés sahraouis en pénétrant dans les tentes, symbole de résistance contre l’assimilation prônée par les autorités coloniales. Donnant la parole à des militants et acteurs de la scène culturelle, ce documentaire met en évidence la contribution des artistes dans la sensibilisation du peuple sahraoui dans son combat contre l’occupant marocain.
Outre les artistes, la réalisatrice a donné la voix à des activistes et militants étrangers anticolonialistes engagés en faveur de la cause sahraouie. Des figures de proue du mouvement sahraoui, à l’image de la militante Aminatou Haidar ou encore Khadidja Hamdi, ministre sahraouie de la Culture, sont également intervenus dans ce documentaire en soutien au combat du peuple sahraoui.
Le documentaire dénonce les dérives d’un régime arbitraire en dévoilant les exactions des autorités coloniales à l’encontre des Sahraouis qui exigent un référendum sur l'indépendance du territoire. Peu tendre avec le régime colonial, Iara Lee a expliqué lors du débat que "le documentaire donne la parole aux opprimés". Déroulé sur un fond musical et des chansons interprétées par la chanteuse sahraouie disparue Mariem Hassen, le film impressionne par l’originalité des lieux et par un texte édifiant.
 Cinéaste engagée en faveur de la promotion de la paix et de la justice, Lara Lee a réalisé plusieurs documentaires sur des conflits. Elle a également fondé "Cultures de résistance", un réseau d'artistes qui promeut la paix et la justice dans les zones de conflit, dont le Sahara Occidental. Le 6e FICA se poursuit encore aujourd’hui, 19 décembre, avec au programme 16 films entre documentaires et longs-métrages de fiction projetés en compétition à la salle El Mouggar et rediffusés à la Cinémathèque d’Alger.

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Des eurodéputés exhortent les Nations unies à doter la Minurso d'un mandat de surveillance des droits de l'Homme

mercredi, 16/12/2015 

BRUXELLES - Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche  verte nordique (GUE/NGL) au Parlement européen a exhorté mercredi les Nations  unies à doter sa mission pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental  (MINURSO) d'un mandat de surveillance des droits de l'Homme.
Dans un projet d'amendement concernant le Sahara occidental proposé  dans le cadre de la résolution du Parlement européen sur le rapport annuel 2014  sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde, et sur la politique  de l'Union européenne en la matière, qui sera voté jeudi en séance plénière  du Parlement à Strasbourg, le groupe "prie instamment les Nations unies de doter  la MINURSO d'un mandat en matière de droits de l'homme, à l'instar de toutes  les autres missions onusiennes de maintien de la paix de par le monde".
Il  réitère, à l'occasion, son soutien pour "un règlement équitable  et durable du conflit du Sahara occidental sur la base du droit à l'autodétermination  du peuple sahraoui, conformément aux résolutions des Nations unies en la matière".
Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique  (GUE/NGL) au Parlement européen plaide également pour le respect des droits  fondamentaux des sahraouis, notamment leur liberté d'association, d'expression  et leur droit de réunion.
Le groupe réclame, en outre, dans son projet d'amendement "la libération  de tous les prisonniers politiques sahraouis" et demande qu'"un accès aux territoires  du Sahara occidental soit accordé aux parlementaires, aux observateurs indépendants,  aux ONG et à la presse".
Dans une déclaration publiée à l'issue de la treizième session du Conseil  d'association UE-Maroc, tenue lundi à Bruxelles, l'UE a relevé un "ralentissement",  en 2015, du processus de réformes en matière des droits de l'Homme et libertés  fondamentales au Maroc.
"L'UE se tient prête à poursuivre son soutien et encourage les autorités  marocaines à renforcer leurs efforts en particulier sur l'égalité des genres  et contre toute forme de violence sur base de l'orientation sexuelle, les libertés  d'association, de rassemblement et d'expression dans le respect des principes  fondamentaux de la Constitution et des engagements internationaux du Maroc", a-t-elle souligné dans sa déclaration.
Le réseau euroméditerranéen des droits de l'homme (REMDH) avait appelé  dimanche l'UE et le Maroc à mettre les droits humains "au coeur" de leurs discussions.
Le REMDH a déploré que "des associations marocaines et sahraouies n'obtiennent  pas leur reconnaissance légale, limitant de la sorte leur capacité d'organiser  des réunions publiques et d'appeler à manifester", rappelant l'importance d'un  climat de confiance et de dialogue avec les organisations indépendantes de la  société civile, même les plus critiques.
Selon le REMDH, au Maroc, les libertés de circulation et d'association  "restent fragiles" et "plusieurs organisations de défense des droits humains  subissent de nombreuses entraves".

Fès : Des étudiants demandent une enquête sur le jeune écrasé par un bus

Ibrahima Bayo, 18/12/2015

Accident dû au manque de prudence du jeune garçon pour la version officielle, drame provoqué par un contrôleur pour les étudiants. Les deux versions s'affrontent en tout cas pour expliquer le drame d'un jeune garçon décédé sous les roues d'un véhicule de transport en commun. 

 Pour faire entendre leur voix, c'est un nombre impressionnant d'étudiants qui ont battu le pavé hier à Fès pour réclamer une enquête sur la mort d'un adolescent de 12 ans il y a moins d'une semaine à la station de bus Bab Jiaf. Photo du jeune garçon en mains, ils ont envahi les rues de Fès pour une marche de protestation.
Selon une information du quotidien Al Massae, le jeune de 12 ans est décédé après avoir été heurté par un bus de la ville à l'entrée de l'ancienne médina. Selon la version officielle, le jeune homme arrivé quelques secondes après le départ du bus aurait couru pour s’y accrocher mais serait tombé avant d'être écrasé par le véhicule.
C'est justement cette version officielle que les étudiants entendent dénoncer par cette marche de protestation. Selon les étudiants, le jeune adolescent aurait réussi à rattraper le bus mais aurait été poussé par le contrôleur hors du bus, ce qui lui aurait coûté la vie. Toujours selon les étudiants, la plupart du personnel affecté au contrôle des bus de la ville, est recruté parmi des anciens repris de justice et des délinquants.

Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/41069/etudiants-demandent-enquete-jeune-ecrase.html

Le Café suspendu, celui qu'on offre à un inconnu, une belle idée à prolonger


Le concept est simple : boire son petit noir au comptoir d'un bar et en payer deux. Le prochain client, qui n'aura pas forcément les moyens de s'en offrir un, pourra quand même le consommer sans bourse délier. Chaque café suspendu est dûment coché...
www.ladepeche.fr

«Le Front Polisario doit activer davantage en France»


Par Zine Cherfaoui, 19/12/2015
Claude Mangin-Asfari. Représentante de la Plateforme française de solidarité avec le peuple sahraoui au congrès du Front Polisario

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Engagée depuis  longtemps dans la défense de la cause sahraouie en France, Claude Mangin-Asfari évoque les raisons pour lesquelles la France officielle continue de soutenir aveuglément  l’entreprise coloniale marocaine au Sahara occidental.

- Quel message venez-vous transmettre aux Sahraouis à l’occasion de la tenue des travaux du 14e congrès du Front Polisario ?
Nous aimerions qu’il y ait une présence politique plus importante du Polisario en France pour contrebalancer l’influence permanente et quotidienne du Maroc et de ses services. Les associations sahraouies de France travaillent. Il y a des associations de femmes, de jeunes, de sportifs et d’artistes qui se mobilisent. Toutefois, les autorités politiques de la République arabe sahraouie démocratique ne sont pas suffisamment actives, cela alors que le pays est complètement acquis au Maroc comme nous pouvons le constater chaque jour.

- La France est le seul pays membre du Conseil de sécurité de l’ONU à faire encore obstacle frontalement à un règlement du conflit sahraoui conformément à la légalité internationale. Comment expliquez-vous l’alignement de la France sur la position marocaine ?

Il y a de nombreuses raisons à cela. Mais  celle qui est toujours officiellement avancée est que le Maroc étant un pays en voie de démocratisation, qui s’est doté en 2011 d’une Constitution consacrant les principes démocratiques, il ne serait donc pas productif de le mettre face à ses responsabilités internationales. Cela risquerait, dit-on, d’interrompre le processus démocratique enclenché et de déstabiliser le pays. Bien évidemment, personne ne croit à ce discours.
C’est la raison d’Etat et la realpolitik qui commandent en réalité les relations avec le Maroc. La remarque vaut autant pour la gauche que pour la droite. Il y a de gros intérêts économiques en jeu. Il y a beaucoup de grandes entreprises françaises installées au Maroc et des dizaines de milliers de Français y vivent. En agissant de la sorte, la France protège ses intérêts. Cela se fait au détriment, bien entendu, du respect des droits de l’homme et de la question sahraouie.

- Il n’y a que cela ?
Je pense qu’il y a aussi des intérêts stratégiques.  Par exemple la lutte antiterroriste. Après les attentats de Paris, les services marocains ont été encore mis en avant. Cela se fait alors que nous n’entendons parler que de djihadistes marocains en France et en Belgique. Il y a comme une espèce de contradiction avec le tapis rouge que Paris déroule au roi du Maroc qui est d’ailleurs tout le temps en France. Il passe les trois quarts de son temps dans son château de Betz, dans l’Oise.
Au-delà, il y a surtout que le sort de la monarchie marocaine est lié étroitement au sort du Sahara occidental. Et cela aussi tout le monde le sait. Cela se vérifie rien qu’à la lecture de la presse marocaine. La question du Sahara occidental y est centrale. Elle en parle tout le temps et la propagande officielle y est reprise abondamment. Autre chose encore : la question sahraouie occupe les trois quarts des discours du roi.
Il passe son temps à essayer de mobiliser le peuple marocain pour le maintien des «provinces du Sud». Tous les autres problèmes des Marocains sont passés au second plan ou sous silence. Entre-temps, nous constatons une régression inquiétante des droits de l’homme au Maroc même. Depuis une année et demie, les ONG marocaines de défense des droits de l’homme sont empêchées de travailler. Une chape de plomb s’est abattue sur la société. La presse est bâillonnée et des journalistes sont arrêtés et jetés en prison.

- En France, la presse et les défenseurs des droits de l’homme ont-ils une marge de manœuvre lorsqu’il s’agit des Sahraouis ?
C’est nouveau, la question des droits de l’homme au Maroc fait l’objet d’émissions de télévision en France et de surcroît à des heures de grande écoute. Certaines ont chargé le makhzen. Cela s’est produit en juin dernier au moment de l’amendement des accords judiciaires qui lient le Maroc et la France. Des journaux se sont également intéressés à la question de droits humains au Maroc.
C’est le cas de l’hebdomadaire Le Nouvel Obs, qui n’est pourtant pas connu pour être anti-marocain. Il a consacré trois pages à 3 des 4 militants franco-marocains détenus et torturés au Maroc. Des emprisonnements qui, l’on se rappelle, ont valu des poursuites judiciaires en France à Hammouchi, responsable de la DST marocaine. C’est nouveau, car la monarchie marocaine a été abondamment critiquée dans ces trois pages. Cependant, Le Nouvel Obs n’a pas parlé du 4e cas.
Il s’agit du défenseur des droits de l’homme sahraoui, Naâma Asfari, qui croupit actuellement en prison. Son nom n’a même pas été cité. Pourquoi ? Quand j’ai voulu connaître la raison de «l’omission», on m’a dit que le «cas Asfari» était particulier. Pourtant Le Nouvel Obs avait bien parlé de 4 cas. Mais en même temps, cela montre les limites de la presse et des hommes politiques français. On veut bien dire encore que les droits de l’homme au Maroc sont bafoués, mais on ne veut toujours pas parler du Sahara occidental. La limite est là.

dimanche 20 décembre 2015

La cause sahraoui continue dans sa percée diplomatique et juridique, le Front Polisario conforté dans son combat

Algérie Presse Service, 18/12/2015


ALGER- La lutte du peuple sahraoui, pour son droit à l'autodétermination et son indépendance, continuait vendredi sa percée diplomatique et juridique internationale, marquant des sauts qualitatifs et historiques confortant le Front Polisario dans son juste combat.

Suite à l'adoption, la veille, par le Parlement européen d'un amendement, dans son rapport 2014 sur les droits de l'homme et la démocratie, relatif à l'élargissement de la mission de la MINURSO à la surveillance et la protection des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés, les Sahraouis en lutte pour leur droit à l'autodétermination sont plus que jamais soutenus dans leur lutte de libération pour sortir définitivement du colonialisme.
"Le rapport est un message qui vient de l'Europe à l'endroit du Maroc qui lui rappelle que la légalité internationale ne peut pas être détournée et que les violations des droits de l'Homme au Sahara occidental ne peuvent être indéfiniment tolérées", a déclaré le ministre sahraoui délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati.
Ce nouveau développement dans la cause sahraouie, intervient suite à l'appel lancé par le Secrétaire général de l'ONU pour l'ouverture de "négociations sérieuses et responsables" entre le Front Polisario et le Maroc pour le règlement du conflit, ainsi que le rapport de son envoyé personnel au Sahara occidental Christopher Ross suite à sa tournée dans la région.

SO : Des eurodéputés jettent de l’huile sur le feu, dit le Maroc qui n'est pas content !



Le Parlement européen (PE) vient de jeter un peu plus d’huile sur le feu au risque de provoquer la rupture du cordon ombilical qui unit de longue date, l’Union européenne au Royaume du Maroc, un pays considéré comme un partenaire stratégique à tous les plans.
pe-bouaidaAprès l’arrêt de la Cour de justice de l’UE (CJUE) qui a annulé partiellement l’accord agricole et de la pêche conclu en mars 2012 entre Rabat et Bruxelles, ce jeudi à Strasbourg, l’autre grande institution de l’UE, le Parlement européen a adopté, à l’instigation d’eurodéputés pro-Polisario, un amendement délibérément hostile au Royaume introduit dans le rapport annuel 2014 de l’UE sur les Droits de l’Homme et la démocratie dans le monde.
Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique (GUE/NGL) a réussi en effet à faire adopter par le PE, une proposition d’amendement prônant l’élargissement du mandat de la MINURSO au monitoring des Droits de l’Homme au Sahara marocain, dont le Polisario revendique l’autodétermination.
Dans cet amendement, il également demandé que soient respectés les droits fondamentaux des Sahraouis, notamment leur liberté d’association et d’expression et leur droit de réunion. Il réclame aussi la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et le libre accès au Sahara occidental, des parlementaires, observateurs indépendants, ONG et les médias.
Pour rappel, certaines de ces requêtes qui sont en fait de vieilles revendications du mouvement séparatiste sahraoui, le Polisario, comme celle de mandater la MINURSO pour surveiller les droits de l’homme au Sahara Marocain, a été déjà écartée par l’ONU et son Conseil de Sécurité, bien qu’elle ait été soumise par la plus grande puissance mondiale, les Etats-Unis.
Dans une première réaction officielle du Maroc, la ministre déléguée aux affaires étrangères, Mbarka Bouaida a affirmé qu’ »il est très étonnant et dommageable de constater qu’il existe encore des eurodéputés qui méconnaissent encore et à tel point, la réalité de notre pays ».
Le Maroc est non seulement « surpris et étonné » par l’adoption de cet amendement controversé, mais il condamne fermement « l’instrumentalisation de cette affaire dans l’objectif de porter atteinte à son intégrité territoriale», a martelé la diplomate marocaine.
« La thèse de ces eurodéputés est fausse, je les invite à actualiser leurs positions sur le Maroc », a souligné la ministre déléguée qui a même lancé une invitation aux députés auteurs de l’amendement, à «visiter notre pays et à constater de visu qu’on est très loin des mensonges des adversaires » de l’intégrité territoriale du Maroc qui a réalisé, a-t-elle dit, d’immenses progrès en matière de respect des droits de l’homme et de développement au nord comme au sud du pays.

/ “Prisons des Villes, Prisons des Champs”, un film débat sur la méga-prison de Haren





keelbeek prison Haren 
 La problématique de la construction de nouvelles prisons à travers les témoignages de riverains mais aussi de personnes qui travaillent en milieu carcéral.

Avec des habitants de Haren, de Saint-Gilles et des travailleurs d’Inter-Environnement Bruxelles, les Ateliers urbains ont réalisé « Prisons des villes, prisons des champs », un court métrage consacré à la question des prisons et plus particulièrement de leur présence à l’intérieur ou à l’extérieur du tissu urbain.
Un sujet d’actualité, à l’heure où les autorités évoquent la fermeture des prisons de Saint-Gilles et de Forest et la construction d’un méga complexe pénitentiaire à Haren.
Que penser de ce transfert des prisons de ville à la campagne ? Est-ce une réponse pertinente au problème de surpopulation carcérale de la Belgique ? Quelles sont les priorités pour le réaménagement des anciennes prisons ? Qu’en pensent les riverains ?
  https://youtu.be/dg0-5uiZtxU




Vers un Guantanamo français : la proposition d’internement administratif de personnes

Luk Vervaet a partagé un lien.




Vers un Guantanamo français : la proposition d’internement administratif de personnes – fiche ‘S’ (Le Monde, Slate.fr 9/12/15)




LE MONDE :
Parallèlement à la consultation du Conseil d’Etat sur le projet de réforme constitutionnelle, le ministère de l’intérieur sollicite l’avis de la haute juridiction sur des mesures complémentaires en matière de lutte antiterroriste.
Il a en particulier demandé début décembre si un internement administratif pourrait être décidé à l’encontre de personnes qui font l’objet d’une fiche « S » (pour prévenir des menaces à la sécurité publique ou à la sûreté de l’Etat). Place Beauvau, on assure ne pas être à l’origine de cette proposition « formulée par l’opposition dans la foulée des attentats », en l’occurrence par Laurent Wauquiez, secrétaire général des Républicains.
Ces demandes figurent pourtant également dans un document du ministère de l’intérieur recensant les souhaits des policiers et des gendarmes (Le Monde daté 6-7 décembre). La proposition de rétention des fichés « S » y est annotée de la mention « réflexion à conduire » et est détaillée. Ce qui montre que les conditions d’une éventuelle application ont été travaillées Place Beauvau.
Mais, mercredi 9 décembre, le ministère de l’intérieur renvoyait au discours de François Hollande au Congrès à Versailles, le 16 novembre. Le chef de l’Etat avait en effet annoncé que, dans « un esprit d’unité nationale », le gouvernement saisirait le Conseil d’Etat pour vérifier la conformité à la Constitution et aux engagements internationaux de la France de propositions venues d’autres horizons. « Cet avis sera rendu public et j’en tirerai toutes les conséquences », avait-il précisé.