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mercredi 20 mai 2015

Hommage à Francis Jacob le 22 mai


Francis Jacob est décédé le 16 mai.

Militant infatigable des droits de l'homme et de la cause sahraouie, c'était un avocat engagé et brillant.   Ancien membre   du PCF, il  fut membre cofondateur du Syndicat des Avocats   de  France  dont il fut le premier président) et un des dirigeants de la LDH.

Président d'honneur de l'Association des Amis de la RASD après en avoir été président pendant de longues années, il  a toujours soutenu la lutte du peuple sahraoui et de son représentant légitime, le Front Polisario.

C'est une grande perte pour les militants de la cause sahraouie qui ne manqueront pas de poursuivre son combat.
 

Un hommage lui sera rendu vendredi 22 mai à 15h45 au crématorium du Père Lachaise

                     (entrée 71 rue des Rondeaux métro Gambetta).

JPLM   0633436493


------------------------------------------------------------------------------                                     Communiqué du Comité d'Action et de Réflexion pour l'Avenir du Sahara Occidental (CARASO)


Résultat de recherche d'images pour "francis jacob"Samedi 16 mai 2015, nous apprenions avec une vive émotion le décès de Monsieur Francis Jacob, homme de cœur et d’engagement, à l’origine de l’association des amis de la RASD, qu’il avait présidait pendant plusieurs années.
Francis Jacob, brillant avocat, a donné son temps, son énergie, ses compétences au peuple du Sahara Occidental, il s’est investi à défendre la cause sahraouie en France sans relâche.
La disparition  de Francis Jacob constitue une grande perte pour le peuple sahraoui mais il restera dans la mémoire collective du peuple sahraoui, comme un ami, un compagnon de combat.
L’avocat Francis Jacob, qui fut l’un des dirigeants de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le premier président du Syndicat des avocats de France (SAF), est décédé dans la nuit de vendredi à samedi à Paris à 84 ans.
Né à Strasbourg le 17 août 1930, Francis Jacob, avocat à Paris de 1964 à 2002, fut aussi membre du Parti communiste français et a présidé pendant plusieurs années l’association des amis de la République arabe sahraouie démocratique.



Amnesty International assomme le Maroc avec un rapport détaillé de 173 cas de torture

Amnesty torture


Les coups, le maintien dans des positions douloureuses, l’asphyxie, les simulacres de noyade, ainsi que les violences psychologiques ou sexuelles font partie des méthodes de torture employées par les forces marocaines de sécurité afin d’extorquer des « aveux », de réduire des militants au silence et d’étouffer la dissidence, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mardi 19 mai.
Ce document, intitulé L’Ombre de l’impunité. La torture au Maroc et au Sahara occidental dont la synthèse est disponible ici, révèle une réalité plus sombre que l’image d’ouverture présentée par les dirigeants marocains lorsqu’ils ont réagi aux soulèvements populaires de 2011 dans la région en promettant d’adopter tout un ensemble de mesures progressistes et une nouvelle constitution prohibant la torture.

« Les responsables marocains renvoient l’image d’un pays ouvert, respectueux des droits humains. Mais tant que la menace de la torture planera sur les détenus et les voix dissidentes, cette image ne sera qu’un mirage », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.
« Sous des apparences trompeuses, la torture est utilisée pour étouffer la contestation et entache certaines condamnations prononcées par la justice. Que vous remettiez les inégalités en question ou exprimiez vos convictions, vous courez le risque d’être victime de violences et d’actes de torture. »
Le rapport se fonde sur 173 cas de torture et autres mauvais traitements infligés à des hommes, des femmes et des mineurs par des policiers et des membres des forces de sécurité entre 2010 et 2014.
Figurent parmi les victimes de la torture des étudiants, des militants politiques de tendance de gauche ou islamiste, des partisans de l’auto-détermination du Sahara occidental, ainsi que des personnes soupçonnées de terrorisme ou d’infractions de droit commun.
Le rapport montre que certaines personnes risquent la torture dès leur arrestation et tout au long de leur garde à vue. Trop souvent, les tribunaux ignorent les plaintes et continuent à s’appuyer sur des éléments de preuve obtenus sous la torture pour prononcer des jugements.
Certaines personnes qui osent porter plainte et demander justice sont même poursuivies pour « dénonciation calomnieuse » et « fausse dénonciation d’une infraction ». L’impunité perdure malgré la promesse des autorités de respecter les droits humains.

Torturés en détention – contraints à « avouer »
Le rapport fait état de techniques de torture brutales employées par les forces de sécurité sur des détenus, telles que le maintien dans des positions douloureuses, notamment celle dite du « poulet rôti », où la victime est suspendue à une barre métallique par les poignets et les genoux.
Mohamed Ali Saidi, 27 ans, est un des Sahraouis disant avoir été torturés par des policiers en détention, après leur arrestation en relation avec des manifestations qui avaient eu lieu à Laayoune, au Sahara occidental, quelques jours auparavant en mai 2013. Il a déclaré à Amnesty International :
« Ils ont menacé de me violer avec une bouteille – ils ont amené la bouteille devant moi. C’était une bouteille de Pom’s [boisson non alcoolisée très populaire au Maroc] en verre […] Ils m’ont fouetté la plante des pieds avec des cordes, tandis que j’étais suspendu dans la position du poulet rôti, et ils ont aussi trempé nos pieds dans de l’eau glacée […] Alors que j’étais suspendu, ils m’ont mis une serviette dans la bouche et m’ont versé de l’eau dans le nez pour me faire étouffer. Ils ont ensuite versé de l’urine. Puis ils m’ont […] déshabillé, me laissant en sous-vêtements, et m’ont fouetté les cuisses à l’aide de ceintures. »
Abdelaziz Redaouia, un Franco-Algérien de 34 ans, a déclaré que des officiers l’ont torturé parce qu’il avait refusé de signer un rapport d’interrogatoire l’accusant d’infractions en relation avec les stupéfiants, après son arrestation en décembre 2013 :
« J’ai pas voulu signer le procès-verbal et ils m’ont tapé. Ils m’ont rentré une menotte dans la joue et l’ont tirée comme s’ils allaient me la trouer. »
Il a ajouté que les officiers lui ont enfoncé la tête sous l’eau, ont utilisé une batterie de voiture pour lui infliger des décharges électriques sur les parties génitales, et l’ont frappé sur la plante des pieds alors qu’il était suspendu.

Manifestants et passants brutalisés
Le rapport affirme que les forces de sécurité démontrent un sentiment d’impunité éhonté, frappant des manifestants en public afin d’adresser un avertissement au reste de la population. Ce document revient sur des dizaines de cas de violences policières contre des manifestants et des passants, au grand jour et à bord de véhicules.
Abderrazak Jkaou, manifestant étudiant, a affirmé que des policiers l’ont frappé jusqu’à ce qu’il perde connaissance sur le campus la veille d’une manifestation à Kenitra :
« Certains étaient armés de longs bâtons. Ils m’ont roué de coups sur tout le corps, de la tête aux pieds. Puis un policier en civil a serré des menottes dans sa main et m’a frappé entre les yeux. Je suis tombé, assommé.
Ensuite, les autres sont arrivés et ont écrasé du pied ma vessie jusqu’à ce que j’urine. Ils m’ont frappé jusqu’à ce que je perde connaissance, puis m’ont jeté devant le campus à titre d’avertissement aux autres étudiants. Les étudiants pensaient que j’étais mort. »
Si certains de ceux qui ont dit avoir été arrêtés et torturés étaient des militants connus, d’autres n’étaient que des passants. Khadija, dont le nom a été changé pour sa protection, a expliqué que des policiers l’ont agressée alors qu’elle marchait à proximité d’une action de protestation sur un campus à Fès en 2014 :
« Des policiers antiémeutes sont arrivés derrière moi et m’ont fait trébucher. Je suis tombée et ils ont déchiré mon foulard et m’ont frappée. Puis ils m’ont traînée par les jambes, face contre terre, jusqu’à leur camionnette. Dedans, une dizaine d’autres attendaient. C’est à ce moment-là qu’ils m’ont frappée le plus fort. »

Un système qui protège les tortionnaires, pas les victimes
Le rapport évoque par ailleurs une nouvelle pratique alarmante : le fait d’invoquer la législation sur les « fausses dénonciations » ou la « dénonciation calomnieuse » afin de poursuivre des victimes de torture présumées qui s’expriment haut et fort sur ce qu’elles ont subi. En s’appuyant sur ces lois, les autorités marocaines ont ouvert des poursuites contre huit personnes ayant porté plainte pour torture au cours des 12 derniers mois.
Aux termes du droit marocain, la « fausse dénonciation » est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et d’une amende d’environ 440 euros, et la « dénonciation calomnieuse » d’une peine maximum de cinq ans d’emprisonnement. Les tribunaux peuvent en outre ordonner aux accusés de verser de larges sommes à titre d’indemnisation pour « dénonciation calomnieuse » ou « diffamation ».
En 2014, deux jeunes militants, Wafae Charaf et Oussama Housne, ont été déclarés coupables et condamnés à deux et trois ans de prison respectivement pour « allégations mensongères » et « diffamation » après qu’ils ont porté plainte pour torture. Ils n’avaient même pas révélé l’identité de leurs tortionnaires présumés.
Quatre des personnes poursuivies par les autorités marocaines ont porté plainte devant des tribunaux français du fait de leur double nationalité ou de leur statut de conjoint d’un ressortissant français. Il pourrait devenir impossible d’intenter ce type d’action en justice si l’Assemblée nationale française approuve un accord visant à faire en sorte que les tribunaux français ne soient plus compétents pour se prononcer sur des violations commises au Maroc.
« Le Maroc est à la croisée des chemins : il peut opter pour un système judiciaire suffisamment robuste afin de s’attaquer aux auteurs de violations des droits humains, ou pour une justice qui protège ces derniers. Le gouvernement parle de réforme, mais les autorités semblent plus intéressées par l’application des lois luttant contre la diffamation que contre la torture. Si l’on veut que cela change, ce sont les tortionnaires qui doivent être traduits en justice, pas les victimes de la torture. Ceux qui dénoncent ces actes doivent être protégés, et non pas poursuivis », a déclaré Salil Shetty.

Réaction du gouvernement
Après qu’Amnesty International a présenté au gouvernement marocain une évaluation préliminaire des résultats de ses recherches, le gouvernement a catégoriquement rejeté ceux-ci dans une longue réponse. Il a mis en avant les efforts déployés par les autorités afin de combattre la torture, notamment les réformes juridiques prévues. Il n’a cependant pas abordé les questions essentielles soulevées par l’organisation en relation avec des allégations de torture spécifiques, telles que l’absence criante d’enquêtes dignes de ce nom.
« Le gouvernement affirme que la torture appartient au passé. S’il a effectivement pris certaines mesures, même un seul cas de torture représente un grave échec. Nous en avons recensé 173 à travers le Maroc et le Sahara occidental, concernant des personnes de tous les horizons », a déclaré Salil Shetty.
« Le droit marocain interdit la torture, mais pour que cela signifie véritablement quelque chose dans la pratique, les autorités doivent mener des enquêtes adéquates sur les allégations de torture plutôt que rejeter ces dernières d’emblée. »

Complément d’information
Ce document s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale Stop Torture d’Amnesty International, lancée en mai 2014 pour lutter contre la crise mondiale liée à la torture, et fait suite à d’autres rapports consacrés à cette pratique au Mexique, au Nigeria, aux Philippines et en Ouzbékistan.
Le Rapport annuel 2014 d’Amnesty International sur la situation des droits humains dans 160 pays fait état d’un recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements dans 82 % des États examinés (soit 131 sur 160).
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Salon du livre des droits Humains à Lille




Photo de couvertureL' Amdh Nord/France a le plaisir de vous inviter à la deuxième édition de son Salon du Livre des Droits Humains qui aura lieu le 05 et 06 juin 2015 à Lille-Hellemmes (Espace des Acacias, rue R. Salengro, juste en face de la station Metro Hellemmes).
****ENTRÉE LIBRE****
AMDH Nord/France
--->Nous essayerons de traiter ce thème ainsi que les différentes questions relatives aux Droits Humains sous les différentes formes d'activités suivantes:
#Stands Livres #Expositions #Table-Rondes # Débats et rencontre avec des écrivain(e)s #Ateliers #stands associatifs #Lecture musicale/Poésie #Diner-Concert...

Haren : "la super-prison qui ne résoudra rien" , vidéo sur la v

















Luk Vervaet
Opinion    Par Luk Vervaet, 20/5/15
ancien enseignant à la prison de Saint-Gilles
Alors qu'un avis officiel sur les permis de construire de la nouvelle méga-prison de Haren est attendu ce mercredi, Luk Vervaet, ancien enseignant à la prison de Saint-Gilles, explique, dans une Carte Blanche, pourquoi la construction d'une prison flambant-neuve ne va pas résoudre le problème de surpopulation carcérale, ni les problèmes sociaux auxquels sont confrontées les institutions pénitentiaires.





Haren : "la super-prison qui ne résoudra rien"
Image d'illustration. © istock

Je lis dans le Plan Justice du ministre de la Justice Geens, datant de mars 2015, qu'aussi bien "l'élargissement que la rénovation des prisons par l'exécution du Masterplan existant doivent être continués". Et, surtout, qu'une attention particulière ira vers "l'exécution prioritaire des projets à Haren, Dendermonde et Merksplas."
Je lis dans la presse qu'en avril 2015, au conseil communal de Saint-Gilles, les discussions sur "l'après-prison de Saint-Gilles" ont déjà commencé. Qu'on propose d'en classer une partie comme patrimoine historique, une autre pouvant servir comme logement, école ou crèche. Tout en "espérant" (sic!), comme l'a dit le bourgmestre Picqué, qu'il n'y aura pas de projet immobilier sur ce terrain.
N'y a-t-il pas lieu de se poser des questions quant à la volonté des autorités d'avoir une vraie consultation démocratique ? 

Haren : "la super-prison qui ne résoudra rien" , vidéo sur la v














Luk Vervaet
Opinion    Par Luk Vervaet, 20/5/15
ancien enseignant à la prison de Saint-Gilles
Alors qu'un avis officiel sur les permis de construire de la nouvelle méga-prison de Haren est attendu ce mercredi, Luk Vervaet, ancien enseignant à la prison de Saint-Gilles, explique, dans une Carte Blanche, pourquoi la construction d'une prison flambant-neuve ne va pas résoudre le problème de surpopulation carcérale, ni les problèmes sociaux auxquels sont confrontées les institutions pénitentiaires.




Haren : "la super-prison qui ne résoudra rien"
Image d'illustration. © istock

Je lis dans le Plan Justice du ministre de la Justice Geens, datant de mars 2015, qu'aussi bien "l'élargissement que la rénovation des prisons par l'exécution du Masterplan existant doivent être continués". Et, surtout, qu'une attention particulière ira vers "l'exécution prioritaire des projets à Haren, Dendermonde et Merksplas."
Je lis dans la presse qu'en avril 2015, au conseil communal de Saint-Gilles, les discussions sur "l'après-prison de Saint-Gilles" ont déjà commencé. Qu'on propose d'en classer une partie comme patrimoine historique, une autre pouvant servir comme logement, école ou crèche. Tout en "espérant" (sic!), comme l'a dit le bourgmestre Picqué, qu'il n'y aura pas de projet immobilier sur ce terrain.
N'y a-t-il pas lieu de se poser des questions quant à la volonté des autorités d'avoir une vraie consultation démocratique ? 

Ali Lmrabet : “Je vais devenir le premier sans-papiers national marocain”




Capture d’écran 2015-05-18 à 15.23.36
Reporters sans frontières (RSF) condamne l’acharnement des autorités marocaines contre le journaliste satirique Ali Lmrabet. Interdit d’exercer ses fonctions de journaliste pendant dix ans après une condamnation pour « diffamation », il se voit aujourd’hui refuser un certificat de résidence. Ce document est pourtant nécessaire au renouvellement de ses papiers et à la création d’un journal.
Depuis le 11 avril 2015, Ali Lmrabet, héros de l’information de RSF et ancien directeur des publications Demain et Demain Magazine (interdits depuis 2003), peut officiellement exercer à nouveau son métier de journaliste sur le territoire marocain.  

Dix ans après sa condamnation pour « diffamation », il a annoncé publiquement son intention de relancer ses journaux satiriques. L’application de son projet reste toutefois complexe. Le journaliste a besoin d’un certificat de résidence pour obtenir une nouvelle carte d’identité nationale, et de renouveler son passeport qui expire le 24 juin, afin de créer un nouveau journal.
Or, les fonctionnaires de la ville de Tétouan refusent de lui délivrer ce certificat depuis le 20 avril dernier pour renouveler ses papiers. Selon un communiqué de l’administration locale sorti le 5 mai 2015 qui reprend les propos du ministre de l’Intérieur, les recherches entamées suite à la demande du certificat de résidence par le journaliste ont montré que ce dernier ne vit pas à l’adresse qu’il a communiquée dans la ville de Tétouan, et qui est celle de son père. Pourtant, il convient de souligner que le commissariat du deuxième arrondissement à Tétouan avait délivré ce document le 22 avril au journaliste avant de se rétracter le lendemain et de reprendre le certificat.
D’après les informations recueillies par RSF, le journaliste franco-marocain, lauréat du Prix“Reporters sans frontières – Fondation de France 2003″ est pourtant bien en possession de documents conformes et nécessaires à la demande du certificat. Son adresse est bien celle de son père, et c’est celle qui figure sur son passeport.
“Reporters sans frontières se dit perplexe face à cette série d’obstacles administratifs dont fait l’objet Ali Lmrabet, déclare Virginie Dangles, adjointe à la direction des programmes de l’organisation. Les raisons liées au refus d’octroyer ce document ne sont pas claires. RSF exhorte les autorités marocaines à fournir le certificat demandé au journaliste afin qu’il renouvelle ses papiers. »
Empêché d’informer
L’Association marocaine des droits humains (AMDH) qui le soutient – et dont le président s’est prononcé à ce sujet en qualité de témoin – s’est adressée aux autorités marocaines pour leur demander d’intervenir au niveau national et local, sans toutefois recevoir de réponse.
Ali Lmrabet est convaincu que cette attitude vise à l’empêcher de sortir un journal. “Je vais devenir le premier sans-papiers national marocain” (…) je veux bien comprendre que le régime ne m’aime pas mais ils ne peuvent tout de même pas m’empêcher d’avoir des papiers d’identité”, déclare le journaliste, interrogé par RSF.
Son avocat Lahbib Mohamed Hajji a bien confirmé que les papiers du journaliste possédaient la même adresse que celle de son père, et que cette situation représentait une violation de son droit en tant que citoyen.
RSF a tenté à plusieurs reprises de contacter par téléphone et par mail le ministère de la Communication pour avoir leur version des faits, mais les autorités n’ont pour l’heure pas répondu aux sollicitations de l’ONG.
Le Maroc figure à la 130e place sur 180 au Classement 2015, établi par Reporters sans frontières.
RSF
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En Bourgogne, un petit village devenu terre d'asile

bravo au maire et aux habitants de cette petite commune qui savent ce que solidarité veut dire...

Il y a trois mois, un centre d'accueil pour migrants a ouvert ses portes en Bourgogne. Pour la première fois une équipe de télévision a pu y entrer.


 francetvinfo.fr,
Quanrante-cinq. C'est le nombre de demandeurs d'asile installés dans un centre d'accueil pour migrants en Bourgogne, à Pouilly-en-Auxois, petite commune de 1600 habitants. Tous ont été sélectionnés dans le cadre d'un programme pour désengorger la ville de Calais. Le site est abrité dans une ancienne caserne.

Plus rien à perdre

Pour vivre, les migrants bénéficient de l'ATA, l'aide temporaire d'attente, onze euros par jour et par personne. Tous ont fui leur pays, au péril de leur vie. "Dans mon pays le Soudan, je suis menacé de mort, les assassinats ont lieu n'importe quand pour des motifs futiles, j'ai pris des risques pour venir ici. J'aurai pu mourir en me noyant mais j'aurai aussi pu mourir dans mon pays en étant fusillé, je n'ai rien à perdre, pour moi, c'est le destin" explique Ayman Mahmoud Madany, un migrant du site de Pouilly. Tous attendent l'instruction de leur demande d'asile. En France les demandeurs ont moins d'une chance sur cinq d'obtenir l'asile.

Zied et Bouna : Jean-Pierre Mignard sur Radio France : "C'est comme si dix années avaient été effacées"

L'émission du mardi 19 mai 2015

(ré)écouter cette émission disponible jusqu'au 11/02/2018 06h50
Avocat des familles de Zyed et Bouna morts à Clichy en 2005, Jean-Pierre Mignard a répondu aux questions de Léa Salamé au lendemain du verdict après dix ans de procès.
Jean-Pierre Mignard © Radio France - 2015 / Philippe de Poulpiquet 

A voir aussi
Décès de Zyed et Bouna à Clichy: les deux policiers relaxés

Les Belgo-Marocains nés en Belgique se sentent moins intégrés à la société


Par ELODIE BLOGIE

La Fondation Roi Baudouin a dressé un vaste (auto)portrait des populations belgo-marocaine et belgo-turque. Voici les cinq conclusions à retenir.

  • 
Photo Belga
    Photo Belga
Qui sont nos concitoyens belgo-marocains et belgo-turcs ? S’identifient-ils plus à la Belgique ou à leur pays d’origine ? Quelles pratiques islamiques respectent-ils ? Sont-ils hostiles aux homosexuels ? Aux valeurs démocratiques européennes ? Autant de questions/ préjugés auxquelles répond la vaste enquête présentée par la Fondation Roi Baudouin ce mardi. A la tête de cette étude ? Corinne Torrekens (ULB) et Ilse Adam (VUB) épaulée par quatre chercheurs : Younous Lamghari, Rebecca Thys, Laura Westerveen et Mathijs Van Dijk. Aux manettes : l’institut de sondages Ipsos qui a interrogé quelque 700 Belgo-Turcs et Belgo-Marocains par téléphone. Résultat : un rapport de 200 pages très dense qui regorge d’informations, parfois à rebours des idées reçues.

En voici les cinq conclusions principales.

Affaire du boxeur Zakaria Moumni: la France renvoie la balle au Maroc



media Le Franco-Marocain Zakaria Moumni accuse le patron du contre-espionnage marocain et le secrétaire particulier du roi d'actes de torture alors qu'il était emprisonné. ©dailyhastag.net
 
En février 2014, le boxeur franco-marocain Zakaria Moumni portait plainte en France contre le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi et le secrétaire particulier du roi, Mounir Majidi. 
Le sportif les accuse d'actes de torture lors de sa détention en 2010 dans une prison située au sud de Rabat. Cette affaire judiciaire a terni les relations diplomatiques entre Paris et Rabat l’an dernier. On a appris lundi que fin mars, la parquet de Paris avait conclu l'enquête préliminaire et appelle désormais la justice marocaine à prendre en charge ce dossier.
« Dénonciation officielle ». Voilà l'expression judiciaire de la procédure mise en place. « Pour engager des poursuites contre Abdellatif Hammouchi, il aurait fallu que celui-ci soit présent sur le territoire français, mais il ne l’est pas, explique l'avocate de Zakaria Moumni, Clémence Bectarte. On nous dit que la justice française n’est pas compétente, que la justice marocaine est tout à fait indépendante et qu’elle peut très bien donner suite à des allégations de victimes de tortures telles que celles formulées par Zakaria Moumni. Et bien nous en attendons maintenant la preuve concrète. »
Condamné par la justice marocaine dans une affaire d'escroquerie après des aveux qu'il dit avoir signés sous la torture, puis gracié en février 2012, Zakaria Moumni avait porté plainte à Paris en février 2014.
Le boxeur qui a obtenu la nationalité française depuis qu'il est réfugié en France, estime que cette décision de la justice française vient confirmer ses accusations, mais il doute que la justice marocaine donne suite à sa plainte. « C’est un soulagement parce que les autorités marocaines ont essayé de me déstabiliser, de me décrédibiliser, et moi je suis resté constant dans ma position qui a toujours été de demander justice pour les actes de torture que j’ai subis, souligne-t-il. Et on verra maintenant la réaction des autorités marocaines, en premier lieu du roi du Maroc. »
Patron du contre-espionnage marocain, le principal accusé dans cette affaire, Abdellatif Hammouchi, doit recevoir en France la Légion d'honneur en juin et vient d'être nommé chef de la police par le roi Mohamed VI.
Chronologie et chiffres clés


France-La justice a dénoncé des faits présumés de torture au Maroc

PARIS, 19 mai (Reuters) - 

Le parquet de Paris a dénoncé le 27 mars dernier à la justice marocaine des faits de torture présumés qui auraient été commis au Maroc à l'encontre d'un Franco-Marocain, sur ordre du patron du renseignement marocain, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Le dépôt de plusieurs plaintes à Paris visant Abdellatif Hammouchi pour "torture" et "complicité de torture" avait poussé Rabat à suspendre sa coopération judiciaire avec la France le 27 février 2014.
La demande, par un juge français, d'entendre le haut fonctionnaire lors d'un passage à Paris avait scellé la rupture, qui a duré près d'un an.
Les faits dénoncés par le parquet de Paris sont relatifs à une plainte déposée par Zakaria Moumni, un ancien boxeur, en février 2014. Il dit avoir été torturé pendant quatre jours sur ordre d'Abdellatif Hammouchi.
Au terme d'une enquête préliminaire, le parquet a jugé "opportun" de dénoncer les faits aux autorités marocaines, explique une source judiciaire, qui souligne que cette procédure est assez "classique" quand la personne visée se trouve à l'étranger.
"Le parquet considère qu'il y a un certain nombre d'éléments qui ont été réunis dans le cadre de l'enquête", dit cette source. "A charge pour les autorités marocaines de poursuivre le dossier", ajoute-t-elle, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un dessaisissement.
Après une rupture qui a duré près d'un an, la coopération judiciaire entre Paris et Rabat n'a repris que le 31 janvier dernier, après que les autorités des deux pays se furent mises d'accord sur un texte amendant leur convention d'entraide judiciaire.
Cet accord, qui devra être ratifié par les parlements des deux pays, suscite l'inquiétude de nombreux défenseurs des droits de l'Homme en France, où la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) s'apprête à demander son rejet par les parlementaires.
Cette autorité indépendante, dont les avis sont consultatifs, craint des risques de violation par la France de ses obligations internationales si cet accord entrait en vigueur.
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé début février qu'Abdellatif Hammouchi se verrait remettre "prochainement" les insignes d'officier de la Légion d'honneur. (Chine Labbé, édité par Sophie Louet)

 http://www.challenges.fr/monde/20150519.REU4029/france-la-justice-a-denonce-des-faits-presumes-de-torture-au-maroc.html

Affaire Hammouchi: Ramid dément tout contact avec la justice française



Affaire Hammouchi: Ramid dément tout contact avec la justice française

Le ministre de la Justice a affirmé n’avoir reçu aucun document de la part des autorités françaises concernant la poursuite de l’enquête sur les accusations portées par Zakaria Moumni à l’encontre d’Abdellatif Hammouchi.

Alors que le parquet de Paris affirme avoir envoyé aux autorités judiciaires marocaines « une dénonciation officielle aux fins de poursuites » à l’encontre du patron de la DGSN, Abdellatif Hammouchi, concernant l’affaire Zakaria Moumni, le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, a tenu à démentir cette information.
« Nous n’avons reçu aucun document. Si nous avions reçu un quelconque document, une enquête aurait dû être ouverte à ce sujet », a déclaré Mustapha Ramid au site arabophone Al Yaoum 24. Le ministre a également tenu à préciser que l’envoi de documents par la justice française aux autorités marocaines est impossible « dans la mesure où les nouveaux accords de la coopération judiciaire entre la France et le Maroc n’ont pas encore été ratifiés ». « Il n’existe aucun texte juridique autorisant cette opération », a certifié le ministre, s’appuyant ainsi sur le fait que le précédent accord de coopération judiciaire a été suspendu par le Maroc en février 2014.
Le protocole additionnel aux accords de coopération judiciaire entre la France et le Maroc a été signé fin janvier 2015 par les ministres de la justice français et marocain. Toutefois, il n’a pas encore pas encore été ratifié dans la mesure où il doit être adopté par les parlements des deux pays, avant d’être ratifié par le roi au Maroc et promulgué par le président en France. A noter qu’au Maroc, le texte a déjà été adopté en conseil des ministres.
En 2012, le sportif Zakaria Moumni avait été condamné par la justice marocaine dans une affaire d’escroquerie suite à des aveux qu’il affirme avoir signés sous la torture. Il a ensuite porté plainte à Paris en février 2014 contre le patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi. Suite à la convocation du directeur de la DGST par la justice française durant la même période, la coopération juridique entre le Maroc et la France a été stoppée pendant un an.

mardi 19 mai 2015

Amnesty : Nous vous invitons à une rencontre publique avec Ensaf Haidar, femme de Raif Badawi


http://lien.amnesty.fr/u/gm.php?prm=hDCMqc1ZiJ_294590175_213069_22144
Vous avez été plus de 100 000 en France à vous mobiliser pour Raif Badawi, jeune saoudien condamné à 1000 coups de fouets et à 10 ans de prison pour avoir osé s’exprimer librement.
Sa femme Ensaf Haidar, réfugiée avec leurs trois enfants au Canada depuis 2013, vient en France témoigner de la situation de son mari et de la mobilisation internationale visant à le faire libérer. Elle milite sans répit aux côtés d’Amnesty International pour sa libération.
Raif Badawi?
Nous serions très heureux de vous compter parmi nous. Si vous souhaitez participer à cette rencontre publique, veuillez simplement vous présenter au lieu et horaire indiqués ci-dessus.